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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 09:00

Ci-dessous le communique du GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) diffusé ce jour (14 octobre 2008) concernant l'attitude du délégué de l'Union des Comores à la 4eme commission de l'ONU



COMMUNICATION

 
Pendant que Rock Wamytan, le représentant kanak du FLNKS de Nouvelle Calédonie, à la 4ème Commission de l'ONU, fustige dans son intervention, "l'occupation illégale par la France de l'île comorienne de Mayotte", la délégation comorienne venue comme à son habitude, faire de la figuration, en évitant, selon la formule consacrée "tout ce qui fâche", se contente piteusement de féliciter le représentant Kanak, en lui demandant une copie de son discours 
 
C'est là une illustration éloquente, pour ceux qui doutent encore de la mauvaise foi et du grossier double langage de la clique de Sambi, sur le contentieux franco-comorien relatif au problème de Mayotte.
 
Pendant que les représentant des pays occupés et colonisés profitent de cette tribune exceptionnelle pour affûter leurs armes et faire entendre à la communauté internationale leurs revendications ô combien légitimes, notre représentant, Housseine Said Mohamed, utilise son précieux temps de parole et en passant l'argent du contribuable comorien, pour venir faire de la diversion, en parlant de tout, sauf de "l'occupation illégale par la France, de l'île comorienne de Mayotte" et encore moins de la prochaine départementalisation de Mayotte, comme l'atteste cet extrait de document :

 
   
 
10/10/2008
  Assemblée générale
CPSD/400

________________________________

Département de l'information • Service des informations et des accréditations • New York
 
Quatrième Commission
6e séance – après-midi
 
LA COMMISSION DESQUESTIONS POLITIQUES SPÉCIALES ET DE LA DÉCOLONISATION ENTEND LES POINTS DE VUE DIVERGENTS DU MAROC ET DE L’ALGÉRIE SUR LE SAHARA OCCIDENTAL
 
La Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission) a poursuivi son débat général cet après-midi au cours d'une réunion qui a permis au Maroc et à l'Algérie de faire entendre leurs points de vue, fortement divergents, sur la question du Sahara occidental. 
 
 
M. SAID MOHAMED OUSSEIN (l'Union des Comores) a rappelé devant la Quatrième Commission qu'au cours des 30 dernières années, l'Afrique a souffert et continue encore de souffrir.  Il a expliqué, au nom de l'Union des Comores, que l'Afrique a désormais besoin de stabilité, de paix et de sécurité.  Les guerres, les conflits et le sous-développement entravent les efforts de construction d'une Afrique unie, forte et solidaire, a-t-il déploré.  Il a poursuivi son propos en mettant en avant la situation qui prévaut au Sahara occidental où les armes et l'intransigeance devraient aujourd'hui laisser la place aux négociations.  Il a félicité le Maroc pour les efforts entrepris.  Ces efforts ont été jugés « sérieux et crédibles » par le Conseil de sécurité; ils permettront de trouver une solution politique négociée au différend sur le Sahara, a estimé M. Oussein.  
  
  
Ce qui prouve une fois de plus, que les discours de Sambi ne sont que de la poudre aux yeux, sans aucune consistance, comme l'a laissé entendre Yves Jégo lorsqu'il assure, que lors de sa rencontre avec Ahmed Abdallah Sambi en mai dernier, « jamais nous n'avons évoqué le statut de Mayotte en 2h30 de discussions ». « C'est une querelle qui est presque derrière nous », a-t-il conclu.
.
Ce qui est irréfutable, c'est que la diplomatie comorienne applique fidèlement et au pied de la lettre, la politique française aux Comores, au détriment des intérêts comoriens. Et ce, en sacrifiant sur l'autel de la politique de mendicité et de vassalité, la souveraineté et l'intégrité des Comores qui ne sont pourtant, ni cessibles, ni négociables.
 
Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr>

Said Hassane Jaffar

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 08:32

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 10 octobre 2008 (HZK-Presse) – Nouvellement installé au Centre hospitalier national (CHN) d’El-Maarouf, Dr Abbas Ben Ahmed est un praticien chirurgien spécialiste pour les interventions au niveau du crâne autrement dit « neurotromatologie », dans le jargon médical.

 

Lundi 06 octobre dernier, le chirurgien a fait ses preuves pour la deuxième fois successive depuis son arrivée, sur un enfant de cinq ans victime d’une fracturé de la boite crânienne. L’enfant ayant retrouvé ses sens et son souffle peut espérer des jours heureux.

 

En dépit de ses compétences confirmées dans le domaine, Dr Abbas est opérationnel dans les services des urgences mais avec un statut de vacataire en attendant la régularisation de son statut. Le plus valu de ce chirurgien consiste à agir notamment sur l’une des pathologies rarement méconnue aux Comores à savoir l’hydrocéphalie et la trigonocéphale dont les symptômes inquiètent le commun des mortels : des crânes excessivement grandes… appelés à subir « un drainage externe ».

