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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 21:05

Le juge Rachadi donne sa part de vérité

Le juge Rachadi persiste et signe sur son enquête dans le cadre de l’assassinat du feu colonel Combo Ayouba, ancien chef de corps de l’armée comorienne. Dans un enregistrement vidéo destiné au chef de l ’Etat, et dont La Gazette des Comores s’est procuré une copie, le juge Rachadi reconstitue avec plus de détails le dossier de l’inculpation avec une intime conviction que la piste qu’il a suivie est la bonne. Un enregistrement qui intervient alors qu’il est suspendu. Dans un Cd envoyé au président de la république le magistrat s’expliquait sur les accusations portées contre lui lors du procès et surtout après, car suspendu par le ministre de la justice.

Flanqué d’une chemise blanche et cravate, bien installé au fond d’un coussin en cuire, le visage serein, le juge Rachadi reconstitue avec plus de détails dans une vidéo d’une quarantaine de minutes le déroulement de l’enquête sur l’élimination par arme à feu du Colonel Combo Ayouba, jusque là, chef de corps de l’armée nationale de développement (AND). D’emblée, il commence par des versets du coran, une manière d’afficher sa foi, car l’homme dit être conscient que sa vie est danger.


Pour le dossier du Dr Assad, Ibroihim papa et Faouzia inculpés pour faut témoignage, le juge Rachadi dit s’appuyer sur des pièces remises par le procureur de la République de l’époque parmi lesquels un CD dans lequel est enregistré le témoignage de Faouzia qui aurait dit être présente au coté de Combo au moment de son exécution. « Après avoir visionné ce CD, j’ai constaté que c’est un montage et que le Dr Assad y est pour quelque chose », fait savoir ce juge d’instruction en instruction judiciaire. Selon lui, les enquêtes menées par la police sur ce dossier, lui ont donné raison.


Sur le dossier des trois militaires inculpés pour planification et exécution de ce haut gradé de l’armée comorienne, le juge Rachadi persiste et signe sur leur culpabilité. Dans cet enregistrement, il explique avec précision de la planification à l’exécution, mais aussi les pièces à conviction retrouvées soit sur le lieu du crime, soit au domicile des « exécuteurs ». Rachadi confirme que l’enquête avait révélé « deux tentatives échouées commandités par les mêmes personnes, l’une à la sortie du camp militaire de Kandani et l’autre sur le chemin de la cérémonie d’un Madjliss, d’après les accusées».


Et le juge Rachadi de se défendre d’être un fossoyeur. « Un juge d’instruction cherche des indices et non seulement des preuves. Et ce sont ces indices qui m’ont permis de les inculper », a-t-il conclu. En outre, il balaye d’un revers de la main les faits qui lui sont reprochés, d’avoir torturé les prévenus et de s’introduire à la maison d’arrêt pour interrogation et d’avoir pris comme maitresse l’épouse d’un condamné.

Cet enregistrement intervient alors que le juge Rachadi est suspendu de son dernier poste au tribunal de Fomboni. Il serait au cœur d’une enquête de l’inspection judiciaire. Joint au téléphone, le juge Rachadi a refusé tout commentaire dans cette affaire surtout qu’il dit «n’avoir pas vu le rapport de son audition auprès de l’inspection judiciaire ». D’ailleurs, on se demande où est passé l’enquête sur ce meurtre odieux. Après le procès qui a vu l’acquittement des trois principaux accusés dans cette affaire, seul le juge Rachadi semble inquiété. Et pourtant, « le parquet et la chambre d’accusation avait un œil sur ce dossier ».


Maoulida Mbaé

 

Source : http://www.lagazettedescomores.com

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:11

LA ROSE  ROUGE-NOIRE

 

Où es-tu 2012

Où es-tu Wani

Ou es-tu la rose rouge-noire

Toi qui m’as tant donné

Toi qui m’as enivré

Je ne sens plus ton odeur

Je ne vois plus ta couleur

Je te cherche

Je te chercherai

Je t’aime

Je t’ai aimée

Et voilà

C’est parti

Tu es partie

Je suis parti

Je conjugue à tous les temps

Quel culot

Pourquoi cette lumière

Cette lumière éblouissante

Eblouissante comme les djinns

Les djinns qui dansent au collège

Je m’accroche au noir

Qu’il est beau

Mais point de MAMWE ici

Qu’est ce qu’il me manque

2013 est là

Je ne l’aime point

Car le fundi n’est pas consulté

Le fundi est sourd

Le fundi n’entend pas mes pas cadencés

Mes pas cadencés qui raisonnent

La rose rouge-noire n’est pas fanée

La rose rouge-noire se fane

Les pétales commencent à pleurer

Ses couleurs seront par terre

Il sera trop tard

Je ne pourrai plus la caresser

De peur de les piétiner

Ils n’entendront plus

Les bruits de mes pieds

Pauvres collégiennes en transes

L’hiver est l’hiver

Le kashkazi est le kashkazi

Je ne danserai pas le mdadra

Quel gâchis

!!!

