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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:17

 

Les députés de l’Union des Comores ont élu vendredi dernier (13 avril 2012) le nouveau bureau  de leur Assemblée. Il est composé comme suit :

 

Les Vice-présidents :

 

-Djaé Ahamada, député de la 17ème circonscription (Oichili-Dimani-Ngazidja)

-Attoumane Allaoui (Andoudou), député de la 8ème circonscription (Ouani – Ndzuwani)

-Ahmed Daroumi, député de la 1ère circonscription (Dewa -Mwali).

 

Questeurs :

 

-Abdoul Fatah Said Mohamed, député de la 14ème circonscription  (Moroni-Nord-Ngazidja)

-Mouhtar Elhad Abdou Salim, député de la 6ème circonscription (Mutsamudu-Ndzuwani)

-Abdallah Sarouma, député de la 2ème circonscription (Msutruni -Mwali).

 

Secrétaires :

 

-Soudjay Yassine,

-Hassane Mouigni

-Mohamed SaidHoumadi, député de la 9eme circonscription (Ouani-Cuvette-Ndzuwani)

-Nourdine Fadhula, député de la 5eme circonscription (Sima-Ndzuwani)

-Bianrifi Tarmidi, député de la 4eme circonscription (Mlédjélé -Mwali).

 

Sur les 11 membres qui composent ce bureau, seuls 4 nouveaux députés font leur entrée (voir les noms en gras). Les 7 autres faisaient déjà partie du précédent bureau qui a été élu en janvier 2010.

 

Pour rappel, le renouvellement du bureau ne concernait pas le Président de l’Assemblée Nationale car il est élu pour la durée de la législature.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans PARLEMENT
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 20:49
DSCI0249.JPG(Photo/Archives HALIDI-BLOG-COMORES : de g à d : Mesdames Moinaecha Mroudjaé et Sittou Raghadat en 2007)
Quelle agréable surprise nous avons eue hier en lisant le numéro de ce mois (n° 504 d'avril 2012) d'Amina Magazine !
 
Sittou-Raghadat-2011.jpg          (Photo / Archives HALIDI-BLOG-COMORES : Mme Sittou RAGHADAT Mohamed)
En effet, dans ce numéro d'Amina Magazine "spécial 40 ans - Anniversaire" , deux grandes dames comoriennes qui militent depuis longtemps pour la promotion du Genre dans leur pays, figurent parmi les "40 femmes rémarquables". Il s'agit de Mesdames Sittou Raghadat Mohamed, première femme ministre et député et Présidente de Fawecom et Moinaécha Mroudjaé, première femme maire des Comores.
 
DSCI0310.JPG
                    (Photo / Archives HALIDI-BLOG-COMORES: Mme Moinaécha Mroudjaé)
Parmi les 40 femmes rémarquables qui ont fait l'objet d'un article ou sont interviewées, il y a notamment la gambienne Fatou Bensouda (procureure de la Cour pénale internationale qui prendra officiellement ses fonctions le 16 juin 2012 pour neuf ans), les sénégalaises, Mariama Bâ, une grande ecrivaine décédée en 1981, Caroline Faye, première parlementaire et ministre décédée en 1992 et Annette M'Biaye d'Erneville, première poétesse de l'Afrique francophone, les maliennes Adame Ba Konaré, historienne et ex première dame et Oumou Sangaré, artiste et femme d'affaires, "Madame le Président" Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, l'ivoirienne Aicha Koné, chanteuse, la Tchadienne, Maître  Jacqueline Moudeina, Avocate des victimes d'Hissène Habré, les camérounaises Françoise Foning, "femme d'affaires et politicienne de haut vol" et Françoise Mbango Etonè, athlète,  la kenyaenne, Wangari Maathai, la prix nobel de la paix 2004 et  "première en tout", les Sud Africaines Winnie Mandela, Icône de la lutte contre l'apartheid et la célèbre chanteuse et militante contre l'Aparthéid Miriam Makéba "la Mama africa", L'américaine Michèle Obama "la prémière", les françaises Rama Yade, "une femme de convictions" et Christiane Taubira, "Militante  de la première heure contre l'esclavage", la féministe haitienne Jocelyn Lassègue...........
Les deux interviews de Mesdames Sittou Raghadat Mohamed et Moinaecha Mroudjaé, deux militantes comoriennes qui se respectent et s'estiment beaucoup dépuis qu'elles se sont connues dans les années 80 et qui ont à peu près le même parcours, publiées dans Amina Magazine de ce mois méritent d'être lues. Nous vous les récommandons vivement afin de découvrir l'état d'esprit de ces deux Grandes dames Comoriennes qui continuent à se battre pour que la femme comorienne ne soit pas une femme au rabais.

