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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 15:24

Source : lunion.presse.fr

Les Comores et Montmirail jumelées pour la santé
L'hôpital local de Montmirail vient de se jumeler avec un hôpital des Comores. L'établissement marnais va donner du matériel aux Comoriens. Mais ce jumelage n'est pas à sens unique.
APRÈS le jumelage entre villes, Montmirail s'essaye au jumelage entre hôpitaux. L'établissement marnais accueillait la semaine dernière une délégation venue des Comores, un archipel situé au nord de Madagascar, dans l'océan indien.

Le matériel du déménagement

Le centre hospitalier national El Maarouf de Moroni vient de signer avec son homologue montmiraillais une convention de coopération internationale.
« J'ai des racines comoriennes, explique Ali M'Madi, directeur de l'hôpital de Montmirail. Et lors d'un voyage là-bas, j'ai rencontré le directeur de l'hôpital de Moroni. C'est là qu'est née l'idée du jumelage. »
L'hôpital local de Montmirail compte 120 lits contre 450 à Moroni. Quand l'établissement comorien fonctionne avec deux fois moins de budget.
C'est le premier jumelage de ce genre pour l'établissement de la rue de Montléan. Le but pour l'hôpital de Montmirail est d'apporter un soutien à des établissements publics de santé étrangers, « en développant le transfert de connaissances, le don de matériel, les échanges de stagiaires et d'informations. »
Voici de bien belles phrases, mais qui donnent quoi au juste dans la réalité ?
« Nous allons donner du matériel à l'hôpital de Moroni, indique Ali M'Madi. Il s'agit du matériel que nous allons devoir laisser lors du déménagement de l'hôpital en janvier prochain, car nous allons trouver du neuf sur le nouveau site. » Des ordinateurs, des équipements de santé, du mobilier qui est en bon état.
Côté humain, « nous prévoyons de développer les échanges, de recevoir à Montmirail des stagiaires comoriens. »
« Ce dont nous avons surtout besoin, ce sont des équipements », remarque Ibrahim Abdourazak, directeur général de l'hôpital El Maarouf.
Et Ali M'Madi d'avancer la possibilité pour les pensionnaires de l'hôpital local d'aller en voyage sur l'île de l'océan indien...
L'établissement comorien est d'ailleurs déjà jumelé avec un homologue de la région parisienne. Les deux responsables le soulignent : il ne s'agit pas d'un échange à sens unique, dans lequel Montmirail donnerait et les Comores ne feraient que recevoir.

Des médecins formés en Chine

« L'hôpital de Moroni implique la famille dans l'hospitalisation des personnes, et nous ne savons pas faire cela, explique Ali M'Madi. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux sur ce point-là. »
Le directeur de l'hôpital montmiraillais pense aussi que le personnel de santé comorien peut montrer aux Montmiraillais comment s'adapter lorsque le matériel manque, « et par là éviter le gaspillage. Je crois que nos homologues de l'océan indien peuvent nous apporter beaucoup. »
« Nous sommes prêts à envoyer à Montmirail des praticiens en médecine chinoise, annonce Ibrahim Abdourazak. Je sais que vous ne connaissez pas bien ces méthodes en France. Aux Comores, nous avons des médecins qui ont été formés en Chine. »
Vaste programme. Cela tombe bien, la convention, valable pour un an, est reconductible tacitement.
Guillaume Tallon
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:30

Source Alwatwan.net / 04 novembre 2008

Sambi A ceux qui versent dans ‘‘l’amalgame’’, le président Sambi a rappelé que ‘‘la tournante ne signifie pas un pouvoir détenu par une île, c’est plutôt la gestion du pays tout entier confiée à un ressortissant d’une île de l’Union’’.
De même, il a levé le voile sur les reformes qu’il compte proposer, entre autres, le changement d’appellations de certaines autorités, la réduction de la fréquence des élections, l’harmonisation des mandats des élus, ainsi que la possibilité pour le pouvoir exécutif de dissoudre le parlement et pour ce dernier de censurer le gouvernement ‘‘pour l’intérêt supérieur de la nation’’.

Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a regagné, hier matin, le palais de Beit-Salam, siège du pouvoir central à Moroni, après soixante douze heures passées dans l’île de Mwali. A Fomboni, le chef de l’Etat était allé témoigner, devant la population de l’île, de sa foi de céder le pouvoir suivant le mécanisme de la présidence tournante en 2010.
Depuis qu’il a proposé l’idée de procéder à des aménagements de la constitution, une certaine opinion lui prête, en effet, l’intention de vouloir rester longtemps encore à Beit-Salam et mettre ainsi en péril le prochain mandat de la présidence tournante qui a toutes les chances d’échoir à l’île autonome de Mwali.
Vendredi 31 octobre, dans un discours radiodiffusé en direct de la radio nationale, le président Sambi a dit aux Mohéliens sa volonté de respecter le principe de la tournante conformément aux dispositions constitutionnelles. ‘‘Je n’ai aucunement l’intention de m’éterniser au pouvoir’’, a-t-il déclaré avant d’ajouter : ‘‘La tournante doit tourner afin de désarmer les séparatistes disséminés dans les îles de Ndzuwani, Mwali et Ngazidja’’. A ceux qui versent dans ‘‘l’amalgame’’, le président Sambi a rappelé que ‘‘la tournante ne signifie pas un pouvoir détenu par une île, c’est plutôt la gestion du pays tout entier confiée à un ressortissant d’une île de l’Union’’. Le chef de l’Etat a clairement fait connaître aux habitants de Mwali, pour les rassurer, ses motivations dans cette proposition de révision de la loi fondamentale de la République : la similitude d’appellations des nombreuses institutions de l’Union et des îles entraînant cacophonie et dysfonctionnement des affaires de l’Etat.

