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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 20:05
 
Le procès en appel du Mercenaire Bob DENARD est ouvert ce matin à PARIS en son absence pour « raisons de santé ». A titre de rappel, celui-ci a été condamné en 1ère instance par le Tribunal Correctionnel de Paris le 20 juin 2006 à 5 ans de prison avec sursis pour avoir participé à un coup d'Etat aux Comores.
 
Toutefois, le parquet avait fait appel de cette condamnation pour violation de l'article 132-30 du code pénal. En effet, cet article dispose que "le sursis simple ne peut être ordonné à l'égard d'une personne physique que lorsque le prévenu n'a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits".

Or Bob Denard avait été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d'Etat aux Comores, à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour une tentative de coup d'Etat au Bénin en janvier 1977.
 
Pour mieux appréhender ce dossier, nous vous proposons de visionner la vidéo ci-dessous (cliquez une fois )
 
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 19:46
EVENEMENTS D'ANJOUAN : COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L'ILE AUTONOME DE NGAZIDJA"
Suite aux événéments survenus hier à l'aeroport de Ouani (voir notre article du 05 juin 2007 "Mohamed Bacar continue à défier la communauté internationale et le gouvernement de l'Union" dans rubrique "nouvelles fraîches des Comores"vous trouverez ci-dessous le communiqué de la Présidence de l'île autonome de Ngazidja
                  UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
-------------
ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
Honneur – Solidarité – Développement
-----------
 
COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE
 
 
Le mardi 05 juin 2007, le Président de l’Union accompagné des membres de son gouvernement est empêché d’atterrir à l’aéroport de OUANI par des éléments des forces de gendarmerie d’Anjouan. Cet évènement regrettable survient à quelques jours des élections présidentielles des Iles pour lesquelles la Nation toute entière ainsi que la Communauté internationale se sont mobilisées en vue de permettre à notre pays de renouer avec la paix civile et la réconciliation nationale.
 
Malheureusement, cet acte vient encore une fois illustrer le manque de sagesse de la part du Président SAMBI dont les agissements provocateurs entraînent encore une fois le pays vers la dérive. L’Unité Nationale est mise à mal, et l’autorité de l’Etat est plus affaiblie que jamais.
 
La fermeture de l’aéroport de Ouani et l’usage d’armes à feu par les forces de gendarmerie d’Anjouan en direction de la foule venue accueillir le Président de l’Union est un acte très grave dont les conséquences peuvent s’avérer très lourdes pour l’Unité nationale.
 
Le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja déplore ces soubresauts de violence dont l’Ile sœur d’anjouan est le théâtre. Il appelle les deux parties à faire preuve de retenue en mettant en avant les intérêts supérieurs de la nation.
Il considère que tout doit être mis à contribution pour créer un climat serein en vue de la tenue et de la réussite de ces élections sur l’ensemble des trois îles aux dates convenues des 10 et 24 juin 2007.
 
Il appelle les autorités nationales et insulaires à faire preuve de responsabilité et à plus de sang froid à la veille de ces échéances décisives pour notre pays.
 
Le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja appelle la communauté internationale à s’investir davantage dans la recherche d’une solution juste et définitive à ces crises répétitives, qui passe par le respect de la constitution et l’application des lois de la République.
 
 Fait à Moroni, le 06 juin 2007
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 21:37
ANJOUAN : Mohamed Bacar continue à défier la Communauté internationale et le gouvernement de l’Union des Comores
 
Des éléments de la force de la Gendarmerie d’Anjouan (FGA), pour ne pas dire des milices, proches de l’ex chef de l’Exécutif de l’île et candidat aux prochaines élections présidentielles insulaires, Monsieur Mohamed Bacar ont empêché cet après midi l’atterrissage à l’aéroport de Ouani de l’avion au bord duquel se trouvaient le Président de l’Union, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi et des militaires de l’Union Africaine censés assurer la sécurisation des élections qui doivent être organisées le 10 et le 24 juin 2007. En effet, ils ont décidé de fermer l’aéroport. L'avion était obligé de faire demi tour pour retourner à Moroni.
 
Des échauffourées  ont par la suite opposés les éléments de la FGA à la foule immense qui était venue accueillir le Président de l’Union.
 
Les éléments de la FGA ont même utilisé leurs armes à feu pour, semble t-il, disperser la foule qui montrait des signes d’hostilité à leur égard. Celle-ci a réagi par des jets de pierres.
 