 

Madame Sittou Raghadat Mohamed : " J’embrasse un idéal depuis mon enfance : Etre au service de mon peuple et combattre les inégalités. Mon vœu le plus cher était de faire de longues études pour devenir l’avocate des opprimés, et des plus démunis. Mes parents m’ont contrainte à abandonner les études. Ce que j’ai considéré comme une injustice, une discrimination sexuelle. J’ai vite compris que je ne pouvais pas atteindre mes objectifs qu’à travers la politique.

 

En 1983 j’ai terminé mes études supérieures avec un mémoire sur La condition de la femme comorienne.

 

Au début des années 90, l’avènement de la démocratie dans notre pays m'a incité à m’engager dans le combat politique. Certes, j’étais novice mais c’était la suite logique d’une de mes convictions : la prise de la parole est une arme puissante pour véhiculer ses idées. Le combat politique est rude mais passionnant. Il faut y croire. Il ne faut jamais perdre de vue que le monde politique est une jungle. On reçoit régulièrement des coups. Il faut aussi être capable d’en donner"

 

Madame Moinaécha Mroudjaé " Quand j'étais en classe de CE1 à Madagascar, j'avais une instutitrice comoro-malgache que j'appréciais et admirais beaucoup. Quand je suis arrivée en 6ème, cette femme a été élue députée et elle a beaucoup évolué jusqu'à devenir ministre et actuellement sénatrice. Elle a été mon modèle. J'ai décidé de réussir comme elle"

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:52

Allocution de Dr IKILILOU DHOININE, Président de l’Union des Comores à l’occasion de la Cérémonie de Commémoration du Quatrième Anniversaire de la libération de l’Ile Autonome d’Anjouan

 

Mutsamudu Anjouan, le dimanche 25 mars 2012


Pdt-Ikililou-25-mars-2012.jpg

 

• Mes très Chers compatriotes ; 

• Honorables assistance ;

• Mesdames et Messieurs ;


Il y a quatre ans, le 25 mars 2008, l’Armée Nationale de Développement et des troupes africaines ont mené l’opération « Démocratie aux Comores » qui a mis fin au pouvoir des autorités séparatistes de l’île d’Anjouan.

Par leur action héroïque, dont le peuple comorien est très fier, ils ont sauvé des hommes, des femmes et des enfants, de la souffrance, de la torture, de l’humiliation et, pour certains d’entre eux, de la mort.

Grâce à leur détermination et à leur bravoure, l’Etat a pu restaurer sa souveraineté sur Anjouan, rétablir la légalité constitutionnelle et remettre en marche son administration sur l’Ile.

Ainsi, en ce jour, où nous commémorons cette date historique, je voudrais rendre hommage aux Officiers, Sous-officiers et Militaires du rang de l’Armée Nationale de Développement et saluer tous ces hommes et ces femmes qui, par leur sacrifice et leur courage ont permis au pays de se débarrasser des séparatistes et de leur Chef, à l’issue du débarquement du 25 mars 2008, mené avec efficacité et, il faut le rappeler, sans effusion de sang.

 

Je voudrais, ensuite, au nom de l’Union des Comores, renouveler la gratitude de la nation comorienne envers l’Union Africaine et notamment la Tanzanie et le Soudan qui nous ont aidés à rétablir l’autorité de l’Union à Anjouan et à mettre un terme à la crise née du refus des autorités illégales d’Anjouan d’alors, de respecter les lois de la République et la Constitution de l’Etat.

 

Je voudrais, également, rendre hommage à mon prédécesseur, l’ancien Président AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, qui, par sa détermination et sa persévérance, a su convaincre ceux qui hésitaient, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, de la nécessité du débarquement et a su leur communiquer sa foi en la réussite de cette opération salutaire.

Grâce à lui, le pays a retrouvé sa stabilité, son intégrité territoriale et son unité nationale et l’Etat a pu restaurer la démocratie et son autorité sur l’ile d’Anjouan.

 

Je voudrais, en outre, remercier toutes les composantes de la nation comorienne et plus particulièrement, les Oulémas, la classe politique et la société civile qui se sont joints à cette opération de libération de notre île.

Je voudrais, enfin, rendre hommage à la population anjouanaise qui nous a accordé un accueil particulièrement chaleureux au lendemain de cette libération et remercier tous ceux qui ont pris d’urgence des dispositions pour réorganiser l’administration intérimaire de l’île.

Je n’oublie pas non plus les organisations internationales et les pays amis qui nous ont apporté leur appui multiforme pour faire fonctionner cette administration intérimaire.

