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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:24

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)


Moroni, mercredi 11 février 2009 (HZK-Presse)
Le Président de la république vient d’élever le Professeur André-Dominique NEGREL, au rang de Commandeur du Croissant Vert des Comores, en reconnaissance des actions que ce dernier a menées aux Comores, dans le secteur de la santé, notamment dans le domaine de l’ophtalmologie. Le Chef de l’Etat a, à cette occasion, prononcé une brève allocution dans laquelle il a loué le mérite de ce médecin hors paire qui, il y a de cela 40 ans, a pris l’initiative de créer le premier service d’ophtalmologie de l’Hôpital El-Maarouf de Moroni. 


Le président Sambi a reconnu en ce premier Médecin Ophtalmologue à avoir exercé dans notre pays, un bon et loyal « serviteur des comoriens », qui se distinguera à travers ses diverses activités de « formateur, pourvoyeur de matériel de soins et de médicaments et comme animateur assidu des journées de l’Ophtalmologie des Comores ».

Il le félicitera aussi d’avoir eu comme élève, le Docteur Chanfi, premier Ophtalmologue comorien. Tous les deux sont d’ailleurs devenus les promoteurs du Plan national de lutte contre la cécité et de nombreux projets, notamment le projet de Santé oculaire dans les écoles et la mise en place de l’atelier de fabrication de lunettes à l’Hôpital El-Maarouf, rappelle le chef de l’Etat. Le professeur Négrel, visiblement ému par cette distinction, remerciera le président Sambi et les autorités comoriennes, en souhaitant pouvoir continuer à accompagner notre pays pour le bien être de sa population.


Grâce à la généreuse contribution de ce médecin français, notre pays devrait bientôt se doter d’ateliers de fabrication de lunettes à prix abordables, sur l’ensemble des iles de l’Union des Comores, a-t-on appris. C’est enfin à son initiative que l’Université des Comores a inauguré la semaine dernière sa filière de formation des infirmiers spécialisés en Ophtalmologie, a rappelé le président de la république qui dit espérer que le professeur Négrel continuera à plaider en faveur des Comores auprès des institutions internationales, médicales et paramédicales.

 

110209/eso/hzkpresse/12h00

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 21:33

Source : Alwatwan.net / 11 février 2009

‘‘L’Oua attend de la France qui a donné au monde l’exemple d’une décolonisation pacifique et dont les concepts politiques ont été forgés dans le creuset du plus pur esprit cartésien qu’elle reconnaisse l’évidence, encore une fois la logique. Il n’est en effet pas logique et l’Oua ne saurait l’admettre qu’un pays qui, 130 ans durant a accepté d’administrer l’Archipel des Comores comprenant la Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte comme entité, refuse au moment de l’indépendance de ce pays la réalité de la situation pour soutenir une campagne visant à démembrer un Etat indépendant, souverain et qui plus est, membre de l’Oua et de l’Onu’’. Martin Bongo, premier président du Comité ad hoc des 7.

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union Africaine, réunis le 2 janvier dernier à Addis-Abeba, ont décidé de réactiver le ‘‘Comité ad hoc des 7’’ sur l’île comorienne de Mayotte. Un élan de solidarité largement exprimé par l’ensemble des pays membres de l’Union africaine en faveur des Comores qui se sentent, à travers ce geste louable, ‘‘réconfortées,’’ selon un diplomate comorien qui estime qu’il est temps que la diplomatie comorienne ‘‘sorte de sa léthargie, affûte ses armes en vue d’assurer le suivi de la décision prise à Addis Abeba’’.
Selon le diplomate, les Comores doivent sans délai ‘‘saisir les autres organisations telles que la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la conférence islamique et les pays des Non Alignés qui ont toujours soutenu notre pays tout en mettant l’accent sur l’Organisation continentale qui s’est investie dès les premières heures pour mettre en place la structure (le Comité des sept) chargé du dossier de l’île comorienne de Mayotte’’.
Pour rappel, le Comité ad hoc des sept de l’organisation de l’Unité africaine (Oua) présidé par la République du Gabon, a vu le jour à l’issue de la résolution 453, prise lors de la 26ème session du Conseil des ministres d’Addis-Abeba au milieu des années 1970.
Les pays membres, sont l’Algérie, le Cameroun, les Comores, le Gabon, Madagascar, le Mozambique et le Sénégal. Pour les concepteurs, il s’agit de mettre en place une ‘‘structure appropriée d’actions’’.

