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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 13:12
Source : Alwatwan.net/05 janvier 2009 

(Photo archives)
L’historien Mahmoud Ibrahime (photo), actuellement de passage à Moroni, a tenu une conférence-débat le vendredi 2 janvier au Palais du peuple sur son dernier livre consacré au ‘‘parcours’’ de Said Mohamed Cheikh, une des figures de proue de la période coloniale.

Pour plonger au cœur des péripéties de la période coloniale aux Comores, le livre ‘‘Said Mohamed Cheikh, parcours d’un conservateur’’, paru en février 2008 aux éditions Komédit, reste aujourd’hui une œuvre de référence. A travers le cheminement politique de Cheikh, une personnalité assez atypique de par sa capacité à incarner subtilement les coutumes comoriennes et la culture française, Mahmoud Ibrahim transporte son lecteur dans une tranche cruciale de l’histoire des Comores avec, à la clé, ses coulisses, ses duels à mort, ses chausse-trappes,….Comment a-t-on préparé l’accession des Comores à l’indépendance et pourquoi certains s’y étaient-ils opposés? Autant d’interrogations auxquelles le livre tente d’apporter des réponses claires.

Si l’historien s’arrête davantage sur le parcours politique et la vie tout court de Said Mohamed Cheick, c’est parce que ce médecin de formation, aujourd’hui connu pour son franc-parler et son ego surdimensionné, a marqué cette époque pour avoir été, tour à tour, fonctionnaire colonial, médecin de l’Assistance médicale indigène (Ami), député à l’assemblée nationale française et président du conseil de gouvernement du territoire des Comores jusqu’à sa mort en 1970.

Comme tout historien qui se respecte, Mahmoud Ibrahime a, avant de commettre ce livre, enquêté plusieurs mois durant, recoupé ses informations, discuté avec des proches de Cheikh, notamment sa famille, son attaché parlementaire et autres politiques et notables qui ont connu le personnage. Le livre est émaillé d’histoires croustillantes sur la cohabitation entre Said Mohamed Cheikh et l’administration coloniale, ses rapports avec d’autres figures clés de la vie politique comorienne dont le prince Said Ibrahim. Mahmoud Ibrahime lève aussi un coin de voile sur certains aspects de la vie privée de Cheikh. Sur la question de Mayotte, l’historien comorien pense que “‘le transfert de la capitale de Mamoudzou à Moroni est pour beaucoup dans ce qu’on appelle aujourd’hui le problème de Mayotte[/i]’’. Et d’ajouter que les mesures d’accompagnement prévues pour pallier aux conséquences de ce transfert n’ont jamais été mises en œuvre. ‘‘[i]Pire, Cheikh avait juré de ne jamais mettre ses pieds à Mayotte et décrété un blocus contre l’île. Les Mahorais n’oublient jamais ce triste épisode de leur vie’’, a déclaré M. Ibrahime qui estime que Cheikh avait commis là une grosse erreur.

Le livre nous éclaire, en outre, sur les rapports de Cheikh avec ses homologues africains qui s’appelaient alors Félix-Houphouet Boigny, Leopold-Sédar Senghor, sur ses relations parfois très compliquées avec la puissance coloniale, sur ses obsèques controversées et indignes d’un chef de l’Etat.

Mahmoud Ibrahime fait, enfin, le constat qu’actuellement la date anniversaire de la mort de Said Mohamed Cheikh passionne moins les foules et la presse nationale en parle rarement. ‘‘On remarque que même si dans la classe politique, peu de gens se revendiquent comme cheikhistes, le nombre de bonnes opinions sur l’intéressé est à peu près le même que celui des opinions négatives. Certains anciens opposants disent même qu’ils ne l’ont pas compris à l’époque’’, écrit Ibrahime.