 

D’ores et déjà, un jeune patient de 9 ans vient d’être admis aux services du chirurgien en subissant un drainage au niveau du crâne. Pour le spécialiste ces pathologies sont traitées à partir d’un système consistant à la fois en une étude minutieuse du système nerveux du patient (la neurologie) mais surtout d’un matériel sophistiqué répondant aux normes hospitalières admises.

 

Pour répondre à la demande dont 4 cas présentés dans ses services, l’assistante technique de la coopération française, Dr Maroussia Daolio, une praticienne anesthésiste qui joue également le rôle de conseiller assistante du médecin chef des services des urgences à El-Maarouf agit actuellement en vue de faire intervenir un second neurochirurgien, sollicité auprès de son centre hospitalier d’origine à Grenoble en France, afin d’accompagner le Dr Abbas Ben Ahmed pour traiter ensemble ces cas.

 

C’est ainsi que le chirurgien comorien entend sous peu sillonner le territoire national pour recenser les cas semblables qui auparavant ne pouvaient bénéficier d’aucun traitement adapté. Des malades souvent abandonnés à leur triste sort.

 

Interrogé par La Gazette des Comores sur les raisons de son choix de ne pas s’installer à son propre compte en ouvrant sa clinique privée comme nombre de ses confrères chirurgiens, Dr Abbas Ben Ahmed estime que sa discipline « nécessite un plateau sanitaire bien adapté aux normes hospitalières, ce qui suppose un investissement lourd et coûteux ». Mieux encore, notre praticien semble donner la priorité au secteur public, en pensant surtout aux nombreux patients qui n’ont pas les moyens de prendre en charge ces types d’interventions lourdes.

 

A en croire Dr Daolio, anesthésiste, « la voie du succès est assurée pour traiter ces pathologies ». A titre de témoignage, le médecin chef des services des urgences, Dr Djabir Ibrahim, se félicite de l’appui de la coopération française en matière d’assistance technique, contribuant à l’amélioration de la qualité des services des urgences. Pour le médecin chef, le département s’organise et se renforce notamment avec le renouvellement du « staff » sous la supervision du Dr Daolio.

 

L’aménagement des urgences par le déploiement d’une équipe de huit médecins donne à croire que l’apport de la coopération française en matière d’appui à la formation et à l’organisation des services des urgences pourrait assurer une pérennisation au-delà de la période contractuelle de l’assistante technique mise à la disposition du centre hospitalier.

 

A. Nabahane

101008/an/hzkpresse/6h00

 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 12:41

"Le coeur d'un citoyen ne peut pas battre pour cinq drapeaux"

Il est inconcevable qu’il y ait tant de drapeaux dans un pays. Il ne doit y avoir qu’un seul parce que le coeur d’un citoyen ne peut pas battre pour cinq. Nous devrions adopter ces principes que le monde entier adopte dans chaque pays qui se veut libre et moderne.


Au mois de décembre prochain, la constitution régissant la nouvelle architecture institutionnelle des Comores aura 8 ans. Croyez-vous qu’il y a vraiment une urgence de revoir cette loi fondamentale de l’Union?

L’urgence s’impose dès que nous avons passé plus de dix ans à marquer le pas à cause de cette configuration qui, tout compte fait, n’est pas adaptée à nos réalités. C’est une loi fondamentale qui est lourde, indigeste, difficile à appliquer, onéreuse et génératrice de conflits. Voilà plus de dix ans que les autorités des îles ainsi que le président de la République passent tout leur temps à se quereller pour des choses que du reste et tout compte fait appartiennent à l’Etat. Tout le monde doit comprendre que celui qui détient la légitimité dans ce pays c’est le président de la République et la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce par la voie du référendum ou de ses élus. Je pense que la démarche entreprise par le président de la République est tout à fait citoyenne dans la mesure où il invite tous les responsables, toutes les institutions autour d’une table pour voir ce qui ne va pas et ce qui va dans cette configuration. Mais le président ne veut pas changer de constitution, il propose la révision de certaines de ses dispositions qui font que le pays n’avance pas.

Quels sont les domaines qui, selon vous, nécessitent des aménagements profonds?

Tout le monde doit comprendre qu’il ne peut y avoir qu’un seul président de la République. J’aurai aimé que les présidents des îles portent la dénomination de ‘‘gouverneurs’’ des îles et qu’ils soient entourés, par exemple, par des ‘‘commissaires’’ qui ne dépasseraient pas quatre, parce qu’aujourd’hui il y a trop de ministres autour de chaque présidence d’une île. J’aurai souhaité aussi que le président de la République puisse dissoudre l’assemblée nationale et qu’il puisse avoir une majorité qui fasse la même politique que lui parce qu’il ne faut pas oublier qu’il est élu au suffrage direct par le peuple comorien d’une manière incontestée et incontestable. Mais, en retour, que l’assemblée nationale puisse contrôler l’action du gouvernement et qui ait la possibilité de renverser le gouvernement s’il ne répond pas aux aspirations des élus qui, eux aussi, représentent les électeurs.

