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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 15:29
Découvrir les Comores à Nantes le dimanche 6 juillet 2006 à l'occasion de la célébration de la fête de l'indépendance 
Dimanche 06 juillet 2008, la fête de la communauté comorienne à NANTES

De 10h 00à 21h45
(ouvert à tout le monde)


Venez nombreux découvrir les îles aux parfums, une culture aux multiples influences : bantoues, chiraziens, arabes ... et malgaches qui ont façonné un peuple, une tradition unique au monde !

Maison du quartier des Dervallières
5 rue Auguste Renoir
44100 Nantes

*Parc Stade de foot de Dervallières


Au programme :

à partir de 10h30: Concours et jeu pour les enfants

à partir de 11h30: Exposition d'habillement traditionnel, maquillage comorien, jeu de Mdraha, défilé de mode, ...

à 13h30: Discours officiels suivi de danses traditionnelles

à 15h00: Conférence/débat sur le thème de l'histoire des Comores avec Halidi Allaoui (juriste) et Nakidine Mattoir (historien)

à 16h30: match de foot Comores/Madagascar *

à 18h30: match de Basket-Ball Comores (Cholet)/Comores (Nantes) *

à 20h30: Clôture de la journée suivi d'un Toirab

Entrée libre

Renseignements au 06 64 45 90 23 ou 06 65 45 22 95 ou 06 61 52 37 72
ou par mail à
2cla@free.fr ou ccla-secretaire@hotmail.fr
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 10:50

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 
/ Politique & institutions /


Moroni, lundi 30 juin 2008 (HZK-Presse)
– Décidé à faire siéger les nouveaux membres désignés à la Cour constitutionnelle, le gouvernement de l’Union a organisé ce lundi 30 juin, vers 11 h 30, la cérémonie solennelle de prestation de serment de M. Abdoulkarim Said Omar, originaire de Ouani (Anjouan), nommé le 25 juin dernier par le chef de l’Etat, en remplacement de M. Mouzaoir Abdallah, actuel président la haute juridiction dont le mandat serait arrivé à terme depuis le 13 juin (Voir ICI).

 

Autre nouveau membre à se soumettre à la formalité du serment, M. Abdillah Youssouf, natif de Foumbouni (Ngazidja), qui a été désigné par le vice-président en charge des transports et du tourisme, Idi Nadhoim, a également juré devant le Grand Mufti, le Coran à la main, « de bien et fidèlement remplir [ses] fonctions au sein de la Cour, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la constitution de l’Union… ».

 

Cette prestation de serment est rendue obligatoire par l’article 2 de la loi organique portant organisation et compétence de la haute juridiction, préalablement à l’entrée en fonction de ses membres. L’absence du bureau de l’assemblée de l’Union a été très remarquée, ni son président ni aucun de ses trois vice-présidents n’ayant accepté d’y prendre part, en considérant que la décision du gouvernement de remplacer certains membres de la Cour était « illégale », selon une lettre datée du 27 juin et adressée à cette institution par M. Said Dhoifir Bounou, au nom du bureau du parlement.

 

La courte cérémonie s’est déroulée presque en catimini, sans la presse contrairement aux habitudes, mais en présence de représentants de la communauté internationale et du corps diplomatique, de quelques membres du gouvernement et du maire de Foumbouni.

 

Les autres membres en exercice de la Cour Constitutionnelle n’ont pas assisté à la prestation. C’est le cas de M. Mohamed Hassanaly, Abdourazakou Abdoulhamid et Ahmed Elharif Hamidi. Il faut noter que M. Youssouf Moustakim qui avait co-signé avec ses pairs la lettre du 23 juin dernier contestant la décision du chef de l’Etat de remplacer de Mouzaoir Abdallah, a été confirmé dans sa qualité de membre de la Cour par le vice-président Ikililou Dhoinine, et a donc accepté de prêter, une seconde fois, son serment.