Biographie

Titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Afrique de l’université Paris VII, fondateur et directeur de publication de la revue Taréhi, Mahmoud Ibrahime fait partie de ces jeunes Comoriens qui s’intéressent beaucoup à l’histoire politiques des Comores. Il a consacré en 1995 son mémoire de Maîtrise à l’administration coloniale aux Comores et celui du Dea (Diplôme d’études approfondies) à ‘’l’émergence d’une élite politique aux Comores’’. Ce livre sur Said Mohamed Cheick est aussi la thèse de doctorat, revue et augmentée, que M. Ibrahime a soutenue en 2004.
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans CULTURE
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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 17:32

Vous trouverez ci-dessous un documentaire intéressant sur Anjouan (en deux parties) réalisé par le journaliste Houmi Mikidache.  

 

Comme le dit si bien la réalisatrice, « ce documentaire est une présentation de l'environnement et de la vie dans une des îles de l'archipel des Comores, Anjouan. Il souhaite susciter des vocations à celles et ceux désireux de voir un jour les Comores se développer. Il relate des faits réels, toujours d'actualité. »


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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:33

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

L’Assemblée de l’Union a élu son nouveau bureau

 

Moroni, mardi 30 décembre 2008 (HZK-Presse) – Le rideau est tombé à l’assemblée de l’Union des Comores, l’élection samedi 27 décembre dernier des nouveaux membres aux différents postes stratégiques du bureau de l’assemblée est significative. S’agirait-il d’un « tournant décisif » selon les uns, ou d’un « acte de renoncement et de désaveu » pour les autres, notamment les perdants. Aucun député parmi les partisans de la mouvance présidentielle, en l’occurrence les « défenseurs du projet de loi relatif à la citoyenneté économique » n’a été porté à aucun des 11 postes du bureau de l’assemblée : vice-présidents, questeurs et secrétaires.

 

Dans les coulisses du parlement où nous avons rencontré députés et personnel de l’institution, il s’agit plutôt d’un « vote sanction » contre les députés partisans de la loi appelée ironiquement « loi des bidoun ».

 

A l’assemblée, « les conséquences s’observent au fur et à mesure de l’évolution de nos travaux », dira la nouvelle vice-présidente, l’unique député femme Djoueiria Binti Abdallah. Elle a été portée au poste de 1er Vice-président à la place du député Mhoumadi Ibrahim Sidi.

 

L’assemblée de l’Union a délibéré dans sa séance du 28 décembre, en procédant au renouvellement de ses instances pour la dernière année de la législature. Djoueria B. Abdallah (Ngazidja), M. Anrifiddine Abdou Bacar (Anjouan) et M. Said Mohamed Ben cheik (Mwali) ont été respectivement élus aux trois postes de vice-président de l’assemblée.

 

Pour rappel, chaque année l’assemblée procède au renouvellement de son bureau, à l’exception du président, élu pour toute la durée de la législature (5 ans). Portée par la majorité au poste stratégique de vice-président, M. Djoueria, la seule femme comorienne à siéger à l’assemblée, dira qu’elle a su au fil du temps gagner la confiance de ses collègues qui l’ont portée successivement depuis avril 2004 à différents postes de responsabilité.

 

Présidente du groupe politique CRC, puis vice-présidente à la commission des finances et cette fois, ajoute-t-elle, 1er vice-présidente de l’assemblée. Pour elle, son expérience acquise au sein de l’institution et le difficile rapport de forces entre le genre [homme et femme] donnent à croire que « la femme comorienne doit être fière et surtout oser se lancer aux postes de prise de décisions ».

 

Interrogé par apport au climat quelque peu tendu qui prévaut à l’assemblée depuis l’adoption controversée de « la loi relative à la citoyenneté économique », Mme la vice-présidente dit espérer que la population saura « garder son calme et se méfier de la désinformation véhiculée par certains médias ».

 

Dorénavant, les élus doivent s’impliquer, en allant vers leurs électeurs « pour mieux les sensibiliser et les informer sur l’évolution de la situation de notre pays, notamment à travers les médias périphériques et la presse indépendante, qui ne censurent pas les activités parlementaires comme le font délibérément certains médias du service public », sous la pression du pouvoir politique.

