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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 15:03

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Affaire Salimou :

La décision de la Cour suprême est attendue le 4 Juillet

        

 

Moroni, jeudi 28 Juin 2012 (HZK-Presse) – Après plusieurs mois d’attente, la Cour suprême vient de tenir sa première audience, hier mercredi. Et elle va avoir à statuer sur la recevabilité du pourvoi en cassation déposé par les avocats du général Salimou.

 

La Cour suprême était envahie ce mercredi par une foule nombreuse à l’occasion de sa première audience sur l’affaire du général Salimou Mohamed Amiri, accusé de complicité de meurtre dans l’affaire de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo Ayouba. Pour la première fois, la haute juridiction va devoir statuer sur la recevabilité du pourvoi en cassation, et avant d’aller au fond du dossier.

 

Dans un premier temps, l’avocat général représentant le ministère public a déclaré dans son réquisitoire « irrecevable » le pourvoi, en se référant à certaines dispositions procédurales, comme le non-respect de la date du dépôt des mémoires. Face à cette situation, les avocats du général Salimou répliquent en soulignant la nécessité d’une signification ou une notification pour aller devant la Cour d’assises.

 

« Est-ce qu’il est nécessaire aux Comores de signifier ou de notifier un arrêt de renvoi devant la cour d’assises à l’accusé ? Voilà le problème sur lequel la Cour doit trancher », lance Me Hugo Levy, un des avocats du général Salimou. « La signification est obligatoire car elle seule, permet à l’accusé de faire valoir ses droits constitutionnels à être défendu. Et la première fonction d’une Cour suprême est de protéger et garantir les droits des citoyens face aux autorités exécutives et gouvernementales », poursuit-il.

 

Dans cette audience, les hauts magistrats devront soit rejeter le pourvoi et elle dit qu’il est irrecevable ou elle considère qu’il est recevable. « Si elle considère que cet ultime recours est irrecevable, elle portera une atteinte indéniable à un des droits fondamentaux de la défense, connaitre précisément les faits et la qualification juridique des faits qui vous sont reprochés. Et si elle dit qu’il est recevable elle hissera les institutions comoriennes sur la voie du procès équitable », avance français Me Hugo Levy.

 

Dans cette première audience de la cour suprême, d’autres questions étaient soulevées de part et d’autre concernant le droit. « Nous et le ministère public avons soulevé de questions de droit très importantes que certainement la cour va examiner et vérifier les textes que nous avons invoqué », affirme à son tour Me Harmia Ahmed, l’autre avocat de l’ancien chef d’Etat-major de l’armée comorienne.

 

Au cours de cette première audience, le bâtonnier du barreau de Moroni a tenu à démontrer qu’on ne peut pas oublier ce qui est passé avant. « On va faire fi de la jurisprudence universelle sur les droits de l’homme sur les principes généraux qui gouvernent la procédure. Notamment la procédure doit être contradictoire et équilibrée. Ce qu’on appelle l’égalité des armes entre les parties», ajoute-t-elle, avant de marteler que « aujourd’hui le procureur général voulait jouer au chat et à la souris. Nous cacher la procédure, nous cacher les réquisitoires jusqu’à l’avant-veille. Nous avons tenu à le dire car ce n’est pas du tout un respect des droits de la défense. C’est une violation grave des droits de la défense ».

 

L’affaire est mise en délibéré au 4 Juillet prochain et la première décision de la cours suprême est attendue avec impatience aussi bien par les avocats que par l’opinion publique.

 

Mohamed Youssouf

280612/my/hzkpresse/09h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 12:55

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Interview/ Idriss Mohamed, animateur du comité Maoré :

« Le gouvernement n’a rien entrepris de visible contre la rupéisation de Mayotte »

        

 

Moroni, mardi 26 Juin 2012 (HZK-Presse) La participation de Mayotte aux Jeux des jeunes, la rupéisation de Mayotte, deux questions d’actualité qui alimentent le débat national, surtout les milieux politiques et la société civile. Le gouvernement français a déjà entamé le processus visant à faire de Mayotte une « région ultrapériphérique de l’Union européenne » en demandant que la question soit discutée lors de la réunion du Conseil de l’Europe du 28 juin prochain. Pour éclairer l’opinion, un journaliste de La Gazette des Comores / HZK-Presse s’est entretenu avec Idriss Mohamed, animateur principal du Comité Maoré. Interview.