 

La question reste de savoir si le quorum sera atteint ce mardi pour que la Cour puisse légalement siéger et valider les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle d’Anjouan, qui devraient lui être déjà transmis depuis hier soir. L’institution dispose de 72 heures pour arrêter et proclamer les résultats définitifs, après examen des recours éventuels des candidats. Pour la validité des actes rendus, cinq des sept membres composant la haute juridiction doivent siéger, soit les 2/3.  

 

El-Had Said Omar

300608/eso/hzkpresse/15h00

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 09:02
Ci-dessous un message de Comores Telecom informant le changement du plan de numérotation téléphonique aux Comores à compter de ce jour (1er juillet 2008)


----- Original Message -----
From: Webmaster
To: Comores Telecom
Sent: Tuesday, June 24, 2008 8:57 AM
Subject: [Information] Rapel:Changement du plan de numérotation téléphonique

Chers clients,

Nous avons le plaisir de vous informer qu'
à compter du 1er Juillet 2008 , Comores Télécom procède à un changement de son plan de numérotation téléphonique et passe de 6 à 7 chiffres:

- Pour les abonnés au réseau fixe, il faudra précéder votre ancien numéro du Chiffre 7,
- Pour les abonnés au réseau Huri, il faudra également préceder votre ancien numéro du chiffre 3,
- Les profonds changements sont opérés au niveau du réseau CDMA où nous allons attribuer à tous les abonnés le préfixe 76 suivi d' un troisième chiffre qui change en fonction de la région,
- L' autre profond changement concerne les abonnés fixe de Domoni -Anjouan qui seront identifiés par le préfixe 770.


LE NOUVEAU PLAN DE NUMEROTATION NATIONAL

Pour appeler un abonné, il faut juste ajouter 1 chiffre à l'ancien numéro.

Il suffit de précéder le chiffre 3 à votre ancien numéro
.

Ancien Numéro
Nouveau Numéro
Exemple

3x xx xx
33x xx xx
32 64 55 devient 332 64 55


Il suffit également de précéder le chiffre 7 à votre ancien numéro quelque soit la région ou l'île dans laquelle vous vous trouvez.

Régions
Ancien Numéro
Nouveau Numéro
Exemple

Région de Moroni
73 xx xx
773 xx xx
73 64 55

devient 773 64 55

Région de Moroni
75 xx xx
775 xx xx
75 64 55

devient 775 64 55

Région de Mbadjini
79 xx xx
779 xx xx
79 94 55

devient 779 94 55

Région de Mitsamihouli
78 xx xx
778 xx xx
78 84 55

devient 778 84 55

Région de Oichili/ Hamahamet
77 xx xx
777 xx xx
77 04 55

devient 777 04 55

Région de Domoni
71 xx xx
770 xx xx
71 94 55

devient 770 94 55

Région de Mutsamudu
71 xx xx
771 xx xx
71 14 55

devient 771 14 55

Ile de Mohéli
72 xx xx
772 xx xx
72 14 55

devient 772 14 55


Pour le CDMA

Pour le CDMA, le changement est en fonction de la région et/ou de l'île où vous vous trouvez et cela va se faire de la manière suivante :

Régions
Ancien Numéro
Nouveau Numéro
Exemple

Région de Moroni
76 xxxx
763 xxxx
76 10 31

devient 763 10 31

Région de Mbadjini
79 xxxx
769 xxxx
79 10 31

devient 769 10 31

Région de Mitsamihouli
78 xxxx
768 xxxx
78 10 31

devient 768 10 31

Région de Oichili/ Hamahamet
77 xxxx
767 xxxx
77 20 31

devient 767 20 31

Région de Domoni
70 xxxx
760 xxxx
70 90 31

devient 760 90 31

Région de Mutsamudu
70 xxxx
761 xxxx
70 10 31

devient 761 10 31

Ile de Mohéli
72 xxxx
762 xxxx
72 40 31

devient 762 40 31


Nous vous remercions de votre fidélité.

La Direction Commerciale.
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:57

Comores: Moussa Toybou élu président d'Anjouan, selon les résultats provisoires

Comores: Moussa Toybou élu président d'Anjouan, selon les résultats provisoires

MORONI (AFP) — Moussa Toybou a été élu dimanche président de l'île d'Anjouan avec 52,37 % des suffrages, selon des résultats provisoires portant sur la totalité des bulletins exprimés, annoncés lundi à Mutsamudu par le ministre comorien en charge des Elections, Mmadi Ali.