J’ai bien dit

Je le répète

Quel pétrole

???

Cherche cherche cherche

Cherchez cherchez cherchez

Le pétrole reste nocif

Peuple des masseras

Enfant du Nkoma

Moi je décroche

Moi je m’accroche

Moi je raccroche

Je joue avec la roche

Oh oui

Comme mes aïeux

Tu lui manques trop

II te manque trop

Il t’aimera pour toujours

Tu l’aimes aussi

Je conjugue avec tout

Moi qui n’aime pas le tout

Quel culot

Vous avez bien compris

Ce n’est point la fin de la messe

Ce sont juste des mayindwas lunaires

Entrecoupés par une toux tonitruante

Un et un font trois

Répètent les collégiennes en transes

Je m’accroche à mes songes

Mes songes me refoulent loin

Loin très loin là-bas

Là-bas loin de Paul Eluard

Je ne suis pas Paul Eluard

Je suis juste l’oiseau de la lune

Qui monte monte monte ….

En quête de sa lune attrapée

Je viens de la lune

Mais ne me demandez pas la lune

Ma lune est noire

Ma lune est belle

Ma lune est ma lune

Moi fils de la pierre de l’eau

Je m’accroche à ma lune

Je scrute ma lune

Ma lune n’est pas sa lune

 

 

Halidi Allaoui

Mars 2013

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans POESIE
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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 23:43

 

      Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte de Maître ELANIOU, avocat au barreau de Moroni (COMORES) en date du 23 février 2013 destinée au gouvernement comorien.

 

 

Source : http:// masiwamane.over-blog.com/ article-justice-et-des-11562107 0.html

 

 

LETTRE OUVERTE

    23 février 2013  

 

  A

 

MONSIEUR LE MINISTRE DES RELATIONS EXTERIEURES

MONSIEUR LE MINISTRE DE LA JUSTICE

DE L’UNION DES COMORES

 

 -

Messieurs les Ministres,

Notre justice connait depuis quelques mois déjà une agitation extraordinaire au sens propre du mot.

Le 6 décembre 2012, un substitut du Procureur de la République du parquet de Moroni s’est permis de décerner mandat de dépôt contre un avocat qui n’a fait que son devoir d’assister ses clients ; qui pis est, l’incarcération s’est déroulée en violation de toutes les règles de la procédure, comme l’ont démontré à la barre tous les avocats du barreau de Moroni, unis autour de leur confrère.

L’audience plutôt kafkaïenne s’est pourtant achevée sur une condamnation lourde de…6 mois d’emprisonnement !!!


Quelques semaines après, le 20 février 2013, ce fut le tour des jeunes magistrats de déclencher un mouvement de grève pour protester contre l’arbitraire et la gabegie dans l’administration judiciaire, et partout dans la presse internationale, ce jugement sans appel : « la justice comorienne n’est plus crédible ! »

Malheureusement, Monsieur le Ministre, aucun juriste, à moins d’être flagorneur ou partisan, ne saurait dire le contraire.

J’en veux pour preuve l’incroyable collaboration que vous voulez imposer aux juridictions comoriennes avec l’occupant de l’île comorienne de Mayotte. 

Il semblerait en effet que les autorités judiciaires de l’occupant entendent arrêter « l’immigration clandestine » en associant nos juges dans la besogne et ils n’ont trouvé rien de mieux que d’ouvrir en zone occupée une information judiciaire confiée au juge BOEHRER, qui a immédiatement saisi d’une commission rogatoire internationale les juges comoriens se trouvant en zone libérée.

Le crime reproché aux mis en examen par le juge BOEHRER c’est d’avoir essayé de se rendre d’un point du territoire comorien (Anjouan) à un autre point (Mayotte.)

 

Cette commission rogatoire « internationale » a été adressée au Ministre comorien des relations extérieures par l’autorité occupant l’île comorienne de Mayotte pour être exécutée par le Ministre comorien de la Justice.

