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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:40

Grand Festival des Arts et de la Culture à Anjouan Comores

La 2e Edition du Grand Festival des Arts, de la Culture et de la Gastronomie Comorienne de Domoni Anjouan Comores aura lieu du 1er au 15 juillet 2012. Domoni Anjouan, Première ville Culturelle de l’Archipel de la Lune. Une invitation à toute la communauté mondiale de venir sur Anjouan Comores pour danser et déguster nos valeurs.
  
Le Festival de Domoni Anjouan de l’Art, de la Culture et de la gastronomie comorienne prépare une 2e édition surprenante, interactive et bien sûr festive du 1er au 15 juillet 2012. Tout ce qui est d’Art s’étendra sur les de la ville de Domoni Anjouan ainsi qu’à la maison Domoni et accueillera une centaine d’artistes-exposants et performeurs également des concerts sur la musique comorienne.
 
Le FACGC livre un premier aperçu de sa programmation avant son dévoilement officiel :
 
Pour sa 2e édition, sous le haut patronage du président de l’Union des Comores et du gouverneur de l’ïle d’Anjouan, le FACGC met l’accent sur l’implication et la diversification de son public en favorisant les interactions entre visiteurs et artistes. Ainsi, les visiteurs auront l’opportunité de contribuer à une œuvre collective en compagnie des artistes reconnus du collectif EN MASSE, de prendre part à des Expériences Contemporaines, de voter pour leur artiste préféré et bien sûr de prendre possession d’une œuvre d’art.
 
Le tout nouveau bureau installé aux seins de la maison Domoni Culture proposant une exposition spécialement conçue pour toutes les catégories, les enfants de 7 à 77 ans à visiter la collection des différentes photos des anciens sultans de l’archipel et des hommes qui ont fait l’histoire des Comores. Bien sûr sans oublier que Domoni Anjouan reste jusqu’alors la première ville culturelle de l’archipel, l’art et la musique sont au rendez-vous et durant les deux semaines de festivités prévues en début du mois de juillet prochain, des galeries éphémère compte déjà sur la participation d’artistes réputés tel que les meilleurs chanteurs du temps des orchestres légendaires des Comores, Assmin Band, Mahabou, Assmumo, Saif El Watan, Joujou des Comores
 
Les après-midi du FACGC seront aussi animées par la réalisation de « plusieurs chants et danses culturels » dans les places déjà réservées pour accueillir les activités. La presse comme Radio Domoni Inter s’organise à émettre en direct toute la durée du festival afin que même la diaspora qui est sollicitée parmi les sponsors à suivre le déroulement depuis l’étranger.
 
Une édition haute en couleurs qui réserve encore bien des surprises…
Naouir Eddine Papamwegne
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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:38
Nous sommes le 3 juin 2012, Bonne fête maman.

MAMAN

Sourire mêlé à des larmes

Inlassable après une guerre rude

Toi qui m’as intimement abrité dans ton corps

Toi dont les seins ont accepté ma salive

Où serais- je sans ton ventre et ta patience

Un jour un beau jour un grand jour

Joufflu et noir j’envahis ce monde

Avec un cordon ombilical me reliant à toi

Femme noire femme comorienne

Femme cœlacanthe femme jasmin

Au large de cet océan houleux

Rien ne saura nous délier

Extrait de "Cris d'ici et d'ailleurs", Halidi Allaoui, 2008 Komédit
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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:55
Source :  Moroni, mercredi 30 Mai 2012 (HZK-Presse)
 

Toyb Ahmed, journaliste à Al-watwan 

 
 

 

Un journaliste forcé de dévoiler la source

 

 

Un article sur l’affaire de 34 agents de la société comorienne des Hydrocarbures (SCH) qui seraient envoyé en congé fait des vagues. Le journaliste Toybe Ahamed du journal Al-Watwan est entendu avant-hier par la police.

