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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 13:52

Source : Alwatwan.net / 29 octobre 2008
 

Sidi Dans son rapport de mission, la délégation parlementaire qui s'est rendue récemment au Koweit pour s'enquérir davantage du programme de citoyenneté économique entre les Comores et l'Emirat pétrolier recommande l'adoption du projet, présenté comme ''une opportunité historique'' pour relancer le développement de l'archipel et ''le remettre au même niveau économique et financier que les pays de la région''.

Entre le 10 et le 13 octobre, une mission parlementaire composée de onze personnes s’est rendue au Koweit pour s’informer davantage des dessous du projet de loi portant naturalisation de plusieurs centaines de ressortissants koweitiens (généralement appelés des Bidouns) dans le cadre d’un programme dit de citoyenneté économique. Ce voyage fait suite à une recommandation de la commission parlementaire chargée du dossier qui, pour lever les zones d’ombre et ‘‘devant la complexité de la problématique’’, avait jugé nécessaire cette mission d’information.

Le rejet du projet de loi le 24 juillet dernier à l’issue d’un débat houleux à l’assemblée nationale a fini par convaincre le gouvernement quant à l’urgence de dépêcher des parlementaires comoriens aussi bien au Koweit que dans les autres pays cités dans le projet afin de ‘‘dissiper tout malentendu’’. C’est la société Comoro-Gulf Holding (Cgh), qui joue le rôle d’interface entre les Comores et le Koweit qui a été donc chargée d’organiser de bout en bout le déplacement de la mission parlementaire.
A en croire le rapport, les principales interrogations de la délégation comorienne ont essentiellement porté sur la sécurité des Comoriens (cohésion sociale, religieuse et culturelle,…) devant la naturalisation d’un nombre aussi important de Bidouns, mais aussi sur la crédibilité de ces investisseurs potentiels, la gestion de la manne financière qui découlera de ce programme, le rôle des opérateurs économiques comoriens dans les projets envisagés, etc.
Le rapport indique que toutes ces inquiétudes ont été levées : ‘‘Il est certain que les enjeux économiques et financiers du programme de citoyenneté économique sont importants et que s’il réussissait, les Comores pourraient bénéficier d’infrastructures viables et fiables qui seraient un atout pour attirer d’autres investisseurs en vue d’un développement de grande envergure’’, y lit-on.

On y apprend aussi que les Bidouns sont des Koweitiens nés et vivant au Koweit mais ne disposant pas d’un état civil officiel. De ce fait, ils n’ont ni accès à l’université, ni droit à un passeport si ce n’est à titre provisoire. Ainsi, pour s’acheter un véhicule, par exemple, le Bidoun doit obligatoirement passer par une tierce personne.
Le rapport renseigne que le programme de citoyenneté économique n’est pas une demande officielle du Koweit, mais plutôt un souhait du gouvernement comorien exprimé aux autorités koweitiennes. Le projet comporte particulièrement deux volets : il y a, d’une part, des investisseurs (toutes nationalités confondues) qui désirent investir aux Comores, mais demandent de ‘‘solides garanties de sécurité de leurs investissements’’. D’autre part, les Bidouns qui veulent, à travers ce projet, pouvoir disposer d’un titre de voyage et d’une carte d’identité. ‘‘Il n’y a aucun lien entre les deux catégories d’investisseurs’’, précise-t-on toujours dans le rapport de mission.
Le docteur Ibrahim Soeuf, membre de la mission parlementaire, ne voit aucun inconvénient à ce que les Comores se dotent de l’arsenal juridique nécessaire pour protéger tous ceux qui souhaitent investir dans notre pays, mais reste toujours ‘‘prudent’’ vis-à-vis de tout projet de naturalisation.

Il faut dire que le projet de citoyenneté économique, revu et corrigé, est actuellement en débat à l’assemblée. Le parlement cherche à recueillir l’avis des différents acteurs de la société, notamment de l’organisation du patronat comorien (Opaco), les hommes politiques et la société civile, avant de passer au vote.

Mohamed Inoussa
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:55

Source Alwatwan 28 octobre 2008

Le couple américain de Harriet J et Martin Ottenheimer, deux docteurs en anthropologie, vient de publier successivement cette année, un dictionnaire comorien anglais, un livre intitulé Marriage in Domoni et réalisé entre autre un Dvd sur les danses folkloriques traditionnelles comoriennes d’origine anjouanaise. Le dictionnaire, qui vient d’être signé par Harriet Joseph Ottenheimer, a 357 pages et compte plus de 10 000 mots comoriens qui trouvent désormais un sens dans la langue anglaise de la variance américaine.

Le Dvd constitue un panorama quasi-complet de la musique traditionnelle. On peut y découvrir mrengue, shigoma, mshogoro, ngaza, bwalolo, gomaliyawo, sangiyo et trimba, pour ne citer que ceux-là.

Le dictionnaire, qui vient d’être signé par Harriet Joseph Ottenheimer, a 357 pages et compte plus de 10 000 mots comoriens qui trouvent désormais un sens dans la langue anglaise de la variance américaine. En outre, Martin Ottenheimer est l’auteur du livre constitué de huit chapitres, retraçant l’essentiel de toutes les cérémonies de la célébration du mariage selon les us et coutumes anjouanais et dans le respect de la religion musulmane. Le Dvd constitue un panorama quasi-complet de la musique traditionnelle. On peut y découvrir du mrengue, shigoma, mshogoro, ngaza, bwalolo, gomaliyawo, sangiyo et trimba, pour ne citer que ceux-là.

