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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:22

Source : Alwatwan.net/30 décembre 2008

Les avantages de l’Apc seraient nombreux comparés à ceux de la pédagogie la nouvelle méthode traditionnelle dans la mesure où amène le personnel enseignant à travailler sur des ‘‘situations-problèmes’’ dans le cadre d’une pédagogie du projet, en même temps qu’elle demande aux élèves d’être actifs et engagés dans leurs apprentissages.

Améliorer la qualité des apprentissages par la formation des enseignants aux techniques pédagogiques dites approche par compétences ou Apc. Ainsi peut se résumer l’objectif de la formation des instituteurs et institutrices lancée le 23 décembre au niveau de l’île de Ngazidja.
L’importance de cette session de formation qui va s’étaler sur neuf jours se mesure, surtout, par le nombre des bénéficiaires : six cents hommes et femmes repartis dans les onze Circonscription d’inspection pédagogique régionale (Cipr) que compte l’île. La formation est destinée à tous les enseignants des classes de première année des cours préparatoire et élémentaire ou ‘‘Cp1’’ et ‘‘Ce1’’.
Financée à hauteur de 17millions de francs comoriens par la Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), cette session mobilise, au total, une quarantaine d’encadreurs pédagogiques affectés dans les différents centres de formation repartis dans les différentes régions. Selon le coordinateur régional de l’enseignement, Boinaheri Mlamali, une formation similaire pour les enseignants de Cp2 et Ce2 sera organisée dans les jours qui viennent.
L’organisation de ces stages participe à la volonté de généraliser le plus rapidement possible l’Apc dans toutes les écoles de l’archipel. ‘‘La formation porte sur les concepts, les outils pédagogiques mais aussi sur la pratique de la classe’’, précise-t-on.
Les avantages de l’approche par compétences seraient nombreux par rapport à la pédagogie traditionnelle.

Des élèves actifs et engagés

L’Apc amène, en effet, le personnel enseignant à travailler sur des ‘‘situations-problèmes’’ dans le cadre d’une pédagogie du projet, en même temps qu’elle demande aux élèves d’être actifs et engagés dans leurs apprentissages. ‘‘Si la pédagogie traditionnelle pose les moyens d’apprentissage avant les finalités, la pédagogie par objectifs suppose que les finalités commandent les moyens d’apprentissage. Parmi ces moyens, l’approche par les compétences intervient dans l’atteinte des objectifs pour doter l’apprenant d’outils mentaux transférables, ce que ne permettent pas toujours les savoirs disciplinaires dans la pédagogie traditionnelle’’.
Dans cette nouvelle approche, l’enseignant tient compte des acquis des étudiants et les aide à se les rappeler, propose aux étudiants des situations d’apprentissage complexes mais à leur portée, et ‘‘qui ont du sens pour eux’’, peut-on lire dans la grille d’évaluation. Dans le cade de l’Apc, l’enseignant doit ‘‘stimuler la réflexion sur la démarche d’apprentissage et sur les contextes de réutilisation des compétences acquises’’ et donner aux étudiants des occasions de réutiliser les compétences acquises dans d’autres contextes.

Pm

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans EDUCATION
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:05

Source : Alwatwan.net/30 décembre 2008

Sambi-1 Les Comores ‘‘peuvent être fières’’ d’aborder l’année 2009 avec d’immenses espoirs. Des accords importants ont été conclus notamment avec le Fmi, ‘‘après tant de rendez-vous manqués’’. 2009 est ‘‘l’Année des fondations’’. Parmi elles, la réforme de la constitution. Il ‘‘rassure’’ les opposants à la révision : ‘‘je n’ai pas l’ambition de prolonger mon mandat’’.

Le discours est une ‘‘occasion en or’’ pour éclairer l’opinion sur les ‘‘réalisations visibles’’ ou en cours. S’il n’a pas voulu s’attarder sur son bilan mais plutôt sur les perspectives il soutient, toutefois, que ‘‘des choses ont été réalisées et d’autres moins perceptibles sont en préparation’’. Il a rappelle ‘‘la grave crise financière qui a frappé le monde, obstruant les perspectives de l’année’’. Les Comores ‘‘peuvent être fières’’ d’aborder l’année 2009 avec d’immenses espoirs. Des accords importants ont été conclus notamment avec le Fmi, ‘‘après tant de rendez-vous manqués’’.
Par ailleurs, il a déploré ‘‘les maigres recettes qui empêchent d’imaginer des investissements conséquents et d’amorcer un développement soutenu’’. ‘‘Des réalisations exigeant des sommes faramineuses ont été possibles grâce aux dons de pays amis et aux prêts contractés à l’étranger’’ souvent à des conditions désavantageuses : ‘‘la dette avoisine les 90 milliards de francs’’. Il soutient à ce sujet : ‘‘le pays a consenti d’énormes sacrifices’’. Des dettes importantes comme celles accordées par la Banque africaine ont été résorbées, 60% par la Bad elle-même et le reste par des pays amis. Depuis 2007, ‘‘nous avons réglé entre 200 et 300 millions de francs de dette par mois’’. Il est revenu sur la validation par le conseil d’administration du Fmi de ‘‘notre programme’’, entraînant une aide urgente conditionnée par les réformes importantes à engager. Il dit fonder les espoirs sur l’éligibilité des Comores à l’Ippte et à l’Iadm pour aboutir à un effacement de la dette. ‘‘Ainsi, une nouvelle situation s’ouvrira permettant de bénéficier de nouveaux crédits et de retrouver la confiance des bailleurs’’. Sur la citoyenneté économique, il a déclaré que la loi adoptée ‘‘nous permettra de disposer des fonds pour amorcer notre développement’’.

“Des projets pour chaque île”

Pour l’année 2009, le président promet : ‘‘pas un lieu ou l’eau propre et l’électricité ne pourront parvenir : il n’est pas juste, en cette année, que des enfants vivent encore dans l’obscurité’’.
Il est s’est étalé sur son engagement ‘‘Un logement décent pour tout comorien’’ : ‘‘je me battrai jusqu’ à ce que tout comorien puisse se loger convenablement’’.
Dans le domaine des infrastructures routières à réaliser, il présente les spécificités des projets de chaque île : l’hôtel Itsandra qui a déjà officieusement ouvert ses portes, Janat l’kamar prévu pour être construit au nord de l’île. Sur ‘‘le projet de la Corniche de Moroni’’ il révèle : ‘‘une partie du financement est disponible’’. Mais selon lui, le deuxième grand projet économique de Ngazidja est la ‘‘construction d’un grand port en eau profonde à Moroni’’. Sur l’île d’Anjouan, ‘‘pour le projet de construction d’un aéroport international, les travaux débuteront cette année’’. Si Anjouan et Mohéli, l’énergie hydraulique est à l’étude, à Ngazidja, la géothermie ‘‘est aussi en projet’’ : ‘‘25 villages à Mwali c’est faisable, tout comme, cette année, le port pouvant permettre l’accès à de gros porteurs’’.
2009 est considéré comme ‘‘l’Année des fondations’’. Parmi elles figure en bonne place la réforme de la constitution.