Ces résultats restent provisoires jusqu'à ce que la Cour constitutionnelle les valide.

Selon le ministre, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse dans la capitale anjouanaise, son adversaire Mohamed Djaanfari a recueilli 47, 63 %.

Le taux de participation se chiffre à 48,98 %, a-t-il précisé le ministre comorien.

La loi comorienne prévoit qu'à partir de la proclamation des résultats provisoire par le ministre en charge des Elections, la Cour constitutionnelle dispose de 72 heures pour rendre les résultats définitifs.

Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics peu connu sur la scène politique mais bénéficiant du soutien du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, devrait ainsi succéder à l'ex-homme fort de l'île Mohamed Bacar, renversé fin mars lors une opération militaire soutenue par l'Union africaine.
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 15:23

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 30 juin 2008 (HZK-Presse) – Sur invitation du président du conseil régional de la Réunion Paul, Verges, une forte délégation comorienne conduite par le ministre des relations extérieures, a séjournée dans ce département français les 12 et 13 juin dernier pour assister à un séminaire international consacré au « co-développement durable ».

 

L’objectif de cette rencontre parrainée par le conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien (COI) consistait selon un des participants, Fakridine  Youssouf Abdoulhalik, à mettre en œuvre les décisions du conseil prises à l’issue des réunions du 30 octobre 2007 et des 27 et 28 mars 2008. Les pays de la région ayant bénéficié des fonds de l’Union Européenne, ont convenu d’évaluer les opportunités offertes en matière de co-développement.

 

D’où les vœux de la France représentée au sein de la Coi par La Réunion qui entend peser de tout son poids dans la région, et renforcer sa présence sur l’échiquier diplomatique à travers la promotion des liens de coopération entre les îles au niveau des différentes structures mises en place, quels que soit les domaines d’interventions.

 

Dans cette optique, le séminaire avait à identifier surtout les priorités et des préférences en matière de coopération multilatérale et bilatérale, de sorte qu’une plus value soit apportée sur le principe de subsidiarité et être mise en œuvre dans des délais compatibles avec les programmes en perspective tels que le DSR/PIR, APE, PIN, POT et bien d’autres portant sur des objectifs d’intérêt mutuel.

 

A cet effet, le séminaire a passé en revue les sources de financement devant permettre la mise en œuvre de ces programmes et la possibilité d’intervention d’autres partenaires outres que l’Union Européenne. 

 

Cela fut une opportunité pour les participants dont des techniciens des ministères de l’agriculture, de l’énergie et des télécommunications d’assister à des ateliers techniques axés sur la sécurité alimentaire et l’énergie, deux thèmes qui préoccupent le monde économique.

 

Les délégués de chaque pays ont contribué à la recherche de solutions palliatives et durables et sont parvenus à l’adoption d’une feuille de route commune devant permettre la mise en place d’un programme de coopération régionale.

 

Saisissant l’occasion offerte en sa qualité de chargé de la coopération régionale au sein de l’Uccia (Union des chambres de commerce et d’industrie), doublée depuis quelques mois de la promotion du 4ème Forum économique des îles de l’Océan Indien que les Comores s’apprêtent à accueillir en octobre prochain, Fakridine Y. Abdoulhalik participera à l’assemblée générale de la confédération générale du patronat des petits et moyens entreprises de La Réunion, pour sensibiliser ces opérateurs économiques sur cet événement.

 

La chambre de commerce de La Réunion lui offrira une autre opportunité avec cette fois les médias de l’île, avec les quels il a présenté les dispositions prises par les organisateurs pour faire du Forum un espace d’échange entre les opérateurs économiques de la région.

