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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:03

Suite à la saisine en date du 20 février 2008 des associations AIDES, la Cimade, le Gisti et Medecins du Monde, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) a, dans sa délibération n° 2010-87 du 1er mars 2010, confirmé et dénoncé les discriminations et les atteintes graves au droit à la santé à Mayotte et ce en « violation manifeste » des conventions signées et ratifiées par la France ainsi que de la constitution et des lois françaises.

En effet, après une analyse minutieuse des arguments des associations précitées et des autorités françaises qui administrent cette île comorienne, elle « conclut au bien-fondé des affirmations de discrimination dans l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière et de leurs enfants ainsi que des mineurs étrangers en situation irrégulière ainsi que des mineurs étrangers isolés résidant à Mayotte » et . recommande aux autorités françaises de prendre certaines mesures urgentes notamment « de mettre en place l’AME [aide médicale d'État] ou une couverture médicale équivalente à Mayotte (…) sans attendre la départementalisation » et demande en urgence « une circulaire à destination du Centre hospitalier de Mayotte et de l’ensemble des structures de soins » permettant un accès effectif aux soins, en particulier pour tous les enfants mineurs et les femmes ayant besoin de soins pré et post-nataux.
Le gouvernement français doit informer des suites qui seront prises à la HALDE dans un délai de 6 mois suivant la délibération.

Vous pouvez consulter la délibération de la HALDE (fichier en pdf) en cliquant ICI.

Bonne lecture

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:53

Mr SALIM ABDALLAH EST MORT DE TRAUMATISME CRÂNIEN CERVICALVous trouverez ci-dessous la déclaration du Dr Abdou Ada Misbah publié hier (le 22 mars 2010) suite à la mort de son cousin germain, Salim Abdallah Mchindra survenue jeudi dernier à Bimbini - Anjouan - Comores dans des conditions inacceptables et barbares.


Nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille du defunt de Bimbini et surtout à deux de ses frêres, Halidi et Mchindra Abdallah Mchindra ainsi qu'à  une de leurs nièces, Introiti Maanfou que nous connaissons personnellement. Qu'ils sachent que nous partageons pleinement leurs douleur et deuil !


Que l'âme du defunt répose en paix !


Nous espérons vivement que tous les voyous (les éxécutants et les commanditaires) qui sont impliqués de près ou de loin  dans cet acte nauséabond et barbare seront rapidement arrêtés, jugés et condamnés lourdement.


Car sans réelle justice aux Comores, la paix et la cohabitation sociale resteront menacées.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


Assassinat politique à Anjouan

Déclaration du Docteur Abdou Ada Misbah sur le décès de son cousin Salim Abdallah Mchindra à Bimbini-Anjouan dans des conditions barbares et inacceptables

Monsieur Salim Abdallah Mchindra (photo), ancien maître d’école primaire ayant enseigné respectivement à Mayotte à Anjouan et à la grande Comores avant d’assurer les fonctions de préfet à Sima en 1979, et opposant au régime, a été assassiné le 18 mars 2010 par des miliciens entretenus par le directeur de la société d’hydrocarbures d’Anjouan Monsieur Chahalane Houmadi ami de sambi et protégé de son épouse Hadjira. Parmi les assassins, on note monsieur Ahmed Saïd Omar, frère du docteur Assadi Saïd Omar, Chirurgien à Moroni et époux de la candidate malheureuse du pouvoir battue par Antoy abdou, cousin du défunt Salim Abdallah. Tous les assassins qui ont capturé la victime dans son domicile avant de l’embarquer dans une embarcation type Kawassa kwassa pour le conduire sur le lieu de son exécution, (Chissiwani-bambao) se proclament de la mouvance présidentielle et bénéficient du soutien et de la complaisance des autorités locales d’Anjouan notamment du gouverneur Moussa Toyibou.