Fortifier les fondations de l’Etat fondation

Partant de son expérience au sommet de l’Etat qui lui ‘‘a permis de voir clair et de déceler les blocages de la constitution’’, il pointe du doigt ‘‘les mésententes entre l’union et les îles, les gaspillages des fonds pour entretenir 4 présidents, 4 exécutifs, 4 parlements, 4 constitutions…’’.
A ce propos la population ‘‘sera consultée par voie référendaire’’ sur les modes et les fréquences des scrutins ‘‘pour harmoniser la durée des mandats irréguliers, et unifier les élections’’. Il ‘‘rassure’’ d’emblée les opposants à la révision : ‘‘je n’ai pas l’ambition de prolonger mon mandat’’, mais propose ‘‘de tenir les élections prochaines soit en raccourcissant les mandats des présidents des îles de 1 an soit en prolongeant mon mandant de 1 an’’.
Le président annonce la tenue en février d’une colloque sur le logement, qui réunira les experts en la matière pour répondre à certaines préoccupations, sur la mobilisation des fonds, les types de logements, les politiques d’urbanisme, les modes d’accès au crédits…
Pour finir, le président revient sur son idée de ‘‘compléter le dispositif local de magistrats par des magistrats étrangers’’, promet de ‘‘renforcer l’armée en lui dotant de moyens conséquents’’, mais aussi en ‘‘prêtant une attention particulière à l’université’’.
Le président parle ‘‘des projets pour la jeunesse mais aussi pour les femmes’’. Sur le contentieux de Mayotte, le président estime que ‘‘nous n’avons pas les moyens de stopper ce référendum, mais qu’il se tienne ou ne se tienne pas, Mayotte est comorienne et le restera’’, rappelant au passage que ‘‘ces consultations ont été rejetées comme nulle et non avenues par l’Onu’’ et promettant de ‘‘continuer à défendre Mayotte par la diplomatie, l’intelligence, la volonté’’.

Compte rendu d’Ahmed Ali Amir

 

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 00:51

 Ci-dessous une déclaration de l'ancien Premier ministre comorien Said Ali Mohamed (photo) adressée à la classe politique de son pays :

DECLARATION DE SAID ALI MOHAMEDA LA CLASSE POLITIQUE COMORIENNE
بِسْمِ اللّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
السَّلاَمُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ

Moi, Said Ali Mohamed, natif de Bimbini à Anjouan (Union des Comores), ancien responsable politique, et résidant actuellement en France ;

► Parce que les avidités de pouvoir, durant ces vingt dernières années, n'ont rien apporté à notre peuple que mélancolie, haine et soif de vengeance ;
► Parce que les conflits de compétence qui entredéchirent nos dirigeants n'augurent rien de bon, et que les surenchères politiques, les menaces et intimidations qui sont relayées, sans discernement, par les médias, n'engendreront que des situations encore plus regrettables que celles que nous avons connues jusqu'à présent ;
► Parce que quarante ans durant, j'ai oeuvré avec d'autres pour l'unité, la liberté et la prospérité de mon pays et que je refuse de voir périr ce pourquoi je me suis battu toutes ces années ;

Je ne peux résister à l'envie de saisir l'opportunité des échanges de voeux, pour attirer votre attention, à vous, responsables politiques comoriens, les dirigeants comme les opposants, les hommes comme les femmes, les anciens comme les jeunes, sur les dangers qui guettent notre pays, en ce début d'année nouvelle et contre lesquels, nous devons unir nos forces si nous voulons les surmonter :

► A commencer notamment par le référendum que le gouvernement français entend organiser, le 29 mars 2009, dans l'île comorienne de Mayotte pour ancrer irréversiblement cette partie de notre territoire national au sien, en tant que 101ème département ;
► Suivi par l'obstination du Président Sambi à vouloir modifier seul, la constitution sans concertation avec quiconque ;
► Ou encore la loi dite de citoyenneté économique, votée dans des conditions équivoques, qui, pourtant, peut s'avérer une formidable opportunité pour ouvrir notre pays aux investisseurs extérieurs autant qu'elle peut, aussi, se révéler compromettante.

Ces trois points constituent, à mon avis, trois enjeux majeurs, qui peuvent menacer à terme, peut-être plus cruellement encore, l'unité, la paix et la stabilité de notre pays, si nous n'y prenons pas garde.

Si, face à la puissante France, un pays membre permanent du Conseil de Sécurité, nous ne pouvons rien qui puisse l'empêcher d'assouvir ses vils desseins de partitionner notre minuscule Etat alors qu'elle a la responsabilité historique de l'unir et l'accompagner vers un développement harmonieux ; Ne pourrions-nous pas, pour le moins, nous unir pour manifester notre colère et notre désespoir à la face du monde qui nous observe ?

Si, face à la détermination du Président Sambi de modifier la constitution à sa convenance, nous ne pouvons rien qui puisse le raisonner ; Ne pourrions-nous pas, pour le moins, nous retrouver, nous, responsables politiques et représentants de la société civile, dans le cadre d'un dialogue national, pour repenser les institutions de notre pays de manière à empêcher Sambi d'imposer son diktat ? Car, s'il est vrai que celui-ci prétexte la lourdeur des institutions pour ménager la constitution à son profit, il n'en est pas moins que celle-ci est inadaptée au contexte de notre pays et qu'elle nécessite des aménagements, d'une manière ou d'une autre.

Si, face au sous-développement de notre pays et à la misère qui accable nos populations, nous ne nous sentons pas en mesure de repousser ceux qui prétendent vouloir nous aider, ne pourrions-nous pas pour autant saisir, ensemble, l'opportunité de la loi sur la citoyenneté économique pour poser les conditions d'une véritable ouverture de notre pays à l'investissement étranger pour un développement réel et durable ?

Pour toutes ces raisons, j'appelle tous les responsables politiques de mon pays, le pouvoir et l'opposition, à taire leurs querelles stériles et à cesser leurs coups bas, pour asseoir, ensemble, les bases d'un sursaut national.

J'appelle son Excellence, le Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, à donner le bon exemple, en convoquant sans délai, conformément à son engagement devant les Chefs d'Etat de l'Union africaine, le 1er février 2008, une conférence inter-comorienne, pour que nous puissions ensemble réfléchir à l'avenir de notre pays, son développement, ses institutions, la consolidation de son unité nationale, la défense de son intégrité territoriale et la viabilité de ses relations internationales. Et je prends l'engagement de lui apporter tout mon concours à cet effet.

