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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 21:06

 

Vous trouverez ci-dessous un article très intéréssant d'Abdou Djohar (Photo ci-dessous), étudiant en Science du langage en France sur Coralie Frei, première romancière d'origine comorienne et auteure du roman "la perle des Comores"

 

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Coralie Frei, femme pas comme les autres

 

 

Coralie Frei se réveille à temps et s’en sort fort bien. Elle cajole un rêve. Son regard sur le monde, son parcours incontestable caressent considérablement son espoir. L’aube de son enfance engluée dans un quotidien dolent, ses rapports compliqués avec son Anjouan natal, sa force morale et ses lectures assidues lui convainquent jour après jour de tremper sa plume dans l’encrier pour accoucher un roman autobiographique lui permettant de vivre quelques années encore dans un monde où « yafa hafu », l’histoire n’existe pas. À travers son écriture fluide empreinte de tristesse dont le ton touche tout un chacun, le lecteur décèle un tempérament animé d’une aventure à la fois incendiaire et adoucissante demeurant la source majeure de sa plume naissante. Entre elle et la femme comorienne, pas de différence ? Coralie Frei est née aux Comores où, à son époque, le destin de la femme était réduit à la solitude et à la servitude. Coralie Frei a su échapper à cette vie qui fait de la femme comorienne une incapable !  

 

Par ailleurs Coralie éprouve de l’amour pour ses parents, pour son pays dont la douceur de la nature s’emballe dans sa mémoire. Mais elle ne résiste pas à l’envie de se soumettre à une attitude erronée dont les conséquences embrassent les malices qui rongent son cher pays. Elle refuse de croire que l’école n’est pas un vrai remède contre la délinquance juvénile et l’ignorance qui conduit à la ruine. Elle se bat, apprend, s’interroge et écrit pour se distinguer des autres femmes condamnées par la croyance aveugle, pour une solution à cette crise socioculturelle qui déchire l’avenir de sa terre natale. La perle des Comores, son premier roman d’expression française reste et restera le fruit de ce combat décisif et mûrement réfléchi.

 

Le voyage tel qu’elle le conçoit

 

Tout comme Jean-Jacques Rousseau, Coralie Frei songe à l’importance accordée au voyage. Elle a effacé la peur et le doute qui avortent la réussite. Après son Bac, obtenu aux Comores, elle parcourt la terre, le ciel, les mers. Elle s’envole pour l’Europe d’abord en vue des études supérieures parfaitement équilibrées et une culture bien réussie, mais aussi pour donner un sens à son rêve qui ne date pas d’aujourd’hui. Ce nouveau monde qu’elle a fini par embrasser au détriment de l’ancien qu’elle juge infernal est pour elle un lieu de refuge et de consolation. Cet exil volontaire est vent debout contre les clichés et les préjugés qui séduisent les siens. Pour elle voyager constitue un pas vers la capacité de réflexion, apaise et instruit l’âme. D’où la naissance de ses œuvres littéraires (CD  « Coralie » composé d’une quinzaine de poèmes en musique, Das Tagebuch der Maya , un conte en allemand, Weit wie der Océan, roman en allemand…). Elle parle plusieurs langues pour une belle intégration dans un univers où la maîtrise d’une seule ne suffit pas pour être lu, connu et critiqué par un public large. Elle embrasse le métissage culturel pour un peuple mélangé, uni sans contrainte aucune. Le moins que l’on puisse dire est que ses voyages d’un pays à l’autre lui font tout de même décrocher deux diplômes ; une Licence de linguistique appliquée à l’université de Toulouse (France) et un Diplôme d’Etat infirmier préparé à l’école d’infirmières à l’île de la Réunion et en France, un parcours qui forge un lendemain qui enchante ! Une chose est évidente : cette jeune femme est fière, il faut le dire, de son pays, des mille fleurs qui embaument les îles de la lune où le soleil caresse, la pluie donne l’espoir.

 

Coralie Frei telle que je l’ai trouvée

 

 

J’ai reçu de mon ami Halidi Allaoui, juriste et poète, un message m’invitant à assister à la remise du prix du premier roman pour lequel La perle des Comores concourrait. Sans hésitation aucune je me suis absenté de mon travail pour répondre présent à l’événement. Parce qu’une telle invitation me réjouit autant qu’une grande assiette de riz basmati au lait de coco, saucé d’une viande bien cuite (plat à la comorienne).

En entrant à la galerie Passage du Retz où avait lieu la cérémonie, mon épouse et moi-même avons vu une jeune femme tenir un bouquet aux mille couleurs dont le reflet célèbre l’ambiance de cet événement à la fois historique et littéraire. Cet endroit paisible où nous avons croisé une nuée de journalistes était gai et animé. « Merci d’être venus » nous a-t-elle rassurés. Souriante, Coralie nous a bien accueillis, embrassés. Ensemble on a pris quelques photos souvenirs, on aurait dit que nous étions des amis de longue date ! On l’a trouvée gentille, sympathique, sociable et accueillante. Faute de temps, j’ai seulement parcouru La perle des Comores, roman dans lequel la romancière et poétesse n’est ni avare en bons mots, ni en panne d’inspiration pour peindre son émouvante histoire dont le réalisme et la rigueur des sentiments font de ce livre une réelle réussite.

