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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 01:23
 
 
 
Les milieux d’affaires n’excluent pas un lien avec l’ouverture à la concurrence du secteur bancaire comorien
 
Moroni, vendredi 8 décembre 2006 (HZK-Presse) – Rien n’est encore officiel, mais l’information faisant état d’un retrait du groupe français BNP-Paribas du capital de la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC-Comores) semble se confirmer de source proche de cette dernière. En fait, ce désengagement de BNP-Paribas pourrait même intervenir plus vite que prévu, probablement d’ici fin 2006 ou début 2007, lorsque le Conseil d’administration de la Banque centrale des Comores (Bcc), qui se réunit vers la mi-décembre, aura statué sur ce dossier.
 
L’on parle déjà de raisons d’opportunité ou de rentabilité pour expliquer ce départ plutôt inattendu, notamment le processus de redéploiement du réseau BNP-Paribas vers la zone d’Europe centrale et de l’Est, voir même l’Asie où le marché est en plein essor.
 
Mais dans les milieux d’affaires de la capitale c’est l’expectative, et l’on exclut pas un lien avec l’ouverture à la concurrence du secteur bancaire comorien, avec l’arrivée de deux nouvelles banques commerciales, la Banque Fédérale des Comores (BFC) financée par un important investisseur Koweitien, et la Exim Bank.
 
Unique banque commerciale en activité aux Comores, la BIC a réalisé en 2005 un résultat net de 340 millions fc, contre 408 l’année précédente. Elle représente 61% de parts de marché en termes de dépôts [10,8 milliards fc] et de crédits à l’économie.
 
Créée en 1982 avec un capital de 300 millions fc, la Banque pour l’Industrie et le Commerce (BIC) a été rachetée en 1990 par la Banque nationale de Paris [BNP Intercontinentale, devenue en mai 2000 le groupe BNP-Paribas] succédant ainsi la BIAO.
 
La BNP-Paribas détient 51% du capital, l’Etat comorien (34%) et des privés (15%). La direction actuelle de l’établissement assurera vraisemblablement la transition pour une durée de 12 à 18 mois, sous contrat avec le nouveau repreneur français qui est la Banque populaire, implantée à Mayotte à travers sa filiale la BRED ouverte en décembre 2001.
 
Après Maurice et les Comores, la BNP-Paribas quitte également Djibouti, ce qui est considéré comme « un désengagement stratégique » de la zone Océan indien.
 
Dans son ensemble, le groupe BNP-Paribas, qui fait partie des cinq premières banques européennes à vocation internationale, a réalisé une croissance record de 14% en 2005, confirmant sa stratégie d’expansion, un produit net bancaire de 21,5 milliards d’euros.     
 
Source : HZK - El-Had Said Omar - 081206/eso/hzkpresse/09h00
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 23:53
Sabotage du réseau téléphonique de la capitale
 
 
 
 
« L’enquête de la gendarmerie s’oriente vers deux pistes »
 
Moroni, mardi 5 décembre 2006 (HZK-Presse) –
 
La société nationale des télécommunications (Comores Télécom) a été victime d’un acte de vandalisme, ce samedi à proximité de son siège. Le câble souterrain  raccordant plus de 2000 abonnés de la capitale au réseau téléphonique a été sectionné par des individus non encore identifiés.
 
La direction de l’entreprise a porté plainte et une enquête a été ouverte à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte criminel, qui a eu pour conséquence de priver de moyen de communication plusieurs clients, notamment des entreprises et des administrations, durant plus de 72 heures.
 
A Comores Télécom, l’indignation est grande, surtout qu’une telle action ne semble avoir aucune motivation financière apparente, comme ce fut le cas en 2005 avec le vol d’une énorme quantité de câble en cuivre, destinée à un trafic très lucratif vers des pays voisins, avec la complicité d’agents de la société.
 
 En sectionnant le câble sur une longueur d’à peine 1 mètre, ces bandits ont-ils délibérément eu l’intention d’endommager le réseau téléphonique ? Si oui, pour quelles raisons ? Seuls les enquêteurs pourront élucider cette curieuse affaire.  
 
Le gouvernement de l’Union, à travers son porte-parole, Abdourahim Said Bakar, a vigoureusement condamné cet acte, et demandé que « tout soit mis en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de ce sabotage inadmissible ».
 
Les entreprises qui utilisent des systèmes de réseau, tels que les banques ou les services postaux, ont subi de sérieuses perturbations entre samedi matin et lundi après-midi, provoquant des scènes de panique et de nombreuses réclamations des usagers. Les opérations d’envoi ou de réception d’argent dans les guichets Western Union furent momentanément suspendues, de même que le paiement des salaires à la Snpsf.  
 
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’on devrait s’orienter vers deux pistes, dont la plus plausible serait le sabotage, avec une coïncidence sur la qualité des principaux utilisateurs victimes [corps diplomatiques, hôtels, hautes personnalités de l’Etat], affirme le commandant Rafick Abdallah Soilih. Quelques techniciens de Comores Télécom ont été entendus mais ces interrogatoires n’ont donné lieu à aucune inculpation, a constaté ce mardi HZK-Presse, de source proche de l’enquête.
 