Mes chers compatriotes,

Les disparitions en mer, mépris, humiliations et maltraitances dont les ressortissants de Ngazidja, Mwali et Ndzuani font l'objet à Mayotte et l'indifférence dont fait preuve notre gouvernement face à cette situation ;

Cette déclaration compromettante, signée le 9 décembre 2007, par notre ministre des finances, Mohamed Ali Soilihi, au nom du gouvernement comorien, avec Monsieur Louis Michel, Commissaire européen en charge du développement et dans laquelle je relève notamment ce paragraphe :
« Situé au nord du canal de Mozambique, l'archipel des Comores comprend quatre îles dont trois: Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzouani) et Mohéli (Mwali), qui couvrent 1 861 km2, constituent l'Union des Comores; l'île de Mayotte (Maoré) est restée française à l'indépendance ».
(Extrait document de stratégie pays et programme indicatif national pour la période 2008-2013)

Sont autant pour moi des motifs réels de préoccupation qui doivent interpeller la conscience de tout un chacun.

Mes chers compatriotes,

Le salut de notre pays ne peut venir que de nous-mêmes, par une prise de conscience collective de l'ampleur des menaces qui pèsent sur notre destin commun et de la nécessité de nous rassembler pour réfléchir aux voies et moyens de les surmonter.

À l'aube de cette année 2009, comprenez que je ne puisse formuler à votre endroit, autres voeux que celles de vous voir privilégier les voies du dialogue pour sortir le pays de l'impasse.
Il est, en effet, des moments où, dans la vie d'un peuple, les intérêts collectifs doivent primer sur les intérêts individuels, où, les gens doivent pouvoir se poser et réfléchir –mesurer le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir - mettre de côté ce qui divise pour ne considérer que ce qui unit - prendre exemple sur l'histoire pour bâtir l'avenir.

Ce moment est arrivé ; nous devons le saisir.

Qu'ALLAH TOUT puissant vous bénisse tous.
Fait à Paris, le 29 décembre 2008.
Said Ali Mohamed
Ancien Premier ministre
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 14:02

FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L'HOMME

Tel : 7711543

 Email : fcdh_comores2008@yahoo.fr

HAMPANDRE-MUTSAMUDU ANJOUAN

UNION DES COMORES

 

COMMUNIQUE DE Presse

 

A l'occasion du nouvel an  de 2009 la fondation comorienne des droits de l'homme vous souhaite bonne  et heureuse année  qu'elle vous apporte bonne santé, le  bonheur, la chance et des succès.


 La Fondation  Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH)
est indignée à la vue des images filmés par un policier français et diffusées par les télévisions du monde entier à propos des conditions d'emmagasinage d'êtres humains dans le Centre dit de transit de Pamandzi à Mayotte, terre comorienne devenue par la force des choses un laboratoire du couple
Préfet de Mayotte-  l'ambassadeur de France aux COMORES SUR des trucs douteux du genre remise en cause du droit du sol, expulsion d'êtres humains dans des tenues dégradantes, expulsion d'enfants non accompagnés, etc.


La Fondation Comorienne
des Droits de l'Homme (FCDH) appelle les autorités comoriennes en particulier le ministère des affaires étrangères, à plus de fermeté vis-à-vis d'une France arrogante et belliqueuse envers notre pays.


 La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) demande aux autorités comoriennes  en particulier le ministère de la justice et de l'intérieur de mettre fin par tous les moyens les agissements de nos compatriotes égarés et traîtres  communément désignés comme membres du « Réseau Français ».

 

La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) appelle les démocrates français à faire pression sur leurs autorités pour que leur pays berceau des droits de l'homme, respecte en dehors de ses frontières naturelles, le droit international et les droits humains

 

                                                                                         Mutsamudu le 30 décembre 2008

                                                             

                                                                                     BUREAU EXECUTIF NATIONAL

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:51

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 
Fomboni, vendredi 26 décembre 2008 (HZK-Presse) – Novembre 2007 - novembre 2008, un an après la mise en place à Mohéli d’un programme  d’élimination rapide du paludisme, par l’équipe chinoise du professeur Lee, en collaboration avec l’université chinoise de Koinzo et le gouvernement comorien, le lundi à l’alliance franco comorienne de Fomboni était venu le moment de faire un bilan des activités et des résultats obtenus en 12 mois.

 

Une cérémonie honorée par le président de l’Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, son vice-président Ikililou Dhoinine, l’ambassadeur de Chine aux Comores, les ministres de la santé de quatre îles, le directeur de cabinet à la présidence de l’île de Mwali ainsi que d’autres hautes personnalités.

 

Un taux de décès nul et 0,90% comme taux des porteurs du parasite du paludisme enregistré à la fin du mois de novembre 2008, contre un taux de 21 à 23% voir 94% des porteurs du parasite sur certains villages au mois de novembre 2007. C’est un bilan jugé « très positif » par le professeur Song qui représentait le professeur Lee.

 

« Le combat n’est pas gagné pour autant, si Ngazidja et Ndzouani n’ont pas franchi le même pas… », a souligné le vice-président Ikililou Dhoinine lors de son intervention. Et le docteur d’ajouter que bientôt ce projet FEMES, élimination rapide du paludisme par le traitement de masse verra le jour dans les autres îles.

 

« À l’heure qu’il est 17 villages à Mwali sont débarrassés du paludisme avec près de 98% de chute après un an », a annoncé Fateh Oithique le technicien du projet et qui a fait un exposé détaillé des travaux effectués et des résultats obtenus depuis le 4 novembre 2007 à Wallah 1 jusqu’aujourd’hui.

 

« Sachez que les chinois ne peuvent pas rester à Mwali éternellement, vous avez intérêt vous le gouvernement de l’île et la population de prendre la relève avec les techniciens nationaux que nous avons formés et le matériel que vous avez déjà » a avertit l’ambassadeur de Chine aux Comores.

 

Quant à la majorité de la population, elle se montre très satisfaite des résultats rapidement remarquables dès la prise de ces gros comprimés verts d’artequick. « C’est la plus belle chose que j’ai connu de toute  ma vie, moi qui n’arrivais pas à faire 3 semaines successives sans que je ne sois malade, aujourd’hui cela fait un an je suis en forme, merci Dieu, merci les chinois, merci le professeur Lee », a ainsi exprimé sa joie une vieille dame à sa sortie de la cérémonie.

 

Mouayad Salim

261208/ms/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SANTE
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 13:26

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, samedi 27 décembre 2008 (HZK-Presse) – A la demande du chef de l’Etat, le vice-président Idi Nadhoim a réuni les forces vives de l’île pour étudier les éventuelles affectations des revenus escomptés de la vente de la citoyenneté aux bédouns koweitiens. Pour une fois depuis des années, les cadres et politiques originaires de la grande île de l’archipel se sont réunis pour parler d’avenir.

