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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 21:26
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)


Moroni, jeudi 23 août 2007 (HZK-Presse) : Par arrêté n°07-39/FOP,
daté du 7 août dernier, le ministre de l'Union chargé de la Fonction
publique a pris la décision de licencier 112 fonctionnaires et autres
agents de l'administration publique pour abandon de poste. Interrogé
par La Gazette des Comores, le ministre Mourad Said Ibrahim a affirmé
qu'il s'agit d'un « acte normal et justifié au regard de la situation
individuelle de chacun de ces fonctionnaires » dont la plupart se
trouvent à l'extérieur depuis plus de 12 mois consécutifs, « sans
motif juridiquement valable de leur part ».

Sur la liste annexée à l'arrêté dont nous publions un large extrait,
on trouve des anciens hauts fonctionnaires de l'Etat qui ont assumé
des fonctions ministérielles sous le régime du colonel Azali
Assoumani, notamment l'ancien ministre des relations extérieures,
Mohamed Elamine Soeuf (matricule 80109C) et Mzé Cheih Oubeidi
(matricule 10703E) qui sont actuellement en France, ou Mohamed Abdou
Madi (matricule 30808I) qui a rejoint le pouvoir séparatiste du
colonel Mohamed Bacar à Anjouan.

La mesure n'aurait « aucune considération à caractère politique »,
assure le ministre de la Fonction publique, qui place son action dans
le « processus global d'assainissement du fichier de la FOP », entamé
depuis plusieurs mois avec l'appui technique et financier des
partenaires extérieurs, à travers le projet APP (Administration
publique performance).

Les 112 fonctionnaires remerciés avaient déjà été prévenus depuis
trois mois, par les services compétents, par voie de courrier de mise
en demeure leur rappelant que leur période de disponibilité ayant
expiré « ils ne pouvaient plus continuer de prétendre avoir droit à un
salaire et autres avantages attachés à leur poste budgétaire resté
vacant ou non occupé », explique Mourad Said Ibrahim, dans l'entretien
qu'il nous a accordé hier jeudi, en marge des débats parlementaires
sur les quatre projets de lois déposés par le gouvernement sur statut
de la magistrature, l'imprescriptibilité des détournements de fonds
publics, la lutte contre la corruption et la criminalisation des
agressions sexuelles.

Pour le garde des sceaux chargé de la Fonction publique, il faut «
oser en finir avec le laxisme et l'absence de rigueur dans la gestion
de l'Etat », aussi bien au niveau des ressources humaines que
financières, avec comme conséquence le dérapage des dépenses publiques
essentiellement absorbées par une masse salariale qui atteint le
chiffre record de 13 milliards par an, soit plus de 60% des recettes
de l'Etat.

Et le ministre de citer le cas flagrant de 11 fonctionnaires qui
continuaient à émarger sur les états de salaires de l'administration
publique alors qu'ils sont en situation « d'abandon de poste » ou de «
disponibilité expirée » depuis les années 2001 et 2002. « Une
aberration qui frise le ridicule quand on sait que beaucoup d'autres
agents jouissent d'un salaire et des avantages divers sur la base de
pièces administratives contestables », notamment en matière de
diplômes.

Mais c'est là une autre paire de manche que le nouveau ministre
promet d'engager, dans les semaines à venir, en passant au peigne fin
l'ensemble du fichier informatisé consolidé, afin de débusquer les
fonctionnaires titulaires de « faux diplômes », confortablement
installés dans nos administrations, « faute d'un système de contrôle
transparent et rigoureux des dossiers », reconnaît M. Said Ibrahim.

Déclarer la guerre au agents fantômes c'est permettre à l'Etat de
maîtriser ses dépenses salariales, tout en renforçant les capacités
institutionnelles des services publics, pour soumettre enfin nos
fonctionnaires à une obligation de résultat, conclut-il.

Le bon fonctionnement de l'administration reste selon lui « un
indicateur important de bonne gouvernance », conforme aux engagements
pris par le chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Sambi, lors de sa campagne
électorale. Aucun syndicat n'a encore réagit à ce train de mesures,
qui risquent de faire grincer des dents.

El-Had Said Omar
230807/eso/hzkpresse/12h00
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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 12:23
Mutsamudu, jeudi 23 août 2007 (HZK-Presse) – « Appeler les autorités comoriennes et françaises à ouvrir  un débat franc et responsable sur la question des entrées à Mayotte, réfléchir sur des projets concrets d’insertion et de lutte contre la misère, sensibiliser les gens sur les dangers des voyages clandestins entre Anjouan et Mayotte », tels sont entre autres les objectifs que se fixe la toute récente association comorienne contre l’immigration clandestine (ACCIC) qui a vu le jour au début de ce mois d’août à Mutsamudu, chef lieu de l’île autonome d’Anjouan.
Dans un communiqué publié à Mutsamudu en début de semaine et dont une copie a été transmise à HZK-Presse, le président de ladite association Monsieur Aboullatuf Mohamed a condamné ce qu’il appelle « la politique d’observer impuissant » des autorités comoriennes d’hier comme celles d’aujourd’hui de tous les niveaux, la mort programmée de leurs ressortissants et demande la levée du visa « homicidaire » de Monsieur Balladur.
 