Pour honorer ces ‘‘amis des Comores”, comme on les appelle désormais, la salle de spectacle de l’Alliance franco-comorienne de Mutsamudu a abrité dimanche une cérémonie de reconnaissance à laquelle avaient participé de nombreuses personnes parmi lesquelles les plus grands érudits de la religion musulmane. Tout a été fait pour donner un caractère officiel à cette cérémonie qui s’est déroulé sous le haut patronage du coordonnateur de l’action gouvernementale de l’Union, Mohamed Affane Yahaya.
Tous les discours ont été prononcés en comorien du fait que MM et M Ottenheimer connaissent le comorien et peut-être et ‘‘même plus que certains de nos compatriotes’’, avait précisé M. A. Yahaya. Le moment le plus émouvant de la cérémonie fut lorsque les deux américains ont pris la parole en comorien. Ottenheimer s’est d’abord félicité qu’en arrivant aux Comores ils aient ‘‘rencontré tant d’amis et appris tant de choses. Il a ensuite rappelé qu’avant leur arrivée “personne aux Etats-Unis d’ Amérique ne semblait connaître les îles de la lune.

Une longue histoire d’amour

Mais je souhaite qu’avec ces écrits, n’importe qui peut en étant n’importe où savoir ce qu’il veut sur les Comores”. Ottenheimer s’est montrée ravi de la cérémonie avant de se projeter sur l’avenir des relations entre les deux pays ‘‘Désormais ce dictionnaire va aider les Américains et les Comoriens, chacun de leur côté, à apprendre la langue de l’autre. Cela conduira à tisser des liens encore plus forts entre les deux pays’’.

Harriet J et Martin Ottenheimer ont connu les Comores en 1967 lorsqu’ils étaient venus préparer leur thèse de doctorat. A Moroni, ils étaient d’abord installés à l’hôtel Karthala, en suite à Itsandra avant d’élire domicile à Domoni. Depuis lors le couple est revenu plusieurs fois aux Comores. Les deux hôtes de la cérémonie affirment qu’avant de quitter leur pays, ils avaient reçu l’adresse de Affane Mohamed, ancien ministre et gouverneur de l’île de Ndzuwani, de la part d’un de leurs professeurs qui avaient connu les Comores pendant la seconde guerre mondiale. Nounou Affane de Domoni a dit pour sa part tout le bien qu’il pensait des Américains qui ‘‘témoigne d’un amour et d’un attachement particulier vis-à-vis des Comores’’. Le couple a adopté une comorienne qu’il a appelé Affane Ottenheimer.

Toutefois, on retiendra surtout les derniers propos du coordonnateur qui n’a pas hésité à déclarer que : “les Comores, ce pays appartient aussi au couple Ottenheimer car ils l’ont choisi, vécu, aimé et honoré, ce qui est très rare pour être souligné”.

Abidhar Abdallah

 

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 09:26

Source Alwatwan 27 octobre 2008

Maitre Fahmi S. Ibrahim, vous êtes à la tête du Pec, Parti pour l’Entente Comorienne. Croyez-vous que les comoriens ne s’entendent pas?

Je pense qu’il est difficile d’avoir l’unanimité de tout un peuple. Il y a des positions pour les uns et pour les autres, c’est normal. On ne peut pas parler de mésentente, mais plutôt de divergence d’opinions.

Et si divergence il y a, doit-on imputer la responsabilité aux personnes ou aux institutions?

Je pense que quelque soit la position des uns et des autres, il faut qu’il y ait un dénominateur commun : tout doit converger vers l’intérêt de la Nation. Il appartient à chacun d’exposer sa vision et c’est au peuple de lui donner raison ou pas.

Justement, quelle est votre vision à propos de la révision constitutionnelle annoncée par le chef de l’Etat? Et que propose le Pec s’il y adhère?

Le Pec est clair là-dessus. Nous nous sommes prononcés, avant même l’intervention du chef de l’Etat, en faveur d’une réforme de nos institutions, tout en préservant l’essentiel. Je crois en tout cas que la plupart de nos concitoyens sont persuadés qu’il y a dysfonctionnement dans nos institutions. Nous sommes témoins des divergences de fond qui opposent les différentes institutions depuis 2002. De temps en temps, c’est à cause de la mauvaise foi de certains politiques, mais surtout aussi de la mauvaise lecture que nous faisons de notre loi fondamentale et de la complexité de celle ci, notamment à propos de l’article 9, relatif au partage des compétences.

Sur ce volet des compétences, j’ai dit autrefois que, par exemple, la loi fondamentale n’attribue pas de pouvoir judiciaire aux exécutifs insulaires. J’ai été interpellé sur le fait qu’il y a l’article 28 qui dispose qu’une loi organique porte organisation de la justice dans l’Union et dans les îles, et que les îles ont de ce fait leur part de compétence dans la justice. Or, cet article 28 dispose qu’une loi organique portera organisation, mais pas attribution. Il y a lieu, me semble t- il, de distinguer une compétence d’organisation et une compétence d’attribution. Le Pec, en outre, propose que l’on supprime les compétences partagées et qu’on définisse clairement les compétences des uns et des autres, afin d’éviter toute interprétation.

A propos de réformes, dans un récent communiqué, Idriss Mohamed, du Front Démocratique, craint que la révision ne porte atteinte à la loi fondamentale en touchant à l’autonomie des îles. Ne partagez-vous pas cette inquiétude?

Je ne veux pas porter de jugement sur l’opinion des autres, mais il me semble que dans l’article 37 du titre 6 de la loi fondamentale, il est clairement indiqué qu’‘‘aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’unité nationale ou à l’autonomie des îles’’. Il n’y a donc pas lieu de débattre là-dessus. Bien que foncièrement contre la tournante, je crois tout de même qu’il faut la maintenir, pour ne pas attiser des velléités sécessionnistes des Mohéliens. Permettez-moi de vous rappeler que le concept ‘‘d’embargo’’ fut l’œuvre de certains leaders mohéliens avant sa mise en pratique quelques années plus tard par nos frères anjouannais.

Mais proposer par exemple des gouverneurs et des commissaires à la place des présidents des îles et de leurs ministres, n’est-ce pas toucher à l’Autonomie?

Pas du tout! Et là ça devient intéressant parce que, souvent, nous faisons dire à la Constitution ce qu’elle n’a jamais dit ! La constitution de l’Union n’a fait qu’évoquer l’exécutif des îles. Un exécutif de l’île peut avoir à sa tête aussi bien un président qu’un gouverneur. Ce sont les lois fondamentales des îles qui ont introduit cette appellation de président. Elles auraient pu les appeler des gouverneurs sans que cela affecte l’autonomie insulaire.