Traduit en langage simple, cela veut dire que l’autorité qui occupe une partie de notre territoire (Mayotte) vous demande de reconnaître que cette partie du territoire lui appartient définitivement, relève de sa nation, (la France) et que vous acceptez que les Comores n’ont que trois pattes comme dirait feu le Président ABDALLAH.

Exécuter cette commission, c’est accepter la sécession.

 

Evidemment, dans un pays où la justice n’est pas malade, cette commission serait tout simplement jetée à la poubelle, avant même d’arriver au ministère de la justice.

Je suis au regret de constater que non seulement, vous avez accepté de l’exécuter mais vous avez offert à l’occupant l’occasion de savourer une double victoire, puisque vous lui avez permis de venir faire lui-même dans la partie non occupée, en l’occurrence ANJOUAN, l’enquête judiciaire, se substituant ainsi au juge comorien.

M.BOEHRER, en effet, après une mission exploratoire qui s’est déroulée dans votre ministère dans des conditions qui l’ont surpris lui-même, revient en force avec « trois enquêteurs » , entendez trois policiers pour faire l  a police dans la zone libérée. Il s’agit de :

1.     Gilles REY, capitaine, commandant de la section des Recherches de        Pamandzi 

        2.     Thomas SHNEIDER, maréchal des logis-chef à la Section des                  Recherches de Pamandzi

        3.     Olivier PERRAN, adjudant au Groupement d’Intervention Régional de        Mayotte

En langage clair cela a un nom : faire entrer les loups dans la bergerie !

 

Il ne fait aucun doute que tous les dégâts quels qu’ils soient, matériels juridiques, humains, que ces loups pourraient causer, relèveraient entièrement de votre responsabilité.

je crois savoir que le juge d’instruction comorien spécialement chargé de servir de couverture à l’opération a été nommé par… décret présidentiel (!!!) doyen des juges d’instruction. Dois-je rappeler que la nomination du doyen des juges est une simple mesure administrative relevant de la compétence du président du Tribunal et qu’il est pour le moins curieux qu’on ait voulu enlever d’en haut cette prérogative à ce magistrat ? ?

Comme je comprends les jeunes qui ont refusé de salir leur robe neuve en participant à cette mascarade !

Je n’aborde pas dans cette lettre les aspects juridiques de cette commission rogatoire suis generis, qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs dans le monde, mais je suis prêt à les exposer et à les expliquer « partout où besoin sera » selon la formule bien connue des auteurs de décrets.

 

je me permettrai simplement de vous rappeler que cela fait 38 ans que les Comores se sont libérées (partiellement, hélas !) de la colonisation française et qu’il n’est plus possible de continuer à ignorer le peuple comorien en agissant en son nom sans le consulter, sans consulter sa représentation nationale,

le Gouvernement de l’Union est responsable devant le peuple et c’est seulement ce peuple qui peut lui donner des ordres.

Dans sa lettre du 30 janvier 2013 l’Ambassadeur de France auprès de l’Union des Comores « prie le Ministère des relations extérieures de bien vouloir remercier d’ores et déjà les autorités judiciaires comoriennes pour leur disponibilité, leur diligence, et leur indispensable collaboration dans la conduite de ce dossier sensible. »

C’est, à peine édulcoré par la fausse courtoisie diplomatique, le « nandodje » de Baumer ou de L. Humblot.

 

Le peuple comorien ne peut pas accepter qu’un colonisateur sans vergogne donne l’ordre aux ministres du gouvernement comorien de piétiner le drapeau, la constitution et la législation de l’Union des Comores…… Jamais ! Et l’Histoire qui n’oublie rien s’en souviendra !

 

Vous devez des explications au peuple de votre pays et c’est pour cela que j’ai décidé de vous adresser une lettre ouverte. Les citoyens comoriens partout dans le monde vous regardent et vous écoutent.


 Ali ABDOU ELANIOU

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:44

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui montre l'actuelle Garde des sceaux et Ministre de la justice française, Madame Christiane TAUBIRA (cliquez ICI pour voir sa biographie) entrain de faire une belle leçon sur la poésie de la négritude à l'Assemblée Nationale.

 

Que c'est beau !!!!!!

 

Savourez ce beau moment litteraire et la pugnacité de cette grande dame politique dont le nom est déjà tout en haut dans l'adoption d'une loi consacrée aux crimes de l'esclavage en France (la loi du 21 mai 2001 publié dans le J. O. R. F. n°119 du 23 mai 2001, page 8175 dite «loi Taubira».)

 

Que j'aime !!!!!

