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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:05

MORONI - Environ 200 personnes manifestaient jeudi matin près de l'ambassade de France à Moroni, capitale des Comores, pour protester contre la fuite mercredi dans l'île française de Mayotte de Mohamed Bacar, président renversé de l'île comorienne d'Anjouan, selon un journaliste de l'AFP.

De nombreux jeunes participaient à cette manifestation aux alentours de l'ambassade.

Une source diplomatique jointe par l'AFP de Mutsamudu, la capitale d'Anjouan, a confirmé qu'une "manifestation spontanée" se déroulait "devant l'ambassade de France à Moroni", capitale de l'Union des Comores. Ces manifestants "protestent contre le fait que M. Bacar soit en France, à Mayotte".

"Un ressortissant français, directeur d'une école primaire à Moroni, a été pris à partie ce (jeudi) matin à Moroni alors qu'il se rendait à son travail", a ajouté cette source contactée à Moroni.

Sur une affichette brandie par un manifestant à Moroni, on pouvait lire: "La France, libérez Mohamed Bacar".

"Nous sommes ici pour dire à la France que nous ne sommes pas prêts à avaler la nouvelle couleuvre qu'elle veut nous faire avaler", a lancé à l'AFP l'un des manifestants, Idriss Mohamed, la soixantaine.

M. Bacar, renversé par une opération lancée mardi par l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'Union africaine (UA), a fui mercredi avec plusieurs personnes de son entourage pour l'île française de Mayotte où il a demandé l'asile politique. M. Bacar était activement recherché depuis le début de cette opération.

En outre, des manifestations d'Anjouanais étaient en cours jeudi à Mayotte (France) pour protester contre la présence de M. Bacar sur cette île. L'aéroport de Pamandzi (bien: Pamandzi) était jeudi matin protégé par les forces de l'ordre, selon le correspondant de l'AFP à Mayotte. Des pavés ont été lancés contre des automobiles et deux personnes originaires de France métropolitaine ont été blessés.

Il est question de transférer Mohamed Bacar à l'île française de La Réunion à bord d'un avion militaire, selon des sources proches de la préfecture de Mayotte, île française de l'archipel des Comores, dans l'Océan indien.

La France "étudie la demande d'asile politique" de Mohamed Bacar, "qui est sous la surveillance de la gendarmerie à Mayotte", a déclaré jeudi à La Réunion le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo.

Nicolas Desforges, directeur de cabinet de M. Jégo, avait confirmé mercredi que Mohamed Bacar était arrivé à Mayotte.

La France a soutenu l'opération militaire contre M. Bacar en transportant des troupes africaines vers les Comores.

Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975. Elle est devenue un Eldorado dans la région attirant les clandestins, dont de nombreux Comoriens.

(©AFP / 27 mars 2008 09h02)

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:02
MUTSAMUDU (Comores) - Le ministre comorien de la Défense Mohamed Bacar Dossar a annoncé jeudi qu'il "ferait tout" pour que l'ex-président renversé d'Anjouan Mohamed Bacar, qui a fui à Mayotte (France), soit jugé aux Comores, appelant la France à donner suite à la demande de Moroni pour son retour.

"Nous avons été saisis par les autorités françaises hier soir (mercredi) pour nous prévenir de l'arrivée de M. Bacar à Mayotte, accompagné d'une dizaine de personnes", a-t-il dit à la presse à Mutsamudu, capitale d'Anjouan.

"Il a quitté Anjouan à bord d'une vedette rapide, il a un frère à Mayotte et nous savons qu'il a eu des contacts (avec son frère)". "La justice a émis un mandat d'arrêt international contre M. Bacar, notamment pour tortures".

"Nous espérons donc que la France prendra en considération la requête émise par la partie comorienne demandant le retour de M. Bacar aux Comores pour y être jugé".

"Nous comprenons la déception et la colère des Comoriens, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que Bacar et ses collaborateurs reviennent et soient jugés aux Comores", a insisté le ministre.

Le gouvernement comorien a transmis jeudi cette demande à l'ambassadeur de France à Moroni.

"J'ai rencontré l'ambassadeur de France ce (jeudi) matin. Nous avons demandé à la France l'extradition du colonel Mohamed Bacar conformément aux mandats d'arrêt internationaux qui ont été lancés contre lui", a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre comorien de l'Energie, Houmadi Abdallah, qui assure l'intérim du ministre des Affaires étrangères.