 

Mes Chers Compatriotes,


Nous commémorons la libération de l’île d’Anjouan, pour le témoignage, la mémoire, le souvenir et le refus de l’oubli et de la banalisation, de ce qu’a été le séparatisme et ses méfaits.

Ainsi, nous commémorons la libération de l’île d’Anjouan, non pas pour raviver la haine, mais pour rappeler que cette haine et l’ambition démesurée de certains de nos compatriotes, nous ont mené à la guerre et ont privé de leur vie ou ont mutilé des frères et des sœurs.

C’est pourquoi, nous devons pardonner et dépasser la haine ou la rancune.

Le Prophète Muhammad, Paix et Salut soient sur Lui, nous a dit : « le plus haut degré de la vertu consiste à fortifier vos relations avec celui qui les rompt avec vous, à être généreux envers celui qui est avare à votre égard et à pardonner à celui qui vous a offensé et Allah honore davantage celui qui pardonne tout mal dont il est victime et qui ne méprise pas celui qui l’a offensé ».

Nous célébrons, enfin, la libération d’Anjouan pour dire que le séparatisme ne doit plus jamais se reproduire dans notre pays et que tous les compatriotes des quatre îles, doivent s’unir, dans la fraternité et la solidarité en vue de promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance et réussir ensemble, le développement et le bien-être de l’ensemble du peuple comorien.


Mes Chers Compatriotes ; Honorable assistance,


N’oublions pas que le séparatisme a fait perdre beaucoup de temps à notre pays. Aujourd’hui avec l’unité, la paix et la stabilité retrouvées, beaucoup d’opportunités se présentent à nous.

Notre pays a retrouvé sa crédibilité au sein des institutions financières internationales. Les investisseurs internationaux font à nouveau confiance à nos îles et des nombreux projets de développement sont en cours de réalisation.

Ainsi, je vous exhorte tous à redoubler d’efforts pour qu’ensemble nous puissions continuer à consolider cette unité retrouvée afin de permettre à notre pays d’aller de l’avant, dans son développement socio-économique.


Vive les Comores dans l’unité et la stabilité. Vive la coopération internationale. 

Je vous remercie. 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 23:22

 

Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir

 

 

 

 

 

AfficheOfficielleJourn-culturelle-AOffrac-14-Avril-2012.jpg

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:51

 

gouverneur-Anissi.jpggouverneur-Anissi-et-Yves-Olivier.jpgEn visite officielle en France depuis le 09 mars 2012, le gouverneur nouvellement élu de l’ile autonome d’Anjouan (Ndzuwani), Anissi Chamsidine, à la tête d’une forte délégation composée notamment du secrétaire général du conseil des Commissaires de l’île, Chamsidine Achirafi, du directeur de la coopération décentralisée et de la promotion des communes, Abdallah Mohamed et du président de l’Association des Maires des Communes d’Anjouan, a rencontré la diaspora comorienne d’Anjouan dans les villes de Marseille et du Mans après Montreuil en île de France. Marseille et le Mans sont deux villes où se trouve une forte communauté Comorienne d’Anjouan.

Gouverneur-Anissi-et-Mme-Rivron.jpgAinsi, le successeur de Moussa Toybou, qui a pris officiellement ses fonctions le 23 mai dernier, a été accueilli en masse par la diaspora au cours des cérémonies organisées dans ces deux villes. L’objectif affiché du Gouverneur Anissi est d’inciter la diaspora comorienne de France issue de l’île dont il est l’administrateur à soutenir le développement communautaire de l’ile. Le locataire de Dar Nadjah a notamment appelé tous les anjouanais à s’unir pour vaincre les difficultés auxquelles est confronté l’archipel des Comores en général et l’ile de Ndzouani en particulier.

 

gouverneur-Anissi-et-sa-delegation.jpgLe gouverneur Anissi Chamsidine a également appelé les cadres de l’ile qui se trouvent dans l’hexagone à s’investir pour le développement de leur île.

 

Dans son mot de bienvenue, Arbabidine Mohamed, Ancien gouverneur de l’ile de Ndzouani a rappelé que la diaspora Anjouanaise est partie prenante du développement dont elle contribue à la mise en place. Il a aussi demandé à la diaspora  à soutenir le nouveau gouverneur de l’île, car selon lui, c’est un homme de bonne volonté qui s’est battu pour l’intégrité du territoire nationale pendant plusieurs années. 

 

gouverneur-anissi-et-assistance.jpgPar ailleurs, lors de son passage dans le département de la Sarthe, Anissi Chamsidine s’est entretenu avec la vice-présidente du conseil général Madame Rivron Véronique et le deuxième adjoint au Maire du Mans Monsieur Yves Olivier.

