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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 15:04

Lu pour vous : Source : http://www.clicanoo.com

L’information fait grand bruit dans les sphères culturelles de Paris, de notre région et jusqu’aux Etats-Unis où elle se trouve relayée, notamment à New York(*), par les amis et connaissances, écrivains et universitaires, de Soeuf Elbadawi. L’auteur du “Moroni Blues” présenté sur toutes les scènes réunionnaises est interdit de séjour sur le plateau de l’Alliance Française des Comores qui s’était engagée, comme elle l’a fait souvent à son égard par le passé, à lui offrir une résidence de travail pour sa pièce “La fanfare des fous”, assortie de la programmation de cette création.

La raison de ce forfait ? Un événement qui remonte au 13 mars dernier, date d’une performance de rue où Soeuf Elbadawi, à l’instar des tableaux de nos défilés du 20 Décembre pointant l’esclavage d’antan, est apparu les mains liées, le corps blanchi à la chaux, jouant le rôle du “blanc noir” décrit dans les années 50 par l’auteur antillais Frantz Fanon dans son livre “Peau noire, masques blancs”, sous les huées de la foule entrant dans le jeu pour scander le slogan “mkolo nalawé” (colon dehors) (voir photo). Un happening à la manière du “gungu” local, permettant aux gens d’exprimer leurs peurs, qui en cette période de référendum annoncé pour la départementalisation de Mayotte, a pris un sens particulier et sérieusement inquiété les autorités. Résultat, la décision annoncée jeudi dernier par le directeur de l’Alliance franco-comorienne, Jérôme Gardon, d’annuler purement et simplement ses engagements avec la compagnie de Soeuf Elbadawi, O Mcezo. “La fanfare des fous”, spectacle sur la façon dont on dépossède les citoyens de leurs droits, aurait trouvé un écho particulièrement iconoclaste dans l’esprit du comité d’administration de cette double institution, sans compter que nombre de coopérants français en fonction à Moroni auraient, nous dit-on, fustigé pour l’occasion “l’arrogance” de l’homme de théâtre. La peur de l’autre...


Le responsable de l’Alliance franco-comorienne aurait expliqué sa volte-face en pointant en Soeuf Elbadawi comme “l’instigateur d’une manifestation politique violente”. Ce à quoi le “fauteur de trouble” répond : “Il ne s’agissait que d’un gungu, et celui du 13 mars était organisé contre le viol de l’intégrité territoriale des Comores. Ce qui est terrible, c’est d’entendre dire que je suis exclu de l’Alliance pour avoir osé dire que Mayotte est comorienne !... Ce qui revient à dresser les Comoriens contre d’autres Comoriens”. Voilà en tout cas, de son point de vue, une image “indigne” des institutions culturelles françaises.

“Ma performance parlait de dignité, de respect et de liberté ce qui explique que la population ait salué l’événement. Sans vouloir tomber dans la parano qui veut que la France coupe les ailes à tous les Comoriens qui viennent lui rappeler qu’une autre relation au quotidien est possible, je trouve à mon tour inquiétant de voir dans le même temps le plasticien Seda viré de l’Ecole d’art française Henri-Matisse, où il enseigne, pour sa participation à la performance”, constate l’auteur. “(voir le communiqué d'O Mcezo en cliquant ICI)de L’art doit servir à faire bouger les lignes.

En tant que comédien, incarnant ce personnage horrible traîné dans les rues, je ne cherchais pas à asséner des vérités. Mon seul but était de susciter une interrogation. Est-il normal que ce pays continue à se perdre dans les mémoires, sans que l’on puisse exiger notre part de dignité, sans que l’on ait notre mot à dire ?”

 Et Soeuf Elbadawi de prier pour que ses jeunes compatriotes ne se laissent pas récupérer par le gotha politique : “Et pour qu’ils ne troquent pas leurs colères contre un visa ou contre un coup de pouce pour un boulot, ou même contre le chèque d’un député corrompu. Leur colère est saine, elle part du citoyen et ne singe pas nos hommes politiques et leurs appétits de pouvoir...”

Pour la compagnie de Soeuf Elbadawi et pour son producteur Washko Ink, les projets artistiques sont certes compromis, mais leur engagement dans l’art citoyen n’en sera que plus grand. “J’avoue que si je pouvais contribuer à ce combat par mon travail, je serais un homme heureux. J’ai l’impression de servir une juste cause, cette histoire de départementalisation n’étant qu’un aspect du problème. On nous vole la terre (l’occupation de Mayotte si j’en crois le droit international, reste en tous points illégale), et en plus, on sème la haine dans les cœurs”