Et si c’est le mode même de désignation de ces chefs des exécutifs qui subissait une réforme, c’est-à-dire nommer au lieu d’élire?

Dès lors qu’on est nommé il n’y a plus d’autonomie. Il faut maintenir l’expression populaire pour la désignation des chefs des exécutifs des îles. Il faut laisser la population dans chaque île s’auto-administrer dans une certaine limite mais sans confondre leurs statuts à celui du chef de l’Etat.

Vous n’êtes donc pas d’avis que l’on supprime certaines élections pour faire des économies du budget national, comme le veulent certains?

Je pense que la démocratie comme l’autonomie ont un prix, il faut qu’on l’accepte.

Le référendum à Maore pour son éventuelle départementalisation est fixé pour bientôt. Certains acteurs politiques pensent donc que le moment est inopportun pour organiser une table-ronde sur la révision constitutionnelle, car ceci pourrait ‘‘distraire’’ les comoriens vis-à-vis de cette question majeure. Qu’en pensez-vous?

Il ne faut pas mélanger les genres. Un Etat peut s’occuper de plusieurs questions à la fois. Je ne partage pas cette manière de voir.

Pour ce qui est justement de la question de Maore, pensez-vous que le dialogue est franc entre Français et Comoriens? Pour rappel, M. Douchina, le président du conseil général mahorais, disait que la reconnaissance de Mayotte-française par la partie comorienne était un préalable aux négociations au sein du Groupe de Travail de haut niveau franco-comorien. Parallèlement, Yves Jégo, le secrétaire général français à l’Outre-mer, a révélé que l’appartenance de Mayotte à la France n’a jamais été contestée par les délégués comoriens à ce Gthn.
Ce que je déplore, justement, c’est l’absence de dialogue. Je pense que la partie comorienne ne communique pas, et c’est regrettable. Mais il va de soi que la politique comorienne sur cette question menée depuis trente ans, n’a produit aucun effet positif pour l’archipel. Mon parti et personnellement encourageons le dialogue. Je pense qu’on ne bâtît rien dans la haine et le mépris de son prochain. Il faut encourager le dialogue dans le respect et laisser l’avenir accomplir son œuvre.

D’autre part, l’on spécule beaucoup sur votre attitude envers les étrangers présents aux Comores. C’est quoi cette histoire?

Je suis choqué par les insinuations du porte-parole du parti Muroua dans un article paru dans La Gazette des Comores, lesquelles frôlent la malhonnêteté intellectuelle pour ne pas parler de manipulation. Citant les propos racistes d’un notable à l’égard des indiens et en présence du président Abdulwahabi, il a aussi parlé dans le même texte de ceux qui s’opposent à ce que ces étrangers viennent vendre des tomates et des sardines au marché à la place des Comoriens. C’est un amalgame malheureux, inadmissible et irresponsable.
Pour ma part, ma vision sur cette question des étrangers a toujours été claire. Il va de soi que les étrangers dont je dénonce la situation dans mes propos ne sont pas ces Indiens installés dans le pays depuis des dizaines voire une centaine d’années. Je ne parle pas de Punja, de Amound, de Kalfane ni de Sam. Pour moi ce sont des Comoriens.
Je parle de ces étrangers dont on ne sait même pas d’où ils viennent, et qui se trouvent au marché en train de vendre des œufs ou du poisson séché, aussi bien indiens, arabes, africains que malgaches. Je refuse cette immigration improductive. Quant aux propos racistes qui seraient tenus par ce notable de la place, si cette affirmation était vérifiée, je ne peux que les condamner. Le racisme est non seulement contraire aux valeurs humanistes que je défends mais également contraire à l’éducation que j’ai reçue.

Vous êtes donc un adepte de l’immigration choisie, de Sarkozy.

Je ne sais pas de qui, mais je sais que ce pays a besoin de vrais investisseurs. Alors, que ceux qui viennent, viennent investir, créent de la valeur ajoutée, créent des emplois! Comme la société Comoro Gulf Holding qui rénove l’hôtel Itsandra, ou Assim propriétaire de l’hôtel Le Moroni qui produit de l’eau minérale…, des étrangers qui investissent. Alors, pardonnez-moi monsieur le porte-parole du Muroua, mais je continuerai à défendre les épiciers, les commerçants tout comme les professions libérales comme les médecins nationaux sans complexe pour l’intérêt économique de mon pays mais sans haine non plus pour les étrangers. Aucun pays de la planète n’acceptera, dans le contexte économique mondial actuel, une immigration d’épiciers!

Le mot de la fin… Et si vous pouvez nous dire ce qui distingue le Pec des mille et un partis qui poussent aux Comores jusqu’à présent?

C’est au peuple de faire la différence. Mais, j’espère faire de la politique autrement. Je continuerai à faire de la politique constructive. Je refuse de m’opposer systématiquement à l’équipe dirigeante. Je continuerai à respecter la légalité républicaine. Je respecterai les élus de mon pays quels qu’ils soient. Je jouerai le rôle d’opposant quand il le faudra, mais dans le respect de la légalité et de la légitimité. Je m’opposerai aussi bien contre les gouvernants que contre mes frères opposants s’il le faut! Je reconnaîtrai de même les bienfaits de tout le monde, qu’ils soient de l’Union ou des midjidjengo. Vous parlez de mille et un partis, mais je crois qu’il n’y en a pas cinq qui ont des élus. Je crois qu’il y a lieu d’introduire la notion de légitimité (dans ces formations politiques, ndlr) et demander que ces partis se présentent aux élections à venir à commencer par les leaders pour donner l’exemple. C’est une conquête de la légitimité. Je ne sais pas ce que le Pec vaut actuellement, mais on le saura bientôt, dans les prochaines législatives.

