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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 21:19
 
 
 
 
En matière de dépenses de fonctionnement, il est prévu pour 2007 des crédits totalisant 32,680 milliards fc, dont 13,048 milliards pour les salaires, 6,191 milliards pour les achats de biens et services.
 
Moroni, mardi 30 janvier 2007 (HZK-Presse) – La loi de finances de l’année 2007 a été adoptée le 22 janvier dernier après trois semaines de discussions entre parlementaires, ministres des finances de l’Union et des îles et hauts fonctionnaires des administrations financières et gestionnaires des établissements publics.
 
Pour la 3ème année consécutive, l’assemblée a voté un budget consolidé de l’Etat [incluant Anjouan, après 7 ans de séparatisme] qui prévoit des recettes à partager entre l’Union et les Iles autonomes, conformément au nouveau cadre institutionnel.
 
Pour le rapporteur de la commission des Finances, le député Ben Cheikh, « l’exercice a été ardu car il fallait décortiquer tous les postes budgétaires, de toutes les institutions, ministère par ministère ». Les recettes publiques internes du budget général sont arrêtées à 25,916 milliards francs comoriens, dont 1.185 milliards fc de recettes propres aux îles [Anjouan (434 millions), Mwali (72 millions) et Ngazidja (679 millions)]. On note une augmentation de 6,21% par rapport aux prévisions de l’année passée.
 
Les recettes fiscales sont établies à 21,9 milliards fc, les recettes non fiscales à 3,9 milliards fc et le financement bancaire à 6,3 milliards fc.

D’un montant de 24,725 milliards fc, les recettes à partager sont constituées des impôts et taxes non directement rétrocédées aux Iles.

Pour faire face aux besoins de financement de son Programme d’investissement public, l’Etat mobilisera de ressources extérieures estimées à 16,981 milliards fc, dont l’essentiel est acquis dans le cadre du plan d’action 2006-2009.

Ce qui porte le total des charges du budget général à la somme de 49,260 milliards fc, soit une hausse de 40% par rapport au budget 2006.

En matière de dépenses de fonctionnement, il est prévu pour 2007 des crédits totalisant 32,680 milliards fc, dont 13,048 milliards pour les salaires, 6,191 milliards pour les achats de biens et services. 3,680 milliards sont alloués à la dette publique, tandis que les transferts seront crédités de 3,263 milliards. Le fonctionnement des projets sur financements extérieurs est budgétisé à hauteur de 2,340 milliards et l’Assistance technique sur financements extérieurs 3,296 milliards.

Pour les dépenses d’équipement et d’investissements le budget 2007 prévoit une enveloppe de 11,121 milliards fc, dont 1,700 milliards fc en ressources internes et 9,421 milliards fc sur financements extérieurs.

La loi de finance a revu à la baisse la taxe unique d’importation (TUI), dont l’assiette est la valeur CAF comporte trois taux au lieu de quatre (20%, 5% et 0%). La taxe unique spécifique (TUS) sera prélevée suivant le poids, le litrage ou l’unité.

Les droits d’accises comportent sept taux de 0% à 250%. L’assiette de la taxe à la consommation (TC) et des droits d’accises est la valeur CAF majorée de la TUI ou de la TUS.
 
Concernant la taxation des conteneurs de groupage (produits divers) la nouvelle loi de finances fixe à 2 millions fc le conteneur de 20 pieds et à 3,425 millions fc pour celui de 40 pieds. Cette taxe sera redistribuée à diverses instituions (douane, chambre de commerce et caisse de retraite).

Les conteneurs contenant des produits spécifiques [tabacs, alcools, pneus de véhicule de transport de marchandises, chambres à air, pièces détachées, boissons gazeuses, riz, cosmétiques et tissus imprimés], ainsi que ceux renfermant un produit unique à hauteur de 60% de la valeur CAF du contenu, indique la loi.

Quant à la taxe intérieure sur le riz, elle varie de 30 fc pour le riz ordinaire d’un taux de brisure égal à 25%, à 125 fc pour le riz demi luxe au taux de brisure supérieur à 5% et inférieur à 25%, jusqu’à 200 fc pour le riz de luxe d’un taux de brisure inférieur ou égal à 5%. L’Office national d’importation et de commercialisation du riz (Onicor) garde son privilège en matière de commande du riz ordinaire par appel d’offres.
 