Une mauvaise cause

Son rôle consiste à ‘‘formuler des propositions de sortie de crise, entrer en contact avec les parties concernées, mener une médiation entre la France et les Comores pour aboutir à une solution durable et effective au contentieux qui oppose les deux parties’’.’’ Selon le secrétaire général de l’Oua de l’époque, Eteki Mboumoi, la mission du comité consiste à ‘‘tracer une stratégie, harceler l’ennemi et suivre de près’’ l’évolution du dossier de l’île comorienne de Mayotte.
L’ancien secrétaire général qualifiait ce comité ad hoc des sept ‘‘d’équipe stratégique, donc l’arme militante du secrétariat et de l’Oua pour suivre de près l’affaire de Mayotte’’. Lors de la réunion du Comité organisé à Moroni en 1977, Eteki Mboumoi avait affirmé que l’action de l’Oua ‘‘en faveur des Comores et sur la revendication naturelle, légitime pour recouvrer l’île comorienne de Mayotte ne devait pas se limiter à l’action de ce comité des 7’’. Les résolutions de l’Oua sur la question ont demandaient instamment à tous les Etats membres d’œuvrer ‘‘individuellement, bilatéralement ou collectivement, pour développer notre revendication, nos pressions sur la France, agir dans le cadre africain comme dans le cadre international’’ et développer davantage les initiatives ‘‘afin que la France se persuade qu’elle soutient une mauvaise cause’’ (Citations de mémoire). Dans sa réunion de Libreville, le Comité ad hoc des sept avait suggéré ‘‘des initiatives et une prise de position réaffirmant la solidarité de l’Oua avec l’Etat comorien et sa détermination de libérer l’île comorienne de Mayotte’’.
Lors de leur rencontre de Moroni, les membres du Comité de sept, avait toutefois rappelé qu’en définitive la solution réelle, les buts, les motivations réelles de la solution dépendent principalement des Comoriens eux-mêmes : ‘‘Comme nous le faisons, nous pouvons apporter cet appui diplomatique, politique, stratégique. Mais nous pensons qu’il appartient aux Comoriens eux-mêmes de sensibiliser les compatriotes de Mayotte sur la nécessité de ressentir l’unité. C’est de cette sensibilisation que les Mahorais pourront comprendre qu’en dehors de l’unité, il n’y a pas de salut’’.

La solution passe par les Comores

Le président du comité ad hoc des sept, Martin Bongo avait déclaré que l’Oua attendait de la France ‘‘qui a donné au monde l’exemple d’une décolonisation pacifique et dont les concepts politiques ont été forgés dans le creuset du plus pur esprit cartésien qu’elle reconnaisse l’évidence, encore une fois la logique. Il n’est en effet pas logique et l’Oua ne saurait l’admettre qu’un pays qui, 130 ans durant a accepté d’administrer l’Archipel des Comores comprenant la Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte comme entité, refuse au moment de l’indépendance de ce pays la réalité de la situation pour soutenir une campagne visant à démembrer un Etat indépendant, souverain et qui plus est, membre de l’Oua et de l’Onu’’.
Le Comité des sept de l’Oua chargé de l’île comorienne de Mayotte avait initié un travail remarquable. Il avait battu campagne auprès des instances internationales notamment l’Organisation des Nations unies, les Pays non Alignés, l’Organisation de la Conférence Islamique et la Ligue des Etats arabes en vue de ‘‘ramener la France à la raison’’. Les multiples résolutions condamnant cette puissance en lui demandant de se retirer de l’île comorienne de Mayotte sont pour la plupart à mettre à l’actif de cette structure. Il a été reçu à Matignon (bureau du premier ministre en France) pour débattre avec Jacques Chirac, alors premier Ministre, de la question de l’île comorienne de Mayotte. De même, il est intervenu au débat sur la question de l’île de Mayotte aux Nations Unies.
De l’avis de plusieurs diplomates, la partie comorienne a manifesté une certaine légèreté par rapport au dossier notamment en croyant pendant longtemps, naïvement qu’en adoptant la voie de la seule négociation directement avec la France, le dossier allait avancer en faveur des Comores.
Autrement exactement le contraire de ce qu’on est obligé de constater trente trois ans plus tard. La voie de la négociation bilatérale n’a rien apporté.