Marine Dusigne

Soeuf El badaoui

Journaliste, artiste et “auteur de fictions” comme il dit, Soeuf Elbadawi est né en 1970 à Moroni. Comédien, il s’installe en France en 1992 pour y poursuivre des études de lettres modernes. À Paris, il collabore avec Radio France Internationale, produisant des magazines culturels pendant une quinzaine d’années (littérature francophone, sujets de société sur l’immigration), ce qu’il faisait au péalable pour Radio Comores. Chroniqueur pour la revue Africultures en France et pour le mensuel Kashkazi aux Comores, il est rentré au pays, initiant le Komor4 Festival, lieu de rencontre de toutes les cultures du monde fédérateur d’une “nouvelle fratrie à inventer sur ces îles situées en mer indianocéane”. Depuis 2007, Soeuf Elbadawi qui partage son temps entre Paris et Moroni, enseigne à l’université des Comores dans le cadre d’un laboratoire de recherches en théâtre. Agitateur culturel et fondateur de Washko Ink, structure associative de production culturelle, il a commis son “Moroni Blues” qui fonctionne tel un récit de ville à facettes multiples, empruntant à la fois à la poésie, à l’image, à l’anthropologie ou encore à l’histoire. Il vient de publier le fruit d’un travail sur le même thème “Une rêverie à quatre mains”, après sa tournée l’an dernier sur les planches réunionnaises et sa résidence aux Bambous de Saint-Benoît. Il a également fait paraître dans un passé récent deux opus sur le label parisien Buda Musique (Musiques traditionnelles des Comores et Zaïnaba ; Chants de femmes des Comores) et réalisé avec le jeune cinéaste comorien Ahmed Jaffar le film “Moroni Undroni Mndroni”, sur la question du repli communautaire dans la capitale comorienne.

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Mariama HALIDI clicanoo.com - dans CULTURE
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:32

O Mcezo* Cie

Communiqué de presse  


Censure culturelle et artistique. Interdiction de travail à l’Alliance française de Moroni pour une compagnie de théâtre à cause des positions politiques de son directeur artistique, Soeuf Elbadawi, sur l’intégrité territoriale des Comores. 


La compagnie comorienne de théâtre O Mcezo* est interdite de travail à l’Alliance française de Moroni, suite à une performance artistique (gungu) réalisée le 13 mars dernier dans les rues de Moroni par Soeuf Elbadawi, son directeur. Une performance durant laquelle il s’est exprimé avec d’autres citoyens comoriens, des artistes et des journalistes notamment, contre le viol de l’intégrité territoriale des Comores, adoptant à cette occasion la même position que la vingtaine de résolutions de l’ONU condamnant la présence française à Mayotte. 


La décision de déprogrammer le travail de Soeuf Elbadawi et de sa compagnie à l’Alliance française de Moroni a été notifiée par un courrier de son directeur, Jérôme gardon, en date du 28 mai 09. Elle fait suite au limogeage du plasticien comorien Seda de l’école française (Henri Matisse) pour avoir pris part à la même performance en mars dernier. La décision avait été prise, semble-t-il, au nom de l’ambassadeur de France à Moroni. La décision de Jérôme Gardon engage ainsi son institution, la seule qui soit équipée pour accueillir un travail de création et de diffusion dans le pays, dans un positionnement politique dont le but serait d’exclure de son lieu les artistes comoriens ayant une opinion contraire à l’autorité française. Ayant manifesté son refus de la présence française à Mayotte, Soeuf Elbadawi est déprogrammé de l’affiche. 


Jérôme Gardon, directeur de l’Alliance française à Moroni, au nom de son comité d’administration, accuse Soeuf Elbadawi d’avoir été « l’instigateur d’une manifestation politique violente ». En réalité, il fait référence à cette performance artistique réalisée le 13 mars dernier, laquelle performance se trouvait être une forme renouvelée de gungu, tradition populaire, à la fois politique et culturelle comorienne, assimilable au théâtre de rue. « On organise le gungu traditionnellement contre un acte mettant la communauté en péril. Nous avons revisité cette tradition sous forme de happening théâtral pour rappeler aux gens que le viol de l’intégrité territoriale des Comores est un acte mettant à mal la communauté d’archipel. Mais que signifie le geste de Jérôme Gardon ? Que ceux qui ne sont pas d’accord avec la présence française à Mayotte doivent se taire sous peine d’exclusion de l’Alliance française de Moroni. Je peux comprendre sa décision. Mais de là à qualifier une performance durant laquelle personne n’a été inquiétée de « manifestation violente », je pense qu’il délire totalement, et j’essaie d’imaginer les personnes qui vont prendre cette indication au pied de la lettre, en se demandant si je n’ai pas commis un acte terroriste. Quelle image veut-il donner de ma personne ? Ce que le directeur de l’Alliance française vient de faire est dangereux, diffamatoire, voire pervers » explique Soeuf Elbadawi. 