 

Le 20 mars 2012
Mohamed Elhad
Pour HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 23:48

 

Nous avons l’immense plaisir de vous annoncer la sortie de « L’Autre côté de l’Océan », deuxième roman en langue française de l’écrivaine d’origine comorienne Coralie FREI, le 22 mars 2012 aux Éditions le Manuscrit.com.

 

L’Autre côté de l’Océan, préfacé par le poète comorien Abdou Djohar est la suite logique de La perle des Comores, destin d’Anjouanaise, roman autobiographique de Coralie FREI publié en 2010 par le même éditeur.

 

Comme on peut le lire sur la quatrième de couverture, Coralie FREI « raconte et peint d’une main de maître sa solitude, son aventure douloureuse, son dépaysement, ses découvertes et son combat décisifs dans un monde complexe où elle s’émancipe. Un récit passionnant qui fait de ce livre une leçon de courage et d’espoir. L’autre côté de l’Océan est une aube nouvelle qui porte un regard négatif sur les préjugés, l’isolement, la paresse, le déboire et l’éducation traumatisante, tout en pourvoyant l’intégration. »

 

Selon le préfacier, « Lire L’Autre côté de l’Océan, c’est fourrer la tête dans un récit clair et vivant où l’auteure marie le réalisme et le lyrisme pour toucher la sensibilité du lecteur. » 

 

Nous ne pouvons que vous le recommander vivement.

 

Petit rappel du parcours littéraire de l’auteure.


Coralie.jpg

 

Coralie FREI née Courachia AHMED IDAROUSSE a vu le jour à Ouani (Anjouan), en 1951. Après l’obtention de son bac à Moroni, elle quitte les Comores pour la France en 1973 où elle effectue des études linguistiques (licence, Toulouse). Les études d’infirmière commencées à La Réunion en 1980 se soldent avec le Diplôme d’État d’infirmière en France en 1983.

Passionnée par la poésie, les contes, le roman et la musique, Coralie publie 2 CD de poésie : en 2002 Coralie(allemand), et en 2003 Coralie tout en poésie tout en musique (français). Suivent ensuite : en 2006 Das Tagebuch der Maya (Conte en allemand), en 2008 Weit wie der Ozean, Roman en allemand, et en 2010 La perle des Comores, le Roman autobiographique de Coralie que nous connaissons si bien.

 

CORALIE présentera son nouveau roman et assurera une séance de dédicace à la journée culturelle de l’AOFFRAC (Association Ouanienne de Floirac – France – Comores) qui a lieu samedi 14 avril 2012 à FLOIRAC (33270) (près de Bordeaux).

Elle sera également aux Comores en Juillet 2012.

 

En dehors de ces dates, les œuvres de Coralie en français sont disponibles aux Éditions manuscrit.com et chez Amazone, ou sur commande dans votre librairie habituelle.

Pour contacter Coralie :

mail@coralie-frei.ch

www.coralie-frei.ch

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:34

SAM_08903.JPGLe gouverneur Anissi Chamsidine qui séjourne en France depuis vendredi 09 mars 2012, a eu une séance de travail lundi 12 mars avec Madame Elisabeth BARBIER, directrice d’Afrique et de l’Océan indien au Quai d’Orsay. Les deux autorités ont échangé pendant plus d’une heure de temps, dans une atmosphère prometteuse de grande cordialité.

Plusieurs projets relatifs à la coopération décentralisée ont été évoqués lors de ces discussions, notamment la lutte contre les disparités et le désenclavement de l’ile en matière de communication. Les deux autorités se sont également mises d’accord sur une collaboration afin d’aboutir à une administration adaptée, structurée et appropriée pour le développement de l’ile d’Anjouan.

SAM_0902-copie-1.JPGLa mobilisation de la diaspora, l’enseignement, les infrastructures, l’assainissement de l’eau, la mise en œuvre des nouvelles mairies et la formation (de l’état civil, sécurisation fiscale et renforcement des capacités des ressources humaines) étaient parmi les sujets abordés par le locataire de Dar Nadjah et Madame Barbier.

SAM_0891.JPGAprès cette rencontre, le gouverneur Anissi Chamsidine, accompagné de l’ambassadeur des iles Comores à Paris, Abdallah MIRGHANE, du directeur de la coopération décentralisée de l’île autonome d’Anjouan, Abdallah MOHAMED et du président de l’Association des Maires d’Anjouan, Saïd Ali CHAHALANE a été reçu pour un déjeuner par Monsieur Pierre BAILLET, secrétaire permanent de l’Association Internationale des Maires Francophones. A cette occasion, le chef de l’exécutif de l’ile a pris l’engagement de régler tous les arriérés de cotisation dus par la commune de Mutsamudu auprès de l’AIMF dès son retour à Anjouan.
 