 

Elle reconnait par ailleurs que les rapports entre députés des deux blocs qui s’opposent depuis deux mois, sur la « loi de citoyenneté économique », se détériorent au point que certains élus agissent avec un esprit malsain jusqu’à boycotter les travaux en cours. Des élus, d’une manière délibérée, se permettent des départs injustifiés à l’étranger, ou suspendent leur participation aux travaux en commission.

 

Pour M. Anriffidinne Abdou Bacar, l’autre vice-président originaire d’Anjouan, un proche du député M. Mohamed Djaffari dont il fut le directeur de campagne aux dernières élections présidentielles de l’Union, « il n’y a plus de raison qu’un élu mette en jeu les intérêts du pays pour des intérêts particuliers et égoïstes ».

 

Il se dit déterminé à « ne céder à aucune pression d’où qu’elle vienne ». L’élu de la nation doit selon lui « être capable de défendre des lois qu’il estime justes et équitables, et sans aucun penchant régionaliste ou d’appartenance partisane ».

 

Son inquiétude serait de « perdre toute crédibilité devant ses électeurs », d’où sa détermination à « défendre jusqu’au bout la légalité institutionnelle » pour mériter la confiance de la population comorienne en générale et ses électeurs en particulier.

 

Avant d’être porté à ce nouveau poste de vice-président à l’assemblée, M. Anrifiddinne Abdou a été successivement vice président à la commission des finances, économie et plan et président d’un groupe parlementaire. Une expérience qu’il entend « capitaliser » au sein de l’institution qui lui a ouvert les yeux, a conclu le 2e vice président de l’Assemblée de l’Union. 

 

A. Nabahane

301208/an/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans PARLEMENT
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:22

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Moroni, mardi 30 décembre 2008 (HZK-Presse)
– A Nioumadzaha dans le Bambao, il y avait d’autres candidats mais rapidement ils ont jeté l’éponge au profit de Mohamed Ismael presque à l’unanimité. Les rares voies dissidentes souhaitaient un autre candidat car ils reprochent au nouveau président son « absentéisme ». C’est pourquoi, cet ancien ministre de l’éducation de Ngazidja a juré dès ses premiers propos « d’être de plus en plus présent » pour bien s’occuper de l’avenir du parti.

 

Cet enseignant de philosophie de formation et de carrière va donc gérer la destinée du parti pour les 4 prochaines années. Mohamed Ismaila remplace Ahmad Abdallah qui a fait 5 ans à la tête de cette formation politique qui a fait ses preuves à l’époque des mercenaires.

 

Si le secrétariat général change de main, ce n’est pas le cas de la présidence du parti qui est resté sous le contrôle de Moustoifa Said Cheikh, l’emblématique leader du Front démocratique, depuis sa création en 1985. « C’est une fierté lorsqu’on voit une deuxième génération prendre les reines du parti. Cala veut dire que la succession est assurée » soutient-il.

 

Dans ces assises de Nioumadzaha, il n’y avait pas que le vote. Les membres du FD, quelques 200 militants et sympathisants (selon les organisateurs), ont planché sur le bilan de l’année écoulée mais aussi sur l’avenir politique d’un des plus vieux partis du pays. A la veille d’une consultation sur la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte cette question a dominé les débats. Le parti a montré son opposition catégorique à la tenue de cette consultation en terre comorienne. 

 

« Le président Sambi doit revoir la date qu’il a fixé pour tenir le referendum constitutionnel. On n’est pas contre la révision mais cette date est fatale car c’est au même moment que sera organisée à Mayotte la consultation sur la départementalisation », estime le tout nouveau secrétaire général du FD.

 

Le président du parti a poussé la critique jusqu’à accuser Sambi d’être « complice de la France en fixant son référendum dans la même période que la consultation à Mayotte ». Pour l’avenir, le nouveau chef du FD annonce que sa première mission est de « redonner au parti son image d’avant pour que les efforts fournis par ses prédécesseurs soient reconnus de tous ».