La nature des relations entre Soeuf Elbadawi et l’Alliance française de Moroni, institution au sein de la quelle il a beaucoup œuvré du milieu des années 80 au début des années 90, et avec laquelle il a continué à travailler ces dix dernières années, a toujours été sans concessions, ni ambiguïtés. Soeuf Elbadawi n’a jamais omis de préciser ce qui fonde son travail artistique aux Comores : « l’obsession de la citoyenneté ». Ce qui n’a jamais dérangé la direction de l’Alliance par le passé. Jérôme Gardon s’était par ailleurs engagé depuis novembre 08 à prêter son lieu à la compagnie O Mcezo* pour trois étapes de travail, dont celle qui vient d’être déprogrammé du 21 juin au 3 juillet 09, afin de créer La fanfare des fous, un spectacle autour de la dépossession citoyenne. 


L’attitude de Jérôme Gardon, au-delà du fait qu’elle entérine une « relation tarifée » (le silence des artistes comoriens sur la réalité politique nationale contre le droit d’exister dans « son » lieu), oblige à réfléchir sur la qualification (« manifestation politique violente ») utilisée pour désigner l’expression citoyenne d’un artiste impliqué dans la réalité de son propre pays. Soeuf Elbadawi s’interroge : « Ce qui est terrible, c’est d’entendre le directeur de l’Alliance dire que les Comoriens membres de son comité d’administration m’interdisent l’accès au plateau pour avoir dit que Mayotte est comorienne. Ceci revient à dire que Jérôme Gardon s’amuse à faire se dresser des Comoriens contre d’autres Comoriens. Il serait intéressant de savoir ce qu’en pense ledit comité. Ce que je sais, c’est que Jérôme Gardon donne une image indigne des institutions culturelles françaises. Il engage son lieu contre un artiste pour délit d’expression. Ma performance parlait de dignité, de respect et de liberté. Ce qui explique  la manière dont la population a salué l’événement en lui-même. Et que doit-on en conclure après cette réaction du directeur de l’Alliance ? Que les chiens doivent se taire ? Peut-être qu’il faudrait lui expliquer à Jérôme Gardon que l’inimitié, on la fabrique dans une relation de tous les jours. Je ne voudrais pas tomber dans la parano de ceux qui disent que la France coupe les ailes à tous les Comoriens venant lui rappeler qu’une autre relation au quotidien est possible. Mais lorsqu’on vire le plasticien Seda de l’école française, et qu’on m’interdit de travailler sur le plateau de l’Alliance, il y a de quoi s’interroger. Qu’est-ce que j’ai fait de dérangeant ? Dire mon attachement à mon pays ? Inscrire mon travail artistique dans une réalité complexe ? M’interroger sur une relation tronquée entre un pays plus fort et une entité insulaire plus faible ? Mais à quoi servirait un artiste dans cet archipel s’il ne faisait que parler du sel de la mer ? ». 

Suite à cette décision prise par la direction de l’Alliance française de Moroni, la compagnie O Mcezo* se retrouve sans lieu de répétitions pour sa troisième étape de travail. Washko Ink., qui produit le travail de la compagnie, regrette cette situation et s’apprête à en assumer les conséquences. Les deux structures renouvèlent leur confiance à Soeuf Elbadawi, et l’encouragent à inscrire davantage son travail dans l’interrogation citoyenne. Washko ink. et la compagnie O Mcezo* sont pour l’implication des artistes, des auteurs et des intellectuels comoriens. 

Contact

Cie O Mcezo* || Washko Ink.

B.P. 5357 Moroni - Union des Comores - Téléphone : 00 (269) 3203048 E-mail : omcezo@yahoo.fr

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 09:48

Source : Alwatwan.net / 01 juin 2009

Sambi-et-Khaddafi A la onzième session ordinaire de la Conférence des leaders et des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cen-Sad, la question de l’intégrité territoriale des Comores et de son développement économique a suscité l’intérêt général. Le président Sambi y a soulevé “le problème de l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France”’ et a appelé ses pairs de la Cen-Sad “à soutenir les Comores pour recouvrer leur intégrité”.

Le colonel Mouammar Kadhafi a plaidé, pour sa part, pour la réunification du pays en dénonçant “la présence à Mayotte de la France et les consultations qui y sont organisées par la puissance coloniale”. Il a déclaré qu’en organisant un referendum à Mayotte, la France a créé une “situation dangereuse”.

La onzième session ordinaire de la Conférence des leaders et des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), s’est ouverte à Sadrata, la station balnéaire libyenne sur la Méditerranée. Le thème principal a porté sur le développement rural et la sécurité alimentaire dans ses pays membres même si les questions politiques liées aux conflits territoriaux et la gestion des pouvoirs politiques en Afrique ont pris le dessus. Dans son allocution, le président Sambi a insisté sur la nécessité d’”unir les efforts des pays membres pour bâtir un destin commun”. Il a appelé ses pairs à “soutenir l’Union des Comores dans sa lutte contre la pauvreté et pour le développement socio économique”. Sambi a également évoqué “les réformes institutionnelles en cours et la politique d’ouverture mise en place pour favoriser le décollage économique et la venue d’investisseurs dans le pays”.