Dans le respect de l’autonomie des îles

‘‘Le pays étant gouverné par quatre constitutions, autant de présidents, d’équipes ministérielles et de parlements générant de conflits de compétences permanents entre les différentes entités’’.
Le président Sambi, rappelant que la constitution lui en confère le pouvoir, a annoncé son intention d’organiser un referendum sur la révision de certaines dispositions constitutionnelles en 2009. Dans le respect de l’autonomie des îles, il va proposer le changement d’appellations, notamment des présidents des îles et leurs ministres ainsi que des députés des îles. Il proposera également une formule visant à réduire la fréquence des votes de chaque année dans le pays. ‘‘Des opérations électorales dont le pays n’est pas en mesure de supporter tout seul vu leur poids financier’’. Le président Sambi estime qu’il faudrait harmoniser les mandats des élus, notamment entre les chefs des exécutifs, celui de l’Union et ceux des îles, pour que leurs scrutins se tiennent en même temps sur l’ensemble du territoire national. Il pense la même chose pour les parlementaires et les maires. Sambi s’est montré même disposé à la tenue des présidentielles simultanées avant 2010 ou au-delà, ‘‘s’il on parvient à un consensus compte tenu de l’échéance des mandats des autres’’.

Le président croit nécessaire également d’insérer dans la loi fondamentale des dispositions permettant l’exécutif de pouvoir dissoudre le parlement et ce dernier de censurer le gouvernement pour l’intérêt supérieur de la nation. Dans l’optique d’associer les entités insulaires dans la gestion des affaires de l’Union, le président Sambi a annoncé qu’un cadre de Mohéli sera ‘‘bientôt promu à la tête d’une grande société d’Etat’’.

Manque criant de ressources financières pour le développement

Sur un tout autre registre, il a parlé du retour à un approvisionnement normal du pays en produits pétroliers grâce à un montage financier de partenaires des Comores. Un prêt de 9 millions de dollars qui a permis l’achat de plus de 10.000 tonnes de d’essence, de gazole et de jet (Lire à ce propos, notre édition du jeudi dernier).
Le président annoncera dans la foulée la baisse de 100 francs des prix de l’essence et du gazole, et le maintien de celui du pétrole lampant à 300 francs. Il justifie ce maintien par le fait que ce produit a toujours été vendu, auparavant, à perte par la Sch. Quant à la fourniture de l’électricité par la Mamwe, il a annoncé les recommandations faites à la société d’assurer l’éclairage permanent des villes de Moroni, Fomboni et Mutsamudu, capitales des îles. Cependant, il a exhorté les clients de la Mamwe à s’acquitter de leurs factures pour une remise à flot de la société.

Au sujet de la situation économique et financière du pays, le chef de l’Etat est revenu sur le manque criant de ressources financières devant supporter le développement. Tout au long des 33 ans d’indépendance, les régimes qui se sont succédé aux Comores n’ont pas manqué de volonté de bien faire, le fonds leur faisait toujours défaut, a-t-il reconnu. Le président Sambi a déclaré que la vie est loin d’être commode sur l’ensemble des îles de l’Union. Difficultés d’accès aux soins de santé, à l’énergie, à l’enseignement et dans bien d’autres domaines vitaux. Près de 70 à 80 % des fonds émanant des contribuables servent au traitement des salaires des agents de l’Etat pour un budget de 24 milliards de francs comoriens. Ceci illustre bien la maigre marge budgétaire dont dispose le gouvernement pour son fonctionnement et les autres services publics, notamment le remboursement de la dette extérieure.

Compte rendu de M. Soilihi Ahmed
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:21

Source : Alwatwan.net / 05 novembre 2008

Expert_Imani Dans le cadre de l’élaboration d’une politique sous-régionale en matière de genre, la Commission de l’Océan indien (Coi), en partenariat avec l’Unfpa, a lancé une étude sur les disparités liées au sexe à l’échelle de la zone. La restitution du rapport national des Comores, mardi 4 novembre à Moroni, a donné lieu à des échanges fructueux et a permis l’enrichissement du document. Malgré de fortes inégalités, les Comores ont réussi des avancées notables sur le chemin de la promotion des droits de la femme. L’écart du taux de scolarisation entre les deux sexes est de seulement 4% (75% pour les garçons contre 71% pour les filles). Des associations féminines fleurissent et témoignent de la prise de conscience chez les femmes quant à l’urgence de s’impliquer davantage dans les affaires de la cité.

Les chiffres sont éloquents : le pourcentage de femmes actives aux Comores est de seulement 25% contre 46% chez les hommes. Au niveau de la fonction publique, c’est encore pire : 70% de ses effectifs sont de sexe masculin contre 30% pour les femmes. Et nous vous épargnons d’autres statistiques encore plus révélatrices de la persistance de disparités flagrantes entre les sexes. La participation de la femme aux postes de responsabilité reste toujours une gageure avec un taux de 3% de femmes parlementaires, de 2% de femmes maires et de 6% de ministres.