 

La perle des Comores, roman adapté à sa cible de lecteurs

 

 

Effectivement Coralie Frei écrit sur ce qui pose problème dans un pays où être fille ne se résume pas au bonheur. L’incipit de ce roman semble le prouver. « Quelle poisse d’être une fille à Anjouan ! ». Cet incipit, certes, répond aux critères tant recherchés dans un roman comme le sien. En effet il informe, intéresse et noue le contrat de lecture ! Encore une chose m’a plu : on ne s’ennuie point en tournant les pages de ce roman à la saveur autobiographique. Dès le début le lecteur ressent le style et le goût des mots qui crient, qui dansent et qui donnent encore une fois une démarche à envier sans se soucier du destin. Coralie Frei adapte son livre aux besoins des lecteurs du troisième millénaire pour qui les mots énigmatiques, les digressions interminables ne procurent point une appétence. Coralie Frei nous offre un roman dont le vocabulaire incite bel et bien le lecteur à plonger dans ce livre au goût singulier sans être dans un état de somnolence. Ainsi, parce qu’on n’ouvre pas un dictionnaire toutes les deux pages. À la lecture, le lecteur se réjouit d’une écriture tempérée et concise. Une description qui va à l’essentiel. Un récit clair et vivant pour que le lecteur s’identifie aux personnages. Le récit de Coralie Frei ne tourne donc pas au tour du pot durant les nombreuses pages qui conditionnent d’ailleurs le succès de ce roman vif comme l’éclair, marquant indubitablement une étape décisive dans la littérature féministe comorienne. Ceux qui auront la chance de l’acheter à Paris chez Halidi Allaoui, auteur de Cris d’ici et d’ailleurs, ou le commander dans n'importe quellel ibrairie ou sur  www.manuscrit.com ne vont pas, je crois, regretter.

 

Par Abdou Djohar

 

Sur la photo ci-dessous : Coralie Frei, première romancière des Comores.

Coralie Frei Comorimpact

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 12:20

Déclaration à l’issue de la mission des services du FMI aux Comores


 MORONI, Comores, 21 avril 2010/African Press Organization (APO)/ -- Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Mbuyamu Matungulu a séjourné dans l’Union des Comores du 6 au 20 avril 2010, pour mener les entretiens prévus dans le cadre de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et achever les préparatifs en vue du point de décision de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La mission a été reçue en audience par M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, Président de l’Union et M. Bourhane Hamidou, Président de l’Assemblée. Elle s’est entretenue avec le Vice-président et ministre des finances, d’autres membres du gouvernement de l’Union, les Gouverneurs des trois îles, le vice-gouverneur de la Banque centrale des Comores, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

 

A l’issue de la mission, M. Matungulu, Chef de mission du FMI pour les Comores, a fait la déclaration suivante aujourd’hui à Moroni :

 «L’évolution macroéconomique observée en 2009 a été encourageante. La croissance économique a légèrement augmenté selon les estimations, atteignant 1,8 % contre 1 % en 2008, sous l’effet du redressement de l’appui des bailleurs de fonds, de l’investissement direct étranger dans le secteur bancaire, et de la bonne tenue des envois de fonds de la Diaspora. L’inflation a été, de manière générale, modérée en raison de la chute des prix mondiaux de l’énergie et des produits alimentaires. L’affermissement des termes de l’échange et l’importance des concours budgétaires extérieurs ont permis de réduire le déficit extérieur courant qui a été ramené de 11,3 % du PIB en 2008, à 7,9 % du PIB en 2009. Les réserves internationales brutes ont été portées à l’équivalent de 7,1 mois d’importations, tirées par l’aide provenant des partenaires techniques et financiers, ainsi que par les allocations générale et spéciale de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI aux États membres.

 

Les autorités ont légèrement dépassé leur objectif de recettes pour 2009. Toutefois, les progrès dans l’assainissement budgétaire ont été freinés par les dépassements de crédits de fonctionnement, notamment les dépenses de personnel, les autorités comoriennes restant confrontées à des difficultés de gestion de la masse salariale. Le déficit du solde budgétaire primaire intérieur a stagné à 2,6 % du PIB, soit un niveau proche de celui de 2008, comparé à l’objectif programmé de 1,6 % du PIB.

 Plusieurs mesures prévues dans le calendrier de réformes structurelles ont été appliquées, quoiqu’avec beaucoup de retards pour certaines. Tous les indicateurs structurels, sauf un, ont été respectés. Plus précisément, le gouvernement ne s’est pas encore accordé avec la Société financière internationale sur les options de réformes à envisager pour les sociétés de télécommunications et des hydrocarbures, ce qui constituait un repère structurel pour la fin septembre 2009.