M. Y. Kaiva
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 12:22

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 10 février 2009 (HZK-Presse) – Les habitants de l’archipel ont connu une fin de semaine un peu difficile à cause des pluies torrentielles qui se sont abattues dans le pays. Aucune région, ni aucune localité n’est épargnée par les forts torrents. Plus de 179 mm de pluies sont tombés à Hahaya, selon le service météorologique. Alors qu’une bonne partie de la population était effrayée par l’intensité et la fréquence des intempéries, les météorologues assurent que « c’est normal. Ce sont des pluies saisonnières. Des amas nuageux se sont formés au dessus de nos têtes et ils provoquent la pluie ».

 

Les précipitations étaient considérables ces derniers jours. On a assisté à des journées entières sans accalmie. « On attend la fin de la saison pour connaître la moyenne de cette pluviométrie assez importante, mais c’est déjà beaucoup en quelques jours. La quantité tombée ces derniers jours dépasse de loin la normale », déclare Yahaya Ben Amadi, préventionniste à l’agence de la sécurité et la navigation aérienne (Asecna) à l’aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim.

 

Ces précipitations sont le signe que la saison de pluies (Kashkazi) est arrivée. Elle s’étale généralement entre novembre et avril, et les spécialistes l’appellent la saison cyclonique, en raison des fortes dépressions tropicales qui la caractérisent. On est donc parti pour au moins deux  mois de pluies, jusqu’au mois d’avril. Cette année, la saison a pris du retard pour s’installer. En principe, depuis le mois de décembre, les pluies devaient commencer.

 

« On était inquiet par rapport à ce retard. A la fin de la saison, les spécialistes de la région devront nous voir pour comprendre pourquoi ce retard car ce n’est pas seulement à notre niveau qu’il y a eu ce retard », poursuit Yahaya Ben Amadi depuis son bureau de l’aéroport où il garde un œil sur l’écran de contrôle pour guetter d’éventuelles anomalies. Mais les spécialistes sans chercher très loin, ils sont conscients que «la déforestation n’est pour rien dans ce retard. Le déboisement menace considérablement la saison des pluies ».

 

Même si on enregistré aucun dégât au cours de cette période, il y avait bel et bien un cyclone dans la région du sud ouest de l’océan indien. « La tempête Gaël a secoué une grande partie de l’Est de Madagascar, après avoir balayé le sud de La Réunion. Le cyclone se dirige actuellement vers  le sud », explique Youssouf Allaoui, chef du centre météorologique de l’aéroport.

 

La tempête a quitté notre zone en descendant encore plus bas mais les spécialistes attirent l’attention car « le mauvais temps peut revenir à tout moment. Comme nous sommes dans la période, la prudence est de mise surtout pour les pécheur et agriculteurs ». Certes la météo est difficile à prévoir mais les deux, trois prochains jours sont annoncés encore pluvieux. Aucune alerte n’a été pour l’instant été donnée.