Le président de l’Union des Comores, n’a pas manqué de soulever “le problème de l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France”. Il a appelé ses pairs de la Cen-Sad “à soutenir les Comores pour recouvrer leur intégrité territoriale”.

Le secrétaire général de la Cen-Sad, le docteur Mohamad El Madani El Azhari, a félicité la “teneur et la hauteur” du discours du chef de l’Etat comorien devant ses pairs.

Le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne, Mouammar Kadhafi, rebondira sur le sujet en parlant longuement de la question du “l’unité des Comores”. Il a plaidé pour la réunification du pays, en dénonçant “la présence à Mayotte de la France et les consultations qui sont organisées par la puissance coloniale”.
Dans son allocution, Mouammar Kadhafi a aussi loué devant ses pairs, “les orientations stratégiques éclairées du président Sambi et ses efforts pour la paix, la sécurité et le développement de son pays”. Kadhafi s’est personnellement engagé “à accompagner les efforts du président comorien tout en appelant les pays membre de la Cen-Sad à soutenir le développement des Comores”. Il a dénoncé avec force et conviction l’attitude de la France évoquant “la situation dangereuse qu’elle a créée en organisant un référendum à Mayotte”.

Utilisant une rhétorique qui lui est propre, Kadhafi, s’interroge : “Serait-il admissible, dit-il, de concevoir en Corse ou en Alsace un référendum ou dans tout autre pays souverain?”, affirmant que “le peuple comorien doit savoir qu’il a le soutien du Guide et de la Cen-Sad pour recouvrir son intégrité territoriale”.

Le sommet a aussi brillé par l’absence de nombreux chefs d’Etat. L’absentéisme n’a pas d’ailleurs permis “l’augmentation du capital de la banque de la Cen-Sad et la création d’une banque rurale”, deux projets qui nécessitaient la caution morale des chefs d’Etat.
Le sommet a été l’occasion pour le guide libyen de passer en revue les conflits en Afrique, regrettant au passage que “la Constitution n’ait pas été respectée en Guinée-Conakry”. Pour la Mauritanie, Kadhafi a dressé “le bilan de sa médiation et plaidé pour que l’exercice du pouvoir par l’armée ne dépasse pas le 6 juin”.
Abordant le conflit du Tchad et du Soudan, il a invité leurs dirigeants “à trouver les voies d’un règlement pacifique”.

Dans un même élan, le président Sambi, le président de la Cen-Sad, Yayi Boni, le secrétaire général de cette organisation, Helen Johnson-Sirleaf, et un ‘‘roi’’ du Bénin s’étaient exprimés, en appelant à la solidarité, à l’union dans l’action pour faire avancer le continent africain et la communauté des Etats sahélo-sahariens.

 

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 09:43

Source : Alwatwan.net / 01 juin 2009

Djahazi-(Une) “Djahazi, Pavillon des îles Comores”, c’est un parmi les principaux thèmes retenus par la cinquante troisième Exposition internationale de La Biennale des arts, qui débute le jeudi prochain, 4 juin, à Venise en Italie.

Une équipe composée de la directrice nationale de la culture, Wahidat Hassani, du conseiller à la vice-présidence en charge du Tourisme, Said Mohamed Abdoulwahab, et de cinq dockers et charpentiers va représenter les îles Comores à la cinquante troisième Exposition internationale de La Biennale des arts, qui s’ouvre jeudi prochain à Venise en Italie.
L’objectif de ce voyage est d’aller participer à ce projet conçu par Paolo W. Tamburella, artiste italien qui a été fasciné par ces types d’embarcations lors d’une visite à Moroni.
Le projet consiste à présenter un djahazi, le grand patrimoine culturel tangible ainsi que le savoir faire des dockers et des artisans comoriens. “Le travail d’un docker comorien en matière de chargement et déchargement sera mis en valeur dans la fête même si cette pratique n’existe plus au port de Moroni à l’heure actuelle”, a précisé le chef de la délégation, Wahidat Hassani.

Un boutre traditionnel est scindé en deux et embarqué, au mois de mai dernier, sur un cargo à destination d’Italie. “A partir du 3 juin, le djahazi comorien sera remonté, et accosté dans la zone d’eau en face de l’entrée principale dite de Giardini pour toute la durée de la Biennale”, peut-on lire dans le site web, www.djahazi.net, de l’artiste initiateur du projet, de participation des Comores à l’évènement.