 

Le gouvernement de l’Union comme l’Exécutif de l’Ile ont mis de côté les querelles politiques pour l’intérêt de Ngazidja. « C’est un grand jour pour nous car cela fait partie des rares moments qu’on nous demande de décider de ce qu’on veut faire de notre île. Donc je demande à chacun de donner le meilleur de soi même pour réussir cet exercice », lance le vice-président Idi Nadhoim en guise de bienvenue.

 

La vente de la nationalité comorienne à des présumés investisseurs des pays du Golfe [précédemment présentés comme des apatrides (Bedouns)], pourrait générer l’équivalent de 200 millions de dollars, soit 77 milliards de francs comoriens, avait annoncé le président de la république, dans un de ses récents discours.

 

Ngazidja va ainsi bénéficier de 45% de cette coquette somme, croit-on savoir. La vice-présidence prévoit déjà 3 secteurs jugés « prioritaires » pour affecter ces fonds. Il s’agit de projets liés aux infrastructures qui ont été présentés aux cadres et hommes politiques de Ngazidja lors de la réunion tenue ce samedi 27 décembre, à l’Hôtel le Moroni.

 

L’eau, l’énergie et les routes sont retenues entre autres priorités. Pour justifier le choix de ces trois secteurs, Koulthoum Djamadar qui a présenté les projections de la vice-présidence, explique que « l’état des routes est chaotique. Cela provoque des accidents et freine l’investissement. L’électricité est insuffisante. L’eau avec un seul réseau de distribution est insalubre ».

 

La vice-présidence estime qu’il serait opportun de mettre les fonds de la « nationalité économique » dans ces projets pour donner un coup de pousse à l’investissement. Le plan de la vice-présidence projette « la réhabilitation de 212 Km de route pour environ 8 milliards de francs ». Pour faire face aux problèmes d’électricité, la création d’une nouvelle centrale à fioul lourd évaluée à 11 milliards est préconisée. Et pour l’eau la réhabilitation du réseau de distribution existant et la création d’autres réseaux secondaires s’imposent.

 

Seulement, ces projets se révèlent chers par rapport à l’enveloppe qui sera affecté à Ngazidja. C’est pourquoi, Dr Issulah souhaite « qu’on choisisse un ou deux projets pour financer afin de résoudre durablement un des ces problèmes majeurs auxquels l’ile est confrontée, au lieu de vouloir réaliser en même temps plusieurs projets… ».

 

Toujours par rapport aux suggestions, Said Mohamed Sagaf, ancien ministre des affaires étrangère, voudrait que « au moment du partage de ces fonds, on n’oublie pas la capitale. Il doit y avoir la part de Moroni et celle de l’île de Ngazidja ». Ces idées sont minutieusement enregistrées par l’équipe de la vice-présidence en attendant l’arrivée effective de cette manne financière promise par Comoro Gulf Holding.

 

Après Ngazidja, les autres îles doivent elles aussi organiser des rencontres similaires, pour permettre de procéder à une programmation sectorielle de ce fonds d’investissement qui sera semble-t-il alimenté par l’argent de la vente de la nationalité comorienne à des futurs « partenaires économiques » du gouvernement comorien, installés notamment au Koweït et aux Emirats arabes unis.

 

De l’argent « frais » annoncé en grande pompe par le président Sambi, quelques jours après l’adoption controversée à l’assemblée de l’Union, de son projet de loi de citoyenneté économique. Une affaire aux multiples rebondissements, qui n’a pas fini de défrayer la chronique.

 

A.Abdallah

271208/aa/hzkpresse/12h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans NGAZIDJA - GRANDE COMORES
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 01:06

A l’occasion du nouvel an musulman correspondant  à 1430 et  débuté hier (lundi 29 décembre 2008), je tiens à présenter à toutes les musulmanes et tous les musulmans du monde mes vœux de prospérité, de bonheur et de bonne santé. Nous avons, en effet, entamé hier, le premier jour du mois sacré de Moharram, premier mois de l’année lunaire sur laquelle se base le calendrier musulman.

Durant le mois de moharram, il est recommandé de multiplier les bonnes œuvres  et de jeuner le neuvième et le dixième jour (Achourâa).

Achourâa est en fait la journée durant laquelle Allah a débarrassé Moïse et les Enfants d’Israël de Pharaon et de ses armées. C'est pour cette raison que certains des juifs de Médine jeûnaient le jour d’Achourâa avant l'arrivée du Prophète (صلى الله عليه و سلم).

Espérons qu’avec ce nouvel an les bombes qui pleuvent en ce moment en Palestine cesseront et la paix deviendra une réalité partout dans le monde. Amen

A noter que l'an 1 du calendrier musulman est l'année durant laquelle  le prophète Muhammad (صلى الله عليه و سلم) et ses adeptes ont émigré de  de la ville de La Mecque vers la ville de Médine (c’est ce qu’on appelle en Français l’Hégire), c’était en 622, pour y établir la première communauté musulmane.

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 13:04

Pour la nième fois, les autorités françaises s’apprêtent à défier et mépriser impunément l’opinion internationale et le droit public international en décidant d’organiser en mars prochain un référendum sur l’île comorienne de Mayotte. Celui ci va concerner l’évolution statutaire de l'île. Une des possibilités est le transformation de la collectivité départementale en Département d'outre-mer. D’ores et déjà les autorités comoriennes ont dénoncé cet affront et rejeté les résultats qui seront proclamés.

 

Pour avoir une vraie vision juridique sur le sujet, nous vous proposons ci-dessous une libre opinion d’André Oraison, Professeur de droit public à l'Université de La Réunion publiée récemment par "Témoignages". Les intertitres sont  de "Témoignages".

 

HALIDI-BLOG-COMORES

 Mayotte : « une question de "droit public international" »

 

 

Après avoir expliqué dans une première partie comment le cas singulier de Mayotte, une question de droit public international, place la France dans une position inconfortable sur le plan diplomatique (1) le Professeur André Oraison démontre dans une deuxième partie pourquoi la France ne voudra jamais que ce cas soit tranché par une juridiction internationale (2).