Plusieurs pesanteurs socio-culturelles

C’est pour réduire ces inégalités que la Commission de l’Océan indien (Coi) entend élaborer à l’échelle de la zone une politique sous-régionale en matière de genre. Chaque Etat membre est, à cet effet, chargé de produire un rapport national sur des thématiques transversales. ‘‘La stratégie sous-régionale sur le genre doit pouvoir répondre à des préoccupations qui sont communes aux cinq pays de la zone. Il appartiendra aux plans nationaux en matière de promotion du genre de s’atteler aux problèmes spécifiques de chaque Etat membre’’, a déclaré Mamadou Boina Maécha.

Le rapport du consultant national, Younoussa Ben Imani, fait état de plusieurs pesanteurs socio-culturelles qui empêchent le plein épanouissement de la femme comorienne. ‘‘L’organisation sociale aux Comores établit des hiérarchies et des valeurs au sein de la société. Elle définit des rôles spécifiques distincts. Cependant, la plupart des rôles joués par la femme la relègue au second rang et se conclut par un statut socio-économique inférieur’’, lit-on dans le document. Le rapport évoque notamment les contraintes d’ordre culturel et traditionnel qui excluent de fait la participation de la femme aux diverses instances de décision. S’il est vrai qu’aucune loi ne dénie à la femme le droit de postuler à une fonction élective, la pratique est autrement plus dramatique. Tenez : sur près d’une cinquantaine de communes-pilotes dans le pays, une seule femme occupe le poste de maire. ‘‘La faible participation des femmes à la prise de décisions s’explique en partie par le fait que dès leur jeune âge, les femmes intériorisent leur exclusion et leur sentiment d’infériorité, souvent à cause de l’éducation reçue’’, ajoute M. Ben Imani.

Plusieurs recommandations

L’une des facettes des disparités entre les sexes dont la presse nationale fait rarement écho est celle liée à la violence contre les femmes. Selon une étude nationale consacrée à ce sujet, une jeune fille sur deux est victime de violence sexuelle (viols, attentats à la pudeur,…) sans parler des violences conjugales, des attaques verbales,…

Il faut dire que malgré ces fortes inégalités, les Comores ont réussi quelques avancées notables sur le chemin de la promotion des droits de la femme. A ce jour, l’écart du taux de scolarisation entre les deux sexes est de seulement 4% (75% pour les filles contre 71% pour les filles). Des associations féminines fleurissent également dans les quatre coins de l’archipel et témoignent de la prise de conscience opérée par les femmes elles-mêmes quant à l’urgence de s’impliquer davantage dans le fonctionnement de la cité.

Le rapport national des Comores préconise, entre autres recommandations, le ‘‘développement et la mise en valeur des emplois dans les secteurs utilisant substantiellement une main d’œuvre féminine’’, la vulgarisation du code de la famille ou encore la sensibilisation des autorités nationales pour adopter des lois sur la parité.

Mohamed Inoussa

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:11

Vendredi de l'Arc-en-ciel Conférence-débat le vendredi 7 novembre 2008, à 18h, Bât C, salle CO22 à l'Université de Saint Denis Paris 8
Thématique : « L'indépendance et la Révolution Socialiste à Komoro 1975-78) »

Vendredi de l’Arc-en-ciel Conférence-débat le vendredi 7 novembre 2008, à 18h, Bât C, salle CO22 à l’Université de Saint Denis Paris 8Thématique : « L'indépendance et la Révolution Socialiste à Komoro 1975-78) »

Présentateur-animateur :


Casimir, dit Kari Ngama,
chercheur sur l'Histoire et la culture comoriennes.


Fin connaisseur de l'histoire des Comores, surtout de la période du Président Ali Soilih, Casimir vient de publier une œuvre magistrale, aux éditions Djahazi, intitulée « L'Imposture Féodalo-Bourgeoise » ou « Milanantsi Ugangui »
(La Révolution Comorienne 1975-78).

Le présentateur propose 3 étapes :

1/ Distribution de documents et extraits du livre 'L'Imposture' (Mila na Ntsi) et vente des quelques livres apportés (25E/unité).
2/ Recherche avec un groupe d'étudiants par le moyen du questionnement continu et essai de réponse aux questions transcrites dans un Cahier Spécial. (Utilisation d'un tableau pour expliciter certains raisonnements)
3/ La place sera laissée aux Acteurs de l'Histoire, ceux qui ont vécu la période étudiée. Le public les interrogera et chacun d'eux pourra traiter les questions qui l'intéressent.

Cette conférence sera animée par Ismael Mohamed (journaliste) Ibrahim Barwane (doctorant en anthropologie et comédien).

Association des étudiants comoriens de paris8.
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel : 01-48-27-17-51
mail : Ibarwane@gmail.com
M° : Saint-Denis Université (ligne 13
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:05

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société


Moroni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse)
– L’Université des Comores (UDC), l’une des institutions publiques ayant bénéficié des fonds du Programme de Codéveloppement en Union des Comores (PCUC) de la coopération française, par le biais de sa composante 2 relative à la « mobilisation de la diaspora hautement qualifiée », la convention de financement signée le 14 avril dernier entre l’ambassade de France à Moroni et l’Université des Comores prévoit un budget de 20 millions de francs comoriens dont 12,6 millions fc apportés par le programme (soit 63%) et 7,4 millions fc par l’UDC (soit 37%).