 

Mohamed Ismael n’exclut pas de « tendre la main aux anciens du parti si les fautes qui les a fait quitter le parti ne sont pas si graves ». Dans un contexte où la population semble perdre confiance à l’égard des partis politiques, le FD à travers son président envisage de repartir à la reconquête de sa base et des électeurs qu’il perd au fil des scrutins, « de promouvoir les principes démocratiques pour reconquérir les cœurs des comoriens ».

 

Par rapport aux pouvoirs actuels, de l’île et de l’Union, le FD n’a pas encore une position claire. « Il va applaudir les bonnes actions et critiquer les actes qui ne vont pas dans le bon sens ou qui sont pas démocratique », a lancé le secrétaire général.

 

A.Abdallah

301208/aa/hzkpresse/15h00

 

 

 

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 10:15

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, mardi 30 décembre 2008 (HZK-Presse) – Dans un discours prononcé dimanche soir, à l’occasion de la célébration du nouvel an musulman, le président de la république a annoncé son intention de demander une prorogation de son mandat de quatre ans qui s’achève en avril 2010. « Je demande à mes concitoyens de m’accorder encore 12 mois de plus à la tête de l’Etat, pour que je puisse parachever les projets que je vous ai promis de réaliser », dit-il en substance. Et Ahmed Abdallah Sambi d’annoncer avec force et conviction que l’année 2009 sera celle de la concrétisation des projets phares de son mandat, malgré tous les obstacles auxquels ses gouvernements successifs ont eu à surmonter. On devrait commencer à voir très bientôt la couleur de « l’argent frais » promis et tant attendu de la « citoyenneté économique », a-t-il laissé entendre.

 

Sambi veut-il revenir à la constitution de 1978 ?

 

Après avoir annoncé à maintes reprises son intention de réviser la constitution, le président de la république vient de clarifier un peu plus le débat, lors de son adresse à la nation le 28 décembre dernier, à l’occasion du nouvel an musulman 1430. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi dit vouloir alléger le calendrier électoral qu’il juge « trop lourd » pour un petit pays pauvre comme les Comores, ce qui suppose une astucieuse « harmonisation » des mandats électifs des différentes institutions.

 

Cette toute première réforme vise à réduire la fréquence quasi annuelle des scrutins au suffrage universel, ce qui se traduira par une réduction sensible du cout financier [une élection nationale peut couter au budget de l’Etat entre 500 et 700 millions de francs comoriens]. La révision consistera sans doute à fixer la même durée pour le mandat du président de l’Union et celui des chefs des exécutifs des iles [4 ou 5 ans], qui seront alors élus le même jour, contrairement au système actuel qui sépare les deux types d’élections.

 

Dans sa démarche, le chef de l’Etat n’a pas totalement tort, vu l’expérience de 2002 où les électeurs ont d’abord élu le président de l’Union (mars) et ensuite les présidents des iles autonomes (avril), ce qui a provoqué un chevauchement entre scrutins, et entretenu un climat de confusion politique d’une ile à l’autre.

 

Il est vrai aussi que cette situation anachronique s’est reproduite en 2007 et 2008, le président d’Anjouan n’étant élu que 12 mois après ses homologues de Mwali et Ngazidja alors qu’il s’agit de la même élection.

 

Mais le président Sambi entend aller plus loin encore en changeant les appellations des « présidents » des iles qui redeviendront des « gouverneurs » comme à l’époque de la défunte « république fédérale islamique » [1978-2001]. Quant aux députés des iles, ils prendront le titre de « conseiller régionaux », si la future révision est adoptée par voie référendaire dans le courant du premier semestre 2009.

 

Autre modification prévue, il sera également demandé aux comoriens d’approuver l’introduction dans la constitution de la possibilité pour le Président de l’Union de dissoudre l’Assemblée nationale, une prérogative qui existait dans les précédentes constitutions mais qui sera supprimée en 2001 pour satisfaire les désidératas de séparatistes anjouanais, déterminés à réduire la fonction de chef de l’Etat à sa plus simple expression, ne jouant qu’un « rôle symbolique ».

