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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 18:13
LU POUR VOUS  : ARTICLE PUBLIE DANS KWELIMAG


Dernière minute Coulisse de crise

Le représentant permanent de l'UA à Moroni, l'Algérien Mourad Tauaiati est accusé de connivence avec l'ambassadeur de France don
t les affinités avec Mohamed Bacar sont soupçonnées. Il pourrait être expulsé dans les prochains jours. Par ailleurs, l'ambassadeur de France et celui de la Libye se seraient affrontés au téléphone ces dernières heures. Le diplomate libyen serait convaincu que M. Bacar bénéficie de l'appui de Paris et aurait interpellé son homologue français, Christian Job en ces termes: "Tu prends ton téléphone et tu dis à M. Bacar d'arrêter et il va arrêter tout de suite".
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 09:00
Election présidentielle à Anjouan : Les observateurs militaires sud africains ont quitté Anjouan
 
Mutsamudu, samedi 9 juin 2007 (HZK-Presse) – Les soldats sud africains arrivés dans l'île mardi 5 juin dernier dans le cadre de la sécurisation des élections présidentielles à Anjouan ont quitté l'île ce samedi avant la tenue même du premier tour du scrutin, initialement prévu demain dimanche 10 juin 2007 et reporté d'une semaine par le président de l'Union des Comores, a constaté HZK-Presse.

Ce départ anticipé nourrit les spéculations dans l'opinion publique qui voit là « un abandon d'Anjouan par la communauté internationale. »
Des émissaires de la Ligue des Etats Arabes qui ont effectué une visite de quelques heures ce samedi dans l'île se seraient entretenus avec le président par intérim, Dhoihirou Halidi, a appris HZK-Presse.

La décision de reporter le premier tour de ces élections prise par le président Sambi et qualifiée de « discriminatoire » par les autorités d'Anjouan est rejetée par le président d'Anjouan par intérim, Dhoihirou Halidi qui dit maintenir les dates initialement fixées par Monsieur Ahmed Abdallah Sambi, président de l'Union des Comores.

Investi le 11 mai 2007 comme président par intérim après l'expiration du mandat de l'ex chef de l'exécutif d'Anjouan Mohamed Bacar, candidat à sa propre succession, avec mission principale d'organiser les élections dans l'île, Monsieur Dhoihirou Halidi a affirmé que « peu importe ce qui se passera ailleurs, mais à Anjouan, le premier tour du scrutin des présidentielles aura bel et bien lieu demain dimanche 10 juin 2007, pas un jour de plus ni de moins. »

Les cinq challengers de Mohamed Bacar qui avaient sollicité le report du scrutin par leur requête adressée à la cour constitutionnelle le mercredi 6 juin dernier disent « se conformer » à la décision du chef de l'Etat.

« La personne qui avait convoqué le collège électoral et fixé les dates est la même personne qui a décidé le report et on ne peut que respecter cette décision », a déclaré à HZK-Presse le candidat Bacari Abdou.

Et pourtant, depuis ce matin, Mutsamudu semble bien vivre au rythme de la fin de la campagne électorale. Toutes les banderoles sont enlevées et les bureaux des quartiers généraux des candidats ont fermé, a constaté HZK-Presse.

A la Commission insulaire électorale (CIE) on affiche une « certitude mesurée » de pouvoir respecter le rendez vous de demain dimanche. « Tout le reste du matériel électoral qui devait venir de Moroni dont les bulletins, seront produits sur place » a confié à HZK-Presse un membre de la CIE.

Au total ce sont 127 689 Anjouanais qui sont inscrits sur les listes électorales et qui devront se rendre dans 240 bureaux repartis dans 5 régions administratives, Mutsamudu, Ouani, Domoni, Nioumakélé et Sima.

Hamid Ahmed
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 14:03
REPORT DES ELECTIONS A ANJOUAN :
 
Communiqué du Ministère des Relations extérieures de l’Union des Comores
 
 
 
 
La situation dans l’île autonome d’Anjouan a conduit le gouvernement de l’union des Comores et la Communauté internationale  à multiplier leurs rencontres, conscients de la nécessité de se concerter constamment pour éviter que la situation ne se détériore davantage à Anjouan et remette en cause le prochain scrutin.
C’est ainsi qu’une rencontre entre le gouvernement et la Communauté Internationale a eu lieu le jeudi 7 Juin 2007  en début de soirée au Ministère des Relations Extérieures (MIREX).