En effet, immédiatement après les dernières élections, la tension est montée d’un cran à Sima et à Bimbini car la mouvance présidentielle n’a pas digéré son échec dans la circonscription Sima-Bimbini. Le saccage de Sima par les militaires de Sambi sans suites judiciaires a encouragé l’agressivité des sympathisants du pouvoir. Il faut noter également que les personnes recherchées ou arrêtée actuellement ont figuré dans les délégations qui étaient reçues régulièrement par Madame Hadjira Djoudi épouse du chef de l’état. Sans aucun doute la première dame ignorait les vraies intensions des assassins et de leurs complices.

C’est pourquoi la famille de Salim Abdallah exige une condamnation nette et claire de cet assassinat par le couple présidentiel. La famille de monsieur Salim Abdallah exige également des explications de la part du gouvernement d’Anjouan concernant sa complaisance avec les assassins et surtout ses liens avec leur chef madame Maanrifa Boura Omar Oili, candidate malheureuse aux dernières élections, ayant bénéficié du soutien total des autorités de l’île.


Afin de mobiliser ses troupes le directeur des Hydrocarbures d’Anjouan à l’instar de Kiki de la république s’est montré généreux à l’endroit des miliciens en les soutenant dans tous leurs projets y compris la réhabilitation d’un terrain de foot-bal. Et, comme par hasard après la réhabilitation de ce terrain de foot-bal les sympathisants du pouvoir sous l’impulsion de la candidate malheureuse aux élections et du directeur des hydrocarbures ont engagé des provocations contre les opposants du pouvoir en s’introduisant dans leurs maisons respectives avec violence pour détruire leurs biens ; des maisons sont dégradées chaque jour avec de menaces et d’injures.

Les victimes des dégradations de biens ont porté plainte et saisi directement les autorités locales y compris les commandants de la gendarmerie d’Anjouan, Monsieur Dossard Issoim et de l’AND à Anjouan, monsieur Mataba, sans aucune suite. Des proches du cabinet de la présidence ont été informés des exactions perpétrées à Bimbini par des gens de la mouvance présidentielle soutenus par le directeur des hydrocarbures avec l’argent du contribuable comorien. Le 18 mars 2010 au matin immédiatement après la prise en otage de Monsieur Salim Abdallah les autorités d’Anjouan y compris le commandant de la gendarmerie ont été saisi pour la libération de la victime, mais en vain, sous prétexte qu’il n y a pas de carburant pour le déplacement.Il s’agit d’un crime prémédité car les constations médicales effectuées par le Docteur Abdou Ada Manssour en présence des autorités judiciaires révèlent une fracture crânio-cervicale et un arrachement d’une oreille.
Il s’agit d’un assassinat politique sans précédent dont le mode opératoire doit interpeller tous Comoriens et l’absence d’une réaction officielle mérite d’être signalé. Cette banalisation d’un assassinat politique risque de semer des doutes quant aux éventuels commanditaires.


Il apparaît clairement que la complaisance ou la complicité des autorités locales et de leur chef Sambi qui ne peut pas ignorer le développement depuis plus d’1 mois d’une grave crise dans son île natale, demeure indiscutable.
L’introduction des milices aux Comores pour soutenir le pouvoir menace la démocratie et la sécurité des biens et des personnes. En conséquence il appartient à tout un chacun de titrer les leçons des dérapages des milices de kiki à Moroni et de Chahlane Houmadi à Bimbini. En fait, toutes les dictatures du monde ont utilisé des miliciens pour épauler l’armée et le commandant Salimou ne doit pas compter sur Mohamed Dossard pour les dissoudre car, ce dernier a servi dans le comité national de la jeunesse révolutionnaire du feu président Ali Soilihi et sait combien les comités révolutionnaires villageoises étaient utiles pour le pouvoir.


A ce jour certains complices des assassins sont arrêtés mais leur embarcation reste introuvable. Il faut reconnaitre que depuis l’annonce de l’assassinat la gendarmerie d’Anjouan a engagé des recherches pour retrouver les tueurs. En conséquence la famille de Monsieur salim Abdallah remercie le comandant de la gendarmerie d’Anjouan, issoim Dossard, et ses collaborateurs pour tous les moyens qu’il a engagés afin de retrouver les assassins.