Dans une troisième le Professeur André Oraison explique que la solution consistant à réaliser une intégration forcée des Mahorais dans l'État comorien est improbable car cela serait en contradiction avec la conception française spécifique du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et en opposition avec le droit constitutionnel français, notamment avec l'article 53 de la Loi fondamentale qui reconnaît à tous les Français de métropole et d'Outre-mer un droit d'autodétermination externe et au refus de la sécession...(3)




1)"Les solutions improbables au différend franco-comorien sur l'île de Mayotte"

 

 

 Que dire au sujet du "cas mahorais" qui empoisonne les relations franco-comoriennes depuis 1975 ? D'emblée, il ne faut pas se voiler la face. Le cas de Mayotte - l'île la plus méridionale et la plus orientale de l'archipel des Comores - n'est pas seulement une question de statut interne et de pur droit public français posée à partir de 1976. Il ne s'agit pas seulement en effet de savoir si Mayotte, devenue française le 25 avril 1841 - soit plus de quarante ans avant les autres îles Comores - doit rester une "collectivités départementale" au sein de la République après avoir été une "collectivité territoriale" sui generis ou, au contraire, devenir un "Département d'Outre-mer" intégral à la suite d'une nouvelle consultation locale prévue par la loi organique du 21 février 2007 et programmée - selon Yves Jégo - en mars 2009 (1).
Il en est ainsi même si la société mahoraise, encore largement rurale, musulmane et traditionnelle, est pour sa part désireuse d'opter en faveur du statut de DOM - qu'elle revendique depuis le 2 novembre 1958 - afin de bénéficier d'un afflux plus substantiel de fonds en provenance de l'État central tout en espérant un ancrage plus grand de leur île au sein de la République française. On ne saurait toutefois ignorer que la marge de manœuvre des Mahorais n'est pas illimitée en dépit de la reconnaissance à leur profit d'un droit à l'autodétermination interne depuis la loi du 31 décembre 1975. On a pu en effet constater qu'en lui conférant le statut de "collectivité territoriale" par la loi du 24 décembre 1976, sur la base de l'ancien article 72 de la Constitution du 4 octobre 1958, "les autorités compétentes de la République" n'avaient pas tenu compte de la volonté des Mahorais qui s'étaient prononcés - illégalement, mais clairement - à une très large majorité pour le statut de DOM lors de la consultation populaire à usage interne du 11 avril 1976.

 

« Une question de décolonisation inachevée »

 

Certes, à la suite de la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, l'article additionnel 72-4 de la Constitution reconnaît dans son alinéa 1er un droit au changement statutaire démocratique dans le cadre de la République française aux populations des collectivités territoriales ultramarines nommément identifiées par l'article 72-3 (alinéa 2). C'est dire que la population d'une telle collectivité - que cette collectivité soit un Département d'Outre-mer (DOM) ou une Collectivité d'Outre-mer (COM) comme c'est le cas pour Mayotte - doit être obligatoirement consultée dans une telle hypothèse. C'est elle qui détient en principe la clé capable d'ouvrir ou de verrouiller la porte du statut interne (2). Cependant, la question de savoir s'il faut opter dans un avenir proche entre la pérennisation du statut de COM, attribuée à Mayotte par la loi organique du 21 février 2007 - comme semble le souhaiter les autorités centrales de la République - et le statut de DOM - revendiqué par une grande partie des Mahorais - n'est pas facile à trancher, car elle est interdépendante de la question du statut de "l'île Rebelle" sur le plan international.
Le cas singulier de Mayotte - une île à la fois africaine, musulmane et française - est une question de "droit public international" qui place la France dans une position inconfortable sur le plan diplomatique. C'est une question de décolonisation inachevée d'une entité coloniale - l'archipel des Comores - ayant accédé à la souveraineté en 1975 sur la base de l'article 53 de la Constitution de 1958 dont l'alinéa troisième reconnaît implicitement aux populations d'Outre-mer un droit permanent à l'autodétermination et à l'indépendance. Il en est ainsi dès lors que Mayotte est revendiquée depuis plus de trente-trois ans par les autorités de Moroni comme la quatrième composante de l'État comorien avec le soutien unanime de la Communauté internationale. La question lancinante et jamais tranchée à ce jour est bien la suivante depuis le 6 juillet 1975 : comment résoudre le différend franco-comorien sur ce "confetti de la République" dont les habitants semblent se prononcer, de manière constante, à contre-courant du sens de l'Histoire ?

 

« Sur la base de l'article 72-4 »

 

Lors d'un Sommet franco-africain réuni à Paris en 1981, le Président François Mitterrand avait répondu à son homologue comorien Ahmed Abdallah en des termes qui peuvent prêter à sourire : « La France s'est engagée à chercher activement une solution au problème de Mayotte dans le respect de son droit national et du droit international ». Autant chercher à résoudre le problème de la quadrature du cercle dès lors que le Gouvernement de Moroni considère Mayotte comme la quatrième composante de l'État comorien - indépendant depuis le 6 juillet 1975 - en invoquant le droit international coutumier de la décolonisation tandis que les Mahorais - Français depuis le rattachement de leur île, le 25 avril 1841 - veulent rester Français en s'appuyant sur la conception française du droit des peuples.
En visite dans la zone Sud-Ouest de l'océan Indien, Jacques Chirac leur a, pour sa part, donné raison. Il a en effet reconnu à Saint-Denis de La Réunion, le 18 mai 2001, que chaque collectivité française ultramarine doit pouvoir à l'avenir « choisir son évolution institutionnelle... dans le respect des principes de notre Constitution ». Encore faut-il - selon le Président de la République - que « toute réforme statutaire d'envergure soit soumise à l'approbation préalable des populations concernées ». De fait, la prochaine réforme statutaire de Mayotte sur le plan interne sera mise en œuvre sur la base de l'article 72-4 ajouté à la Constitution par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003, « relative à l'organisation décentralisée de la République ».
La Communauté internationale regrette dans son ensemble que l'océan Indien ait fait l'objet d'une "décolonisation inachevée" dans la mesure où subsiste dans cette partie du monde des confettis des Empires coloniaux français et anglais. Si la présence de la France n'est pas contestée à La Réunion qui a le statut de DOM depuis la loi du 19 mars 1946 ou dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) qui ont le statut de collectivité territoriale sui generis de la République en application de la loi du 21 février 2007, il n'en est pas de même ailleurs. Outre le conflit anglo-mauricien sur l'archipel des Chagos qui a éclaté le 4 juillet 1980, il existe en effet trois contentieux territoriaux opposant la France à des États indépendants de cette partie du monde : un conflit franco-malgache sur les îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India depuis le 18 mai 1972, un litige franco-mauricien sur le récif de Tromelin depuis le 2 avril 1976 (3) et enfin le différend franco-comorien sur Mayotte qui remonte au 6 juillet 1975 (4).