 

Si le séminaire du co-développement a pris en compte l’effet d’une coopération régionale pour la sécurité alimentaire en adoptant une feuille de route commune, le forum économique des îles de l’océan indien prévoit des ateliers de réflexion sur le même thème. Il s’agit d’un secteur moteur dont en dépend 40% du PIB et pourvoyeur de prés de 80% d’emplois et qui dégage prés de 90% des recettes budgétaires. Les Comores ont formulé au cours de cette rencontre le souhait d’une coopération renforcée avec les pays de la région dans ce secteur.

 

Autant dire que le partenariat que l’Union des Comores entend soutenir et développer au niveau de la région en matière de co-développement durable est défini comme une priorité par les politiques et appuyé par les techniciens de terrain. Il s’agit d’un chantier de longue haleine pour lequel la chambre de commerce de Ngazidja fera appel à un expert censé mettre en œuvre le département de l’agriculture pour qu’au terme de quatre années, une chambre des agriculteurs soit instituée.

 

Les atouts comme les moyens ont été largement développés et défendus par les délégués de l’Union des Comores lors de ce séminaire. C’est dire que notre pays augure à travers la coopération régionale une nouvelle option pour un partenariat économique axé sur l’agriculture, l’élevage et la pêche ainsi que l’énergie. La sécurité alimentaire et l’autosuffisance en énergie constituent désormais le cheval de bataille en matière de négociation et de coopération. D’où l’appel lancé par les organisateurs du forum économique en faveur des projets de partenariat dans ces secteurs clés afin de bénéficier les fonds alloués.

 

A. Nabahane

300608/an/hzkpresse/6h00

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 14:31

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  

Moroni, vendredi 27 juin 2008 (HZK-Presse) – La crise de la Cour constitutionnelle n’a pas encore trouvé d’issue, malgré la médiation entreprise au cours des dernières quarante huit heures par la communauté internationale. Cette dernière, conduite par l’Envoyé spécial de l’Union africaine, Francisco Madeira, avait était reçue hier jeudi en début de soirée par le chef de l’Etat, avant de s’entretenir avec les membres de la haute juridiction, qui ont tenu une longue séance de travail ayant duré jusqu’à minuit, a constaté HZK-Presse.

 

Pourtant rien ne semble interrompre le processus de remplacement des membres de la Cour, déclenché par le président de la république, qui a nommé le 25 juin dernier M. Abdoulkarim Said Omar, en remplacement de M. Mouzaoir Abdallah. Son vice-président Ikililou Dhoinine a confirmé à son tour M. Youssouf Moustakim (pour le compte de Mwali), alors que l’autre vice-président Idi Nadhoim (pour Ngazidja) hésite encore à désigner le membre dont « le siège à pourvoir n’est pas clairement identifié », selon son entourage.

 

Si le président Sambi avait pris soin de choisir un grand-comorien pour occuper le siège de Mouzaoir, le vice-président Idi aurait alors désigné un anjouanais par souci d’équilibre dans la représentation des îles au sein de la Cour constitutionnelle, selon une source digne de foi.

 

Mais la tension est loin de s’apaiser, car ce vendredi, le président de l’assemblée nationale, Said Dhoifir Bounou, s’est directement adressé au Doyen d’âge de la Cour constitutionnelle, Monsieur Mohamed Hassanaly, pour l’informer que « le bureau de l’Assemblée de l’Union n’assistera pas à la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres, quand bien même cette participation est rendue obligatoire » par les textes régissant l’institution.

 

Dans son courrier daté de ce 27 juin, dont HZK-Presse s’est procuré une copie, M. Bounou justifie ce désistement suite à la décision du pouvoir central de procéder au remplacement de certains membres de la Cour, qu’il assimile à une « mesure de représailles » contre les juges constitutionnels pour avoir homologué des résultats du 1er tour de la présidentielle d’Anjouan du 15 juin dernier, qui ne sont pas favorables au candidat soutenu par le régime du président Sambi. 

 

Dans les milieux politiques de la capitale, l’on s’interroge si dans ces conditions et à 48 heures du 2nd tour de l’élection présidentielle d’Anjouan, la Cour constitutionnelle pourra siéger en toute sérénité et avec la légitimité nécessaire pour la validation et la proclamation des résultats.