 

 

 


 

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:07

Communiqué

Affaire Machouwa-Express/Présidence de l’Union

Dans son audience  du 7 février 2013, la Cour Suprême de l’Union des Comores a statué sur l’affaire du bateau Machouwa-Express contre la Direction de la Présidence  chargée de la Défense de l’Union des Comores.

Le personnel du Bateau Machouwa – Express  a accueilli avec grande satisfaction et joie la délibération  de la Cour Suprême sur cette affaire qui a duré plus de cinq (5 ans) et qui a perturbé et paralysé les activités de l’entreprise, la comorienne de Transport,  jusqu’à présent.

Le Personnel du Machouwa-Express félicite  les membres de la Cour suprême de leur loyauté et  leur adresse ses vifs remerciements.

Le Personnel du Machouwa-Express  est convaincu que la Présidence de l’Union, dans le cadre de la politique de  soutien des entreprises de transports maritimes en difficulté tant prônée par les autorités, procédera  au paiement immédiat de la somme de treize millions sept cent quatre vingt quatre mille neuf cent six francs comoriens ( 13 784 906 FC) tel qu’il est ordonné par la Signification-Commandement REP n°33/12/HJM du 20/02/2012 issue du jugement du Tribunal de Première Instance de  Moroni n°073/11 du 05/07/2011 et  de l’Arrêt de la Cour d’appel des Comores n°84/11 du 28/12/2011. Ainsi, Machouwa-Express reconnu et apprécié par les passagers de par sa rapidité et son confort pourra reprendre la desserte entre les îles en toute quiétude.
Moroni le 8 février 2012
Zarianty Mounir
Directrice du D.A.F de la C.T
 
 
Historique de l’affaire Machouwa-Express/Présidence de l’Union
Rappel des faits :
A la demande des Autorités comoriennes, à la date du 2 novembre 2007, le bateau Machouwa Express a été affrété par le Bureau du Conseil de Paix et de Sécurité à Moroni pour effectuer des opérations de patrouilles dans les eaux comoriennes dans le cadre de la mise en œuvre des Résolutions de l’Union   Africaine relatives à la neutralisation du régime rebelle de Mohamed Bacar à Anjouan.                                                                                                                                                                                                                                                                                
Un contrat d’affrètement a été consenti  entre la Direction de Cabinet de la Présidence de l’Union des Comores en charge de la Défense et l’Armateur du bateau Machouwa Express. Il a été rédigé et signé par l’Armateur et le Directeur de Cabinet de la Présidence en charge de la Défense.

Dans la nuit du 5 décembre 2007, Machouwa Express, lors d’une patrouille par des militaires nationaux et étrangers, a subi une grave avarie à Mohéli sur la cote de Mdjoiezi, emporté par les courants, il a échoué sur la plage Nord de la localité de Djoiezi.

Le bateau a été mis en sécurité, remorqué et acheminé à Moroni par le bateau 13 Radjab sous les directives de l’Armateur et de la Direction du Cabinet de la Présidence.
En cale sèche, à Badjanani Moroni, d’importants dégâts ont été identifiés au niveau des hélices et leurs accessoires (totalement hors d’usage) et au niveau de la coque qui s’est fissurée sur une longueur de 6 mètres.
Le chantier de remise en état de navigabilité du bateau a débuté le 7 décembre 2007 et a pris fin le 8 janvier 2008. Les coûts de réparation se sont élevés à 9 653 142 fc.

Avant le démarrage des travaux du chantier, il a été convenu entre la Présidence et l’Armateur que les dépenses qui seront engagées pour la remise en état du bateau seront supportées par le Ministère des Finances.
Des courriers ont été adressés au Président de l’Union pour ordonner le paiement de la facture mais en vain.
L’Armateur s’est trouvé dans l’obligation de porter l’affaire en justice en raison de l’attitude de silence affichée par la Présidence.
Ainsi, l’Armateur ayant pour conseil Maitre Ali MZIMBA puis MAITRE FATOUMIA ZEINA BARWANE a donné assignation à Maitre Mohamed DOSSAR, représentant de la Direction de Cabinet de la Présidence de l’Union chargée de la Défense d’avoir à comparaître le 8 juillet 2008 par devant le Tribunal de Première Instance de Moroni.