Concernant les infrastructures, le budget 2007 a institué au trésor un « Fonds d’entretien routier » qui sera alimenté à hauteur 15% par les produits de la Taxe unique sur les produits pétroliers (TUPP) et d’autres sources additionnelles à rechercher.

L’Union et les îles se partageront ces recettes « exclusivement utilisées pour l’entretien routier ». La loi confie au gouvernement central la responsabilité de l’entretien du seul réseau routier des trois principales agglomérations [Moroni, Fomboni et Mutsamudu], laissant les autres routes à la charge des services insulaires.
 
Dans un souci de transparence, les élus ont introduit une disposition qui subordonne tout acte de dépense qui engage les finances d’une personne morale de droit public à l’existence de crédits suffisants et au respect des procédures budgétaires, sous peine de rendre le contrat conclu « nul et de nullité absolue ».

Le Ministre chargé du budget fait office d’ordonnateur principal du Budget de l’Etat, sauf pour « les crédits affectés aux dépenses des Institutions et de l’Assemblée de l’Union », ordonnancées par leurs autorités respectives ou leurs mandataires, stipule l’article 23.
« Dès sa promulgation, le budget 2007 marquera une étape importante des discussions en cours avec les institutions financières internationales », a déclaré à HZK-Presse le directeur général du Budget, Mohamed Moindzé, et dans le processus de mobilisation des 200 millions de dollars de promesses d’aide annoncées à la conférence des bailleurs de fonds, tenue en décembre 2005 à l’île Maurice.
Dans une lettre d’intention qu’il doit adresser en février prochain au Fonds monétaire international (Fmi), dans le cadre des négociations en cours en vue d’un programme formel, le gouvernement comorien pourrait solliciter, une assistance de 8,01 millions de DTS (90% de la quote-part du pays), à décaisser entre 2007 et 2009.
Cet appui doit contribuer à « la mise en œuvre de notre programme et répondre aux besoins de notre balance des paiements », à en croire le ministre des finances et le gouverneur de la Banque centrale, co-signataires de la lettre.

Les mesures déjà initiées dans le cadre du programme de référence (2005-2006) et envisagées dans le nouveau programme triennal défini dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) constituent selon eux une base solide justifiant le recours à la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
 
La priorité sera donnée à « l’accélération de la croissance du secteur privé » considéré comme générateur d’emplois et de revenus, pour l’amélioration des finances publiques et de la gouvernance dans un environnement macroéconomique assaini et stable.
 
Dans les milieux financiers la persistance du conflit de compétences entre l’Union et les îles autonomes est toutefois considérée comme « un risque sérieux » susceptible de retarder ou de compromettre la réalisation de ces objectifs.
 
Source : El-Had Said Omar - 300107/eso/hzkpresse/9h00
 
 
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 23:31
 
 
 
« Nous ne sommes pas des figurants ! » ont-ils lancé à l’assistance, en menaçant de boycotter la suite des travaux. « Soit on nous écoute, soit on
s’en va… », renchérit Cheikh Ali.
 
Moroni, lundi 29 janvier 2007 (HZK-Presse) –
Plus d’un mois après la rupture des négociations entre l’Union et les îles autonomes sur le transfert des compétences, la communauté internationale a entrepris depuis vendredi dernier, une action visant à relancer le processus. L’initiative revient une fois de plus à l’Union africaine qui a dépêché à Moroni une délégation conduite par Francisco Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l’organisation panafricaine.
La cérémonie s’est déroulée au palais de Beit-Salam, siège de la présidence de l’Union, en présence du corps diplomatique et des représentants de l’Union européenne (UE), de la Ligue des Etats arabes (LEA) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
 
La cérémonie s’est déroulée au palais de Beit-Salam, siège de la présidence de l’Union, en présence du corps diplomatique et des représentants de l’Union européenne (UE), de la Ligue des Etats arabes (LEA) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Sur un ton ferme, M. Madeira a exhorté les parties comoriennes à renouer le fil du dialogue et à « ne pas éterniser les discussions politiques », l’objectif étant selon lui le développement économique du pays et le bien être de sa population.
 