 

Et comme le principe de l’équilibre des institutions se fonde sur l’existence de contre pouvoirs, il est normal qu’il soit aussi accordé au parlement la possibilité de pouvoir sanctionner à tout moment le gouvernement central, par le jeu démocratique de la motion de censure, cette épée de Damoclès suspendue sur la tête des gouvernements pour mieux contrôler l’action du pouvoir exécutif.

 

Le chef de l’Etat qui semble décidé à être l’initiateur de la première réforme institutionnelle, 8 ans après l’adoption de la constitution du 23 décembre 2001, envisage de tenir le référendum constitutionnel à la même date que les élections législatives de l’Union, le mandat des élus actuels arrivant à expiration en avril prochain.

 

Le projet de révision constitutionnelle du président Sambi est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique qui craint qu’elle ne cache des arrières pensées politiques, notamment l’idée de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de mai 2010, lorsque son mandat arrivera à sa fin, et qu’il devra passer le témoin à son successeur mohélien, en vertu du principe de la présidence tournante, qu’il a promis « de ne pas y toucher ».

 

Pourtant le locataire de Beit-Salam n’exclut pas cette option de rallonger son mandat au moins jusqu’en 2011, et pourquoi pas 2013, afin de mettre en œuvre les nouvelles réformes, en regroupant les présidentielles de l’Union et des iles, dans l’espoir surtout de quitter le pouvoir après avoir réalisé quelques grands projets d’infrastructures qu’il peine à démarrer, tel que le projet Habitat. 

 

El-Had Said Omar

301208/eso/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans REFORME CONSTITUTIONNELLE
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 02:16

 

  Chers visiteurs du  blog, chers amis, chers proches

 

A l’occasion du nouvel an,  je tiens à vous présenter (vous et vos familles) mes vœux de bonheur, d’amour, de prospérité, de bonne santé et d’entente mutuelle.

 

Que 2009 soit propice à la concrétisation des projets qui vous tiennent à cœur !

 

Que 2009 soit une vraie année de changement dans le sens positif aux Comores et ailleurs !

 

Mwaha mwemwa wa baraka na mayécha méma na guvu za mwili na mahaba mengui hasontsi ya tru

 

Mwaha Alifu mbili na shendra, wuké mwaha wa mabadiliyo hari mwa yi ntsi ya Komori na zi ntsi za saliya hari mwa trongo djema na zi trendrwa.

 

AMEN.

 

 

 

Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 01:18

L’Historien Mahmoud Ibrahime présentera son dernier livre « Said Mohamed Cheikh (1904-1970). Parcours d'un conservateur. Une histoire comorienne au XXe siècle » paru le 20 février 2008 chez Komedit le vendredi 02 janvier 2009 à l’Assemblée de l’Union des Comores à Moroni à partir de 15h30.

 

Entrée libre

 

 HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

 

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:12

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

  

Moroni, samedi 27 décembre 2008 (HZK-Presse) – En visite aux Comores pour la deuxième fois, le président du comité EMDAD d’imam Khomeiny (le guide de la révolution verte de la république islamique d’Iran) a sillonné les îles d’Anjouan, Mohéli et Ngazidja la semaine dernière pour voir de visu les chantiers de son organisation. Il laissera entendre au cours de sa conférence de presse tenue ce samedi 27 décembre au centre de formation de Bandamdji (ex-Cnac) que l’objectif de son institution est de faire montre de la solidarité telle que préconisée par l’islam : lutter contre l’ignorance, assister les plus démunis… et accompagner les jeunes dans le monde actif.

 

Sur invitation du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le président du comité Emdad M. Houseine Anvari a effectué une visite de travail en Union des Comores du mardi 24 au samedi 27 décembre dernier. Il s’agit de sa deuxième visite dans le pays deux ans après la signature des accords de partenariat entre son organisation et les autorités comoriennes. Pour rappel, le comité « EMDAD » est représenté dans un grand nombre de pays dont la Syrie, l’Irak, le Liban, l’Azberhidjan et d’autres ayant des relations diplomatiques avec la République Islamique d’Iran.