Le constat qui est fait a montré entre autres, la non application concrète de l’Accord du 11 Mai 2007, surtout sur ce qui a trait à la mise en place effective des institutions de l’Union et du dispositif de sécurisation des élections des Présidents  des Iles Autonomes.

L retard constat par rapport au déploiement de la Force de sécurisation des élections a conduit à la décision concertée de la partie nationale (Gouvernement, Institutions nationales, commissions diverses et la communauté internationale, à l’exception de l’Union Africaine qui émet des réserves quelques ) de faire reporter le 1er tour des élections  dans l’île autonome d’Anjouan. Au 17 Juin 2007.

En effet, compte tenu du retard accusé  dans l’arrivée des contingents. En provenance de pays amis, il est difficile voire impossible de parvenir, à deux jours du scrutin, de prendre toutes les dispositions relatives à leur installation effective dans les zones respectives.

 Il convient d souligner  que ce report ne compromet en rien l’équilibre général, n’engendre aucune incidence financière et qu’il est uniquement dicté par le souci de créer les conditions pour que le déploiement des forces  puisse se faire d’une manière qui garantira une réelle sécurisation de ce scrutin.
Il est à préciser également que la date prévue pour le second tour reste jusqu’ici valable pour l’ensemble des îles.

Il est par ailleurs évident  que les épreuves de force de l’ancien Mohamed Bacar, son défi à l’Autorité nationale et de la Communauté internationale, et son obstination à ne jamais vouloir se conformer aux principes régaliens sont des éléments qui devraient  inciter à une très grande prudence, comme l’a toujours souligné et rappelé le Gouvernement de l’Union des Comores.

C’est dans ce sens, que celui-ci attire à nouveau l’attention de l’opinion nationale et de la communauté internationale, sur l’impérieuse nécessité de mettre en place dans l’île autonome d’Anjouan surtout, une force de sécurisation à la fois civile et militaire, pour parer à toute éventualité, tenant compte des propos de chantage du candidat Bacar, selon lesquels il s’attaquerait aux éléments de la force de sécurisation.

Le Gouvernement de l’union  exprime à nouveau sa reconnaissance à la Communauté Internationale pour le soutien qu’elle continue à apporter à notre pays en vue de la stabilité et du développement mais également pour la compréhension manifeste par rapport à ce report des élections.

Tout en saluant cette convergence de vue exprimée par la majorité des représentants de la Communauté Internationale, par  rapport à la décision de report des élections à Anjouan, le gouvernement de l’Union des Comores appelle à la compréhension habituelle de l’Union africaine, partenaire incontournable dans le processus, pour qu’elle prenne en considération la réelle situation qui prévaut dans cette île, le retard dans l’arrivée des composantes de la force de sécurisation, et le peu de temps avant la date des élections, autant d’éléments qui ne garantissent pas u déploiement réel et efficace de ces contingents.

Il réaffirme sa volonté à continuer à étroitement collaborer avec l’organisation Panafricaine et tous ses partenaires, pour la tenue des élections et la garanti de l’unité et de la stabilité nationales ainsi que le développement, et leur lance un appel pressent pour unir leurs forces communes, en vue de faire  prévaloir le droit et la sagesse sur la force.

                                                                                 Moroni, le 8 juin 2007
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 13:47
 
 
SOURCE : 08/06/2007 17:39:39 - PARIS (AFP)
 