 

Depuis lors, les missions se poursuivent par des interventions diverses au profit des étudiants et des enseignants chercheurs de la jeune université. Tout de même, un autre projet cofinancé respectivement par le PCUC, le Pnud et l’UDC prévoit l’organisation d’assises nationales en décembre prochain pour l’élaboration du plan directeur de l’université.

 

En dépit de la grève déclenchée depuis le 20 octobre dernier par le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (SNEUC), empêchant la reprise des cours, des enseignants comoriens installés en France et à l’île de la Réunion sont à pied d’œuvre pour dispenser des cours d’encadrement pédagogique aux différentes facultés et instituts qui composent l’université des Comores.

 

Deux docteurs dont l’un en mathématiques et l’autre en physique interviennent actuellement à la faculté des sciences et à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie), notamment dans son département « habitat et environnement ». Ces deux premiers qui viennent de la métropole (France) ont déjà fait auparavant leurs preuves à l’Udc, mais à travers d’autres sources de financement. Tantôt leurs missions ont été financées par l’université des Comores, tantôt par d’autres fonds.

 

Une doctorante en littérature comparée de l’Université de la Réunion intervient elle aussi à la faculté des Lettres, malheureusement nous n’avons pas pu la rencontrer ainsi que sa collègue  doctorante en Science de la vie qui vient de la France pour apporter leur savoir à l’école de santé et de médecine de leur pays d’origine.

 

A la direction des relations universitaires internationales, on nous confie que d’autres intervenants sont attendus à Moroni à partir de la semaine prochaine pour des missions similaires entrant directement dans le cadre du transfert des compétences de la diaspora hautement qualifiée. Ceci interpelle encore une fois la conscience nationale sur notre potentialité en ressources humaines émigrées pour faire de l’Union des Comores un « olympe ».

 

C’est dire qu’il n’y a pas des raisons pour ne pas espérer à un changement positif. La mise en place d’une université sur financement propre des Comores vient combler un vide certes, mais sa pérennisation dépendra de la capacité de l’institution à mobiliser des financements auprès des partenaires extérieurs, pour stabiliser notre matière grise.

 

D’où le vœu du syndicat des enseignants de l’université d’obtenir des autorités la satisfaction de leurs revendications qui ne sont pas seulement salariales. Le budget alloué pour concrétiser les mécanismes de transfert des compétences de la diaspora hautement qualifiée à l’Udc serrait épuisé en décembre prochain et ce, après un avenant au contrat conclu avec les responsables du projet « Codéveloppement ». « En principe, dira le directeur des relations universitaires, les missions auraient été bouclées vers la fin de ce mois de novembre ».

 

Dans les locaux du département des sciences où nous avons rencontré le jeune docteur en mathématiques, en la personne de Seifdine Mohamed et le chef du département, l’on nous fait savoir que l’apport que ne cesse de fournir le jeune docteur depuis l’année dernière consisterait à enseigner des modules en analyse numérique. Il assure en même temps des cours théoriques, des Travaux dirigés (TD) et des Travaux pratiques (TP).

 

Un emploi du temps trop serré par rapport à ses dispositions. L’année dernière, Dr Seifdine a initié parmi ses collègues enseignants chercheurs l’utilisation de la « techmeker » qui signifie en jargon  mathématique l’utilisation d’un logiciel sur l’écriture des articles scientifiques.

 

L’autre intervenant toujours à la faculté des sciences, un autre jeune docteur en physique en la personne de Dr Said Abdallah Ahmed qui n’est pas à sa première mission à l’université, est  spécialiste, dit-il, en « Transport, génie civil et génie mécanique des solides ». Il intervient respectivement à la faculté des sciences et à l’IUT.

 

Au regard de son parcours universitaire, le jeune docteur a fait ses premiers pas à l’ISFR de Moroni en qualité d’enseignant. Il s’est inscrit par la suite à l’université de Poitiers où il a décroché deux DEA et son doctorat en physique. Au lendemain de l’ouverture de l’université comorienne, il fait des navettes chaque année entre son université et celle de son pays d’origine. A son actif, il a mis en place la première bibliothèque scientifique « Hisab » et a rédigé un manuel de mathématique pour les terminalistes scientifiques des Comores. Il revendique même la paternité des TP de physique que l’université utilise depuis 2004.

 

Pour rappel, le dramaturge et journaliste Souef Elbadawi, installé à Paris, a organisé aussi entre juin et juillet dernier des rencontres pédagogiques à la fac de lettres au profit des étudiants.

 

M. Youssouf Said Ali directeur des relations universitaires internationales nous confiera qu’un 2ème projet entrant dans l’option du transfert des compétences de la diaspora est cofinancé respectivement par l’Udc, le programme « codéveloppement » et le Pnud pour 24,9 millions fc [dont 10 millions pris en charge par le Pnud, 7,9 millions par le « codéveloppement » et 7,5 par l’Udc]. Ces fonds sont destinés aux assises nationales pour l’élaboration du plan directeur de l’université. Des hauts cadres la diaspora hautement qualifiée seront ainsi sollicités pour apporter leur expérience.

 

Cinq ans après son ouverture, il y a lieu, ajoute-t-il, « d’évaluer et examiner les objectifs fixés par l’institution lors de son atelier de réflexion organisé en 2003 ». Il faut s’attendre à des modifications selon Youssouf Said. Ainsi, depuis le mois de septembre dernier des ateliers internes s’organisent pour préparer ces grandes assises de décembre prochain.