Mais la cérémonie a été émaillée par un incident, provoquée par les délégués des îles autonomes de Ndzouani [Jaffar Salim Allaoui, ministre de l’intérieur], et de Ngazidja [Cheikh Ali Bakari Kassim, ministre des transports] qui ont tous les deux protesté pour n’avoir pas été invités à prendre la parole, au même titre que le directeur de la cabinet du président de l’Union, Mohamed Abdouloihabi, intervenu à la demande de Madeira en qualité de président de la commission d’accompagnement du transfert des compétences.

« Nous ne sommes pas des figurants ! » ont-ils lancé à l’assistance, en menaçant de boycotter la suite des travaux. « Soit on nous écoute, soit on s’en va… », renchérit Cheikh Ali.
 
Pour le représentant de l’Union africaine, la présence de la communauté internationale dans cette cérémonie est « très importante », car traduit son « engagement constant » à aider ce pays à faire fonctionner ses nouvelles institutions et à « rendre effective l’application des textes votés et promulgués » dit-il.

La commission devra donc se remettre au travail sans tarder, pour aboutir à accord sur les questions qui continuent à diviser les parties [le type d’armement des forces de sécurité intérieure, la gestion des sociétés d’Etat], avec l’appui des experts internationaux notamment dans les domaines juridique et militaire.

Tout doit être fait dans le respect de la constitution, poursuit Madeira, qui a n’a pu s’empêcher de mettre en garde ceux qui seraient tentés par « les extrémismes totalitaires ou séparatistes », en exprimant le souhait que les Comores ne deviennent pas « une autre Somalie ».
 
Toutes les délégations étrangères présentes à la cérémonie de Beit-Salam, ont fait part de leur disponibilité à accompagner les Comores dans cette phase cruciale de parachèvement des institutions, sans intention de se substituer aux acteurs comoriens eux-mêmes. Quant à l’émissaire du secrétaire général de la LEA, il a insisté sur l’urgence de régler la crise politique actuelle, pour pouvoir ensuite s’occuper du développement économique, « le grand défi que doit relever le peuple comorien ».
 
Pour l’ambassadeur de France, Christian Job, « il faut cesser de suspecter Paris de mener plusieurs politiques aux Comores », la France ayant prouvé aux yeux de la communauté internationale son engagement à aider ce pays à sortir de la crise à mettre en œuvre son plan de développement, explique-t-il.
 
Invités à s’exprimer, les représentants des îles ont exclus toute idée de reprise des travaux de la commission, tant que les textes ayant déjà obtenu un consensus n’auront pas été validés et mis en application.
 
Se sentant visé par les mises en garde de l’envoyé spécial de l’Union africaine, le délégué de l’exécutif d’Anjouan, a répliqué en se disant « choqué » que l’on continue faire « un procès » aux autorités anjouanaises alors que l’île est « bien présente au sein de l’Union des Comores depuis le 17 février 2001 » [date de signature de l’accord de réconciliation nationale].
 
Concernant les prochaines élections présidentielles des îles, prévues en avril prochain, il est ressorti de la réunion de Beit-Salam l’assurance que le scrutin se tiendra sans changement de calendrier et avec l’appui de la communauté internationale, a confirmé Francisco Madeira.
 
Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, « attend de savoir si les Comores sont prêtes à se prendre en charge », conclut le diplomate lors d’un bref point de presse tenu quelques heures avant de quitter Moroni.
Source :El-Had Said Omar - 290107/eso/hzkpresse/12h00
 
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 23:26

Selon un autre communiqué de l’observatoire volcanologique du Karthala du mercredi 24 janvier dernier (voir ci-dessous), le niveau d’alerte est passé l’orange. Ce qui correspond à « une situation anormale persistante ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique

 

 

 

 

 

Musée National des Comores

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

 

 

Le 24 janvier 2007 à 09h 20mn

 

 

 

 

 

 

 

 

Le niveau de sismicité du Karthala se maintient toujours à un niveau élevé ; pour rappel, cette sismicité n'est toujours pas revenu à la normale, observée habituellement au niveau du volcan, depuis l'éruption du 13 janvier 2007. Certains séismes, bien que rares, continuent à être ressentis par la population, dans certaines régions, notamment au sud de Moroni.