« Nous déplorons le silence des responsables comoriens qui n’osent jamais exiger de la France le rapatriement des corps repêchés pour qu’au moins leurs familles puissent les enterrer dignement, comme elle reconduit à la frontière ceux qu’elle considère comme des irréguliers », peut-on lire sur le communiqué.
 
Selon ce texte, « le mois de juillet 2007 dernier restera l’un des mois les plus meurtriers des comoriens voulant se rendre à Mayotte en empruntant le « couloir marin de la mort ». 5 naufrages ont été officiellement enregistrés avec au moins vingt morts par naufrage et des dizaines de disparus, affirme le communiqué.
 
« Ce couloir marin de la mort tue comme une épidémie, elle est plus redoutable que le choléra, puisqu’on sait bien de quoi se prémunir du choléra, alors qu’aucun politicien comorien ou français n’a proposé une solution durable et viable pour lutter contre les pertes en mer des vies humaines entre Anjouan et Mayotte », poursuit-il.
 
Monsieur Aboullatuf Mohamed, vice-président de la Fondation comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) et président de l’ACCIC estime que « les images et les reportages macabres d’une certaine presse ne semblent pas émouvoir ni choquer aucune autorité comorienne (de l’île ou de l’union) ou française, pourtant tous tenus responsables de ce fléau qui frappe à toutes les portes des familles comoriennes depuis l’instauration irresponsable du visa Balladur à Mayotte en 1994, pour des motivations électoralistes. »
 
« Nous sommes convaincus aujourd’hui plus que jamais, que cette question [l’immigration clandestine : ndlr] ne peut pas être considérée comme l’apanage des autorités comoriennes et françaises. Elle nous interpelle tous et doit faire l’objet d’un grand débat public aux Comores et en France », soutient-il.
 
A en croire le président de l’ACCIC, son organisation serait disposée à apporter « sa modeste contribution dans la bataille ardue pour une vie meilleure et de lutte contre la misère aux Comores. »
 
Source : Hamid Ahmed - 230807/ha/hzkpresse/7h00
 
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 21:56
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Comores / Economie
Energie : Y a-t-il ou pas du pétrole aux Comores ?
 
Moroni, lundi 20 août 2007 (HZK-Presse) – La question est sur toutes les lèvres. Elle mérite bien d’être posée. Et pour multiples raisons mais nous n’en évoquerons aucune ici. En tout cas, autour de la question, rencontres et contacts se multiplient tandis que la curiosité grandit de jour en jour.
 
Après la convention signée par les autorités comoriennes avec une compagnie américaine, GXT Technologies au début de l’année (cliquez ICI), une compagnie du Canada, Artumas Group, cotée en bourse en Norvège et ayant un pied près des Comores, en Tanzanie et au Mozambique, est entrée en pourparlers avec l’Union des Comores pour la recherche du gaz.
 
Dans une conférence aux participants triés sur le volet, tenue à Moroni samedi dernier, un émissaire d’Artumas Group Inc., s’est interrogé avec les participants sur les possibilités réelles de trouver du gaz et/ou du pétrole aux Comores. Y en a-t-il ou pas ? « C’est ce que nous devons chercher à savoir », dira le conférencier d’Artumas Group Inc.
 
Décrivant la situation géographique des Comores, Salvator Ntomola, directeur Marketing de la société canadienne a indiqué que les Comores, autrefois soudées à Madagascar et à la côte est-africaine se sont détachées suite à une scission tectonique. La position géographique de l’archipel, bien qu’il soit d’origine récente, ne peut pas ne pas ressembler à ce que l’on rencontre dans le bassin de Majunga et dans celui de Rovuma (Tanzanie) où travaille Artumas dans le gaz.
 
Même si la prudence est de mise car rien ne prouve l’existence de pétrole ou de gaz dans l’archipel, le fait d’effectuer des recherches ne relève pas de la folie. « En tout cas, dira Salvator Ntomola, l’on ne saurait être affirmatif dans l’une ou l’autre des deux hypothèses, sans avoir effectué ces recherches. Si les autorités comoriennes nous le permettent, nous allons les faire ».
 
Une chose, en tout cas est sûre. Si du pétrole ou du gaz devaient être trouvées dans les profondeurs de l’archipel des Comores, ce serait certainement en mer, loin des côtes. Une anecdote : la Guinée Bissau regorge de très importants gisements de pétrole. Longtemps par le passé, personne ne pouvait l’imaginer avec de telles richesses.
 
Sa position géographique par rapport à ses voisins nigérian et camerounais où le pétrole coule à flot l’a toujours encouragé dans sa conviction que du pétrole, elle en a. Elle l’a fait chercher et l’a trouvé, enfin, se sont dit plusieurs participants à cette conférence de samedi.
 
Aux Comoriens, de chercher. Peut-être qu’ils en trouveront. Peut-être pas. Dans cette seconde hypothèse, une chose est certaine : on les laissera en paix, les querelles mesquines connaîtront un terme et les diviseurs de la nation de tous bords manqueront de boulot.
 