Comores: cinq ans de prison dont quatre avec sursis requis contre Bob Denard
Cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, ont été requis vendredi devant la cour d'appel de Paris à l'encontre de Bob Denard pour "avoir organisé et préparé depuis le territoire français" le coup d'Etat aux Comores en 1995, l'avocat de l'ancien mercenaire demandant sa relaxe.
Bob Denard avait été condamné en première instance le 20 juin 2006 à cinq ans de prison avec sursis pour cette tentative de prise de pouvoir dans cet archipel de l'Océan indien mais le parquet avait fait appel, estimant que "le tribunal n'avait pas fait une exacte appréciation de la loi pénale".
Devant la 10ème chambre de la cour d'appel, l'avocate générale Marthe Coront-Ducluzeau a estimé que l'association de malfaiteurs "était clairement établie" pour cette opération, lancée le 28 septembre 1995, à laquelle avait mis fin six jours plus tard une intervention militaire française, en vertu d'accords liant la France et les Comores.
La magistrate a soutenu que Bob Denard, 78 ans, absent de l'audience pour "raisons de santé" depuis le début du procès, mercredi, a "mené une opération strictement personnelle de nature lucrative" et a refusé de "conclure que celui-ci ait eu l'autorisation d'agir des services secrets français".
L'avocate générale a demandé que les quatre ans de sursis soient assortis d'une période de mise à l'épreuve de trois ans et 10.000 euros d'amende. Bob Denard a déjà fait six mois de détention après son arrestation.
De son côté, Me Elie Hatem, avocat de Bob Denard, a demandé la relaxe de son client "qui ne se serait pas engagé dans cette opération sans avoir eu le feu vert des autorités françaises".
Pour Me Hatem, "il y a bien eu un feu vert des services secrets français pour cette opération à laquelle a participé la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE)".
Cette opération, a ajouté l'avocat de Bob Denard, avait pour but de destituer" le président comorien Saïd Mohamed Djohar qui a "été ensuite séquestré pendant quatre mois sur l'Ile de la Réunion par la France", tout en reconnaissant qu'il "n'avait pas de preuve tangible d'un commandement de l'autorité légitime" (les autorités françaises) demandant à son client de réaliser l'opération aux Comores.
Jeudi, Me François Trécourt, avocat de la République des Comores, partie civile, avait demandé un euro symbolique de dommages-intérêts : "Bob Denard a ruiné l'image des Comores, l'un des pays les plus pauvres du monde".
En première instance, les 25 autres coprévenus, reconnus coupables pour leur participation à cette opération, avaient été soit dispensés de peine, soit condamnés à des peines allant de trois ans d'emprisonnement avec sursis à quatre mois avec sursis.
Aucun de ces coprévenus n'avait fait appel et leurs avocats ont demandé vendredi au tribunal de ne pas donner suite aux demandes de dommages-intérêts des parties civiles, dont celles des héritiers du président Djohar, décédé en février 2006.
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 18:54
Diplomatie :
Mohamed Toihiri, le nouvel ambassadeur des Comores aux Etats unis
 
C'est le docteur et écrivain Mohamed Toihiri qui va représenter l'Union des Comores à Washington aux Etats unis d'Amérique en tant qu'ambassadeur plénipotentiaire de l'Union des Comores auprès de ce pays et représentant permanent des Nations unies. 
Celui qui est considéré comme le premier romancier comorien est diplômé de l'Université de Bordeaux où il a obtenu respectivement une maîtrise en communication avec mention bien et son doctorat en lettres modernes avec mention très bien et les félicitations du jury. Il est, par ailleurs, diplômé de l'Ecole supérieure d'encadrement du personnel du ministère de l'éducation nationale (Espemen) du Futuroscope de Poitiers. Il est par conséquent inspecteur pédagogique régional et d'académie des lettres.
La diplomatie n'est pas totalement étrangère à cet homme de lettres. Il a dans son passé académique effectué une formation, de 1985-1986, dans le département des relations internationales rue Saint Dominique à Paris, siège des sciences politiques. Au tout début de la crise séparatiste anjouanaise, il a fait partie des médiateurs qui ont contribué aux intenses et secrètes négociations qui auraient rendu possibles la signature de l'accord de Fomboni en février 2001. Son mémoire à l'Ipria (rue Saint Dominique) intitulé ''l'éducation à la citoyenneté comme vecteur de cohésion sociale'' lui a été servi pour ''agir en citoyen libre et sans contre parti'', selon le nouvel ambassadeur, pourrait lui servir dans ses nouvelles missions.
Le docteur Toihiri se dit confiant de sa nouvelle mission d'ambassadeur plénipotentiaire de l'Union des Comores auprès des Etats-Unis d'Amérique et aux Nations Unies. L'écrivain connaît le pays de l'Oncle Sam après ses deux ans dans l'Université du Michigan aux Etats-Unis.
Plusieurs fois distingués (Prix des Mascareignes et des Comores pour son premier roman en 1986, premier prix Kalam d'Or des Comores en 2000 et en 2007, médaille de la méritocratie de la ville de Mitsoudjé, son village natal, en 2006 et Chevalier de la Légion d'honneur), Toihiri est membre du Lions Club international et membre de plusieurs jurys internationaux dont celui du prix littéraire Jeunesse de l'Afrique central et de l'Océan Indien. Il a également servi comme administrateur des Comores au sein de l'université de l'Océan indien.
Chroniqueur apprécié dans plusieurs journaux, on reconnaît à l'intellectuel des qualités individuelles certaines qui ne lui seront pas de trop pour faire entrer l'Union des Comores dans des bonnes grâces des américains et du reste du monde.
Polyglotte, Mohamed Toihiri qui succède à ce poste à Souef Mohamed El-Amine, est actuellement maître de conférence à l'Université des Comores.
A.Nabahane
SOURCE : Le journal ALWATWAN
 