Propos recueillis par Sardou Moussa
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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 22:54


Source : Al-watwan N° 1180 du 23 octobre 2008 

«La carte nationale d'identité est obligatoire à tout citoyen Comorien, quelle que soit la nationalité dont il est en possession. Par conséquent, elle est exigée à la demande du visa de sortie et de retour», peut-on lire dans un communiqué signé le 3 octobre dernier, par le directeur général de la Sûreté du territoire, il y a donc de cela juste trois semaines.
A défaut de cette carte, le postulant à un visa sera considéré comme étranger et devra régulariser sa situation administrative au même titre qu'un étranger résidant aux Comores. La nouvelle mesure est appliquée à partir du 10 octobre 2008.

Pour de nombreux Comoriens, « la décision est en soi bonne, malheureusement il s'est écoulé trop peu de temps (une semaine) entre le jour de sa publication et celui de son application ». Il n'y a pas eu assez de temps, après la signature de ce document, pour préparer et sensibiliser les gens.

Il y'a moins d'une semaine une équipe de handballeurs ainsi que des musiciens mahorais ont séjourné à Ngazidja. Avant de quitter Moroni, les membres de cette délégation ont dû se conformer à la réglementation en vigueur en Union des Comores. Actuellement, on demande à tout citoyen comorien de prouver qu'il est comorien. Sur la base de leur passeport français, les jeunes mahorais se sont fait délivrer des fiches individuelles d'Etat civil par des mairies comoriennes, ce qui leur a permis de se faire délivrer ensuite la carte nationale d'identité pour la modique somme de 8 euros.

Au service d'immigration l'on a appris que cette délégation mahoraise a choisi la voie de sagesse en présentant la carte nationale d'identité ; ce qui lui a évité le paiement d'un séjour s'élevant à 30 000 francs. Nul n'est obligé d'obtenir cette carte d'identité sachant que, dans ce cas, il sera considéré comme étranger dans son propre pays.

Dans les colonnes d'un confrère qui parait à Maore, le président du Conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina a déclaré : « Si les Comores font payer un visa aux mahorais, c'est qu'ils reconnaissent que Mayotte est un pays étranger, donc ils reconnaissent son appartenance à la France » . De deux choses l'une : ou bien monsieur le « président du Conseil général de Mayotte » a un problème où bien il n'a rien compris à la disposition en question et à ce qui s'est réellement passé. Il est vrai, à sa décharge, que le communiqué de la direction générale de la Sûreté du territoire a été rédigé en français et comme mwenye Ahamadi Attoumani n'est pas Français,
on ne peut pas lui en tenir rigueur. Ce qui est sûr, au-delà de tout cela, c'est que les jeunes mahorais ont passé un excellent séjour à Ngazidja comme chaque fois qu'un jeune comorien de Mwali, de Ndzuwani ou de Ngazidja se rend dans une autre de ses îles. C'est là l'essentiel. Pour le reste demandez à « monsieur le président du Conseil général de Mayotte ».

Source : Al-watwan N° 1180 du 23 octobre 2008

 

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:04

 Source : Malango

Le gouvernement anjouanais refuse les Comoriens des autres îles refoulés de Mayotte
Mardi 21 octobre au port de Mutsamudu, les Comoriens originaires des îles de Mohéli et de la Grande-Comore refoulés de Mayotte ont été interdits de descendre du navire Maria Galanta. Les autorités ont sommé l'agence de les transférer dans leur île, avant de les héberger.
Mardi 21 octobre, trois ministres du gouvernement anjouanais, Bastoine Soulaïmana (Justice), Fadul Ahamed (Transports) et Mohamed Saïd (Intérieur) se sont rendu sur le quai du port de Mutsamudu afin d'assister à l'arrivée du Maria Galanta, chargé de Comoriens refoulés du territoire mahorais par les autorités françaises. Ils ont demandé à ce que les personnes originaires de la Grande-Comore et de Mohéli soient rapatriées dans leur île, et non à Anjouan. Après quelques minutes de négociations, ils ont finalement accepté d'héberger ces personnes en attendant qu'une solution soit trouvée, mais ont interdit au Maria Galanta de quitter le port.
"Il y a deux semaines, nous avons envoyé une note aux agences de voyages leur indiquant que désormais, elles doivent rapatrier les personnes expulsées de Mayotte au plus près de chez elles", indiquait mercredi 22 octobre le ministre des Transports d'Anjouan, Fadul Ahamed. "Nous sommes allés sur le port pour vérifier que cette note était bien respectée, ce qui n'a pas été le cas."
Cette note du gouvernement anjouanais date du 9 octobre dernier. Selon ce document envoyé aux trois agences de voyages (Comores Aviation, Tratringa 3 et Maria Galanta) qui acheminent les Comoriens refoulés par les autorités françaises de Mayotte vers Anjouan, il revient à l'agence de voyage de "rapatrier au plus près de chez eux" ces personnes. "Nous nous retrouvons à Anjouan avec des Grand-Comoriens et des Mohéliens qui n'ont rien à faire. Ils créent des troubles et n'ont aucun moyen de subsistance. Il nous semble légitime de demander à ce que l'Etat français prenne en charge leur retour chez eux", indique le ministre.
Toujours selon cette note, il n'est plus question que les personnes expulsées arrivent dépenaillées au port de Mutsamudu et à l'aéroport de Ouani. "On voit des jeunes en culotte, sans chemise, sans chaussures", dénonce le ministre des Transports. "C'est inhumain. Nous demandons à ce que les autorités françaises respectent les droits de l'Homme et permettent à ce que ces personnes puissent récupérer leurs affaires personnelles avant d'être expulsées. Dans le cas contraire, c'est à l'agence de voyage de leur fournir le minimum", poursuit-il. La note stipule également que les mineurs expulsés ne seront plus acceptés et devront retourner à Mayotte.
Si les agences ne respectent pas cette note à l'avenir, le ministre n'exclut pas de prendre prochainement "des mesures", sans préciser lesquelles. "Nous attendons de voir s'ils acceptent de coopérer", conclut M. Ahamed. "Si cela ne change pas, nous agirons en conséquence. Ce n'est que le début d'une série de mesures que nous comptons appliquer dans les prochains jours" a pour sa part déclaré le ministre de l'Intérieur.
A Mayotte, les autorités cachent difficilement leur désarroi face à ces "complications". "Nous en prenons acte. Ils sont souverains. Pour l'instant, il n'y a pas eu de refus, juste quelques complications", indique-t-on à la préfecture. Du côté des agences de voyage, on reste dubitatif. "On va aller sur place pour discuter avec les autorités. On leur demandera ce qu'on doit faire", expliquait mercredi un cadre de la compagnie Tratringa.
RC
Source : Malango
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 13:58
 
 
Les Mahorais – sportifs et musiciens – bloqués à Moroni pour une histoire de visa ont retrouvé leur foyer mardi 21 octobre. Présentée comme un coup fourré d'Ahmed Abdallah Sambi par certains médias mahorais, l'affaire aurait pourtant dû rester anodine. Explications.