 

 

 

 

 

 

                                                                 Le Directeur Général du CNDRS

 

 

 

 

 

Ainoudine SIDI

 

 

 

Pour l'Observatoire Volcanologique

 

Hamidi SOULE SAADI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'alerte volcanique est passée hier au niveau II, alerte orange, qui traduit une situation anormale persistante; elle est intermédiaire entre le rouge, qui traduit une éruption en cours, et la normale. L'observatoire, ainsi que la cellule de crise au COSEP, continuent à suivre de près l'évolution de cette activité, et reste à disposition pour toute information. Le dispositif d'intervention reste toujours en veille.

 

 L'ascension du sommet du Karthala reste toujours interdite ; L'observatoire appelle la population à ne pas lâcher sa vigilance, et à rester serein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’on enregistre encore quelques séismes dans certaines régions au sud de Moroni.

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 22:51
 
 
Vous trouverez ci-dessous le communiqué n°5 de l’Observatoire volcanologique du Karthala en date du 17 janvier 2007 :
 
 
Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique

Musée National des Comores
Archives Nationales
Bibliothèque Nationale
 
 
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OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
 
COMMUNIQUE N°5
 
Le 17 janvier à 20h18
 
Le survol du sommet du volcan effectué ce matin avec l’aide de « Comores Air Service », a pu bien localiser la zone de l’éruption de samedi : les observations faites ont montré que l’éruption a eu lieu dans le cratère « Chungu Chagnuméni » dans la partie nord de la Caldeira, à proximité du cône de l’éruption de 1972. Ce cratère est rempli de lave solidifiée sur sa surface, à ras bord, sans débordement. La faille éruptive est bien visible sur sa surface, orientée nord nord-est/ sud, sud-est. L’équipe sur le terrain a relevé une température de 900°c de la lave, en cours de refroidissement.
 
L’observatoire a enregistré une baisse de la sismicité, du point de vue de sa fréquence et de son intensité, relativement par rapport aux jours précédents. Peu de séismes sont ressentis depuis hier soir. Malgré cette baisse, la sismicité reste assez importante par rapport à la normale. L’observatoire recommande donc la vigilance, et analyse de près l’évolution de cette sismicité.
 
L’alerte rouge est toujours maintenue ; l’observatoire et la cellule de crise restent toujours en veille.
 
L’ascension du sommet du Karthala reste toujours formellement interdite jusqu’à nouvel ordre. L’observatoire appelle à la vigilance, et à la prudence sur la circulation de fausses informations.
 
 
Pour l’Observatoire Volcanologique
 
Hamidi SOULE SAADI
Le Directeur Général du CNDRS
 
Ainoudine SIDI
 
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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 21:24
Comores /
Moroni, mercredi 17 janvier 2007 (HZK-Presse) – L’évolution de l’activité volcanique serait dans « une phase d’accalmie relative », a déclaré ce matin à HZK-Presse le chef de l’Observatoire volcanologique du Cndrs, Hamidi Soulé, qui recommande toutefois la maintien de la vigilance, en attendant les résultats de la mission de reconnaissance qui vient de se rendre au sommet du Karthala.
 
Dans un communiqué publié hier soir, et parvenu à HZK-Presse, l’Observatoire avait déjà noté « une baisse de la sismicité », en précisant que les secousses ressenties depuis hier en fin d’après-midi étaient plus espacées avec une magnitude d’environ 2,5 à 3 sur l’échelle de richter, au lieu de 4 à 5 dans les jours précédents.
 
Arrivée hier en début d’après-midi, la mission d’évaluation dépêchée par l’Université de la Réunion, composée par P. Bachelery, volcanologue, et E. Delcher, technicien, n’a pas perdu de temps pour tenter de comprendre le phénomène.
 
Elle a déjà effectué une ascension au sommet du volcan pour une mission de reconnaissance et d’échantillonnage qui permettra d’affiner les analyses du risque. Il était aussi prévu pour ce mercredi matin un survol de reconnaissance, menée par une équipe de l’observatoire et le professeur Bachelery.
 