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 12:53
Gestion de la transition à Anjouan : Entretien avec le président par intérim, Dhoihirou Halidi
 
 
 
 
Mutsamudu, lundi 4 juin 2007 (HZK-Presse) – Vingt jours après son investiture aux fonctions de président par intérim de l’île autonome d’Anjouan après l’expiration du mandat de l’ex chef de l’exécutif de l’île Mohamed Bacar, candidat à sa propre succession aux présidentielles du 10 et 24 juin prochains, M. Dhoihirou Halidi accuse les autorités de l’union de « provocation, et de violation de l’alinéa 4 de l’article 10  de l’accord du 11 mai 2007 » relatif à la transition à Anjouan.
 
Selon lui, les autorités de l’union « n’ont pas respecté » l’alinéa 4 de l’article 10 du dit accord appelant les parties comoriennes qui l’ont signé à  « s’interdire toute action de quelques nature qu’elle soit pouvant porter préjudice aux dispositions fixées par l’accord et au  processus électoral en évitant toute provocation. »
 
Interrogé par HZK-Presse le vendredi dernier sur la non application de certaines dispositions de l’accord du 11 mai 2007, notamment l’article 10, alinéa 3 stipulant que « les institutions de l’Union à Anjouan doivent reprendre leurs activités dans les meilleurs délais », le chef de l’exécutif d’Anjouan par intérim rejette la responsabilité de cette non application aux autorités de l’union et les accuse de provocation.
 
A ses yeux, cette provocation est caractérisée par « le non rétablissement des lignes téléphoniques de certaines autorités de l’île et une présence massive de certains responsables de l’union à Anjouan »
 
Ces derniers, explique-t-il, ne sont pas venus ici pour faire campagne, mais plutôt pour semer « la zizanie. »
 
Interrogé sur ses relations avec son ancien chef, colonel Mohamed Bacar, M. Dhoihirou Halidi affirme ne pas être l’ « objet d’aucune pression et d’agir conformément aux textes.»
 
Quant à la question sur l’exercice de ses fonctions, M. Dhoihirou Halidi a répondu qu’il « ne compte pas s’éterniser sur ses fonctions actuelles qu’il entend assumer loyalement et organiser des élections libres et démocratiques dans les dates prévues avec la participation des observateurs internationaux. »
 
Mais le président intérimaire d’Anjouan souhaite voir tous les acteurs impliqués dans ce processus, « chacun jouer activement son rôle » pour que les élections présidentielles de l’île d’Anjouan puissent se tenir dans les dates initialement prévues et dans des bonnes conditions qui satisfassent tout le monde, afin de permettre au prochain président élu de « jouir de plus de crédibilité nécessaire à ses fonctions. »
 
Agé de 42 ans, marié et père de sept enfants de mères différentes dont 4 filles, Dhoihirou Halidi a fait partie de tous les gouvernements successifs de l’île depuis le mois de juin 1999. Ayant occupé plusieurs postes ministériels durant huit ans, cet enseignant de sciences-maths sortant de l’école nationale d’enseignement supérieur de M’vouni en 1991, a confié à HZK-Presse qu’il compte « se retirer de la politique après l’élection du nouveau président de l’île et retrouver son poste d’enseignant. »
 
Source : Hamid Ahmed - 040607/ha/hzkpresse/12h00
 
 
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 12:36
Rebondissement dans l’affaire BIC / NICOM : Les avocats de NICOM accusent l'Etat de manipulation
 
 
 
 
« Même si décision était légale dans la forme, sur le fond il ne tient pas debout. La loi qui régit le code de procédure civile relève d'une ordonnance », ajoute Me Mzimba qui a abandonné momentanément sa campagne électorale pour cette conférence de presse.
 