 

A. Nabahane

041108/an/hzkpresse/12h00

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:01

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Fomboni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse) – A l’issue du conseil de ministre du gouvernement de l’Union, tenu le samedi à l’hôtel la grande pleine de Djoiezi, sous la présidence de chef de l’Etat, le tribunal de première instance de Fomboni connaîtra un remaniement.

 

Les directions régionales des Hydrocarbure, de la Ma-Mwé, de la douane, du CHR (centre hospitalier régional), seront aussi touchées. En tout cas c’est ce qu’a déclaré le ministre de l’énergie de l’Union ce lundi matin avant leur départ pour Moroni.

 

Soudjaidine Adinane, précédemment président du tribunal de première instance de Fomboni se verra confier la fonction de procureur de la république en remplacement de Monsieur Soilih Mahamoud. Idris Abdou reprendra la fonction de président du tribunal, qu’il avait occupée il y a quelques mois. Le juge des enfants, Monsieur Nourdine Matoir, va occuper le poste de juge d’instruction du tribunal de première instance de Fomboni.

 

La direction de la Ma-Mwé dont le ministre de l’énergie de l’île assumait l’intérim (lire nos précédents articles) sera confiée à M. Antoissi Ali Soilihi qui avait eu à occuper ce poste à l’époque de l’ex président Fazul.

 

Le CHR de Fomboni connaîtra lui aussi un nouveau dirigeant, en la personne de Soibaha Mderé qui avait également occupé ce poste sous l’ancien régime.

 

Cette déclaration du ministre de l’énergie du gouvernement central a suscité des réactions de protestation chez beaucoup des gens contre cette façon brutale et non concertée de procéder aux nominations qui, selon certains, est contraire à la loi votée par nos députés.

 

On aurait appris hier après midi que le président de l’île autonome de Mwali tiendra une conférence de presse ce le mercredi au centre de Salamani, après avoir déjà dénoncé ce qu’il appelle « le coup d’Etat administratif à Mohéli », dans une déclaration publiée dans notre édition d’hier [lire La Gazette n°852 du 4 novembre].

 

Mouayad Salim

041108/ms/hzkpresse/15h00

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 10:54

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse)Suite à la récente visite de travail du président de la République à Fomboni, le chef de l’Exécutif de l’île, Mohamed Ali Said a tenu à protester contre les décisions de limogeage d’un certain nombre de hauts responsables de l’île, par le gouvernement central.

 

Dans une longue réaction parvenue hier lundi à La Gazette des Comores, en provenance du cabinet de la présidence de l’île de Mohéli, de graves accusations sont portées contre le chef de l’Etat à qui l’on prête l’intention de vouloir « changer la Constitution pour repousser la tournante revenant à Mohéli » [en 2010, ndlr], dans le but de « s’accrocher au pouvoir et installer sa dictature ».

 

Intitulée « Coup d’Etat Administratif à Mwali », ce document fait un procès particulièrement sévère du régime du président Sambi, tout en exhortant ce dernier « au respect de la Constitution » et en demandant à la Communauté internationale « de faire valoir les règles de la démocratie et les principes des droits humains ».

 

Le ton est visiblement monté d’un cran au niveau des autorités insulaires de Mohéli, dans ce débat très houleux lié à la prochaine révision constitutionnelle, avec en toile de fond la question du transfert des compétences entre l’Union et les îles autonomes.  

 

A en croire l’homme fort de Mohéli, le président de la république aurait l’intention de proroger son mandat jusqu’en 2013, pour « finir la course » en même temps que les trois chefs des exécutifs des îles élus en 2007 et 2008, sous prétexte d’harmonisation du calendrier électoral. Le gouvernement de Mohéli considère que « la constitution actuelle est l’ultime compromis de la réconciliation nationale et que le mandat présidentiel de 2010 ne peut en aucun cas être négociable ».

 

Par ailleurs, Mohamed Ali Said dénonce vigoureusement la décision du gouvernement central de procéder unilatéralement à des changements à la tête des directions régionales des entreprises publiques et administrations financières de l’île autonome, en violation selon lui de l’article 9 de la Constitution de l’Union et de la loi organique stipulant que la gestion des antennes régionales des sociétés d’Etat renvient aux exécutifs des îles autonomes.

 

Répondant à des accusations de détournement de fonds portées contre lui par un ministre du gouvernement de l’Union, Mohamed Ali Said rétorque en accusant à son tour le pouvoir Sambi d’avoir « cassé le mécanisme de recouvrement et de partage des recettes ».

 

El-Had Said Omar

041108/eso/hzkpresse/6h00

 

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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 00:19


