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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 13:24

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, vendredi 06 février 2009 (HZK-Presse) – Deux semaines après la publication par le chef de l’Etat de son avant-projet de loi référendaire, la majorité des partis politiques et des organisations de la société civile est d’avis pour reconnaître au Président Ahmed Abdallah Sambi de demander une révision de la constitution de l’Union. Les uns estiment que le président aurait mieux fait de sursoir son projet pour préparer la riposte contre l’organisation par la France d’un référendum à Mayotte, c’est notamment l’opinion de maître Ali Abdou El-Aniuou, Moustoifa Said cheik (FD), du porte parole du « comité Maore », du leader du parti Ridja, chacun y va de son argumentation.

 

Pour les autres, le chef de l’Etat devait patienter et surtout se conformer à l’article 37 de la constitution qui empêche toute modification qui porterait atteinte aux sacro-saints principes de l’autonomie des îles et de la présidence tournante dont le tour échoit en 2010 à Mohéli. Mais de l’avis du député Maarouf de Mutsamudu, rejoignant celui d’un magistrat ou encore d’un ancien juge constitutionnel, « l’avant-projet de loi référendaire crée plusieurs confusions ».

 

Au ministère de l’aménagement du territoire que dirige M. Elarif Oukacha, une des trois personnalités mohélienne à siéger au gouvernement central, les choses ne sont pas aussi simples. Selon l’un de ses conseillers, s’appuyant sur les articles 8, 17 et 19 de l’avant-projet, les citoyens croient dure comme fer que le président de l’Union « s’est taillé une loi à sa mesure ».

 

C’est sans doute de là que vient la regrettable confusion. Il dira en substance qu’à la lumière de ce texte, l’on peut s’interroger si « Sambi sollicite réellement la prolongation de son mandat d’une année ou briguer un nouveau mandat de cinq ans ? ». A en croire le conseiller, le projet présidentiel mériterait d’être clarifié sur le point de savoir si « le nombre quatre qui devient cinq dans l’article 8 de son avant-projet sera mis en vigueur à compter de la date de son investiture le 26 mai 2006 et l’opinion se prononcerait différemment ».

 

Avec l’intervention de la communauté internationale dans le processus de révision de la constitution, la démarche semble porter ses fruits. Et ce pour éviter un nouveau « dialogue de sourds » comme en décembre 1997 quand l’Union Africaine (OUA) avait invité les protagonistes de l’époque à définir la nouvelle architecture pour rétablir l’ordre institutionnel aux Comores. Autant dire que les avis divergent entre ceux qui s’opposent catégoriquement à la tenue de tout référendum avant mai 2010, et ceux qui soutiennent l’initiative du président de l’Union visant à procéder aussi vite que possible au toilettage de la constitution.

 

A sa sortie d’une rencontre au siège de l’Union Africaine à Moroni, le leader du parti Chuma et député à l’assemblée de l’Union, M. Said Ali Kemal, reste catégorique : « bien que j’étais contre cette constitution, en démocrate averti je me suis incliné devant le verdict des urnes, la majorité des comoriens s’étant prononcée favorablement au référendum du 23 décembre 2001. Ainsi, on doit l’appliquer scrupuleusement jusqu’au bout, en respectant notamment le terme du mandat du président de l’Union fixé à quatre ans ». Et le prince Kémal d’ajouter qu’il faut respecter le tour de Mohéli qui doit absolument commencer dès le 26 mai 2010.

 

Le dirigeant du Chuma dit être conscient que pour mener le processus référendaire dans un climat serein et apaisé en mars ou avril prochain, « il y a lieu que le collège électoral soit convoqué, et que les listes électorales soient révisées… » En tout état de cause, « nous ne voulons plus de ce référendum » s’insurge Kemal, qui soupçonne le président Sambi de vouloir « tricher ». Il a prêté serment sur le coran de respecter la constitution, rappelle-t-il, et voilà qu’il veut jouer à la prolongation de son mandat.

 

Refusant d’entrer dans le contenu de l’avant -projet de loi, Kemal ne cache pas son hostilité à tout référendum constitutionnel avant le 26 mai 2010, tout en restant ouvert au dialogue en espérant pouvoir fléchir le président Sambi pour qu’il retire son projet de révision.

 

A. Nabahane

060209/an/hzkpresse/6h00

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:32

Source : Alwatwan.net/04 février 2009

Un coup dur pour le champion en titre comorien qui doit accueillir, le 14 février 2009 à Mitsamiouli, ses bourreaux tanzaniens.

La formation de football de Mirontsi à Anjouan, Etoile d’or a été écrasée en phases éliminatoires de la ligue de football de la Confédération africaine de Football (Caf) par Young Africans de Tanzanie par le score sans appel de 8 buts à 1. Cette rencontre a été disputée samedi dernier au stade international de Dar-es-Salm. Un coup dur pour le champion en titre comorien, cela malgré un match nul d’un but à égalité durant les premières 45 minutes.