Il ne s’agit pas d’un problème foncier comme certains le disent pour noyer le poisson, et l’origine des personnes arrêtées ou recherchées montrent qu’il s’agit d’une situation qui dépasse les frontières de Bimbini. Les personnes arrêtées sont originaires de Bimbini, Ngnoumakélé, Koni Djodjo, Mutsamudu (Antoy Combo Bacar frère d’Abou Maanchouki)….Il appartient aux autorités compétentes d’autoriser l’ouverture d’une enquête pour savoir la responsabilité de chacun dans cet assassinat et ce à tous les niveaux.


Docteur Abdou Ada Musbahou
(cousin germain du défunt)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 12:50

De la francité à la francophonie : faire la différence
Par  Amroine Darkaoui


Ce 20 mars 2010, date de célébration du 40ème anniversaire de la francophonie - champ de partage de la langue française et de diversité linguistique - est une opportunité, entre autres contributions, de s'interroger sur la différence entre "francité" et "francophonie".

Cette interrogation est suggérée par l'usage dans la presse comorienne du terme "ufarantsa" ou "ufarantsia" pour désigner la francophonie. Or, cette marque de classe "u" appliquée à un nom indique l'appartenance à l’entité ainsi marquée par ce nom.

Ainsi, ufarantsa ou ufarantsia caractériserait ce qui est français, et appartient à la France, dans le sens de la francité de quelqu'un, d'un objet. Ce qui, évidemment, ne signifie pas francophonie, terme qui relève, non pas de l’entité France, mais de celle de la langue française, signifiant par conséquent le partage de la langue française.

Il conviendrait alors, par analogie, d’établir cette différence dans la langue comorienne, en construisant le terme signifiant « francophonie », non pas de l’entité France - « Farantsa » - mais de celle « shiFarantsa » - la langue française. Cela donnerait alors le terme « ushiFarantsa ».

En ce moment marqué par le débat sur l’identité nationale française, cette clarification est sans doute nécessaire.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:48

Source : Alwatwan du 16 mars 2010

Le récit: Moi Bahia, la Miraculée (Un hymne sentimental à la France)

 
Par Aboubacar ben SAID SALIM
Ecrivain.


Je viens de lire, le récit d'Omar Guendouz et Bahia Bakari , la seule rescapée du crash du 30 juin 2009 de l'Air Bus A 310 de la Yéménia.

J'ai apprécié la clarté du récit écrit dans un style parlé qui sied bien à l'autobiographie d'une petite fille de 13 ans , mais qui malheureusement cache mal le parti pris de l'adulte co-auteur contre les Comores et les comoriens.

On s'attendait à plus de respect pour le peuple comorien en général et plus de compassion en particulier pour les familles des victimes endeuillées par ce terrible accident, mais il n'en est rien.

Le fil conducteur du récit d'après les auteurs, semble être cet engouement de tout comorien pour le visa d'entrée en France et l'obtention de la nationalité Française. Pour Guendouz Omar, et Bahia Bakari, le comorien ne vit, n'agit, ne respire que dans le but d'obtenir un visa pour la France.

Deux exemples sont très parlants à ce propos, celui du sauveteur de Bahia, Libouna Sélémani Matrafi. En effet les autorités françaises n'ont trouvé comme suprême récompense pour ce héros que de lui offrir un visa pour la France et peut être la nationalité Française qui semblent plus recherchés aux Comores que le paradis d'Allah.

Page 232 on peut lire « on est français par le droit du sang, par le droit du sol. Je trouverais normal que Libouna Sélémani Matrafi le devienne, comme il le souhaite, par le mérite. » Déclare l'ambassadeur de France aux Comores Monsieur Luc Hallade,
Mais le plus insultant reste l'interprétation de l'engagement des parents des victimes pour que la lumière soit faite sur ce crash et qui pour les auteurs n'est qu'un simple moyen d'obtenir un visa pour la France.