Source : El-Had Said Omar -  051206/eso/hzkpresse/16h00
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 23:47
Conférence de presse du gouvernement de l’Union
 
 
 
 
 « En six mois, nous avons enregistré des avancées significatives et incontestables
 
 
 Moroni, lundi 4 décembre 2006 (HZK-Presse)
Le gouvernement de l’Union a fait son bilan des 6 premiers mois de règne du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Réunis presque au grand complet ce dimanche à l’hôtel Moifaka, autour du vice-président Ikililou Dhoinine, les membres du gouvernement ont brossé un bilan globalement positif de leur action autour du chef de l’Etat, qui avait fait la promesse de rendre compte à la population de sa gestion des affaires publiques.
 Pour le secrétaire général du gouvernement, Mohamed Bacar Dossar, qui a présenté à la presse les principales réalisations au niveau des différents départements ministériels, « il ne s’agit que d’un bilan encore provisoire, qui sera complété à la fin de l’année sur la base de la feuille de route en cours d’exécution ». Trois grands objectifs ont enregistré « des avancées significatives et incontestable », soutient-il, à commencer par le partage des compétences entre l’Union et les Iles, à travers la promulgation tant attendue des fameuses lois organiques relatives à l’organisation judiciaire, à la magistrature et aux forces de sécurité intérieure des îles autonomes, que le président sortant Azali Assoumani s’était refusé de signer.
 
 L’on a cité également à l’actif du nouveau pouvoir la présence de l’Union à Anjouan, avec la réinstallation du président de l’Union dans les anciens bureaux de la présidence, la célébration de la fête nationale dans l’île, le déploiement d’un premier détachement d’éléments de la Garde de sécurité des hautes personnalités (GSHP) et l’ouverture d’un bureau de la direction de la sûreté nationale.
 
 
A en croire M. Dossar, le suivi de la conférence de Maurice, qui constitue le troisième objectif du gouvernement, est entré dans sa phase active, suite à la mise en place des structures de suivi de la table ronde et la reprise des contacts avec les partenaires dans une perspective d’accélération des mécanismes d’exécution du Plan d’action 2006-2009, notamment le montage des dossiers de projets qui accuse un retard anormal.
 
La récente nomination d’un nouveau commissaire au Plan (Abal Anrab Abdou Chakour) et le recours à un expert international confirmé (Ali Bourhane), devraient contribuer à relancer la machine, assure-t-on, avec l’appui technique du Pnud.
 
Concernant le dossier de Mayotte, le ministre des relations extérieures, Ahmed Ben Said Jaffar, affirme que le gouvernement respectera l’engagement du président de la république de réinscrire la question à l’ordre du jour des prochaines Assemblées générales de l’Organisation des Nations Unies, cela n’ayant pas été possible à la session de 2006 pour des raisons de procédures. « Mayotte est une partie du territoire comorien que nous continuerons à défendre dans le dialogue avec la France », dit-il. Le Document cadre de partenariat qui vient d’être signé entre Paris et Moroni traduit selon lui une volonté commune de traiter toutes les questions bilatérales.
 
A propos des élections présidentielles des îles, prévues en avril prochain, le ministre de la Justice, Mmadi Ali, assure que « 50% du budget est disponible », la moitié étant à rechercher auprès de nos partenaires extérieurs. Un projet de loi portant révision du code électoral est en cours de discussion au parlement, poursuit le garde des sceaux, et les opérations de toilettage des listes électorales seront lancées d’ici fin décembre, après mise en place des différentes structures en charge de l’organisation du scrutin.            
 
A propos des affaires de détournement de fonds publics, dont les principaux prévenus sont en liberté provisoire et placés sous contrôle judiciaire, le ministre de la justice promet l’ouverture dès la mi-décembre des procès.
 
Concernant l’engagement dans l’armée nationale de développement de 150 recrues à Anjouan, le souci du gouvernement serait d’éviter « le scénario de 5 armées dans un même pays, à l’instar de certaines régions du monde », expliquent les conférenciers.
 
Le redéploiement des effectifs actuels au sein des différents corps de l’institution militaire, devra s’opérer « dans le respect des lois et sans porter atteinte aux droits et avantages acquis dans la carrière des intéressés », explique le secrétaire général du gouvernement. La gendarmerie d’Anjouan devra se conformer au nouveau format prévu par la loi sur les forces de sécurité intérieure.
 
Abordant le rôle des médias, le gouvernement appelle à « une plus grande responsabilité des journalistes » dans le traitement de l’information, afin d’éviter les dérives parfois véhiculées, et incitant à la haine entre les îles
 A une question sur le lourd héritage laissé par l’ancien régime du colonel Azali, le gouvernement répond en citant le cas révélateur de deux grandes sociétés d’Etat, la Société comorienne des hydrocarbures (Sch) et l’Office national d’importation du riz (Onicor) « plongées dans une incapacité notoire à passer des commandes sur fonds propres ».
 
L’avance statutaire généralement accordée à l’Etat par la Banque centrale (1,4 milliard fc), aurait même déjà été utilisée par anticipation pour l’année 2006, comme les Impôts sur bénéfices divers (IBD) prélevés à Comores Télécom en début d’exercice par le gouvernement précédent. Et M. Ikililou d’avancer les chiffres de 125 millions fc de dettes laissées à la Pharmacie nationale (Pnac), ou les 178 millions fc de factures impayées au centre hospitalier d’El-Maarouf.
 
« Il nous fallait d’abord commencer par boucher ces gouffres et gérer des situations d’urgence », renchérit le secrétaire général du gouvernement, qui demande à l’opinion son indulgence, si certaines procédures n’ont pu être observées ici et là, notamment en matière de passation de marchés publics [achat des 14 bus destinés au ramassage des élèves et étudiants, commande de riz, etc., suite à des révélations de la presse].           
 A propos des banderoles controversées d’Anjouan, le ministre Ahmed Ben Said Jaffar, qui avait accompagné la ministre française déléguée à la Coopération, lors de sa récente visite de l’île, déplore ces « manipulations honteuses qui portent atteinte à l’image du pays ».
 
Concernant le dossier brûlant de la rentrée scolaire perturbée par la poursuite de la grève des enseignants, le ministre de l’Education nationale et porte parole du gouvernement, Abdourahim Said Bakar, a déclaré qu’un protocole d’accord pourrait être conclu dès ce lundi avec les organisations syndicales afin de dénouer cette crise qui n’a que trop duré. Et de confirmer le paiement prochain de deux mois d’arriérés sur financement du 9ème Fed (Fonds européens de développement).
 