C’est l’aspect physique de la rencontre qui a mis à mal la tactique d’Etoile d’or. L’équipe dispose des bons pions, mais elle ne se serait pas suffisamment bien préparée pour ce grand rendez-vous, selon l’ancien coach des Coelacanthes, Ali Mbayé Camara : ‘‘j’ai juste travaillé avec ce club dix jours avant la date du match. C’est normal que les joueurs qui ont manqué de souffle durant la seconde partie, aient encaissé tous ces buts’’.

Malgré cette douloureuse expérience, la formation de Mirontsi doit accueillir, le 14 février 2009 au stade international de Mitsamiouli, ses bourreaux Tanzaniens.

63 buts ont été marqués sur les différends stades abritant ces matchs. Après le large score des Tanzaniens face aux Comoriens, l’irréprochable formation égyptienne, championne en titre de la compétition, Al Ahly a humilié l’ As Police de Niger par le score de 6 buts à 1. Les Marocains des Forces armées du royaume ou Far Rabat ont écrasé également les Capverdiens de Sc Praia par le score de 6 buts à 1.

Dix neuf rencontres ont été organisées le week-end dernier dans dix-sept différents stades du continent. Deux matchs n’ont pas été joués. Le match entre Ferroviario Maputo de Mozambique et Kcc d’Ouganda est annulé. L’autre match, à rejouer, est celui de l’Academy Ny Antsika de Madagascar au stade Tamponaise de la Réunion en raison des vives tensions sociales et politiques qui font rage dans la Grande île.

Les meilleurs clubs de cette phase seront mis aux prises au 1/16e de finale de la plus grande compétition africaine de clubs champions.

Elie-Dine Djouma

 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:26

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société

 

Moroni, mercredi 04 février 2009 (HZK-Presse) Hamanvou à 15 km de Moroni présente de nombreux atouts pour recevoir les déchets ménagers de la capitale et ses environs. C’est ce qui est ressorti de deux études, l’une sur l’étude d’impact environnemental des implantations des décharges contrôlées des déchets ménagers et l’autre sur la monographie de la commune de Hamanvou. Les résultats de ces deux expertises financées par le Programme de coopération décentralisée (PCD) sont rendus publics hier mardi à la salle de conférence de l’Université.

 

Le site identifié et étudié par les experts est situé entre Bambani et Milépvani dans la région d’Itsandra au nord de Moroni. Mais loin d’un dépôt d’ordure, il s’agit d’un endroit de traitement des déchets ménagers du grand Moroni, première agglomération urbaine du pays. Il est prévu non seulement un tri sélectif des déchets, mais aussi des opérations de compost pour recycler les ordures.

 

« Le terrain en question ne fait pas partie des zones naturelles protégées. Il n’est pas cultivé. Le site est même éloigné de 1,5 Km des deux villages les plus proches », explique Boinaidi Ali Said, un des experts qui ont mené l’étude d’impact environnemental. Seulement, il subsiste « des risques de contamination des nappes phréatiques liés à la perméabilité du sol. Il nécessitera donc une épuration des eaux de la lixiviation. En plus, l’endroit est inaccessible », poursuit l’expert.

 

Ces limites du site de Hamanvou sont prises en compte dans une autre étude monographique effectuée sous l’égide du PCD, qui propose des solutions alternatives par rapport à l’aspect sociologique notamment. Un ensemble de mesures sont envisagées pour permettre le bon fonctionnement du site.

 

Ces mesures vont « de la construction de nouvelles routes pour rallier le village de Hahaya, les autres localités de la région Hamanvou et la décharge. Il en est ainsi de la réhabilitation du centre de santé et une grande prise en compte des intérêts locaux et des potentialités de la région », soutient Hassane Bacar Mlatrédé, un des experts qui ont réalisé l’étude. L’implantation de cette décharge aurait déjà eu l’aval de la commune de la région contrairement au début.

 

Ces études sont établies en fonctions des spécificités et des réalités de la région. Le maire de cette commune déclare que « recevoir les ordures de Moroni, c’est donner la capitale tout son sens. Et ce n’est pas une honte car aujourd’hui, les deux parties ont discuté sur de bonnes bases dans l’intérêt de tous ». Mais, prévient le premier magistrat de cette commune qui abrite aussi l’aéroport, « si les clauses du contrat ne sont pas respectées, la municipalité se réserve le droit de dire non ».

 

L’étude sur l’impact environnemental ne concernait pas seulement Hamanvou. D’autres sites capables d’abriter des décharges de déchets ménagers sont identifiés et examinés dans les autres régions de Ngazidja (Mitsamiouli, Foumbouni) et Domoni à Anjouan. Cependant, la mise en place de ces sites nécessite beaucoup d’efforts et de synergies de la part des associations, des communes, des partenaires et de l’Etat.

 

Le PCD qui est à l’origine de ces études, se montre « disponible dans sa mission d’appui institutionnel, de formation et de cofinancement », a précisé Yves Chunleau, directeur du programme financé sous le 9ème FED de l’Union européenne. Pour faciliter la mise en œuvre rapide des recommandations, un expert de haut niveau dans le domaine du compost est attendu aux Comores incessamment, a-t-on assuré.