"Le débarquement avait deux objectifs: libérer Anjouan et faire juger les chefs séparatistes. Or, Mohamed Bacar est l'un de ces chefs séparatistes", a ajouté M. Houmadi.

Interrogé jeudi par l'AFP à Moroni, capitale des Comores, le procureur de la République Mzé Azad a dit que la France et les Comores n'avaient pas conclu d'accord d'extradition.

"M. Bacar s'est présenté à Mayotte les armes à la main, cela devrait être pris en compte par rapport à la demande d'asile politique qu'il a formulée", a déclaré M. Dossar. "Nous attendons maintenant les explications du gouvernement français pour clarifier les circonstances de ce départ et avons demandé aux autorités françaises la liste des personnes qui accompagnent M. Bacar".

A propos de l'existence de la peine capitale qui pourrait faire obstacle au retour de M. Bacar, le ministre a répliqué: "la peine de mort existe aux Comores, mais n'a été appliquée que deux fois depuis l'indépendance (en 1975). Donc, on ne peut pas dire que nous sommes réputés comme un pays où les criminels sont systématiquement exécutés".

M. Bacar était activement recherché depuis le début mardi à l'aube de l'opération lancée par l'armée comorienne et les troupes de l'Union africaine pour le renverser.

La France a soutenu cette opération en transportant des troupes africaines.

Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975. Elle est devenue un Eldorado dans la région attirant les clandestins, dont de nombreux Comoriens.

(©AFP / 27 mars 2008 09h52)

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 21:47
MUTSAMUDU (Comores) - L'ex-président renversé de l'île comorienne d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, est arrivé mercredi après-midi dans l'île française de Mayotte et a demandé le droit d'asile, a déclaré à l'AFP une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

"Le colonel Mohamed Bacar est arrivé à 15h00 locales (12h00 GMT) à Mayotte mercredi à bord d'un bateau rapide. Il était accompagné d'une dizaine de personnes, dont certaines armées", a indiqué cette source.
"M. Bacar est actuellement en zone de rétention ainsi que les personnes qui l'accompagnaient. Ils ont tous fait une demande d'asile politique en France suite aux évènements intervenus à Anjouan", a précisé cette source.
De son côté, le ministre de la Défense comorien et directeur de cabinet du président de l'Union des Comores, Mohamed Bacar Dossar, s'est refusé mercredi soir à commenter ces informations.
"Ce n'est pas à moi de confirmer cela, voyez avec les autorités françaises", a-t-il déclaré à l'AFP depuis Mutsamudu, capitale de l'île d'Anjouan.

Source: Romandie News(AFP / 26 mars 2008 21h22)

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 20:25

A l’heure qu’il est, le Colonel Mohamed Bacar n’est toujours pas retrouvé. Demain, les recherches seront renforcées par les miltaires de l’AND et leurs alliés.

Beaucoup de rebelles sont arrêtés ou se sont rendus dans l’après midi. Ce qui a grossi le rang des prisonniers qui étaient estimés à 118.  

L’état major de l’AND et  ses alliés ont consacré une partie de l’après midi à l’installation du PC des opérations à Mutsamudu en le déplaçant de Fomboni.

Affaire à suivre.

HALIDI – BLOG – COMORES / 26 mars 2008  20h20

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:45

RECTIFICATIF aux dernières infos d'Anjouan ci-dessous :

Nous avons enfin réussi à joindre un de nos correspondants par téléphone à Ouani il y a 15 mn :

Des sources sûres nous indiquent que c'est en fait le frêre de Mohamed BACAR, le colonel ABDOU BACAR, chef d'état major de la FGA qui est arrêté il y a 2 heures, à Mirontsy ainsi que son beau frêre Toyfani Moini.

Un petit bilan à Ouani :

Une femme, victime d'une balle perdue est morte hier dans le quartier de Sabenani qui jouxte le village de Barakani.

Il y a eu aussi 8 blessés + des arrestations des proches du pouvoir Bacar (Moussianbou, le maire de  Ouani, Monsieur Abdallah Bacar "Ministre de la Justice", Hadji Abdallah Bacar Nomane, Monéma, un membre de la FGA

HALIDI-BLOG-COMORES 26-03-08 16h00

DERNIERES INFOS D’ANJOUAN :

 

le Vice-président de l’Union des Comores , chargé de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Monsieur IKILILOU DHOININE vient d'être designé pour administrer provisoirement l'île d'Anjouan dans l’attente de l’organisation des élections du chef de l’exécutif de l’île en mai prochain. Son investiture aura lieu le vendredi prochain.