 

Une audience d’une heure qui en dit long. La police le force de dévoiler la source sur cet article qu’il a publié le 16 mai dernier. Mais le reporter est catégorique : « je ne peux pas dévoiler la source », persiste et signe notre confrère d’Al-Watwan.

 

A la page 2 du journal de l’Etat, du mercredi 16 mai dernier, notre confrère Toybe Ahmed cite à la fin de son article intitulé « prendre son congé n’est pas se faire virer … » que parmi les34 agents envoyés en congés, « certains ont été mêlés dans des affaires de détournement de carburant, mais leur cas n’est pas encore tranché ».

 

Certains de ces agents ont porté plainte contre notre confrère pour cette phrase. « Ce qui m’a étonné vraiment est qu’aucun d’entre eux en présence de la police n’a démenti la véracité de cette information. Mais plutôt, ils demandent que je dévoile ma source », indique Toyb Ahmed, journaliste d’Al-Watan.

 

« Je ne peux pas dévoiler ma source », martèle-t-il en ajoutant que l’éthique et la déontologie du journalisme ne lui permet « absolument pas de révéler la source ». Il précise que « si je dévoilé ma source, là je ne suis pas un journaliste ». Cette interrogation constitue une autre attaque contre les journalistes. Nous déplorons encore cet acte qui ne fait qu’entraver la liberté de presse.

 

 

Ibnou Med Abdou

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:34

A l’occasion de la célébration de la première année mercredi dernier depuis qu’il est investi gouverneur de l’île de Ndzuwani,  Anissi Chamsidine a donné son point de vue sur la question de Mayotte, cette île comorienne administrée illégalement par la France et les naufrages repetitifs des kwassa kwassas dans le bras de mer qui sépare cette île et celle de Ndzuwani. 

 

« la question de Mayotte devrait constituer l’une des priorités de l’Etat comorien » a t-il déclaré.

 

S'agissant des naufrages répétitifs des Kwassas kwassas, Monsieur anissi Chamsidine dit ceci : « Je ne pense pas arrêter les départs de kwassas, car je n’ai aucun moyen pour cela. De toutes façons, nous ne pouvons pas les arrêter : nous ne sommes pas plus équipés que la PAF et même elle, ne parvient pas à les intercepter tous. Il n’y a qu’une solution : mettre fin au visa d’entrée à Mayotte. C’est une solution bénéfique pour nous, pour nos frères mahorais et pour la France aussi. Car ces pertes en mer ne                                  

peuvent profiter à personne».  

 

Pas plus tard que le 19 mai dernier, au moins 5 morts et 15 disparus sont enrégistrés suite à un nième naufrage dans ce grand cimétière marin invisible. L'on parle de 10 000 à 20 000 vies humaines perdues à cet endroit au vu et au su de tout le monde ! Que d'émotions à chaque fois et rebelotte.

 

Nous espérons vivement que le nouveau gouvernement français fera preuve de courage et d'humanisme en abrogeant rapidement ce visa de la honte appelé couramment "visa Balladur" lequel a instauré en réalité un mur invisible séparant un peuple pour des raisons politiques et est à l'origine de ces drames humains. Au nom des miens, je le réclame haut et fort.

 

Enfin, le gouverneur de l'île de Ndzuwani a évoqué la pratique choquante qui consiste à renvoyer réguliérement à Ndzuwani des comoriens des autres iles qui se trouvent à Mayotte qualifiés maladroitement de "clandestins" comme si l'on peut être étranger sur son propre territoire ! « Si cela ne tenait qu’à ma seule volonté, il n’y aurait plus aucune reconduite de "clandestin"  sur le sol anjouanais. Mais une telle décision relève du pouvoir central. J’avais demandé au président de la République [Ikililou Dhoinine] de m’autoriser à agir dans ce sens, mais il m’a demandé de patienter et de le laisser réfléchir », a-t-il fait savoir.
 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 14:47
A diffuser aux Comores l'information ci-dessous :
La société d’eau et d’électricité comorienne, la Ma-Mwé, par un sms envoyé aux consommateurs, recommande à la population de ne pas consommer  l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.
En cause : la salubrité de l’eau n’est pas garantie à la suite des récentes intempéries.