 

Ahmed Abdallah

040209/aa/hzkpresse/6h00

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 23:28

Mardi 3 Février 2009 - 21:33:51  - 

 

Source : Malango - Mayotte

   
   
 

 

 

 

En ce début d’année, la classe politique comorienne ne chôme pas. Le projet de révision constitutionnelle qui vise entre autres à prolonger d’un an le mandat du président de l’Union, n’a pas tardé à faire débat.

Alors que le pouvoir se prépare à l'organisation du référendum -probablement au mois de mars prochain-, l'opposition se mobilise pour faire front contre le projet gouvernemental. Et pour cela elle s'engage à « tout mettre en œuvre pour faire échec à ce projet », lit-on dans une déclaration rendue publique le 30 janvier dernier et signée par vingt formations politiques dont la CRC, le Chuma, le Ridja, ect…

Arguant « des risques » que ferait courir cette échéance sur l'unité nationale, - des hommes politiques de l'île de Mohéli menacent de faire sécession s'ils n'obtiennent pas gain de cause- elle appelle au rejet du référendum constitutionnel. Dans la rue l'opinion reste divisée. D'un côté, il y a ceux qui adhérent entièrement au projet référendaire, d'autre part ceux qui le soutiennent mais qui ne sont pas d'accord pour que le président Sambi prolonge son mandat et enfin ceux qui s'opposent farouchement à toute révision constitutionnelle.

En fait, pour les pourfendeurs du projet de révision constitutionnelle, il s'agit d'un prétexte pour le président Sambi, dont le mandat se termine en mai 2010, de s'éterniser au pouvoir.

À Mwali, île à qui échoit le tour de la tournante en 2010, après Ngazidja (2002-2006) et Ndzouani (2006-2010), un grand rassemblement auquel prenaient part plusieurs personnalités politiques de l'île ainsi que d'autres venant de la Grande-Comore, s'est tenue le week-end dernier à l'appel de la coordination mohélienne pour l'unité nationale (COMUNA) pour dénoncer « toute révision de la constitution ».

Lors de cette réunion, les discours étaient clairs : « Mwali défendra ses droits jusqu'au bout », ont clamé les différents intervenants. « Ne pensez pas que nous allons perdre notre temps à examiner cet avant-projet de loi référendaire proposé par le chef de l'Etat, je vous dis que le référendum n'aura pas lieu à Mwali un point et c'est tout », a déclaré le ministre Abdallah Saïd Sarouma, porte parole du gouvernement de Mohéli à l'assistance.

« Nous disons au président de l'Union Ahmed Abdallah Sambi d'accepter de partir à l'expiration de son mandat. Nous espérons que le 26 mai 2010, il cédera la place à un Mohélien », a poursuivi l'ancien président de l'île Mohamed Saïd Fazul.

Et l'ancien premier ministre et membre de la Crc, Hamada Madi Boléro de rappeler au chef de l'Etat « qu'il lui reste 480 jours » avant la fin de son mandat. Rappelons que cette manifestation intervient quelques jours seulement après le passage dans l'île du président Sambi pour expliquer aux habitants les tenants et aboutissants de son projet. La réunion qui s'est tenue à Fomboni a été précédée d'une prière collective Hitma destinée « à attirer la colère de Dieu sur tout ressortissant de Mwali qui accepterait les propositions de révision constitutionnelle ». Un bœuf a été sacrifié à cette occasion et enterré sur la place de l'indépendance. Une manière originale de défendre des droits politiques. En effet, alors que sous d'autres cieux, la politique signifie confrontation d'idées, aux Comores, les hommes politiques semblent adopter le Hitma comme arme dans la lutte politique.

Bref rappel des faits. Lors des dernières élections présidentielles de l'île autonome de Ngazidja, l'avocat Saïd Larifou avait adopté le même procédé à l'encontre de ceux qui le qualifiaient de « chrétien ». Au début du mois de janvier, le président Sambi confiait aux journalistes qu'il a fait lire un Hitma à Mutsamudu à l'encontre de « tous ceux qui racontent des ragots » à son égard. On se demande d'où vient cette pratique qui visiblement semble adoptée par certains dans le seul but de court-circuiter tout débat politique dans le pays. Traduirait-elle une absence de stratégies politiques et d'idées de la part de nos politiciens ? Le doute est permis….

C'est dans ce contexte plutôt tendu que l'envoyé spécial du président de la commission de l'Union africaine aux Comores, Francisco Madeira, tente de renouer le dialogue entre les différentes parties. Il devrait se rendre ce mardi à Mohéli. À en croire, la Gazette des Comores on s'acheminerait vers une table ronde de toutes les forces vives du pays dans les prochains jours pour trouver un compromis sur l'épineuse question de la révision constitutionnelle initié par le président Sambi.


Faissoili Abdou (Avec la Gazette des Comores et l'Afp).

