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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 06:58
CRISE D'ANJOUAN : COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L'UNION DES COMORES DU 25 JUILLET 2007


UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
-----------
PRESIDENCE DE L’UNION
 
COMMUNIQUE
 
La réunion ministérielle des pays de région qui s'est tenue à Pretoria les 8 et 9 juillet derniers a produit des Conclusions qui s'articulent autour de deux axes majeurs: la tenue d'élections libres transparentes et démocratiques à Anjouan suivies de la reprise des travaux de la commission inter-comorienne sur le partage des compétences. La réunion ministérielle a, en outre, réitéré les mesures préconisées par le communiqué du Conseil Paix et Sécurité (CPS) du 19 juin dernier au Cap.
 
Le Gouvernement de l'Union des Comores a exprimé sa totale approbation de ces Conclusions. Il a souligné la nécessité de trouver une solution rapide à la crise par la tenue d'élections libres, transparentes et démocratiques à Anjouan. Il s'est montré disposé à reprendre le processus de concertation inter-comorien sur la mise en œuvre du nouveau cadre institutionnel après l'élection de représentants légitimes de la population d'Anjouan. Cette démarche préconisée par l'ensemble de la communauté internationale est la seule voie pacifique à même de mettre fin à la crise qui entrave les efforts de développement du pays et, préserver la population d'Anjouan de souffrances inutiles. Cette position du Gouvernement de l'Union des Comores a été clairement exprimée dans un communiqué publié à Moroni et remis à l'envoyé spécial et reprise lors de l'entretien que Son Excellence Monsieur le Président de l'Union lui ai accordé en compagnie de l'ensemble de la communauté internationale accréditée à Moroni, le 23 juillet 2007 à Beit Salam.
 
La délégation de la communauté internationale, y compris l'émissaire du Président de la Commission de l'Union Africaine, s'est rendue à Anjouan le 24 juillet 2007 où elle a pu rencontrer le Colonel Mohamed Bacar. Ce dernier a rejeté les conclusions de Pretoria et réitéré son refus de l'organisation des élections à Anjouan. Il a maintenu cette position malgré les interventions des Ambassadeurs de France, de Chine et de l'Afrique du Sud qui ont souligné leur soutien au Communiqué du Cap et aux Conclusions de Pretoria.
 
L'émissaire de l'Union Africaine a rappelé qu'après le Cap les pays de la région avaient demandé de donner une dernière chance à la diplomatie en tenant une réunion à laquelle des représentants du Colonel Mohamed Bacar seraient conviés, ce qui fut fait à Pretoria. Après sa visite à Anjouan, il s'est rendu à l'évidence de l'intransigeance du Colonel Mohamed Bacar qui ne veut pas du processus démocratique, prône le séparatisme et fait obstacle à la réconciliation nationale ainsi qu'au parachèvement de la mise en place du nouveau cadre institutionnel.
 
La crise créée par l'attitude d'une poignée de gens qui ont pris en otage la population d'Anjouan n'a que trop durée. Le Gouvernement de l'Union des Comores rappelle les termes du point 7 du communiqué du Cap:"La réunion a convenu qu'au cas où les exigences mentionnées ci-dessus ne seraient pas satisfaites par les autorités anjouanaises (élections libres, transparentes et démocratiques à Anjouan), le CPS devrait se réunir pour prendre les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser les objectifs mentionnés plus haut et d'assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel prévu par la constitution de l'Union des Comores".
 
Le Gouvernement de l'Union des Comores salue la détermination de l'Union Africaine et ne reculera pas non plus devant ses responsabilités.
 
Antoy Abdou                                                                                     Moroni le 25 juillet 2007
Secrétaire Général du Gouvernement
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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 12:14
POINT DE VUE
MOHELI : LES CANDIDATS FAZUL ET SAROUMA «(BAGUIRI) ONT-ILS PARTICIPE AUX DERNIERES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DES ILES SANS VERSEMENT DE LA CAUTION ?
 