« Nous ferons des recherches comme tout le monde. Nous nous fixerons sur notre réalité à la suite des résultats de ces recherches », dira un membre du gouvernement comorien présent à cette conférence, précisant, par ailleurs, qu’un projet de convention avec la GXT Technologie est soumis au parlement, s’il est approuvé, les travaux commenceront en octobre prochain. Tandis que se poursuivront les pourparlers avec Artumas group Inc. Inch’allah.
 
La conférence a été codirigée par le vice-président chargé de la Santé, assurant l’intérim de son collègue Idi Nidhoim en mission à l’étranger et par le ministre de l’Energie. Des cadres et hauts responsables dont ceux du CNDRS parmi lesquels Hamid Soulé, le chef du laboratoire de l’Observatoire du Karthala et plusieurs cadres et dirigeants de la société des hydrocarbures.  
 
Mohamed Hassani
200807/mh/hzkpresse/7h00
 
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 23:13
SPORT : JEUX DES ILES DE L’OCEAN INDIEN : LES COMORES, UNE FIN EN ORmedaille-d-or.jpg
 
Le 11 août dernier, avec un match nul (football), une victoire (basket-ball) et deux médailles de bronze (lutte) nous vous parlions déjà d’un bon début pour notre pays dans cette grande fête sportive de l’Océan indien (cliquez  ici).
 
Aujourd’hui, avec 26 médailles, nous ne pouvons qu’exprimer notre joie. Bravo à nos sportifs ! N’oublions pas que lors de la précédente édition, nous n’en avions que 11.
 
Mais surtout la fin des Comores est en or ! En effet, c’est le dernier jour des compétitions (le 18 août dernier) qu’une de nos athlètes, Fetah AHAMADA, nous a offert l’unique médaille d’or obtenue (voir photo ci-dessus) dans l'épreuve du 100m haies feminin.volley.jpg
 
S’il est vrai que les Comores sont très loin de Madagascar, la Réunion, Maurice et Seychelles, il convient de noter quand même qu’il n’y a pas eu de représentants comoriens dans toutes les disciplines. Ne parlons même pas des conditions de préparation qui ne sont pas du tout les mêmes.
 
 
Tableau final des médailles
Médaille/Ile
Or
Argent
Bronze
TOTAL
MADAGASCAR
99
78
55
232
LA REUNION
74
78
73
225
MAURICE
35
54
83
172
SEYCHELLES
35
27
37
99
COMORES
1
6
14
21
MAYOTTE
0
0
4
4
MALDIVES
0
0
0
0
medaille-d-argent.jpg
 








Halidi  (HALIDI-BLOG-COMORES)
 
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 22:37

HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous l'interview accordée il y a quelques jours par le Ministre de la justice de l'Union des Comores au journal Alwatwan

Interview du ministre de la Justice
Quatre projets de loi pour crédibiliser la justice
Le garde des Sceaux s’apprête à déposer au parlement qui ouvre une session extraordinaire ce 17 Août des projets de loi sensés bousculer de mauvaises habitudes. Il explique dans l’interview qui suit en quoi consistent ces textes.
 
Juge d'instruction au palais de justice de Moroni il y a longtemps, vous avez abandonné vos fonctions pour devenir avocat avant d'être nommé ministre de la Justice depuis peu. La justice ayant été au cœur de la campagne du président Sambi en 2006, vous semblez abonder dans  ce sens en soumettant au Parlement  
 qui siège dès ce 17 août, une série de projets de loi sur la justice. Sur quoi portent précisément ces projets ?


J'ai exposé largement au cours de ma dernière conférence de presse à Voidjou, les projets de loi que je vais soumettre au Parlement qui ouvre ses travaux, vous l'avez dit, ce 17 août. Le but de ces projets est d'apporter des améliorations devenues nécessaires pour la qualité de la justice. Il nous faut redonner à notre justice la crédibilité dont elle a besoin tant auprès des citoyens qu'auprès de nos partenaires étrangers. Nous visons la crédibilité et la transparence parce qu'ils sont des piliers de bonne gouvernance. Nos projets, au nombre de quatre, portent modification de certaines dispositions de certains textes qui ne répondent plus aux besoins du pays et de ses habitants.    

 
Pourriez-vous nous dévoiler ici le contenu de vos projets ?     