Il semble qu’une fontaine de lave en ébullition était encore perceptible au niveau du cratère « Chungu shanyumeni », confiait à HZK-Presse le responsable de l’Observatoire qui a tenu rassurer la population contre les spéculations sans fondement d’une éruption imminente, tout en confirmant que « l’alerte rouge demeure encore en vigueur ».
 
A la cellule de crise siégeant au Centre national des opérations d’urgence, sous la coordination du colonel Ismaila Mognidaho, on exclut encore toute évacuation de population, indique le communiqué.
 
Le Karthala est en éruption depuis la nuit du vendredi 12 janvier, sans signe extérieur de sortie de lave. La dernière éruption remonte à 2005, sous forme de dégagement de cendre. 
 
El-Had Said Omar
170107/eso/hzkpresse/9h00
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 21:20
Politique & institutions
 
 
Moroni, mardi 16 janvier 2007 (HZK-Presse) – L’assemblée nationale vient d’adopter hier la loi électorale. Un texte jugé « très important » et qui a été voté à l’unanimité par les 33 élus de la nation. La nouvelle loi électorale a apporté plusieurs modifications en matière d’élection des chefs des exécutifs des îles autonomes [le scrutin doit avoir lieu en avril 2007].
 
La nouveauté réside, selon le député Mohamed Maarouf, sur le fait qu’il appartient désormais au président de l’Union de convoquer le collège électoral sur l’ensemble des trois îles autonomes, 90 jours avant la date du scrutin.
 
Cette loi ordinaire que entrera en vigueur dès sa promulgation par le chef de l’Etat, dans un délai de 15 jours, exige aussi le dépôt des candidatures entre 5 et 10 jours après convocation des électeurs. La campagne s’étalera sur une période limitée entre 30 et 40 jours.
 
L’autre modification importante apportée à l’ancien code électoral, réside dans le régime des incompatibilités, avec l’obligation faite à une certaine catégorie de hauts fonctionnaires et commis de l’Etat, tels que les magistrats et les militaires en exercice, de « renoncer à leurs fonctions 5 ans avant la tenue du scrutin ».
 
Cette durée de renonciation est réduite à 3 ans pour les trésoriers payeurs généraux, les directeurs de société d’Etats et autres hauts responsables, dans un souci de garantir l’équité et la transparence de l’élection.
 
Pour les membres de gouvernement, députés et présidents des îles en exerce, la nouvelle loi votée par l’assemblée nationale exige leur démission avant le dépôt de leur candidature. Une disposition qui n’est pas faite pour plaire aux actuels présidents des îles autonomes qui se préparent à briguer un second mandat de cinq ans.
 
Mais selon le député M. Maarouf qui a accordé à HZK-Presse un entretien, « il est tout à fait normal que le débat ait lieu maintenant », estimant que la Cour constitutionnelle ne pouvait juger de la conformité des constitutions des îles par rapport à la loi fondamentale de l’Union, dès lors qu’elle n’a été mise en place qu’en 2004, soit deux ans après les référendums constitutionnels de 2002, fait-il observer.
 
Concernant les organes en charge des élections, la nouvelle loi a remplacé la CNEC (Commission nationale des élections aux Comores) par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dont la composition est réduite de 13 à 10 membres.
 
De même, à la place des CIEC (Commissions insulaires des élections aux Comores) ont été instituées des CEI (Commissions électorales insulaires) avec 7 membres, qui sont soumis à l’obligation de prêter serment, contrairement aux précédentes.
 
Les députés avaient déjà adopté samedi dernier une autre loi, celle relative à la décentralisation territoriale, qui devra régir l’organisation des collectivités régionales et locales. Il s’agit d’un texte proposé par un groupe de parlementaires visant à harmoniser le cadre juridique applicable à toutes les structures décentralisées du nouvel ensemble comorien, au regard des dispositions hétéroclites et parfois contradictoires des différents textes en vigueur depuis 2001 sur l’étendue du territoire nationale.
 