Un gouvernement de transition sera mis en place d'ici à la fin de semaine, a déclaré le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar, à l'issue d'un Conseil des ministres à Moroni.


Selon des rumeurs persistantes, Mohamed Bacar serait arrêté avec certains de ses fidèles sur les hauteurs de Mirontsy. Une information à prendre avec les précautions d’usage. Car certaines sources parlent plutôt d’une localisation à Mirontsy. Toutefois l’assaut pour l’arrêter n’aurait pas encore eu lieu. L’objectif de l’AND est de l’avoir vivant.

 

HALIDI-BLOG-COMORES
26/03/2008 14h45

 

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:26

Mercredi, mars 26, 2008 - 10:30

Au moins huit civils ont été blessés par balles et par éclats d'obus sur l'île comorienne d'Anjouan depuis le début mardi de l'opération militaire contre l'homme fort de l'île, Mohamed , alors que les combats se poursuivaient mercredi.

Trois civils ont été acheminés par ambulance mercredi matin au centre hospitalier régional d'Anjouan, situé à Hombo, dans la banlieue de la capitale anjouanaise Mutsamudu et, selon une source médicale au centre hospitalier d'Anjouan, cinq blessés civils avaient été admis mardi.

Ces blessés sont originaires de la zone de Ouani (située à environ 3 km de Mutsamudu), l'un des épicentres des entre l'armée comorienne soutenues par des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) et les forces du président renversé de l'île, Mohamed Bacar.

Une opération de l'armée comorienne était en cours mercredi matin dans cette zone d'où des tirs d'artillerie et de mitrailleuses lourdes étaient entendus mercredi matin.

Un bateau armé d'un canon lourd de l'armée fédérale comorienne et des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) se rapprochait de la côte devant Ouali pour participer au bombardement.

Selon des habitants, les tirs se concentrent sur la zone de Barakani, où se trouve la résidence privée du président d'Anjouan, Mohamed Bacar, contre lesquelles les forces comoriennes et les contigents africains ont lancé mardi à l'aube une offensive.

Le gouvernement fédéral comorien a affirmé mardi soir avoir pris le contrôle à Anjouan de la résidence du colonel Bacar, qui ne s'y trouvait pas au moment de l'assaut de l'armée comorienne et des troupes de l'UA.

Mardi soir, l'armée comorienne, soutenue par des troupes mandatées par l'UA, poursuivait son assaut contre des positions des forces de M. Bacar sur la route reliant la capitale Mutsamudu à la localité de Ouani (à environ 3 km), où se situent l'aéroport et le palais présidentiel.

Ces troupes comoriennes et tanzaniennes ont pris le contrôle d'un camp de gendarmerie mobile d'Anjouan situé sur cette route côtière.

Les troupes ont découvert une vingtaine d'armes à l'intérieur du camp, surnommé le Pentagone par les habitants. Ces fusils d'assaut et ces lance-roquettes avaient été visiblement abandonnés par des gendarmes anjouanais qui se sont réfugiés dans les collines avoisinantes.

Des forces du colonel Bacar étaient visibles sur cette route et ont opposé de la résistance lors de combats dans le village de Barakani, près de Ouani, où se trouve la résidence privée de M. Bacar.

Par ailleurs, le porte-parole de l'Armée nationale de développement (AND) comorienne, Ahmed Sidi, a affirmé par téléphone que Bacar avait "été localisé".

Mais M. Sidi n'était pas en mesure de dire si M. Bacar avait ou non été arrêté. M. Bacar est président d'Anjouan depuis mars 2002, mais sa réélection en juin 2007 a été rejetée par et l'UA.

L'AND, soutenue par des troupes mandatées par l'UA, a lancé mardi à l'aube une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" visant à chasser du pouvoir les autorités d'Anjouan, jugées illégales.

Plus de 1.000 militaires tanzaniens et soudanais mandatées par l'UA pour appuyer l'opération décidée par le gouvernement de l'Union, avaient été rassemblés sur l'île de Mohéli, la plus proche d'Anjouan.