 

Une revendication permanente

 

Pour appréhender ce dernier contentieux qui - faut-il le souligner ? - ne peut être réglé que par des moyens pacifiques dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies, il faut bien sûr partir du postulat selon lequel un État souverain ne renonce pas à ses droits et ne reconnaît pas, en principe, un droit de sécession au profit de ses collectivités composantes.
Contrairement aux fédéralismes des pays communistes européens - soviétiques et yougoslaves - emportés par le vent de l'Histoire au cours de la décennie "90", le fédéralisme comorien n'entend pas être un fédéralisme de désagrégation. Dès lors, il est peu probable que le Gouvernement de Moroni puisse un jour renoncer à réintégrer Mayotte au sein de l'Union des Comores sous une forme ou sous une autre, en dépit du temps qui passe. En d'autres termes, il est exclu que l'État comorien - un État exigu (à peine 1.862 kilomètres carrés de terres émergées), mais déjà très peuplé (plus de 610.000 habitants) - abandonne un territoire qu'il considère comme vital pour sa survie et qu'il a toujours ouvertement revendiqué depuis son accession à la souveraineté, le 6 juillet 1975.
Ce postulat étant posé, deux autres solutions paraissent irréalisables. Il est d'abord improbable que le litige franco-comorien sur Mayotte puisse être tranché par une juridiction internationale. Il semble également exclu que les autorités françaises puissent restituer Mayotte à l'État comorien sans consultation préalable des habitants de ce territoire de 375 kilomètres carrés, peuplé par quelque 200.000 âmes.
 

 

 

2 - L'improbabilité d'un règlement du différend franco-comorien sur l'île de Mayotte par la voie juridictionnelle

 

L'hypothèse d'un règlement du contentieux franco-comorien sur Mayotte par une juridiction internationale arbitrale ou "judiciaire" a bien été envisagée par le Gouvernement central de Moroni, dès 1975. Mais bien que souhaitable, cette forme de règlement du conflit franco-comorien nous paraît irréaliste parce que la France l'a toujours rejetée. À ce sujet, plusieurs observations peuvent être formulées.
D'abord, c'est un principe bien établi que nul État indépendant ne peut être traîné devant le prétoire international sans son consentement. Cette règle a été énoncée très tôt par les juridictions internationales arbitrales, dès le 19ème siècle. Par la suite, elle a été confirmée au 20ème siècle par les deux Cours universelles qui se sont succédé au Palais de la Paix à La Haye et d'abord par la Cour permanente de Justice internationale (CPJI) dans un avis consultatif rendu le 23 juillet 1923 à propos de l'affaire du Statut de la Carélie orientale. Dans un dictum jamais démenti, la CPJI déclare en effet ce qui suit : "Il est bien établi en droit international qu'aucun État ne saurait être obligé de soumettre ses différends avec les autres États soit à la médiation, soit à l'arbitrage, soit enfin à n'importe quel procédé de solution pacifique, sans son consentement". C'est constater - notamment avec les éminents professeurs Patrick Dailler et Alain Pellet -qu'à la différence de la situation des individus devant les tribunaux internes, "les États ne sont soumis à la juridiction de la Cour pour un litige donné que pour autant qu'ils y consentent" (5) [2].

 

Le litige sur Mayotte a fort peu de chance d'être débattu dans l'enceinte du Palais de la Paix à La Haye

 

C'est par ailleurs un autre constat que les États hésitent à faire trancher leurs litiges territoriaux par une instance tierce -si prestigieuse soit-elle- parce qu'ils ne veulent jamais courir le risque de perdre leur procès dans des domaines qui mettent en jeu ce qu'ils appellent leur "honneur" ou leurs "intérêts vitaux". De fait, les cas d'adjudication d'un territoire disputé entre deux États par une juridiction internationale sont rarissimes. Certes, il est possible de citer un cas survenu au cours de la décennie "90". Il concerne la "bande d'Aouzou" qui avait été placée à l'origine sous la souveraineté du Tchad en vertu d'un Traité d'amitié et de bon voisinage conclu le 10 août 1955 entre la République française et le Royaume-Uni de Libye. Occupée par la force en 1973, puis annexée par les Libyens, elle a fait l'objet d'un conflit entre le Tchad et la Libye qui a été tranché en faveur du Tchad par la Cour internationale de Justice (CIJ) dans un arrêt "Différend territorial" en date du 3 février 1994. Mais il faut bien reconnaître que ce territoire saharien était dépourvu de populations humaines sédentaires et ne présentait aucun intérêt économique pour la Libye.
Dans ce contexte et en ayant conscience d'être en opposition totale avec l'ensemble de la Communauté internationale sur son interprétation singulière du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la France - qui n'est d'ailleurs plus liée par la déclaration unilatérale et facultative de juridiction obligatoire de la CIJ depuis le 10 janvier 1974 -exclut jusqu'à nouvel ordre la voie juridictionnelle pour régler le "cas mahorais". Elle est en effet convaincue qu'elle serait condamnée par une quelconque juridiction arbitrale ou "judiciaire" qui ne pourrait qu'appliquer le droit international coutumier de la décolonisation forgé par les États du Tiers Monde dans la seconde moitié du XXe siècle et non la conception spécifique que la France a de la mise en œuvre du droit d'autodétermination externe depuis la décision de principe rendue par le Conseil constitutionnel le 30 décembre 1975 à l'occasion de l'affaire "Autodétermination des Comores".
On peut penser que la position de la France sur ce point précis restera immarcescible. Elle n'acceptera jamais que le différend qui l'oppose depuis plus de trente-trois ans aux Comores à propos de "l'île au parfum d'ylang-ylang" soit tranché par une juridiction internationale. C'est dire que le litige sur Mayotte a fort peu de chance d'être débattu dans l'enceinte du Palais de la Paix à La Haye. De même, il est improbable que la France restitue Mayotte aux Comores sans consultation préalable de sa population (II).


 3)L'improbabilité d'une restitution par la France de l'île de Mayotte aux Comores sans consultation préalable de la population directement intéressée

La restitution de Mayotte aux Comores sans consultation préalable des Mahorais serait pourtant sur le plan juridique la sanction logique de la violation par la France en 1975 du droit international de la décolonisation. Cette solution a d'ailleurs été rappelée à plusieurs reprises par les Nations Unies. En ce sens, on peut citer la dernière Résolution 49/18 votée par son Assemblée générale le 28 novembre 1994. Après avoir réaffirmé le principe intangible de « la souveraineté de la République fédérale islamique des Comores sur l'île de Mayotte », cette recommandation prie en effet « le Gouvernement français d'accélérer le processus de négociation avec le Gouvernement comorien en vue de rendre rapidement effectif le retour de Mayotte dans l'ensemble comorien ». Mais la solution consistant à réaliser une intégration forcée des Mahorais dans l'État comorien est également improbable.

Elle irait à contre-courant du sens de l'Histoire en dépit des exemples de la colonie anglaise de Hong Kong et de la colonie portugaise de Macao. On sait qu'à la suite des déclarations conjointes anglo-chinoises du 19 décembre 1984 et luso-chinoises du 13 avril 1987, ces territoires ont été "restitués" à la Chine, respectivement les 1er juillet 1997 et 20 décembre 1999, sans consultation préalable des populations directement intéressées et même contre leur volonté (6).