L'affaire a fait grand bruit à Mayotte : des Mahorais bloqués à Moroni par le seul fait du prince, en l'occurrence du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi ? Voilà quelque chose d'inadmissible pour certains journalistes qui ont décidément la dent dure contre un président qu'ils se plaisent à appeler "l'enturbanné". Mais avant de détailler les mécanismes de la propagande mise en place par certains médias, de quoi s'agit-il, au juste ?
Les faits

Mi-octobre, plusieurs délégations de sportifs et musiciens mahorais se rendent en Grande-Comore, pour participer à des échanges : les membres de Kinga Folk, groupe de musique de Labattoir habitué à se rendre dans l'Union des Comores, ainsi que des handballeuses de Passamainty. Lorsque leur séjour touche à sa fin, ils se trouvent bloqués à Moroni pour une question de visa. "On avait prévu de payer le visa de sortie 500 francs comoriens, donc un euro. C'était le prix pratiqué avant", indique Ali Saïd, secrétaire général de Kinga Folk. "Mais dernièrement, ce prix est passé à 60 euros. Certains d'entre nous n'avaient pas cette somme, d'où le souci." C'est finalement le maire de Mamoudzou qui, présent sur les lieux, a réglé le problème, permettant aux Mahorais de quitter la Grande-Comore et de retrouver leurs foyers mardi 21 octobre.
Ali Saïd ajoute que lorsque le problème s'est posé, "on nous a proposé, en solution alternative, et pour éviter de payer ces 60 euros, de prendre une carte d'identité nationale comorienne, ce qui nous aurait permis de payer le visa de sortie 500 fc, donc 1 euro." Selon lui, point de chantage dans cette proposition. Au contraire : "C'était un moyen de nous aider pour la personne qui nous en a parlé". Une mesure dont a fait preuve le président du Conseil général
pour qui cette affaire n'en est pas une...

La propagande en marche

Immédiatement, certains titres de la presse écrite mahoraise, Le Mahorais et Les Nouvelles de Mayotte, crient au scandale. Le premier titre : "30 jeunes mahorais bloqués à Moroni", et surtitre : "Mayotte-Comores : la coopération peut-elle avoir lieu ?" Le second y va d'un édito rageur, intitulé : "Rien ne va plus !"
Tous deux présentent l'affaire comme un coup fourré de Sambi. Une manière pour le président de l'Union des Comores d'humilier les Mahorais. Leur version : entre le moment où ces jeunes sont arrivés à Moroni et le moment où ils devaient partir, le méchant Sambi a fait passer un texte augmentant le tarif du visa de sortie. Extraits...

Le Mahorais (n°222, 21 octobre 2008, p.3) : "Les relations entre l'Union des Comores et Mayotte sont encore tendues et pour tenter de rapprocher les peuples, l'association comorienne Scout Ngome avait choisi de passer par les jeunes, loin de tous les conflits politiques. Hélas, c'était sans compter sur le président Sambi qui semble ne pas avoir apprécié cet échange innocent entre jeunes. Ainsi, quelques jours avant la fin du séjour des Mahorais, Ahmed Abdallah Sambi a fait augmenter la taxe de sortie du territoire de 1,06 à 60 euros, empêchant ainsi les adolescents de sortir du territoire. (...) L'Ayatollah aurait proposé un beau chantage : ou les jeunes payent ou ils prennent la nationalité comorienne pour sortir gratuitement du territoire." A ce moment, l'auteur de l'article cite "le directeur de communication du cabinet du président du Conseil général", qui affirme : "Et il ne s'agit pas de rumeurs !" Le directeur en question n'étant autre que Saïd Issouf, ancien journaliste qui écrivit en 2007 que Mohamed Bacar était un président "démocratiquement élu", l'information aurait mérité d'être vérifiée. Mais non : la journaliste n'a pas cru nécessaire de joindre les autorités comoriennes, ni même leurs soi-disant victimes. Elle poursuit et conclut : "La volonté du gouvernement comorien de voir Mayotte réintégrer le giron des îles de la Lune est venu jeter une fois de plus une ombre sur un geste qui partait d'un réel sentiment de partage. L'Union des Comores pense-t-elle vraiment que prendre des adolescents en otage fera changer d'avis l'opinion publique mahoraise ??" Des otages donc...
Avant de démonter cette falsification de la réalité, voyons ce qu'a écrit le directeur des Nouvelles de Mayotte, dans le style raffiné qui le caractérise...
Les Nouvelles de Mayotte (n°948, 21 octobre 2008) : "Quand aura-t-on fini d'être pris pour des blaireaux par l'enturbanné [comprendre Sambi, ndlr] de Moroni ? Après nous en avoir fait voir pendant des mois avec son chantage aux clandos [sic], le voilà qu'il prend littéralement en otage [des otages, on y revient, ndlr] de jeunes sportifs Mahorais partis en Grande Comores [la faute est de l'auteur, ndlr]. Il serait grand temps que nos responsables ouvrent grands leurs yeux plutôt qu'un autre endroit de leur anatomie et arrêtent de nous bassiner avec leur coopération régionale (...) Il suffit de boycotter une bonne fois pour toutes ces îles (...) Non mais c'est quoi ces conneries ? Décréter en voyant de jeunes sportifs mahorais, que désormais le visa de sortie coûte 60 euros c'est les prendre pour des cons (...)" On reviendra plus tard sur la répétition de litanies telles que "l'enturbanné" porteur de "babouches", et on ne citera pas les innombrables insultes du genre : "On n'a pas besoin d'aller se faire racketter par des abrutis". Arrêtons-nous seulement sur ce qu'il faudrait faire selon Les Nouvelles : boycotter le Forum économique qui se tient du 21 au 23 octobre à Moroni, dire à Sambi "d'aller se faire voir", et finalement boycotter tout court les îles indépendantes : "De toutes façons, à part la misère, y'a rien à voir !"
Outre le fait que l'auteur de ces lignes – le même qui, dans une autre récente édition, parlait du "lagon d'Anjouan", lagon qui n'existera que dans quelques centaines voire milliers d'années - n'a pas dû se rendre souvent dans ces îles pour donner ce conseil, l'on remarque que comme sa collègue du Mahorais, il n'a pas jugé important en sa qualité de journaliste de contacter les autorités comoriennes, ni même leurs soi-disant victimes.