Pollution de l’eau de la Mamwe : le conseil du Dr Said Hassani Mohamed

Une ques­tion au Dr SAID HASSANI Moha­med, Maître de Confé­rences des Uni­ver­si­tés, Ensei­gnant de Chi­mie en Solu­tion, Ensei­gnant Cher­cheur à la Faculté des Sciences de l’Université des Comores et Cher­cheur Asso­cié au CNDRS. Ancien direc­teur de la Phar­ma­cie Natio­nale des Comores


FCC : La Mamwe — société natio­nale de l’eau et de l’électricité — a envoyé aux consom­ma­teurs, via le numéro 316, le SMS sui­vant : « Uti­li­sez l’eau de Mamwe uni­que­ment pour la cuis­son et le lavage jusqu’à nou­vel ordre »Quelle est votre réaction ?


SHM : Je suis per­plexe. La qua­lité de l’eau dis­tri­buée laisse pla­ner des doutes sur la pota­bi­lité. Il y a lieu de prendre des pré­cau­tions sur la cuis­son éga­le­ment. Cette infor­ma­tion de la Mamwe révèle qu’il ne faut pas boire l’eau. Moi je me demande : et si l’on pré­pare de la banane cuite à l’eau (MTSOLOLE WA NDROVI ou NDROVII YA NAZI) ? La dite infor­ma­tion nous enseigne dans son inter­pré­ta­tion qu’il faut man­ger uni­que­ment la banane et ne pas boire l’eau. C’est grave. C’est de l’amateurisme, ce n’est pas sérieux. De cela, j’interprète qu’il n’est pas tenu compte de la dimen­sion « pol­lu­tion chi­mique ». Chauf­fer l’eau ne suf­fit pas pour trai­ter l’eau pol­luée par des élé­ments chi­miques. Cela veut aussi dire qu’une ana­lyse physico-chimique n’est pas réalisée.

La ges­tion de cette crise laisse à dési­rer, un mois après.

Moi, j’avancerais le conseil sui­vant : uti­li­ser cette eau uni­que­ment pour le lavage et non la cuis­son en atten­dant que des ana­lyses nous indiquent son état.

 

http://consommateurkm.com/2012/05/20/pollution-de-leau-de-la-mamwe-le-conseil-du-dr-said-hassani-mohamed/#more-600

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ENERGIE ET EAU
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 19:07

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Collectivités décentralisées : 

La cartographie des communes d’Anjouan prête

 

 

Moroni, mercredi 09 Mai 2012 (HZK-Presse) Le Programme de Coopération Décentralisée (PCD) a remis officiellement au ministère de l’Intérieur en charge de la décentralisation les documents relatifs à l’actualisation de la cartographie d’Anjouan et le guide de l’Etat Civil en Union des Comores.

 

A la demande du ministère de l’Intérieure, l’Union Européenne à travers le PCD avait également accepté de prendre en charge la réalisation de la cartographie des 20 communes d’Anjouan comprenant une délimitation physique et humaine de chaque commune. « Il s’agit ici d’une activité réalisée dans la perspective de la mise en œuvre par le gouvernement du processus de décentralisation en Union des Comores et plus particulièrement de la mise à disposition d’un outil préalable à l’organisation du premier scrutin communal sur l’île d’Anjouan », démontre Claude Heymonet, le directeur régisseur du PCD.

 

Réalisé dans un délai record de 41 jours et validé le 28 février dernier, la mission fut une réussite. « Cette opération n’a pu être une réussite que grâce à l’adoption par la mission d’une méthodologie consensuelle qui a pu permettre d’apporter des solutions aux différends entre communes », précise-t-il. Pour les autres îles à savoir Ngazidja et Mohéli, la restitution des travaux est prévue le 10 mai prochain. Ils sont assurés par l’Université des Comores et le PNUD. « J’espère que Mohéli et Ngazidja auront le même succès et pour permettre au gouvernement de disposer d’un cadre administratif complet nécessaire au démarrage du processus de Décentralisation », souhaite Claude Heymonet.