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 22:07

Nous vous proposons ci-dessous un article de Darkaoui Allaoui, blogueur et intellectuel mahorais dans lequel il explique les raisons pour lesquelles il appelle les mahorais à voter blanc le 29 mars 2009. Cet article est  publié sur son blog : http://alldark.over-blog.com/ 


Trois raisons pour le Vote blanc


Un homme politique doit être sincère


P

oint de fatalité de la sujétion . Jeunesse ! Jeunesse ! Jeunesse ! Appropriez-vous votre avenir au sein de la République. Point de crainte non fondée. Personne ne peut se substituer à vous pour faire le choix de votre avenir institutionnel. Je vous le dis, personne ! Les actions des autorités comoriennes  répondent à des convenances diplomatiques  des deux pays.  Elles ne doivent en rien être source de précipitation dans votre choix. Ce dernier  sera exempt de remords, s’il vous est suffisamment éclairé. Jeunesse, faites votre choix,  mais un choix éclairé. Il n’y a consentement éclairé que si tout est mis en œuvre pour rendre le choix libre. Or, aujourd’hui, le politique n’œuvre en rien pour vous offrir une telle liberté. Je soutiens et crois fort qu’un politique doit être sincère. Ce qui ne semble pas être l’apanage de beaucoup de nos acteurs politiques à Mayotte,  s’impose à eux, aujourd’hui,  plus que jamais, car nous engageons notre responsabilité aujourd’hui, pour l’Avenir de nos enfants chez eux à Mayotte.  Beaucoup d’élus mahorais ne semblent pas avoir pris la mesure de la responsabilité qui leur incombe en occultant consciemment ou inconsciemment le contenu de ce qui est convenu d’appeler le Pacte  pour la départementalisation de Mayotte.

Un  "oui" à forte connotation carriériste


L’unité des acteurs politiques mahorais de tout bord − MDM force d’alternance à part−  a bien quelque chose d’impensable, il y a encore quelques mois ! Socialistes, UMP, MDM, … dans une cette coalition aussi  acrobatique qu’incohérente, soulève quelques questions :

1/ le "oui" est-il sérieusement  menacé ?                  


Ce n’est pas ce qui apparaît au vue de ce qui est mis en œuvre, puisque le Préfet Denis Robin ;  sur une interview  récente sur RFO, de façon assez subliminale ;  a laissé entendre le contraire.


2/ le "oui " étant alors acquis, que peut cacher une telle coalition ?


A l’instar du MDM force d’alternance, pourquoi les partis politiques du pays ne se sont pas engagés individuellement dans  la campagne pour le « oui ». La raison est bien simple. C’est de pacte en accord secret qu’il faut comprendre cette unité de façade. Cinq sièges  font l’objet de convoitises : deux au palais Bourbon (sénat), un à l’Hôtel Banana (présidence du conseil général et régional bientôt) et très probablement deux à l’assemblée nationale. A l’évidence, tout acteur politique qui se hasarderait  à émettre la moindre critique s’éliminerait de lui-même de la course à l’un  de ses sièges ; mais encore mieux, il y a fort à parier que certains accords secrets, entre ces divers acteurs de partis politiques régissent le partage des sièges. L’opportunisme a ceci de cynique : le court terme enferme le long terme. Un tel accord, est loin de faire l’affaire du MDM force d’alternance détenteur du seul siège à l’assemblé nationale (…).

Ce "va-t-en oui", de nature politicienne, est purement et simplement carriériste.


Pourtant, le pacte est tout sauf un projet d’avenir serein pour le mahorais de basse ou moyenne catégorie. Il a du bon et surtout beaucoup de moins bon. Personne ne peut prétendre − avec le discernement sérieux – que la consolidation d’une union ancienne, justifie autant de sacrifices unilatéraux. Le mahorais se départementaliserait  plus par les devoirs et contraintes que par les droits, notamment les droits sociaux. Les effets bénéfiques recherchés dans ce processus de la départementalisation, telles que la préservation de la structure familiale mahoraise et la préservation de la culture mahoraise, ne verront pas le jour de si bonne heure. Plus que jamais, le mahorais sera contraint, d’une part , de partir à la pêche des avantages sociaux (qui ne seront effectifs à Mayotte que dans environ 25 ans !), et,  d’autre part, de fuir les charges nouvelles qui vont peser sur lui. Un tel procédé garantira de fait, l’émoussement progressif des us et coutumes, ainsi que la culture mahoraise.


J’accuse


J’accuse, pour l’ensemble de ces raisons, les principaux acteurs politiques à Mayotte, d’adopter une posture malsaine pour des intérêts purement individuels ;

J’accuse, les principaux acteurs politiques à Mayotte de vouloir volontairement faire porter une charge lourde pour les prochaines générations devant une départementalisation mal préparée et acquise à la hâte ;


J’accuse, les principaux acteurs politiques à Mayotte de confondre volontairement  solidarité nationale avec la solidarité familiale, et de faire porter une charge de plomb aux générations proches, en leur demandant de commencer le financement des avantages sociaux de demain, aujourd’hui.


Pour ces trois raisons, le 29 mars 2009, j’appelle mes concitoyens à opter pour le vote blanc.

                                                                                   Darkaoui le 30/01/2009 
                                                                                    Source : http://alldark.over-blog.com/

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 23:19

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, vendredi 30 janvier 2009 (HZK-Presse) Le ministre de la justice en charge des relations avec le parlement et les institutions des îles, M. Mmadi Ali tient à rappeler que son parti le FNJ, ainsi que d’autres tels que Chuma et Pasoco s’étaient déjà opposés à l’actuelle constitution lors du référendum du 23 décembre 2001, prédisant les difficultés de son application. S’exprimant en qualité de dirigeant du FNJ, il estime que les arguments avancés à l’époque devaient convaincre.