Ce que ces médias ne disent pas (très certainement parce qu'ils ne le savent pas)

Que disent ces soi-disant victimes aujourd'hui ? "Le traitement médiatique qui en a été fait me désole." C'est Ali Saïd, de Kinga Folk, qui parle. "On a été très bien accueillis, et par les associations et par les villageois. Quand à l'administration, nous n'avons eu aucun problème. Nous regrettons juste de ne pas avoir été informés de ce changement." Et de conclure : "Je ne vois pas comment les journalistes pourraient mieux savoir ce qu'il s'est passé que moi, qui y étais ! Ils ne peuvent pas savoir mieux que moi." Or ils ne l'ont pas interrogé...
S'ils l'avaient fait évidemment, ils n'auraient pu s'adonner à leur haine de Sambi. Car de haine, ses soi-disant victimes n'en avaient pas, comme l'a également montré un reportage de Télé Mayotte. Et pour cause : si ces journalistes avaient contacté les autorités comoriennes, voire leurs confrères comoriens, voilà ce qu'ils auraient appris...
La décision de fixer à 60 euros le prix du visa de sortie ne date pas du laps de temps durant lequel ont séjourné ces Mahorais en Grande-Comore. La décision, signée par le ministre des Finances de l'Union des Comores et par le directeur du cabinet de la Présidence , date du... 4 juillet 2008. Bien avant donc que ces délégations ne se présentent à Hahaya. Si le choix d'une somme aussi conséquente est curieux – et certainement regrettable -, il apparaît difficile de lui prêter un quelconque désir de machination.
Quant au "chantage de l'Ayatollah" – "ou les jeunes payent ou ils prennent la nationalité comorienne pour sortir gratuitement du territoire" selon Le Mahorais -, il n'était en fait qu'une "proposition parmi d'autres", affirme Ali Saïd. "On ne nous a pas forcés à demander une carte d'identité." Une proposition liée à une note datant du 3 octobre 2008 (toujours avant que ces délégations n'arrivent à Hahaya) signée par le directeur de la Direction générale de la sûreté du territoire, qui stipule que tout ressortissant comorien, "quelle que soit sa nationalité indiquée sur le passeport", doit se munir d'une carte nationale d'identité comorienne.
Si cette dernière note peut prêter à confusion et à débat, nous voilà bien loin de la prise d'otage intolérable décrite par ces médias. Prise d'otage, à les croire, manigancée par Sambi lui-même. Ce dernier ne se trouvait pourtant pas aux Comores ces derniers jours : il avait quitté le pays le 15 octobre afin de se rendre au Québec, où se déroulait jusqu'au 19 octobre le Sommet de la Francophonie ...

Les enseignements de cette désinformation

Comme souvent dans ce type d'affaires, les médias locaux se sont emballés, guidés non pas par la volonté d'informer, mais par celle de dénigrer un régime qui ne leur plaît pas car il a le tort à leurs yeux de continuer à revendiquer le retour de Mayotte dans l'ensemble comorien. Paradoxalement, ils se sont faits pour une fois plus virulents que les politiques eux-mêmes – la grande majorité de la classe politique locale ne s'est pas exprimée sur le sujet et le président du Conseil général a jugé l'affaire anodine -, devenant non plus les observateurs d'un conflit délicat, mais des acteurs poussant via des procédés malhonnêtes au rejet de la partie adverse. Plusieurs enseignements ressortent de ce traitement médiatique.

1- Un anti-Sambisme primaire. Ces médias veulent faire croire – à moins qu'ils n'y croient eux-mêmes - que le président d'un pays en telle situation de crise aime à perdre son temps dans de si mesquines histoires. Les journalistes y croient-ils eux-mêmes ? Cette fausse naïveté est à ranger dans la longue liste des méthodes de dénigrement d'un président certes très critiquable. Pourquoi de tels procédés, quand ces médias pourraient se contenter d'attaquer Sambi sur son bilan catastrophique ?

2- Un mode de pensée colonialiste. Le vocabulaire employé pour évoquer Sambi ("enturbanné", "babouches", barbu") est caractéristique des écrits datant de l'époque coloniale, méprisants envers ce qui n'est pas européen. Il s'agit en l'occurrence d'un des procédés favoris de la presse française d'extrême droite. Mais bien plus : le traitement de l'actualité des Comores indépendantes s'accompagne souvent dans ces médias de sarcasmes et d'idées reçues souvent infondées, qui démontrent le mépris de leurs auteurs.