Affichant leur cohésion autour des orientations tracées par le président Sambi, les membres du gouvernement de l’Union envisagent l’avenir du pays avec beaucoup d’optimisme, en misant sur la carte de l’ouverture diplomatique tous azimuts, dont les premières retombées économiques se chiffrent à près d’une centaine de milliards fc d’investissements, prévus ou en cours, en provenance de 9 pays amis [USA, Libye, Koweit, Chine, Iran, France, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Inde].    
 
A cette bouffée d’oxygène inespérée après une décennie de gel de l’aide internationale, les nouvelles autorités de l’Union issues de l’élection présidentielle de mai dernier, annoncent l’arrivée prochaine des trois premières usines destinées à l’ambitieux projet Habitat [une des promesses électorales du candidat Sambi], dont l’achat serait entièrement financé sur fonds propres de l’Etat.   
 
La conclusion d’un programme formel avec le Fonds monétaire international (Fmi), dont une importante mission d’évaluation conduite par Gilmour Andrew, se trouve à Moroni depuis vendredi dernier, semble également acquise, à en croire le secrétaire général du gouvernement.
 
L’obtention d’une « Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance » (Frpc) ouvre la voie à un réaménagement de la dette extérieure des Comores [estimée à 127 milliards fc], dans le cadre de l’initiative PPTE (Pays pauvre très endetté) dont l’échéance était fixée au 31 décembre 2006.
 
Source : El-Had Said Omar - 041206/eso/hzkpresse/7h00
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 12:10
 
CONFERENCE DE PRESSE DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE :
 
« Nous ne revendiquons pas d’être les seuls à participer au développement des Comores… » 
 
Moroni, mercredi 29 novembre 2006 (HZK-Presse) –
 
L’ambassadeur de France a tenu ce mardi une conférence de presse pour préciser les nouveaux enjeux des relations franco-comoriennes, suite à la signature dimanche dernier à Moroni, entre Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée française à la Coopération , et Ahmed Ben Said Jaffar, ministre des relations extérieures, du Document cadre de partenariat (Dcp) [voir dépêches HZK-Presse du 26 au 28 novembre].
 
Pour le diplomate français, accompagné du Premier conseiller, J-F Frier, cet important accord est l’aboutissement logique d’un long processus, dont la réussite a été rendue possible par la tenue à Paris de la 5ème grande Commission mixte franco-comorienne (avril 2005), la conférence des bailleurs de fonds en faveur des Comores (décembre 2005) et l’élection présidentielle de l’Union (avril-mai 2006).
Le gel par Paris de l’aide publique au développement des Comores s’explique par l’instabilité chronique du pays, rappelle Christian Job, citant le chiffre record de 19 coups d’Etat ou tentatives enregistrés en 30 ans d’indépendance.  
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Il a surtout fait observer « l’effort sans précédent » de son pays à accompagner le décollage économique de l’archipel, à travers une enveloppe « conséquente » de 88 millions [44 milliards de francs comoriens], « un montant qu’aucun autre pays n’a consenti à ce jour dans le cadre des annonces d’aide faites à la conférence de Maurice », estimé à 150 millions d’euros [73 milliards fc], soit plus de 40% du total, a-t-il expliqué.
 
Initialement fixée à 65 millions d’euros [32 milliards francs comoriens] lors de la table ronde de Maurice, l’aide française est ainsi réévaluée de 35%, sans doute pour conforter cette position de leadership que tient encore à préserver la France , classée premier partenaire des Comores devant la Chine , en perspective du retour en force annoncé de certains pays du Golf et du monde arabe, réputés pourvoyeurs de gros investissements, même si l’ambassadeur Job n’y voit pour l’instant « aucun lien de cause à effet ».   
 
Paris serait néanmoins attentif aux résultats des prochaines discussions avec le Fonds monétaire international (Fmi), dont une importante mission est attendue à Moroni le 1er décembre, en vue de la conclusion éventuelle d’un programme formel de type « Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (Frpc) », permettant aux Comores de bénéficier d’un réaménagement de sa dette extérieure évaluée à plus de 120 milliards fc.
 
« C’est seulement après cette ultime revue de l’évolution des finances publiques que le gouvernement français réunira le Club de Paris », répond l’ambassadeur à HZK-Presse, une opportunité offerte à l’Union des Comores de négocier directement avec l’ensemble de ses créanciers bilatéraux, l’effacement ou la réduction de sa dette. La France étant le seul créancier des Comores membre du Club, elle peut amener d’autres créanciers non membres à y prendre part.
 
Une lettre du ministère français des Finances datée du 26 septembre 2006, dont HZK-Presse a pu se procurer une copie, l’a conformé aux nouvelles autorités comoriennes, tenues de « prendre au plus vite les mesures nécessaires à la conclusion d’un tel programme ». On estime à 4,4 milliards fc le montant de la créance à l’égard de la France (dette postale et prêts de l’Afd). La dernière annulation de dette remonte à 1994, dans le cadre des mesures d’accompagnement décidées par Paris au lendemain de la dévaluation du Franc comorien.  
 
Autre sujet abordé par Christian Job, la mise à disposition d’une « expertise de haut niveau » pour appuyer le renforcement des capacités des nouvelles institutions comoriennes. Il s’agit d’une assistance technique multisectorielle et pluridisciplinaire, qui, à en croire le diplomate français, touchera aussi bien la justice, que les finances publiques, l’agriculture, la santé et l’éducation.
 