Pour rappel, c’est la première visite officielle en France du Gouverneur Anissi Chamsidine, depuis son accession à la magistrature suprême de l’ile d’Anjouan.
 
 Mohamed El-had 

Pour le blog HALIDI-BLOG-COMORES  

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 00:56

Vous trouverez ci-dessous le message diffusé hier (12 mars 2012) par le président de la Fédération Comorienne des  Consommateurs, Monsieur Mohamed Said Abdallah Mchangama :

Kenya Airways (KQ) a supprimé la prise en charge des passagers en transit à Paris pour les vols Moroni-Nairobi-Paris et vice versa, nécessitant plus de 4 heures pour la correspondance. 

Les compagnies aériennes font ce qu'elles veulent avec une clientèle inorganisée, non-informée de ses droits, et habituée à être piétinée.

Une délégation  de la FCC s'est rendue à la représentation de KQ, le 28 février, quand des passagers nous ont informés de l'annulation du vol et du refus de la compagnie de les prendre en charge jusqu'au lendemain.  Face à notre insistance et celle des passagers, ceux qui ont eu la patience de rester ont été logés à l'hôtel.

La FCC espère qu'il se trouvera des associations de la diaspora en France pour se mobiliser pour le respect des droits et de la dignité des passagers en partance et à destination des Comores.  C'est un combat long, qui doit être bien soutenu. La FCC ne baissera pas les droits. Nous bénéficions des conseils et du soutien de Consumers international à Londres, et à Johannesbourg où se trouve le bureau africain. Nous comptons aussi sur l'appui des organisations françaises de  consommateurs et de notre consœur kenyane. Le Ministère des Relations Extérieures en la personne de M. l'Ambassadeur Chamsidine Mhadjou, nous assiste dans notre rapprochement avec les organisations malgaches, mauriciennes et réunionnaises.

Il n'y a pas que Kenya Airways ; il y a les mauvaises manières de Yemenia, qui, à Sanaa, va jusqu'à loger 5 personnes dans une chambre d'hôtel prévue pour 2 personnes. Il y a les bagages d'Air Austral qui arrivent une semaine après sans aucun dédommagement au passager. l'imprévisibilité d'Air Madagascar est proverbiale. 

Vous voudrez bien faire circuler cette lettre. Les passagers lésés par les compagnies  peuvent passer à la permanence de la FCC à Magudju, près de Bodjo, les mardi, jeudi et samedi de 10h à 14h.


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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:49

Madame le Maire de Montreuil,

Monsieur l’Ambassadeur des Comores auprès de la République française,

Monsieur le Président de l’UCAD,

Mesdames, Messieurs les membres des associations,

Honorable assistance,

 

Je suis heureux de me retrouver avec vous dans cette somptueuse salle d’honneur de la mairie de Montreuil que Madame le Maire a bien voulu mettre a la disposition de la diaspora comorienne.

Je remercie Madame le Maire et l’ensemble de son équipe pour ce geste généreux.

 

Je remercie également la diaspora comorienne dans toutes ses composantes de la Grande Comores, de Moheli et d’Anjouan.

 

Je remercie enfin l’UCAD et notre Ambassade à Paris pour leur disponibilité et leur mobilisation.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Depuis le référendum constitutionnel du 17 mai 2009, plusieurs actes ont été posés, lesquels ont modifié la configuration politique du pays, son organisation administrative et sa stratégie de développement.

En effet, le pays s’est résolument engagé dans une politique de décentralisation qui a érigé les iles et les communes en acteurs de son développement, au même titre que l’Etat.

Mais, la décentralisation n’engendre pas uniquement des droits pour les collectivités décentralisées. Elle entraine aussi de devoirs, notamment, celui de contribuer, effectivement, au développement du pays. D’où la nécessite pour l’ile autonome d’Anjouan, de mobiliser toutes ses potentialités, non seulement pour son propre développement mais aussi pour le développement du pays. Tel est le défi qui se pose à l’ile aujourd’hui.

Délégation du Gouverneur Anissi CHAMSIDINE lors de la rencontre du 10 mars 2012 avec la communauté anjouanaise.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Depuis mon accession à la magistrature suprême de l’ile d’Anjouan, j’ai engagé, dans la limite de mes compétences, un certain nombre d’actions énumérées dans mon discours du 31 décembre 2011. Le texte de ce discours figure dans la liste des documents qui seront remis à l’UCAD. Ces actions poursuivent un double objectif:

 

1. Mettre en place un dispositif communal capable de résister et de survivre aux changements politiques et plus particulièrement à l’avènement d’un régime dont la décentralisation ne serait pas une priorité;

 

2.fixer les orientations au plan de développement de l’ile.