C’est incroyable mais vrai ! Actuellement, tout le monde s’interroge à Mohéli sur les rumeurs qui circulent. Certains candidats aux dernières élections présidentielles des îles notamment Messieurs Fazul, le chef de l’exécutif sortant et Sarouma auraient participé aux dernières élections présidentielles sans avoir versé au préalable la caution exigée par les textes juridiques en vigueur !
 
Est-ce vrai ou s’agit-il purement et simplement d’un règlement de comptes politicien ?
 
En bref, les faits sont les suivants :
 
A la suite des dernières élections présidentielles des îles, le nouveau gouvernement de Mohéli constate un trou dans les comptes du Trésor public de l’île. Après enquête, il est convaincu que certains candidats n’ont pas versé leur caution même si l’on trouve dans les livres comptables les écritures des versements.
 
A notre avis tout est possible dans cette histoire et la question est en droit d’être posée compte tenu du manque des fonds importants mais surtout de la façon dont l’affaire est instruite…plutôt bâclée. D’où notre prudence.
 
En effet, outre les relations très tendues entre les amis d’hier ( Mohamed Fazul, le chef de l’exécutif sortant et Mohamed Said, le nouveau chef de l’exécutif de Mohéli), nous avons du mal à concevoir qu’une affaire d’une telle importance soit instruite et déclarée être en état d’être jugée en quelques jours. De plus, nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi un juge d’instruction n’a pas été désigné pour instruire l’affaire. Ne parlons même pas du non recours à un expert des finances publiques pour éclairer la police judiciaire chargée du dossier sur le fonctionnement et la gestion du Trésor Public !
 
Ce qui est sûr, une plainte a été déposée par les nouvelles autorités de Mohéli pour faux en écriture, falsification des documents, détournement des fonds ….
 
Messieurs Fazul et Sarouma ainsi que la Trésorière de Mohéli inculpés dans cette affaire sont convoqués à une audience le mercredi 25 juillet 2007. Mais, il est probable que ce jour là, le débat soit consacré à des questions procédurales notamment à la compétence du Tribunal saisi étant donné que Monsieur Fazul était chef de l’exécutif de l’île au moment des faits qui lui sont reprochés.
 
En fait, l’on soupçonnerait les deux candidats inculpés d’avoir joint à leur dossier de candidature un reçu de complaisance délivré par le Trésor public de Mohéli pour justifier le versement de ladite caution. Si c’est vraiment le cas une autre question nous interpelle : pourquoi le comptable et le caissier du Trésor censé délivrer les reçus ne sont pas mis en cause dans ce dossier ?
 
Cette affaire est à suivre et aura certainement des rebondissements juridiques. A titre d’exemple, si Messieurs Fazul et Sarouma sont reconnus coupables des faits reprochés et condamnés par la justice, ne doit on pas refaire les élections de Mohéli ? 

Voir le verdict en cliquant ICI
 
Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
 
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 15:02
Le nouveau chef d'état-major à l'AND est  le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri
 
C'est le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri qui est nommé le lundi 16 juillet 2007 par le Président de l’Union des Comores, chef d’état major de l'armée nationale pour le développement (AND).
 
Le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, était le président de la commission d'état-major mise en place en mai dernier suite au limogeage du colonel Hamza, ancien chef d'état-major de l’AND.
 

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 03:30
Economie : Une délégation de l'Opaco chez le président Sambi : Enrichissez vous, pour rendre le pays plus riche

Moroni, mardi 17 juillet 2007 (HZK-Presse) – C'est dans un contexte marqué par la crise des importations et la chute des recettes publiques qui en découle, qu'une forte délégation de l'Organisation patronale des Comores (OPACO), conduite par son président Chamsouddine Ahmed, a été reçue ce mardi 17 juillet par le président de la république. C'est Ahmed Abdallah Sambi lui-même issu des milieux d'affaires, qui a tenu à rencontrer les représentants des opérateurs économiques du pays, pour la première fois depuis son élection en mai 2006.