 Les perspectives à court terme indiquent une poursuite du renforcement de l’activité économique en 2010, la croissance du PIB réel atteignant probablement près de 2 %. La mission a examiné les perspectives budgétaires et encouragé les autorités à veiller à respecter scrupuleusement leur cadrage budgétaire pour 2010, conformément aux objectifs macroéconomiques à moyen terme fixés par le gouvernement au titre de l’accord FEC, ce qui permettrait par ailleurs de continuer à accroître les dépenses de lutte contre la pauvreté.

 

Les perspectives macroéconomiques à moyen terme sont favorables, pour autant que les autorités renouent avec les efforts d’assainissement budgétaire et accélèrent la mise en œuvre du calendrier de réformes structurelles, en privilégiant la restructuration des services d’utilité publique et les mesures destinées à maîtriser la gestion de la masse salariale. Les améliorations apportées à l’efficience des services d’utilité publique aideront à renforcer le climat des affaires et de l’investissement tandis que l’amélioration de la gestion de la masse salariale permettra de créer un espace budgétaire pour d’autres dépenses, notamment celles liées aux infrastructures et à la lutte contre la pauvreté. La mission s’est félicitée des récents projets de texte soumis à l’Assemblée sur les nouveaux cadres organiques des agents de l’État qui sont compatibles avec la viabilité budgétaire à moyen terme. Elle note l’intention affirmée du gouvernement d’accélérer la mise œuvre de ces cadres organiques, et de mettre en application le nouveau logiciel de gestion de la solde au plus tôt. La mission engage les autorités à accélérer la réforme prévue des entreprises publiques de télécommunications et d’importation des hydrocarbures.

 En collaboration avec les services de la Banque mondiale, la mission s’est entendue avec les autorités sur les déclencheurs du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Il s’agit notamment de mesures visant à consolider la stabilité macroéconomique, à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance, à renforcer la santé et l’éducation, à soutenir la croissance et à améliorer la gestion de la dette. La prompte mise en œuvre de ces mesures contribuerait à faire bénéficier rapidement les Comores d’un allègement de dette substantiel au titre de l’initiative PPTE.

 

La mission s’est entendue avec les autorités comoriennes sur les grandes lignes du programme économique pour 2010 qui pourrait servir de base à la conclusion de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La mission attend avec intérêt l’adoption formelle de ces réformes décisives par le Conseil des Ministres, ce qui ouvrirait la voie à un prompt examen de la revue par le Conseil d’administration du FMI.

 La mission tient à remercier les autorités comoriennes pour l’esprit d’ouverture et de franchise qui a marqué les entretiens, et pour leur chaleureuse hospitalité.»

 

SOURCE : International Monetary Fund (IMF)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 12:59

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

Interview / Fouad Mhadji, ministre de la fonction publique

« L’exécutif de Mohéli veut le beurre et l’argent du beurre »

 

Moroni, mardi 20 avril 2010 (HZK-Presse) Le ministre de la fonction publique réagit par rapport au dialogue engagé entre la présidence de l’Union et les îles. Originaire de Mohéli, cette île qui devait hériter de la présidence tournante en 2010, il a une autre vision des choses. Il ne partage pas la position des autres hommes politique de l’île de Djoumbé Fatima. Fouad Mhadji répond à La Gazette et HZK-Presse.

 

Question : Quel regard portez-vous sur les négociations engagées entre les exécutifs des îles et l’Union ?

 

Fouad Mhadji : Le blocage était prévisible parce que l’exécutif de Mohéli veut le beurre et l’argent du beurre. Il veut à la fois la tournante en 2010 et finir son mandat en 2012 alors que la loi prévoit une harmonisation qui signifie un regroupement de l’élection du chef de l’Etat et des gouverneurs des iles. Mais je salue l’initiative du chef de l’Etat parce que tout consensus est nécessaire. Sambi en dépit de sa légitimité et de sa majorité, reconnait qu’il est avant tout le chef de la nation. Il a montré que toute action qui touche l’intérêt supérieur de la nation doit être prioritaire. Ce dialogue est un geste très positif qui a l’appui de la communauté internationale quoique nous savions que consensus n’est pas synonyme d’unanimité.

 

Question : Le dialogue veut revenir sur la décision du congrès…

 

F.M. : La décision du congrès est la conséquence de la révision constitutionnelle parce que l’objectif de la réforme est d’abord économique en éliminant la multitude d’élections chaque année. Donc en mettant en cause la décision du congrès, cela veut dire qu’il ne faut pas organiser des élections dans ce pays or la volonté du peuple s’exprime par voie électorale. Dans ce sens, nous risquons d’ouvrir une nouvelle page car tous les efforts que ce pays a dépensés pour ce processus de démocratisation seront nuls et non avenus. L’opposition aura gagné mais le pays va perdre.