 

Sa philosophie dira son président « s’inspire des principes de l’islam, notamment la lutte contre l’ignorance, l’assistance aux personnes démunies, l’accompagnement des jeunes pour leur insertion sociale et dans le monde actif ». Dans chaque pays ajoutera M. Anvari « le comité Emdad adopte un plan d’action pour répondre aux besoins de l’Etat et de sa population. C’est ainsi qu’en Union des Comores, des projets ont été identifiés essentiellement axés sur la formation professionnelle et technique.

 

Au cours de son assemblée générale organisée dans la salle de spectacle du Palais du peuple, l’on se rendra compte de l’apport de cette organisation caritative qui, en un laps de temps, a pu former environ 1135 élèves en différentes disciplines professionnelles : informatique, menuiserie, électricité et couture.

 

Exprimant ses remerciements à l’endroit du président du comité Emdad Imam Khomeiny, le vice-président Dr Ikililou Dhoinine, a réaffirmé la détermination du gouvernement à lutter contre la pauvreté à travers la formation des jeunes. Aux élèves formés au centre de Bandamadji, le vice-président dira « qu’il n’y a pas de sot métier ». Son département chargé de la solidarité entend capitaliser les résultats et les réalisations de l’organisation khomeyniste en accompagnant les bénéficiaires et les couches sociales parmi les plus déshéritées pour leur assurer une meilleure insertion socioprofessionnelle.

 

Récapitulant les résultats de sa visite aux Comores, M. Houseine Avari déclare lors de sa conférence de presse que son plan d’action s’exécute conformément aux accords conclus avec la partie comorienne. Il a au cours de son séjour rencontré les chefs des exécutifs d’Anjouan et Mohéli. Interrogé par un confrère sur les raisons de l’exclusion du chef de l’exécutif de Ngazidja de l’agenda de ses visites, l’invité de marque du président Sambi se contente d’une formule diplomatique : « je ne pouvais que me conformer à l’agenda officiel qui m’a été présenté par les autorités de l’Etat ».

 

Au cours de son séjour, il a aussi rencontré les oulémas dont le grand Mufti de la république, remis les clés d’une maison d’orphelinat à Itsandra, inauguré les locaux de sa fondation à Anjouan et un centre professionnel à Mohéli. 

 

Pour couper court aux rumeurs et à la polémique autour de la propagation du « chiisme » dans l’archipel, M. Anvari dira en substance que « les musulmans constituent partout dans le monde une seule communauté de foi ». Cependant, elle doit selon lui « se serrer les coudes, faire montre de solidarité pour éviter les divisions à l’intérieur d’elle-même ».

 

A. Nabahane

271208/an/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans RELIGIONS
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:22

Source : Alwatwan.net/30 décembre 2008

Les avantages de l’Apc seraient nombreux comparés à ceux de la pédagogie la nouvelle méthode traditionnelle dans la mesure où amène le personnel enseignant à travailler sur des ‘‘situations-problèmes’’ dans le cadre d’une pédagogie du projet, en même temps qu’elle demande aux élèves d’être actifs et engagés dans leurs apprentissages.

Améliorer la qualité des apprentissages par la formation des enseignants aux techniques pédagogiques dites approche par compétences ou Apc. Ainsi peut se résumer l’objectif de la formation des instituteurs et institutrices lancée le 23 décembre au niveau de l’île de Ngazidja.
L’importance de cette session de formation qui va s’étaler sur neuf jours se mesure, surtout, par le nombre des bénéficiaires : six cents hommes et femmes repartis dans les onze Circonscription d’inspection pédagogique régionale (Cipr) que compte l’île. La formation est destinée à tous les enseignants des classes de première année des cours préparatoire et élémentaire ou ‘‘Cp1’’ et ‘‘Ce1’’.
Financée à hauteur de 17millions de francs comoriens par la Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), cette session mobilise, au total, une quarantaine d’encadreurs pédagogiques affectés dans les différents centres de formation repartis dans les différentes régions. Selon le coordinateur régional de l’enseignement, Boinaheri Mlamali, une formation similaire pour les enseignants de Cp2 et Ce2 sera organisée dans les jours qui viennent.
L’organisation de ces stages participe à la volonté de généraliser le plus rapidement possible l’Apc dans toutes les écoles de l’archipel. ‘‘La formation porte sur les concepts, les outils pédagogiques mais aussi sur la pratique de la classe’’, précise-t-on.
Les avantages de l’approche par compétences seraient nombreux par rapport à la pédagogie traditionnelle.