 
Notre premier projet de loi porte modification et abrogation de certaines dispositions de la loi sur le statut de la magistrature. Nous devons assurer aux justiciables la garantie que les affaires les concernant puissent être traitées dans des délais raisonnables. Les procédures actuelles ont la fâcheuse tendance d'allonger les délais de façon indéfinie. Il nous faudrait mettre un terme à cela. Il y a donc nécessité à ce que nous adaptions les règles de procédures aux réalités du pays. 
Le second projet va porter, lui aussi, modification et abrogation de certaines dispositions du code pénal. Par les temps qui courent, la proportion des viols et des agressions sexuelles ne cesse de monter en flèche. Pour y remédier, nous avons intérêt à revoir nos textes. Cet intérêt est d'autant plus grand qu'il va de la protection de notre population toute entière à commencer par ceux de citoyens les plus vulnérables ; je veux parler des enfants, des scolaires souvent victimes d'abus sexuels de la part de ceux qui ont autorité sur eux. Notre objectif est de permettre à la justice comorienne de réprimer le viol dans sa forme réelle qui est criminelle alors qu'il n'était considéré, jusqu'ici, que comme délit. Ce qui n'est pas très rassurant pour les Comoriens et pas suffisamment dissuasif au regard de ce que nous vivons presque tous les jours. 
Quant au troisième projet, il s'agit d'un projet de loi organique modifiant et abrogeant une loi de septembre 2006 relative à l'organisation judiciaire sur l'ensemble du territoire aussi bien au niveau de l'île qu'au niveau de l'Union. Le quatrième, c'est le dernier, certes, mais pas le moins important, est un projet de loi relatif à la lutte contre la corruption, et au sein de l'administration publique, en particulier. Le projet vise à inverser la charge de la preuve. Ce qui permettra d'enrayer la délinquance en col blanc dès lors qu'il sera donné aux prévenus de justifier du contraire de ce dont on les reproche.      
Dans les nouvelles dispositions que vous avez soumis aux députés, on retrouve certaines qui ne feront pas la joie de …


Oui ; je pense que vous voulez parler, peut-être de l'imprescriptibilité des délits pour ce qui est des détournements des deniers publics. C'est vrai, cela n'est pas du goût à plaire à tout le monde. Mais nous sommes guidés par l'intérêt général. Il est plus facile pour un citoyen lambda de s'emparer du bien collectif et se mettre au vert pendant un certain moment pour réapparaître quelques années pour se moquer de tout un peuple. Nous devons mettre un terme à cela. L'impunité ne doit plus avoir cours dans notre pays. 
Je vais, peut-être, vous surprendre mais je dois vous dire que parmi les nouveautés, le texte que nous soumettons au Parlement, prévoit la rétroactivité pour les détournements des deniers publics.  

Quelles sont les conséquences de tout cela ?


Il n'y en a qu'une, à mon avis : le pays va redorer son blason sérieusement terni. Le citoyen comorien aura confiance en sa justice, mais il n'y aura pas que lui. Nos partenaires sauront nous faire confiance également dès lors que ceux d'entre eux qui veulent s'installer ici et investir sauront qu'ils seront protégés par la loi.
Avec une justice juste, crédible, saine et transparente, nous engageons le pays sur la voie de la bonne gouvernance qui conduit inexorablement vers le développement. Il faut savoir que sans justice, pas de développement et pas de développement sans bonne gouvernance. 

 
On parle aussi de réformes dans les cours d'assises. Quelle est la nouveauté ? 
 
En matière d'assises, notre souhait est la suppression du jury populaire. Nous estimons que le justiciable a tout à gagner à faire face à des magistrats professionnels car avec ces derniers plutôt qu'à un jury populaire, de nombreuses erreurs sauraient être évitées. Nous ne voulons pas donner la moindre possibilité à l'erreur surtout en matière d'assises. C'est important !   

Ce sera tout ? 
 
Non. Les modifications que nous proposons portent également sur la possibilité que le pays doit offrir à nos juridictions de faire appel à des magistrats étrangers. Cela contribuera grandement à l'amélioration de la justice comorienne.
La présence de magistrats étrangers dans nos instances judicaires comblera des lacunes en même temps qu'elle stimulera nos propres magistrats qui auront là l'occasion de se mettre en compétition avec leurs collègues étrangers. L'autre mérite demeure encore dans la plus grande crédibilité qu'aura notre justice aux yeux de l'opinion tant nationale qu'internationale. J'espère que les élus du peuple sauraient faire écho au gouvernement pour le bien de nos concitoyens, leurs électeurs.   

Propos recueillis par M. Hassani
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 10:44
 
LU POUR VOUS + NOTRE COMMENTAIRE
 
ARTICLE PUBLIE PAR LE JOURNAL  ALWATWAN
 
Société / Ordures ménagères
Le cri d’alarme des riverains de la piste Moroni-Iconi
 
 
Pressées dans leur quête d'un site pouvant accueillir les ordures ménagères de la capitale, suite à la fermeture de la décharge de Seléa et le refus des habitants de Hamanvou d'abriter une autre dépôts d'ordures, les autorités ont choisi provisoirement le côté sud de la piste de l'aéroport Moroni-Iconi pour cet effet. Une décision qui aggravait encore l'état d'abandon de l'infrastructure qui devait être entretenue pour servir de piste de secours en cas d'impraticabilité de celle de Hahaya. Et une menace pour les habitations tout autour qui se plaignent aujourd'hui des odeurs nauséabondes des lieux.