Pour rappel, cette manifestation artistique est considérée comme parmi les plus fascinantes en Europe, voire dans le monde. Elle fut créée en 1895 par George Dulinot, qui souhaitait “faire profiter de l’art à tout le monde”. Sa fille, Maria Dulinot, perpétua l’idée de son père et organisa la deuxième à Venise en 1897. Historiquement, les boutres traditionnels ont été pendant des siècles un moyen de transport qui a facilité la communication et les relations commerciales des îles Comores avec les pays voisins.
Ces derniers temps, ces chef-d’œuvres sont immobilisés au petit port de Kalaweni à Moroni où ils tombent complètement en ruines submergés par l’eau. Ils seront “historiquement et artistiquement” ressuscités à Venise par Paolo W. Tamburella, artiste italien émerveillé par ces types d’embarcation et qui souhaite partager sa passion avec les peuples des quatre coins du globe.

Nour El-Fahad (Stagiaire)

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CULTURE
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:55

Source : Alwatwan.net / 29 mai 2009

atelier-orthographe Un atelier, consacré à la manière “d’écrire correctement” la langue française, organisé au Groupe Scolaire Fundi Abdoulhamid (Gsfa) propose des pistes pour rehausser le niveau des élèves.

Un atelier de réflexion sur les problèmes de l’orthographe a eu lieu au Groupe Scolaire Fundi Abdoulhamid, le 27 mai dernier. Cet atelier est organisé, pour répondre au constat de la dégradation continue du niveau de la langue française dans les milieux scolaires comoriens. Les problèmes de français sont communs à tous les établissements scolaires de l’ensemble du pays.
Cet atelier a été marqué par la participation de Monique Boer, conseillère à la mission de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France, Laurent Maillet, directeur de l’école primaire Henri Matisse, des directeurs de certaines écoles primaires publiques et les enseignants de la maternelle et du primaire de cette école.
Dans son allocution, le chef de cet établissement Abdoulhamid, Ali Mzé Ahmed, a reconnu que “aujourd’hui comme hier l’orthographe reste un véritable casse tête pour les élèves, une épreuve difficile, un défi à tout moment où l’on croyait caduque”. Le mot “orthographe” qui se définit, selon le dictionnaire, comme étant “la manière correcte d’écrire un mot”, les résultats du concours de dictée de cette année, ont interpellé les enseignants de français et l’équipe pédagogique de cet établissement pour trouver une solution à ce problème.
Cet atelier tente “d’identifier des pistes pour aplanir les difficultés de l’apprentissage de la langue française dans le milieu scolaire”. Il vise aussi à jeter un regard sur la façon d’enseigner cette langue aux enfants.
Caroline Mahamoud, enseignante de français et l’une des organisateurs de cet atelier. Selon elle, il faut “prendre le problème par les racines, d’où cet atelier qui nous regroupe ici avec les instituteurs et institutrices du préscolaire et du primaire”.

La baisse du niveau de français en tant que langue d’enseignement et de travail, a des conséquences directes sur la dégradation du niveau des élèves dans toutes les matières. Dans le souci d’apporter des solutions à ce “fléau scolaire”, les agents du système éducatif comorien, “soutenus par la coopération française”, ont lancé le projet “apprendre son français en jouant” aminé par la troupe Djumbé. Le lycée Saïd Mohamed Cheick a ouvert le Centre de Langue et d’Etudes Françaises (Clef).

Ces efforts mis en commun poursuivraient un seul objectif : renverser la tendance. Dans son mot d’ouverture de cet atelier, le ministre de l’Education de Ngazidja, Moina Fatima Djalim, a estimé qu’il “est donc un devoir à tous, autorités parents et enseignants de trouver les meilleures réponses pour valoriser l’enseignement de nos enfants”.

Mariata Moussa

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans EDUCATION
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 00:10

Source : Al-watwan N° 1328 du 28 mai 2009

Religion : une traduction intégrale du Coran en comorien est achevée
Le coran est désormais traduit en langue comorienne. Ecrit en caractère latin, au lieu de caractères arabes, le Coran sera désormais lu par la majorité des Comoriens qui se sont familiarisés avec l'alphabet latin ce qui encouragera la grande majorité à s'inscrire aux cours d'alphabétisation. Cette traduction, on la doit aux efforts et ce qui à la volonté d'un homme, Youssouf Amdjad natif de Mitsudje, spécialiste en droit musulman. Sa traduction a été validée, par un comité d'experts.

Une traduction intégrale du Coran en langue comorienne est désormais disponible. Une révolution silencieuse qui risque de bouleverser bien de tabous, et rendre accessible, le livre de chevet de tous les Comoriens. Selon le responsable du département de la civilisation arabe et musulmane au Centre national de documentation et de recherches scientifiques (cndrs), Mohamed Assoumane, cadre, “cette traduction, existe grâce aux efforts et à la volonté d'un homme, Youssouf Amdjad natif de Mitsudje, spécialiste en droit musulman”. Sa traduction a été validée, par un comité d'experts composé entre autres du grand mufti Said Toihir bin Said Ahmed Maoulana, du docteur Aboulhakim, du docteur Sagaf, de Mohamed Outhmane, du Cadi Said Outhmane et d'autres encore.
Ecrite en caractère latin, le Coran pourra, désormais, être lu par la majorité des Comoriens qui se sont familiarisés avec l'alphabet latin encouragera la grande majorité à s'inscrire aux cours d'alphabétisation.
Considéré par près d'un milliard de musulmans comme étant la parole de Dieu, le Coran est, par dogme, “incréé, éternel et inimitable”. Il est au cœur de la pratique religieuse de chaque croyant et accompagne la vie du Comorien dans tous ses actes sociaux, de la naissance, au mariage et jusqu'à la mort et bien au delà....