Cependant, au dela de la rigueur dans la gestion des affaires de l’ile, la mobilisation de tous les anjouanais, où qu’ils se trouvent, serait un atout déterminant qui permettrait l’ile de ne pas rater le rendez-vous de la décentralisation.

 

Mesdames et Messieurs,

Si je suis ici, c’est pour vous parler d’Anjouan, de ses difficultés actuelles et des solutions possibles.

 

La réalité est que l’ile connait des difficultés dans tous les secteurs. A ne prendre que quelques exemples, elle est enclavée en matière de communication.

La radio et la télévision nationales ne sont captées que dans quelques localités. Il en est de même pour la radio et la télévision régionale de Ndzuwani qui manquent également de techniciens et de matériels.

Les hôpitaux connaissent des problèmes liés à l’insuffisance d’un personnel qualifié, au manque de produits pharmaceutiques et de matériels médicaux divers.

 

Quant aux communes, elles ne peuvent jouer à l’heure actuelle qu’un rôle de figuration (manque de locaux, de personnel  non qualifié…). Il est nécessaire par conséquent de les renforcer pour les amener à assumer leurs nouvelles responsabilités.

Le Gouverneur de l'Exécutif d'ANJOUAN M.ANISSI CHAMSIDINE

 

Mesdames et Messieurs,

 

Vous et moi, avons un devoir envers notre terre natale. Un devoir moral dépourvu de toute contrainte. Évidemment, chacun est libre d’aimer son pays à sa façon.

Comme les précédents intervenants, je vous tends une main fraternelle et vous invite à vous joindre à nous, afin que nous puissions ensemble accomplir le devoir qui est le notre envers notre cher pays.

Une partie de l'assistance lors de la rencontre avec la diaspora anjouanaise en France.

 

Nous avons préparé le cadre pour l’action de la diaspora, en créant une structure chargée de la  mobilisation et de la coordination de l’action de la diaspora. Il s’agit notamment de la direction de la coopération décentralisée et de la promotion des communes.

une autre partie de l'assistance lors de la rencontre organisée par l'UCAD.

 

Je souhaiterais pouvoir annoncer à la population anjouanaise, à mon retour, que la diaspora a accepté d’accompagner nos efforts pour le développement de l’ile. A cette fin, j’envisage de retrouver les représentants des différentes associations anjouanaises de France, sans exclusive, dans un cadre restreint plus propice à de véritables échanges. Cette rencontre qui se tiendra dans l’apres  midi du 18 mars prochain, pourrait donner lieu à l’élaboration d’une feuille de route qui va relater les actions à entreprendre, leurs échéances et les responsabilités de chaque partie. Cela permettra ainsi l’évaluation des résultats enregistrés, l’an prochain.

 

Je demande par conséquent à l’UCAD de préparer et d’organiser la dite rencontre en collaboration avec ma délégation.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

M.ANISSI CHAMSIDINE

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:34

Source : Comores-Mag du vendredi 22 Mai 2009

Une situation toujours complexe pour les femmes comoriennes

Société


Cette année encore, les diverses associations de femmes comoriennes célébreront avec un certain intérêt la Journée de la Femme, le 8 mars. Pourtant, malgré le vote par l’Assemblée de l’Union en 2005 du Code de la famille, le sort des femmes comoriennes ne semble pas s’être amélioré considérablement depuis une dizaine d’années.



Toujours des discriminations

Photo MIB
Photo MIB
A entendre certains chercheurs, hommes, la situation des femmes comoriennes est parmi les plus enviables dans le monde. Ceux-ci évoquent souvent la litanie de ce qu’ils considèrent comme les signes extérieurs des privilèges : un système de transmission de la terre (manyahuli) qui les favorise et fait qu’elles ne peuvent jamais se retrouver à la rue, surtout après un divorce, l’absence de véritables contraintes vestimentaires, l’attention dont elles sont l’objet pendant le grand-mariage, etc.
D’où vient alors que depuis près de vingt ans, elles se plaignent de leur condition, et que les associations féminines revendicatives se développent ? D’où vient que dans la littérature comorienne d’aujourd’hui la figure de la femme soumise et subissant la loi des hommes est si présente ? Les femmes ont-elles gagné l’égal accès à l’enseignement, à l’emploi, et notamment à l’emploi, dans l’administration ? Peuvent-elles gérer les affaires publiques ? Ont-elles la possibilité de prendre la parole dans le bangwe du village ou de la ville pour donner leur avis ?