A sa sortie du palais de Beit-Salam, le jeune patron des patrons s'est déclaré satisfait du déroulement des entretiens. Pour lui le message du chef de l'Etat est clair, « il nous a fait part de son vœu de faire émerger dans notre pays de plus en plus d'hommes et de femmes riches, dans la légalité », dit-il.

« Un signal fort adressé au secteur privé », poursuit le président de l'Opaco, qui estime que ce dernier constitue aujourd'hui « le pilier de toute stratégie de développement » capable de créer les conditions de lutte contre la pauvreté dans un environnement sain et sécurisé.

Dans un communiqué rendu public après l'audience chez le président de l'Union, le bureau de l'Opaco se félicite de l'engagement pris au plus haut sommet de l'Etat en faveur d'une « vraie politique de réforme » en matière d'investissement privés notamment.

Pour la principale organisation représentative de la communauté des hommes d'affaires comoriens, il s'agit maintenant de passer du discours aux actes, car le slogan « des hommes et des femmes riches contribuent à enrichir un pays » devra s'accompagner de mesures concrètes qui vont dans le sens du renforcement des entreprises comoriennes afin de mieux répondre au défi de la lutte contre la pauvreté que ne cesse de clamer le président Sambi comme une des priorités de son mandat.

L'Opaco a saisi l'opportunité pour présenter au chef de l'Etat ses doléances et particulièrement les attentes du secteur privé dans son ensemble face à la grave crise économique et financière que traverse actuellement le pays. Une crise caractérisée par une série de pénuries de produits de première nécessité, notamment le ciment et le riz dont le volume total représente plus de la moitié des importations en 2006, avec respectivement 30 934 tonnes et 66 823 tonnes.

La délégation du patronat a réaffirmé « la disponibilité du secteur privé pour un dialogue honnête et constructif » avec l'Etat, en suggérant la tenue rapide d'une table ronde entre les deux secteurs pour se pencher sur la question du système d'importation qui mérite d'être amélioré, indique le communiqué.

C'est un des cinq objectifs intégrés dans l'agenda que l'Opaco proposé au président Sambi pour délimiter le cadre du dialogue, en se fixant 6 mois pour parvenir à l'application effective du code des marchés publics, la création d'une agence d'aménagement du territoire, la tenue de discussions sur la fiscalité ainsi que la restauration de l'Union des chambres de commerce dans ses prérogatives par l'abrogation de l'ordonnance prise en 2000 par le président Azali.

L'organisation patronale tiendra une conférence de presse demain jeudi pour dévoiler le contenu du mémorandum qu'il ont remis au président de la république.

El-Had Said Omar
160707/eso/hzkpress e/11h00
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 21:08
COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DE L'UNION DES COMORES DU 12 JUILLET 2007 SUITE A LA REUNION DE PRETORIA

Le Comité Ministériel de pays de la région s'est réuni à Pretoria en Afrique du Sud les 8 et 9 juillet 2007 sous la présidence de la Ministre des Affaires Etrangères de la République d'Afrique du Sud, en sa qualité de représentant du pays coordinateur des efforts régionaux sur les Comores.
Après les consultations avec la délégation comorienne représentant
le gouvernement de l'Union des Comores et les autorités de fait de l'île Autonome d'Anjouan, le Comité Ministériel, dans ses conclusions :

1. Réaffirme que le communiqué du Cap du 19 juin 2007 constitue la base de toute solution relative à la crise comorienne, ainsi que la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine du 9 juin 2007
2. Recommande :

- La tenue de l'élection présidentielle de l'île Autonome d'Anjouan dans les meilleurs délais à la date qui sera déterminée par les Autorités comoriennes compétentes.