 

Interrogé par HZK-Presse, l’ancien président de l’assemblée fédérale et leader du parti Kasiya la Komor, Mohamed Said Abdallah Mchangama, met en garde l’ensemble de la classe politique, contre le risque « de voir retomber le pays dans une nouvelle crise institutionnelle qui sera préjudiciable à l’image et à la stabilité de nos institutions ». Il suggère le recours immédiat à « un arbitrage international », en l’absence d’une instance nationale compétence pour trancher. 

 

El-Had Said Omar

270608/eso/hzkpresse/15h00

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 14:25

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, dimanche 29 juin 2008 (HZK-Presse)L’élection du président de l’île autonome d’Anjouan, hier dimanche, serait peut-être une raison pour le président Sambi de laisser encore quelques jours Mouzaoir Abdallah à la tête de la haute juridiction. Juste le temps de valider le scrutin d’hier. C’est en tout cas, ce qui semble être le motif principal de la démarche de la communauté internationale qui, après avoir été reçue par le président Sambi, le jeudi 26 juin, a rencontré hier samedi Mouzaoir Abdallah, le président contesté de la Cour constitutionnelle.

 

Pour qui sait lire le non-dit de ces petites phrases du langage diplomatique, le chef de l’Etat ne voudrait pas « d’une crise qui empêche le pays d’aller de l’avant ». Il n’a surtout pas intérêt à perturber « l’environnement apaisé » dans lequel évolue le pays à la tête duquel il a encore à faire 700 jours jusqu’au 26 mai 2010 et passer, ensuite, le témoin à son successeur mohélien, en vertu du principe de la présidence tournante.

 

En clair, selon le quotidien gouvernemental, Al-Watwan dans son édition du vendredi dernier, citant le ministre mozambicain, Francisco Madeira, à la sortie de l’audience avec le chef de l’Etat, la communauté internationale va « appuyer dans ce sens » le président Sambi qui « a fait preuve de magnanimité ».

 

La communauté internationale, selon l’envoyé spécial de Jean Ping, toujours cité par le canard du gouvernement, ‘‘va travailler avec la cour constitutionnelle pour apaiser le climat’’, précisant même que le scrutin de dimanche sera validé par les institutions compétentes qui « sont là et seront toujours là ». C’est dans ce cadre-là que l’on pourrait classer la rencontre de samedi entre la CI et Mouzaoir Abdallah.

 

Il reste, maintenant, à savoir comment le président Sambi pourrait se sortir de ce bourbier après avoir déjà désigné un successeur au « sortant-restant » Mouzaoir Abdallah. M. Sambi abrogera-t-il son décret nommant Abdoulakrim Said Omar pour succéder à celui qui est devenu, aujourd’hui, la viande du cou, ou le nouveau promu attendra-t-il 2010 avant d’entrer dans le saint des saints ? Fera-t-il fi des avis et conseils de la communauté internationale en tant que chef d’un Etat souverain et maintenir son décret comme si de rien n’était et attendre 30 jours pour faire prêter serment aux nouveaux membres de la Cour et valider ensuite l’élection d’Anjouan ?

 

D’autres questions que d’aucuns évitent de se poser à haute voix concernent le motif du désaveu de Mouzaoir Abdallah. Pourquoi juste après et pas avant l’arrêt du 18 juin alors qu’il lui est écrit, noir sur blanc, que sa mission en tant que membre de la Cour était terminée bien avant l’élection du 15 juin ?

 

« C’est un arrêt rendu par la Cour le 15 juin qui n’a pas plu », a déclaré à RFI, l’ancien et probablement « actuel » président de la cour constitutionnelle soupçonnant le pouvoir de vouloir « une Cour sur ordre ».

 

Revenir sur sa décision pour ne pas nuire au processus électoral en cours serait sage de la part du président en tant que garant du fonctionnement des institutions, malgré les interprétations politiques que font ses adversaires.

 

Pour les faucons, les partisans de la ligne dure parmi l’entourage de M. Sambi, y compris ceux qui veulent en découdre avec le dinosaure Chehou, la logique c’est probablement d’aller jusqu’au bout et éviter surtout à l’homme de la « révolution verte » [le président Sambi, ndlr] une tempête dans un verre d’eau.