En définitive, un jugement a été prononcé, scellé, et signifié et délivré par maitre HASSANI ASSOUMANI, greffier en chef Adjoint à l’Armateur du bateau Machouwa Express, ayant pour Conseil maitre FATOUMIA ZEINA BARWANE pour lui servir de titre exécutoire.
C’est ainsi qu’une signification-commandement datant du 7 septembre 2011, de l’étude de Maitre B.OUMOURI et Z.ASSOUMANI, huissiers de la justice associés a été adressée à la Direction de la Présidence chargée de la Défense en vertu dudit jugement pour payer la somme de 10 977 684 fc

Le 5 octobre 2011, le Conseiller chargé des Affaires  Judiciaires de la Présidence des Comores, Mr MOUHIDDINE MOHAMED, a adressé une lettre d’opposition du jugement N°073/11 au Président du Tribunal de Premier Instance de Moroni avec copie au Directeur de Cabinet de la Présidence, au Président de la Cour d’Appel des Comores, au Cabinet d’Etude B. OUMOURI et Z.ASSOUMANI et au Greffier en Chef du Tribunal de Moroni.

Par arrêt n°84/11 du 28/12/2011 de la Cour d’Appel, l’appel interjeté par la Direction de Cabinet de la Présidence chargée de la Défense a été déclaré irrecevable.

L’Armateur a ressaisi le Cabinet d’Etude B.OUMOURI et Z.ASSOUMANI pour procéder au recouvrement de la somme due, en se référant au jugement n°073/11 et à l’arrêt n°84/11 du 28/12/2011.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 22:37

Comores / Intempéries à Ndzuwani

 

Imtemperie-a-Ndzuwani-30-janvier-2013.jpgSuite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’île de Ndzuwani ce matin (30 janvier 2013) des dégâts sérieux sont constatés. intemperie-a-Ndzuwani-4-30-janvier-2013.jpg

 

intemperie-a-Ndzuwani-3-30-janvier-2013.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

intemperie-a-Ndzuwani-5-30-janvier-2013.jpg(de g à d : Mahmoud Elarif, Directeurde cabinet du gouverneur, Abdouroihamane Keldi, Sécrétaire Général du Conseil des Commissaires, et Elhad Zoubert)

 

C’est surtout la région de Domoni qui est très touchée. Un pont et des maisons sont détruits. Des maisons sont inondées. Il y a aussi des aussi des blessés dont au moins un très grave.


Halidi Allaoui

 

 


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:10

« FAIGAFFE » : LA REINE DU BASKETBALL (FÉMININ) DE L’ÎLE DEPUIS 1992

 

Faigaffe-photo.jpg

 

S’il y a un sport qui marche bien en ce moment à Ouani, c’est incontestablement le basketball féminin. Faigaffe Club de Ouani est sacré champion des Comores la saison dernière(2012).

Ce Club, Champion de basketball féminin des Comores, reine de l’ile depuis 1992, a présenté les Comores au tournoi de la coupe des Clubs Champions de l’Océan Indien(CCCOI) qui s’est tenu à Madagascar en 2010 et il devrait présenter également le pays au même tournoi en septembre dernier, mais faute de moyen, le club n’a pas pu s’y présenter. Et par conséquent le tournoi n’ pas eu lieu. Sachons que lors de l’édition 2010 à

Madagascar, les basketteuses ouaniennes sont sorties dès le premier tour.

 

A noter que Faigaffe club est l’équipe la plus titrée de l’ile. Elle a remporté à plusieurs reprises le trophée de champion des Comores de basketball féminin.

 

Pour rappel, Faigaffe club a été sacré championne des Comores du Basket féminin, édition 2012, en battant en finale au gymnase de Missiri, l’équipe Usoni club de Mutsamudu sur une large victoire de 80 à 48.

Pour cette année, leur coach Anoir Mouhoudhoir se déclare «confiant de nouveaux talents formés au sein du club, en l’occurrence de Mlle Hania Omar, Farza Mohamed et Sabouana Abdou qui vont rejoindre leurs anciennes coéquipières déjà expérimentés et aguerries aux grands tournois régionaux internationaux». Par conséquent, le coach de Faigaffe s’inquiète «la mésentente qui perdure entre la fédération et la ligue de Ndzouani, qui ralenti jusqu’alors l’organisation du championnat».

 

Cette équipe de basketball comorien a vu le jour dans les années 80, une époque considérée comme le tout début du basket féminin à Anjouan. Depuis lors cette équipe a toujours été parmi les meilleures équipes d’Anjouan et des Comores. De sorte que ce nom de Faigaffe Club est devenu mythique du basket comorien à l’instar de Faigaffe Footballistique d’Antan.