Après leur débarquement à Anjouan à l'aube mardi, l'armée comorienne et les troupes africaines sont entrées sans grande résistance à Mutsamudu, accueillies dans la joie par une majorité d'habitants.

Plusieurs proches de M. Bacar ont en outre été arrêtés au premier jour de cette intervention, a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar.

L'un des responsables de la gendarmerie d'Anjouan, Said Ibn Toyb, a été interpellé, ainsi que le "major Moilo", également membre des Forces de gendarmerie anjouanaises (FGA) et un homme d'affaires proche de M. Bacar, Abdoulkarim Mohamed, a affirmé M. Said Bakar.

Une source militaire ayant requis l'anonymat a rapporté l'arrestation par l'armée du ministre de la Justice d'Anjouan, Abdallah Bacar Combo.

Plus tôt mardi, le ministre de la Défense comorien, Mohamed Bacar Dossar, avait affirmé que son armée et les troupes de l'UA "contrôlent le port (situé à Mutsamudu) et l'aéroport" d'Anjouan.

Les troupes "ont été bien accueillies par la population" dans une ambiance "de liesse générale", avait dit le ministre.

Un ancien ministre de M. Bacar, qui s'est depuis "exilé" à Moroni, Aboubekr Chahassou, a indiqué à l'AFP que M. Bacar "n'a pas utilisé toutes ses capacités de nuissance jusqu'ici. Il a des armes qu'il n'a pas utilisées jusqu'ici".

Le colonel Bacar avait pris le pouvoir à Anjouan lors d'un coup d'Etat en 2001. Il avait ensuite été élu président d'Anjouan le 31 mars 2002.

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 11:42
COMORES: Les forces africaines traquent les hommes du colonel Bacar à Anjouan

AMIROSY (Comores), 26/03 - La colonne s`arrête brutalement. Sur les collines alentour, il y a des mouvements suspects. Soudain des explosions sourdes retentissent, soulevant un nuage de poussière et une épaisse fumée noire dans les bananeraies de l`île comorienne d`Anjouan.

"Nous avons eu des informations sur la présence des gendarmes (du président de l`île d`Anjouan Mohamed Bacar) ici, il y a peut-être une embuscade. On a donc demandé un bombar- dement et on attend pour progresser", explique un caporal de l`armée comorienne, entouré de soldats tanzaniens. Au large, un navire continue à tirer, après le lancement d`une opération de l`armée comorienne et de troupes mandatées par l`Union africaine pour chasser le colonel Bacar.

A peine le pilonnage terminé, les pick-up armés de canons antirecul de 120 mm et de mitrailleuses lourdes, avancent au pas le long de la mer. De l`autre côté, la brousse, les champs, quelques maisons accrochées aux collines escarpées et les gendarmes anjouanais qui ont décidé de résister.

Des sifflements de balles se font entendre au-dessus des têtes. Les projectiles finissent dans la mer, provuquant de petite gerbes d`eau. Comoriens et Tanzaniens ne contrôlent que la route et une cinquantaine de mètres à l`intérieur des terres, pas plus, laissant aux gendarmes anjouanais la possibilité de monter des embuscades à quelques kilomètres de la capitale de l`île, Mutsamudu.

Sur la ligne de front, les militaires tanzaniens ne respectent aucune règle de sécurité: ils tirent sans viser, ne mettent pas la sécurité de leur fusil d`assaut quand ils marchent et ouvrent le feu même quand certains de leurs camarades sont placés devant eux.

Source : Angola press 26/03/2008 11h13

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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 11:30

Comores / Politique & institutions

Mardi, 25 mars 2008 (HZK-Press) - Dès hier mardi 25 mars, au lever du jour, l’Armée nationale de développement (AND), appuyée par les forces de la coalition de l’Union africaine (UA), constituée par un millier de militaires tanzaniens et soudanais, a pris pied sur l’île d’Anjouan, en menant simultanément trois opérations de débarquement en différents endroits de l’île, à commencer par la ville de Domoni qui est tombée sans aucune résistance, et où l’on a assisté à un accueil populaire des forces loyalistes. Les habitants de Mutsamudu seront réveillés par les premiers coups de feu tirés par l’AND vers 5 heures du matin. Ils étaient déjà avertis par des tracts largués la veille par hélicoptère de l’armée nationale.