 

Ahmed Abdallah

100209/aa/hzkpresse/12h00

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 23:44

Table ronde sur la révision constitutionnelle aux Comores

A l’aube du referendum constitutionnel aux Comores, l’association Les amis de l’Université des Comores organise  le samedi 7 mars 2009 une « Table ronde sur la révision constitutionnelle aux Comores ». Cette table ronde a pour but d’offrir un cadre d’échange et de dialogue  sur le projet de révision constitutionnelle. Elle sera animée par des jeunes chercheurs comoriens désireux d’apporter leurs éclairages. Les personnes qui souhaitent y prendre part sont priées de s’inscrire au plus tard le lundi 2 mars. Cette rencontre participe à une réflexion en cours sur les institutions politiques comoriennes. Un colloque interdisciplinaire est prévu à cet effet pour la fin 2009.

Inscrivez-vous par mail lesamiduc@yahoo.fr et si vous souhaitez déjeuner sur place, prévoyez 20 euros.

 

Adresse : Mairie du 15e, 31 rue Peclet, 75015 Paris

Métro : Vaugirard

Bus : 39, 70, 80, 88, arrêt mairie du 15e

               

Programme de la Table ronde sur la révision constitutionnelle aux Comores


 9H à 9H30 : Accueil des participants et petit déjeuner

9H30 à 12H

La naissance du nouvel ensemble comorien : la Constitution du 21 décembre 2001





11H30 à 13H30 : Déjeuner


Les caractères essentiels de la Constitution du 21 décembre 2001




16H à 16H15 Pause

16H15 à 17H45

La Constitution du 21 décembre 2001 doit-elle évoluer ?




18H

Clôture des travaux

 

Le comité scientifique :

Abdelaziz Riziki, Docteur en droit

Elanrif  Said Hassane, Docteur en science politique, conseiller à l’ambassade des Comores

Mahmoud Ibrahime, Docteur en Histoire, professeur de lycée

Said Abasse Ahmed, Doctorant en science politique, collaborateur parlementaire

Said Mohamed Said Hassane, Docteur en droit, attaché d’enseignement et de recherche à l’université d’Orléans

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 23:28

APPEL À UNE GRANDE MOBILISATION UNITAIRE
LE 21 FÉVRIER 2009, DE 14 H À 18H
RASSEMBLEMENT AU TROCADÉRO

marche vers le Rond-point

Champs Elysées - Clémenceau  Paris 8ème
DANS  LE CADRE DE LA SEMAINE ANTICOLONIALE
(14 – 21 FÉVRIER 2009)


TOUS ENSEMBLE EN SOLIDARITE AVEC TOUS LES PEUPLES A DECOLONISER

RASSEMBLEMENT PLACE DES DROITS DE L’HOMME
(Métro : TROCADERO)

Le peuple français doit connaître les pratiques et le vrai visage du colonialisme français qui impose, par la force, la partition des Comores alors que l’Europe veut s’unir pour faire face aux enjeux du 21ème siècle.

Le gouvernement de Sarkozy, dans la logique coloniale érigée en loi, veut ancrer, encore plus, l’île comorienne de Mayotte dans la France, en organisant en mars 2009 «un référendum sur la départementalisation de Mayotte ».

Pourtant Mayotte est comorienne, en vertu des résolutions des Nations Unies, notamment la résolution 3385 (XXX) du 12 novembre 1975, qui réaffirme «la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composées des îles d’Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli », comme le souligne la résolution 3291 (XXIX) du 13 décembre 1974 et d’autres résolutions de l’Assemblée générale.