Il y aurait au moins trois blessés selon Monsieur Anissi Chamsidine, le coordonnateur de l’action de l’union des Comores à Anjouan. La situation reste très tendue sur l’île.
 
A l’heure qu’il est, ni le gouvernement de l’Union des Comores, ni l’Union africaine n’a réagi.
 
Il est temps que chacun prenne ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard.
 
Est il normal que l'on continue à ménager un petit groupe armé et privé de conscience qui a pris en otage depuis plusieurs années toute une population et continue à défier tout le monde ?
 
Halidi Allaoui
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 18:39

LU POUR VOUS

La CEN-SAD préoccupée par la situations aux Comores et en Somalie

Syrte, 04/06 - Les Leaders et Chefs de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) ont, dans communiqué relatif aux Iles Comores publié dimanche à Syrte (centre de Libye), au terme de leur 9ème sommet, exhorté les pays membres de l`Union africaine (UA) en général à apporter leur aides et assistane à la République fédérale des Iles Comores pour permettre un bon déroulement des élections prévues les 10 et 24 juin 2007.

Ils ont également invité également les pays membres de la CEN-SAD à partciper, à côté de l`UA, au processus d`instauration de la paix civile, à travers le déploiement d`une force pour que les élections se déroulent selon le calendrier fixés.

La République fédérale des Iles Comores, rappelle-t-on, a adhéré officiellement samedi à la CEN-SAD.

Concernant la situation en Somalie, les Leaders et Chefs d`Etat de la CEN-SAD ont exprimé leur grande préoccupation face à l`insécurité qui prévaut dans ce pays.

Ils ont, à ce sujet, appelé les pays membres de l`UA en général et ceux de la CEN-SAD en particulier à apporter leurs contributions et aides au gouvernement provisoire somalien pour consolider le pouvoir de l`Etat sur l`ensemble du territoire national dans une ambiance de sécurité, de transparence et de démocratie.
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 18:21
Transports aériens : Guerre de polices sur le tarmac de l’aéroport
 
 
 
 
Les passagers et l'équipage ayant emprunté le vol régulier du vendredi 1er juin ont eu la surprise d'être accueillis à leur descente d'avion par une rixe opposant les deux services de police assurant la sécurité des lieux.
 
Lundi 4 juin 2007 (HZK-Presse) – L'affaire aurait pu paraître anodine, et passer une fois de plus inaperçue, si une rixe opposant des agents de la Police de l'Air et des Frontières (PAF) et ceux de la Brigade de la Gendarmerie Territoriale et Aérienne (BGTA), n'avait pas éclaté sur le tarmac de l'aéroport international Prince Said Ibrahim. A l'origine de cette guerre de Police, des passagers " clandestins " refoulés des frontières françaises pour n'avoir pas été en règle.
  
Les passagers et l'équipage ayant emprunté le vol régulier de Yémenia Airways du vendredi 1er juin ont eu la surprise d'être accueillis à leur descente d'avion par une rixe opposant les deux services de police assurant la sécurité des lieux. Le personnel des différents services opérant  au sol n'ont pu rien faire et sont restés béats quand bien même les faits n'ont pas semblé les surprendre. " Ce n'est pas la première fois qu'une histoire de trafic d'influence oppose les deux services, mais cette fois seulement la goutte de trop a dépassé les bornes des trafics aériens comoriens " dira même l'un d'entre eux.
Selon les commentaires des uns et des autres, les opérateurs économiques fréquentant l'aéroport international s'y attendaient, puisque depuis le retour de la police nationale aux frontières les missions de sécurité soulèvent des vieilles controverses. Plusieurs rapports ont été adressés par les différents services affiliés à la gestion de l'aéroport aux autorités compétentes sans qu'aucune suite ne soit donnée.
 
A l'origine de la rixe de vendredi dernier, cinq personnes refoulées des frontières françaises auraient été pressenties pour revenir à bord de ce vol du 1er Juin. La personne qui les avait fait partir, l'inspecteur Aladine de la PAF, a couru dès l'atterrissage de l'avion pour camoufler l'affaire dont il serait à l'origine. Les gendarmes au pied de l'avion, auraient tenté de l'empêcher d'accéder à l'avion, puisque les enquêtes relevaient de leurs compétences, et c'est ce qui l'a mis hors de lui.
 