Comores : Le gouvernement anjouanais refuse une quarantaine de Comoriens refoulés de Mayotte
Une cinquantaine de Comoriens refoulés du territoire mahorais mais dont le gouvernement anjouanais n'a pas voulu ont fait l'aller-retour entre Mayotte et Anjouan dans la seule journée du mercredi 5 novembre.
Les personnes sont arrivées vers 17 heures après un aller-retour Mayotte-Anjouan. Elles ont été embarquées dans un car en direction du CRA.
Objets d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, 106 Comoriens ont été embarqués dans la matinée du 5 novembre à bord du navire Maria Galanta, à Dzaoudzi, pour être reconduits vers Anjouan. Mais à leur arrivée à Mutsamudu en début d'après-midi, 49 d'entre eux selon des sources anjouanaises – une quarantaine selon la préfecture de Mayotte - n'ont pas été autorisés à sortir du port. Le ministre des Transports d'Anjouan, Fadul Ahamed, présent sur place, a selon un journaliste témoin de la scène exhorté la compagnie maritime à les réembarquer et à les réacheminer à Mayotte.
Raison invoquée : les noms de ces personnes ne figuraient pas sur la liste fournie par les autorités françaises, comme exigé depuis peu par Mutsamudu. "La liste comprenait 56 noms, or il y avait 106 personnes en tout", indique notre source. "C'est un mauvais concours de circonstance", reconnaissait mercredi soir le chef de cabinet du préfet. "Ces personnes avaient été interceptées à bord d'un kwassa hier [mardi]. Elles ont été renvoyées au plus vite mais la liste réactualisée n'est - selon les autorités anjouanaises - pas parvenue à temps. D'où leur décision."
Selon une source anjouanaise, une autre raison a été avancée par le ministre des Transports (qui était injoignable mercredi soir) : "Certaines de ces personnes étaient habillées en haillons, ce que n'a pas accepté le ministre. D'autres qui avaient travaillé à Mayotte n'avaient pas reçu leur salaire".
Le 9 octobre dernier, le gouvernement anjouanais avait envoyé une note aux trois agences de voyages (Comores Aviation, Tratringa 3 et Maria Galanta) qui acheminent les sans-papiers refoulés de Mayotte par les autorités françaises vers Anjouan, selon laquelle il n'est plus question que ces derniers arrivent dépenaillés au port de Mutsamudu et à l'aéroport de Ouani .
Après avoir été réembarquée à bord du Maria Galanta en début d'après-midi, la cinquantaine de Comoriens est arrivée à Mayotte vers 17 heures. Immédiatement placés dans un car de location, ils ont été conduits vers le Centre de rétention administrative (CRA) de Pamandzi. "Ils seront reconduits à la frontière le plus tôt possible", affirmait mercredi soir la préfecture.
RC
Source : Malang
o
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 22:31
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 
Moroni, mercredi 29 octobre 2008 (HZK-Presse) – Si la délégation de la commission parlementaire d’information sur la citoyenneté économique rejette catégoriquement les accusations de présomption de corruption dont ils seraient l’objet, pour avoir accepté qu’une partie de leur mission effectuée récemment au Koweit soit entièrement prise en charge par une société privée d’investissement, en l’occurrence Comoro Gulf Holding (CGH), elle déplore que le gouvernement comorien n’ait pas pris toutes les dispositions nécessaires pour obtenir les rendez-vous souhaités auprès de hauts responsables koweitiennes. « Le gouvernement n’a pas transmis nos demandes de rendez-vous sans que nous en sachions les raisons », déplore le député Sidi.

  On notera au passage que le séjour dans ce pays du Golfe a curieusement coïncidé avec deux jours férié, ce qui a limité leur champ d’investigation. L’on apprendra également que nos élus n’ont rencontré que trois familles de « bidoun » sur 4000 mentionnées dans le projet, dont le critère de choix n’est pas connu en termes de représentativité de l’échantillonnage.

  Dès le départ, le gouvernement avait désigné un interlocuteur « facilitateur », en la personne d’Ahmad Jarudi, directeur à Moroni de CGH qui a mis gracieusement à leur disposition un jet privé. A leur arrivée au Koweit, ils seront accueillis par le staff de ce même groupe financier appartenant au prince Sheikh Sabah Moubarak Al Sabah, qui organise l’agenda des rencontres et des visites de terrain.

  Au cours d’une conférence de presse donnée hier mercredi au Palais du peuple, et présidée par le député Ibrahima Mhoumadi Sidi, les membres de la délégation parlementaire composée de 7 députés et 4 fonctionnaires, ont tenu à rendre public leur rapport de mission, et à s’exprimer sur un certain nombre de questions concernant l’affaire du projet de loi de citoyenneté économique.

  « On a eu raison d’aller constater de nous-mêmes la réalité sur place », explique le chef de la délégation pour qui, la présentation qui avait été faite à l’assemblée par le gouvernement, était faussée, car elle avait mis en exergue les 4000 familles de « bidoun » bénéficiaires potentiels de la loi ainsi que les 200 millions de dollars qu’ils investiraient aux Comores.

  La naturalisation des « Bidoun » serait présentée à nos élus comme « un moyen de générer immédiatement de l’argent frais » estimé entre 200 et 300 millions de dollars, qui « servirait au gouvernement comorien pour régler le problème de ses arriérés de salaires des fonctionnaires », précise le député Sidi.

  Or, à en croire les conférenciers, « ce sont deux volets distincts dont il convient désormais d’éviter l’amalgame », entre d’une part le vaste programme d’investissement pluriannuel que le staff de CGH leur a présenté à Koweït City, un programme basé sur « une vision paradisiaque des Comores de demain » vue par la société de Bashar Kiwan, selon les termes du député Sidi, et d’autre part le souhait de ses promoteurs de voir accorder la nationalité comorienne à des familles d’apatrides « Bidoun », installés dans certains pays du Golfe, dont le Koweit.

  Il en ressort des conclusions de la mission d’information que sur cette question sensible « les autorités Koweitiennes ne sont pas demandeurs ». En revanche la mission a constaté « un besoin d’ouverture » pour les Comores, tout en mettant « les gardes fous » dans la future loi de citoyenneté économique que le gouvernement vient juste de déposer à l’assemblée.