 

Force est de constater que cette occupation illégale a conduit à son cortège de morts, de maltraitance et d’humiliations. En effet, depuis qu’en 1995, le gouvernement français a instauré un visa d’entrée à Mayotte pour entraver la libre circulation des Comoriens des autres îles. Les Comoriens qui veulent se rendre à Mayotte, à défaut de ce visa qui leur est impossible à obtenir,  sont pourchassés et « noyés », ce qui s’est soldé par plus de 6000 morts dans le bras de mer séparant les îles d’Anjouan et de Mayotte (appelé le « plus grand cimetière marin »). Ceux qui ont survécu sont pourchassés et maltraités par la Police des frontières (PAF) : ils sont considérés comme des «clandestins» [chez eux]  et représentent plus du tiers de la population vivant sur l’île de Mayotte !

 

 Loi du plus fort contre le plus faible, au mépris du Droit International. Politique du chiffre et désastre humanitaire.

 

Depuis 33 ans, la France colonialiste développe dans l’île comorienne de Mayotte, une économie artificielle et une politique de l’assistanat ;  la presse et les observateurs font état, jour après jour, du non respect flagrant du droit humain dans cette région (on a pu parler de «zone de non droit»).

 

Depuis 33 ans, La France colonialiste sème la terreur dans les 4 îles. Elle inflige à la partie indépendante des Comores, une déstabilisation chronique par  une série de coups d’états organisés par des mercenaires français (conduits par le tristement célèbre Bob Denard).

 

En le cachant à son peuple, au nom de ses intérêts géopolitiques, ses intérêts supérieurs, elle continue de mettre en oeuvre une politique coloniale.

Il s’agit d’un programme délibéré  de partition, de « séparation » des Peuples d’un même pays, d’une même zone géographique, au nom de « sa place dans le monde ».

 

La France maintient sa présence, non seulement dans l’océan Indien, mais aussi dans l’Océan Pacifique contre les Peuples Kanak, Wallisiens, Futuniens, Polynésiens ; dans l’Océan Atlantique contre les peuples Antillais et Guyanais. C’est ce qu’elle appelle, avec fierté, sa  «France des 3 océans » !

 

Tous nos peuples doivent s’unir pour arrêter le processus de «mayottisation» froidement mis en œuvre depuis quelques décennies aux Comores; ce processus est destiné à être appliqué, par la suite, aux autres pays de l’empire colonial français.

Tous ensemble, disons NON au colonialisme, à l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, au référendum sur la départementalisation !

Nous appelons tous les anticolonialistes à venir manifester leur solidarité envers les peuples opprimés du 21ème siècle. Pour en finir avec ces pratiques  colonialistes  d’un autre âge !

Organisations signataires de la semaine anticoloniale

ADAUPO, ACAT, ACCA, AFASPA, Afrique 21, AIPDRDA, AME, ARDHD, ATTAC AFRIQUE, amicale panafricaine, CAAC-COMORES, CADTM-France, Canalmoza, CCFD, CEDETIM, CIFDDH, Cimade, C.O.D.E, COFANZO, CNR-MUN, CNT, CTR TOGO, Comores-TV, Diascom, Droits devant, Douniaweb,FCD, FNEB, FFA, AIDSPK, gennevilliers pourtous, Greenpeace, IPAM, Les Amis de la Terre, MBDHP, Mouvement de la paix, Mouvement des Indigènes de la République, MRAP, Oxfam-France/Agir ici, Survie, ocomores.com, Oxfam France Agir Ici PCF, PCOF, PIT, Peuples Solidaires, plateforme panafricaine, Radio FPP, REBENUU, Réseau Féministe "Ruptures", Réseau "Sortir du nucléaire", SCPT, UPC-France...

Merci de signer la pétition «contre l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte» sur les sites ci-dessous: http://www.sos-comores.org ; http://www.anticolonial.org

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 21:32

Mardi 10 Février 2009 - 17:16:09 

Source : MALANGO-MAYOTTE 


Occuper le terrain avant ses adversaires politiques. Tel semble être l’objectif du Chef de l’Etat comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi qui multiplie ces derniers jours ses contacts avec la population pour expliquer son initiative de réforme constitutionnelle.

 

Après Anjouan et Mohéli, hier c'était le tour de la Grande-Comore où le président Sambi a réuni les représentants des différentes régions de l’île au foyer des femmes à Moroni.