 

Question : que pensez-vous de la participation de Mayotte dans les Jeux des jeunes de l’Océan Indien qui auront lieu dans deux semaines ?

 

Idriss Mohamed : on a caricaturé notre position. Le Comité Maoré ne s’oppose pas du tout à ce que la jeunesse mahoraise participe aux Jeux. Nous sommes prêts à la concession qui fait que nous sommes d’accord pour que les jeunes de Mayotte prennent part alors que ceux des trois îles n’y vont pas. C’est une concession importante à admettre. Mais nous pensons qu’il y a le côté symbolique fort. La jeunesse mahoraise va défiler en brandissant un panneau où est écrit Mayotte, même s’ils n’ont pas de drapeau français ou d’hymne national français, c’est pareil. C’est quand même une entité Mayotte. C’est le 101ème département français qui est là et qui défile. Il s’agit d’une acceptation du fait accompli. Et c’est ce que nous rejetons. Nous savons que les Comores ont émergé en tant que nation par un processus historique fondé sur les liens entre les échanges. Nous sommes d’accord pour ces échanges.

 

Question : quelle position devait adopter le gouvernement ?

 

I.M : nous avons discuté avec la commission d’organisation des Jeux. Elle nous a dit que ces jeux sont organisés par les gouvernements et non pas les structures olympiques. Ce qui fait que l’Etat comorien pouvait demander que le panneau des jeunes mahorais soit marqué jeunesse de Mayotte. Nous n’avons pas pu faire la proposition aux gouvernants puisqu’ils n’ont pas voulu nous rencontrer. Le Comité Maoré a cherché à rencontrer le Président, mais il ne l’a pas souhaité.

 

Question : pour le Comité Maoré, quelle forme devait revêtir la présence des jeunes mahorais pour ne pas les marginaliser ?

 

I.M : il n’y a pas de marginalisation. Peut-être on pourrait parler de la manière de saisir l’opportunité pour avoir les échanges avec eux. Mais il faut voir que ces jeunes viendront avec un encadrement qui milite pour que Mayotte soit française. Chaque fois qu’il y a des jeux, les mahorais font tout pour se distinguer et montrer qu’ils ne sont pas comoriens. Et ils vont le faire encore plus ici.

 

Question : la question de la rupéisation de Mayotte sera discutée bientôt par la Commission européenne. Que faut-il faire ?

 

I.M : nous devons constater que depuis que cette question est posée, le gouvernement comorien n’a rien entrepris de visible. C’est scandaleux. Les autorités disent qu’ils ont écrit, mais la lettre n’a pas été rendue publique. Le Président de la république a dit au Conseil des sages qu’il pouvait accéder à cette lettre au ministère des relations extérieures. Le conseil n’a pas pu mettre la main sur ledit courrier. On peut douter de son existence. En tout cas le MIREX mène une politique soit disant de discrétion complète. Comme si la diplomatie est uniquement secrète. Je ne sais pas comment la question sera examinée. Je pense qu’elle sera étudiée sans que notre pays ait une influence quelconque. L’attitude du gouvernement est inacceptable.

 

Question : n’est-il pas trop tard pour empêcher ce processus déjà engagé par la France ?