- La sécurisation de l'élection exclusivement par la MAES qui sera déployée à Anjouan dès que la date de l'élection sera fixée

Eu égard à ce qui précède, le gouvernement de l'Union des Comores se réjouit des conclusions de la réunion du Comité Ministériel des pays de la région et s'engage à œuvrer pour contribuer à la création d'un climat favorable à la tenue d'une élection libre, démocratique et transparente conformément aux lois et règlements en vigueur.

Il s'engage en outre à accepter les résultats qui seront issus de cette élection

S'agissant des compétences constitutionnelles et de gouvernance, le gouvernement de l'Union des Comores, prend acte des conclusions du comité ministériel et s'engage également à respecter les recommandations qui en sont issues notamment de réactivation aussitôt après l'élection du Président de l'île autonome d'Anjouan, du comité inter-comorien sur le partage des compétences entre l'Union et les Iles Autonomes ainsi que la rationalisation des dispositions constitutionnelles actuelles.

Fait à Moroni, le 12 Juillet 2007
Source : Document officiel du ministère des relations extérieures et
de la coopération.


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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 01:16
Conclusions de la réunion du Comité ministériel des pays de la région sur les Comores, tenue à Pretoria les 8 et 9 juillet 2007.

Un Comité ministériel des pays de la région s'est réuni à Pretoria, en Afrique du Sud, les 8 et 9 juillet 2007. Cette réunion a été précédée par celle des hauts fonctionnaires des pays de la région le 7 juillet 2007.

La réunion Comité ministériel a été présidée par la ministre sud-africaine des Affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma, en sa qualité de représentant du pays coordinateur des effort régionaux sur les Comores, et a vu la participation des Ministres et autres chefs de délégation représentant la Tanzanie, Maurice, les Seychelles, le Mozambique, le Kenya et Madagascar. Ont également pris part à cette réunion, le Commissaire de l'Union africaine chargé de la paix et de la sécurité, ainsi que l'Envoyé spécial pour les Comores du Président de la Commission de l'UA.

Le Comité a tenu, séparément, des consultations approfondies avec les délégations comoriennes, pour exposer leurs perspectives respectives sur la crise et la meilleure voie à suivre.

Après une écoute attentive, le Comité ministériel a recommandé les mesures ci-après pour résoudre la crise :

A - Principes généraux

Le communiqué adopté au Cap (Afrique du Sud), le 19 juin 2007, constitue la base de toute solution à la crise, souligne le comité ministériel.
En conséquence, et ayant à l'esprit l'arrêt de la Cour constitutionnelle des Comores du 18 juin 2007 déclarant que les élection d'Anjouan n'ont pas eu lieu, le Comité a jugé essentiel que les autorité anjouanaise se conforment aux exigence contenues dans le paragraphe 6 du communiqué.

La promotion d'une réconciliation et d'une stabilité durable aux Comores exige que des réponses effectives soient trouvées aux problèmes de gouvernance y compris les insuffisances des arrangements constitutionnels actuels. Toutefois, cette question sera examinée après la restauration d'une situation normale à Anjouan, avec la ténue d'élections libres, régulières et transparentes. Le Comité a en outre, noté que les deux parties avaient commis des erreurs qui ont contribué à la crise actuelle aux Comores.

Le Comité a souligné la nécessité pour toutes les parties prenantes de se conformer scrupuleusement à l'accord carde de Fomboni de février 2001, ainsi qu'à la lettre et à l'esprit de la Constitution de l'Union, afin de créer un climat de confiance entre les parties.

B - Organisation de l'élection du Président de l'île autonome d'Anjouan

Pour cela, le Comité recommande ce qui suit :

i - compte ténu des circonstances exceptionnelles qui prévalent à Anjouan, l'élection (1er et 2ème tours), y compris la campagne électorale, devrait se dérouler aussi rapidement que possible, étant entendu que la date exacte sera déterminée après consultation appropriée a vec les autorités comoriennes compétente. Cette proposition est basée sur la nécessité de restaurer urgemment une situation normale à Anjouan;