Concernant les banderoles très controversées déployées à Anjouan à l’occasion de la visite de la délégation ministérielle française, et sur lesquelles on pouvait lire « Anjouan française au sein de la république française », l’ambassadeur de France affirme n’avoir rien vu de tel, « il est possible qu’il y ait eu cela, mais ce n’est pas comme cela que nous envisageons les choses », soutient-il. Et d’ajouter que « c’est la libre expression d’une minorité dans une démocratie ».
 
A propos de l’arrivée aux Comores de nouveaux opérateurs économiques susceptibles de concurrencer des intérêts français, Christian Job n’y voit aucun inconvénient, à condition que le droit de chacun soit respecté. Des investisseurs français seraient selon lui « victimes d’exactions », allusion faite à l’affaire de la résiliation par l’Etat du contrat de concession des services de manutention portuaire à la société française Mer Austral [unique actionnaire de la Compagnie de manutention des Comores – Comaco], au profit d’un consortium arabe, le groupe Al-Marwan & Gulftainer en instance d’installation à Moroni. 
 
« Nous ne revendiquons pas d’être les seuls à participer au développement des Comores… D’ailleurs la France se félicite, poursuit le diplomate, de l’ouverture du pays vers d’autres partenaires ». Quelques conditions s’avèrent toutefois indispensables à ses yeux pour garantir la sécurité des investissements aux Comores, « une justice équitable, un code douanier et un code des investissements applicables et appliqués », dit-il. 
 
Au sujet de la dette actuelle de l’ambassade des Comores à Paris, estimée à 3 millions d’euros, et qui constitue un dossier litigieux entre Paris et Moroni, un plan de remboursement pourrait être proposé dès la semaine prochaine par le gouvernement comorien, révèle le représentant de la France. Un problème qui semble retarder la nomination d’un nouvel ambassadeur des Comores en France, depuis 2002.
 
Pour les visas d’étudiants, le conférencier déplore la dégradation du niveau de français des candidats. L’on apprend que 180 bacheliers comoriens ont tout de même obtenu cette année un visa pour des études en France, mais dès la rentrée prochaine, prévient l’ambassadeur, le service de coopération renforcera le contrôle de langue, à travers les diplômes d’étude ou d’approfondissement de la langue française (DELF et DALF, délivrés par l’alliance franco-comorienne).   
 
Quant à l’incontournable et épineuse question de Mayotte [quatrième île de l’archipel maintenue sous administration de la puissance colonisatrice, en dépit des résolutions de Nations unies reconnaissant la souveraineté comorienne sur l’île depuis 1975], Christian Job s’est juste contenté de parler « d’appréciations différentes et d’intérêts communs », en suggérant la recherche de « voies concrètes et apaisées » pour aplanir les difficultés et favoriser les échanges entre les îles de l’archipel.       
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 21:50
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
 
 
Comores / Libye
 
Mission de la LAAICO :
 
Investir dans un Projet d’extension de l’hôtel Itsandra
 

Moroni, vendredi 24 novembre 2006 (HZK-Presse) ‘
 
Une délégation de la Compagnie libyenne et arabo-africaine d’investissement (LAAICO) conduite par le directeur de son Bureau juridique, Hammuda M. Abugreen, est arrivée à
Moroni dans le cadre du suivi du projet d’extension de l’hôtel Itsandra pour lequel cet organisme a manifesté son intérêt. L’opérateur libyen aurait déjà obtenu l’agrément des autorités comoriennes pour intervenir dans le secteur hôtelier et immobilier, compte tenu de son expérience acquise notamment en Afrique, à en croire un spécialiste comorien proche du dossier.
 
LAAICO compte à son actif une gamme d’activités comprenant des Hôtels et des stations balnéaires d’une capacité totale de 3500 chambres, classés dans la catégorie de moyen et grand standing (3-5 étoiles). L’on en recense dans les centres commerciaux des villes et à l’intérieur des parcs nationaux.
 
La société contrôle totalement ou partiellement le capital de chaînes
hôtelières, en partenariat avec des groupes de renommée internationale, tel que Accor ou Legacy. Son site Internet vante les mérites de sa capacité confirmée à « fournir les meilleurs services afin de satisfaire tous les goûts de la clientèle ».
 
Considéré comme un levier important de la politique extérieure du guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, la LAAICO a été créée au milieu des années 1970, pour opérer dans le domaine de l’investissement privé, à travers plusieurs régions du continent africain, comme au Niger, au Burkina Faso, en Guinée, ou au Ghana.
 
A ce jour, cette institution financière spécialisée dans l’investissement a réussi à couvrir plus de 25 pays africains, grâce à sa stratégie offensive d’investissement ciblée, en diversifiant ses ressources et ses domaines d’intervention allant de l’agriculture à l’industrie, en passant par l’hôtellerie, l’immobilier et les télécommunications.
 
Elle avait manifesté en 2002 son intention de participer à la création de la première société comorienne du téléphone cellulaire (Comcell) à hauteur de 55% [un projet qui n’a pas vu le jour].
 
La délégation de la LAAICO est venue préparer l’ouverture à Moroni de son bureau de représentation, pour mieux accompagner leurs partenaires comoriens à suivre les dossiers de projets d’investissement en cours ou à prospecter.
 
Participer dans des projets d’investissement rentables et promouvoir les échanges commerciaux interafricains, tel est l’objectif affiché de la LAAICO, dont la stratégie consiste à « investir sur des bases économiques saines » et diversifier le portefeuille des investissements de façon à « créer un équilibre et minimiser les risques ».
 
Mais les conflits de compétences persistants entre les îles autonomes et le gouvernement central ont eu pour conséquence de retarder le suivi des discussions engagées, une perte de temps préjudiciable pour le pays, qui attend toujours la mise en place des financements mobilisés à la conférence de Maurice de décembre 2005, de l’ordre de 200 millions de dollars pour la période 2006-2009.
 