 

« L’architecture institutionnelle en elle-même est budgétivore, rien que pour sa mise en place. La constitution renforce aussi l’esprit séparatiste en permettant la coexistence dans un même pays de quatre constitutions, quatre gouvernements, quatre parlements, autant de drapeaux et d’hymnes… », martèle-t-il.

 

Selon lui, maintenir ce type d’organisation de l’Etat « c’est légitimer le sentiment d’insularité au lieu de renforcer le patriotisme et l’idée d’appartenir à une nation pour partager un destin commun entre nos îles ». Rappelant les faits, depuis les pourparlers inter-comoriens de Fomboni sur la résolution de la crise séparatiste anjouanaise, M. Mmadi Ali garde encore en mémoire les trois commissions chargées chacune séparément de missions précises. Or à ses yeux seule la commission chargée de la réconciliation nationale a donné des résultats à travers l’accord cadre du 17 février 2001 [qui a créé le nouvel ensemble comorien doté d’une très large autonomie des îles, ndlr].

 

Par contre à la place de la commission chargée de rédiger un projet de constitution, des experts étrangers et nationaux y compris Mohamed Abdouloihabi [actuel chef de l’exécutif de l’île de Ngazidja], mandaté à l’époque par la coalition de l’opposition contre Azali, ont rédigé l’actuelle constitution. Pour le ministre, « ce n’est pas réellement le fruit escompté mais l’opposition défendait l’argument selon lequel en votant favorablement, Azali allait quitter le pouvoir aussi vite qu’il avait pris par la force un certain 30 avril 1999 ».

 

Dans l’objectif de rectifier les imperfections, le ministre dira que l’initiative du président vise surtout à harmoniser les élections, et à s’attaquer au caractère budgétivore de nos institutions actuelles. Interrogé sur la concomitance du référendum constitutionnel avec la consultation sur la « départementalisation » de Mayotte, au même mois de mars prochain, le ministre estime qu’il n’y a aucun risque de confusion dans l’opinion. « En tenant un tel scrutin sur cette île reconnue par le droit international comme faisant partie de l’Etat comorien, la France sait qu’elle viole ce droit et les résolutions des Nations Unies », soutient le ministre de la justice.

 

Estimant que la riposte du gouvernement de l’Union des Comores est entreprise eu égard aux discours du président Sambi dans le concert des Nations, le ministre rasure que la question de Mayotte sera introduite à l’ordre du jour de l’AG des Nations Unies. Et Mmadi Ali d’ajouter que « toute nouvelle élection à Mayotte est nulle et non avenue ».

 

Quant à la question de la prorogation d’une année du mandat de l’actuel chef de l’Etat, le ministre de la justice ne voit pas d’inconvénient car « la proposition consiste à harmoniser les élections » pour en réduire la fréquence jugée trop rapprochée.

 

A en croire un juriste constitutionnaliste qui a requit l’anonymat, l’initiative du président de l’Union d’organiser un référendum « viole la constitution » au regard de la loi fondamentale dans son chapitre titre IV de la compétence de la Cour Constitutionnelle (article 31) qui s’appuie en même temps sur la loi électorale en vigueur, donnant des compétences aux juges constitutionnels en matière de contentieux électoral, y compris le référendum.

 

C’est ainsi que cet homme de loi se fonde sur lesdites prérogatives de la haute juridiction, dont le chapitre VI intitulé « De la révision de la constitution », qui stipule dans son article 37 « qu’aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’unité du territoire et à l’intégrité des frontières institutionnellement reconnues… ainsi qu’à l’autonomie des îles », pour contester la légalité de l’avant-projet de loi référendaire portant révision de la constitution.

 

Au regard de l’avant-projet du président Sambi, le juriste estime que la Cour constitutionnelle devrait user de ses compétences pour s’autosaisir face à toute violation du processus référendaire. Ses membres ont le devoir d’user de ces prérogatives pour déclarer que le projet en question « porte atteinte à l’autonomie des îles » soutient le juriste. Le président de l’Union aurait mieux fait de retirer son projet pour ne pas être accusé « d’acte de forfaiture » a-t-il laissée entendre.

 

Pour le secrétaire général du parti CRC [Convention pour le renouveau des Comores], Houmed Msaidié, son parti prendra sa position dans le cadre de la coalition de l’opposition, avec les institutions insulaires et l’assemblée de l’Union. Néanmoins, il dira en substance que « le président Sambi doit ouvrir les yeux et observer que le séparatisme a mis ce pays dans une crise née à partir d’Anjouan ». « L’on a vécu cinq ans de conflit de compétence notamment avec Mohamed Bacar et trois ans de fausse promesse avec lui », ajoute-t-il.