Moroni le mercredi 6 juin 2007 (HZK-Presse) - Le dernier rebondissement de l’affaire BIC/NICOM fait mouche et laisse l’opinion perplexe. Alors qu’on croyait se diriger vers un dénouement de l’affaire, les avocats de Nicom repartent à l’offensive en s’attaquant à un décret ministériel qui, selon eux, remettrait tout en cause. En première instance, le tribunal condamnait la Bic à indemniser son client à hauteur de 3,8 milliards fc pour avoir « fermé illégalement » les lignes de crédits de cette société. Pour la Bic c’est Nicom qui était soupçonnée d’escroquerie pour avoir utilisé un faux document bancaire, risquant de porter atteinte à l’image de l’institution.
 
La cour d’appel a confirmé dans son arrêt du 29 mai le jugement en ramenant le montant initial à 1,4 milliards fc, avec obligation pour la Bic de verser « un premier acompte de 800 millions à Nicom et les 600 autres millions à la banque centrale en guise de caution » en attendant l’issue définitive du procès.
 
Une exécution provisoire rendue pourtant caduque, trois jours plus tôt par un décret du 25 mai dernier modifiant l’article 519 du code de procédure civile et qui stipule que « en aucun cas elle ne peut l’être pour les jugements condamnant pécuniairement les banques et les établissements financiers ».
 
« En décidant de la sorte, c’est la Bic qui a gagné », déclare Me Harimiya Ahmed avocate de Nicom qui estime que « si la justice demande 800 millions sur près de 4 milliards, pour sauver la société de la faillite, la Bic devait se réjouir », lors d’une conférence de presse.
 
L’affaire se serait compliquée, poursuit l’avocat, par la publication du décret co-signé par les ministres de la justice et des finances, qu’elle qualifie de « taillé sur cette mesure » et qui déroge au code de procédure civile. « Cette décision du ministère de la justice est illégale. Jamais un ministre ne prend de décret sauf délégation spéciale. D’autant que le président n’était pas en voyage pour le justifier », lance Me Arimia.
 
« Même si décision était légale dans la forme, sur le fond il ne tient pas debout. La loi qui régit le code de procédure civile relève d'une ordonnance », ajoute Me Mzimba qui a abandonné momentanément sa campagne électorale pour cette conférence de presse.
 
Les avocats de Nicom estiment par ailleurs que « le décret du ministre va à l’encontre du traité de l’Ohada » qui régit le Droit des affaires dans les pays africains francophones. Me Harimiya s’étonne de la tournure qu'a prise cette affaire. « Au début, on croyait avoir a faire avec la Bic mais on se rend compte que c'est l’Etat qui est devant nous », assène t-elle.
 
Contacté sur cette affaire, le ministère de la justice s'abstient de tout commentaire d'autant plus que le ministre est en voyage. Ce qui n'était qu'une simple affaire commerciale quitte le terrain judiciaire pour prendre une dimension politique, et même diplomatique compte tenu des intérêts en jeu d'un des grands groupes bancaires français, la Bnp-Paribas qui détient la majorité du capital de la Bic. 