 La mission parlementaire a reconnu en revanche avoir reçu de CGH des cadeaux, notamment un ordinateur portable avec imprimante et scanner pour chacun des membres de la délégation. Un geste qui ne serait pas selon M. Sidi de nature à influencer leur vote au parlement. 

 Le député Ibrahim Souef, déplore pour sa part que le gouvernement n’ait pas cru devoir attendre le vote de la loi en question pour accorder la nationalité comorienne à un premier groupe de ces investisseurs potentiels. Il cite « un décret daté de juillet dernier signé du chef de l’Etat » et visant des articles de cette fameuse loi dont le texte a été rejeté par l’assemblée lors de sa dernière session.

 Quant au député Mohamed Moumine, qui réfute toute idée d’échec de leur mission, il fait observer que dans cette affaire controversée le gouvernement a commis l’erreur de n’avoir pas privilégié les discussions avec le gouvernement du Koweit, mais plutôt avec la société CGH. Pour lui, le volet naturalisation est venu créer un amalgame avec un véritable programme d’investissement dont il suffirait de fixer clairement le cadre et les conditions, en toute transparence, et dans le respect de la souveraineté de notre pays. « Il n’était pas normal que le volet de la naturalisation des 4000 familles bidoun soit greffé sur le dossier de la citoyenneté économique », dit-il.

  El-Had Said Omar

291008/eso/hzkpresse/12h00

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 09:52

Source : Alwatwan.net / 04 novembre 2008



Houmadi Abdallah, Ministre de l'Energie "Il faudrait liquider la Ma-mwe, malheureusement..."



Ministre La situation est telle qu’il faudrait ‘‘liquider la Ma-Mwe et créer une autre société en lieu et place’’. Mais, en l’état actuel des choses ‘‘le pays ne dispose pas des moyens’’ de mener à bien une telle opération. C’est pourquoi ‘‘d’autres actions sont entrain d’être menées pour permettre à la Ma-Mwe d’augmenter sa production et d’offrir le kwh à un moindre coût’’.

Depuis un long moment, la Ma-mwe peine à fournir régulièrement l’eau et l’électricité à sa clientèle. Vous comprenez les dommages que cela cause à toute l’économie du pays et à sa clientèle à un moment où l’entreprise publique détient le monopole en la matière…

La Ma-mwe a le monopole, mais ce n’est pas ce monopole qui fait travailler. Il ne faudrait pas oublier qu’elle est un établissement public à caractère industriel et commercial. Quant à ses difficultés d’approvisionnement elle est due à plusieurs choses. D’abord, à l’outil de production. Nous avons des groupes qui tournent à 1500 tours la minute, donc qui consomment beaucoup de gasoil. On estime la consommation à 300 litres par heure. Cette grande consommation s’explique par le fait qu’il s’agit de groupes de dépannage et non pas faits pour tourner 24h /24.
Le deuxième problème de cette société est lié aux recouvrements. La Ma-mwe a du mal à faire payer l’ensemble de sa clientèle. Le troisième problème se situe au niveau de la fraude à l’électricité et aux pertes que subit cette société. En effet, il y a des gens qui consomment du courant électrique et qui ne figurent pas sur la liste des clients. Soit ce sont des branchements illégaux ou de piraterie. Il y a le fait aussi que le réseau est vétuste et engendre de pertes au niveau de la distribution de l’énergie.

Il n’y pas que le courant électrique qui pose problème…

Pour ce qui est du secteur eau, nous reconnaissons qu’il y avait des problèmes, mais depuis quelques mois nous faisons tout pour soutenir la production. Certes, elle n’est pas aussi satisfaisante qu’ille faudrait, parce que notre objectif c’est que les gens arrivent à avoir de l’eau tout le temps, mais je peux dire qu’à l’heure actuelle, la situation n’est pas aussi pire qu’avant. Il y a eu des améliorations dans ce secteur et la Mamwe compte faire plus, dans la mesure où nous avons déjà reçu un don de matériel du gouvernement chinois. Cette offre nous permettra, dans un premier temps, de réhabiliter l’ensemble du réseau de Moroni. Nous aurons alors les moyens non seulement d’augmenter la production mais aussi d’assurer une fourniture permanente de l’eau.

Mais la société a besoin de bien plus que ça, y a-t-il un plan général de redressement?

Comme je viens de vous le dire, la Ma-mwe a de graves problèmes de coût qui font la fragilité de la société, des moteurs qui consomment énormément, des moteurs de dépannage qui fonctionnent 24 heures sur 24 et donc demandent des révisions fréquentes, un réseau de distribution vétuste, de sérieux problèmes de recouvrements. Face à tant de problèmes, je ne pense pas qu’il faille parler de plan de redressement. Ce qu’il faudrait, c’est de liquider cette société et d’en créer une autre qui sera dotée d’un nouvel outil de production. Ça serait l’idéal. Malheureusemnt, ni la Ma-mwe ni le gouvernement n’ont les moyens, aujourd’hui, de mener à bien une telle opération. C’est pourquoi, nous essayerons d’abord de disposer d’un meilleur outil de production. Ce qui sera fait bientôt grâce à un don de groupes électrogènes de nos amis chinois qui vont, par ailleurs, en assurer la maintenance.
Et nous comptons également recevoir des groupes électrogènes, suite à la mission de l’Académie arabe d’Alexandrie (Lire notre avant dernière livraison, Ndlr). L’ensemble de cet équipement va nous permettre de changer notre outil de production. Avec cette mission, nous nous sommes convenus de stabiliser d’abord ce que nous avons et, par la suite, essayer de renouveler le parc. Ces groupes consommeront moins; ce qui permettra de réduire le coût du gasoil.