 

En général, la discipline de basketball reste une des fleurons du sport comorien. C’est la seule catégorie sportive comorienne collective qui fait entonner l’hymne nationale lors des compétitions internationales. Comme récemment au gymnase de Missiri-Mutsamudu, lors de la 8eme édition des jeux des jeunes de l’océan indien.

 

Mohamed EL-HAD  

Journaliste à ORTC Anjouan

nardinemohamed@yahoo.fr

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:38

Ci-dessous un reportage en shikomori sur le nettoyage de la ville de Ouani par des jeunes qui ne supportent plus l'insalubrité de leur ville. Une bonne initiative à encourager et perénniser

 

 

 

 

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 21:32

Mémoires du président des Comores, Saïd Mohamed Djohar

09 janvier 2013

Djohar
L’ouvrage compte trois cent quatre huit pages. L’ancien président de la République relate des événements auxquels il a pris part ou dont il a été le témoin direct. Du parcours du jeune sportif “Joary“ à celui d’homme politique en passant par celui d’instituteur ou de diplomate, l’ancien président évoque ses vies: sportif, polygame, bâtisseur, instituteur et acteur politique. Djohar se met en scène avec comme point constant: le nationalisme comorien.

Clins d’oeil à Said Mohamed Cheikh, son maitre spirituel et Ahmed Abdallah Abdérémane, son compagnon, portrait acide de son ancien élève Mohamed Taki Abdoulkarim, crochet belliqueux sur Omar Tamou et vision contrastée et humaine de Ali Soilih, son demi-frère.

“Fils spirituel” et “historien” de Cheikh

Adolescent, il rencontre le docteur Saïd Mohamed Cheikh. De cette rencontre découle une relation d’admiration et d’initiation à l’action publique. Djohar rend hommage à celui qui fut son mentor politique. L’auteur revient sur sa rencontre avec Cheikh, le combat pour l’indépendance et le nationalisme de l’ancien député des Comores à l’assemblée nationale française. Il évoque de Cheikh tantôt le combattant contre le colonialisme qu’il compare à un “esclavagisme déguisé“, ou bien celui qui a lutté contre les spoliations des terres par les colons à Ndzuwani.

Portait acide de Mohamed Taki

L’auteur a choisi son camp: celui des Verts, mais Cheikhistes. Comme tous les fervents de l’ancien président du Conseil de gouvernement des Comores, l’affront fait à son maitre par Mohamed Taki reste toujours vivace et impardonnable. La scène se déroule à Mbeni après la nomination de Mohamed Taki au poste de directeur général des travaux publics et de l’énergie, poste occupé autrefois par un Mzungu. La région de Hamahame a organisé une cérémonie de remerciements à laquelle participait, outre le président Cheikh, tous les membres du gouvernement et la notabilité de Ngazidja. Cheikh explique sa politique qui consiste à remplacer les chefs de service français par des Comoriens ayant réussi leurs études supérieures. Taki se leva au son du tam-tam et des cris d’une population euphorique en fustigeant le gouvernement et en attaquant son chef, le président Cheikh. Ce dernier réplique en s’adressant à Taki: “…Si nous n’avions pas cette autonomie interne, tu serais peut-être un simple agent de l’administration comme certains auditeurs ici présents“. En 1990, Mohamed Taki était candidat comme Djohar aux présidentielles.

Djohar déclaré vainqueur, le premier a contesté cette victoire se qualifiant président choisi par les Comoriens. Djohar accuse Taki d’avoir intenté des projets criminels visant à l’assassiner. Victime collatéral de ce duel entre deux membres de l’ancien parti Vert, Omar Tamou, ministre de l’Intérieur pendant ladite élection qui avait reconnu sur la place publique Badjanani la victoire de Taki.

Vision contrastée mais humaine de Ali Soilih

Ali Soilih et Saïd Mohamed Djohar sont les fils de Mahmoudat Mzé. Cette mère est, pour l’instant, la seule à avoir donné aux Comores deux présidents. Djohar partage la vision de Ahmed Abdallah sur les pratiques autoritaires et la mise au ban du anda par le nouveau régime soilihiste.