El-Had Said Omar
 
241106/eso/hzkpresse/8h30
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 21:20
Comores / Société
 Crise scolaire à Ngazidja : Le président Sambi reçoit les notables de l’île
 
Moroni, samedi 25 novembre 2006 (HZK-Presse).
 
Dans la matinée de ce samedi 25 novembre le chef de l’Etat a reçu en audience les plus hauts dignitaires de la notabilité de l’île autonome de Ngazidja, pour tenter de désamorcer la crise scolaire qui couve depuis plus de deux mois. Les entretiens qualifiés de « francs et sans arrières pensées politiques » par le Dr Kassim Ahmed, un des représentants du « Collège des sages », initiateur de la rencontre, suite à une médiation infructueuse auprès des ministres en charge de l’éducation et des organisations syndicales, n’ont qu’un seul objectif : la rentrée scolaire des écoles publiques de l’île.
 
Une rentrée hypothéquée par le mouvement de grève des enseignants qui continuent d’exiger le paiement de leurs arriérés de salaire, totalisant 6 mois pour la seule année 2006 [mars, avril, mai, septembre, octobre, novembre]. Une solution rapide doit être trouvée pour éviter de compromettre l’avenir de nos enfants, martèle Mohamed Ben Charaf, grand notable de la ville de Mbéni, rappelant au passage le rôle déterminant joué en mai 1968, à l’époque coloniale, au moment de la première grève des lycéens.
« C’est nous qui avons soutenu la cause de nos enfants à travers nos villages, lorsqu’ils ont pris le maquis », dit-il. Et d’ajouter que cette même notabilité fut à l’origine de l’ouverture des premières écoles privées dans le pays, au milieu des années 1980, « pour palier aux insuffisances du système éducatif national et offrir aux enfants un enseignement de qualité ».
 
Quant à l’ancien ministre Dr Mouhtar Ahmed Charif, il a interpellé le président Sambi sur la gravité de la situation. « Lors de votre investiture,vous avez demandé au peuple de ne rien vous cacher », rappelle-t-il, avant de poser la question de savoir « qui, de l’Union ou de l’île de Ngazidja a failli à ses responsabilités dans cette crise », alors qu’à Ndzouani la rentrée a déjà eu lieu ?
« Il appartient à l’Etat de prendre ses responsabilités conclut Dr Mouhtar, pour que nos enfants reprennent le chemin des classes avant le 1er décembre, au plus tard ». Une date butoir au-delà de laquelle l’année scolaire risque d’être compromise, avec toutes les conséquences qui peuvent en découler, dans un contexte politique déjà tendu, à l’approche des élections municipales de Ngazidja et des présidentielles des îles.
 
A en croire le Collège des sages [une organisation de la société civile regroupant d’anciens hauts commis de l’Etat], l’intersyndical aurait accepté le principe d’une suspension de la grève, après versement d’un mois d’arriéré de salaire (210 millions fc). En réponse aux doléances des notables de Ngazidja, conduits par Said Salim Dahalane, le président de l’Union se défend en déclarant qu’en six mois de pouvoir, son gouvernement a pu payer 5 mois de salaires aux agents de l’Etat, malgré un passif de 5 mois laissé par son prédécesseur.
Pour le président Sambi « la crise est sociale mais la solution est financière », mettant au défi ses détracteurs, quant à la transparence qu’il entend instaurer dans la gestion des finances publiques.
 
« Je vous invite à aller vérifier par vous-mêmes, la situation du trésor public depuis ma prise de fonction, pour vous rendre compte à quel point il est dérisoire qu’un Etat puisse continuer à dépendre des maigres ressources douanières », explique le locataire de Beit-Salam, qui promet un premier geste dès le mardi 28 novembre, suite aux concertations actuellement en cours entres les ministres des finances de l’Union et des îles autonomes. En attendant le déblocage des fonds de la Commission européenne destinés au règlement de 3 à 4 mois d’arriérés du corps enseignant
 
Informé de l’effervescence sociopolitique actuelle dans l’île, le président de l’Union exhorte les notables à « s’impliquer plus activement à la préservation de la paix sociale et à la consolidation de la cohésion nationale, gage de la crédibilité extérieure de l’Etat ».
 
Ahmed Abdallah Sambi, qui a choisi exceptionnellement la mosquée du palais présidentiel pour recevoir les éminents gardiens du « Mila na ntsi » [us et coutumes de Ngazidja], fait lire une prière collective implorant Dieu « de protéger l’île de Ngazidja et l’ensemble de l’Union des Comores contre les forces maléfiques de la division et de la déstabilisation ».
 
 
 
El-Had Said Omar  
251106/eso/hzkpresse/18h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 12:56
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / France
Arrivée de Mme Girardin :
Paris devrait octroyer une aide publique 88 millions d’euros sur 5 ans 
 
Moroni, jeudi 23 novembre 2006 (HZK-Presse) Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, est attendue à Moroni ce dimanche 26 novembre, pour une visite de travail de près de 24 heures, dont le point d’orgue sera la signature du Document cadre de partenariat (Dcp) qui doit formaliser l’engagement de la France en Union Comores pour la période 2006-2010.
 
Il s’agit d’une étape importante de la reprise de la coopération bilatérale, dont les travaux de la Commission mixte franco-comorienne tenue à Paris en avril 2005 ont permis de jeter les bases, après quelques années « d’observation » [terme employé par les diplomates en poste à Moroni durant la période de la double crise séparatiste et institutionnelle entre 1997 et 2004].
 
C’est sans doute aussi une opportunité pour ce partenaire privilégié et ancienne puissance colonisatrice de tenir sa promesse, faite le 8 décembre 2005 à l’Ile Maurice, lors de la conférence des bailleurs de fonds.
 
L’émissaire du Président français avait ce jour là plaidé la cause comorienne en appelant la communauté internationale à encourager les dirigeants de l’archipel « à poursuivre les réformes engagées,pour conforter le processus de réconciliation nationale parvenue à un moment crucial ».
 