Il s'en serait alors pris aux gendarmes et bénéficiant du renfort de certains de ses collègues policiers les auraient contraints à prendre la fuite. Cette énième affaire fait délier les langues, certains estimant que Aladine bénéficierait d'un soutien au delà même de sa hiérarchie, puisque à plusieurs reprises son chef, le Directeur de la PAF, le Commissaire Misbahou aurait demandé en haut lieu de retirer l'inspecteur en vain, pour ses maladresses caractérisés.
 
De source bien informée, la Chef de la sécurité aérienne madame Kader Nadia, que les pandores appellent la " dame de fer " de l'aéroport, au vu de la détérioration des dispositions de sécurité aérienne à l'aéroport international Prince Said Ibrahim et le manque de conscience de certaines personnes sensées renforcer cette sécurité, aurait même demandé une disponibilité pour ne pas assister impuissante à cette dégradation de la situation.
 
D'autres cadres intervenant à l'aéroport seraient susceptibles de partir dans les semaines à venir, dit-on. Aux dernières nouvelles l'auteur de cet acte aurait bénéficié d'un voyage pour un séjour mauricien samedi, et à son retour sera officiellement chargé des personnes expulsées de France à la PAF, selon une note de service du DG de la DGST.
 
Source : El-Had S.O. -  40607/eso/hzkpresse/9h00
 
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 18:12
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institutions
 
Elections présidentielles des Iles :
Tout est enfin prêt à la commission électorale
 
Moroni, lundi 4 juin 2007 (HZK-Presse) - Plus le jour-J s’approche, plus les choses s’éclaircissent quant au déroulement du scrutin présidentiel des iles autonomes. Après que les candidats aient appuyé sur l’accélérateur, c’est au tour de l’organe chargé de l’organisation de l’élection de se lancer des deux pieds dans le processus. La commission nationale électorale a connu certes des débuts difficiles qui donnaient des craintes aux candidats et à la population, mais tout semble mis en œuvre pour la tenue de ce quatrième rendez-vous électoral depuis l’adoption en 2001 de la nouvelle constitution.
 
Les difficultés financière qu’a traversées la Ceni, ce n’est plus qu’un vieux souvenir selon les propres aveux de cette commission. « Toutes les conditions sont réunies pour le bon déroulement du scrutin présidentiel, le matériel électoral est déjà sur place. Ils sont mis dans des lieux sécurisés en entendant le dimanche », soutient le président de la commission électorale, Ali Said Mdahoma.
 
« Une première partie du matériel est déjà envoyée dans les îles. Quant au matériel sensible à savoir les bulletins, les urnes, les isoloirs… ils ne seront acheminés à Anjouan et à Moheli que 48 heures le scrutin », poursuit-il.
 
La grande nouveauté du vote des 10 juin prochain reste l’émargement des électeurs. Après avoir effectué son devoir, le votant va marquer de sa présence par l’encre indélébile qu’il doit apposer sur la liste électorale. « Avant, c’était le président du bureau qui remplissait cette partie, une méthode qui suscitait beaucoup d’inquiétude chez nombre d’électeurs ». Plusieurs d’entre eux arrivent dans les bureaux en disant qu’une personne d’autre a voté à leur place. « Avec ce système, on est sur de diminuer les contestations », rassure le président de la Ceni.
 
La preuve que le matériel électoral est disponible, les bulletins confectionnés en Afrique du Sud, circulent déjà dans les villes et villages sous forme de spécimen remis aux différents candidats. Mais à peine sortis, ces bulletins provoquent des interrogations quant à la logique suivie pour établir l’ordre des candidats.
 
Contrairement aux précédentes élections, la disposition des prétendants ne respecte pas l’ordre alphabétique. « L’ordre alphabétique n’était qu’une convention. Maintenant, on a réfléchi à une autre logique. La Ceni s’est inspirée de l’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle. L’arrêt lui-même a établi la liste par rapport à l’ordre de dépôt des candidatures », annonce le président de la commission électorale insulaire de Ngazidja.
 