 

Dans cette réalisation de la cartographie communale, le ministère de l’Intérieur se fixe un objectif principal. « Notre objectif est de parvenir avant la tenue des élections municipales de faire les tracés définitifs des 54 communes en Union des Comores », déclare Hamada Abdallah, ministre de l’Intérieur en charge de la Décentralisation. Pour la réalisation des cartographies à Mohéli et à Ngazidja, la tâche est un peu difficile. « Les travaux sont presque finis à Mohéli et ils connaissent en retour quelques difficultés dans certaines régions à Ngazidja », reconnait Hamada Abdallah.

 

Mohamed Youssouf

090512/my/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 19:55

Vous trouverez ci-dessous une édition spéciale de la télévision nationale des Comores, ORTC, sur les intempéries qui frappent les Comores dépuis le début du mois d'avril et les dégâts énormes causés. La situation reste préoccupante.

 

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 15:52

 

 

Intemperies-Comores-avril-2012-3.jpg(De g à d au premier rang : la première dame des Comores, le Président des Comores,Ikililou Dhoinine, la Ministre des affaires sociales et porte parole du gouvernement, Sitti Kassim et le Président de l'Assemblée Nationale, Bourhane Hamidou rendent visite aux sinistrés et constatent les dégâts sur le terrain)

 

 

Depuis le début du mois d’avril 2012 ; l’Union des Comores est frappée par des pluies torrentielles lesquelles ont entrainé des inondations, des éboulements, des glissements de terrains dans plusieurs  régions. Il y a même eu des morts et beaucoup de blessés. Les dégâts sont énormes et la situation est catastrophique et très critique. Des milliers de comoriens (sinistrés, sans abris, déplacés…) sont touchés à Ngazidja, Ndzuwani et Mwali. Beaucoup de gens ont perdu tous leurs biens dans un pays où l’assurance des biens n’existe quasiment pas puisqu’elle n’est pas obligatoire. Les routes sont détruites. Le site de Mvouni et de l'IFERE (Université des Comores) font partie aussi des établissements où il y a eu beaucoup de dégats matériels suite aux intempéries.D’où la nécessité d’une mobilisation de tous pour aider les sinistrés et le pays.

 

Une Commission chargée de la gestion des aides destinées aux populations sinistrées est mise en place aux Comores. Elle est composée de personnalités issues de différents ministères, de la Direction générale de la sécurité civile, du commissariat général au Plan, de l'And, du Système des Nations unies, des exécutifs des îles, du secteur privé et de la société civile. Un compte N° 0398439-40 intitulé "Gestion de la catastrophe" est ouvert à la SNPSF.

 

 

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Intemperies-Comores-avril-2012.jpg

 

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:53
Un ami m'a envoyé hier  le message ci-dessous :

"Un jeune homme d'une trentaine d'années a trouvé la mort aujourd'hui même suite
à un affrontement entre lui et la gendarmerie nationale à Mpagé.
Il y a beaucoup de commentaires à ce sujet. Parait il qu'il était fiancé à une jeune fille
dont le père fait partie du corps de l'AND et qu'il ne voulait pas cette relation.
Une plainte a été déposée à la gendarmerie. Et suite à trois convocations non respectées
par le défunt, la gendarmerie était allée le chercher par la force.Qu'est ce qui s'est passé
pour qu'il soit mort ? A nous d'imaginer la suite."

Qu'est ce qui s'est passé ? Voilà la question à laquelle le juge d'instruction chargé de cette affaire doit répondre.

Ce que nous pouvons  vous dire pour l'instant est que la victime s'appelle Rashfane Soilihi. Il a été arrêté et conduit à la gendarmerie mardi soir (17 avril 2012). L'arrestation a été mouvementée.