ii - aussi bien la Commission électorale nationale indépendante que le Commission électorale insulaire devraient être impliquées dans l'organisation de l'élection à Anjouan. Les modalités de l'implication de ces deux organes devraient être déterminées par l'Union africaine en consultation avec les parties concernées, conformément aux textes en vigueur ;

iii - l'Union africaine et ses partenaires devraient fournir des experts qui superviseront la conduite de l'ensemble du processus électoral. En outre, un nombre suffisant d'observateurs, à fournir par la Commission de l'Ua, les pays de la région et les partenaires de l'Ua, devrait être dépêché à Anjouan dès que la date de l'élection aura été fixée ;

iv - l'élection devrait être sécurisés exclusivement par l'Ua. En conséquence, la MAES devrait être déployée à Anjouan dès que la date de l'élection aura été fixée. Les autorités anjouanaises devraient apporter à la Mission toute la coopération nécessaire;

v - la MAES devrait être renforces pour lui permettre de créer un environnement propice à la tenue d'élections libres, régulières et transparente [...] Tous les éléments déployés sur le terrain devraient placés sous le commandement de la MAES tel que défini par le Conseil de paix et de sécurité ;

vi - tel que convenu par le Comité ministériel lors de sa réunion du Cap, la gendarmerie anjouanaise devrait être cantonnée et ne devrait, en aucune façon, être impliquée dans la supervision du processus électoral. Les arrangements mis en place lors de l'élection du Président de l'Union en avril et en mai 2006 devraient s'appliquer;

vii - Toutes les parties comoriennes concernées devraient s'engager à prendre les mesures nécessaires pour contribuer à la création d'un environnement propice à la ténue d'élections libres, régulières et transparentes, et se conformer strictement à la législation pertinente en vigueur aux Comores. Entre autre, toutes les mesures restrictives devraient être levées, les parties devraient s'abstenir de déclarations inflammatoires, et les autorités compétentes devraient assurer la liberté de circulation et fournir les garanties nécessaires pour permettre à tous les candidats de faire campagne librement ;
viii - Les résultats de l'élection qui sera organisée à Anjouan dans les conditions stipulées plus haut devraient être acceptés par toutes les parties concernées. Tout aussi importante est la nécessité de promouvoir activement, au lendemain de l'élection, un esprit de tolérance, d'unité et de réconciliation ;
ix - Les mesures immédiates devraient être prise pour la mobilisation des ressources requises en vue de la tenue de l'élection. A cet égard, les partenaires de l'Union africaine devraient être approchés pour apporter les contributions financières.


C- Compétences constitutionnelles et gouvernance

Le comité ministériel a convenu qu'immédiatement après le déroulement de l'élection à Anjouan tel que prévu plus haut, des mesures devraient être précises pour trouver des solutions appropriées à la question du partage des compétences entre l'Union et les îles autonomes, ainsi qu'à celle de la gouvernance.

A cet égard, le Comité recommande ce qui suit :

i - la réactivation immédiatement après l'élection à Anjouan, du Comité inter-comorienne sur le partage des compétences constitutionnelles entre l'Union et les îles autonomes. Ce Comité devrait être renforcé par la participation d'un représentant de l'Assemblée nationale et bénéficier des conseils de la Cour constitutionnelle ;

ii - l'implication d'experts représentant la communauté internationale dans le travail du Comité inter-comorien, afin de fournir l'expertise et les conseils nécessaires ;

iii - la participation active et constructive des membres du Comité inter-comorien au travail de ce Comité, en se conformant scrupuleusement à l'accord carde de Fomboni de février 2001, ainsi qu'à la lettre et à l'esprit de la Constitution de l'Union ;

iv - la formulation par le Comité inter-comorien de recommandations concrètes sur la question du partage des compétences, particulièrement en ce qui concerne le statut des forces de sécurité intérieure, le statut des entreprises publiques et l'organisation judiciaire. Cet exercice devrait être mené à bien en ayant à l'esprit la nécessité de maintenir et de renforcer l'unité des Comores ;