Disposé à appuyer la conclusion d’un programme avec le FMI, le gouvernement français s’était ainsi proposé de consentir en faveur du redressement économique des Comores un effort global de 65 millions d’euros (32 milliards francs comoriens), sur un volume total des annonces estimé à 150 millions d’euros (73 milliards fc), soit plus de 40%.
 
Une enveloppe allouée en priorité aux secteurs du développement rural et de la santé, en plus des engagements en cours dans le cadre des projets agricoles, de remise aux normes de l’aéroport international et du programme de co-développement impliquant la Diaspora.
 
Selon le programme encore « officieux » de la visite ministérielle, Mme Girardin devrait procéder, en début de soirée du dimanche 26 novembre, à la signature du document-cadre de partenariat avec Ahmed Ben Said Jaffar, ministre des relations extérieures et de la coopération, chargé de la diaspora, de la francophonie et du monde arabe. Une cérémonie prévue au Palais présidentiel de Beit-Salam, en présence du chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Sambi.
 
Cet accord bilatéral prévoit une aide publique chiffrée à 88 millions d’euros (43 milliards fc), soit une révision à la hausse de 35% par rapport à la contribution initialement annoncée par Paris à la conférence de Maurice.
 
Selon le ministère français des affaires étrangères, l’accent sera porté essentiellement sur « les secteurs de la santé, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, ainsi que sur l’appui au secteur privé, par la relance de la Banque de Développement des Comores (Bdc) » [une ligne de crédit de 4 millions d’euros sera mise en place par le biais de l’Agence française de développement, a confié à HZK-Presse le directeur général de la Bdc Said Abdillah].
 
La délégation effectuera lundi une brève visite de terrain à Anjouan, qui permettra Mme Girardin d’aller au contact des acteurs locaux du développement, dont le Syndicat national des agriculteurs ainsi que des bénéficiaires des activités d’organismes de micro-crédit.
 
« La France entend soutenir la création d’emplois aux Comores, indique le Quai d’Orsay, en finançant des projets de coopération susceptibles de contribuer au développement économique du pays, et réduire ainsi la pression migratoire qui s’exerce sur Mayotte » [quatrième île de l’archipel maintenue sous administration française, malgré une revendication comorienne soutenue depuis 1975 par des résolutions de l’Organisation des Nations unies].
 
La ministre française se rend d’abord en Tanzanie ce vendredi 24 novembre pour un séjour de 48 heures, destiné à parapher le même type de document-cadre, prévoyant une aide de l’ordre de 46 millions d’euros, ainsi que le deuxième contrat de désendettement et de développement. Avant de s’entretenir avec le président Jakaya Mrisho Kikwete, Mme Girardin inaugurera le chantier d’un collège de tourisme et visitera sur l’île de Zanzibar, le centre de ressources en français de l’université anglophone de ce pays voisin et ami des Comores.
 
El-Had Said Omar
231106/eso/hzkpresse/16h00
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 21:12
Comores / Koweit
Arrivée d’une mission Koweitienne :
Le prince Cheikh Sabah Al Jaber lance son premier projet d’investissement
 
Moroni, lundi 20 novembre 2006 (HZK-Presse)Une mission koweitienne conduite par Cheikh Sabah Al-Jaber Moubarak Al-Sabah, a séjourné aux Comores ce week-end pour une visite de travail qui a permis de lancer officiellement le premier projet d’investissement, celui de l’ouverture prochaine aux Comores d’une banque privée, la Banque fédérale du commerce (BFC).
 
Il s’agit de la concrétisation d’un accord cadre signé à Moroni le 25 avril 2006 entre le Groupe privé Cheikh Sabah Al-Jaber Moubarak Al-Sabah & Associés et l’Union des Comores, représentée par le ministre d’Etat chargé de l’économie et du commerce extérieur, Maoulana Charif.
 
Le prince koweitien s’est proposé de réaliser dans l’archipel un ensemble d’investissements comprenant l’ouverture d’une Banque commerciale, la construction d’un village touristique, la création d’une compagnie aérienne, la construction d’un port en eau profonde et d’une zone franche industrielle et commerciale, et l’installation d’organes de communication.
 
Ces projets s’inscrivent dans les axes prioritaires du DSCRP et du Plan d’action quadriennal (2006-2009), présenté à la Conférence des bailleurs de fonds en faveur des Comores tenue le 8 décembre 2005 en République de Maurice.
 
Selon les termes de cet accord de partenariat, la partie comorienne doit accompagner et faciliter les actions du groupe, par la mise à disposition de structures d’accueil permettant l’installation des responsables chargés de l’exécution des projets. Il est aussi prévu des mesures administratives, techniques et fiscales destinées à rendre les projets viables et compétitifs, conformément au code des investissements.
 
C’est ainsi que l’ancien bâtiment du gouvernorat de Ngazidja a été gracieusement mis à disposition de la Banque fédérale du commerce, pour installer son siège social. La cérémonie de remise des clés s’est déroulée ce samedi en présence de nombreuses personnalités et d’hommes d’affaires. Selon un membre du staff de la délégation, l’institution ouvrira ses portes début février 2007, après 2 à 3 mois de travaux d’aménagement.
 
Ayant déjà obtenu l’agrément de la Banque centrale des Comores, la BFC fait partie des trois nouvelles banques généralistes en instance d’installation, avec la Exim-Bank et la BNI-Crédit Lyonnais. Depuis 1982 la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC/Groupe français BNP-Paribas) était restée l’unique banque commerciale de la place, jouissant d’une position qualifiée dans les milieux financiers de « monopole de fait ». 
 