Contradiction avec la Constitution française

On imagine mal aujourd'hui le rattachement forcé des habitants de Mayotte aux Comores au moment où un grand nombre de peuples aspirent à vivre librement et le font savoir par tous les moyens possibles. Leur intégration forcée dans l'État comorien serait surtout en contradiction flagrante avec la conception française spécifique du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Elle serait en opposition avec le droit constitutionnel français et notamment avec l'article 53 de la Loi fondamentale qui reconnaît à tous les Français de métropole et d'Outre-mer un droit d'autodétermination externe et au refus de la sécession - et plus exactement, dans le cas de Mayotte, un droit à l'autodétermination et au refus de rattachement à un État voisin préexistant - par application littérale de son alinéa troisième, ainsi rédigé : « Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n'est valable sans le consentement des populations intéressées ».

Interprété restrictivement par le Conseil constitutionnel dans sa décision de principe du 30 décembre 1975 et confirmé purement et simplement par sa décision du 4 mai 2000, l'article 53 de la Constitution est toujours invoqué par les Mahorais dès lors qu'il leur donne la garantie absolue que leur appartenance à la République française ne pourra jamais être remise en cause par le Gouvernement de Paris sans leur consentement préalable exprimé au cours d'une consultation populaire. Certes, l'article 53 de la Constitution exige pour la mise en œuvre du droit à l'autodétermination et à la sécession ou au refus de la sécession non seulement l'accord des populations locales mais aussi l'approbation des représentants de la Nation. On peut toutefois penser que le Parlement - qui représente tous les Français - ne sera jamais disposé à abandonner à leur sort des Français qui refusent la sécession. Logiquement, il entérinera les résultats d'une consultation aboutissant au maintien d'un territoire au sein de la République française.

Personne ne peut donc contester en 2008 - comme en 1974, en 1976 ou en l'an 2000 - le droit inaliénable de 200.000 Mahorais de rester Français. De surcroît, ces derniers peuvent toujours invoquer l'alinéa troisième de l'article 53 de la Constitution et la jurisprudence du Conseil constitutionnel pour pérenniser le statu quo. Cette disposition constitutionnelle et cette décision de justice rendue par la plus haute instance juridictionnelle française donnent assurément aux populations locales la garantie absolue que Mayotte - "l'île fidèle" - ne sera jamais intégrée contre sa volonté dans l'État comorien. Déjà considérable, cette garantie a encore été renforcée au lendemain de la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 dans la mesure où l'article additionnel 73-3 de la Constitution de la Vème République mentionne nommément, dans son alinéa 2, l'île de Mayotte parmi les collectivités territoriales françaises ultramarines.

« Le slogan du MPM est resté le même »

Faut-il en outre préciser que les Mahorais ont déjà été amenés à se prononcer le 8 février 1976 - après la consultation populaire organisée dans l'ensemble de l'archipel des Comores le 22 décembre 1974 - sur leur volonté de rester Français ou de se rattacher aux Comores indépendantes conformément à la loi du 31 décembre 1975 et qu'ils ont opté pour le statu quo à plus de 99% des suffrages exprimés ? Clamé haut et fort en 1974 et en 1976, le slogan du MPM - repris par l'ensemble de la population mahoraise - est resté le même un quart de siècle plus tard lors de la consultation populaire organisée le 2 juillet 2000 : « Nous voulons rester Français pour être libres ». Un an plus tard, la loi statutaire votée par le Parlement le 11 juillet 2001 indique sans aucune ambiguïté, dans son article 1er, alinéa second, que l'île de Mayotte « fait partie de la République et ne peut cesser d'y appartenir sans le consentement de sa population ». À son tour, la loi organique du 21 février 2007, « portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l'Outre-mer », a tenu à rappeler en termes identiques cette exigence démocratique dans son article 3.

Ainsi, pour des raisons autant politiques que juridiques, toute solution au litige franco-comorien sur Mayotte semble bloquée pour une période indéterminée. En se retranchant derrière le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qu'il interprète au mieux de ses intérêts, le Gouvernement de Paris fait comprendre aux autorités de Moroni qu'il n'y a pas, en réalité, de solution alternative au maintien de Mayotte au sein de la République française. Est-ce à dire qu'il n'existe pas de solutions envisageables ? Rien n'est moins sûr. FIN


André Oraison

Professeur de droit public à l'Université de La Réunion
Témoignages du mercredi 31 décembre 2008


Source : Témoignages.re

 

(1) Voir DUPUY (A.), "Départementalisation à Mayotte : référendum en mars 2009", Le Journal de l'Île, lundi 29 septembre 2008, p. 8.
(2) Voir notamment ORAISON (A.), "Réflexions critiques sur le maintien du statu quo institutionnel à la Guadeloupe et à la Martinique et sur le changement statutaire à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin à la suite des référendums antillais du 7 décembre 2003 (La mise en œuvre dans la France caribéenne du « droit d'autodétermination interne » reconnu aux populations des collectivités territoriales ultramarines par les articles 72-4 et 73 de la Constitution)", R.F.D.A., 2004/1, pp. 42-58.
(3) Voir ORAISON (A.), "À propos du conflit franco-mauricien sur le récif de Tromelin (La succession d'États sur l'ancienne Isle de Sable)", R.D.I.S.D.P., 2008/1, pp. 1-115.
(4) Voir ORAISON (A.), "Le différend franco-comorien sur l'île de Mayotte (Les avatars de la décolonisation dans le canal de Mozambique)", R.D.I.S.D.P., 1996/3, pp. 199-214.

 (5) Voir Patrick Daillier et Alain Pellet , Droit International Public, Éditions LGDJ, Paris, 2002, p. 895.

(6) Voir Bobin (F.), "Le Portugal a quitté Macao en imposant le silence aux voix dissidentes", Le Monde, mardi 21 décembre 1999, p. 5.



 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 18:57

Source : alwatwan.net/25 décembre 2008

Formation-de-la-langue-arab Les Comores cadrent bien dans les objectifs de la fondation de propager l’arabe et la culture islamique dans les pays où l’arabe n’est pas la langue maternelle ‘‘car bien que le pays fait partie de la ligue des Etats arabes, l’arabe n’est pas parlé par tout le monde, la majorité des Comoriens utilisant le français comme langue de travail", devait résumer, le docteur Husni Kandil.