v - la formulation par le Comité inter-comorien de recommandations sur la rationalisation du calendrier électoral aux Comores, afin de réduire les coûts liés à l'organisation d'élections et de faciliter le déroulement de celles-ci. Dans l'intervalle, la réunion recommande que l'élection des Assemblées des îles autonomes, prévues en 2008, soit organisée simultanément avec l'élection de l'Assemblée de l'Union, qui aura lieu en 2009 ;

vi - la fourniture par l'Union africaine d'un appui pour le suivi et la mise en œuvre des accords auxquels parviendrait le Comité inter-comorien, y compris la réforme du secteur de la sécurité, et ce sur la base d'un mandat donné par le Conseil de paix et de sécurité, et ce sur la base d'un mandat donné par le Conseil de paix et de sécurité

D - Rationalisation des arrangements constitutionnels actuels

Au-delà de la question du partage des compétences, le Comité est d'avis que les arrangements constitutionnels actuels devraient être rationalisés. En effet, le fonctionnement de ces arrangements nécessite des ressources financières et autres qui sont largement au-dessus des capacités des Comores. Ce réexamen devrait être entrepris après la conclusion du travail du Comité inter-comorien et se fonder sur les progrès qui auront été accomplis dans le cadre de ce Comité.
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 09:36
 
 
 
Mutsamudu, vendredi 06 juillet 2007 (HZK-Presse) – Contre toute attente et à la surprise générale des Anjouannais présents ce matin à Mzingajou, Mohamed Bacar « Président » de l’île d’Anjouan a brillé par son absence à la fête de l’indépendance, a constaté HZK-Presse.
 
La place de « Mzingajou », le parking des anciens établissements Abdallah Fils a accueilli ce vendredi matin pour la deuxième année consécutive, la cérémonie officielle de la célébration du trente deuxième anniversaire de l’accession des Comores à sa souveraineté, une cérémonie présidée à la surprise générale par M. DHoihirou Halidi, ancien président par intérim de l’île d’Anjouan lors de la période transitoire et électorale allant du 11 mai au 10 juin 2007.
 
Le salut du drapeau national a été présidé par l’ancien ministre de l’économie et président par intérim du gouvernement de transition issu de l’accord du 11 mai dernier M. Dhoihirou Halidi. Pourtant, ce dernier ne fait pas partie de l’équipe gouvernementale formée par Mohamed Bacar le 19 juin dernier.
 
L’absence de Mohamed Bacar à la cérémonie de ce matin a surpris plus d’un Anjouanais et ferra couler beaucoup de salive dans l’opinion publique. Toutes les personnes interrogées ce matin par HZK-Presse, même ceux considérés comme « Bacaristes » ne manquent pas d’étonnement et des mots durs pour qualifier l’attitude de Mohamed Bacar dont le gouvernement avait unanimement décidé de célébrer le trente deuxième anniversaire de l’indépendance des Comores.
 
Vingt quatre heures auparavant, le secrétaire général du gouvernement Abdérémane Allaoui avait déclaré à HZK-Presse : « la fête du 6 juillet est celle de tous les Comoriens et quelque soit le temps ou le régime qui sera en place dans le pays, c’est un événement qui ne changera pas de date, rien ni personne ne peut nous empêcher de la célébrer. »
 
Contrairement à l’année dernière, cette année la fête a mobilisé peu de gens et la cérémonie a duré en tout et pour tout trente cinq minutes. Mohamed Bacar a préféré présider une cérémonie de réception à Daru-Nnajah sitôt après Mzingajou.
 
Source : Hamid Ahmed - 060707/ha/hzkpresse/10h00
 
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 23:01
INTERVIEW DE CAAMBI EL YACHOURTU, ANCIEN VICE PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES ET ACTUEL BRAS DROIT DE MOHAMED BACAR
 
ACCORDEE AU JOURNAL KASHKAZI LE 12 JUIN 2007
 
“Bacar est incontournable”

« Il est sûr que nous ne sommes pas en odeur de sainteté avec Sambi, mais il n'est pas normal de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais si on en est arrivé là, c'est de sa faute ».