Le Collectif des habitants de la zone avoisinant l'ancien aéroport de Moroni lance un appel au secours à tous les responsables de l'île de Ngazidja, au premier chef son excellence M. Mohamed Abdouloihabi, pour que des mesures strictes soient prises avant que la situation sanitaire de la population précitée ne soit dramatique et n'atteigne un niveau irréversible ". Ce cri d'alarme est bien des riverains de la piste sud de l'aéroport secondaire Moroni-Iconi transformé en décharge. Ils dénoncent le fait et interpellent les autorités compétentes à travers une lettre ouverte au Président de l'île autonome de Ngazidja, en date du 14 août 2007. La lettre rappelle que "depuis quelques mois, à la suite du refus des habitants de la zone de Seléa-Bambao de recevoir les déchets ménagers de la capitale, le site environnant l'ancien aéroport de Moroni-Iconi est devenu le centre de convergence de toutes les ordures de Moroni". Il est, en effet, constaté que cette solution est loin de résoudre le problème (lire l'article " la quadrature du cercle " dans notre dernière livraison), car non seulement l'accumulation et la décomposition des déchets nuisent terriblement à la santé des âmes qui y vivent mais aussi l'incinération à l'air libre des ordures dégage une épaisse fumée aux effets très nocifs, en particulier, pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.
Selon la lettre des riverains de la décharge, " une manifestation chronique de diarrhée, de toux et autres maux de gorge et tête sévissent actuellement dans plusieurs foyers situés à proximité du dépotoir. " Ainsi, le Collectif, signataire de la lettre, lance un appel pressant, au chef de l'exécutif et aux élus de l'île, pour qu'une solution rapide et définitive soit trouvée. Ils souhaitent que les déchets de la capitale puissent être gérés d'une manière rationnelle, en vue de préserver la population de toute conséquence mettant en danger tous les êtres vivants.

Un aéroport secondaire praticable s'avère nécessaire

Cependant, la transformation de la piste de Moroni-Iconi en décharge ne pose pas uniquement un problème de santé publique mais aussi de danger à la navigation aérienne au niveau du pays. Le seul aéroport international Prince Said Ibrahim n'est pas une garantie, surtout en ce moment où la navigation aérienne évolue vers une intensification du trafic avec la modernisation et l'augmentation des capacités d'accueil de l'Aimpsi. Un aéroport secondaire praticable s'avère nécessaire pour parer au mal en cas d'impraticabilité de l'Aimpsi pour des raisons techniques. L'atterrissage ou le décollage raté, par exemple, d'un appareil pourrait endommagé la piste de Hahaya et l'aéroport serait contraint de fermer, le temps de la réfection des installations. Il faudrait trouver un endroit pour poser temporairement les avions de moyen tonnage. Or, l'aéroport secondaire de Moroni-Iconi est abandonné dans un pourrissement progressif. La piste nord est devenue une annexe des terres pleines des services des Douanes où sont entassés des conteneurs et des véhicules parqués. Moins d'espace sécuritaire nécessaire pour une zone aéroportuaire au sud. Des habitations occupent de plus en plus l'espace et personne ne dit non. Ce sont, aujourd'hui, les occupants de ces habitations qui souffrent de la pollution des lieux par les ordures du dépotoir improvisé.
M. Soilihi Ahmed 


NOTRE COMMENTAIRE

Effectivement, la situation est plus que lamentable. J'ai eu l'occasion (!!!)de passer 3 semaines cet été dans ce quartier. Même, les mouches organisent tous les jours des AG dans les maisons à tout moment pour évoquer la situation. C'est vraiment impréssionnant. 

Bonjour les dégats sanitaires à venir ! On dirait que le désastre politique ne suffit pas à nos gouvernants.

Pour trouver une solution rapide avant qu'il ne soit trop tard, les habitants de ce quartier ont intérêt à prendre l'exemple sur les mouches quant à la forte mobilisation dont elles font preuve quotidiennement.

le 21 août 2007

Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)

 
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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 12:50

CRISE ANJOUANAISE :COMMUNIQUE DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L'UNION AFRICAINE DU 13 AOUT 2007


Vous trouverez ci-dessous le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine en date du 13 août 2007 sur la situation aux Comores



PSC/PR/Comm(LXXXVII)
Page 1
C0MMUNIQUE
 
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, en sa 87éme réunion tenue le 13 août 2007, a adopté le communiqué qui suit sur la situation aux Comores :
 
Le Conseil :
 
1.      Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation aux Comores et des informations additionnelles fournies par l’Envoyé spécial du Président de la Commission pour les Comores et le Représentant de l’Afrique du Sud, pays coordonnateur des efforts régionaux sur les Comores, sur les derniers développements intervenus dans l’archipel, ainsi que des communications des représentants des Nations unies, de la ligue des Etats arabes, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et des pays contributeurs de troupes (Tanzanie et Soudan) ;
 
2.      Prend également note de la communication de la délégation du Gouvernement de l’Union des Comores ;
 
     3.          Réaffirme son attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Union des Comores, à la mise en œuvre effective du cadre institutionnel défini par la Constitution de l’Union, ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’Union à Anjouan ;
 