 

Question : Pourquoi vous êtes désolidarisé avec les hommes politiques de Mohéli ? Parce que vous êtes ministre ou avez un autre point de vue ?

 

F.M. : Il n’y a pas de désolidarisation. Chacun de nous a sa propre façon de voir les choses. Malgré toutes les accusations, Mohamed Ali Saïd s’est conformé à la loi référendaire. L’unique différence entre moi et les autres frères mohéliens, je reste convaincu que sans processus démocratique et sans alternance démocratique la tournante mohélienne n’est pas garantie.

 

Question : Pourquoi ?

 

F.M. Parce que nous avons reformé la constitution comme il y avait plusieurs problèmes, notamment le conflit des compétences. Mais suite à cette reforme, c’est Mohéli qui a le plus gagné. Nous avions deux députés élus au suffrage universel direct, maintenant nous avons 4 élus avec à peine 15 000 inscrits et 9 000 votants. Maintenant, nous espérons diriger le pays avec un président et un vice-président issus de Mohéli. Sur ce, j’estime que cette constitution par le principe de la solidarité, Mohéli a bénéficié et doit bénéficier de beaucoup plus. Donc en créant un climat de trouble et de crise sociale avec le concours de certains avocats de l’opposition, on met en danger la tournante mohélienne.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

200410/aam/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans INTERVIEWS
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 23:44

Opinion : Comment expliquer à ma fille l'évolution de la crise politique tribalo-constitutionnelle aux Comores/ Par Dr Abdou Musbahou

 

Je commence par t'avouer que je n'ai aucune animosité particulière contre notre président et le respecte comme tel, mais je milite sans aucune ambigüité pour son départ pacifique du pouvoir, car il n'a pas honoré ses promesses de campagne et souhaite prolonger son mandat. Par contre, je n'apprécie pas la stratégie maladroite de l'opposition et son amateurisme. Je crains le pire avec une opposition à plusieurs facettes sans leader ni projet commun, mis à part le départ de Sambi.

Il ne faut se voiler la face ; il faut reconnaitre que la stratégie de l'opposition nationale pour faire partir Sambi en mai 2010 a lamentablement échoué pour les raisons suivantes :
-L'opposition n'a pas empêché Sambi de réviser la constitution par voie référendaire.
-L'opposition a considéré à tort que les accords de Fomboni priment sur les 2 constitutions présentées au peuple successivement par Azali et Sambi et votées massivement par les comoriens.
- L'opposition a commis une erreur grave en considérant que la tournante est une affaire Mohélienne qui doit être réglée entre le gouvernement de l'union et les opposants Mohéliens.
-L'opposition Mohélienne a manqué de cohésion et paraît divisée par les calculs politiciens.
-L'opposition Mohélienne a minimisé l'importance capitale de Mohamed Ali Saïd et du président du conseil de Mohéli.
-L'opposition a trop misé sur la communauté internationale.

I-L'opposition n'a pas empêchée Sambi de réviser la constitution par voie référendaire.


La révision de la constitution par sambi est légale, contrairement à ce que raconte l'opposition. L'opposition devrait dissuader Sambi de réviser la constitution sinon se battre pour que le non l'emporte au lieu d'adopter la stratégie d'un boycott mou.

II-L'opposition a considéré à tort que les accords de Fomboni priment sur les 2 constitutions présentées respectivement par Azali et Sambi et votées massivement par les comoriens.


Les accords de Fomboni doivent être considérés comme s'ils n'ont jamais existés à partir du moment où la constitution proposée par Azali, est acceptée par voie référendaire par les comoriens. Elle a automatiquement régularisé la situation des Comores sur le plan constitutionnel. Il est inconcevable d'imaginer que des accords signés entre des séparatistes au pouvoir à Mutsamudu, à Fomboni et Anjouan, sans légitimité des urnes, doivent être au-dessus d'une constitution votée par le peuple. En fait les accords de Fomboni demeurent un argument fragile pour défendre la tournante.

III - L'opposition a commis une erreur grave en considérant la tournante comme une affaire Mohélienne qui doit être réglée entre le gouvernement de l'union et les opposants Mohéliens.