Ce sont là quelques principes fondamentaux, puis il y a des principes régaliens que chaque citoyen, qui se veut démocrate ou bien républicain doit, respecter. On doit du respect au chef de l’Etat parce qu’à travers lui c’est la Nation que l’on respecte. Il y a, ensuite le drapeau : il est inconcevable qu’il y ait tant de drapeaux dans ce pays. Il doit y avoir un seul parce que le cœur d’un citoyen ne peut pas battre pour deux. Ensuite, l’hymne national. Nous devrions adopter ces principes que le monde entier adopte dans chaque pays qui se veut libre et moderne.

Je souscris entièrement à cette volonté du président de la République de réviser cette constitution et je serais parmi ceux qui proposeront des idées pour que cette constitution soit allégée pour que nous puissions enfin avoir des interlocuteurs au niveau de la communauté internationale qui aujourd’hui, heureusement, reconnaît que cette constitution est inapplicable. Tous les consultants des organisations internationales, qui viennent ici, se perdent parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser, parce que chaque président d’une île se prend pour un chef d’Etat.

Pourquoi avoir attendu sept ans pour faire le constat d’un dysfonctionnement des institutions de la République?


Au temps du président Azali le constat a été fait par tout le monde mais à l’époque si réellement on voulait réviser je suis sûr les Anjouanais auraient quitté le giron naturel auquel ils appartiennent d’une manière naturelle. Ça aurait été encore un deuxième problème après celui entre la France et les Comores, c’est à dire le problème de Maore.

Est-ce vraiment le côté budgétivore des institutions ou les conflits de compétences entre les entités qui posent problème?

Je pense que c’est les deux. Comment dans une petite nation de 700 000 habitants (Maore compris) on peut se permettre d’avoir quatre présidents, quatre exécutifs, quatre parlements sans parler de ceux qui tournent autour de ces responsables. Où pouvons-nous puiser cet argent pour payer toutes ces instances? Et puis ces conflits de compétences. On doit, certes, comprendre que la vocation de cet archipel est fédérale, mais on doit aussi reconnaître que l’on ne peut pas évoluer dans cette confusion. Prenons l’exemple des sociétés d’Etat. Quand on parle d’une société d’Etat, c’est une société de l’Etat. Et qui représente l’Etat? C’est le chef de l’Etat. Donc ces ‘‘gouverneurs’’ doivent comprendre qu’ils sont là pour compléter la Nation et non pour rivaliser avec un chef de l’Etat élu par l’ensemble de la Nation.

J’estime que les conflits de compétences n’ont pas lieu d’être surtout que ce sont des choses qui peuvent se résoudre à travers des négociations.

Certains craignent la fin de la présidence tournante...

Je suis persuadé que si nous arrivons vraiment à toiletter cette constitution chaque citoyen pourra demain être candidat. Cependant, je pense que la ‘‘Tournante’’ doit tourner, elle ira à Mohéli. Mais, je pense qu’en 2014 il va falloir vraiment faire en sorte que cette constitution puisse permettre à tout Mohélien, Maorais, Anjouanais ou un Grand-comorien qui veut être candidat à la présidence de la République de pouvoir le faire sans avoir à attendre de ‘‘tour’’ particulier.

Justement, selon la constitution, le mécanisme de la présidence tournante et celui de l’autonomie des îles ne peuvent pas être mis en cause. Pourtant certains politiques prêtent au chef de l’Etat l’intention de vouloir mettre fin à ces principes.

Ce sont des on-dit. La Tournante va tourner. Le chef de l’Etat le dit, il n’y a pas lieu de mettre en cause sa bonne foi. Attendons 2010. Non, il ne peut pas faire ça parce que le tour de Mohéli est là et on doit respecter cela. Moi, je constate tout simplement aujourd’hui que cette constitution est onéreuse et génératrice de querelles intestines. Nous passons notre temps à nous chamailler alors que l’essentiel c’est la question des routes, de l’agriculture, de la pêche, de la scolarité des enfants, de la santé.

Beaucoup pensent qu’il serait mieux de revenir à la constitution de 1978. Etes-vous de cet avis, vous qui avez servi la République sous cette constitution?

C’est une constitution qui est bien adaptée aux réalités de notre archipel. Mais bien sûr que nous allons la toiletter parce qu’il y a d’autres réalités aujourd’hui. Nous sommes au troisième millénaire. Les mentalités ont évolué, mais les assises sont bonnes. Je pense que c’est une bonne constitution qui va préserver la diversité des îles et l’unité de l’archipel. Je suis d’avis qu’on parte de cette base.

Le mot de la fin?

Je demande à tous mes compatriotes surtout aux hommes politiques qu’ils pensent à ce pays, qu’ils pensent que le monde ne peut pas passer tout son temps à écouter nos querelles qui n’ont rien à voir avec les réalités du pays.