Le comorien aussi

Le Coran de l'arabe “al Qur'an” qui signifie “lecture”, est le livre saint de la religion musulmane. Dès l'âge de trois ans, le Comorien des quatre îles, commence sa première lecture, en parcourant, le Saint Coran, sans en comprendre la signification.
Depuis le 9ème siècle, les Comoriens accomplissent les cinq prières de l'islam et lisent le Coran, en langue arabe. Des séances de traduction orale du Coran sont régulièrement dispensées à la communauté durant les mois de ramadan, par les cadis et les fundis reconnus.

Premier ouvrage rédigé en langue arabe “claire”, le Coran regroupe les paroles qui, selon la tradition et la croyance, ont été récitées par le prophète (messager) de l'islam, Muhammad, à son auditoire et auraient été transmises par révélation, initialement par l'archange Djibril.
La révélation se serait étendue sur une période de vingt-trois ans. Le Coran constitue la part la plus connue de la révélation à Mahomet, l'autre part étant constituée par les hadiths. Les Musulmans considèrent le Coran comme la capacité d'Allah à transmettre des enseignements sur le bien et mal, la vie et la mort, le paradis et l'enfer, mais aussi les lois fixant les limites entre le licite et l'illicite.

Divisé en chapitres appelés sourates, au nombre de 114 et débutant par Al Fatiha. Les sourates sont elles-mêmes composées de versets nommés Âyat. Les versets sont au nombre canonique de 6 219. Un manuscrit du Coran figure à la bibliothèque nationale de France. Il s'agit de quelques feuillets de l'un des plus vieux Coran connu au monde. Sa datation par les chercheurs le font remonter à l'année 50 ou 60 de l'Hégire (étude paléographique et mesure du Carbone 14). On recense des traductions complètes ou non dans plus d'une centaine de langues, dont, les moins évidentes sont, par exemple, le breton, l'esperanto et l'hébreu.

La langue comorienne sera, désormais, la dernière traduction en date du livre saint des musulmans.
Ahmed Ali Amir
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans RELIGIONS
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 11:40

Mariama Abou Bacar (photo ci-contre avec Mandla Mandela), une originaire des Comores, était  l'intérprète de la délégation sud africaine conduite par le petit fils de Nelson Mandela lors de son récent séjour sur  l'île de la Réunion au début de ce mois.
Vous trouverez ces impréssions de cette "grande expérience pleine d'émotions"dans l'article de Charifa Madi ci-dessous.
Bonne lecture

HALIDI-BLOG-COMORES




A HOME AWAY FROM HOME

Saint Louis (Ile de la Réunion) et Mvézo (Afrique du Sud)

 

 


(Les Enfants de Mvézo,village natale de Nelson Mandéla : photo ci-dessous)
L’Afrique du Sud était à l’honneur pendant une dizaine de jours à Saint Louis (Ile de la Réunion). Une délégation sud africaine conduite par Monsieur Mandla Mandela (le petit fils de Nelson Mandela et récemment élu chef de sa tribu) fut invitée à la Réunion. Ils ont répondu présents aux rencontres musicales qui ont certes duré deux jours, mais qui n’a pas empêché la délégation à rester sur l’ile pendant une dizaine de jours.

 

Mademoiselle Mariama Abou Bacar, originaire des Comores, l’interprète de cette délégation et qui tout au long de leur séjour les a accompagné nous relate ses sentiments ainsi que les faits suivants :

 

" De Monsieur Mandla Mandela, je garde l’image d’un grand homme, autant par sa prestance que par son cœur. Il accorde une haute importance aux valeurs traditionnelles et culturelles. Durant son séjour, il ne cessera de remercier Monsieur Claude Hoarau (le maire de Saint Louis) mais aussi Messieurs Christophe Rocheland et Richard Apavou, les responsables de l’Association Coopération Réunion / Afrique du Sud, qui sans leur détermination cette rendez-vous culturelle n’aurait pu se faire.

Chief Mandéla est arrivé accompagné d’une délégation de 42 personnes (dont Monsieur Mlamli le maire de King Sabata mais aussi 33 enfants de Mzévo, village natale de son grand père Nelson Mandela). Ces enfants font l’objet d’un beau programme d’éducation particulier, reposant entre autre sur l’abstinence jusqu’au mariage, afin de lutter contre le H.I.V.