La tournante est un droit constitutionnel qui doit être défendue et respectée par tous les Comoriens y compris le président sambi.
Si Sambi ne veut pas respecter la tournante tous les comoriens respectueux de leur pays doivent s'unir comme un seul homme pour défendre cet article fondamental de la constitution. Il n'est pas question de défendre les Mohéliens ni combattre la personne de Sambi, mais il s'agit de faire respecter la constitution de notre pays. Et parler de la tournante des mohéliens n'est qu'un abus de langage. D'ailleurs si les Mohéliens doivent présenter 3 candidats de leur choix l'élection du nouveau président dépend du vote de Ngazidja et d'Anjouan et à juste raison, compte tenu de l'inégalité démographique en faveur de ces derniers. Il faut se rappeler qu'il s'agit d'une élection d'un président de tous les comoriens par suffrage universel et non pas le président des Mohéliens. Et le bon président originaire de Mohéli sera l'homme ou la femme qui saura le plus rassembler les comoriens de toutes les îles. Et, il serait suicidaire qu'un politicien accepte son élection en tournant le dos à une île. C'est pourquoi il faut éviter le jeu politique malsain consistant à diaboliser une catégorie de la population comme faire pavoiser une opposition composée de femmes en faveur de la tournante excluant de fait les femmes Anjouanaises ou prononcer des propos sectaires. L'opposition nationale a focalisé sa stratégie sur la tournante tout en occultant l'échec politique et économique de sambi par rapport à ses promesses électorales. Cette stratégie n'est pas mobilisatrice car en dehors des intellectuels l'ensemble des Comoriens ne se sentent pas concernés. Ils estiment à tort qu'il s'agit d'une affaire politique, n'ayant pas d'impact direct sur leur vie quotidienne de misère.

IV-L'opposition Mohélienne a manqué de cohésion et paraît divisée par les calculs politiciens.


Si l'opposition Mohélienne mérite des félicitations pour avoir mis en échec Sambi dans les législatives, force est de constater qu'il manque de stratégie commune pour faire plier Sambi.
Au détriment d'une stratégie commune en faveur de la tournante, la politique de petits clans pour la présidentielle s'organise alors que rien ne dit que Sambi quittera le pouvoir le 26 mai. Les alliances contre nature pour l'élection du président du conseil de Mohéli en dit long.

V-L'opposition Mohélienne a minimisé l'importance capitale de Mohamed Ali Saïd et du président du conseil de Mohéli.


La constitution actuelle présentée par Sambi et votée par le peuple y compris les Mohéliens, n'a pas prévu le remplacement du gouverneur d'une île en cas de démission collective entrainant le départ de tous les élus du pouvoir insulaire. En conséquence, en cas de démission collective Sambi sera contraint d'organiser des élections anticipées du gouverneur et des conseillers sans attendre novembre 2011 ou il nommera un gouverneur de son choix en dehors de tout cadre légal. Il s'agit d'une action légale de la part des élus de Mohéli plus est dans ces conditions Sambi se mettra dans l'illégalité et ses arguments en faveur de l'harmonisation seront balayés d'un revers de main. Son masque tombera devant les comoriens et la communauté internationale. Par contre la stratégie selon laquelle, Mohamed Ali Saïd et l'opposition ne doivent plus reconnaitre Sambi après le 26 mai est une grave erreur qui ne profitera qu'à ce dernier. Il s'agit d'une action illégale qui sera qualifié de rébellion à l'égard du pouvoir de l'Union avec tous ses corollaires. Sambi aura les mains libres pour continuer son chemin vers 2011 et la population de Mohéli ne peut pas accepter le prix d'un isolement pour ne pas dire embargo. Menteurs ou naïf tous ceux qui brandissent la menace d'un pouvoir séparatiste à Mohéli tel a été le cas à Anjouan. Par contre Anjouan payera sans doute les pots cassés compte tenu des origines de sambi. La haine contre les Anjouanais innocent véhiculée par des politiciens véreux mettant tous les anjouanais dans le même pot risque de nuire à la stabilité du pays. Ainsi il est grand temps que tous les Anjouanais condamnent sans équivoque la prolongation du mandat de Sambi, surtout que ce dernier n'a rien fait en faveur de cette île depuis son avènement au pouvoir. Aucun projet touristique ou de développement n'est prévu dans cette île alors qu'elle présente les mêmes atouts que ses sœurs. Il ne faut pas aimer une bague pour des raisons excentriques jusqu'à sacrifier son doigt. C'est un suicide donc un pêché.

V-L'opposition a trop misé sur la communauté internationale.


La timidité de l'opposition lors des campagnes pour la révision de la constitution et des 2 dernières consultations tranche avec son agressivité devant les chancelleries à l'étranger et auprès des organismes internationaux. Il est naïf de croire qu'un pays étranger quel qu'il soit sans aucun intérêt particulier s'immiscera dans l'imbroglio politico-constitutionnel comorien en dehors d'un cadre juridique. Les Comores, un pays souverain avec un pouvoir légal reconnu comme tel a le droit de modifier sa constitution comme bon lui semble dans le respect des droits de l'homme. Dans les grandes démocraties il arrive que l'opposition soit hostile à une modification d'un article de la constitution mais elle l'accepte au final, car elle est soumise à la loi de la majorité. L'UA n'a aucune compétence pour demander à Sambi de se soumettre à un accord de 2001 en occultant la constitution actuelle.
L'opposition et le pouvoir ne font que se ridiculiser auprès de la communauté internationale en montrant leur immaturité.