KASHKAZI 
: Caambi el-Yachourtu, vous avez toujours défendu l'unité des Comores, vous possédez une image de politicien modéré, respectueux des règles démocratiques, soucieux du dialogue, et aujourd'hui vous soutenez Mohamed Bacar, dernier espoir des séparatistes qui gère Ndzuani de main de fer.
Pourquoi ?

Caambi el-Yachourtu : Certains ne comprennent pas que je me range aux côtés de Bacar. Pour ces gens, Bacar est un obstacle. Toutefois, le problème est selon moi plus général. On peut lui trouver des circonstances atténuantes. Anjouan est l'île qui connaît le plus de problèmes économiques, le plus de pauvreté, qui possède une situation sociale très fragile qui peut exploser. Le mérite de Bacar, selon moi, est qu'il a maintenu la situation et évité le chaos. D'autre part, Bacar a l'avantage d'être un pur produit du processus de réconciliation nationale. On veut dialoguer avec lui pour qu'il comprenne la nécessité de développer une nouvelle politique dans l'île. Ceux qui nous critiquent aujourd'hui comprendront plus tard. Nous allons vers lui car il incarne quelque chose vis-à-vis des Anjouanais, même s'il commence à devenir impopulaire.

:Il a mis en place un système dictatorial...

CE : La situation est telle à Anjouan qu'il fallait ne pas ouvrir les vannes. Il y a une réalité qu'il faut connaître, et pour cela il faut vivre sur place. A partir de là, on doit pouvoir aller progressivement vers une bonne gouvernance. Le système Bacar ne doit pas perdurer. Il doit changer. Mais vu la situation, nous devions passer par là. On aurait pu avoir une révolution islamique, ou une situation séparatiste à la somalienne. Parce qu'on n'a pas su gérer les causes du séparatisme, cela peut exploser à tout moment.


K : Ces derniers temps, des journalistes ont été frappés, des opposants placés en garde à vue... Vous cautionnez cela ?

CE : Ce n'est pas une bonne chose. Il faut laisser les gens s'exprimer. Mais nous avons vécu une période de grandes tenions. Dans ces périodes, il peut arriver de prendre des décisions arbitraires. Certaines méthodes issues du séparatisme n'ont pas disparu : les “embargos” qui servent Bacar les emploient encore. Mais si Bacar n'était pas là, ils auraient tout cassé ! Cela n'excuse pas ce qu'il s'est passé ces dernières semaines. Mais cela va changer...

K : Soutenez-vous Bacar dans le but de déstabiliser Sambi ?


CE : Il est sûr que nous ne sommes pas en odeur de sainteté avec Sambi, mais il n'est pas normal de lui mettre des bâtons dans les roues. Mais si on en est arrivé là, c'est de sa faute.

K : Bacar a été élu après des élections irrégulières : intimidations, bourrages d'urnes... Est-ce acceptable ?

CE : Il est certain que cela ne me met pas à l'aise. Il ne faut pas non plus penser que personne n'a voté : moi, Nassuf Abdallah, Ibrahim Halidi avons su mobiliser. Il est vrai que certains barons locaux ont voulu se faire bien voir et ont bourré les urnes, mais le débat n'est pas là. La faute en revient à Sambi, qui a voulu faire d'Anjouan une exception.

K : C'est Bacar qui l'a empêché d'atterrir à Ndzuani !

CE : C'est vrai qu'il aurait dû pouvoir venir. C'est notre président tout de même. Mais le problème venait de ses partisans. S'il était venu, c'était fini. Il y aurait eu des débordements et des violences. Il ne venait pas en président, il venait en campagne. Ce n'est pas bon.

K : Vous semblez penser que Bacar est le seul à pouvoir sortir l'île de cette situation. Mais cela fait six ans qu'il est au pouvoir...