Les travaux de la Ceni consistent actuellement à recenser les noms des assesseurs qui vont siéger dans les 665 bureaux de vote. Et déjà une polémique est née sur le délai de déclaration des représentants des candidats dans les bureaux de vote. Certains QG estiment que déclarer les noms des assesseurs actuellement serait très tôt. La commission électorale riposte en évoquant que « les présidents et les secrétaires de bureaux doivent être formés à l’avance pour éviter de commettre des bêtises le jour du scrutin. C’est pourquoi leur nom doivent d’être connu à l’avance ».
 
L’autre plainte qui circule de bouche à oreille mais qui n’est pas parvenue officiellement à la commission, concerne l’utilisation des biens publics dans le cadre de la campagne. Plus visible, les véhicules de service qui porte de plaques minéralogiques de l’administration publique battent campagne. « Il y a une circulaire qui interdit ces pratiques. Si une personne ou un candidat remarque ce phénomène, il doit saisir la commission preuve à l’appui. A notre tour, nous allons saisir la justice », prévient le président de la commission électorale.
 
Comme à chaque élection, certains électeurs se plaignent de ne pas figurer sur les listes électorales. Malgré que les listes soient bouclées, des contestations d’inscription continuent d’atterrir à la Ceni. Pendant ce temps, la commission insiste « nul ne vote sans sa carte d’électeur, et encore s’il n’est pas inscrit dans la liste » rappelle-t-on.
 
Ahmed Abdallah
040607/aa/hzkpresse/13h00
 
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 08:13
 La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) a accueilli samedi deux nouveaux pays, la Guinée et les Comores, à l'ouverture de son neuvième sommet à Syrte (Libye). Il ya maintenant 25 Etats membres (Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana et Sierra Leone, Comores et la Guinée).

15 chefs d'Etats (
Lybie, Soudan, Tchad, Somalie, Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Sénégal, Centrafrique, Togo, Bénin, Liberia, Sierra Leone, Guinée Bissau, Comores, ) et 10 ministres et chefs  de gouvernement ont pris part à la séance d'ouverture. Ce qui a permis au président en exercice de l'organisation, le Président Lybien, le colonel Mouamar Kadhafi, de saluer "la grande présence de haut niveau, qui reflète l'intérêt que porte les pays membres à la Cen-Sad" et de souligner "l'influence grandissante de cette organisation en Afrique". 

Le président comorien Ahmed Abdallah Sambi a fait spécialement le déplacement à cette occasion contrairement à son homologue guinéen Lansana Conté qui est représenté par son  Premier ministre Lansana Kouyaté.
Seront évoqués à ce sommet entre autres la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles et une zone de libre-échange, l'évolution de l'Union africaine, le conflit au Darfour et lla situation politique et sécuritaire dans certains pays (Tchad, Somalie, Côte d'Ivoire...) secrétaire général de la Cen-Sad, le libyen Madani al-Azhari. Les participants étudieront aussi des projets de liaisons ferroviaires et routières entre les pays membres. 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
 
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 22:10
 
 
LETTRE OUVERTE DE LA FAMILLE DE KAAMBI HOUMADI AU PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES
 
 
Vous trouverez ci-dessous la lettre du 10 mai dernier que la famille de Monsieur KAAMBI Houmadi a adressée au Président de l’Union
 
 
 
Lettre ouverte à Son Excellence Le Président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah SAMBI.
 
Monsieur le Président,
Je me permets de vous adresser cette lettre et la rendre publique pour prendre en témoin le peuple comorien et le monde entier. Après que mes premiers écrits à votre égard soient restés sans réponses, je voudrais vous exposer par la présente, mon sentiment de profonde injustice ressentie à la suite des événements qui ont mortellement porté atteinte, ce mois de mai 2007, à l’intégrité de ma famille et qui ont lourdement embrasé l’île d’Anjouan et l’ensemble du pays que vous présidez.
 
Monsieur le président, en application de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle
N°07/018/CC du 26 avril 2007, constatant la vacance du pouvoir suite à
l’expiration du mandat du Chef de l’Exécutif de l’Île Autonome d’Anjouan, vous avez nommé mon père, Monsieur KAAMBI Houmadi, à la tête de l’exécutif de l’Île, afin d’assurer la gestion de la période transitoire et de préparer les prochaines élections de l’Île. Cette nomination a donné suite aux événements que vous n’ignorez pas. Seulement, à en jugé par votre attitude et celui des autorités de votre gouvernement, il ya une dimension de ces événements que vous avez manifestement négligée. Il s’agit de la situation de la famille de Monsieur KAAMBI dont la sécurité demeure encore incertaine. Je voudrais vous rappeler que pendant que les troubles perpétrés par les miliciens de Mohamed Bacar avaient atteint leur niveau de guerre civil, ces derniers ont exercé une forte pression d’intimidation et de harcèlement sur les proches parents de Monsieur KAAMBI, en l’occurrence sur sa mère, une personne âgée, fragile et sans défense, jusqu’à provoquer sa mort par une crise cardiaque.
 