Selon le Commandant de la gendarmerie de Ndzuwani, Issoim Dossar, le jeune a été trouvé mort dans sa céllule le lendemain matin. Toutefois selon certains journalistes, un medecin ayant examiné le corps aurait déclaré ceci : "Cet homme est arrivé mort à l’hôpital, et probablement depuis plusieurs heures. Ses yeux sont très pâles, il y a du sang coagulé dans ses narines et il a les os des mâchoires fracturés». Donc ce jeune a en réalité été lynché.
Le corps de Rashfane Soilihi a été rendu à sa famille mercredi. Nous présentons nos sincères condoléances à ses proches.

Que c'est horrible ! Que c'est monstrueux !  Les responsables et les complices de cet acte odieux et abominable doivent être repérés très rapidement et sanctionnés sévérement. Leur place doit être ailleurs et non à la gendarmerie nationale. Les Comoriens ont assez souffert avec de tels actes barbares et honteux. Il est temps que cela s'arrête.
Nous espérons vivement que le Président de l'Union des Comores va prendre ses responsabilités pour que certaines personnes ne ternissent pas l'image de la gendarmerie nationale.
Que le gouverneur de l'île de Ndzuwani réagisse aussi ! Car  il ne faut pas que certains parmi ceux qui sont chargés de la sécurité de la population de l'île qu'il administre se comportent comme des voyous. Les Comoriens de Ndzuwani ont encore les cicatrices de ce qu'ils ont subi à l'époque du séparatisme "Ukutruzi" !!

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 11:33

A l'occasion de la célébration des 10 ans d'existence de fawecom (Forum des Educatrices aux Comores) ce jour à Moroni, nous vous proposons ci-dessous tous les éléments le concernant.

 

Bonne lecture.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

FORUM DES EDUCATRICES AUX COMORES  

 

Avenue de la République Populaire de Chine

Hamramba B.P 2540 Moroni

Tél: +269 763 20 61/3330652/3389082

E-mail : fawecom @ yahoo.fr

Site :www.fawe.org


 

 Modèle de sciences, mathématiques et technologie    (SMT)

 

   

 

 

Qu’est ce que le modèle SMT ?


Le modèle SMT du FAWE-FAWECOM a pour ambition d’intéresser davantage les filles aux sciences, aux mathématiques et à la technologie et d’améliorer leur participation et leur rendement à ces matières. Ce modèle est mis en œuvre dans les 11 pays suivants : le Burkina Faso, le Cameroun, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Mozambique, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zambie, le Zanzibar, et le Zimbabwe.

Il sera mis en œuvre aux Comores à 2011 -2012


 

Pour quoi le programme SMT?


Des disparités criardes basées sur le genre existent entre les garçons et les filles dans le cadre de la participation et du rendement scolaire dans les sciences, les mathématiques et la technologie. Au fur et mesure que l’on gravit les échelles de la formation académique, ces disparités s’aggravent. Une combinaison de facteurs, parmi eux les pratiques et attitudes culturelles ainsi que des matériaux pédagogiques et didactiques entachés de partialité, tendent à perpétuer cette situation. Le modèle SMT de FAWE comprend des activités telles que des clubs de sciences, des excursions de recherche, l’utilisation de portraits de femme ayant réussi dans des carrières scientifiques le recours aux modèles de référence et de prix aux filles ayant réussi dans les disciplines SMT.


Les interventions du modèle SMT.


Le programme SMT vise à :

·  FFormer les enseignants en pratiques pédagogiques sensibles au genre

·  FFormer les enseignants à élaborer des programmes SMT, à concevoir et à exploiter des matériels didactiques et pédagogiques intégrant le genre.