     4.      Fait siennes les recommandations et conclusions du Comité ministériel des pays de la région sur les Comores, sous la coordination de l’Afrique du Sud, adoptées lors de ses réunions tenues respectivement au Cap et à Pretoria, le 19 juin 2007 et du 8 au 9 juillet 2007 ;
 
         5.         Regrette que les efforts entrepris dans le cadre du règlement de la crise comorienne, défini par le Comité ministériel des pays de la région lors de ses réunions susmentionnées au Cap et à Pretoria, n’ont pas rencontré l’écho favorable escompté de la par des autorités de fait anjouanaises. Le Conseil déplore l’intransigeance dont ont fait montre les autorités de fait d’Anjouan, ainsi que leur manque de coopération avec l’initiative régionale sur les Comores et avec le Conseil de paix et de sécurité ;
 
PSC/PR/Comm(LXXXVII)
Page 2
 
     6.          Décide, sur la base des recommandations du comité ministériel, de réviser le mandat de la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’UA aux Comores ( MAES) et d’accroître ses effectifs, en vue d’assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel tel que prévu par la Constitution de l’Union des Comores. A cet égard, le Conseil demande à la Commission de travailler étroitement avec le Comité Ministériel des pays de la Région,en vue desoumettre, dans un mois, à l’examen du Conseil, des propositions concrètes, n’excluant aucune option, pour la mise en œuvre du cadre défini au Cap et à Pretoria, y compris l’imposition de sanctions individuelles ciblées contre les autorités de fait d’Anjouan.
 
     7.          Décide également, entre temps, de proroger le mandat de la MAES jusqu’au 31 décembre 2007 ;
 
     8          Exprime sa gratitude aux pays contributeurs de personnels militaire et de police civile à la MAES et les encourage à continuer à soutenir la MAES, le Conseil demande également aux autres Etats membres de l’UA d’apporter leur soutien à la MAES,
 
9-     Exprime sa gratitude aux pays de la région pour les efforts inlassables qu’ils continuent de déployer en appui au processus de réconciliation nationale dans l’archipel. Le Conseil exprime également sa reconnaissance à l’Afrique du sud, Coordinateur des efforts régionaux sur les Comores, pour ses efforts et son dévouement constants pour la promotion d’une solution durable dans ce pays ;
 
10- Lance un appel aux partenaire de l’UA impliqués dans le processus de réconciliation aux Comores ( Nation unis, Ligue des Etats arabes, Organisation Internationale de la Francophonie, Commission de l’Océan Indien et Union européenne) et à l’ensemble de la communauté international, pour qu’ils continuent d’apporter leur appui aux efforts de l’UA dans la résolution de la crise comorienne ;
 
11- Décide de rester activement saisi de la question.

HALIDI-BLOG-COMORES
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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 15:33
Crise anjouanaise : H.Kaambi et son «gouvernement » déterminés à conduire Anjouan aux élections
 
 
 
Moroni, mardi 14 août 2007 (HZK-Presse) – Le gouvernement de transition et de libération de l’île autonome d’Anjouan formé la semaine dernière à Moroni s’est fait interdire l’accés à la salle de conférence de l’hôtel Le Moroni, a-t-on appris de sources proches de l’hôtel, mardi en fin d’après-midi.
 
Son président, Houmadi Kaambi, qui devait y tenir ce mardi une conférence de presse a fini par recevoir les journalistes à la résidence de l’un de ses membres , M. Arbabidine Mohamed au quartier de Hamramba à Moroni.
 
"Un homme qui disait parler au nom des autorités du gouvernement de l'Union des Comores nous a appelé pour nous signifier de fermer la salle, précisant que cette conférence de presse n'a pas obtenu les autorisations requises", a dit en présence du reporter de La Gazette des Comores, une réceptionniste à M. Abdou Saïd, le ministre des Finances du gouvernement anjouanais en exil à Moroni.
 
Le ministre Abdou Saïd qui a refusé gentiment de reprendre les 30.000 FC déjà payés pour la location de la salle, s'est dit troublé de ce geste incompréhensible des autorités de l'Union des Comores, assurant la jeune femme qu'il allait revenir prendre son argent mais après la rencontre avec les journalistes.
 
"Je ne veux pas commenter un acte que je ne comprends pas", a répondu le président Houmadi Kaambi précisant qu'il n'existait aucun problème entre les vues de son équipe et celles des autorités centrales "même si nous ne sommes pas toujours compris par certains".
 
Réagissant aux propos qui prêteraient aux membres de ce gouvernement "en exil", un moyen de lever des fonds auprès du gouvernement de l'Union des Comores, le ministre Abdou Saïd a laissé entendre que l'objectif n'est pas cela.
 
"Nous demandons, il est vrai, l'aide de tous les Comoriens mais pour nous appuyer dans la réflexion et les conseils qui nous sont très précieux", a déclaré Abdou Saïd, qui a souligné que son gouvernement ne souffre pas de problème d'argent même s'il n'en dispose pas.
 
Appuyant ses propos, l'argentier du gouvernement anjouanais en exil à Moroni a indiqué aux journalistes que le conseil des ministres se fait dans ce salon d'une maison en construction, celle de M. Arbabidine Mohamed.
 