Nous devrions nous mettre autour d’une table, enterrer la hache de guerre pour, enfin pondre quelque chose qui soit acceptable par tous les Comoriens pour que ce pays puisse enfin décoller, pour que la communauté internationale et les personnes qui veulent investir puissent avoir des interlocuteurs. Les Comores n’ont jamais été divisées, c’est un même archipel. Nous avons été divisés en quatre par nature, par la mer, mais nous sommes un même peuple parlant la même langue, partageant la même culture, pratiquant la même religion.

Propos recueillis par M. Soilihi Ahmed


SOURCE : AL WATWAN.NET 10/10/2008 

 

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:44

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 09 octobre 2008 (HZK-Presse)A l’heure actuelle, où une crise alimentaire sévit un peu partout dans le monde, les agriculteurs des trois îles, qui viennent de se constituer en fédération, tentent de lutter contre l’importation massive et la flambée des prix des produits alimentaires.

 

Ce matin, a eu lieu au Palais du peuple de Moroni, le congrès constitutif de la Fédération Nationale des Agriculteurs Comoriens (FNAC), qui tentera de réorganiser le corps syndical et professionnel des agriculteurs, afin de mieux contribuer à la promotion économique du pays, en présence du Président Sambi et de son gouvernement.

 

« L'agriculture est à la fois source alimentaire et de revenus des pauvres, comptant 40% du PIB et 90% des recettes d'exportation », a annoncé le délégué mohélien, Halifa Said, également vice président de la FNAC.

 

Se demandant pourquoi les gens ne s'intéressent pas à l'agriculture, le vice président a appelé les professionnels agricoles à « se serrer les coudes et faire une politique de partenariat avec l'administration ».

 

Dans sa déclaration le président de l'Union, a promis de « déployer tous les efforts nécessaires pour valoriser le métier d'agriculteur et à contribuer à l'amélioration de leurs revenus », tout en rappelant le potentiel végétal et animale de notre écosystème, jusqu'ici non exploité.

 

« Que ceux qui ont les terres les exploitent, car l'Etat n'a pas les ressources de fournir un emploi à tout le monde », a répété maintes fois le président Sambi, ajoutant que « les hommes riches de la planète ne sont pas des fonctionnaires, mais des gens qui vendent ce qu'ils ont produit ».

 

La FNAC, regroupant l'ensemble des associations, syndicats, et tous ceux qui œuvrent pour le développement et la promotion du métier d'agriculteur, se fixe comme objectifs, « de valoriser le métier d'agriculteur et d'éleveurs, défendre leurs intérêts et améliorer leurs revenus, et bien évidement, augmenter la production », selon le président du mouvement fédérateur, Docteur Kassim.

 

Les observateurs auront constaté que la création de la FNAC intervient à la suite d’une scission au sein de la première organisation professionnelle du secteur agricole, le Syndicat nationale des agriculteurs comoriens (SNAC).

 

Al-Hamdi Abdillah

091008/aah/hzkpresse/12h00

 

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:37

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  

Moroni, mercredi 08 octobre 2008 (HZK-Presse) – Annoncé depuis plusieurs mois, le projet de troisième marché de la capitale est enfin devenu réalité. C’est en présence du chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja qu’a été inaugurée, dans la matinée de ce mercredi, cette infrastructure encore inachevée mais vouée à être opérationnelle, située à l’intérieur des anciens magasins Grimaldi, non loin de la Banque centrale et de Comores Télécom.

 

Comme prévu, les petits commerçants du secteur informel ont désormais leur propre zone de vente. Cette initiative, vise à « désengorger les axes de la capitale, et à améliorer la circulation des piétons et des automobilistes », selon le maire de Moroni, Said Ahmed Said Ali. Dans son discours de bienvenue adressé aux propriétaires du nouveau marché, le maire n’a pas oublié d’appeler la police à « plus de contrôle des prix dans les marchés de la capitale, où chacun profite de la flambée des prix du carburant pour vendre ses produits à des prix ahurissants».

 

C’est en effet l’essai du « shindo sha ramadan », spécialement aménagé au stade Baumer, durant le mois sacré du jeûne, qui a permis l’ouverture ce troisième marché public, qui « servira à formaliser l’informel souvent accusé de miner l’économie de l’île et du pays », a déclaré le président de la chambre du commerce de Ngazidja, Fahmy Thabit, qui d’ailleurs s’est dit « engagé à soutenir tout projet visant à développer l’économie et le pays ».

 

Initié par la Chambre de commerce, soutenu par la commune de Moroni, ce projet n’aurait cependant pas vu le jour sans le financement du gouvernement de l’île. Au nom des commerçants du secteur informel, Madame Karidoudja a vivement remercié ce dernier pour ses efforts et d’avoir « respecté ses engagements ».

 

A son tour, le président de l’île de Ngazidja, Mohamed Abdoulwahabi, a appelé l’ensemble des petits commerçants et autres vendeurs à la sauvette, qu’ils soient « grands-comoriens, anjouanais, mohéliens ou malgache, à plus de respect aux formalités et conditions requises à l’exercice de toute activité commerciale ».