3- Un manque de rigueur récurrent.
C'est une règle d'or de certains médias : quand il s'agit d'évoquer les Comores, pas question d'appeler quiconque sur place – ni autorités, ni journalistes. Le Mahorais publie certes des dépêches d'agences (qu'il ne cite quasiment jamais soit dit en passant), mais les agrémente parfois de commentaires, souvent infondés, quelquefois justes. Dans cette affaire comme dans d'autres, est-il si compliqué d'appeler la présidence ou les services de l'immigration comoriens ? Voire des confrères journalistes – dont certains basés à Moroni sont excellents ? Téléphoner à Moroni ou Mutsamudu n'est guère plus difficile qu'appeler à Paris – sauf en période de crise énergétique, ce qui n'est pas (trop) le cas actuellement.
Quel argument pousse ces journalistes à ériger des frontières dans leur propre fonctionnement ? Quelle idée se font-ils de leur métier, si leur rigueur s'arrête aux barrières tracées par la politique ?
Il ne s'agit pas de dénoncer une simple faute : tout journaliste (tout journal) commet un jour ou l'autre des erreurs, se fait manipuler ou participe malgré lui à une œuvre de désinformation. Nous nous trouvons là face à un mécanisme de propagande sinon souhaitée, du moins acceptée par les journalistes qui s'y plient.
Si tous les médias locaux ne sont pas à ranger dans la même catégorie, certains ayant fait des efforts ces dernières années pour traiter l'actualité des Comores indépendantes en rémunérant des journalistes sur place, l'affaire des "Mahorais bloqués à Moroni" est un révélateur de l'état critique dans lequel se trouve une partie de la presse locale. Parfois rigoureuse lorsqu'il s'agit de l'actualité insulaire, elle prend les traits d'un chien enragé incontrôlable dès lors qu'il s'agit d'évoquer "l'ennemi comorien".
Rémi Carayol
Source : Malango Mayotte
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:46

Source : Alwatwan / 20 octobre 2008

Avec son intention de transformer Itsandra Beach en un établissement de 4 étoiles au tout début du mois prochain, Comores Gulf Holding met sur les rails un de ses premiers grands projets d’investissement aux Comores. Tout le monde souhaite que tout ce ‘‘remue-ménage économique’’ soit un espoir de résorption du chômage, lequel dépasse les 20 pour cent de la population active.

A l’heure actuelle quelques quatre vingt employés, les ouvriers des travaux de réfection inclus, sont embauchés et ils ne semblent pas se plaindre de leurs conditions d’emploi.

Prévue pour le début du mois de novembre, l’ouverture de l’hôtel Itsandra Beach ‘‘n’attend que l’accomplissement de quelques travaux de finition’’, confie M. Akl, un représentant de la société Comores Gulf Holding et gérant de l’établissement. Pourtant, le spectacle affiché par les débris de matériel de construction sur le sol, ainsi qu’une partie des bungalows non achevés, semble infirmer la vision du patron. Mais un employé de ce qui va être un des plus grands hôtels du pays appuie l’optimisme du boss : ‘‘Le patron parle de 85 pour cent les travaux effectués, moi je les estime à 90’’. En fait, il ne resterait ‘‘que ces bungalows à talocher et peindre, puis c’est tout. Le déblayage des lieux, c’est une question d’heures’’.

Ainsi, avec son intention de faire d’Itsandra Beach un hôtel de 4 étoiles au tout début du mois prochain, Comores Gulf Holding met sur les rails un de ses premiers grands projets d’investissement aux Comores. Celui-ci sera suivi, comme annoncé par le patron du cartel, M. Ali Kazzma, par l’ouverture ‘‘très prochaine’’, assure-t-on, d’une Banque Fédérale du Commerce, d’une compagnie aérienne et d’un quotidien d’informations générales AlBalad.

Pour nombreux de nos compatriotes, ce ‘‘remue-ménage économique’’ reste avant tout un espoir de résorption du chômage, lequel dépasse les 20 pour cent de la population active. C’est pourquoi, à l’approche du terme fixé pour l’ouverture du complexe hôtelier, beaucoup spéculent sur les méthodes de recrutement et du nombre d’employés souhaités au sein de l’établissement. Un bruit court selon lequel l’hôtel recrutera par concours ses futurs employés. Une rumeur démentie par Addy Akl selon qui il n’a jamais été question de passer par un examen pour embaucher. ‘‘D’ailleurs, le personnel de l’hôtel est déjà’’, assure-t-il. Un recrutement qui s’est fait à travers une étude, suivie d’une sélection des dossiers des candidats.

L’hôtel compte à l’heure actuelle quelques quatre vingt employés, les ouvriers des travaux de réfection inclus. Ces derniers ne semblent pas se plaindre de leurs conditions d’emploi. Se confiant - tout de même - sous l’anonymat, l’un deux reconnaît que le traitement des salariés n’est pas spécial. ‘‘Juste de quoi vivre à la comorienne’’, lance un ouvrier.

Sardou Moussa

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:40

Source Al watwan / 20 octobre 2008

Des sources proches des autorités de la sûreté nationale expliquent cette décision par “de forts soupons qui pèsent sur les concernés selon des renseignements dignes de foi”. Par ailleurs et de manière générale, les agents du service de l’immigration s’étonnent que depuis un moment la plupart des étrangers d’origine française qui arrivent à Anjouan disent toujours au moment de remplir leurs formalités qu’ils ‘‘vont au Sud ouest et Est de l’île’’, les parties du territoire anjouanais les plus proches de Maore.

Deux hommes et une femme, tous de nationalité française viennent d’être expulsés d’Anjouan vers Maore, l’île comorienne sous administration françaises. Galas Stéphane Joseph, Savin Emmanuel et Allot Agnès Yolaine âgés respectivement de 32 / et 26 ans selon les inscriptions relevées dans leur passeport, sont arrivés à Anjouan le vendredi 17 octobre dernier et à leur arrivée, se sont vus refusés le visa d’entrée et gardés en rétention à la gendarmerie nationale de l’île.

Des sources proches des autorités de la sûreté nationale expliquent cette décision par “de forts soupons qui pèsent sur les concernés selon des renseignements dignes de foi”. Un agent du service de l’immigration “affirme que rien qu’en regardant les passeports des deux parmi eux, on a l’impression que les photos ne collent pas comme il faut”. Les agents de l’immigration s’étonnent également du fait que depuis un moment la plupart des étrangers d’origine française qui arrivent à Anjouan disent toujours au moment de remplir leurs formalités qu’ils ‘‘vont au Sud-ouest et Est de l’île’’. La partie du territoire anjouanais la plus proche de Maore.