 

Ensuite c’est au tour de l’aéroport de Ouani et du port international de Mutsamudu, deux objectifs stratégiques considérés comme décisifs, de basculer sous le contrôle de l’armée nationale, après quelques échanges de tirs sporadiques avec des groupes isolés de milices séparatistes, visiblement peu nombreux et mal organisés.

 

La seule poche de résistance observée se situait dans la zone abritant la résidence privée du colonel Mohamed Bacar, barricadée derrière son « bunker » fortement militarisé de Barakani, petite localité située à la sortie de Mutsamudu, mais qui, vers le fin d’après-midi donnait des signes d’épuisement, face à la puissance de feu de l’AND dont le porte parole, le capitaine Sidi, ne tardera pas à déclarer la victoire.

 

Ce dernier n’a toutefois communiqué aucun bilan des opérations menées sur le terrain. Il semble que le débarquement d’hier n’a fait aucune victime à l’heure où nous bouclions cette édition, alors que l’on craignait un risque potentiel de pertes humaines et de dégâts matériels relativement importants, ayant même justifié le déploiement précoce d’un plan humanitaire en prévision d’une situation de guerre civile.

 

L’on signale quelques dizaines de blessés et des arrestations dans les rangs des autorités déchues et des forces rebelles. Sont notamment cités les noms d’anciens ministres et proches du colonel Mohamed Bacar, tels que le ministre de l’intérieur Yahaya Jaffar Salim, celui de la justice, Abdallah Bacar Combo, ainsi que l’homme d’affaires Abdoulkarim Abdérémane alias « le roi fort ». D’autres sources évoquent l’arrestation de Manssouab, maire de la Ville de Ouani, du lieutenant Saïd Ibn Toyb dit Adé et du Major Youssouf Abdallah dit Moilo.

 

L’ancien vice-président Caabi Elyachroutu se serait de son gré rendu aux mains de l’AND, apprend HZK-Presse, alors qu’on est sans nouvelle de Mohamed Abdou Madi, le bouillonnant porte parole de la rébellion anjouanaise, qui déclarait la veille du débarquement attendre de pied ferme « les envahisseurs ».

 

Quant au président autoproclamé qui avait refusé jusqu’au bout toutes options d’une sortie négociée de la crise, il serait toujours introuvable. Le colonel Bacar avait en tous cas pris la précaution d’éteindre depuis dimanche soir son précieux téléphone satellitaire afin d’éviter tout repérage de l’endroit où il pouvait se trouver.

 

Des sources non encore vérifiées indiquent que l’ex homme fort d’Anjouan a probablement pris le chemin de la fuite en s’habillant en femme pour tenter une hasardeuse traversée vers Mayotte par la mer. Un porte parole du gouvernement de l’Union affirmait hier après-midi que « le colonel Mohamed Bacar a été localisé dans le village de Sadanpoini, d'où il se dirige vers un endroit lui permettant de fuir à bord d'un kwasa-kwasa en direction de l'île de Mayotte ».

 

Le débarquement a donc eu lieu moins de douze heures après le discours à la nation du président de la république qui a officiellement autorisé le déclenchement de l’opération « Démocratie aux Comores », destinée à mettre fin à la rébellion du colonel Bacar et à rétablir l’autorité de l’Etat à Anjouan. Ce fut un succès incontestable à la fois pour l’armée comorienne, le président Sambi et l’Union africaine, estiment de nombreux observateurs à Moroni.

 

El-Had Said Omar
250308/eso/hzkpresse/15h00

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 21:23

COMORES - EXCLUSIF

Mardi 25 mars 2008

Les combats entre l'armée comorienne soutenue par l'Union africaine et les hommes fidèles au dirigeant anjouanais en fuite Mohamed Bacar ont été interrompus par la nuit. (Envoyé spécial : F. Berruyer).

 

Mardi 25 mars 2008

Par FRANCE 24 avec dépêches


La nuit a mis fin temporairement aux affrontements entre l’armée comorienne, appuyée par les troupes mandatées par l’Union africaine, et les troupes loyales au colonel Bacar, qui ont secoué mardi l’île d’Anjouan.

Notre envoyé spécial Franck Berruyer rapporte que l’île est plongée dans le noir, faute d’électricité. "On n’entend plus aucun coup de feu, les combats semblent s’être calmés", dit-il.