 

« En s’entêtant à organiser ce référendum, il risque surtout de compromettre la paix civile avec son intention de proroger son mandat d’une année ». Houmed Msaidié soupçonne aussi le régime actuel de vouloir « criminaliser les délits d’opinion pour mieux réprimer ses opposants ». Elu au suffrage universel, « Sambi chercherait-il à s’installer confortablement au pouvoir ? » s’interroge le leader de l’ancien parti au pouvoir. Et Msaidié d’ajouter que « la loi n’est pas rétroactive ! ». Pour lui le mandat présidentiel demeure de quatre ans.

 

A.Nabahane

300109/an/hzkpresse/6h00

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:56

Source : Alwatwan.net / 02 février 2009

Le processus de sélection des candidats à la formation des inspecteurs pédagogiques pour l’enseignement secondaire semble s’enliser. Contre toute entente, le nombre de postulants enregistrés est inférieur aux postes à pourvoir.

L’inspectrice générale de l’enseignement, Zaitoune Mounir, semble ne pas comprendre le peu d’intérêt attaché à cette formation par les enseignants, du moins ceux qui répondent aux critères exigés et qui ne se sont pourtant pas portés candidats.
Sa surprise est d’autant plus grande que pour certaines spécialités, ‘‘il n’y a eu aucune candidature’’. Cela n’autorise donc pas, selon elle, l’organisation d’un concours.

Mais, au lieu de poursuivre le processus et retenir d’emblée ceux qui répondent aux conditions exigées et qui ont ainsi manifesté leur intérêt pour le métier d’inspecteur pédagogique, le ministère entend relancer l’appel à candidature en allégeant les conditions notamment en ce qui concerne l’age et le nombre d’années d’expérience. C’est ainsi que les professeurs, qui totalisent cinq années d’expérience, peuvent maintenant postuler, selon les nouvelles procédures qui vont être bientôt portées à la connaissance du public par voie de presse. Au départ, il fallait totaliser au moins sept années d’expérience pour pouvoir prétendre à cette formation des encadreurs pédagogiques.

‘‘Un autre appel à candidature va être lancé dans les jours qui viennent, dans les meilleurs délais en tout’’, assure la même inspectrice générale qui déplore les relents insulaires que certains chercheraient à donner à une opération purement technique. Selon elle, seuls les critères de mérite doivent prévaloir dans les sélections de ce genre. ‘‘Un candidat admis sera affecté partout où le besoin se fera sentir’’, souligne Zaitoune Mounir.

Un autre inspecteur dit comprendre les hésitations des professeurs qui, croit-on savoir, rechignent à devenir des inspecteurs au risque de ne pas pouvoir se débrouiller dans le privé pour pouvoir joindre les deux bouts. Aujourd’hui, beaucoup d’enseignants qui relèvent de la Fonction publique sont obligés de ‘‘négocier’’ quelques heures dans le privé, question de gagner quelques sous à la fin du mois en attendant ce qui est l’hypothétique versement des salaires des agents de l’Etat.

Pour peu qu’on y pense, les retards dans le versement des salaires dans la fonction publique ne sont pas de nature à susciter aujourd’hui des vocations dans le public. Ceux qui ont du talent et des compétences à vendre préfèrent voir ailleurs avant de se tourner vers la Fop.
Pour ce responsable, il y a lieu de trouver les moyens de motiver les meilleurs candidats potentiels dont le pays a besoin pour cette mission essentielle pour le devenir de notre système éducatif, celle d’assurer le travail d’encadrement et de contrôle des enseignants.

Petan Mognihazi

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société/

Moroni, lundi 02 février 2009 (HZK-Presse)
Disposant d’un centre pour la formation permanente, la jeune université des Comores a organisé jeudi 29 janvier dernier au profit des directeurs et chefs des ressources humaines de l’administration publique, un séminaire de formation en « gestion des ressources humaines ».

 

Placé sous la supervision du directeur du centre universitaire, le séminaire avait pour objet de montrer les fonctions stratégiques d’un chef personnel ou directeur des ressources humaines dans l’administration d’une entreprise publique ou privée. Autant les missions que les résultats à atteindre afin que l’entreprise puisse fonctionner et produire.

 

Presque tous les « DHR » des ministères, des sociétés d’Etat et certaines institutions à caractère semi-public ou privées, telles que la chambre de commerce, le centre hospitalier national etc., ont été invités à la formation. Dans son intervention d’ouverture le directeur du centre M. Toihiri Mohamed, l’un des maillons forts de l’université des Comores, soutient que son département vise désormais à « s’inscrire dans la dynamique de formation des cadres nationaux ».

 

Interrogé sur le rôle et la place de son département, le directeur dira que « le centre cherche à identifier les imperfections et les besoins de l’administration sur tous les plans, afin de préparer une meilleure réponse du type formation adaptée, à partir des outils pédagogiques et mécanismes d’intervention existants ».

 

Tel est le but du séminaire sur la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. La même formation sera dispensée au profit du secteur privé. Mais comme les missions de l’administration publique ne sont pas identiques à celles du privé, le centre universitaire a privilégié en premier le secteur public.