Je cite p 236 « les associations de victimes se déchirent, comme ce Monsieur Al- Kabir , pour être sur le devant de la scène . Chacun s'improvise « interlocuteur » , pour être reçu par les autorités françaises et tenter d'obtenir un visa pour la France « ( souligné par nous)

Ce que monsieur Guendouz oublie dans son empressement pour défendre la thèse officielle, c'est que ce Monsieur Al-Kabir comme il l'appelle a perdu dans le crash sa sœur, 1 nièce et 2 neveux

Combien de victimes fallait-il avoir dans sa famille pour mériter le titre glorieux «d' interlocuteur » des autorités françaises, Monsieur Guendouz ?

Quant à un passage exprimant un peu de compassion pour les autres familles comoriennes endeuillées, non, il n'y en a pas. Il n'y en a que pour « la miraculée. » et pour sa famille.

Si d'après Monsieur Guendouz le moteur de la vie de tout comorien est d'obtenir un visa pour la France ou la nationalité française, peut on dire alors que la motivation de ce livre est d'obtenir encore plus de reconnaissance de la France pour avoir repris sans honte , ni gêne tous les clichés officiels de la France sur les Comores depuis Mayotte heureuse d'être française , jusqu'aux coups d'états, en passant par les kwassa -kwassa vers le paradis mahorais, et l'obsession du visa et de la nationalité ...française ,une véritable maladie psychiatrique ! C'est à vous dégouter d'être comorien -Mayotte a raison=CQFD-
Devant la peur compréhensible de Bahia de reprendre l'avion pour retourner en France, le Ministre Joyandet ne trouve rien d'autre à dire que : « c'est un avion de la république Française » p190.
Comme si l'avion d'Air France qui a crashé en Amérique Latine, n'était pas un avion de la République Française, comme si l'Air Bus A310 de la Yéménia, n'était pas un avion fabriqué dans la république française !

Mais l'apothéose des idées rétrogrades de Guendouz qui fleurent bon le « harkisme », réside dans l'éloge du « caméléonisme » à travers la description du père de Bahia , qu'il érige en exemple du comportement digne des bons français venus d'ailleurs, lesquels ne doivent jamais rien dire , ni rien faire qui puisse les distinguer ni les faire remarquer , d'autant plus qu'ils ont une identité quelque peu remarquable : un drôle d'accent ou une drôle de couleur !

Le contexte s'y prête en cette période de débat sur l'identité nationale en France et Guendouz semble avouer à travers l'admiration du « caméléon » Kassim , père de Bahia qui se contente d'être un éboueur fier, un point un trait et français , allais-je oublier.

P81 « Papa prend ce travail d'éboueur qu'il ne quittera jamais ....il est fier de travailler en France »

P 83 « Chaque matin, il se réveille à trois heures et demie. Il enfile sa tenue d'éboueur. Il ne manque jamais à son travail. Il le considère comme un devoir et comme une chance. » Comprenez que notre éboueur ne se mêlera jamais de syndicalisme ni d'une quelconque revendication de ses droits.
Et voilà en filigrane la solution à tous les problèmes d'intégration dans la société française.
Soyez « caméléon » vivez en France et mourrez- y , sans vous faire remarquer « pour ne pas déranger les gens. » dirait Brassens.

Page 81 «Papa est un caméléon, il se fond partout, il est partout chez lui. »
On pourrait ajouter à cette solution une autre plus radicale, le blanchissement épidermique par la chirurgie esthétique.

Et vive la France toute blanche, chrétienne, mangeuse de cuisses de grenouilles, de camembert, de baguette, et buveuse de gros rouge !