 

I.M : il ne sera jamais trop tard tant que Mayotte ne sera pas intégrée dans l’Etat comorien. Le combat continuera. Même si la France fait de Mayotte un département ou une région ultrapériphérique de l’Europe. En compliquant le combat pour la libération de Mayotte, la France engage le devenir de nos deux peuples. Les français veulent faire croire que nous sommes en conflit territorial avec eux. C’est entre le monde et la France qu’il y a conflit. Cette dernière piétine les lois appliquées dans le monde sur la décolonisation. Celle-ci est incomplète pour les Comores. Il apparait de plus en plus que, les vrais intérêts sur cette question de Mayotte se trouvent dans le canal de Mozambique, qui regorgerait d’un potentiel énergétique considérable notamment du Gaz. Le voile se lève.

 

Question : quelle solution le Comité Maoré suggère aux autorités ?

 

I.M : les autorités ont capitulé. Nous n’avons pas de solution à proposer. Les comoriens doivent comprendre qu’il faut faire pression à l’Etat pour qu’il défende les intérêts de notre pays. La question n’est plus posée à l’ONU. On laisse Mayotte en tant qu’entité, participer aux Jeux. Rien n’a été fait sur la rupéisation. Nous sommes dans une situation où nous ne préservons pas nos intérêts. Il y a une nouvelle théorie qui est née. Le  gouvernement actuel dit que la question de Mayotte est là depuis longtemps.

 

Propos recueillis par Natidja Hamidou

260612/nh/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:37
Lettre ouverte aux Comoriens N°1
Pourquoi suis-je victime d'un acharnement judiciaire de la part  du Cabinet de la Présidence de l’Union des Comores ?
 
Dans un souci de participer au développement de mon pays, je n'ai pas attendu  les appels des politiques pour investir  dans le transport Maritime.
L'appel du président de la république en faveur du développement du secteur privé et l'apport des fonds des bailleurs étrangers pour aider les jeunes entrepreneurs ne pourraient que rassurer les Comoriens.
Malheureusement, je doute fort de la volonté du Chef de l'Etat et de son entourage. Je crains fort qu'il ne s'agit que d'un effet d'annonce comme nombre de déclarations du gouvernement pour rassurer les investisseurs.
Pour preuve, je suis victime d'un harcèlement judiciaire de la part du Cabinet du Président de la République et de son Conseiller Juridique dans le seul but de me ruiner dans mes efforts d'investir aux Comores.
En effet, le gouvernement Comorien avait affrété mon bateau, Machouwa-Express, dans le cadre des patrouilles préparatoires du débarquement à Anjouan, avec un engagement ferme d’assurer tous les risques liés à l’opération envisagée ou toutes autres garanties couvrant les risques des passagers, de l’équipage et du navire. Car, mon assureur ne pourrait pas me couvrir au moment où mon bateau assurait une mission de guerre et transportait des militaires armées.
Mon bateau a malheureusement subi une avarie et j'ai demandé d'abord au directeur de cabinet du président d'alors, d'effectuer les réparations conformément au contrat, avant de saisir la justice compte tenu de son hésitation.

Mon avocat m'a informé qu'il a été demandé au juge de bloquer le dossier dans un premier temps, mais au final les juges ont pu se saisir du dossier et prononcer un jugement revêtu d’une exécution provisoire ordonnant le Cabinet de la Présidence de verser immédiatement 80 % du montant des dommages subis.
Je dois préciser également que le dossier a été instruit lors du précédent gouvernement du Président A.M. SAMBI et le Président de la République actuel et son Directeur de Cabinet sont bien au courant de cette affaire.
Je dois aussi signaler que, dans sa requête d’opposition au jugement adressée à la justice, le Conseiller Juridique de la Présidence  n'a pas manqué l'occasion de critiquer le jugement et vilipender le juge avec des propos inacceptables dans un pays de droit.
D'ailleurs dans un esprit de transparence, je dois  malheureusement publier très prochainement cette lettre qui montre combien notre pays est en danger par la multitude d’incompétences, de complaisances, et d’injustices à tous les niveaux.
 