Le gasoil coûte cher, cela fait dix ans qu’on le répète. Un moment on a envisagé de passer au fuel lourd qui coûterait moins chère

A ce propos, les gens doivent comprendre une seule chose. Le fuel lourd pourrait effectivement être une solution, mais cela demande des investissements préalables notamment au niveau de la Société Comorienne des Hydrocarbures (Sch) et au niveau de la Ma-mwe pour le stockage de ce carburant. Sans compter des investissements par rapport au transport depuis le lieu d’achat. Donc ce n’est pas aussi facile qu’on semble le croire. Donc, il faut savoir qu’il y a des investissements préalables à faire pour accéder à ce type d’énergie. Il nous faut donc un programme d’investissements et l’Etat ou la Ma-mwe ou les deux doivent mettre la main à la poche. Mais cela ne veut pas dire que ce projet soit totalement abandonné, nous y réfléchissons.
Par contre, je pense que pour un pays comme le nôtre le salut viendra à partir d’autres types d’énergie. Une mission kenyane et des géologues iraniens ont confirmé certaines possibilités par rapport à l’énergie géothermique, notamment à la Grande-Comore. Au niveau de Mohéli et d’Anjouan, il y a les eaux de surface qui pourrait recevoir de petits barrages pour avoir l’énergie hydraulique. Mais là encore, il faut ses études pour pouvoir disposer de ces énergies renouvelables. C’est pourquoi nous avons obtenu de la mission de l’Académie arabe d’Alexandrie qu’il nous fournisse une assistance technique. Et il est prévu que deux techniciens viennent s’installer au ministère de l’Energie pour nous aider à élaborer de telles études.

La Ma-mwe peine à payer son gasoil et l’Etat démarche pour avoir des groupes qui fonctionneront avec ce carburant. Comment expliquez-vous cela ?

A ce propos, l’expérience montre que la Ma-mwe peut payer jusqu’à 70% de sa facture. Si on a pu le faire une première fois, pourquoi ne pourrions nous pas le faire une seconde fois.
Je sais qu’il y a des difficultés de fonctionnement, de logistique à Ma-mwe, mais il est important qu’à la Ma-mwe les gens comprennent que le gasoil est une priorité absolue. C’est cela qui va leur permettre de faire payer les gens et d’être payés eux aussi. Il faut donc qu’on arrive à renouveler la première expérience, ne serait-ce qu’en parvenant à payer les 70% de la facture.

L’électricité coûte très cher aux Comores. Nous avons sans doute l’un des prix les plus chers au monde. Pourtant, le directeur de la Ma-mwe propose une révision à la hausse du prix du kwh pour résorber la crise de l’énergie…

Je comprends l’approche de la Ma-mwe parce que le coût réel du kwh est supérieur aux 120 que les clients payent. Mais il y aussi le côté social qu’on ne peut négliger. Dans cette optique, il a été lancé une opération de recensement dans le but de repérer les anomalies du fichier, mais aussi de faire en sorte que tous les foyers raccordés soient répertoriés. A ce propos, nous demandons aux clients d’être conciliants, car il en va de l’intérêt de tout le monde et tant que il n’y a pas de collaboration entre le gouvernement, la Ma-mwe, les hydrocarbures et les clients rien de bon ne pourra se faire.
Il est vrai que nous produisons l’un des kwh les plus chers au monde, pour pouvoir inverser la tendance, il faut changer l’outil de production, assurer une maintenance régulière du réseau, faire des extensions pour avoir beaucoup de clients. C’est à partir de là que l’on pourrait envisager de réduire sensiblement le prix du kwh. Au ministère de l’Energie et de l’industrie, nous avons fait un choix. L’industrie ne pourrait fonctionner sans l’énergie et si l’énergie est chère les industries auront de coûts d’exploitation élevés. Donc s’il y a quelque chose à faire pour soutenir l’économie, c’est au niveau de l’énergie qu’il faut agit pour la rendre plus permanente et plus accessible.
[b]
La société comorienne des Hydrocarbures qui fut pendant longtemps la vache à lait des différents régimes. Aujourd’hui, elle fait parler d’elle à cause des pénuries.[/b]

La Sch avait un contrat avec Total. Ce contrat a été possible parce que derrière il y avait une lettre de garantie de la Bic. Il y a eu l’affaire Bic/Nicom et la Bic ne fut plus en mesure de donner cette lettre de garantie aux Hydrocarbures. Les difficultés de cette société ont commencé par là. La décision a été prise de rompre avec Total. Nous étions dans une période de pénurie répétitive. L’augmentation du prix du baril de pétrole sur le plan mondial ne nous permettait pas de commander de grandes quantités de carburant. Maintenant la situation est entrain de se stabiliser. Avec les 10.500 tonnes d’hydrocarbures qui viennent d’arriver, nous allons pouvoir stabiliser la consommation et permettre aux Hydrocarbures de sortir la tête de l’eau.

Propos recueillis par M. Y. Kaiva

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