(De la gauche vers la droite : Richard APAVOU, Mandla MANDELA et Christophe ROCHELAND : Photo ci-dessus)
Pendant leur séjour, autant ils découvraient la Réunion, autant ils nous faisaient découvrir leur culture et notamment à travers des prestations musicales. Très vite les liens qui étaient au préalable déjà créés entre Saint Louis et L’Afrique du Sud pendant l’apartheid se sont renforcés. Nous retiendrons beaucoup d’émotion et d’attachement notamment entre les élèves de différentes écoles de Saint Louis et nous ne pouvons que prétendre qu’à de belles autres futures rencontres. D’ailleurs de l’accueil qui leur a été fait ainsi que de la chaleur humaine du peuple réunionnais, Chief Mandla Mandéla ainsi que Pearls l’un des enfants ne s’empêcheront de dire que loin de chez eux, ils ont trouvé un chez eux : "I find a home away from home…"

 

 

 Charifa MADI

Editorial /Communication UK
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 20:26

Source : Alwatwan.net/25 mai 2009

n-hassanaly L’essentiel pour le vieux lion a, semble-t-il, de réussir son come back politique et de se lancer dans une course présidentielle qu’il a, cependant, il a soigneusement et habilement évité d’évoquer. C’est pourquoi, c’est l’image du sage rassembleur qu’il a tentée de peaufiner. Avec un certain talent.

Vingt quatre heures après son arrivée sur l’île vendredi, l’ex-membre de la cour constitutionnelle, Mohamed Hassanaly, a convié la presse, samedi à une conférence tenue au foyer de formation des jeunes de Salamani, le local qui a servi quelques jours plutôt de quartier général à la section locale de la commission nationale électorale. Y ont pris part l’ensemble des médias de l’île à l’exception de Radio Ukombozi, une station créée lors du débarquement d’Anjouan et qui a été remis sur flots par les participants du oui à l’occasion du récent référendum. Coté public, on a noté la présence des membres de la Communat. Par contre les “vrais” partisans d’Hassanaly, c’est-à-dire ceux qui restent du Front populaire des Comores ont brillé par leur discrète participation.

L’on s’est rapidement attaqué au sujet qui semblait le tenir le plus à cœur à savoir sa démission en sa qualité de membre de la cour Constitutionnelle et la polémique qui s’en est suivie par voie d’internet avec ses anciens collègues. Il reconnaît l’incompétence de la cour sur la requête d’annulation de l’opposition car selon lui leur institution ne juge pas les projets en cours.
Cependant, Hassanaly a fustigé la non révision des listes électorales, la nomination d’un haut magistrat du conseil supérieur de la magistrature à la Ceni alors que cette institution prévue par la constitution n’est pas encore installée et sur la notion de concurremment pour la révision constitutionnelle. Il aurait souhaité une révision des listes électorales et non un toilettage des listes “pour donner la chance à tous ceux qui ont atteint la majorité de pouvoir aller voter”. En bon animal politique, il a laissé sous entendre quelque chose qui ressemblerait à une certaine ingérence extérieure aux affaires de l’honorable institution en affirmant que “les murs ont des oreilles” tout en niant détenir une quelconque information sur une éventuelle corruption de ses anciens collègues.

Difficile de croire qu’il a démissionné seulement sur les seules raisons évoquées et certains de douter qu’en redoutable calculateur politique, il a jugé qu’en démissionnant en pareilles circonstances, il allait devenir le messie que les Mohéliens devenus anti-cadres et surtout anti-politiciens, attendent.
Il a parlé, par la suite, de la “nécessité pour les Mohéliens de s’unir pour remporter les législatives avec des hommes désintéressés et qui ne seront pas corrompus”. Pour beaucoup d’observateurs de la politique mohélienne, le Vieux Lion prêche, à ce propos, dans le désert. Ils veulent pour preuve “le consigne de boycotter le dernier référendum qui n’a pas empêché, au grand dam du chef de l’exécutif de Mohéli, Mohamed Ali Said, des membres de son dernier carré de louer leurs véhicules personnels à la commission qui était justement censée organiser le référendum”. Hassanaly qui n’est pas né de la dernière pluie sait, certainement, qu’il s’agit d’un vœu pieu mais l’essentiel pour lui semble de réussir son come back politique et de se lancer dans une course présidentielle il a soigneusement et qui habilement évité d’évoquer.

Pour l’heure, c’est l’image du sage rassembleur qu’il a sur peaufiner avec un certain talent. Et sur ce plan, sa tache n’est pas aisée quant on sait que les deux camps révisent leurs listes sur une chasse aux sorcières qu’on annonce massive et sans pitié avec le fameux adage “kakula kapiha kasiya”.

Mohamed Nassur
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CONFERENCE DE PRESSE
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 20:16

Source : Alwatwan.net/ 25 mai 2009

Sambi-et-les-gouverneurs Selon le vice-président Idi Nadhoim, la rencontre s’est déroulée “dans un climat serein”. Face à l’insistance des journalistes le gouverneur de Ngazidja a précisé qu”ils n’ont pas discuté sur le fond” et qu’il s’agissait “juste” d’une proposition de reprise du dialogue pour une suite à donner à la nouvelle architecture.