En conclusion, il appartient aux élus de l'opposition en général et de Mohéli en particulier de présenter une démission collective afin de contraindre en toute légalité Sambi à quitter le pouvoir dans les meilleurs délais. Par contre il sera difficile de garder le titre de gouverneur de l'île de Mohéli et ne pas reconnaitre l'autorité du gouvernement de l'Union sans porter l'étiquette de rebelle.

Docteur Abdou Musbahou

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 11:33

Moroni, samedi 17 avril 2010 (HZK-Presse) – Après trois jours d’intenses négociations en vue de trouver un consensus politique sur un nouveau calendrier des futures élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles, aucun compromis n’a pu être trouvé entre les quatre chefs d’exécutifs, et ce malgré la médiation menée par la communauté internationale.

Le premier à claquer la porte est le gouverneur de l’île de Mohéli, qui a quitté Moroni à la mi-journée de ce samedi, suivi par son homologue de Ngazidja. Pour Hamada Madi Bolero, membre de la délégation mohélienne, « c’est plus qu’un échec », car selon lui le pouvoir central n’a pas tenu compte de la proposition faite par la partie mohélienne, celle d’organiser les élections en novembre 2010. « Nous avons été réalistes car on ne pourrait matériellement pas organiser des élections en mai 2010 ».

Toutefois, en croire cet ancien premier ministre à l’époque du régime du colonel Azali, et membre de la Convergence nationale pour Mai 2010, une coalition de l’opposition, « la décision a déjà été prise par les mohéliens de ne pas reconnaitre la légitimité du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi après le 26 mai 2010 ». Cette déclaration il l’a faite devant la presse à sa sortie de Beit-Salam, ce samedi en fin de soirée, après la suspension des travaux.

Répondant à son tour aux journalistes, le vice-président Idi Nadhoim, qui assurait la présidence des dernières séances de négociations, s’est montré moins catégorique en affirmant qu’ils ont « suspendu les travaux et non le dialogue ». Selon lui, les discussions « ne pouvaient se poursuivre dès lors que les gouverneurs Mohamed Ali Said et Mohamed Abdouloihabi se sont retirés », laissant leur homologue Moussa Toybou d’Anjouan seul à la table face aux représentants du pouvoir fédéral.

Le point d’achoppement reste la date des élections, dont les trois propositions mises à la table sont inconciliables, entre novembre 2010, mai 2011 ou novembre 2011. L’enjeu est de trouver un compromis politique sur la durée de prolongation du mandat du chef de l’Etat, par rapport à la décision votée le 1er avril dernier par les parlementaires réunis en congrès, de fixer la date d’harmonisation des élections au 27 novembre 2011, prolongeant ainsi de 18 mois le mandat du président Sambi.

Un congrès boycotté par l’opposition, estimant que toute prolongation de mandat de l’actuel chef de l’Etat, risque de remettre en cause le principe constitutionnel de la présidence tournante dont le tour échoit à l’île de Mohéli, après Ngazidja (2002-2006) et Ndzouani (2006-2010).

El-Had Said Omar

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 21:26

"Le gouverneur d’Anjouan a déjà consenti des sacrifices"

Moroni, vendredi 16 avril 2010 (HZK-Presse)Ce juriste et membre de la délégation anjouanaise qui accompagne le gouverneur de l’île d’Anjouan dans le cadre des discussions entre le président de l’Union et les trois chefs des exécutifs des îles, nous livre ici, son point de vue par rapport à cette rencontre. Interview accordée à HZK-Presse et La Gazette en marge des discussions de Beit-Salam.

QUESTION
: Vous faites partie de la délégation qui accompagne le gouverneur Moussa Toybou dans le cadre du dialogue entre les chefs des exécutifs des îles et le président de l’Union. Quel est votre avis par rapport à ces rencontres ?

Charkane Chaharane : Nous avons accepté de venir pour répondre à l’invitation du Chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi. Le gouverneur Moussa Toyibou est toujours ouvert au dialogue dans la perspective de trouver une issue pour parer à l’éventualité d’une crise qui pourrait naître à la suite de la décision du Congrès du 1er mars dernier.

QUESTION : Concernant le calendrier électoral à établir pour l’organisation des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles, quelle est la position de la délégation anjouanaise ?

C.C. : Premièrement, c’est de dire que nous sommes respectueux des valeurs républicaines. Nous nous alignons à la décision du Congrès qui a fixé l’harmonisation et la date des prochaines élections du président de l’Union et les gouverneurs des îles au 27 novembre 2011, par rapport aux prérogatives qui lui sont dévolues par la Constitution. Deuxièmement, on pourrait faire des concessions comme on l’a toujours fait parce que le gouverneur Moussa Toybou a consenti des sacrifices pour parvenir cette réforme constitutionnelle notamment l’aboutissement de l’harmonisation des élections du président et des gouverneurs des îles. Il est encore prêt, éventuellement, à le faire si c’est pour préserver la paix et la stabilité du pays. C’est pourquoi, il appelle ses homologues à faire de même, c'est-à-dire, placer les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des intérêts particuliers.