 

Dans son dernier mot, le patron de l’île a émis le souhait de voir « se décentraliser ce genre de petit commerce dans les autres localités, à l’exemple des services de l’administration fiscale de l’île » qui viennent d’ouvrir trois sous centres de la Direction générale des impôts au niveau des préfectures de Mitsamiouli, Mbéni et Foumbouni.

 

Alhamdi Abdillah

081008/aa/hzkpresse/15h00

 

 

 

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:23

 

 
SOURCE : MALANGO. Mardi 7 octobre 2008 11:41:10

Plusieurs ex-gendarmes du colonel Bacar ont quitté la base aérienne 181 de Gillot vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre, où ils était gardés depuis leur arrivée sur l'île, le 27 mars. *
 

Selon le Journal de l'île de la Réunion (édition du 7 octobre), "les "libérations" se sont succédé durant le week-end avec trois nouvelles sorties samedi [et quatre autres dimanche]", en plus des deux premières vendredi. Les derniers ex-gendarmes devaient quitté la base lundi.

Mais, la préfecture a aussi décidé de prendre ses précautions, indique le quotidien. "Non seulement les 18 hommes ont dû donner de sérieuses garanties sur les personnes qui devaient les héberger mais ils doivent aussi aller "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche de leur lieu de résidence comme lors d’un véritable contrôle judiciaire. S’ils doivent pour une raison ou une autre quitter leur commune de résidence, ils doivent le signaler aux forces de l’ordre."

La préfecture a toutefois décidé de leur accorder une carte leur permettant d’avoir accès à des soins mais aussi un document leur permettant de faire valoir leur identité s’ils subissent un contrôle d’identité. Ce document n’est pas pour autant un titre de séjour. Il ne leur permet ni de travailler ni de bénéficier des minima sociaux.

Christine Louis-Quéré, présidente de la ligue citoyenne interrogée par le JIR, a dénoncé cette situation : "Ils se retrouvent sans travail, sans argent avec l’impossibilité pour eux de pouvoir vivre une vie normale à la Réunion".

L'avocate des ex-gendarmes, Me Marie Briot, s'est également indiqné : "Pour ceux qui ont de la famille à la Réunion, cela peut aller, mais pour les autres, je ne vois pas comment cela pourra être tenable pour eux à long terme", affirme l’avocate.

(avec le Journal de l'île de la Réunion)

*voir l'article déjà publié le 19 septembre 2008 en cliquant ICI

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 22:15

 

 

APA-Moroni (Comores) La Direction Nationale de la Documentation et de la Protection de l’Etat (DNDPE), qui fait office, aux Comores, de Renseignements Généraux, a démanté une filière d’immigration clandestine impliquant de nombreux étrangers de diverses nationalités, notamment de Sri-lankais, de Malais ou encore de Singapouriens, a appris APA mercredi à Moroni.

Quatre Sri-lankais viennent d’être arrêtés cette semaine au Kenya et à Mayotte puis refoulés à Moroni pour avoir tenté d’entrer frauduleusement en Europe en utilisant de faux documents d’identité.


Ils avaient auparavant réussi à tromper la vigilance des autorités de la PAF (Police de l’Air et de frontières) des Comores avant d’être appréhendés.

«Ces Sri-lankais sont entrés légalement aux Comores et ont essayé de repartir avec de faux passeports en se faisant passer pour des ressortissants de la Communauté Européenne », a expliqué à APA le commissaire Mfoihaya Mohamed, patron de la DNDPE.


Selon lui, les premières enquêtes font état de complicités comoriennes, notamment celle d’un dénommé Hassane Taoufik, un Comoro-djiboutien qui dispose d’un bureau de change ayant pignon sur rue à Moroni.

«Pour l’image des Comores à l’extérieur, nous n’allons jamais tolérer ce genre de pratiques. Notre pays n’est pas une passoire où les trafiquants de tous ordres pourront facilement transiter pour entrer illégalement en Europe », a ajouté M. Mfoihaya.


Un groupe de Sri-lankais a déjà réussi à s’introduire illégalement en Europe à partir des Comores, selon des sources policières.

Cette fois, les contrôles aux frontières comoriennes sont devenus plus rigoureux.

 

MI/mn/APA

08-10-2008

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:12

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 07 octobre 2008 (HZK-Presse) – Placé sous la tutelle technique et financière de l’ambassade de France à Moroni en collaboration avec le commissariat général au plan et le ministère des relations extérieures de l’Union des Comores, le programme de Codéveloppement intervient pour mobiliser notamment les compétences de la diaspora comorienne installée en métropole, en appuyant  les associations de migrants comoriens mais aussi aux porteurs de projets économiques à forte valeur ajoutée aux Comores.