Monsieur KAAMBI Houmadi, ancien président par intérim que vous avez nommé avant de revenir sur votre décision sous la pression de Mohamed Bacar, n’a pas pu assister à l’enterrement de sa très chère mère tout comme ses autres frères qui se trouvaient à l’extérieur de l’île d’Anjouan.
Je souhaite donc par la présente, attirer votre attention sur la situation
alarmante des droits de l’homme de la famille KAAMBI et de plusieurs autres personnes qui sont en désaccord avec le maître de l’île et ses acolytes… Cette famille courageuse fait l’objet depuis quelques jours, d’un harcèlement constant : téléphones coupés, surveillance systématique, entraves à la liberté de circulation, agressions, saccage… Faut-il vous rappeler au passage que Monsieur KAAMBI Houmadi n’a toujours pas pu rejoindre sa famille endeuillée pour partager avec elle, la perte tragique de sa chère mère, tant les menaces qui pèsent sur lui ne cessent d’augmenter ?
 
Je viens auprès de vous, en mon et au nom de toute ma famille, vous demander de mandater, le plus vite possible, une mission d’information pour recueillir des nouvelles de mon père et de sa femme qui reste toujours cachés suite aux menaces de mort qui continuent à peser sur eux, mais également de témoigner de l’état de santé et d’intimidation plus qu’alarmant des autres membres de ma famille. Je vous saurais gré de demander ainsi aux autorités d’Anjouan de faire cesser le harcèlement contre ma famille et contre les proches de mon père.
 
Je demande la mise en place d’une mission qui doit enquêter sur les exactions perpétrées à l'encontre de ma famille afin de retrouver ses auteurs et déterminer les responsabilités sur ces actes barbares de type « djandjawidien », pour que plus jamais, un citoyen comorien ne puisse être victime de tels sévices au mépris de tout droit à la personne humaine.
Monsieur le président, je me permets de vous rappeler que le peuple comorien, fier et courageux, a reconnu en mon père, Monsieur KAAMBI Houmadi, un grand homme, intègre et attaché, comme lui d’ailleurs, à des valeurs profondes de liberté, de démocratie et de paix. Il lui a donné sa confiance en l’élisant députée au suffrage direct, puis président de l’assemblée de l’île autonome d’Anjouan au suffrage indirect. Monsieur KAAMBI demeure, démocratiquement jusqu’à la fin de la législature, le deuxième magistrat de l’île d’Anjouan reconnu par les institutions.
Il est un homme politique à la fois discret et pragmatique, soucieux de la
charge de ses responsabilités et de l’intérêt général de la nation. Il est
intimement convaincu qu'il peut et  doit briser le système de corruption et de violence qui paralyse Anjouan ; qu’il peut changer beaucoup de choses pour son peuple.
 
Je souhaite par ailleurs, exprimer mon entière solidarité à l'égard de toutes les victimes du régime fasciste de Mohamed Bacar qui sombrent dans l'oubli : déplacés, disparus, torturés, personnes humaines réduites à l'état d'objets d'une violence multiforme.
 