Des élèves actifs et engagés

L’Apc amène, en effet, le personnel enseignant à travailler sur des ‘‘situations-problèmes’’ dans le cadre d’une pédagogie du projet, en même temps qu’elle demande aux élèves d’être actifs et engagés dans leurs apprentissages. ‘‘Si la pédagogie traditionnelle pose les moyens d’apprentissage avant les finalités, la pédagogie par objectifs suppose que les finalités commandent les moyens d’apprentissage. Parmi ces moyens, l’approche par les compétences intervient dans l’atteinte des objectifs pour doter l’apprenant d’outils mentaux transférables, ce que ne permettent pas toujours les savoirs disciplinaires dans la pédagogie traditionnelle’’.
Dans cette nouvelle approche, l’enseignant tient compte des acquis des étudiants et les aide à se les rappeler, propose aux étudiants des situations d’apprentissage complexes mais à leur portée, et ‘‘qui ont du sens pour eux’’, peut-on lire dans la grille d’évaluation. Dans le cade de l’Apc, l’enseignant doit ‘‘stimuler la réflexion sur la démarche d’apprentissage et sur les contextes de réutilisation des compétences acquises’’ et donner aux étudiants des occasions de réutiliser les compétences acquises dans d’autres contextes.

Pm

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans EDUCATION
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 01:05

Source : Alwatwan.net/30 décembre 2008

Sambi-1 Les Comores ‘‘peuvent être fières’’ d’aborder l’année 2009 avec d’immenses espoirs. Des accords importants ont été conclus notamment avec le Fmi, ‘‘après tant de rendez-vous manqués’’. 2009 est ‘‘l’Année des fondations’’. Parmi elles, la réforme de la constitution. Il ‘‘rassure’’ les opposants à la révision : ‘‘je n’ai pas l’ambition de prolonger mon mandat’’.

Le discours est une ‘‘occasion en or’’ pour éclairer l’opinion sur les ‘‘réalisations visibles’’ ou en cours. S’il n’a pas voulu s’attarder sur son bilan mais plutôt sur les perspectives il soutient, toutefois, que ‘‘des choses ont été réalisées et d’autres moins perceptibles sont en préparation’’. Il a rappelle ‘‘la grave crise financière qui a frappé le monde, obstruant les perspectives de l’année’’. Les Comores ‘‘peuvent être fières’’ d’aborder l’année 2009 avec d’immenses espoirs. Des accords importants ont été conclus notamment avec le Fmi, ‘‘après tant de rendez-vous manqués’’.
Par ailleurs, il a déploré ‘‘les maigres recettes qui empêchent d’imaginer des investissements conséquents et d’amorcer un développement soutenu’’. ‘‘Des réalisations exigeant des sommes faramineuses ont été possibles grâce aux dons de pays amis et aux prêts contractés à l’étranger’’ souvent à des conditions désavantageuses : ‘‘la dette avoisine les 90 milliards de francs’’. Il soutient à ce sujet : ‘‘le pays a consenti d’énormes sacrifices’’. Des dettes importantes comme celles accordées par la Banque africaine ont été résorbées, 60% par la Bad elle-même et le reste par des pays amis. Depuis 2007, ‘‘nous avons réglé entre 200 et 300 millions de francs de dette par mois’’. Il est revenu sur la validation par le conseil d’administration du Fmi de ‘‘notre programme’’, entraînant une aide urgente conditionnée par les réformes importantes à engager. Il dit fonder les espoirs sur l’éligibilité des Comores à l’Ippte et à l’Iadm pour aboutir à un effacement de la dette. ‘‘Ainsi, une nouvelle situation s’ouvrira permettant de bénéficier de nouveaux crédits et de retrouver la confiance des bailleurs’’. Sur la citoyenneté économique, il a déclaré que la loi adoptée ‘‘nous permettra de disposer des fonds pour amorcer notre développement’’.