Le Directeur de Cabinet de la Présidence  a interjeté appel et la Cour d’Appel a déclaré l’appel irrecevable et ordonne en conséquence le paiement immédiat des dommages subis. Le cabinet de la présidence n'a pas respecté cette décision de justice rendue par les juges au nom du peuple comorien.
Malheureusement cela n'a pas découragé le Cabinet à la Présidence pour recourir à la Cour de Cassation, une première depuis la naissance de la république. Les juges jugeront  en effet trois fois cette affaire dont le dernier jugement a été rendu avant la création de la Cour Suprême.
Néanmoins, je ne peux pas imaginer qu’il s’agit d’une  manœuvre bien réfléchie de la part du cabinet présidentiel pour faire pression sur les  juges en leur faisant en même temps porter le chapeau, puisque cette affaire est claire et connue de tous mais aussi il ne souffre d’aucune ambigüité.
 Par ailleurs je constate que d'autres jugements défavorables au gouvernement ont été prononcés et, le cabinet de la présidence n'a pas adopté  cette attitude d'acharnement judiciaire.
J'imagine qu'il s'agit d'une coïncidence malheureuse et non pas d'un règlement de comptes  politiques  occultes ou sectaires dans une affaire privée.
 C’est pourquoi, je cherche à savoir le profile d’autres victimes qui se trouvent dans le même cas que moi - si je ne suis pas le seul - afin d’éluder tout sentiment ou mobile partisan et sectaire dans cette affaire.
Aussi voudrais-je savoir pourquoi suis-je victime d'un acharnement judiciaire de la part du cabinet du président de la république?
Sur ce, j'ai écrit au président de la république pour dénoncer l'hostilité gratuite de son cabinet  contre mes intérêts,  mais notre premier magistrat a préféré m'ignorer en laissant son cabinet poursuivre son acharnement.
Par ailleurs je constate que d'autres jugements défavorables au gouvernement ont été prononcés et le cabinet de la présidence n'a pas adopté  cette attitude d'acharnement judiciaire.
Je suis un homme libre, apolitique, qui aime son pays et soucieux du respect du droit et des personnes. A ma place, je crois être utile à mon pays et je n’ai aucun intérêt à m’immiscer dans la salade politique comorienne.
Je ne revendique rien aux Comores mis à part la liberté d'investir dans  ce pays dans le respect des lois en vigueur, afin d'aider les Comoriens. 
Néanmoins, compte tenu du fait que la presse ne dénonce pas les actes sectaires des uns et des autres,  je n'épargnerai aucun effort pour combattre les dérives sectaires - qui se manifestent par des actes ou des actions injustes dans la gestion des personnes et des biens -  prenant de plus en plus d'ampleur dans notre pays, au sein du pouvoir et de l'opposition, dans l'ensemble de nos îles sans exception aucune, contrairement aux dires des politiques qui se limitent à indexer une catégorie de citoyens.
Toutefois je refuse une quelconque étiquette d’opposant ou de sympathisant du pouvoir en place et préfère garder jalousement mon statut de simple citoyen apolitique épris de justice et soucieux de l’avenir des ses compatriotes et de l’unité de son pays. 
Enfin, je prends à témoin les Comoriens dans ma démarche pour dénoncer l'injustice dont je suis victime de la part du tout puissant Cabinet du Président de l’Union des Comores pour avoir osé investir aux Comores et accepté de confier mon bateau au gouvernement pour libérer Anjouan. Et, j'assume ma naïveté pour l'amour de mon pays mais je n'accepterai pas  une injustice d'où qu'elle vienne.
Puisque je crois en la justice de mon pays, plus qu'à nos politiques, je m’en remets à elle et au tout puissant pour que justice soit faite.
Bien entendu, ces propos n’engagent que moi et j’assume seul toute responsabilité dans la dénonciation des injustices orchestrées par le tout puissant cabinet du président de la république, comme je le mets au défi de nier ses dérives et sa responsabilité ou sa complicité dans cette affaire.
Abdou Musbahou
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:39

 

Calendrier de la semaine culturelle de la jeunesse

35ème édition

28/06/2012

01/07/2012

02/07/2012

03/07/2012

04/07/2012

16h

Ouverture

8h

Jeux divers (course : pneu, sac et autres)

matinée

 