·  CCréer un plus grand accès aux disciplines SMT pour les filles

·  AAméliorer le rendement académique et confiance des filles vis-à-vis des disciplines SMT

·  SSensibiliser les parents et les parties prenantes sur l’importance de la participation des filles en SMT

 

Impact du modèle SMT


·     Meilleurs taux de participation des filles dans les disciplines SMT

·     Meilleurs résultats aux examens des filles participants au programme SMT

·    Améliorer de l’attitude des enseignants à l’égard de la participation et les compétences de filles dans les disciplines SMT


Modèle de pédagogie intégrant la dimension genre.

 

 

   

 

Qu’est ce que la pédagogie sensible au genre ?


Le modèle FAWE-FAWECOM de pédagogie intégrant le genre sensibilise les enseignants aux questions de genre et préconise des pratiques d’enseignement qui encouragent une participation équitable des filles et des garçons au sein de l’établissement scolaire entier. Ce modèle a été adopté et intégré dans les programmes des enseignants d’Ambo collège en Ethiopie, de la faculté des sciences de l’Université de Dar es Salama en Tanzanie et de l’université cheik Anta Diop au Sénégal.


Pourquoi la pédagogie sensible au genre ?


Partant du constat des pratiques courantes dans les salles de classe, il ressort que la plupart des enseignants, conditionnées par des valeurs faisant prévaloir la supériorité masculine au sein de leurs communautés, appliquent des méthodes pédagogiques qui ne donnent pas aux filles et aux garçons un traitement ou des chances de participation égale. Le FAWE a développé le modèle de formation des enseignants fondé sur la pédagogie sensible au genre pour doter les enseignants des compétences didactiques les mettant en mesure de répondre aux besoins spécifiques des garçons et des filles dans les salles de classe et au sein de la communauté scolaire.


FAWECOM à formé 28 enseignants 4 conseillers pédagogique et 4 membres du conseil d’école sur la pédagogie tenant compte du genre notamment dans les écoles primaires Mahalé (Anjouan) Fomboni(Mohéli), Bangoi kouni, et Hantsambou ( Gde Comores)


Compétences acquise, à travers le modèle de pédagogie sensible au genre :

 

Le modèle du FAWE de formation des enseignants prend en compte la dimension genre dans :

·  Lles instruments pédagogiques et didactiques

·  Lla préparation des leçons

·  L’l'utilisation du langage dans la salle de classe

·  L’l'interaction dans la salle de classe

·  Lla disposition de la salle de classe

·  Lla gestion de maturation sexuelle

·  Lles stratégies visant à éliminer le harcèlement sexuel

·  Lles systèmes d’administration scolaire

·  Lles activités de suivi et d’évaluation

·  Il'l'impact du modèle de pédagogie sensible au genre

·   l'l'amélioration des taux de rétention et de la performance académique des filles

·  Participation accrue des filles dans les salles de classe

·  Relations basées sur le genre améliorées dans les établissements.


 

 

 

Modèle de Centre d’excellence : une école intégrant la dimension genre

 

 

 

 

 

 

Qu’est ce qu’un centre d’excellence?

 

C’est un établissement scolaire prenant en compte la dimension genre sur les plans académique, social et physique.

Ce modèle, crée en 1999 a été reproduit dans 10 pays : le Burkina Faso, la Gambie, la Guinée, le Kenya, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad et le Zambie et actuellement en cours aux Comores.


Il a également été intégré dans les systèmes éducatifs du Kenya et de la Tanzanie


Pourquoi le centre d’excellence


L’expérience FAWE montre que les filles brillent dans leurs études et sont mieux préparées à faire face aux défis qu’elles rencontrent dans la vie lorsque leurs enseignants sont formés pour répondre à leurs besoins, leurs manuels scolaires renvoient une image positive des filles et encouragent l’équité entre les sexes, leur environnement scolaire est accueillant et favorable à l’apprentissage et leur communauté les soutiennent dans leur parcours scolaires

Le centre d’excellence a pour but, d’améliorer l’accès, la rétention et les résultats des filles en leur fournissant une éducation de qualité dans un contexte favorable.