C’est le cas notamment pour les conditions de formation des communes et les modes de composition des conseils municipaux en fonction du nombre d’habitants. Les parlementaires chercheraient ainsi à « apporter une uniformité juridique aux différentes institutions et à leur fonctionnement », en dehors de tout conflit de compétence entre Union et Iles autonomes, soutient Mohamed Manrouf, député de la circonscription de Mutsamudu.
 
Entre la constitution de l’Union et les trois constitutions des îles autonomes, le travail d’harmonisation s’avère ardu, et l’on s’attend à une longue bataille d’interprétation politico-juridique qui ne fait que commencer. 
   
El-Had Said Omar
160107/eso/hzkpresse/7h00
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 00:46
 
 
 
 
Mr AHMED BEN CHEIKH connu à Anjouan sous le nom de CHEIKH HAMDANI s’est éteint le jeudi 11 janvier 2007 à l’âge de 70 ans.
Bien qu’originaire de OUANI-ANJOUAN, il est inhumé le vendredi dernier à MITSAMIHOULI, au nord de NGAZIDJA, conformément à
ses dernières volontés.
 
Mais cela n’est pas du tout surprenant pour Cet homme hors de commun surtout dans le contexte politique actuel de notre pays dominé par le chauvinisme et le repli. Il s’est, en effet, toujours comporté durant sa vie en Comorien digne de ce nom. Il ne se considérait ni Anjouanais (voire même Ouanien), ni Grand Comorien, ni Mohélien ni Mahorais mais COMORIEN tout court. Partout où il passait il s’intégrait et investissait sans difficulté.
 
Qui n’a pas aperçu ou remarqué un jour CHEIKH HAMDANI (pour les anjouanais) ou BIN CHEIK (pour les autres comoriens) quelque part aux Comores ?
Cet homme moustachu, d’un grand gabarit, portant en permanence des lunettes de soleil, se faisait remarquer dans les différentes cérémonies publiques de notre pays, grâce à son éloquence et à sa maîtrise de l’histoire des Comores ainsi que de la chose religieuse.
 
Ancien gendarme, Vaguemestre et Administrateur civil pendant la période coloniale il a aussi servi dignement les Comores post indépendantes dans les années 80 en tant que Directeur adjoint de la SOCOVIA (société comorienne chargée de l’import-export de la viande)avant de profiter paisiblement de sa retraite jusqu’à sa mort.
 
Ce décès que nous considérons prématuré, ne pouvait pas nous laisser indifférent. En effet depuis 1994, nous avons eu le privilège de faire partie de ses disciples auxquels il prenait un plaisir incroyable à transmettre ses connaissances historiques de notre
pays aussi bien aux Comores qu’en France.
 
Avec la mort de CHEIKH HAMDANI, nous confirmons ce qu’un grand sage africain a dit : « En Afrique, un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle »
 
Ô Maître, que votre âme repose en paix !!! Amen
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 17:35
Conflit de compétence : Les notables de l’île Autonome d'Anjouan tentent de jouer la médiation
 
Moroni, vendredi 12 janvier 2007 (HZK-Presse) – Sous l’impulsion de Monsieur Afraitane Aboubacar, ancien membre de la cour suprême des Comores sous le régime du président Djohar, les notables de l’île d’Anjouan « soucieux de préserver la paix sociale dans l’île et dans le pays » s’invitent à la recherche d’une solution « pacifique » aux questions qui divisent le président de l’Union des Comores et celui de l’île autonome d’Anjouan et proposent leur mission de bonnes offices aux deux présidents « natifs d’Anjouan » en leur invitant au dialogue, a appris HZK-Presse.
 
Contacté par HZK-Presse, Monsieur Afraitane Aboubacar a confirmé que des notables de toutes les régions de l’île se sont déjà rencontrés à deux reprises pour se concerter et voir dans quelle mesure, ils peuvent « contribuer à la recherche d’une solution pacifique devant mettre fin de façon durable » au différend qui oppose le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à Mohamed Bacar, président de l’île autonome d’Anjouan.
 
Selon Monsieur Afraitane, les deux « présidents protagonistes » seraient disposés à se rencontrer à Mutsamudu, une rencontre dont le lieu et la date ne sont pas encore fixés.
 