Constituée de capitaux exclusivement privés, la BFC vise à « drainer des fonds d’investissement dans les secteurs porteurs du développement économique des Comores », confiait ce matin à HZK-Presse, Ahmed Koudra Abdérémane, directeur exécutif du Club Comores-Koweit, regroupant des hommes d’affaires des deux pays pour la promotion des échanges commerciaux.      
 
Concernant le projet « Village touristique », l’investisseur koweitien disposera d’un site d’une superficie de 100 hectares près du Lac Salé (Nord de Ngazidja), sur lequel seront construits un hôtel 5 Etoiles, un casino, des bungalows, des courts de tennis et de golf, des halls d’expositions, etc. Le démarrage des travaux interviendra dans le courant de l’année 2007, pour un coût estimé à quelques 150 millions de dollars US.
 
Quant à la création d’une compagnie nationale (Comores Airlines), le projet reste en stand by, en attendant la réalisation des études de faisabilité. Le groupe koweitien était prêt à y investir, avec en perspective l’extension des structures aéroportuaires et l’introduction d’une zone Duty free visant à attirer les passagers en transit.
 
Autre volet important du portefeuille d’investissement du prince Cheikh Sabah Al Jaber Moubarak, c’est sans doute le projet de construction d’un port en eau profonde à Ngazidja et d’une zone franche industrielle et commerciale. Le site n’est pas encore identifié, mais l’objectif visé est de renforcer les capacités d’accueil pour les grands cargos, afin de désengorger les ports de Moroni et Mutsamudu. L’accord de partenariat prévoit de soumettre cet établissement dénommé « Port et zone franche » à une réglementation spécifique de type BOT (Built operate and transfer), pour une durée ne dépassant pas 30 ans.
 
Pour ce qui est du projet « Médias et télévision », il est envisagé de mettre en place une télévision locale par satellite, une station locale de radio FM et un fournisseur local d’Internet. Des outils de communication modernes qui peuvent contribuer aussi au renforcement des échanges culturels avec les pays du Golf, a indiqué M. Ahmed Koudra lors de l’inauguration du siège du club par le prince Cheikh Sabah Al-Jaber Mobarak, son président d’honneur. 
 
El-Had Said Omar
201106/eso/hzkpresse/7h30
 
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 21:00
Mutsamudu, mardi 14 novembre 2006 (HZK-Presse) –
La crise qui couve au sein du conseil municipal de Mutsamudu depuis près de 4 mois, vient de monter d’un cran, suite à la décision du conseil municipal de suspendre Monsieur Saifouddine Azihar de ses fonctions de deuxième adjoint au maire et contrôleur financier.
 
Le conseil municipal de Mutsamudu aurait décidé de suspendre Monsieur Saifouddine Azihar de ses fonctions de deuxième adjoint au maire de Mutsamudu et contrôleur financier, apprend-on d’une lettre ouverte publiée à Mutsamudu par Monsieur Azihar lui-même, datant du 8 novembre 2006 et dont une copie est parvenue à HZK-Presse.
 
« J’ai pris connaissance des documents émanant du conseil municipal et du maire statuant mon limogeage aux fonctions de deuxième adjoint au contrôleur financier », lit-on sur cette lettre.
 
« Le procès verbal en question souligne le fait que j’aurais violé la procédure réglementaire de la loi communale, or je constate avec regret que le Maire et le conseil l’ont violé dans cette même procédure », poursuit la lettre.
 
Pour justifier ses propos, M. Azihar affirme qu’il n’a pas été invité à assister au débat qui allait décider de son limogeage, et de conclure que « la délibération N° 01/06/CM/M signé par Monsieur le Maire le 21 octobre 2006 est nulle et non avenue pour vice de procédure. »

Depuis 4 mois, les relations entre le deuxième adjoint au maire de Mutsamudu Monsieur Saifouddine Azihar  et le reste de l’équipe municipale sont mal en point, caractérisées par les prises de positions publiques de Monsieur Azihar, embarrassantes pour le maire, et la publication de lettres ouvertes, dénonçant une mauvaise gestion des recettes perçues par la municipalité.
 
Interrogé par HZK-Presse sur ces dénonciations, le premier adjoint au maire de Mutsamudu, Monsieur Ahmed Bacar a rejeté globalement les affirmations de son collègue en les qualifiant de « non fondées. »
 
Selon lui, M. Azihar évite le débat et ne répond jamais aux invitations qui lui sont adressées. Au stade actuel de la crise, estime M. Bacar, seule une intervention du Ministère de l’intérieur, le ministère de tutelle des mairies, pourrait faire revenir la raison et la confiance.
 
Constitué initialement de 17 conseillers, le conseil municipal de Mutsamudu est élu en juillet 2004 pour un mandat de 4 ans. Il est réduit à seize membres actuellement après la démission d’un conseiller pour des raisons « d’incompréhension. »
 
Depuis l’an 2000, l’île d’Anjouan s’est dotée de 32 communes régies par une loi adoptée en novembre 1999 par l’assemblée de l’île de l’époque [avant l’adoption le 23 décembre 2001 des constitutions de l’Union et des îles autonomes, consacrant l’avènement du nouvel ensemble comorien].
 
Anjouan connaît aujourd’hui la deuxième mandature d’exercice de pouvoir communal, depuis l’accession du pays à l’indépendance en juillet 1975.


 

 

Source : HZk - Hamid Ahmed
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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 22:11

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

Comores / Diplomatie


La communauté internationale face à la presse :
« Oui à la mise en place d’institutions fédérales avec large autonomie, non à une confédération d’Etats »

Moroni, mercredi 15 novembre 2006 (HZK-Presse)
-
Les représentants de la communauté internationale en poste à Moroni ont convié la presse nationale ce mardi, à l’hôtel Le Moroni, à un entretien qui leur permis de faire un large tour d’horizon de l’actualité, et de s’exprimer sur la question cruciale des prochaines élections des exécutifs des îles autonomes prévues en mars 2007.