Sport (natation, course de pirogue)

matinée

 

 

sport

 

10h

athlétisme

16h

carnaval

 

 

 

 

15h

Tam Tam de bœuf

16h

Finale foot

 

 

 

16h

fermeture

 

 

 

19h

Finale : Quitte ou double (jeu éducatif)

18h

Finale basket

 

19h

Bilan de la semaine

 

21h

Mrengué

21h

Rassia

21h

La nuit de la musique (festival)

Remise des lots

21h

Tari

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:41

 

La commission chargée de la coordination et du suivi de la restauration du site de décharge des ordures situé à l’ancien aéroport de Moroni, appelle les instances chargées du traitement des ordures déversées dans ce site à remplir leurs obligations de “traiter et vider” cette décharge afin de restaurer le dite site qui n’est pas destiné à accueillir des déchets, contrairement à ce que vivent actuellement les habitants du quartier dit “Swafa na Maruwa” voisin de la décharge.


Le protocole d’accord, signé le 23 novembre 2007 entre le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja représenté par son ministre des Finances de l’époque et le quartier Swafa na Marwa représenté par Mohamed Saïd, dit en son deuxième article que l’usage du site en question ne doit pas excédé un délai de six mois et précise que l’emplacement actuel situé dans le quartier Swafa na Marwa sera utilisé “à titre temporaire pour six mois non renouvelable, dans un strict respect des conditions de santé et de sécurité publique”.



“Le collectif du quartier Swafa na Marwa concourt par sa surveillance, au respect scrupuleux des dispositions de l’article 3. Il peut, en cas de non respect des dispositions de ce protocole, saisir les autorités compétentes pour la fermeture du site. Et si la situation de non respect perdure, l’emplacement cité en article 3 perd officiellement sa qualité de site et demeure fermé d’office”, lisait-on entre les alinéas de l’article 5 dudit protocole d’accord.



Eu égard au non-respect de l’accord, la commission chargée de la coordination et du suivi de la restauration du site et les habitants des quartiers en question, réunis en assemblée générale le 31 mai dernier, se sont convenus “d’entreprendre toutes les démarches possibles pour l’arrêt immédiat du déversement des ordures qui, par leur volume exagéré, se situent maintenant à quelques mètres des habitations”.



Les riverains de la décharge trouvent inadmissible que treize millions de francs soient dépensés chaque mois par les pouvoirs publics pour ramasser les ordures de la capitale et des villages périphériques, et de les déverser ensuite dans un espace aussi réduit aux alentours des habitations et des écoles et à quelques mètre de la mer sans aucun accompagnement, ni un traitement digne du nom.


“Nous, habitants de Swafa na Maruwa, considérons ces agissements comme un mépris à l’égard des victimes de cette situation, car c’est de l’argent public utilisé, non pour aider la population, mais pour la tuer à petit feu”, peut-on lire dans un courrier de la commission adressé aux autorités et aux opérateurs chargés de gérer le site. A en croire l’entrepreneur chargé du traitement de la décharge, Faïssoil Mradabi, le bulldozer qui servait au ramassage serait tombé en panne durant deux mois et à sa réparation, il a été affecté aux travaux de nettoyages des villages sinistrés par les inondations des dernières intempéries. “Or les bulldozer sont rares dans le pays, nous avons des difficultés à en trouver”.



Selon lui, le second bulldozer, qui était lui aussi en panne, sera sur pied dès le week-end prochain et “nous reprendrons le travail”, a confié Faissoili. L’entrepreneur a déclaré que “dans l’immédiat“ il fait, à son niveau, le travail dans la mesure de ses moyens. Il estime qu’à court terme, il fera de son mieux “pour que la situation soit le moins pénible pour tout le monde”, mais qu’à long terme, cela ne relève pas de son ressort, car il reviendra aux pouvoirs publics “de trouver une fois pour toute des moyens pour le recyclage et le traitement des déchets”.