Les interventions du centre d’excellence


Un centre d’excellence typique de FAWE –FAWECOM se caractérise par les interventions suivantes :

*Un programme d’enseignement des sciences, de mathématiques et de la technologie spécialement conçue pour les filles.

*Un programme de bourses d’études pour les filles défavorisées

*L’habilitation des filles et des garçons à travers une formation ciblée

*Un programme de gestion de la maturation sexuelle centrée sur les filles

*Des infrastructures scolaires prenant en compte les sexospécificités.

*L’implication de la communauté dans la gestion des établissements scolaires


 

Impact du modèle de Centre d’Excellence


*Meilleure performance  scolaire et réussite de la part des filles

*Meilleurs taux de rétention du fait  de la faiblesse des taux de déperdition scolaire et de des mariages précoces

*Pus de filles dans les comités scolaires et assumant un rôle de leadership


MODELE TUSEME « EXPRIMONS-NOUS » 

 

 

 

Qu’est ce que TUSEME ?


TUSEME est un modèle d’habilitation qui permet aux filles de comprendre les problèmes qui les touchent directement, à en parler et agir pour trouver des solutions.

Le modèle a été piloté à l’Université de Dar es Salam, en Tanzanie en 1996 et puis perfectionné par le FAWE avec l’introduction des volets sur l’intégration de la dimension genre dans l’éducation et les compétences de vie pratique. Depuis sa création, le modèle Tuseme a été reproduit dans 300 établissements scolaires dans 12 pays au profit de 79500 élèves.

Aux Comores FAWECOM

l’a reproduit dans 4 écoles

au profit  de 350  élèves et 28 enseignants

4 conseillers pédagogiques et4 membres des conseils d’école

(Hantsambou, bangoi ,Mahalé et fomboni)


Pourquoi le TUSEME ?


La recherche confirme que pour parvenir à une transformation significative des relations basées sur le genre, les filles elles mêmes doivent jouer un rôle actif dans les initiatives visant à éliminer la discrimination et les inégalités aux quelles elles sont confrontées. Le concept TUSEME permet aux filles d’acquérir des connaissances qui encouragent leur participation effective à cette transformation au sein de leurs établissements scolaires et de leurs communautés.


Le modèle de fonctionnement de TUSEME  ?


L’élève est au centre de l’approche pédagogique de TUSEME qui fait usage de la technique du théâtre au service de développement pour identifier et répondre aux problèmes qui entravent le progrès social et académique des filles. Les filles créent des clubs TUSEME qui constitue des tribunes de libres expressions. A travers ces clubs, les filles élaborent des plans d’action visant à résoudre leur problème et à inciter les autorités à les rejoindre dans la mise en œuvre de ces solutions.


Impact de TUSEME


*Améliorer  l’attitude des filles, leur estime de soi, leur leadership ainsi que leurs compétences de vie pratique.

*Meilleure attitude des enseignants à l’égard des filles.

*Réduction significative du harcèlement sexuel.


Les présidentes successives du FAWECOM de 2001 à 2011 

 

Mesdames:

Moinaecha Cheik

Mariama Haidar

                                                                  Sittou Raghadat

Le bureau exécutif actuel issu de la 5ème Assemblée générale d’octobre 2010 pour un mandat de 3ans


Présidente : Mme Sittou Raghadat

Vice présidente : Mme Zaitoune Mounir

 

 

Secrétaire générale : Melle Nadia Ahmed

S.G adjointe : Mme Maissara Adam

Responsable administrative et financière (RAF) :  Melle M’sa Abida


Notre vision


Un pays où les disparités de genre en éducation sont éliminées et où toutes les filles ont accès à l’éducation, ont des bonnes performes académiques et terminent leurs études.


Notre Mission


Promouvoir l’équité et l’égalité de genre dans l’éducation aux Comores à travers, l’adoption de politiques, de     pratiques et d’attitudes favorables à l’éducation des filles.

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