Je voudrais également m’adresser aux familles des soldats de la patrie, morts aux combats pour défendre l’intégrité de notre pays, et leur dire qu’en ces circonstances très douloureuses, je leur exprime en mon nom et nom de ma famille, notre solidarité ainsi que nos plus sincères condoléances pour la disparition tragique de leurs chers biens aimés.
Aux médias comoriens comme à ceux du reste du monde, je vous demande d’être attentifs et de faire en sorte que le peuple comorien ne puisse se faire tromper par des personnes malintentionnées, au moyen d’une manipulation et une désinformation, comme on a pu le voir dans le passé. Je vous demande de continuer à œuvrer pour que les libertés individuelles du peuple comorien puissent être garanties, pour que ce peuple vaillant puisse combattre ses ennemies de l’intérieur et de l’extérieur, et qu’il puisse poursuivre sa lutte pour la liberté.
Je voudrais par la présente, témoigner de mon respect et remercier la communauté internationale pour ses efforts dans la recherche d’une solution pacifique à ce conflit armé. Je demande à l’Union Africaine de poursuivre sur la voie engagée, sa position de fermeté dans le dialogue,  jusqu’à l’aboutissement au rétablissement définitif de la légalité institutionnelle, des libertés individuelles et de la justice. La présence de l’UA doit être l’occasion d’arrêter et de faire traduire en justice tous les responsables des crimes et des exactions sur la population et, le moment d’éradiquer à jamais le fléau insurrectionnel qui empoisonne notre pays.
Messieurs les responsables de la communauté internationale, les Comoriens n’attendront pas encore les prochaines échéances électorales et des nouveaux observateurs militaires de l’UA pour vivre un air de paix, de droit et de liberté…
 
En tant que famille de Monsieur Houmadi KAAMBI, nous restons cependant vigilants et réservés quant à la pertinence de l’accord signé le 2 mai dernier, notamment au remplacement du colonel Mohamed Bacar par son bras droit. Il n’a échappé à personne que son régime reste encore intact et ses acolytes toujours armés et dangereux.
 
À la République française, dont des enfants de KAAMBI sont des citoyens, et à son nouveau président, nous demandons de rompre avec ses méthodes du passé, de mettre fin à son soutien au séparatisme anjouanais et faire respecter, car elle en a les moyens, les valeurs humaines et républicaines dont elle se targue souvent d’en être le porte-drapeau. Nous sollicitons au nouveau président de la république française de prolonger « sa rupture » jusqu’aux relations avec les Comores et de faire cesser la violation des libertés humaines dans l’île d’Anjouan.
Monsieur le président de la république française, compte tenu de votre fidélité à l’identité et aux valeurs de votre pays, et en vertu des relations
privilégiées que la France entretient avec les Comores, nous vous demandons d’user de votre influence pour aider à la sécurisation des populations et à la stabilité de ce pays.
 
Priver de liberté ceux qui veulent contribuer au développement, à la paix, à l'équité et à la démocratie d'un pays, est inacceptable. Les assoiffés du
pouvoir doivent comprendre qu’il n’est plus possible de prendre tout un peuple en otage… Je me demande combien de vies doivent encore se perdre, et combien de sang doit encore couler pour qu’on se décide d’intervenir de manière ferme et exemplaire, qu'on arrive à faire régner une paix définitive à Anjouan ?
 
Votre Excellence, Monsieur le Président de l’Union des Comores, convaincus de votre attachement aux valeurs de liberté et de droits de l’Homme, je vous prie de considérer ma sollicitation et de prendre plus rapidement toute initiative permettant de trouver une issue rapide à la situation de Monsieur KAAMBI et sa famille.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
 
Paris, le 10 mai 2007.
 
Monsieur KAAMBI Abdel-Latuf, au nom de toute la famille.
 
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 11:09
Vous trouverez ci-dessous le message du 31 mai 2007 adressé par l’Ambassade des Etats-Unis au peuple Comorien à l’occasion des élections insulaires
 
 
Message des Etats-Unis Concernant Les Elections des Présidents des Iles aux Comores
 