 

M. Hassani

290608/mh/hzkpresse/18h00

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 08:39

Le 30 juin 2008 à 09h45 (heure de Paris :

Selon des informations tangibles qui sont en notre possession et les résultats que nous avons réguliérement collectés durant toute la soirée d'hier et ce matin, Mohamed Djaanffari serait le vainqueur  avec à peu près 1300 voix d'avance. Toutefois, le QG de Moussa Toiyibou vient de fournir ses résultats plaçant en tête leur candidat avec un peu plus de 2000 voix de différence. Tout le monde fête sa victoire !

Maintenant, il convient d'attendre les résultats qui seront fournis par la CENI et surtout ceux qui seront officiellement rendus public par la Cour Constitutionnelle après avoir reglé les litiges concernant certains bureaux de vote sous 72 heures.

Selon des personnes qui généralement nous fournissent des informations fondées, l'on ne connaitra pas les résultats de la CENI avant cet après midi voire même demain. Ce qui risque d'accentuer la confusion.

En attendant, vous pouvez voir notre soirée electorale en cliquant
ICI

Ce qui est sur, les deux camps s'attendent à des résultats très serrés de la CENI. Mais c'est la Cour Constitutionnelle qui aura le dernier mot. D'autant plus que ce qui s'est passé dans certains bureaux de vote notamment à Mramani, le village du Ministre de l'Union, Nailane, entrainera de facto l'annulation de certains résultats.

Nous vous tiendrons au courant de la suite. Notre taupe est entrain de creuser  pour mieux entendre ce qui se dit à la CENI à huis clos !!!

HALIDI-BLOG-COMORES 

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 21:43

 Chers visiteurs de notre Blog,

 

Conscient de votre souci de suivre les résultats des présidentielles d’Anjouan (2eme tour), nous  vous promettons une nuit spéciale élection. Nous diffuserons régulièrement les informations qui seront en notre possession. Donc, vous pouvez rester avec nous jusqu’à ce que les choses soient claires et précises.


Les informations ci-dessous sont à prendre avec les précautions d'usage :


Il est 00 heures 30 (heure française)

 

Selon nos informations, 101 bureaux ont déjà été dépouillés sur les 130 (240 ???)bureaux,  Mohamed Djaanffari serait en tête avec une différence de 2623 VOIX. Toutefois, les deux camps se déclarent vainqueur. Donc c'est un peu la confusion. Dans l'ensemble, les éléctions se sont bien deroulées. Il y aurait toutefois quelques irrégularités enrégistrées dans certains bureaux de la région de Gnoumakelé. Affaire à suivre. 


 
Région d’Ouani (y compris la cuvette) :

 

Mohamed Djaanffari: 3054 voix + 207 voix (Jimlimé)

Moussa toiyibou : 3278 voix + 464 voix (jimlimé)


 
Région de Sima :

 

 Mohamed Djaanffari : 6453 voix

Moussa Toiyibou : 2423 voix


 Domoni
 :

 

Mohamed Djaanffari : 1565 voix

Moussa Toiyibou : 2451 voix

 

Région de Mutsamudu :

 

Mohamed Djaanffari : 3588 voix

Moussa Toiyibou : 3664 voix

 

Région de Gnoumakele :

 

Mohamed Djaanffar : 4817 voix

Moussa Toiyibou : 4781 voix

 

Nous attendons impatiemment les résultats des 29 bureaux restant (Ongojou,
Koni, Mramani…)


Les dernières informations : 01h16 (heures de paris) 


Selon notre informateur, il resterait à peu près une dizaine de villages dont les résultats restent inconnus (Koki, Bazimini, jéjé, bweladougou, Gnantraga...)
Toutefois, à notre connaissance, et cela est sur, en ce qui concerne  Gnantraga, un village situé sur les hauteurs de Ouani, Mohamed Djaanffari dévance Moussa Toiyibou de 2 voix.

A Ongojou, le village natale de Moussa Toiyibou dont les résultats étaient très attendus, celui ci est en tête avec 1200 voix de différence.