Présidant la rencontre, l’ambassadeur Mourad Taiati, chef du Bureau de liaison de l’Union africaine (UA) à Moroni, a déclaré d’emblée que la tenue de la présidentielle des îles est « une question de souveraineté nationale » et qu’il n’appartient pas à la communauté internationale d’en décider pour un quelconque maintien ou report.

« Nous sommes là pour accompagner votre pays à réussir le parachèvement du processus de réconciliation nationale », a-t-il poursuivi, y compris le respect du calendrier électoral, rappelant au passage la position déjà exprimée en septembre dernier à l’issue de la mission d’évaluation de Francisco Madeira, l’envoyé spécial du président en exercice de l’UA. La communauté internationale « veillera à la tenue en 2007 d’élections crédibles, transparentes et démocratiques », assure M. Taiati.

A la question de savoir qui de l’Union ou des îles autonomes organisera le prochain scrutin, les diplomates sont restés évasifs, préférant laisser aux comoriens le soin de clarifier ce débat politico-juridique, sur la base des lois en vigueur.

Il y a lieu toutefois de tirer les leçons des précédentes élections, explique le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), Mme Giuseppina Mazza, pour qui un travail important vient d’être réalisé par l’ensemble des structures en charge des élections, notamment le Secrétariat administratif permanent (Sap). « Notre souci est de renforcer les capacités nationales et mécanismes institutionnels, en capitalisant les acquis obtenus », explique-t-elle.

Sur les aspects financiers des prochaines élections, la Chargée de mission à la Délégation de la Commission européenne, Mme Audrey-Anne Robson, a précisé que seulement les activités de pérennisation des acquis peuvent bénéficier du reliquat de la contribution allouée à la dernière élection présidentielle de l’Union d’avril-mai 2006.

Un fonds qui financerait « uniquement le volet préparation et non les opérations électorales proprement dites ». Les autorités comoriennes doivent solliciter un nouveau financement, mais à ce jour aucune forme de requête n’a encore été introduite auprès des bailleurs, fait observer le représentant de l’UA.

Concernant le fonctionnement des nouvelles institutions, la communauté internationale a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre toutes les lois votées et promulguées, ce qui, à ses yeux, permettra d’en déceler les faiblesses et imperfections éventuelles. Dans cette optique, une expertise internationale déjà sollicitée par le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, sera réalisée prochainement sous l’égide de l’Union africaine, a-t-on confirmé ce mardi.

Revenant sur la question récurrente du conflit de compétences entre l’Union et les Iles autonomes, l’ambassadeur Taiati n’a pas manqué de rappeler aux protagonistes comoriens que l’UA est là pour « appuyer la mise en place d’institutions fédérales avec une large autonomie aux entités insulaires, et non une confédération d’Etats ».

Elle ne s’associera pas aux fossoyeurs de ce nouvel ensemble né d’une logue crise séparatiste qui a failli mettre en péril les fondements de la nation comorienne, explique le diplomate africain qui dit « déplorer qu’Anjouan puisse devenir la référence… »

Quant au premier Conseiller à l’Ambassade de France, M. Frier, il a mis l’accent sur l’unanimité de vue de la communauté internationale sur la situation aux Comores, qu’il qualifie d’évolutive. On a passé le cap de deux grandes échéances électorales dont la validité est reconnue, ajoute-t-il, ouvrant ainsi une nouvelle étape dite « post-crise », et laquelle nécessite une « expertise structurante ».

L’heure serait à une présence forte et non à une substitution, et son pays entend accompagner les Comores pour les 5 prochaines années, à travers une convention multisectorielle dont une mission d’évaluation est attendue prochainement à Moroni, assure le diplomate français.

Pour l’ambassadeur sud-africain, il appartient aux médias de jouer leur rôle par l’information et la sensibilisation sur les enjeux majeurs du moment. L’Afrique du Sud, en tant que coordonnateurs des efforts des pays de la région pour le processus de réconciliation aux Comores, entend poursuivre son appui à travers l’UA et le Pnud.

Son pays « ne soutiendra aucune forme étatique non prévue par la constitution comorienne », et promet de contribuer à la réussite du processus électoral en cours. Il se dit toutefois préoccupé par cette incapacité des Comores à se prendre en charge et à se libérer d’une assistance extérieure chronique.

Un point de vue que partage son collègue, l’ambassadeur de la Jamahiriya arabe de Libye, Dr Mosbah Farfer El-Mountassur, qui estime que la communauté internationale a déjà pris une position ferme sur la crise comorienne, mais qu’en définitive « la solution revient d’abord aux comoriens eux-mêmes ». La presse doit sensibiliser l’opinion publique et la classe politique sur le fait qu’en réalité la crise de ce pays est avant tout d’ordre économique, explique le diplomate libyen.

A une question posée sur les lenteurs du suivi de la conférence des partenaires des Comores tenue à l’île Maurice en décembre 2005, le représentant du Pnud a répondu que la « reconnaissance des acquis » permet de traduire en actions cette « présentation réussie de la vision comorienne du développement » du pays à travers son Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Dscrp). Il reste l’accompagnement technique au pilotage qui semble amorcé avec la récente mise en place des organes en charge du suivi de la conférence.

Au sujet de l’effacement de la dette extérieure, estimée à 127 milliards fc, les représentants de la communauté internationale se montrent prudents, préférant laisser les négociations engagées avec le Fond monétaire international (Fmi) se poursuivre. Le petit déjeuner de presse de ce mardi s’est conclu par une note d’optimisme, l’assurance de cette « volonté réelle ou supposée des autorités comoriennes de sortir la pays de la crise… ».

El-Had Said Omar
151106/eso/hzkpress
e/9h00

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