“Des projets pour chaque île”

Pour l’année 2009, le président promet : ‘‘pas un lieu ou l’eau propre et l’électricité ne pourront parvenir : il n’est pas juste, en cette année, que des enfants vivent encore dans l’obscurité’’.
Il est s’est étalé sur son engagement ‘‘Un logement décent pour tout comorien’’ : ‘‘je me battrai jusqu’ à ce que tout comorien puisse se loger convenablement’’.
Dans le domaine des infrastructures routières à réaliser, il présente les spécificités des projets de chaque île : l’hôtel Itsandra qui a déjà officieusement ouvert ses portes, Janat l’kamar prévu pour être construit au nord de l’île. Sur ‘‘le projet de la Corniche de Moroni’’ il révèle : ‘‘une partie du financement est disponible’’. Mais selon lui, le deuxième grand projet économique de Ngazidja est la ‘‘construction d’un grand port en eau profonde à Moroni’’. Sur l’île d’Anjouan, ‘‘pour le projet de construction d’un aéroport international, les travaux débuteront cette année’’. Si Anjouan et Mohéli, l’énergie hydraulique est à l’étude, à Ngazidja, la géothermie ‘‘est aussi en projet’’ : ‘‘25 villages à Mwali c’est faisable, tout comme, cette année, le port pouvant permettre l’accès à de gros porteurs’’.
2009 est considéré comme ‘‘l’Année des fondations’’. Parmi elles figure en bonne place la réforme de la constitution.

Fortifier les fondations de l’Etat fondation

Partant de son expérience au sommet de l’Etat qui lui ‘‘a permis de voir clair et de déceler les blocages de la constitution’’, il pointe du doigt ‘‘les mésententes entre l’union et les îles, les gaspillages des fonds pour entretenir 4 présidents, 4 exécutifs, 4 parlements, 4 constitutions…’’.
A ce propos la population ‘‘sera consultée par voie référendaire’’ sur les modes et les fréquences des scrutins ‘‘pour harmoniser la durée des mandats irréguliers, et unifier les élections’’. Il ‘‘rassure’’ d’emblée les opposants à la révision : ‘‘je n’ai pas l’ambition de prolonger mon mandat’’, mais propose ‘‘de tenir les élections prochaines soit en raccourcissant les mandats des présidents des îles de 1 an soit en prolongeant mon mandant de 1 an’’.
Le président annonce la tenue en février d’une colloque sur le logement, qui réunira les experts en la matière pour répondre à certaines préoccupations, sur la mobilisation des fonds, les types de logements, les politiques d’urbanisme, les modes d’accès au crédits…
Pour finir, le président revient sur son idée de ‘‘compléter le dispositif local de magistrats par des magistrats étrangers’’, promet de ‘‘renforcer l’armée en lui dotant de moyens conséquents’’, mais aussi en ‘‘prêtant une attention particulière à l’université’’.
Le président parle ‘‘des projets pour la jeunesse mais aussi pour les femmes’’. Sur le contentieux de Mayotte, le président estime que ‘‘nous n’avons pas les moyens de stopper ce référendum, mais qu’il se tienne ou ne se tienne pas, Mayotte est comorienne et le restera’’, rappelant au passage que ‘‘ces consultations ont été rejetées comme nulle et non avenues par l’Onu’’ et promettant de ‘‘continuer à défendre Mayotte par la diplomatie, l’intelligence, la volonté’’.

Compte rendu d’Ahmed Ali Amir

 

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