QUESTION: Et si les négociations échouaient quelle serait votre réaction ?

C.C. : Je ne pense pas qu’elles échoueront. J’ai parfaitement confiance aux chefs des exécutifs qui aiment beaucoup leur pays. Je pense aussi qu’ils sont conscients que les yeux des Comoriens sont rivés sur eux dans l’espoir qu’ils trouvent une solution afin de préserver la paix et la stabilité du pays. Il faut penser à préserver les retombées de la conférence de Doha qui pourraient être une source de richesse pour le développement socio-économique du pays.

Propos recueillis par Faissoili Abdou

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans INTERVIEWS
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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 23:09

Vous trouverez ci-dessous le dernier clip de la diva comorienne, Madame FOUDHOYLA CHAFFI, chanteuse de l'orchestre mythique, joujou des Comores.

 

Cliquez une fois et regalez vous !

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:38

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Rencontre des exécutifs fédéral et insulaires :

Rien n’est conclu

 

Moroni, jeudi 15 avril 2010 (HZK-Presse) Le temps est au rapprochement. Le dialogue, entre les différentes entités, prôné par le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, lors de sa  récente visite dans le pays se concrétise. Le Chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi a rencontré hier soir les chefs des exécutifs des îles pour un premier dialogue en vue de s’entendre sur un chronogramme pour l’organisation des prochaines élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles.

 

« Tout va bien, il n’y a pas de blocage », s’est exclamé Moussa Toybou, le gouverneur de l’île d’Anjouan à la sortie de cette discussion de près de quatre heures de temps. Une rencontre au cours de laquelle, les quatre hauts responsables se sont parlé en tête à tête sans la participation d’autres entités. « Nous nous sommes vu ensemble, nous avons soulevé les difficultés qui se trouvent au niveau du pays et on s’est mis d’accord que les discussions vont continuer demain [aujourd’hui, Ndlr] », a-t-il ajouté.

 

Selon lui, les points soumis à la table des négociations lors de cette rencontre au sommet étaient axés sur « les dates, les problèmes socio-économiques et la sécurité ». Le chef de l’exécutif d’Anjouan a justifié cette deuxième rencontre au fait que « chacun doit se concerter avec ses équipes pour avoir des éclaircissement sur certains points ».

 

Par rapport au calendrier électoral le président Sambi qui s’est exprimé Mardi dans une interview accordée à l’Afp, a déclaré qu’il était prêt à l’avancer. Mohamed Ali Saïd, le gouverneur de l’île de Mohéli a pour sa part indiqué que « nous cherchons un consensus pour que Mohéli ait son droit [la tournante, ndlr] cette année. Si ces discussions entre ces hauts responsables réussissent, elles devraient aider à dissiper les nuages qui s’amoncellent sur le climat politique depuis la décision du Congrès du 1 mars dernier.

 

F.A.

150410/fa/hzkpresse/6h00

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Sécurité rapprochée de Sambi :

Les militaires libyens se dévoilent

 

Moroni, jeudi 15 avril 2010 (HZK-Presse) – Désormais, on connait l’objet de la mission des militaires libyens dans notre pays. Depuis mardi, ils ont pris du service du coté de Beit Salam [siège de la présidence de la république]. Les Hommes du colonel Kadhafi se fondent dans le groupe de sécurité des hautes personnalités (GSHP). Selon nos sources, « ces militaires travaillent en collaboration avec la garde rapprochée et monte eux aussi la garde au palais présidentiel ».

 

Ce mardi après-midi, ces militaires ont fait une démonstration de force en accompagnant le raïs pour visiter la décharge de Moroni. Cette intervention publique vient taire les soupçons qui pesaient sur l’objectif exact de cette unité. Mais la prise de fonction des éléments de la Jamahiriya dans la protection rapprochée de Sambi alimente encore la polémique.

 

« La Libye est un pays frère, cela fait déjà plus de neuf mois que j'ai demandé à notre ami et frère guide (Mouammar Kadhafi) de nous envoyer quelques éléments pour venir entraîner mais aussi accompagner la garde présidentielle », reconnait le président Sambi, dans un entretien exclusif avec une agence de presse étrangère. Pourtant, à Kandani, on estime « ne pas être au courant de l’arrivée de ces militaires ».

 

Un haut gradé de l’armée indique que « l’Etat major était à l’aéroport pour prendre du matériel. A l’atterrissage du transal libyen, les militaires comoriens trouvent du matériel mais animé, des Hommes et de l’armement ». Ensuite, le bureau B3 qui s’occupe de la formation au niveau de l’Etat major ne semble pas au courant de ce stage. « Quand des militaires étrangers arrivent à Moroni dans le cadre d’une formation, on signe un protocole d’accord.