La Fondation internationale des écoles, des cultures et civilisation islamiques organise pendant trois semaines une session de recyclage au profit de professeurs de langue arabe des lycées et collèges. L’objectif de cette fondation est de promouvoir l’enseignement de l’arabe. Selon le docteur Ahmad Abdoul Andhum : ‘‘le but est de former des professeurs d’arabe avec de nouvelles méthodes afin de faciliter la transmission des connaissances et de faire en sorte que les élèves s’intéressent plus encore à cette langue[/i]’’. Pour cela, ‘‘[i]il faut préparer les enseignants à acquérir les méthodes scientifiques et techniques adéquates’’.
Cette fondation est un département de Organisation de la conférence islamique (Oci). ‘‘Nous avons pour mission de propager l’arabe et la culture islamique dans les pays où l’arabe n’est pas la langue maternelle, qu’ils soient musulmans ou pas[/i]’’. Pour ce faire, la fondation projette la création à Londres d’un centre pour faciliter ces activités en Europe. ‘‘[i]Les Comores cadrent bien dans ces objectifs, car bien que le pays fait partie de la ligue des Etats arabes, l’arabe n’est pas parlé par tout le monde, la majorité des Comoriens utilisant le français comme langue de travail[/i]’’, devait résumer, Husni Kandil. Dans son discours, le docteur a soutenu que la ‘‘[i]domination de la langue française est d’origine coloniale[/i]’’. A son tour, le grand mufti, Said Toihir Ben Said Ahmed, a rappelé que la France qui ‘‘[i]a colonisé les Comores pendant près de 150 ans, n’a pas réussi à détourner les Comoriens de l’islam[/i]’’ et que si ‘‘[i]les responsables arabes veulent renforcer l’arabe dans nos pays, c’est à eux de le protéger’’.
Cette fondation a son siège à Riyad en Arabie Saoudite, mais c’est le département du Caire qui a été dépêché dans notre pays pour cette mission de formation. Ce n’est pas la première fois que cette fondation vient offrir ses services aux Comores. En août 2007, elle était venue sur l’initiative de l’Isesco dans le cadre de la promotion de la langue arabe.
Le secrétaire général chargé de l’Isesco Said Omar S. Said Hassane affirme chercher à sensibiliser le ministère de l’Education pour que la fondation puisse organiser la formation tous les ans : ‘‘Vus la multiplicité des provenances des enseignants d’arabe, ce serait la seule manière de rendre la formation meilleure et d’assurer son homogénéité’’, estime-t-il.

Mariata Moussa
(Stagiaire)

 

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Mariama HALIDI Al watwan - dans EDUCATION
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 14:06
Moroni, vendredi 26 décembre 2008 (HZK-Presse) – Quatre ans après sa création par des jeunes entrepreneurs comoriens sous le parrainage de la Chambre Economique Française, la JCI-Comores entend placer sa cinquième année (2009) sous le signe de « la maturité » et ce, conformément à la constitution qui régit ce mouvement mondial. Farid Rachid ex-président de l’OLM de Mutsamudu est élu président national. Il succède à ce poste M. Mahamoud Ali Ahmed de OLM de Moroni. A l’en croire, l’année 2009 serait la plus décisive avec l’arrivée annoncée aux Comores du président mondial, le coréen Jun Supp Chin.

La salle de conférence de l’Uccia, premier partenaire de la JCI-Comores a accueilli mercredi 24 décembre dernier, la sixième Assemblée Générale de la Jeune Chambre Internationale- Comores. Placée sous le signe de « la maturité », l’assemblée a mis en exergue le passage de l’organisation à sa cinquième année.

Partout ailleurs où le mouvement « jeeyce » existe, la cinquième année est considérée comme étant celle de la maturité. Au total, 13 organisations locales membres et 2 autres en création constituent la JCI des Comores avec plus de 500 membres repartis sur l’étendue du territoire national.

Introduite aux Comores en 2005 par des jeunes entrepreneurs, l’organisation comptait alors environ une quarantaine d’adhérents. Elle se limitait seulement à la capitale. Et au fil des années, le mouvement se développe à travers ses activités innovatrices, telles que le concours « Femme modèle », « le Salon de l’entreprise », « la Foire agricole », « la Foire auto »…etc., pour s’imposer dans le paysage de la société civile comorienne.

C’est surtout grâce à son intense travail de sensibilisation que le mouvement a pu garder sa cohésion, échappant à des tentatives de déstabilisation venant d’autres jeunes « animés par des intérêts occultes ».

Le mouvement a été appuyé par de nombreuses personnalités du monde économique telles que Mme Moinsalima Mahamoud, ex-président de l’Uccia et bien d’autres. Ahmed Ali Bazi prendra le flambeau et le Système des Nations Unies appuiera certaines de ses activités. Le président de l’Union portera aussi une oreille attentive à ses doléances tout comme le président de l’île de Ngazidja, et la population dans ses diverses composantes encouragera le concept à l’instar des villes de Foumbouni, Mitsoudje, Mitsamiouli, Mutsamudu, etc., embrasseront le mouvement en facilitant l’installation des antennes locales.

D’où la distinction réservée à la JCI-Comores lors du congrès mondial d’Antala en Turquie en novembre 2007 avec la mention « meilleure croissance » au niveau mondial. Cette distinction dira un militant averti, « est non seulement celle de cette jeunesse engagée aux idéaux prônés par le mouvement pour la solidarité humaine, la fraternité et la paix, elle est aussi celle de la jeunesse comorienne en général partout où elle se trouve ».

L’appel est lancé désormais à toute la jeunesse à se serrer les coudes autour de la jeune chambre pour faire d’une pierre deux coups, l’unité géographique de l’archipel des Comores. La vision de la JCI-Comores est d’ors et déjà adoptée comme modèle, affirme Djamil Mahamoud, ancien président national par des pays voisins Madagascar, Maurice pour ne citer que ces deux qui organisent des événements à l’instar de « Femme modèle ».

C’est ainsi que l’assemblée générale mise sur l’année 2009 pour lancer d’autres initiatives en faveur de la jeunesse comorienne appelée à inscrire le pays à l’agenda de la région. Pour les plus ambitieux, il est temps que le mouvement s’impose en partenaire privilégié en matière de dialogue social et politique.

Le modèle que va adopter la JCI-Comores à compter de l’année prochaine s’inspirera du Japon : « Le japon est passé par là », dira Mahamoud Ali Ahmed, président sortant. Il sait pourtant que le chemin est plein d’embûches. Car dit-il « l’impossible n’existe pas et le pouvoir vient avec les responsabilités. »

Au terme des travaux, Farid Rachad ancien président de l’Olm de Mutsamudu sera porté à l’unanimité président national pour 2009. Interrogé, le nouveau président déclare en substance « qu’à chaque étape, on fait face à des nouveaux défis ». Depuis Mutsamudu, il doit faire le déplacement à Moroni pour assister les membres du comité directeur.

Aude là des randonnés régionaux et internationaux il dit s’engager au service du mouvement, du pays et du reste du monde dans le souci de pérenniser la dynamique léguée par ses prédécesseurs. Il sait parfaitement qu’à travers lui la ville de Mutsamudu et l’île d’Anjouan sont mises à l’épreuve.

Pour rappel, à Maoré le mouvement existe. Il a été introduit comme ici d’ailleurs par la Jeune chambre économique française. En retour, il faut forcer le destin de l’unité par d’autres voies outre celles adoptées par les politiques à travers des actions de jumelage et d’échange d’expérience.

A. Nabahane

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