CE : Il a l'expérience. Bacar n'est pas le meilleur candidat. Mais c'est le moins mauvais. Pour l'instant, il est incontournable. Nous l'avons rejoint dans une démarche constructive et non opportuniste. Nous pensons pouvoir le faire évoluer.

RECUEILLI PAR RC. Entretien réalisé le 12 juin 2007
Source : Kashkazi N° 65


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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 09:10
Procès de la destitution du Président Djohar : Condamnation du mercenaire Bob Denard à un an de prison en appel
 
 
Le célébre mercenaire Bob Denard, 78 ans,  a été condamné hier par la cour d'appel de Paris à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ans avec sursis et mise à l'épreuve, et 100.000 euros d'amende pour "sa tentative de coup d'Etat aux Comores en 1995" (Parlons plutot d'un coup d'Etat réussi). Il a annoncé par le biais de son avocat, Me Elie Hatem, qu'il n'allait pas se pourvoir en cassation. Bob-Denard.jpg
 
Pour Me Hatem, l'absence à l'audience des autorités politiques françaises n'a pas permis de "savoir si réellement le coup d'Etat a été fait à leur insu". Il avait notamment cité Jacques Chirac "qui s'est retranché derrière son immunité présidentielle" et Alain Juppé "qui a invoqué un manque de temps durant la campagne".
Il a aussi déclaré aux médias ceci : "Il y a une volonté de la France d'oublier une page de l'histoire de l'Afrique et de profiter de cette situation pour accabler M. Denard",
 
A titre de rappel, Bob Denard était jugé en appel à la demande du parquet de Paris qui avait estimé à juste titre en juin 2006 que sa condamnation à cinq ans de prison avec sursis simple par le tribunal correctionnel était contraire à l’article 132-30 du code pénal (voir notre article publié le 06 juin 2007 dans rubriques Vidéos « Ouverture du procès en appel du célèbre Mercenaire Bob Denard à Paris encliquant ICI).
 
Un petit rappel de cette affaire :
 
Dans la nuit du 26 au 27 septembre 1995, une trentaine de mercenaires français dirigés par Bob Denard ont débarqué aux Comores pour libérer ses amis politiques et militaires et renverser le président Saïd Mohamed Djohar.
Les mercenaires ont ensuite installé un comité militaire de transition (Combo Ayouba, Lava...) avant de  remettre le pouvoir à deux leaders politiques opposés farouchement au Président Djohar, messieurs  Mohamed Taki de l'UNDC et Said Ali Kemal de SHUMA. Le 4 octobre, les forces françaises sont intervenues pour "libérer" le président Djohar et le faire déporter à l'île de la Réunion. Les mercenaires se sont rendus. Mohamed Taki a finalement été élu président de la République le 16 mars 1996.

Lors de l'enquête, Bob Denard avait expliqué qu'il était impliqué aux Comores depuis 1977 -où il avait notamment participé avec les services français à l'installation au pouvoir d'Ahmed Abdallah- et avait agi par "engagement moral" vis-à-vis des Comoriens victimes d'élections truquées et de détournements de fonds de la famille Djohar.
Les complices de Bob Denard étaient pour la plupart rejugés dans le volet civil de cette affaire. Mais la Cour a jugé hier qu'aucune des parties civiles n'avait intérêt à agir et donc à réclamer des dommages et intérêts ( !!!).
Elle a ainsi débouté le gouvernement de la République des Comores, ainsi que les ayant-droits du président Djohar décédé en février 2006 pendant le procès de Bob Denard devant le tribunal correctionnel. La Cour a estimé que la veuve et les enfants du président n'avaient pas subi de préjudice moral direct ( !!!). Cette position n'est pas juridiquement convaincante.
 
HALIDI
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 20:15
06 JUILLET 2007 : 32 ANS D'INDEPENDANCE DES COMORES EN IMAGES

Voici quelques photos de cet évenement important de notre pays célébré avec faste à MORONI
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