A Mramani, Moussa Toiyibou dévance Mohamed Djaanffari de 600 voix. Toutefois il est fort possible que les bureaux de ce village  soient annulés étant donné que c'est là bas que les assesseurs de MOhamed Djaanffari ont été chassés.

Donc, maintenant les résultats resteraient très serrés : 50,14% pour Mohamed Djaanffari et 49,86 % pour Moussa Toiyibou. Ces résultats prennent en compte les résultats de Mrémani et Ongojou. Par contre les résultats de Gnantraga ne sont pas comptabilisés.

Nous vous souhaitons une bonne nuit. Dès demain matin nous vous donnerons les informations fraîches!!!


HALIDI-BLOG-COMORES

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 19:18

Ci-dessous un communiqué de la Présidence de l'Union des Comores du 26 juin 2008 suite à la lettre ouverte de certains membres la Cour Constitutionnelle du 23 juin 2008


UNION DES COMORES

 

Unité – Solidarité – Développement

-----------

PRESIDENCE DE L’UNION

 

COMMUNIQUE

 

 

         Suite à la lettre du Directeur de Cabinet du Président de l’Union des Comores adressée à certains membres de la Cour Constitutionnelle pour leur rappeler l’arrivée à terme de leur mandat. Les membres ont adressé, le 23 juin 2008, une lettre ouverte au Président de l’Union qui appelle aux réflexions suivantes :

 

Sur la forme de cette lettre :

 

            La Constitution de l’Union des Comores a strictement délimité le domaine de compétence de la Cour Constitutionnelle. Ses missions sont précisément définies et les dispositions constitutionnelles qui les prévoient ne laissent aucune place à une interprétation extensive de sa compétence.

 

            Aucune de ces dispositions ne donne compétence à la Cour pour statuer ou émettre un avis sur des questions relatives au mandat des membres la composant. Bien que rédigé par la majorité des membres de la Cour, la lettre adressée au Chef de l’Etat constitue une simple opinion, un simple point de vue qui n’oblige personne.

 

L’acte de nomination, renouvellement, remplacement ou destitution est d’ordre individuel. Seule la personne ayant un rapport direct et personnel avec cet acte  a qualité pour agir pour contester et partant défendre ses droits et intérêts qu’il estime lésée par l’acte. Pour avoir conjointement rédigé la lettre en question, les membres de la Cour Constitutionnelle se sont constitués en une sorte de collectif de défense de leurs intérêts.

 

Plus grave, l’attitude consistant d’une part à se réunir et se concerter pour une mission autre que celle qui leur est constitutionnellement assignée, d’autre part à omettre d’attirer  l’attention des autorités sur la question relative à l’expiration du mandat de certains membres, est de nature à semer la confusion dans les esprits des citoyens sur leur véritable rôle et ainsi offrir à leur regard l’image d’une juridiction partisane et non crédible. N’est ce pas cette attitude et non celle du Président de l’Union, qui est de nature à compromettre le bon fonctionnement des institutions de la Nation ?

 

L’inamovibilité invoquée dans ladite lettre emporte interdiction de tout déplacement, suspension, remplacement, destitution ou limogeage en dehors des cas prévus par la constitution.

 

Sur le fond de cette lettre :

 

En vertu des pouvoirs que lui conféraient la Constitution de l’Union des Comores, notamment en son article 32, le Président de l’Union des Comores, Monsieur Azali Assoumani a signé le 13 juin 2002, un décret n°02-006/PR portant nomination d’un Membre de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores, en l’occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH. Il faut rappeler ici que ce décret est un acte administratif unilatéral du Président qui s’applique donc dès sa signature contrairement au mandat électif qui commence à la prestation de serment.

 

            En outre, la Constitution de l’Union des Comores stipule dans son article 33 alinéa 1, à propos du mandat des membres de la Cour Constitutionnelle: « Ils sont nommés pour un mandat de six ans renouvelable. »

 

Le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, en tant que membre de la Cour Constitutionnelle est donc arrivé à son terme le 12 juin 2008.