ASA

Alwatwan du 8 juin 2012

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 12:53

Ci dessous  le calendrier des examens nationaux de fin d'année pour 2012 aux Comores :

 


A-Examens Professionnels des enseignements (CAP et CAE) :Samedi 30 juin 2012B-

  


B-Examen de passage en 6ème et CEPE :Lundi 9 juillet 2012

 


C-Baccalauréat Général et Technique :

 


1°/Épreuve d’EPS pratiques : Dimanche 1er juillet au jeudi 5 juillet et samedi 7 au mardi 10 juillet 2012


2°/Épreuve écrites : BAC ... Lire la suite en bas:

A-Examens Professionnels des enseignements (CAP et CAE) :
Samedi 30 juin 2012


B-Examen de passage en 6ème et CEPE :
Lundi 9 juillet 2012

C-Baccalauréat Général et Technique :

1°/Épreuve d’EPS pratiques :
Dimanche 1er juillet au jeudi 5 juillet et samedi 7 au mardi 10 juillet 2012

2°/Épreuve écrites :
BAC Général : Samedi 14 au mardi 17 juillet 2012
BAC Technique : Samedi 14 au jeudi 19 juillet 2012

3°/Épreuve théorique d’EPS et épreuve facultative de Dessin :
Jeudi 26 juillet 2012

4°/Épreuves orales du 2ème groupe :
Samedi 4 au mardi 7 août 2012
D-BEPC et CAP techniques :
1°/Épreuve d’EPS pratiques :
Mercredi 11 au vendredi 13 juillet et mercredi 18 au vendredi 20 juillet 2012

2°/Épreuve écrites :
BEPC : Samedi 21 au lundi 23 juillet 2012
CAP techniques : Samedi 21 au mercredi 25 juillet 2012

3°/Épreuve théorique d’EPS :
Jeudi 26 juillet 2012

4°/Épreuves orales du 2ème groupe :
Jeudi 2 au samedi 4 août 2012

La clôture de la session 2012 est fixée le dimanche 12 août 2012.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 17:03

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo (11 mn) d'un Ngoma ya Gnombé ( tam tam de boeuf) qui a eu lieu à OUANI-ANJOUAN-COMORES en 2011. Nous vous laissons découvrir cette fête traditionnelle comorienne où les hommes s'amusent à défier le boeuf et à danser.Un mélange de défi, de danse et de son traditionnel !

 

Le plus souvent, le Ngoma ya Gnombé est organisé à Ouani le jour de l'Aid ou à l'occasion de la Semaine de la jeunesse culturelle ouanienne qui a lieu en juillet ou en août.

 

 

 

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:40

Grand Festival des Arts et de la Culture à Anjouan Comores

La 2e Edition du Grand Festival des Arts, de la Culture et de la Gastronomie Comorienne de Domoni Anjouan Comores aura lieu du 1er au 15 juillet 2012. Domoni Anjouan, Première ville Culturelle de l’Archipel de la Lune. Une invitation à toute la communauté mondiale de venir sur Anjouan Comores pour danser et déguster nos valeurs.
  
Le Festival de Domoni Anjouan de l’Art, de la Culture et de la gastronomie comorienne prépare une 2e édition surprenante, interactive et bien sûr festive du 1er au 15 juillet 2012. Tout ce qui est d’Art s’étendra sur les de la ville de Domoni Anjouan ainsi qu’à la maison Domoni et accueillera une centaine d’artistes-exposants et performeurs également des concerts sur la musique comorienne.
 
Le FACGC livre un premier aperçu de sa programmation avant son dévoilement officiel :
 
Pour sa 2e édition, sous le haut patronage du président de l’Union des Comores et du gouverneur de l’ïle d’Anjouan, le FACGC met l’accent sur l’implication et la diversification de son public en favorisant les interactions entre visiteurs et artistes. Ainsi, les visiteurs auront l’opportunité de contribuer à une œuvre collective en compagnie des artistes reconnus du collectif EN MASSE, de prendre part à des Expériences Contemporaines, de voter pour leur artiste préféré et bien sûr de prendre possession d’une œuvre d’art.
 