Références du livre Moi Bahia, la miraculée
Editions Jean Claude Gawsewitch
ISBN 978-2-35013-207-5
Achevé d'imprimé décembre 2009
Dépôt légal janvier 2010

 

 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:30

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, lundi 15 mars 2010 (HZK-Presse)« L’activité est débordante », souffle Cheikh Fatoumata, major au service des Urgences du centre hospitalier national El-Maarouf, en parlant de la très grande affluence des malades atteints de fièvre dans cet établissement public. Il est 11 h 00, ce lundi 15 mars. Dans une petite chambre aménagée à l’entrée de la grande salle des Urgences, deux employés assis devant une petite table tiennent le registre de l’hôpital où sont enregistrés les malades qui s’y présentent. Ce sont, en tout, 27 patients qui sont inscrits depuis ce matin. 23 d’entre eux ont de la fièvre.

 

Sur les bancs entreposés dans cette petite salle, d’autres patients, les uns assis et les autres allongés, attendent. « J’ai une fatigue générale », murmure Chamsoudine, un jeune venu du village de Mandza.  A côté, devant le service des consultations externes, c’est une très longue file d’attente composée en grande majorité de femmes qui patientent. En fait, depuis le début de l’année une maladie dont les médecins n’ont pas encore pu identifier la nature sévit dans le pays. Elle aurait connu un premier pic au mois de janvier avant de redescendre et remonter pour atteindre le sommet de ce mois de mars. 

 

Des personnes souffrant d’une fatigue musculaire générale et une température très élevée se dirigent en masse dans les différents établissements sanitaires de l’île pour des soins. Si certains symptômes de cette maladie font penser, en premier lieu au paludisme, après analyse les médecins s’aperçoivent qu’il n’en est rien. Il s’agit d’une autre maladie dont ils cherchent encore à identifier l’origine. « Nous avons effectué 17 prélèvements qui sont envoyés à l’institut Pasteur de Madagascar pour analyse », confie le docteur Moussa Mohamed, directeur national de la santé aue nous avons rencontré dans les allées des Urgences. En attendant, la rue, qui ne manque pas d’inspiration, a déjà trouvé un nom à cette maladie. Elle l’a, ironiquement, dénommée la « tournante » en référence au fait qu’elle attrape les gens, presque, à tour de rôle. Dans le contexte politique actuel, cela peut également paraître comme une manière subtile de se moquer des politiciens…

 

« Cette fièvre est brutale. Les malades ont une fatigue musculaire générale et des températures très élevées qui atteignent jusqu’à 40°. Ceux qui se présentent, ici, sont hospitalisés pendant 8 heures de temps et puis nous les libérons pour pouvoir recevoir d’autres patients. Nous sommes débordés », explique Cheikh Fatoumata. Certains ont également des vertiges, des vomissements et de la diarrhée. « 90% des patients qui viennent en consultation externe présentent de la fièvre », affirme Issa Aboudou, médecin à El-Maarouf qui, jusqu’à, 11h11, avait enregistré une vingtaine de patients.

 

« Dans un pays où le paludisme est endémique, une température supérieure ou égale à 37,5 est considéré, en première intention, comme étant un signe du paludisme. Et si après un traitement adéquat la fièvre ne baisse pas, à ce moment il faut penser à autre chose. Il se peut qu’il s’agisse d’une virose qui circule dans le pays. Reste que la sérologie virale ne se fait pas ici », poursuit-il. Pourtant, ce médecin semble être certain d’une chose : « Que ça soit du paludisme ou une virose, cette maladie doit être véhiculée par les moustiques », soutient-il, ajoutant qu’il faut « frapper vite et fort ». Il n’y a pas du temps à perdre.

 

A la direction du programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) situé à quelques mètres derrière l’hôpital El-Maarouf, l’ambiance est identique. Ici, également, les bancs et les escaliers sont pris d’assauts par des malades, hommes et femmes de tous les âges. A l’intérieur du bâtiment deux femmes s’affairent à effectuer des prélèvements sanguins à tous ces malades. C’est la fameuse goutte épaisse. Le centre offre gratuitement le traitement, du Coartem, à tous ceux dont la goutte épaisse s’avère positive.