Source : Ahmed Abdallah - 5607/aa/hzkpresse/9h00
 
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 22:42
Comores: report d'une semaine de l'élection du président de l'île d'Anjouan  (©AFP / 07 juin 2007 19h25)
 
MORONI - Le premier tour de l'élection des présidents des îles de l'Union des Comores, prévu dimanche, a été reporté d'une semaine sur l'île autonome d'Anjouan mais est maintenu dans les deux autres îles de l'Union, a-t-on annoncé jeudi de source officielle.
"Le scrutin pour le 1er tour de l'élection du président de l'île autonome d'Anjouan est reporté au 17 juin 2007", indique un décret signé par le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi et publié jeudi.
En revanche, le premier tour se déroulera le 10 juin comme prévu dans les deux autres îles (Grande-Comore et Mohéli) de cet archipel de l'océan Indien.
Le décret précise que la date du 24 juin est maintenue pour le deuxième tour de ces élections dans les trois îles de l'Union.
Plus tôt jeudi, le porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores, Abdourahim Said Bakar, avait annoncé que le gouvernement avait "décidé de reporter d'une semaine les élections à Anjouan après concertation avec les partenaires, notamment la commission électorale, les candidats, la Cour constitutionnelle".
"La majorité des candidats a estimé que l'élection devait être reportée à Anjouan", avait-t-il dit.
Mercredi, le gouvernement fédéral de l'Union des Comores s'était dit favorable à un report de l'élection du président de l'île d'Anjouan, après des tirs de gendarmes à l'aéroport qui avaient empêché mardi une visite de M. Sambi.
Le gouvernement estime que les conditions ne sont pas "réunies sur cette île pour y organiser une élection libre et transparente".
Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes de l'île, fidèles à l'ex-président Mohamed Bacar, dont le mandat de président a expiré en avril. M. Bacar est candidat à un nouveau mandat.
Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de l'armée arrêtés par les gendarmes anjouanais lors de ces affrontements, qui avaient suivi le rejet par M. Bacar de la nomination d'un président d'Anjouan après l'expiration de son mandat.
M. Bacar était arrivé au pouvoir à Anjouan lors d'un coup d'Etat dans l'île le 9 août 2001. Il avait ensuite été élu président d'Anjouan le 31 mars 2002 et avait pris ses fonctions le 14 avril 2002 pour un mandat de cinq ans.
L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent et l'Etat fédéral.
Les Comores ont connu une vingtaine de coups d'Etat ou de tentatives depuis leur indépendance de la France en 1975.
 
 
 
 
Dernière minute (23 h 50):
 
 
Nous venons d'apprendre que Mohamed Bacar a déclaré ce soir que , les éléctions se tiendront le dimanche prochain quelles que soient les circonstances.
 
Affaire à suivre
 
 
Halidi
 
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 22:36
Comores / Politique & institutions
Présidentielles des îles :
4 candidats demandent le report du scrutin

Mutsamudu, mercredi 6 juin 2007 (HZK-Presse) – Quatre des cinq challengers de Mohamed Bacar à l’élection du président de l’île autonome d’Anjouan dont le premier tour est prévu le 10 juin prochain, ont dans une requête adressée à la Cour constitutionnelle ce mercredi 6 juin 2007, demandé « l’annulation de la candidature de Mohamed Bacar, le report du scrutin du 10 juin prochain et la dissolution de la Commission Electorale indépendante d’Anjouan », suite à une réunion qu’ils ont organisée à Mutsamudu ce jour.

Les candidats signataires de cette requête dont une copie est parvenue à HZK-Presse, s’adressant au président de la haute juridiction du pays affirment qu’ « ignorer cette requête, c’est laisser enfler une crise qui a trop duré et qui va déboucher sur une guerre civile entre Anjouanais. »

Sans ce changement attendu par la majorité de la population d’Anjouan, poursuivent-ils, « les prochaines élections ne permettront pas d’aboutir à une alternance démocratique. »

Moins de vingt quatre heures après les incidents « graves » d’hier mardi à l’aéroport de Ouani où les gendarmes de la FGA ont fait usage de leurs armes pour disperser des gens qui avaient tenté d’envahir l’aéroport, Messieurs Bacari Abdou, Bastoine Soulaimane, Mohamed Djaffari et Sondi Abdoullatuf, tous candidats aux présidentielles d’Anjouan, accusent par ailleurs le président intérimaire d’Anjouan, Dhoihirou Halidi d’ « avoir jeté de l’huile sur le feu en ordonnant à la force de gendarmerie d’Anjouan de tirer sur la foule », au lieu de créer un climat favorable aux élections dont il a la charge de préparer.

Seul le candidat Moussa Toybou, soutenu par le président de l’Union n’a pas pris part à cette réunion, ayant préféré continuer ses contacts avec la population et se faire représenter à celle ci.