Quand on parle de la condition féminine aux Comores, le pluriel s’impose tant les situations sont diverses entre la paysanne qui travaille dans son champ toute la journée, la citadine qui vit dans une grande ville avec plusieurs domestiques, la pauvre mpambe corvéable à merci, la femme instruite qui, après avoir donné des cours au lycée ou à l’université, plonge dans ses livres…

Toujours des discriminations

Le rapport sur le Développement Humain, validé le 28 décembre dernier par le PNUD et l’Etat comorien, mais non encore publié, a pour titre « Genre et développement humain aux Comores ». Le concept de « genre » permet de prendre en compte la place de la femme dans le processus de prise de décision. Dans l’atelier de validation de ce rapport, la Représentante du PNUD, Giuseppina Mazza, qui a quitté le pays le mois dernier a été claire : « malgré les actions engagées depuis le milieu des années quatre-vingts pour promouvoir le statut de la femme, les études récentes montrent que les résultats sont mitigés et que les rôles joués par la femme dans la société comorienne la relèguent parfois au second rang et qu’elle jouit d’un statut socio-économique et politique inférieur ».

Elle fait ce constat en se basant sur deux indices introduits dans ce rapport : l’indicateur sexospécifique de développement humain (ISDH), qui doit refléter les inégalités entre hommes et femmes et l’indicateur de la participation de la femme (IPF) qui mesure les possibilités offertes aux femmes dans les domaines économique et politique. L’IPF calculé aux Comores est de 0,30 (sur 1). Le rapport note également la discrimination face à l’emploi : les femmes sont toujours peu nombreuses dans la fonction publique (30%), très peu parmi les catégories supérieures et subissent plus que les hommes le chômage (18,5% contre 11,9 %). En matière d’éducation, il y a eu des progrès, mais les hommes ont toujours une avance considérable : la scolarisation des filles est à 42 %, alors que celle des garçons atteint 51 %. Par contre, en matière d’alphabétisation, l’écart se creuse avec 63,5 % d’hommes et seulement 48,1%.
Le rapport établit également que l’inégalité en matière de santé est un danger pour les femmes, qui, cependant, ont profité de certains progrès ces derniers temps. En matière juridique, la coexistence entre les lois traditionnelles, les lois musulmanes et le Code civil français est plutôt préjudiciable à la femme.
Autrement dit, le rapport sur le développement humain apparaît comme une photographie de la situation actuelle des femmes comoriennes, mais une photographie qui ne montre pas une véritable amélioration du sort des femmes.

Mais quel que soit le milieu, chaque femme comorienne a des raisons de vouloir que le principe d’égalité hommes-femmes énoncé dans toutes les constitutions depuis l’indépendance du pays en 1975 devienne une réalité dans la vie de tous les jours.
En réalité, la société traditionnelle comorienne et l’islam tel qu’il est pratiqué dans l’archipel relèguent la femme au second rang. Certaines sultanes du pays se sont, il est vrai, imposées à des hommes dans certaines régions. Mais le système de classe d’âge en vigueur dans les quatre îles exclut les femmes qui ne peuvent donc pas participer publiquement aux prises de décisions.

La colonisation a renforcé la relégation des femmes dans les cuisines, et accessoirement dans les champs. Très peu de femmes sont entrées à l’école. Aucune femme dans les instances politiques ou même économiques. Très peu de femmes ont le droit de vote de 1945 jusqu’aux années 1960. L’autonomie interne est d’abord une affaire de notables, et c’est d’ailleurs en utilisant les femmes contre cette notabilité que certains hommes de Mayotte qui en étaient exclus ont pu s’imposer. Certains auteurs ont alors trouvé que les femmes étaient différentes à Mayotte. Mais au final, après la lutte menée par « les chatouilleuses » maoraises, aucune d’elles n’a occupé une place de choix sur l’échiquier politique maorais ou même dans l’administration. C’est le cas jusqu’à aujourd’hui. Depuis 1975 et jusqu’à aujourd’hui, aucune femme maoraise n’a été élue à un poste important dans l’île : députés, sénateurs, conseillers généraux, dirigeants des partis ont été des hommes. Comme dans les autres îles, les hommes continuent à se partager les responsabilités sans tenir compte de celles qui luttent à leurs côtés. De plus, dans l’administration maoraise, il y a la barrière du concours qui fait que les postes sont occupés d’abord par ceux qui maîtrisent le mieux la langue française, les métropolitains, et le peu qui reste, les postes les moins recherchés par les cadres maorais. Les femmes attendent toujours. Pourtant, contrairement aux rumeurs, de plus en plus de Maorais, sont diplômés et tout particulièrement les femmes.
C’est en faisant le constat de la marginalisation des femmes et des jeunes qu’Ali Soilihi a décidé de combattre les traditions les plus néfastes en donnant plus d’importance à ces deux catégories. Et l’on imagine mal aujourd’hui, les énormes changements qui ont eu lieu entre 1975 et 1978, dans ce domaine. Le régime révolutionnaire a donné aux femmes comoriennes la liberté individuelle, mais aussi les mêmes droits que les hommes. Elles ont eu enfin accès à des lieux et à des emplois auxquels elles ne pouvaient prétendre autrefois.