 

L’expert de la coopération française, premier à intervenir, tentera de définir la place du « DHR » dans toute entreprise donnée. Selon lui « la fonction de directeur des ressources humaines est hautement stratégique et la gestion a pour but de fournir à l’entreprise l’organisation de son personnel dont elle a besoin pour atteindre en temps voulu les objectifs qu’elle s’est fixés. »

 

Ainsi l’expert a-t-il voulu rassurer les chefs du personnel et directeur des ressources humaines présents qu’ils sont investis d’une fonction « partagée » d’intermédiation entre les décideurs de l’entreprise (directeurs généraux) d’une part et les employés d’autre part.

 

Leurs fonctions seraient donc centralisées, et par conséquent les « DRH » sont appelés automatiquement à des gestions des ressources et non à une seule gestion. Force est de constater que le « DRH » doit apprendre « l’art de prendre en compte des paramètres souvent contradictoires notamment l’impératif de planifier les ressources nécessaires, tout en assurant leur flexibilité et en respectant les obligations légales et réglementaires en matière de droit du travail ».

 

Des experts nationaux dont Fouad Goulam, Assoumani Saandi sont intervenus pour chacun dans son domaine pour décrire les champs spécifiques de l’administration en général. Un cas précis a fait objet d’un débat d’ordre budgétaire et statutaire, il s’agit du personnel qu’on recrute pour servir l’éducation nationale (professeur d’école, professeur de collège ou lycée)  et qui prenne la fuite après deux, trois ou cinq ans d’exercice pour intégrer d’autres services.

 

Selon les enseignements, l’éducation est ainsi devenue une sorte de passoire pour entrer dans la fonction publique, d’où les incertitudes pour ce département de donner les résultats escomptés. Au terme de l’atelier, il a été conseillé à tout « DHR » de savoir planifier ses ressources pour plus d’efficacité et de rentabilité : accroître, s’adapter, se différencier ….

 

A. Nabahane

020209/an/hzkpresse/6h00

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:41

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Fomboni, vendredi 30 janvier 2009 (HZK-Presse)
Le livre vert à sa main, le président de l’Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a préféré descendre lui-même dans l’arène, hier jeudi 29 janvier, journée de travail, pour convaincre les mohéliens de l’impératif de réformer la constitution du 23 décembre 2001. Ceci après les émissaires qu’il avait déjà envoyés il y a quelques jours dans l’île.

 

« Je suis venu aujourd’hui avec ce petit livre vert pour qu’on ne vous trompe pas avec d’autres textes. Ce n’est pas une nouvelle constitution comme d’autres vous le disent, ce sont seulement 19 articles à modifier, et il vous appartient à vous de donner vos suggestions et nous les attendons » a-t-il annoncé.

 

C’est ainsi que le président Sambi a introduit son discourt qu’il a prononcé dans la cour du bâtiment qui abrite les services de la Coordination de l’Union à Mohéli. La foule venant de différentes localités n’a pas pu en tout cas occuper toutes les chaises prévues pour cette occasion.

 

Deux discours ont été prononcés après la lecture du coran. Le premier celui du grand notable, ancien cadi de Fomboni, M. Kambi Nourou, qui s’est contenté de féliciter le président Sambi d’avoir épargné la population comorienne d’une dictature, « vous n’avez pas subitement sorti de votre poche le projet pour le soumette à la population, mais vous avez appelé les trois présidents des îles autonomes pour leur faire part du contenu de l’avant-projet, c’est la démocratie », a soutenu chehou Kambi.

 

Et le chef religieux d’ajouter que « nos présidents des îles ont intérêt à se pencher sur ce texte, voir ce qui ne colle pas très bien dans nos institutions actuelles pour le changer justement, et ce sera la meilleur des choses qu’on puisse faire ».

 

Avant de finir ses propos, l’ancien cadi a voulu rassurer le président que Mohéli réitère sa confiance en lui, mais « n’oubliez pas que nous avons fait un contrat de mariage avec vous, et comme pour des fiançailles il n’y a pas d’offrande, certes, il n’aura pas une dot ; nous vous appelons à venir nous demander en fiançailles », une expression imagée que peu des gens ont compris.

 

Quant au président Sambi c’est pour lui « une urgence » qui l’a conduit à Mohéli. « Je vous ai toujours dit que je pense vous appeler pour modifier certaines choses dans notre constitution. Je suis venus pour vous expliquer pourquoi je veux ce changement » explique-t-il.

 

Le président Sambi a rappelé les relations très tendues, selon lui, qui existaient entre son prédécesseur Azali Assoumani et les trois présidents des îles Mohamed Bacar, Fazul et Elbak. « A mon arrivée, poursuit le chef de l’Etat, j’avais compris que je saurai gouverner en parfaite coopération avec Elbak, dont j’ai gardé le souvenir de la vie estudiantine que nous avons partagé tous les deux à Médine [ville d’Arabie Saoudite], mais hélas ça n’a pas marché », a-t-il déploré.

 

Et de continuer que « lorsque Mohamed Abdouloihabi, qui fut mon directeur de cabinet et qui connaît tout de l’Etat, s’est fait élire à Ngazidja en même temps que Mohamed Ali Said à Mohéli, aujourd’hui rejoints par Moussa Toyibou à Anjouan, je pensais que les choses allaient s’améliorer, or ce n’est toujours pas le cas, j’ai donc tiré la conclusion que l’origine de tout ce conflit c’est cette constitution, à commencer par ces appellations de « président » des îles ».