« Nous ne cherchons pas à juger tel ou tel président, nous voulons qu’ils se parlent en  frères  et travaillent dans la complémentarité, dans l’entente et dans la compréhension, pour l’intérêt suprême de  la population et du pays », a-t-il dit.
 
Interrogé par HZK-Presse, un haut responsable de l’Union qui n’a pas voulu s’exprimer officiellement a qualifié cette initiative de « salutaire. »
 
« On ne peut que saluer et encourager une telle initiative en espérant que ces notables sauront jouer le rôle de médiation », a-t-il dit.
 
Le gouvernement de l’Union n’a jamais fermé les portes de dialogue, mais ce sont les présidents des îles qui, par leur déclaration commune du 17 décembre 2006 ont rompu les discussions, alors que c’est sur le seul point des forces de sécurité intérieur où il n’y avait pas eu de consensus, a-t-il affirmé.
 
Je trouve que c’est vraiment dommage pour le pays poursuit-il, car on aurait mis en application ce qui avait  requis le consensus de tous et continuer à discuter sur la question qui divise, comme il se fait ailleurs.
 
Cette initiative « salutaire » soit-elle, aboutira-t-elle aux résultats escomptés, sachant que la question qui divise les présidents Sambi et Bacar est institutionnelle plutôt que personnelle ? De quelle marge de manœuvre disposent les médiateurs pour parvenir à des résultats concrets ?
 
Telles sont entre autres questions que se posent certains observateurs interrogées par HZK-Presse dont les avis sont partagés entre « scepticisme et vœux de réussite »
 
Source : Hamid Ahmed - 120107/ha/hzkpresse/8h00
 
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 17:22
Vous trouverez ci-dessous la lettre que le Président de la Fondation Comorienne des Droits de l'Homme, Monsieur Ahmed Mohamed Allaoui, a adressé le 8 janvier dernier au Président de l'Assemblée de l'Union des Comores à propos du projet de loi relatif à l’amendement de la loi électorale N° 05-015/AU en cours de discussion et d’adoption.
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email :
fcdh@comorestelecom.km , a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43/ 71 60 46 / 34 60 49 Fax: 71 13 13
 
 
A
 
Monsieur le Président de l’Assemblée de
 l’Union des Comores
Moroni
 
Objet : Recommandations relatives à l’amendement de la loi électorale N° 05-015/AU.
 
Monsieur le Président,
 
Un projet de loi relatif à l’amendement de la loi électorale N° 05-015/AU est en cours de discussion et d’adoption à l’Hémicycle de l’Union.
Dans un souci de respect des principes universels des droits de l’Homme auxquels s’inspire notre pays, la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme saisit cette opportunité pour rappeler certains points vitaux liés au processus électoral, entre autres la liberté de chaque citoyen d’être électeur et éligible sous réserves du respect de la loi et des bonnes mœurs.
 
Or force est de constater que l’Article 4 de la Loi électoral précitée prive durant plus d’une année  à une certaine catégorie de citoyens (les magistrats, les directeurs généraux des sociétés d’Etat, le trésorier payeur général, le directeur des impôts, les militaires et les membres des forces de sécurité civile) le droit d’être éligible.
         Cette disposition est en total contradiction avec l’Article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui énonce :
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.
2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.
 
Pire encore, la loi en cours d’amender de la loi précitée tend à prolonger la durée d’inéligibilité de cette catégorie de citoyens susdite.
 
A cela s’ajoute la question du parrainage énoncé dans la Constitution de l’Île Autonome d’Anjouan.
De telles dispositions sont inégalitaires, discriminatoires et violent sans aucun doute les principes des droits civils et politiques  énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dans le Pacte Civil et Politique des Nations Unies et dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples auxquels la Constitution de l’Union des Comores fait référence dans son préambule qui est partie intégrante de ladite Constitution.  
 
Par ailleurs, nous avons constaté la marginalisation de la Société Civile dans les organes du processus électoral. Ce qui ne va pas avec le respect des élections libres, démocratiques et transparentes.
        