Le président Sambi a signé, samedi 23 mai, le décret de promulgation de la nouvelle loi fondamentale de la République après avoir reçu, la veille, les trois chefs des exécutifs des îles au palais présidentiel de Beit Salam conformément au projet de constitution approuvé le 17 mai.

Au sortir des discussions, le chef de l’exécutif de Ngazidja, gouverneur Abdouloihabi, a confié à la presse que l’entretien portait sur la suite de l’adoption des nouvelles dispositions de la constitution. “Le président a tenu à nous offrir une reprise du dialogue pour la mise en application de la nouvelle architecture constitutionnelle”. En “démocrate vaincu” qui s’incline devant le verdict des urnes, le gouverneur de Mwali, quant à lui, a rappelé qu’il s’était “farouchement opposé à la consultation mais que l’expression populaire l’a emporté”.
Cependant, Mohamed Ali Said a fait savoir, en substance, qu’il a été proclamé élu “président” de l’île de Mwali par la cour constitutionnelle et qu’il attend que cette dernière lui signifie “le changement de son statut de gouvernant”.

Selon le vice-président Idi Nadhoim la rencontre s’est déroulée “dans un climat serein”.
Face à l’insistance des journalistes, le gouverneur de Ngazidja a précisé qu”ils n’ont pas discuté sur le fond” et qu’il s’agissait “juste” d’une proposition de reprise du dialogue pour une suite à donner à la nouvelle architecture. “L’offre n’a pas à entraîner des désaccords, et la longueur des discussions n’est pas synonyme, non plus, de désaccord”, a laissé entendre Mohamed Abdouloihabi, avant de préciser : “il ne s’agit pas d’être d’accord ou pas d’accord, il y a une nouvelle architecture et il faut la mettre en application.

“Consultation populaire”

Ce qui va s’ouvrir maintenant ce sont nécessairement des travaux pour que tous les textes (lois, ordonnances, décrets) puissent être élaborés en commun. C’est ce que j’espère”.
Le gouverneur a évoqué l’éventualité d’une “consultation populaire” pour ce qui est des lois statutaires, les exécutifs insulaires comptant être “pleinement associés à tous les travaux qui vont élaborer ces textes”.
Le vice-président Idi a soutenu que désormais les dirigeants du pays étaient liés au “même sort” : “Nous sommes embarqués dans le même bateau car la durée des mandats, pour réaliser quelques projets pour ce pays, est intrinsèquement liée”.

La nouvelle loi fondamentale prévoit que tous les exécutifs des îles et de l’Union quitteront le pouvoir en même temps. “La seule façon de contribuer au développement du pays, notamment aux importants projets soutenus par le chef de l’Etat concernant les routes, l’énergie, l’eau, les hôpitaux”. “Les responsables politiques ne doivent plus se focaliser sur des interprétations à la virgule près des textes, mais voir ensemble comment alléger le quotidien des citoyens, qui leur ont confiés leur destin”.
Cependant, la question de la fin des mandats en cours est confiée à un congrès qui réunira les prochains élus à l’assemblée nationale et aux conseils des îles.

La rencontre de Beit Salam a été également l’occasion pour le chef de l’Etat de présenter un certain nombre de projets et de mesures à entreprendre dans les prochains jours.
Le président a décidé de mettre en place des commissions, notamment pour l’assainissement des Finances et la Fonctions publique, et les gouverneurs des îles ont sollicité qu’ils soient associés pour apporter leur contribution “en faisant des propositions, individuellement ou collectivement”.

Un plan d’un “nouveau” Hôpital El-Maarouf pour un coût total de 3,5 millions de dollars, soit plus d’un milliard de nos francs, a été présenté. Il y a aussi le projet d’électrification de toutes les localités de Mwali et la réhabilitation du tronçon de route reliant l’aéroport de Wani à Mutsamudu et faisant le tour de la capitale de Ndzuwani. Un montant de 250 millions de francs est déjà débloqué et devrait être complété par des efforts de la Ma-mwe pour épargner la population de Ngazidja des ennuis de l’électricité avant les festivités des grandes vacances et le ramadan.
Autant de projets d’intérêt général pour la population des trois îles.

M. Soilihi Ahmed
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CONFLIT DE COMPETENCES
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 11:23

Le Chef de l’Etat a signé hier , samedi 23 mai 2009, le Décret n°09-066/PR portant promulgation de la Loi référendaire portant révision de la Constitution du 23 décémbre 2001, Conformement à l’article 23 qui dispose que " La présente loi entre en vigueur dès sa promulgation par le Président de l’Union dans les sept jours suivant la proclamation des résultats du référendum par la Cour Constitutionnelle." 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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