 « Nous sommes débordés », lance le docteur Affane Bacar, Coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). « Nous n’avons que deux techniciens de laboratoire. La charge dépasse les normes. Nos agents travaillent jusqu’à tard dans la soirée », se plaint-il ajoutant qu’à partir d’aujourd’hui, ils seront obligés de limiter les prises en charges. Selon ce responsable du Pnlp dont le service vient d’élaborer un tableau comparatif des mois de janvier, février jusqu’au 15 mars de l’année dernière et les mêmes mois cette année, le pourcentage des gouttes épaisses réalisées au centre reste le même. Cependant, cette année, le nombre des patients qui se sont présentés a presque doublé. « Chaque jour, on va jusqu’à 100 patients », chuchote une employée. Un conseil ? « Dès qu’on sent la maladie, il faut prendre du paracétamol pour calmer la douleur. Boire du jus d’orange et beaucoup d’eau. Et ensuite, voir son médecin », recommande le médecin Affane Bacar.

 

S.A.

150310/sa/hzkpresse/6h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SANTE
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:24

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Politique - Diaspora –Tournante :

Les Comoriens de France exigent le départ du président Sambi le 26 mai 

 

Paris, lundi 15 mars 2010 (HZK-Presse) – Les Comoriens de la diaspora ont organisé une manifestation le samedi 13 mars devant l’ambassade des Comores à Paris pour dénoncer la décision du Congrès de prolonger de dix-huit mois le mandat du président Sambi. On pouvait lire sur certaines banderoles des slogans particulièrement durs contre le pouvoir tels que « Tous contre la tyrannie du mollah », « Sambi = arbitraire, mensonge, bêtise et incompétence »..etc.  

 

Selon M. Abdoul Wahab Ahmed, principal animateur du Collectif pour la défense de la démocratie aux Comores, le but de la manifestation « n’était pas de dresser le bilan du régime, mais de demander le respect de la tournante et des accords de Fomboni qui ont scellé la réconciliation nationale en 2001 ». Il a surtout fait savoir que la décision des « élus du régime » n’a, paradoxalement, respecté ni la Constitution de 2001, ni celle de 2009. Les nombreux ressortissants de Mohéli présents à cette manifestation ont dénoncé les tortures que pratique aujourd’hui l’armée nationale sur l’île. « Aucun natif de Mohéli digne de ce nom ne laissera le président Sambi lui voler la tournante. Ceux qui, aujourd’hui, le soutiennent dans cette aventure dangereuse ne méritent pas notre respect » a déclaré Mme Sitti.

 

Au nom du Mouvement des femmes mohéliennes, Mme Amina Hassanaly s’est étonnée que ce soit l’île d’Anjouan, qui a été à l’origine de cette présidence tournante, qui cherche aujourd’hui à usurper le tour de Mohéli. « L’île de Ngazidja a accepté de jouer le jeu, pourquoi le président Sambi ne veut pas faire autant » s’est-elle demandée.

 

Aussitôt après les discours d’usage, une délégation des manifestants avait demandé à être reçue à l’ambassade. Dans une déclaration publiée à cette occasion (et remise à notre mission diplomatique à Paris), cinq mouvements de la société civile considèrent la décision du Congrès comme « une atteinte grave au consensus national sur l’équité entre les îles et une mise en danger de l’unité nationale ».

 

« Si la volonté réelle du Président Sambi avait été de réduire la fréquence des élections et leurs coûts financiers, il aurait fallu proposer lors de la récente réforme constitutionnelle, l’élection des gouverneurs au suffrage universel indirect, c’est-à-dire par les élus de chaque île concernée (députés et conseillers) » lit-on dans la même déclaration.

 

Les Comoriens de France appellent, enfin, la communauté internationale, notamment les parties signataires des Accords de Fomboni, « à se réunir d’urgence afin de rechercher les voies et moyens de sauver la paix, l’unité et la stabilité aux Comores ». Ils disent ne pas reconnaître le président Sambi à partir du 26 mai prochain et souhaitent la mise en place « d’un gouvernement de transition, sans Sambi, pour préparer dans un délai n’excédant pas six mois, l’élection d’un nouveau président issu de l’île de Mohéli ».