Par contre, sous l’âge d’or de ce régime, l’auteur raconte les tortures morales dont il a subies, notamment après la fuite de son fils adoptif Nassur en Libyie. Son témoignage accablant est plein d’émotion: “[…] un certain soir, je reçus un appel téléphonique: - Dites à la mère de Nassur (dix-sept ans à l’époque) que son fils a été sélectionné pour les jeux sportifs des pays musulmans qui auront lieu en Libye la semaine prochaine. Comme l’avion part ce soir, il ne pourra pas venir vous saluer avant le départ, faute de temps. […] -

On dispose de nos enfants sans même demander notre avis. […]. Un mois plus tard, en 1977, une Peugeot familiale pénétra à toute vitesse dans notre cour. Trois soldats de la révolution “Mbaya ya mwasi“ en descendirent vers 11h et nous sommèrent d’y monter. Notre fille Charline avait son premier né, Ryad, dans les bras. - Mais que se passe t-il? leur demandai-je […] - Quoi? Vous ne voyez pas que notre fille a un bébé de quatre mois dans ses bras? - Nous ne voulons rien savoir! Ce sont les ordres. Allez, embarquez!“. Trois jours plus tard, la famille Djohar a su les raisons de son arrestation arbitraire. Nassur, son fils, n’est pas rentré avec son équipe après les jeux en Libye.

Devant l’interrogatoire, sa femme et lui réagissent en ces termes à la disparition de Nassur: “- Quoi? Vous avez embarqué notre fils sans notre avis ni notre accord, vous nous dites qu’il a disparu. Vous êtes le responsable de sa disparition. […]. - C’est cela votre justice? Vous avez tué mon fils et vous voulez qu’en victime, je vous paie pour ce crime? […]“. Après le coup d’Etat du 13 mai 1978, Djohar a tenté deux fois de rendre visite à son frère emprisonné par les mercenaires…

Ahmed Abdallah, le compagnon politique

Entre Abdallah et Djohar, c’est une complicité politique et amicale dans les années 40, après l’affectation de l’instituteur Djohar à Domoni. Une relation renforcée par le partage des idées communes: membre du même parti Vert, Cheikhiste, militant contre les spoliations des terres et pour la souveraineté comorienne.

Djohar raconte la dernière conversation avec Abdallah à la veille de son assassinat: “Je suis navré que vous, car je suis prisonnier de ces mercenaires sans parvenir à cesser leurs actes répréhensibles. Le plus catastrophique, dans tout cela, est que le personnel de la Gp chargé d’assurer ma sécurité, semble ignorer totalement ma présence et mon autorité en obéissant aveuglément à la bande de Bob. […] C’est maintenant que je reconnais la portée de mon erreur monumentale. Je ne peux pas te le cacher, j’ai signé un contrat de dix ans […] Le contrat expirera en 1989.

Et je ne renouvellerai pas, quoi qu’il arrive“. Abdallah trouvera la mort deux jours plus tard assassiné par ceux qui ont été censés le protéger.

Djohar président et bâtisseur

Avant d’être président, l’auteur se définit comme créateur et bâtisseur. Créateur de plusieurs associations sportives et musicales et bâtisseur d’infrastructures, notamment le terrain de tennis de Moroni et les bâtiments administratifs qui devaient accueillir les dirigeants comoriens à Mayotte, capitale des Comores jusqu’en 1962.

Djohar Président, ce sont des souvenirs pathétiques et déprimants de l’ancien président. Pour tous les passionnés des Comores et de l’histoire en particulier, le “plus malgache des Comoriens“ nous offre une lecture personnelle sur l’évolution des Comores, et accessoirement de Madagascar, et cette œuvre serait très riche adaptée au théâtre tant les personnages sont plus loufoques les uns que les autres.

Nakidine Mattoir

 

Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&title=Memoires-du-president-des-Comores-Said-Mohamed-Djohar&actu_id=4806

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 23:39

Le Gouverneur de Ndzuwani, Anissi Chamsidine a procédé ce samedi 5 janvier 2013  au deuxième remaniement de l’Exécutif et du Cabinet.

Conformément à l’Arrêté n°13-008/Gouv/I.A.N. et en son Article 1er, sont nommés Secrétaires Généraux des Commissariats de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani les personnes dont les noms suivent :

Monsieur Saïd Ibrahim Mouayad, Secrétaire Général du Commissariat aux Finances et à l’Economie ;

Monsieur Afraitane Said Bacar Abdoulhamid, S.G. du Commissariat à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire ;

Monsieur Attoumane Issiaka, SG du Commissariat aux Administrations des Collectivités locales et à la Coopération décentralisée ;

Madame Sitti Attoumane SG du Commissariat à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base ;

Monsieur Dhoihari Toiliha SG du Commissariat à l’Agriculture, à la Pêche artisanale, à l’Elevage, à l’Environnement et au Développement durable et

Monsieur Dainane Kaambi, S.G. du Commissariat à la Santé de Base, à la Solidarité et aux Droits humains.