Sans se prendre pour le général de gaulle, le ministre des Finances de Houmadi Kaambi a rappelé les difficultés du général puis homme d'Etat français qui a libéré la France à partir de Londres dans des conditions de vie et de travail qui étaient des plus difficiles et des moins confortables.
 
"Nous nous sacrifions pour Anjouan", a-t-il dit avant de poursuivre : "dans ce genre de combat, y a-t-il une place pour le confort et pour l'argent ? Non, je ne le crois pas". 
 
« Mon intention n’est pas d’être, demain, candidat à la présidence de l’île autonome d’Anjouan », a dit Houmadi Kaambi. Le numéro un du gouvernement opposé aux rebelles dirigés par Mohamed Bacar a déclaré qu’une fois Anjouan débarrassée de ses tortionnaires il doit « conduire l’île à des élections libres, démocratiques et transparentes et redonner aux Anjouanais leur dignité bafouée par les sbires de Mohamed Bacar ». 
 
Balayant d’un revers de la main, les allégations selon lesquelles, ce gouvernement aurait eu la bénédiction du président Sambi, le ministre Arbabidine Mohamed a dit : « nous n’avons consulté personne. Nous sommes mus tout simplement par le fait que la crise n’a que trop duré, Anjouan souffre dans sa chair. Il nous faut en finir avec le séparatisme ».
 
La formation de ce gouvernement a suscité un « débat assez passionnée », selon le président Houmadi Kaambi qui s’est dit « beaucoup conforté » et très content d’avoir, lui et ses compagnons, pris cette grande décision politique.
 
Il faut souligner, enfin, que le président Kaambi qui a dressé une liste des malheurs qui frappent les Anjouanais, a indiqué que la réussite aux examens dans l'île rebelle, aujourd'hui, tient à l'épaisseur de l'enveloppe réclamée par certaines autorités aux parents des pauvres candidats aux divers examens (6e, BEPC et baccalauréat).
 
"Voilà le danger auquel fait face l'enfant anjouanais d'aujourd'hui". Ce serait peut-être la raison qui pousserait les rebelles à refuser l'organisation commune du baccalauréat sur l'ensemble des îles et sous contrôle du ministère de l'Education nationale.
 
Source : Mohamed Hassani - 140807/ha/hzkpresse/17h00
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 19:22
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

Comores / Société
Santé publique :
Une épidémie de diarrhée virale frappe les enfants de 0 à 5 ans.

Mutsamudu, lundi 13 août 2007 (HZK-Presse) – Depuis quelques semaines, une épidémie de diarrhée virale, dite gastro-entérite aigu caractérisée par une fièvre élevée, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales chez les enfants de 0 à cinq ans frappe de plein fouet à Anjouan, a appris HZK-Presse, de sources médicales. La maladie est contagieuse et le virus est manu porté.

Ce phénomène régulier aux Comores lié aux conditions atmosphérique et climatique dure entre deux et trois mois, débutant entre fin juillet et le début du mois d’août, ont rapporté les mêmes sources.

« Cette maladie est dangereuse et mortelle puisque l’enfant perd rapidement des éléments importants pour son organisme qui sont l’eau et des électrolytes, à cause de la déshydratation » a expliqué à HZK-Presse Dr Rakibou Ahmed, médecin pédiatre et chef du service à l’hôpital de référence d’Anjouan.

Si dès l’apparition de la maladie jusqu’à ce jour aucun décès n’a été enregistré à l’hôpital, le médecin a affirmé que la situation est « alarmante mais pas inquiétante, puisque la prise en charge est correcte à l’hôpital et les médicaments sont disponibles dans le centre, appuyé par la pharmacie de la coopération française. »

Dr Rakibou déplore par contre « une mauvaise prise en charge » dans les centres et postes de santé périphériques, puisque dit-il, « dans ces zones, le sérum de réhydratation orale n’est pas disponible. »

Si la situation semble maîtrisée à Hombo, celui-ci étant le centre hospitalier principal de l’île où il y a un service de pédiatrie, Dr Rakibou se soucie de la situation des enfants des zones reculées de l’île et les plus éloignées du centre. « Combien d’enfants meurent là-bas par déshydratation », s’est-il interrogé.

Seul pédiatre dans l’île où la population est estimée à près de 300.000 habitants, Dr Rakibou est assisté d’un médecin généraliste formé aux urgences pédiatriques. La capacité d’accueil de son service est de 45 lits, mais parfois si besoin est, les chambres sont aménagées pour accueillir deux malades.

Le traitement administré aux enfants hospitalisés vise à réhydrater l’enfant, pendant que les parents se font trop de soucis de voir leurs enfants vomir ou faire plusieurs scelles. Pour le cas précis de cette diarrhée virale, si l’enfant vomit et fait plusieurs scelles, explique Dr Rakibou, c’est le signe que son organisme lutte bien contre le virus, mais durant cette période transitoire, il risque de perdre beaucoup d’eau, d’où la nécessité de le réhydrater.