 

Mohamed Inoussa

150310/mi/hzkpresse/9h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 23:06

Un tournoi réussi!

« On a voulu innover cette année, en organisant ce tournoi de football ; l’appréhension m'a envahi jusqu’à cet instant » avouait en substance  un représentant du comité organisateur, quelques minutes avant le coup d’envoi de la première rencontre. Albacouna.jpg Avec quatre équipes, et non les moindres, l’édition "number-one", connaîtra un succès non escompté. Il y eu pléiade d’étoiles (Pistolet, Schoubert…etc) et feu de buts dans le gymnase Maurice Herzog  de Bussy Saint Georges. Bussy.jpg Tour à tour, Albacouna du capitaine Schoubert,  Bussy-St- Georges, les Boss du mentor Halidi, et Mayotte de Babasso , se livreront une bataille sans merci mais loyale, et à la grande satisfaction d’un public qui a su répondre présent. Les-Boss.jpg Très vite, les joueurs se laisseront aller au délice du "bouillon-de-riz au-lait", œuvre d’une supportrice d’Albacouna. Mayotte de Babasso a su déjouer le piège grâce à une potion  tenue secrète,  et a pu ainsi se hisser juste derrière les jeunes de Bussy et devant Les Boss et Albacouna.Mayotte.jpg

La notabilité d’Ouani, dignement représentée dans le gymnase, donnera le coup d’envoi de la finale qui opposera Mayotte à Bussy dans une bonne ambiance. Finalement la vivacité de la jeunesse de Bussy aura raison de la pugnacité des joueurs de Mayotte, sur un score serré de 3 buts à 2.
Quelques heures plus tard, et sous les applaudissements d'un public très honorable, Bussy recevra des mains de M. Ahmed Ben Cheikh, le trophée.
Darkaoui 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:42

540 millions de dollars soit 189 milliards de francs comoriens, c'est le montant total promis aux autorités comoriennes par les différents Etats et hommes d'affaires en grande partie arabes ayant participé à la conférence arabe pour soutenir le developpement et l'investissement aux Comores tenue le 9 et le 10 mars dernier à Doha, la capitale de Quatar.  

Espérons que tout le monde respectera ses promesses afin de financer les centaines de projets de developpement présentés. Qu'on n'apprenne pas plus tard que "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" !


Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 22:58

Communiqué de presse


CP/SG/JT/07/10


Paris, le 10 mars 2010


Abdou Diouf exprime sa vive inquiétude sur l’évolution de la situation aux

Comores


Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, exprime sa vive inquiétude sur

 

l’évolution de la situation aux Comores à la suite de la .

décision prise le 1er mars 2010 par

le Congrès de l’Union des Comores de fixer la date des prochaines élections du Président

de l’Union et des Gouverneurs des Iles au 27 novembre 2011

 

Cette décision conduit de fait à une prolongation de dix-huit mois du mandat du Président

de l’Union et procède d’une démarche unilatérale qui ne s’inscrit pas dans l’esprit de

dialogue et la dynamique de stabilité des Accords de Fomboni de 2001, dont

l’Organisation internationale de la Francophonie est garante.


Tout en reconnaissant l’utilité d’une harmonisation du calendrier électoral, le Secrétaire

général de la Francophonie estime que cette réforme importante doit faire l’objet d’une

concertation entre tous les acteurs politiques comoriens et d’un consensus garantissant la

cohésion nationale et la stabilité du pays, ce dans le respect des principes démocratiques

et des engagements de la Déclaration de Bamako auxquels les Comores ont souscrit.


Le Secrétaire général de la Francophonie rappelle à cette occasion les efforts déployés

par la Francophonie en faveur de la paix et de la consolidation de la démocratie aux

Comores, et sa disponibilité permanente à accompagner ce pays membre de l’OIF dans

ses actions pour le renforcement de l’État de droit et pour une vie politique apaisée.