 

Le président de la république, visiblement déterminé à réviser la constitution de 2001 en mars prochain, se justifie face à la campagne de ses adversaires en déclarant : « je ne peux pas résoudre ce problème comme j’ai eu le faire à Anjouan [allusion au débarquement militaire pour déloger l’ex-chef rebelle séparatiste Mohamed Bacar, ndlr], il appartient à vous la population de trouver la solution ».

 

Après avoir lu quelques articles qu’il envisage de modifier, le président a rassuré l’opinion mohélienne que la tournante ne sera pas touchée, et que son objectif n’est pas de s’éterniser au pouvoir mais plutôt d’harmoniser les mandats.

 

Quant à la date des élections du futur président de l’Union et des « gouverneurs » qui demeure le principal sujet de controverse, pour beaucoup, le président Sambi qui souhaite proroger son mandat jusqu’en 2011, dit vouloir « laisser aux futurs députés le soin de décider » a-t-il précisé.

 

Et pour finir Sambi a conclu que ce sont les mohéliens qui seront les premiers bénéficiaires de ces réformes avec prochainement un troisième poste de vice-président [qui n’existait pas, ndlr] et un président de l’Union dans un Etat fort. Dans son bref séjour dans l’île de Djoumbé Fatima, le chef de l’Etat était accompagné de deux personnalités mohéliennes membres du gouvernement, son Vice-président Ikililou Dhoinine et son Ministre de l’aménagement du territoire, Mohamed Elarif Oukacha.   

 

Mouayad Salim

300109/ms/hzkpresse/15h00

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 19:21
Vous trouverez ci-dessous le contenu de la lettre que Monsieur Chaher  Said Massonde, ancien Ministre dans les années 80 et  un des leaders du parti Udzima, vient d'adresser au Président de l'union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi au sujet du référendum que la France s'apprète à organiser sur l'île comorienne de Mayotte en mars 2009 et ce, en violation du droit international et des résolutions de l'ONU.



Excellence Monsieur le Président,


Début novembre 2008, j’ai été de ceux que notre Ambassade à Paris avait conviés pour parler avec vous du problème de l’île comorienne de Mayotte, suite à la décision du gouvernement français d’organiser dans cette île un référendum pour en faire un département français.

Répondant à la demande que vous nous aviez faite de donner nos opinions sur le sujet, j’ai notamment proposé que notre gouvernement demande la réactivation du Comité des 7 que l’ex-OUA avait mis en place pour suivre le dossier de la réintégration de Mayotte dans son ensemble naturel.

Votre ministre des Affaires Etrangères nous répondit alors que telle demande venait justement d’être faite et que très rapidement ce Comité allait se réunir pour relancer ses activités ad hoc.

Au jour d’aujourd’hui, aucune information ne nous est connue, montrant qu’effectivement le Comité a repris une activité en faveur de la cause qui nous préoccupe. Nous nous permettons donc de vous soulever la question de savoir ce qu’il en est de ce Comité .
La question se pose d’autant plus que la France n’a pas reculé et a fixé au 29 mars prochain, ledit référendum pour départementaliser Mayotte. Nous estimons que devant cette détermination à violer encore une fois les résolutions pertinentes de l’ONU, le gouvernement comorien se doit de mobiliser non seulement l’U.A. et ses organes appropriés, mais aussi l’ONU dont les résolutions vont être violées, ainsi d’ailleurs que toutes les autres instances internationales saisies par ce différend. Ne serait-il pas judicieux, Monsieur le Président, que votre gouvernement demande à ces institutions de prendre rapidement position sur ce référendum ?

Nous voudrions par ailleurs porter à votre Haute attention, le préjudice que causera sur ce combat, l’organisation aux Comores à la même période, du référendum sur la nécessaire révision de notre Constitution. Les Comoriens, tout comme l’Opinion Internationale ne doivent être préoccupés concernant les Comores, que sur cette violation par la France de l’intégrité de notre territoire. La révision de notre Constitution ne perdra rien à attendre quelques mois. Je vous prie en conséquence, Monsieur le Président, de prendre en considération cette revendication de tous ceux qui se mobilisent pour la cause nationale et fixer à une date plus lointaine, la consultation sur le Constitution.

En lieu et place de ce référendum constitutionnel, je me permets de vous soumettre l’idée de recommander à votre gouvernement, de se concerter avec les autorités compétentes de l’île autonome de Ngazidja, pour que, au cas où aurait lieu à Mayotte l’illégitime référendum, une des places de notre capitale (la « place de France » par exemple) soit, ce même 29 mars 2009, solennellement baptisé au nom de SOUFOU SABILI, un des plus grands combattants maorais pour l’Unité et de la Liberté de notre pays. Ce serait un hommage juste et opportun que la Nation comorienne lui rendrait, à lui qui a payé de sa vie cette noble cause !

Espérant que ces propositions retiendront votre haute attention, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma considération distinguée.

Mohamed CHAHER Said Massonde.
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