Le retour d’Ahmed Abdallah, au pouvoir, a renvoyé les femmes dans leurs foyers, et le système d’alphabétisation qui avait permis à une grande partie d’entre elles, qui n’avaient jamais connu l’école, d’apprendre à lire en lettres latines a été supprimé. Mais toute une génération avait ouvert les yeux, et n’était plus prête à tout accepter.
Ainsi, beaucoup de femmes qui avaient entre 15 et 20 ans en 1975 se sont investies dans les associations féminines, villageoises, puis après 1990, dans les associations féminines nationales.

Sous la présidence Djohar, le multipartisme et la rupture du président avec les notables-politiques a permis aussi le retour, bien modeste certes, des femmes dans les affaires publiques. Bien sûr, Sittou Raghadat Mohamed est la plus visible, car elle est ministre, elle se présente à deux reprises aux élections législatives, avant de devenir députée. Mais dans les ministères et à la tête des directions nationales, on trouve également des femmes.
Ce n’est donc pas un hasard si en 1994, les Comores adhèrent à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. La rédaction du code de la famille commence également pendant cette période.

Sittou Raghadat, Zahara Toyb, Moinaecha Cheikh et d’autres fondent le Réseau national Femmes et Développement en 1995, une association fondamentale dans la lutte pour l’intégration économique, sociale et politique. Il y a comme un principe de base de cette association : la femme doit se libérer par son travail, acquérir son indépendance en exerçant une activité professionnelle. Le Réseau a aidé bien des femmes à se prendre en main, notamment par l’initiative économique. Pourtant, elle a aussi encouragé l’entrée en politique de femmes. Ce fut encore le cas pendant les dernières élections législatives. La Présidente du Réseau à Ngazidja, Zahara Toyb a débuté en 2003 une campagne dans les régions visant à encourager les femmes à être candidate, puis en 2004, elle a soutenu toutes celles qui avaient osé franchir le pas. Les objectifs secondaires étaient de faire adopter le Code de la Famille par le Parlement.
Malheureusement, le retard est si grand qu’aucune n’a pu être élue. Il a fallu la démission du Ministre Houmed Msaïdié pour qu’une femme, Djouéria Youssouf Salim, sa suppléante se retrouve à l’Assemblée de l’Union. C’est la première femme qui siège avec les hommes, alors que Sittout Raghadat Mohamed avait choisi le poste de Ministre. Sage-femme de formation, elle proclame sa volonté de poursuivre au sein de l’Assemblée le combat pour la promotion de la femme.

L’année suivante, le 3 juin 2005, les députés de l’Assemblée de l’Union adoptent à l’unanimité le Code de la famille. Il était dans les cartons depuis le début des années 1990. Après le travail mené par des experts et les discussions qui ont eu lieu dans les régions pendant des années avec le soutien du FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la Population), une trentaine de Comoriens de diverses catégories socioprofessionnelles se sont retrouvés à Moroni pour débattre de l’avant projet. Les responsables religieux ont eux aussi donné leur point de vue.
Les femmes comoriennes espéraient à travers ce Code de la Famille réglementer le mariage et le divorce en déterminant aussi bien les droits que les besoins des membres du couple et des enfants qui en sont issus. Les discussions ont été longues (près de 15 ans) et le résultat est contrasté. La révolution annoncée ne s’est pas vraiment produite. Quant au mariage, les dispositions en vigueur sont conformes aux préceptes de l’islam et surtout au fameux code de loi musulman, le Minhadj-at-talibn qui reste le tete de référence des juristes comoriens.

Il n’y a pas eu de révolution par le texte ou la politique comme le rêvaient les femmes qui prônaient l’égalité dans les années 1990. Les indicateurs non plus n’ont pas évolué d’une manière significative. Les femmes espèrent toujours que les hommes, dans un élan de générosité, leur fassent une place dans les instances de prise de décisions. Cependant, les exemples des femmes qui ont lutté à l’extérieur, comme à l’intérieur du pays, montrent qu’elles ne seront jamais mieux servies que par elles-mêmes. Les jeunes filles des années 2000 n’ont peut-être besoin que d’un nouveau modèle qui portera leurs revendications, notamment en matière de libertés individuelles.


Rédigé par Comores-Mag le Vendredi 22 Mai 2009
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