Le tout nouveau bureau installé aux seins de la maison Domoni Culture proposant une exposition spécialement conçue pour toutes les catégories, les enfants de 7 à 77 ans à visiter la collection des différentes photos des anciens sultans de l’archipel et des hommes qui ont fait l’histoire des Comores. Bien sûr sans oublier que Domoni Anjouan reste jusqu’alors la première ville culturelle de l’archipel, l’art et la musique sont au rendez-vous et durant les deux semaines de festivités prévues en début du mois de juillet prochain, des galeries éphémère compte déjà sur la participation d’artistes réputés tel que les meilleurs chanteurs du temps des orchestres légendaires des Comores, Assmin Band, Mahabou, Assmumo, Saif El Watan, Joujou des Comores
 
Les après-midi du FACGC seront aussi animées par la réalisation de « plusieurs chants et danses culturels » dans les places déjà réservées pour accueillir les activités. La presse comme Radio Domoni Inter s’organise à émettre en direct toute la durée du festival afin que même la diaspora qui est sollicitée parmi les sponsors à suivre le déroulement depuis l’étranger.
 
Une édition haute en couleurs qui réserve encore bien des surprises…
Naouir Eddine Papamwegne
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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:38
Nous sommes le 3 juin 2012, Bonne fête maman.

MAMAN

Sourire mêlé à des larmes

Inlassable après une guerre rude

Toi qui m’as intimement abrité dans ton corps

Toi dont les seins ont accepté ma salive

Où serais- je sans ton ventre et ta patience

Un jour un beau jour un grand jour

Joufflu et noir j’envahis ce monde

Avec un cordon ombilical me reliant à toi

Femme noire femme comorienne

Femme cœlacanthe femme jasmin

Au large de cet océan houleux

Rien ne saura nous délier

Extrait de "Cris d'ici et d'ailleurs", Halidi Allaoui, 2008 Komédit
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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:55
Source :  Moroni, mercredi 30 Mai 2012 (HZK-Presse)
 

Toyb Ahmed, journaliste à Al-watwan 

 
 

 

Un journaliste forcé de dévoiler la source

 

 

Un article sur l’affaire de 34 agents de la société comorienne des Hydrocarbures (SCH) qui seraient envoyé en congé fait des vagues. Le journaliste Toybe Ahamed du journal Al-Watwan est entendu avant-hier par la police.

 

Une audience d’une heure qui en dit long. La police le force de dévoiler la source sur cet article qu’il a publié le 16 mai dernier. Mais le reporter est catégorique : « je ne peux pas dévoiler la source », persiste et signe notre confrère d’Al-Watwan.

 

A la page 2 du journal de l’Etat, du mercredi 16 mai dernier, notre confrère Toybe Ahmed cite à la fin de son article intitulé « prendre son congé n’est pas se faire virer … » que parmi les34 agents envoyés en congés, « certains ont été mêlés dans des affaires de détournement de carburant, mais leur cas n’est pas encore tranché ».

 

Certains de ces agents ont porté plainte contre notre confrère pour cette phrase. « Ce qui m’a étonné vraiment est qu’aucun d’entre eux en présence de la police n’a démenti la véracité de cette information. Mais plutôt, ils demandent que je dévoile ma source », indique Toyb Ahmed, journaliste d’Al-Watan.

 

« Je ne peux pas dévoiler ma source », martèle-t-il en ajoutant que l’éthique et la déontologie du journalisme ne lui permet « absolument pas de révéler la source ». Il précise que « si je dévoilé ma source, là je ne suis pas un journaliste ». Cette interrogation constitue une autre attaque contre les journalistes. Nous déplorons encore cet acte qui ne fait qu’entraver la liberté de presse.

 

 

Ibnou Med Abdou

 

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