« Le climat dans l’île s’est détérioré et les conditions ne sont pas réunies pour assurer une fin de campagne sereine et un dimanche de scrutin au 10 juin 2007 comme prévu » lit-on sur la requête des adversaires du colonel Mohamed Bacar.

Les candidats signataires de la dite requête dénoncent « l’absence d’une structure de suivi et le non respect » des dispositions de l’accord du 11 mai 2007 fixant les dispositions transitoires relatives à la fin du mandat du président de l’île autonome d’Anjouan, valables jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu.

Selon eux, le ministère des finances de l’île d’Anjouan aurait versé des fonds à certains membres de la Commission électorale insulaire (CEI) dont le président et le secrétaire. « Pour quelle contre partie ou pour quels services rendus », s’interrogent-ils.

Ils soutiennent enfin que l’utilisation des moyens de l’état par le candidat Mohamed Bacar « entouré d’une dizaine de garde corps armés » dans sa campagne, crée un climat « non propice » à un bon déroulement du scrutin du 10 juin 2007.

Hamid Ahmed
060607/ha/hzkpresse/13h00
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 20:37
EVENEMENTS D'ANJOUAN : COMMUNIQUE DE LA FCDH
Ci-dessous le communiqué de la FCDH :
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@comorestelecom.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43 / 71 60 46  / 34 60 49 Fax: 71 13 13
 
Il faut en finir avec la rébellion à Anjouan !
 
Il n’est secret pour personne que depuis l’arrivée du premier contingent de la Force de l’Union Africaine le mardi 5juin dernier toute la population d’Anjouan a dansé pour manifester sa joie éclatante quant à la libération et la démocratisation de l’Île.
Vers 16 heures, une foule monstrueuse de la population, jeunes, hommes, femmes, enfants et vieux se sont rendus à l’aéroport de Ouani pour accueillir le Président de la République.
Mais les autorités de la Force de la Gendarmerie ont empêché l’atterrissage de l’avion militaire Sud Africain. La population descenda, ainsi, sur la piste pour la déblayer. La FGA a riposté en ouvrant le feu sous forme de menace. Mais des balles perdues ont blessé 3 femmes.
Pendant ce temps, des unités de la FGA ont tabassé, torturé sévèrement et détenu Monsieur Abdou Said ancien candidat à ces élections qui s’est retiré en faveur du candidat Moussa Toyb. Monsieur Badrane Abdallah Charbon, douanier est également détenu arbitrairement sans aucun motif.
La FCDH condamne énergiquement ces actes qui constituent des violations flagrantes des droits de l’homme.
La FCDH rappelle que selon les Normes Internationales sur les Droits de l’Homme Relatives à l’Application des Lois, l’usage d’armes à feu n’est en aucune manière permis devant une manifestation de la population civile.
Ce qui est important à retenir dans tout cela, l’île d’Anjouan est devenue dans une situation confuse, de psychose, de terreur semblable aux années 1997. On arrive pas à qualifier le contexte politico institutionnel qui prévaut actuellement : s’agit-il d’une situation de rebelle ? d’une situation de putsch ? d’une situation d’urgence ..???
En tout cas, il faut en finir avec la rébellion.
A cet effet, la FCDH demande à ce que :
1-     les élections soient repoussées jusqu’au 24 juin prochain
2-     la Communauté Internationale prenne les mesures appropriées pour rétablir la normalité et la légalité constitutionnelles à Anjouan
3-     la Force de l’Union Africaine libère et démocratise l’Île pour qu’on en finisse avec la rébellion.
Ainsi, la FCDH attire l’attention de la Communauté Internationale au premier chef l’Union Africaine que si elle ne réagit pas d’urgence et qu’elle laisse la situation pourrir et s’empirer, l’on assisterait à des conséquences fâcheuses et même dramatique qui discréditeront l’Union Africaine en tant qu’instance régionale Panafricaine et même l’ONU.
Car l’on ne peut pas comprendre qu’une île de 200 000 habitants défie la Communauté Internationale.
Que le droit international soit respecté !
Mutsamudu, le 6 juin 2006
Le Président de la FCDH
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
 
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