Conformément à l’Article 1er de l’Arrêté n°13-009/Gouv/I.A.N., sont nommés Commissaires de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani les personnes dont les noms suivent :

Monsieur Dhoihir Dhoulkamal, Commissaire aux Finances et à l’Economie ;

Madame Mounir Zaitoune, Commissaire à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire ;

Monsieur Dahilou Omar, Commissaire aux Administrations des Collectivités locales et à la Coopération décentralisée ;

 

Monsieur Mohamed Saïd Abdallah, Commissaire à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base ;

Monsieur Mohamed Houmadi M’Hadji, Commissaire à l’Aménagement du territoire de l’Ile et aux Infrastructures de Base

Madame Assiati Abdallah, Commissaire à la Santé de Base, à la Solidarité et aux Droits humains, Porte parole de l’Exécutif.

Et enfin, conformément aux Arrêtés numéros 10, 11, 12 et 13/Gouv/I.A.N., Mahamoud Mohamed Elarif, Keldi Abdouroihim, Nassuf Said Ali et Abacar Ben Salim sont respectivement nommés Directeur de Cabinet du Gouverneur chargé de la Sécurité Intérieure, Secrétaire Général du Conseil des Commissaires de l’Exécutif de l’Ile Autonome de Ndzuwani, Secrétaire Général du Gouvernorat de l’Ile Autonome de Ndzuwani et Conseiller Spécial chargé des Affaires Economiques auprès du Gouverneur de l’Ile Autonome de Ndzuwani.

 

Quelques constats :

 

Pour les Commissaires, Il y a eu cette fois-ci un profond remaniement contrairement au 13 février 2012. Seuls Monsieur Dahilou Omar et Madame Assiati Abdallah ont été membres de la précédente équipe. Cette dernière redevient porte parole de l'Exécutif. Monsieur Abacar Ben Salim qui assumait cette responsabilité depuis février 2012 est nommé Conseiller Spécial des Affaires Economiques auprès du Gouverneur en remplacement de Monsieur Dhoihir Dhilkamal, bras droit du gouverneur. Celui ci est le nouveau Commissaire aux finances et à l'Economie.

 

Avec la nomination de Madame Zaitoune Mounir, vice présidente de Fawecom, une ONG Régionale reconnue en tant que leadership en matière d’éducation et inspectrice générale de l’Éducation au poste de Commissaire à l’Enseignement préscolaire, à l’Enseignement primaire et secondaire, nous comptons désormais deux femmes dans l'Exécutif de l'île. Le Gouverneur de l'île, Anissi Chamsidine confirme son souci de favoriser la promotion de la femme comorienne de Ndzuwani dans la prise des décisions.

 

La grosse surprise est incontestablement le remplacement des deux hommes clefs du pouvoir de Ndzuwani : Dr Sounhadj Attoumane qui était Directeur de cabinet du gouvernorat chargé de la sécurité intérieure et Chamsidine AChirafi (Chamité), un des collaborateurs du gouverneur depuis son éléction qui était Secrétaire Général du Conseil des Commissaires depuis le 13 février 2012 après avoir été son directeur de cabinet ! Wait and see mais il n'est pas impossible qu'une de ses deux personnalités devienne Ministre de l'Union des Comores lors du prochain remaniement tant attendu. On peut aussi considérer que  peut être le gouverneur de l'île a tout simplement eu la sagesse de mettre fin à ce que certains déploraient fortement et appelaient "la shisiwanisation du gouvernorat de Ndzuwani" pour ne pas ternir son image. Entendez par là l'occupation des postes clefs du gouvernorat (Directeur de cabinet du gouverneur, le Secrétaire Général du Conseil des Commissaires.....) par des personnes de Shisiwani, la région natale du gouverneur.

 

Monsieur Mahmoud Mohamed Elarif qui était Commissaire chargé des Finances, Budget, Commerce, et Investissements) devient le nouveau Directeur de cabinet du gouverneur chargé de la sécurité intérieure.

 

Le choix des secrétaires Généraux des commissariats et du Secrétaire Général du Conseil des Commissaires compte tenu de leur expérience incontestable, technicité et ancienneté dans l'administration de l'Etat comorien nous amène à déduire que le gouverneur voudrait privilégier le bon fonctionnement et l'efficacité de l'Administration de Ndzuwani. 

 

Moins de politique politicienne et/ou partisane contribuera certainement  au changement tant attendu par les comoriens. Mais encore faut-il qu'il y ait une réelle volonté  de tous et à tous les niveaux.

 

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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