Du côté des Français, c’est le silence absolu. Rencontrés au port de Mutsamudu et à bord du bateau Maria Galanta le jour de leur départ pour Maore, ils n’ont pas voulu répondre aux questions de la presse qui voulait savoir leur version des choses à propos de cette expulsion. De même, ils ont tous refusé de décliner leur identité et répondent à toute question quasiment systématiquement : “je ne sais pas”. Ils ont eu la même attitude même au sujet des conditions de leur rétention. Toutefois ils ont remercié la presse pour les avoir rencontrés et ne semblaient pas affectés après les quarante huit heures de rétention.

Les réactions de la rue sont toute autres. Des rumeurs font croire que l’un des expulsés serait un gendarme français qui travaille dans les renseignements généraux. C’est peut-être la raison pour laquelle des Comoriens expulsés de Maore se frottent les mains et veulent y voir par là une réponse comorienne à l’encontre de la France.

Partout dans l’île, chacun y va de son petit commentaire sur les difficiles relations entre la France et les Comores.

Abidhar Abdallah

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:33

APA - Moroni (Comores) Des professeurs comoriens « vont bientôt enseigner la langue françaises au Soudan », a révélé samedi le ministre de l'Education du gouvernement de Ngazidja, la Grande Île de l'Union des Comores, qui en compte trois, les deux autres étant Mohéli et Anjouan.

De retour d'une mission à Khartoum, le ministre Soilihi Adabi a indiqué, lors d'une conférence de presse, dans la capitale Moroni, que les autorités soudanises avaient exprimé leur intérêt à accueillir ces enseignants. « Il reste maintenant à Khartoum, à réunir les conditions d'hébergement », a-t-il ajouté.

Selon l'autorité comorienne, « il faudra aussi nous entendre sur le nombre de professeurs dont ils ont réellement besoin ».

L'accord de partenariat entre les deux pays engage, en outre, le Soudan à envoyer prochainement, six experts pour le renforcement de l'éducation islamique aux Comores.

« Ces derniers temps, nous assistons à la pénétration de plusieurs courants religieux dans notre pays. Nous devons, plus que jamais, être vigilants et consolider les bases de la religion musulmane » a-t-il poursuivi.

De même, le Soudan s'est proposé de construire aux Comores un centre de formation professionnelle, où les jeunes comoriens sortis prématurément du système scolaire, pourront apprendre la mécanique et l'électricité pour leur insertion dans la vie active.

IM/ib/APA
19-10-2008

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:08

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  


Moroni, jeudi 16 octobre 2008 (HZK-Presse)


– Ouverte mardi 14 octobre dernier, la première conférence des ministres de la fonction publique de l’Union et des îles autonomes a conclu ses travaux mercredi, en présence de leur collègue de Mwali (voire nos précédentes dépêches). L’initiative avait pour objectif de réduire la masse salariale de l’Etat jugé budgétivore, de l’ordre de 1,2 milliards de francs comoriens mensuellement sur des recettes de 800 millions.

 

 

A cet effet, et face à l’urgence de trouver des solutions concertées aux problèmes communs, les techniciens des ministères en charge de la fonction publique ont mis à profit les deux jours de travaux en atelier pour brosser un état de lieu de la situation, et envisager ensuite des actions à entreprendre en vue de parvenir dès 2009 à un niveau plus supportable de la masse salariale de notre appareil administratif.

 

2009 sera donc une année décisive, à en croire les organisateurs des assises de Hamramba, car placée sous le signe de la mise en chantier des grandes réformes, à travers la révision des cadres organiques, des quotes-parts des recettes des différentes entités, en passant au peigne fin l’ensemble des 11.000 agents par un contrôle physique et une vérification de l’authenticité des diplômes. L’objectif étant, selon le rapport des travaux, d’harmoniser les grilles indiciaires sur le plan national.

 

Chaque entité insulaire se doit par de prendre des mesures d’assainissement de ses effectifs et ce, pour éviter les doublons identifiés de part et d’autres. D’où les recommandations formulées par les conférenciers à l’endroit du directeur général de la fonction publique de l’Union, à arrêter temporairement les recrutements et à geler les intégrations des agents.

 

A cet effet, il a été sollicité qu’un forum des ministres de la fop soit institué afin de poursuivre la dynamique retrouvée à partir de cette première réunion. Autant dire que par delà les conclusions de cette conférence, ce forum sera consacré à « la maîtrise de la masse salariale ».

 

Ainsi, quelques recommandations ont été avancées à savoir le maintien du dialogue et de la concertation entre les ministères de la fop des îles et de l’Union. Toutefois, il a été souligné que les politiques gouvernementales doivent accorder une importance particulière à la question de la réforme administrative, en préservant à l’administration son « caractère impersonnel régi par les dispositifs législatifs et réglementaires ». 

 

De ce fait, la circulation des agents d’une entité à l’autre est recommandée et ce, en fonction d’une nouvelle matricule évitant ainsi les doublons notamment pour les agents originaires d’une île et affectés à l’Union. Ceci étant, la mise en place des organes prévus dans le statut général de la fop doivent être opérationnels (conseil supérieur de la fop, conseil médical …).

 

Autant de recommandations qui n’ont qu’une seule motivation, la maîtrise effectifs des agents de l’Etat. « L’impact attendu serait néanmoins limité, selon un participant, à la réduction des mouvements du personnel et non plus aux dépenses ostentatoires que les autorités politiques se permettent pour des raisons électoralistes ».

 

Notamment celles liées à la superstructure politique, entraînées par la création des nouveaux ministères (11 millions de francs par mois) pour chaque ministère, l’augmentation à 43% des effectifs des agents des ambassades (39 agents à 69) et bien d’autres missions extérieures inopinées, pendant que les arriérés de salaire continuent à s’accumuler.

 

A. Nabahane

161008/an/hzkpresse/15h00

 

 

 

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