Hamid Ahmed
130807/ha/hzkpresse
/6h00

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 12:15
NAUFRAGE D'UN KWASA-KWASA AU LARGE DE MAYOTTE 
MAYOTTE : DES CLANDESTINS CHEZ EUX !


Suite au naufrage d'un Kwasa-kwasa survenu hier au large de Mayotte, vous trouverez ci-dessous le communiqué du Collectif Comores-Masiwa Mané





Communiqué
Mayotte : des clandestins chez eux !
 
Ce lundi 13 août, un nouveau kwasa-kwasa venant d’Anjouan a fait naufrage. Il avait, à son bord, quarante passagers. Dix-sept corps ont été repêchés, quatre personnes ont été admises dans un hôpital de Mayotte, tandis qu’on comptait dix-neuf disparus en mer.
Au cours du mois de juillet, il y a eu au total cinq kwasa-kwasa échoués et près de 100 morts et disparus. Deux autres embarcations ont pu faire demi-tour à temps.
Dans le naufrage du 22 juillet dernier, il y a eu un mort, 26 disparus et 9 rescapés. Le 27 juillet, on comptait encore 4 morts, 22 disparus et 14 rescapés.
L’océan qui entoure les quatre îles de l’archipel des Comores constituent un cimetière pour des milliers de Comoriens depuis que le gouvernement Balladur a décidé, en 1994, d’instaurer une procédure de visa entre les trois îles effectivement indépendantes (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) et l’île encore sous administration française (Mayotte).
Face au drame du 13 août 2007, les médias français se contentent de dire que ce sont des « clandestins Comoriens » qui souhaitent se rendre dans « l’île française de Mayotte ». Or les choses ne sont pas aussi simples puisque la France, pour des raisons de stratégie militaire, a pris la décision en 1975 (au moment de l’indépendance des Comores), de couper Mayotte de ses îles sœurs en organisant en 1976 un référendum jugé nul par l’ONU. Elle a été condamnée plus d’une vingtaine de fois par des résolutions de l’ONU pour son maintien dans « l’île comorienne de Mayotte », reconnue par la communauté internationale dans son ensemble comme étant une des quatre îles de l’Etat comorien.
C’est cette revendication qui vaut à l’Etat comorien les nombreuses déstabilisations depuis plus de trente ans par l’intermédiaire de mercenaires français, comme le reconnaissait l’un d’entre eux lors du procès du tristement célèbre Bob Denard et trente de ses acolytes qui s’est tenu à Paris l’année dernière.
Mais une des armes redoutables de l’Etat français reste le chantage à la coopération ou au « co-développement » pour utiliser le nouveau vocable du néocolonialisme à la française. Ainsi, le nouveau gouvernement des Comores qui avait l’intention de réintroduire la « question de l’île comorienne de Mayotte » à l’ONU dès 2006 s’est vu signifier par l’Ambassadeur de France à Moroni qu’en marge des Accords de Coopération signés en 2005, un accord secret avait été également paraphé par les deux parties interdisant aux Comores de parler de cette question à l’ONU jusqu’en 2007.
Après la rencontre entre l’actuel Ministre des relations extérieures comoriennes, M. Ahmed ben Saïd Jaffar et le Secrétaire d’Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, puis le Secrétaire d’Etat chargé des DOM-TOM, Christian Estrosi, la société civile comorienne craint qu’encore une fois le gouvernement comorien n’ait accepté de retirer de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’ONU à l’automne prochain « la question de l’île comorienne de Mayotte » contre une aide économique. Pourtant, pour mettre fin aux drames que connaissent les Comoriens, il faudrait que les deux Etats trouvent une solution juste et conforme au droit international.
Les Comoriens n’ont jamais renoncé à Mayotte et ne le pourront jamais, d’abord parce que quasiment toutes les familles comoriennes ont des membres de leur famille établis dans cette île, ensuite parce que les transferts d’argent (ou le système d’assistanat) de l’Etat français ont rendu cette île de l’archipel plus riche que les autres constamment déstabilisées. C’est en constatant cela que l’ancien Président du Conseil Général de Mayotte, Younoussa Bamana, qui vient de disparaître avait déclaré : « On peut en renvoyer tous les jours, ils reviendront. Allez pisser sur le mont Choungui, ça tombe quand même dans le lagon ». Pourtant, Mayotte demeure « l’illusion de la France » qui pense qu’il suffit de rajouter un troisième ou un quatrième radars pour empêcher ceux qui veulent se rendre à Mayotte de continuer à s’y rendre.
Depuis 1994 et l’instauration du « visa Balladur », il y a près d’un millier de morts comoriens chaque année dans des naufrages de kwasa-kwasa entre Mayotte et Anjouan. La France, en usant du droit du plus fort, a établi une frontière artificielle au sein d’un même Etat reconnu par toutes les instances internationales. Ainsi, elle porte la responsabilité de toutes ces morts et pourrait être poursuivie, entre autres pour déplacements de populations (qu’elle assimile à des reconduites à la frontière) à l’intérieur d’un même pays.
Collectif Comores-MasiwaMane
Le 13 août 2007    
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