En conclusion,
        
-         attendu que selon l’Article 4 de ladite Loi électorale, le Président de l’Exécutif de l’Union ou d’une île, le Président d’une Assemblée, les membres de Gouvernement, ne peuvent faire acte de candidature à une élection politique qu’après avoir renoncé à leurs fonctions dès la convocation du collège électoral que par conséquence la FCDH sollicite :
 
1-    de ramener sur le même pieds d’égalité le délai d’inéligibilité ;
2-      de supprimer le parrainage prévu dans la constitution de l’île autonome d’Anjouan ;
3-    D’intégrer la société civile à tous les niveaux des organes en charge des élections.
 
Somme toute la Nation Comorienne aspire à la paix, la stabilité politique et institutionnelle, à la démocratie et aux droits de l’Homme, unique gage de l’épanouissement et du développement socioéconomique du Pays.
 
Copies :                                                                    Mutsamudu, le 8 janvier 2007
-Présidence Union                                                           Le Président de la FCDH
-Présidences des îles autonomes
-Cour Constitutionnelle                                   
-Communauté Internationale
Ahmed Mohamed Allaoui
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 21:03
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
 
Fomboni, lundi 8 janvier 2007 (HZK-Presse) – Le Mouvement Social Action pour la Démocratie et l’Alternance (MSADA) a tenu ce samedi 6 janvier son premier congrès à Hoani, dans le quartier de Ngamaroumbo. Toutes les îles étaient représentées à ce congrès. Parmi les invités, nous avons noté la forte délégation mahoraise animée par l’artiste Latteral. La participation a dépassé les 3000 personnes alors que les organisateurs en prévoyaient 1200, la plupart des jeunes et des femmes.
 
L’objectif de ce rassemblement était de présenter à la population le candidat du parti à la prochaine élection présidentielle de l’île autonome de Mwali. Comme l’a précisé M’Hibaca Baco, porte parole du RAM, « nous sommes venus témoigner l’assiduité d’Abdou Djabir et le présenter, même si beaucoup d’entre vous le connaissez déjà ». Le RAM lui apporte son soutien parce qu’il est « un vrai pilote », dit-il.
 
Quant à la présidente du Parti MSADA, Madame Soifa, qui est professeur de collège, elle déclare à l’assistance qu’avec leur candidat : « les Mohéliens peuvent espérer changer leur vie et préparer l’avenir de leurs enfants », en rompant avec cette « habitude à ne rien entendre, ne rien dire et ne rien faire, qui nous a tant fatigué ».
 
Le porte-parole de la délégation mahoraise, Monsieur El-Had, a tenu pour sa part à rendre hommage aux qualités du candidat, « je peux témoigner ici que même si Djabir avait une responsabilité au Conseil général de Mayotte, il était toujours auprès de ses frères ».
 
Prenant à son tour la parole, Monsieur Abdou Djabir a d’abord justifié le choix du lieu où s’est tenu le congrès : « nous avons choisi Hoani car c’est en cet endroit précis où nos ancêtres se sont réunis pour la première fois pour résoudre un problème au niveau de l’île. Nous nous sommes donc inspirés de cet exemple de solidarité et de fraternité de nos aînés pour aider au développement de notre île. »
 
Et M. Djabir d’ajouter : « je crois que parmi tous les candidats, je suis le plus mature à conduire les affaires de l’île, aussi bien en âge, en connaissance, qu’en expérience. »
 
Ce docteur en droit public et ancien militant du Front démocratique a poursuivi : « nous allons lutter contre la pauvreté car nous avons une richesse naturelle mal exploitée et un environnement encore préservé ».
 
Il prend l’engagement de changer « le visage de cette île » et appelle les électeurs à élire  « un président qui sortira le pays du gouffre dans lequel il est plongé depuis 30 ans ».
 
« Réservez vos applaudissements jusqu’au jour où je réussirai à aider Mohéli à se relever », conclut le candidat du Msada.
 
Abdou Djabir est la troisième personnalité à déclarer sa candidature, après le puissant homme d’affaires Mohamed Ali Said et Mohamed Said Fazul, actuel chef de l’exécutif de l’île, candidat à sa propre succession.   
 
Habib Nomane
080107/hn/hzkpresse/7h00
 
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

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