31 Mai 2007
 
Le peuple Comorien se prépare à exprimer leur choix démocratique le 10
juin. En tant que partenaire de l’Union des Comores et en tant que
pays démocratique ami, les Etats-Unis souhaitent bel et bien voir que
lesdites élections se déroulent dans la liberté, la justice et la
transparence. Plusieurs diplomates Américain seront aux Comores, a l’invitation
du gouvernement de l’Union, pour renforcer les observateurs des autres
pays et ceux locales. Tous les observateurs ont le même objectif,
permettre le peuple Comorien a librement faire leur chois sans
intimidation.
Au-delà de la similarité selon laquelle nos deux pays représentent la
démocratie, nous partageons le fait que nous sommes des pays
fédéralistes. Comme l’Union des Comores, les Etats-Unis sont aussi une Union.
Nos 50 Etats sont largement autonomes. Comme les Comores, chaque Etat a
un Gouverneur, qui est responsable des domaines tels la santé,
l’éducation et l’emploi. Les Etats se chargent de la police. La plupart des
Etats, et même les gouvernements locaux, perçoivent les taxes afin de
couvrir les services qu’ils fournissent ; en plus du financement fédéral.
Pour les affaires internes de l’Etat, le Gouverneur est responsable de
ses électeurs. Au moment de sa rédaction, il y a 200 ans, la
Constitution Américaine stipule expressément que tous les pouvoirs qui ne sont
pas spécialement attribués au gouvernement fédéral reviennent aux Etats.
L’Etat fédéral de l’Union est tenu responsable de la défense nationale,
des relations et du commerce internationaux, ainsi que la gestion des
problèmes relatifs aux intérêts du pays tout entier. Ceci implique la
responsabilité de l’Etat fédéral pour gérer les affaires au sein des 50
états; des problèmes qui touchent les frontières à l’intérieur du pays.
Ce system nous a bien servi, mais il n’est pas parfait. Tout comme les
Comores, les Etats-Unis sont passés par une sécession des Etats. La
guerre civile aux Etats-Unis a été la période la plus sombre de notre
histoire. Notre Président à cette époque-là, Abraham Lincoln, est célèbre
pour avoir pu maintenir l’intégralité de notre Union. Cela a été suivi
par un long processus de guérison.
Par conséquent, notre pays jouit actuellement d’une stabilité et d’une
prospérité. Aujourd’hui, nous, Américains, nous nous considérons comme
étant premièrement et avant toute chose, des "Américains." Cela
constitue l’identité commune qui nous unit. Mais par la suite, nous nous
considérons aussi comme des "Texans," des "New Yorkais" ou -- pour les
gens qui viennent de l’Indiana -- des "Hoosiers."
J’exhorte par la présente les autorités Comorian, de l’Union et de
chaque ile également, à assurer la liberté d’expression politique pendant
la période de campagne, mais j’encourage aussi tous les candidats à
faire des déclarations pacifiques, productives et responsables. Les
Etats-Unis sont prêts à poursuivre notre œuvre aux Comores. L’organisation
des scrutins du 10 juin incombe au Gouvernement Comorian, et tous les
participants à cette élection doivent respecter la décision des
électeurs Comorian. Sans une démocratie stable, l’objectif de développement
économique et de prospérité aux Comores relèveront de l’illusion.
 
Monsieur Brian T. Neubert
Premiér Secretaire
Ambassade des Etats-Unis
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:40
Suite à l'information que nous avons diffusée hier dans rubrique "Dernière minute" intitulée "ARRESTATION DU JOURNALISTE ABOUBACAR MCHANGAMA" CLIQUEZ ICI vous trouverez ci-dessous les faits tels qu'ils sont rélatés par l'AFP
 
 
Comores: un journal saisi pour une photo de soldats prisonniers
AFP-MONDE 29.05.07 | 15h47
 
La justice comorienne a ordonné la saisie de la dernière édition de l'hebdomadaire L'Archipel après une plainte de l'armée jugeant "humiliante" une photo publiée par le journal de soldats prisonniers sur l'île autonome d'Anjouan, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
"La présidente du tribunal de première instance de Moroni, Ali Thanai Tasmine, a pris une ordonnance de référé saisissant tous les exemplaires de la dernière édition du journal et exigeant qu'il soit retiré de tous les points de vente", a indiqué une source judiciaire.
 
De son côté, le directeur de la publication de L'Archipel, Aboubacar Mchangama, a expliqué à l'AFP "avoir été entendu à deux reprise lundi. La magistrate m'a signifié la saisie du journal. J'ai donc été obligé de le retirer de tous les points de vente", quelques jours après sa mise en vente.
M. Mchangama a également confirmé que cette procédure a été engagée après une plainte du chef du cabinet militaire de la présidence de l'Union des Comores, le commandant Ahmed Abdoulbastoi, au nom de l'armée comorienne.
L'hebdomadaire indépendant avait publié en Une une photographie montrant des soldats de l'armée fédérale retenus prisonniers à Anjouan par la force de gendarmerie de l'île autonome, dans des conditions jugées "humiliantes" par l'armée.
Aboubacar Mchangama
La photo montre ces militaires torse nu dans un camp militaire d'Anjouan.
Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes d'Anjouan, loyaux envers l'ex-président de l'île Mohamed Bacar. Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de l'armée arrêtés par les gendarmes.
L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent et l'Etat fédéral.
 
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