Réfugiés dans la montagne, les rebelles pourraient toutefois poursuivre des actions de guérilla dans les jours à venir.

L’homme fort d’Anjouan, Mohamed Bacar, reste introuvable alors que son palais présidentiel est tombé dans la journée. "Les rumeurs les plus farfelues ont couru, notamment un départ déguisé en femme sur un bateau vers Mayotte", raconte Franck Berruyer. "L’état-major comorien ne confirme aucune information concernant l’arrestation du colonel Bacar."

Plusieurs de ses proches, notamment des ministres, seraient toutefois prisonniers.

Le débarquement de l’armée et des troupes mandatées par l’Union africaine, attendu depuis plus d’une semaine, a finalement eu lieu dans la nuit de lundi à mardi.
      
"Deux attaques ont eu lieu ce matin (mardi). Une première sur l’aéroport et la radio-télévision anjouanaise, et une deuxième sur le port. Il n’y a eu aucune résistance. Les gendarmes de Bacar avaient pour la plupart tombé leurs uniformes pour être en civil", affirme Franck Berruyer, envoyé spécial.

Entrée sans résistance dans Mutsumadu

Dans la nuit, les bateaux avaient quitté l’île voisine de Mohéli toutes lumières éteintes, chargés de troupes et de matériel, pour se poster au large de l’aéroport de Mutsamudu.   
       
Les premiers tirs sur l'île ont été entendus vers 5 heures du matin (GMT+3), dans la localité d’Ouani, près de l’aéroport et de la résidence présidentielle. En fin de matinée, les troupes comoriennes déclaraient être entrées sans résistance dans Mutsamudu, la capitale d’Anjouan.
    
Mardi, en milieu de matinée, le palais présidentiel d’Anjouan, occupé depuis 2002 par le colonel Mohamed Bacar, était désert. Franck Berruyer, qui s’est rendu aux abords de la résidence, a constaté que le bâtiment était totalement vide, portes et fenêtres grandes ouvertes.

Chasser le colonel Bacar
    
Le gouvernement de l’Union des Comores a lancé cette opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar. Sa réélection, en juin 2007, avait été déclarée illégale par l’Union africaine et la France.
      
Après des mois de vaines médiations pour tenter d’organiser de nouvelles élections sur l’île, le gouvernement comorien et l’Union africaine ont choisi l’option militaire.
    
L’opération "Démocratie aux Comores" a été menée conjointement par 400 hommes de l’armée comorienne et mille soldats tanzaniens et soudanais de l’Union africaine.
     
L’archipel des Comores, ancienne colonie française, est secoué depuis son indépendance en 1975 par des coups d’Etat divers et variés. Sur la vingtaine de tentatives de coups d’Etat, quatre ont réussi.

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 21:05

Le gouvernement comorien dit avoir pris la résidence de Bacar, désertée

MORONI - Le gouvernement comorien a affirmé mardi soir avoir pris le contrôle à Anjouan de la résidence privée du président de l'île, Mohamed Bacar, qui ne s'y trouvait pas au moment de l'assaut de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'Union africaine.

"Je peux confirmer que tout est terminé (dans le village de) Barakani, nos forces sont entrées dans la résidence de Mohamed Bacar, les soldats ont fouillé la maison. Bacar n'y était pas",
a indiqué à l'AFP à Moroni le secrétaire général du gouvernement de l'Union des Comores, Antoy Abdou.
Selon ce responsable, l'armée comorienne, soutenue par des troupes mandatées par l'Union africaine (UA), est finalement entrée après plusieurs heures de combats dans Barakani (zone de Ouani, une localité située à quelques kilomètres de la capitale anjouanaise, Mutsamudu) où se trouve la résidence de M. Bacar.
Cette information n'a pas pu être vérifiée mardi soir de source indépendante sur place.
M. Abdou n'était pas en mesure de donner de bilan d'éventuelles victimes lors des combats contre les forces du colonel Bacar.

L'opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" avait débuté mardi à l'aube, pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, dont la réélection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'Union africaine.
Le colonel Bacar avait pris le pouvoir à Anjouan lors d'un coup d'Etat en 2001. Il avait ensuite été élu président d'Anjouan le 31 mars 2002.

Source: Romandie News (AFP / 25 mars 2008 18h10)
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