L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.

Pour plus de renseignements sur la Francophonie :

 

www.francophonie.org

CONTACTS

Julie Tilman

 

 

julie.tilman@francophonie.org

 

 

+ 33.1.44.11.12.68

, attachée de presse du Secrétaire général
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 17:41
Un manifeste pour l'égalité et l'équité hommes-femmes

Le monde célèbre ce 8 mars la journée internationale de la femme. Une occasion de dresser le tableau sur la situation des femmes et d'envisager des mécanismes juridiques qui permettront de changer le statut des femmes dans notre pays.

8 mars, une date importante pour toutes les femmes du monde. Une journée sur 365 ou 366 jours s'avère insuffisante certes, mais elle a une valeur symbolique et fortement imprégnée dans notre culture moderne. A titre de rappel, l'idée a été lancée en 1910 par une journaliste allemande Clara Zetkin lors d'une réunion des femmes socialistes réunies à Copenhague pour défendre les droits et réclamer le droit de vote.

100 ans après, des progrès ont été enregistrés dans le monde sur le sort et le statut des femmes, y compris aux Comores. Cela dit, des progrès qui semblent très insuffisants au vu du poids électoral, démographique et de l'implication des femmes dans le développement du pays. Le récent code de la famille votée par l'Assemblée en juin 2005 ne fait que renforcer l'iniquité et les inégalités dont sont victimes les femmes. Ce nouveau code légalise la répudiation, la polygamie et l'injustice en matière de succession (Articles 43 à 47, puis 53-54). Cette injustice se prolonge dans cette idée lorsque le couple est placé sous la tutelle exclusive du mari, car selon un des articles, " l’homme assure la direction de la famille, la femme la domesticité". Ce dispositif dénature l'égalité des droits des époux, en faisant du mari, le primat du couple. Or un mariage est un consentement mutuel entre deux personnes, par conséquent, il serait légitime de modifier cet article en assurant l'équité et l'égalité en ces termes " sous la direction des deux époux".

Pour ce qui est de la polygamie, même si elle est en régression, le législateur pourrait mieux cadrer sa pratique. Par exemple, lors du premier mariage, qu'il y ait la possibilité pour les deux époux de signer un acte de non polygamie ou bien que la dispense de polygamie se fasse par un écrit de la première épouse reçue par le cadi en entretien individuel.

Ces exemples illustrent les injustices dont sont victimes les femmes comoriennes. Un code de famille qui est totalement contraire à la Charte fondamentale des Nations-Unies, de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme et à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et de l'Enfant. C'est ainsi qu'il me semble important de modifier la Constitution et le code de la famille pour assurer l'équité et l'égalité hommes-femmes.

Des points qui me semblent importants doivent y figurer :

- Sur le plan politique et de la représentativité:
* La parité dans les élections politiques (assemblée nationale, conseillers des îles)
* Parité au sein du gouvernement, notamment dans les ministères régaliennes.
* Parité dans les directions des établissements publics et para-publics.
*Egalité des salaires entre hommes et femmes. Il est inacceptable que la femme touche moins de revenus que l’homme, à fonction égale.
* Tout candidat à la Présidence de l’Union doit présenter au moins une vice-Présidente et réciproquement.

- Sur le plan du Code civil :

* Abrogation des dispositifs discriminants envers les femmes;
* Equité dans l'héritage : une part égale homme-femme;
* Légaliser l'avortement des mineures et la contraception;
* En cas de non versement de la pension alimentaire, rendre inéligible et interdiction d'exercice de tout mandat public pendant dix ans pour le père "délinquant";
* Renforcer les dispositifs contre la violence faite aux femmes.

A l’aube du troisième millénaire, nous devrions changer nos pratiques et nos mentalités pour intégrer la femme dans l’espace politique et assurer l’égalité et l’équité du genre dans notre espace juridique.

Nakidine MATTOIR
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