 

Pour mieux éclairer l’opinion sur le mécanisme du programme, la Gazette des Comores s’est entretenue avec le chef du projet M. Daniel JOANNES qui opère à Moroni depuis déjà deux années avec son équipe composée d’expatriés et de nationaux. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du document cadre de partenariat (DCP) signé en 2006 entre Paris et Moroni, et dont l’objectif est de servir le développement du pays par l’implication de sa diaspora.

 

Le programme serait conçu comme « une action d’aide au développement à la quelle participent des migrants vivant en France, quelles que soient les modalités de cette participation ». Le même projet est initié dans d’autres pays africains ayant une forte communauté vivant en France, dont le Mali, le Maroc et le Sénégal. Les Comores ont donc bénéficié à travers cette nouvelle forme de coopération avec Paris, une enveloppe de l’ordre de 2 millions d’euros (soit 984 millions de francs comoriens), pour servir de tremplin économique en incitant les compétences de la diaspora à s’investir dans leur pays d’origine pour des missions de courte durée.

 

L’expérience étant donc limitée dans le temps (36 mois), ce qui nécessite à cet effet une bonne maîtrise des projets présentés en collaboration avec les nationaux. Autant dire que le projet s’est appuyé au travers le fonds de solidarité prioritaire français (FSP) qui s’intègre dans le DCP.

 

La convention de financement du programme étant concrètement signé en avril 2006, il a fallut patienter pour des raisons d’ordre technique avant de mettre en place le comité de pilotage qui s’est réuni pour la première fois en avril 2007 pour lancer ses activités sur le terrain.

 

Dans cette perspective des dispositifs sont opérationnelles tant au niveau national qu’en France où une cellule relais est actuellement intégrée à l’ambassade des Comores à Paris, comme au consulat général récemment ouvert à Marseille et ce, pour servir de point d’accueil et de conseil aux porteurs de projets. En retour, une fois les projets instruits sont transmis à la cellule de coordination à Moroni.

 

Toutefois, un comité de pilotage composé des représentants de différents secteurs dont le commissariat général au plan arrête les orientations stratégiques du programme tout en veillant au bon déroulement du programme.

 

Pour rappel, au niveau de chaque île autonome, un comité consultatif est opérationnel pour entre autres examiner et accompagner les promoteurs de projets. D’ores et déjà, l’Université des Comores bénéficie du fonds de codéveloppement en faisant intervenir à des missions de pointe parmi l’élite fortement qualifiée installée en France et à l’île de la Réunion en  dispensant des conférences et des modules de formation au profit des étudiants comoriens.

 

Quelques communes pilotes du pays telles que celle de Foumbouni au sud de Ngazidja en association avec la diaspora de la ville installée en France, ont pu arracher un financement pour la construction d’une digue d’un montant de 16 millions de francs comoriens soit une valeur de 75% du projet. La commune de Bandamadji Itsandra comme celle de Ouella –Mitsamiouli ont aussi bénéficié de ces fonds pour réaliser leurs projets respectifs : le premier pour la construction du digue de protection contre la monté des eaux marines et le second pour l’adduction d’eau de la localité.

 

Des ONG oeuvrant dans le développement communautaire tels que « Ulanga – Ngazidja » en partenariat avec l’association « Deux mains » installée à Marseille, viennent d’obtenir un appui financier du programme.

 

Parmi les enjeux déjà identifiés, l’on énumère notamment la participation active (technique et financier) des communautés de migrants qui jouent un rôle non négligeable, une potentialité  qui peut être valorisée pour aider au développement du pays. Le programme de codéveloppement se veut être un concept appelé à devenir un outil de coopération et de solidarité entre les communautés de migrants comoriens avec les communautés de bases. (Suite les composantes du projet) 

 

A. Nabahane

071008/an/hzkpresse/15h00

 

 

 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 14:36

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 Comores / Société

Paris, lundi 06 octobre 2008 (HZK-Presse)Depuis plusieurs années, le débat est lancé dans les milieux éducatifs sur les voies et moyens d’améliorer l’enseignement aux Comores, et de nombreuses études ont été faites, avec l’appui des partenaires extérieurs, sans parvenir à renverser cette tendance inquiétante à la dégradation du niveau scolaire, marqué année après année, par des taux d’échec aux examens et concours nationaux.


Mohamed Ahmed-Chamanga (photo), un des chercheurs comoriens spécialisé dans l’étude de la langue comorienne, estime que l’introduction progressive de la langue comorienne est une des solutions envisageable, dès les deux premières années du cycle élémentaire de nos écoles. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à HZK-Presse/La Gazette, Chamanga estime que « l'enseignement en comorien ne doit pas être un enseignement au rabais, mais un enseignement qui facilitera l'acquisition des connaissances et qui développera les facultés cognitives de l'enfant. » 

 

Question : M. Ahmed-Chamanga, vous avez travaillé cet été sur l'introduction de la langue comorienne dans le système éducatif. Pourquoi est-ce une nécessité aujourd'hui ?