 

            Il est inexact d’affirmer comme cela est relevé dans le courrier en date du 23 juin 2008: « 1. – Que la nomination de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH est intervenue le 24 août 2004 » . Cette assertion ignore délibérément le décret n°02-006/PR du 13 juin 2002, « Portant nomination d’un Membre de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores » en l’occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH et perverti le décret n°04-092/PR du 24 août 2004, « Portant confirmation de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH en qualité de Membre de la Cour Constitutionnelle. »

 

Il est clair que le 24 août 2004, le Président de l’Union n’a pas procédé à une nouvelle nomination d’un membre de la Cour Constitutionnelle mais à la confirmation de cette qualité des lors qu’elle a déjà été acquise depuis le 13 juin 2002. Le Président de l’Union n’aurait pas pu, en effet, procéder à une nouvelle nomination de la même personnalité alors que le mandat de ce dernier était en cours, il a par conséquent fait que le confirmer. Cette confirmation suppose donc que le mandat suivait son cours et ce depuis le 13 juin 2002. 

 

La Constitution de l’Union des Comores ne développe aucune disposition qui soumettrait l’acquisition de la qualité de membre à une prestation de serment. Devient membre de la  Cour Constitutionnelle la personnalité qui a été dûment nommée suivant les dispositions des articles 32 et 33 de la Constitution de l’Union des Comores.

 

Certes l’article 2 de la Loi organique portant organisation, compétence de la Cour Constitutionnelle dispose que les membres de la Cour Constitutionnelle doivent prêter  serment avant d’entrer en fonction, mais cette disposition de la loi ne doit pas être interprétée comme une condition à l’acquisition de la qualité de membre.  Il convient en effet de ne pas confondre la qualité de membre, qui est acquise des lors que la personnalité a été nommée, de la prise de fonction qui intervient suite à la formalité de prestation de serment. Le serment n’est qu’une formalité obligatoire à la prise de fonction. La sanction du défaut de prestation de serment est la nullité des actes, judiciaire ou juridictionnel, accomplis par un juge qui ne l’aurait préalablement prêté.

 

La durée du mandat s’attache à la qualité de membre et non à la prise de fonction. Il convient en outre de remarquer que cette prise de fonction est intervenue au delà des délais prévus par la loi.

 

En résumé, est arrivé à son terme le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, membre de la Cour Constitutionnelle qui, nommé membre de la Cour Constitutionnelle le 13 juin 2002, a prêté serment de prise de fonction que le 11 septembre 2004. 

 

Par ailleurs en vertu de la règle du service fait, Monsieur Mouzaoir ne saurait soutenir n’être en fonction que depuis le 11 septembre 2004 alors qu’il percevait le traitement et avantages liés à ses fonctions depuis le 13 juin 2002, reconnaissant ainsi que son mandat a commencé dès sa nomination en 2002.

 

Tout ce qui précède s’applique mutatis mutandis, à quelques jours près, à Messieurs  Abhar SAID BOURHANE et MOHAMED BACRI qui ont été nommés au cours de la même période par les Vice-présidents Caabi el Yachroutu et Ben Massoundi. 

 

Tenant compte des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 33 de la Constitution de l’Union des Comores qui stipule : « Les membres de la Cour Constitutionnelle doivent être de grande moralité et probité ainsi que d’une compétence reconnue dans le domaine juridique, administratif, économique ou social. » et du serment, Coran à la main, par lequel le membre de la Cour Constitutionnelle dit :  « je jure au nom d’Allah de bien et fidèlement remplir mes fonctions au sein de la Cour, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution de l’Union des Comores, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne pas prendre position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour » , le Gouvernement de l’Union des Comores lance un appel aux membres de la Cour Constitutionnelle pour qu’ils reconnaissent le droit et l’équité, en bannissant tout esprit partisan au profit de l’état de droit, de la crédibilité de la Cour et du fonctionnement régulier de nos institutions.

 

 

Fait à Moroni, le 26 juin 2008

 

Pour le Gouvernement de l’Union des Comores

Le Secrétaire Général du Gouvernement

 

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