 

Celui-ci détermine la tâche exacte de cette mission et surtout la durée », chuchote un des officiers de l’armée nationale de développement. « Peut-être des gens n'étaient pas au courant de la date de leur arrivée, mais le ministre de la Défense, et le chef d'état-major étaient au courant de la venue de ces frères (...) », a démenti le président Sambi.

 

Loin de la polémique, Sambi renforce sa garde. Des sources dignes de foi annoncent que « l’effectif du GSHP a augmenté sur demande du chef de l’Etat lui-même. Une trentaine de soldats de l’AND ont rejoint les rangs de la garde rapprochée ».

 

Les libyens ne sont plus les premiers soldats étrangers à intégrer le GSHP. Des Iraniens ont élu domicile dans cette unité d’élite depuis deux ans. Des tanzaniens ont aussi exercé dans la garde présidentielle mais dans le cadre d’une convention car c’était au moment du débarquement à Anjouan, sous les auspices de l’Union africaine.

 

A.A.Mguéni

150410/aam/hzkpresse/9h00

 

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans ARMEE
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:48

Lu pour vous : source / MORONI (AFP) - 13.04.2010 20:35

Comores: le président Sambi se dit prêt à avancer la présidentielle

Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi s'est dit prêt, sous condition, à revoir le calendrier électoral, à l'origine de vives tensions politiques aux Comores, annonçant par ailleurs l'entrée en fonction de soldats libyens au sein de sa garde présidentielle.

voir_le_zoom : Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le 13 avril 2010 à Moroni lors d'une interview à l'AFP.Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le 13 avril 2010 à Moroni lors d'une interview à l'AFP.

"Si on parvient à harmoniser les élections (présidentielle et des exécutifs des trois îles de l'Union), et si on parvient à trouver une base juridique, je suis d'accord pour changer le calendrier électoral", a déclaré mardi le président Sambi, dans un entretien exclusif avec l'AFP à Moroni.

"On peut trouver une solution, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas changer ce calendrier", a-t-il assuré.

 

L'opposition et de nombreux habitants de l'île de Mohéli contestent vivement la prolongation de dix-huit mois du mandat du président Sambi au-delà du 26 mai prochain (fin théorique de ses quatre ans de mandat), et réclament le respect de la présidence tournante de l'archipel.

 

Début mars, un congrès parlementaire, organisé dans le cadre d'une réforme de la Constitution mais boycotté par l'opposition, a fixé les élections du président de l'Union et des gouverneurs des trois îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) au 27 novembre 2011.

 

"Mon objectif était d'harmoniser les élections (présidentielle et des chefs des exécutifs des îles), pas d'avoir un autre mandat ou de prolonger mon mandat actuel", a réaffirmé le chef de l'Etat, assurant avoir "toiletté la Constitution", et non l'avoir changé.

 

Suite à la visite en fin de semaine dernière d'un représentant de l'Union africaine, M. Sambi a annoncé une réunion mercredi avec les chefs des exécutifs des îles, premier "dialogue" pour "tenter de s'entendre sur un calendrier électoral, (...) base des discussions".

 

Dans ce contexte, le chef de l'Etat a officiellement reconnu la présence de soldats libyens au sein de sa garde, dont l'arrivée fin mars avait défrayé la chronique et alimenté les interrogations, l'opposition dénonçant des "mercenaires" d'un nouveau genre.

"Cela fait déjà plus de neuf mois que j'ai demandé à notre ami et frère guide (Mouammar Kadhafi) de nous envoyer quelques éléments pour venir entraîner mais aussi accompagner la garde présidentielle", a expliqué M. Sambi.

Ces militaires libyens "sont arrivés, ils sont installés, et c'est depuis ce matin qu'ils ont commencé leur travail", a-t-il déclaré, ne précisant cependant pas leur nombre exact, alors que quelques uns d'entre eux en uniforme étaient visibles dans l'enceinte de la présidence.

 

Le président comorien a démenti à ce propos tout problème avec la hiérarchie de l'armée. "Tout ça ce sont des rumeurs. Nous avons de bonnes relations (...)", a affirmé M. Sambi.

"Les militaires me sont au contraire reconnaissants, car depuis que je suis là, notre armée a eu beaucoup d'aide", a assuré le président, qui a annoncé que la Libye paiera pendant un an, et ce dès ce mois, les salaires des militaires comoriens.

 

Aujourd'hui "les Comores sont devenues un bon élève de la démocratie", a estimé M. Sambi, qui estime par ailleurs avoir "tout fait pour faire venir de l'argent et des investisseurs dans le pays".

"La communauté internationale a commencé à nous faire confiance et reconnaître nos sacrifices, c'est très important", s'est-il félicité, jugeant avoir contribué "à changer l'image du pays."

 

Enfin, le président comorien a regretté les "dégâts" causés dans la relation franco-comorienne par la départementalisation de l'île français de Mayotte, revendiquée par Moroni, et les propos tenus par le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite sur place en janvier dernier.


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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