 Mohamed Ahmed-Chamanga - C'est une étude faite à la demande du Ministère de l'Éducation Nationale, avec le soutien du PASEC (Programme d'Appui au Secteur Éducatif aux Comores, financé par l'Union Européenne). Vous n'êtes pas sans savoir que le système éducatif comorien est "malade". Tout le monde s'accorde à dire que le niveau général de l'enseignement baisse de plus en plus. Tout le monde s'accorde également à reconnaître le caractère inadapté de cet enseignement. Ce constat ne date pas d'aujourd'hui. Il remonte à la veille de l'indépendance. Les causes en sont multiples et ont d'ailleurs été relevées dès le début des années 1990, notamment lors des États Généraux sur l'éducation tenus à Moroni en 1993.

Pour répondre directement à votre question, l'introduction de la langue comorienne, ou plutôt d'une langue maternelle dans le système éducatif, n'est pas seulement une nécessité d'aujourd'hui. Elle l’était déjà depuis longtemps dans notre pays. Si elle n’a pas été faite, c'est parce qu'il n'y avait ni les compétences, ni les outils nécessaires pour cela. Nous disposons aujourd'hui d'études et de travaux suffisants.

 Question : Est-ce que cela veut dire que nous allons remplacer le français par le shiKomori dans l'enseignement ?

 MAC : - Il ne s'agit nullement de remplacer le français par le shiKomori. Il s'agit d'adapter l'enseignement à l'environnement de l'enfant, comme cela se fait d'ailleurs un peu partout dans le monde, sauf peut-être en Afrique dite "francophone". L'enseignement se fera entièrement en langue maternelle pendant les deux ou les trois premières années du primaire, avec une introduction progressive du français.

 Question : En quoi la langue maternelle est-elle importante pour un enfant qui entre à l'école ?

 MAC : Cela est très important du point de vue pédagogique. Comment voulez-vous ou pouvez-vous transmettre un savoir à un enfant qui ne comprend pas ce que vous lui dites ? Bien sûr, cela n'est pas impossible. Mais quelle perte de temps ! Et puis, sans entrer dans des querelles idéologiques, pourquoi voulez-vous que les enfants comoriens - ou africains en général - soient les seuls au monde à ne pas apprendre dans leur langue maternelle ?

 Question : Certains pensent que rien ne sert de créer des troubles dans l'esprit de jeunes comoriens qui ont déjà du mal avec le français ?

 MAC : C'est le système actuel qui crée des troubles dans l'esprit des enfants. Imaginez un jeune enfant qui, jusque-là ne parlait que sa langue maternelle et qui se trouve brusquement plongé dans un autre univers dont il ignore complètement le code ! Il est évident qu'il se sent totalement perdu. Il devient alors passif et fonctionne comme un robot en se contentant de répéter ce qu'on lui dit. Vous conviendrez avec moi qu'on est loin de l'objectif recherché qui est de lui apprendre à raisonner et à acquérir une autonomie de pensée.

D'ailleurs, si nous remontons un peu dans l'histoire de l'enseignement aux Comores, nous sommes tous d'accord pour reconnaître que nos aînés qui ont fréquenté l'école française dans les années 1930-1950 ont une meilleure maîtrise de la langue de Molière que nous-mêmes et, à plus forte raison, que les jeunes d'aujourd'hui qui font des études plus longues. Pourquoi ? Sans doute parce qu'ils entraient à l'école avec une certaine maturité d'esprit, puisqu'ils avaient au minimum dix ans. Même s’il y a certainement d'autres raisons...

 Question : D'autres se demandent lequel des dialectes comoriens sera mis en avant dans l'enseignement ? Y a-t-il incompatibilité entre les quatre parlers comoriens ?

 MAC : La langue comorienne est formée de quatre variantes régionales ou insulaires. Aucune de ces variantes ne sert de langue véhiculaire dans tout l'archipel. Pour ne pas créer justement des troubles dans l'esprit des enfants, on est convenu de conserver, du moins dans un premier temps, dans chaque île le parler local, tout en travaillant sur leur unification. Déjà, dès la première année du collège, les élèves apprendront (comme matière) un parler qui n'est pas le leur. Ainsi, un Grand-Comorien apprendra le shiNdzuani/shiMaore, l'Anjouanais le shiNgazidja et le Mohélien le shiNgazidja ou le shiNdzuani, etc., de telle sorte qu'arrivés en classe de 3e les élèves se sentent à l'aise dans n'importe quelle variante linguistique de l'archipel.

Ceci est important car, entre la variante shiNgazidja et la variante shiNdzuani en particulier, il y a des différences assez sensibles, notamment dans le domaine des formes verbales et des sons fonctionnels de la langue. Il est donc nécessaire que chacun puisse établir et intégrer les correspondances des formes rencontrées dans les divers parlers. On essaiera également d'uniformiser le plus possible les mots et les expressions dans les documents officiels.

 Question : Les outils pédagogiques pour l'introduction du shiKomori dans l'enseignement sont-ils prêts ?

 MAC : L'introduction du shiKomori dans l'enseignement ne se fera que si les conditions sont réunies pour en assurer la réussite. Quelles sont ces conditions ? Il y a la formation des maîtres et la conception des manuels scolaires et des outils pédagogiques. Cela prendra un peu de temps, mais c'est essentiel, car il y va de l'avenir de l'enfant comorien et du devenir du pays. L'enseignement en comorien ne doit pas être un enseignement au rabais, mais un enseignement qui facilitera l'acquisition des connaissances et qui développera les facultés cognitives de l'enfant.

Plusieurs phases sont nécessaires pour y arriver. Nous devons dans une première phase assurer la formation des formateurs. Cela interviendra dès 2009. Ces formateurs formeront à leur tour les "alphabétiseurs" et les élèves instituteurs. Des écoles pilotes au niveau de chacune des îles seront ensuite ouvertes, avant la généralisation du système dans une deuxième phase, si l'expérience s'avère concluante.

Une autre question se pose également : la formation et la conception des manuels et des outils pédagogiques demandent beaucoup de moyens. Les Comores peuvent-elles y faire face ? Je répondrai tout simplement que, quelle que soit la langue utilisée, l'enseignement nécessite beaucoup de moyens humains et financiers. Je suis d'ailleurs persuadé que lorsqu'il est fait entièrement en langue étrangère, le coût est à mon humble avis beaucoup plus élevé, car le pays reste totalement tributaire de l'étranger.

Les études et travaux sur la langue comorienne ont fait des progrès considérables ces dernières années. Nous pouvons envisager son introduction dans le système éducatif avec sérénité, tout en poursuivant la recherche.

 

Propos recueillis par Mahmoud Ibrahime, Correspondant, Paris061008/mi/hzkpresse/6h00

 

 

 

 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 08:57

Après des années de concertation, plaidoyer et travaux de réflexion autour du code de la famille, l’heure est maintenant à la sensibilisation pour la mise en application de la loi portant sur ledit code promulgué depuis 2005. L’atelier de vulgarisation du code de la famille organisé le samedi 27 septembre à l’école de médecine et de santé publique par le commissariat pour la Promotion du genre et la Protection sociale de l’île autonome de Ngazidja au profit des maires des différentes communes de l’île constitue une étape d’une campagne de sensibilisation tous azimut que lancent les instances oeuvrant pour le bien être de la famille.

‘‘Le code de la famille n’est pas conçu pour protéger la femme, c’est une loi que nous avons voulue tous pour assurer la stabilité de la famille et à travers cela le bien être de l’enfant’’, a souligné la commissaire Moinaécha Said Islam à cette occasion. Par crainte que la séance se transforme en débat sur les dispositions de la loi comme cela se passe souvent, la commissaire qui est aussi le maire de Bandamadji-Itsandra a tenu à rappeler à ses pairs que ce travail est le fruit de tant de travail qui a réuni à la fois religieux, hommes de loi, défenseurs des droits humains etc. Mais c’était sans compter avec l’intransigeance de certains participants qui ont dénoncé le fait qu’ils n’aient ‘‘pas été invités apporter leur opinion’’.

Invité à exposer le code, le magistrat Youssouf Djaé a expliqué d’abord le contexte de l’élaboration du code la famille. ‘‘Il fallait disposer d’une loi harmonisée par rapport aux trois ‘codes’ qui régissaient les questions liées à la famille dans notre pays’’, a-t-il dit. Y. Djaé qui s’est attardé sur certains sujets qui sont portés devant la justice a déclaré qu’il faut ‘‘prévenir les difficultés liées à l’évolution de la société’’. L’affiliation fait partie de ce genre de sujet par le fait que des nombreuses familles immigrées ont recours à l’adoption des enfants avec qu’il leur arrive parfois des problèmes.

Le docteur Said Bourhane, pour sa part, a soutenu que la présente loi est conforme à l’Islam ‘‘par le fait qu’elle a comme source le minihadj et le Coran’’. ‘‘Vous incarnez le pouvoir à proximité de la population et, à ce titre, vous êtes supposés aider à la mise en œuvre de cette loi conçue pour mettre un terme au désordre dans notre société’’, a-t-il dit aux maires.
Il a été souligné lors de la séance des questions-réponses que les maires ne sont pas à l’instar des juges ou des cadis les personnes directement concernées par la mise en ouvre de la loi. Etant aussi entendu que chaque village dans l’archipel a son Naiboulcadhui et tenant compte de l’exigence d’enregistrer les actes à l’état civil, il a été demandé la formation des formateurs (cadis et naiboul cadhui) pour assurer la mise en application de la loi notamment au sein de chaque village. ‘‘La mise en application de cette loi servira de témoin pour montrer que nous nous conformons aux différentes lois internationales auxquelles nous avons souscrit’’, a dit Sitti Said Hassane, qui a rappelé les différentes conventions que les Comores ont ratifiées.

Samnya Bounou

Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&actu_id=108  26/09/2008

 

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