Premier à avoir pris la parole, le maire de la capitale, Saïd Ahmed Saïd Ali, a salué l’initiative « de dialogue » du chef de l’Etat en soumettant son avant-projet à la population afin que chacun puisse apporter son point de vue avant le référendum. L’édile n’a pas caché sa joie de savoir que la ville de Moroni aura un statut particulier si le référendum était approuvé, il a toutefois plaidé sur le fait qu’on doit se pencher d’avantage sur les compétences relevant des îles autonomes notamment « la voirie et les marchés publics » pour éviter tout équivoque dans l’avenir entre les pouvoirs insulaires et la municipalité. Mohamed Soilih, un notable de la Grande-Comore a pour sa part, au nom de ses pairs, rassuré le chef de l’Etat sur leur soutien indéfectible.

Devant une assistance composée majoritairement par des notables venus des quatre coins de l’île, le chef de l’Etat, entouré des membres de son gouvernement au grand complet, a pris soin de détailler les points qui feront l’objet du référendum tout en s’appuyant sur l’expérience de son prédécesseur et la sienne depuis qu’il est aux affaires, pour justifier le bien fondé de son argumentaire. Il a soutenu que la constitution actuelle constitue une source de conflit permanent entre le pouvoir fédéral et les îles autonomes. « Un climat peu propice au développement économique », a-t-il lancé. « Ne pensez pas qu’il s’agit d’un conflit entre les hommes. Non, ce sont les textes qui nous divisent », a-t-il affirmé, soulignant que la loi fondamentale adoptée en 2001 crée trop de confusion « Même s’il y avait deux frères dont l’un était président de l’Union et l’autre chef de l’exécutif de l’une des îles, cette constitution pourrait bien leur créer un conflit », a ajouté le chef de l’Etat. Pourtant, « la loi devrait servir à nous rassembler », a-t-il noté.

Evoquant l’idée de la conférence inter-comoriens recommandée par la communauté internationale, le président Sambi s’est dit ouvert au dialogue, mais « tout doit tourner sur la base de cet avant projet », a-t-il avertit. Il a encouragé la population à profiter de cette période qui leur est accordée pour envoyer leurs propositions. « Nous en tiendrons compte » a affirmé le président Sambi tout en révélant que parmi les propositions déjà envoyées, il y en a une, relative au statut du délégué général de l’Union au niveau de chaque île, qui sera prise en compte. « Mon souci n’est pas de m’accrocher au pouvoir mais de laisser un pays gérable à mon successeur », a rassuré le chef de l’Etat. Ses adversaires politiques ne sont manifestement de cet avis….

FAISSOILI Abdou

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 20:08


Contentieux France/Comores : Réponse à l'ambassadeur de France en Ethiopie
Suite à la lettre que l'ambassadeur de France en Ethiopie a adressée aux diverses représentations diplomatiques d'Afrique en poste à Addis-Abeba le 28 janvier 2009 (voir ICI), ci-dessous une réponse appropriée de Monsieur Saidali Mohamed, ancien  premier ministre Comorien  sous Djohar. Espérons que les actuels dirigeants Comoriens suivront ce bel exemple même si à notre avis " le train est déjà parti "à cause de notre naiveté et notre amateurisme en diplomatie. Hélas !



Malgré, la pertinence de toutes les résolutions prises par l'Assemblée générale des Nations unies, depuis l'accession des Comores à la souveraineté en 1975 , condamnant la France pour sa présence illégale à Mayotte, cette dernière n'a jamais obtempéré; s'employant bien au contraire à diviser l'archipel aux quatre îles en soutenant les revendications régionales. La France n'a jamais ignoré qu'elle est devenue en 1841 acquéreuse d'une terre usurpée par le prince Malgache Andrianatsouly, chassé de son royaume, sur la Côte malgache, et accueilli comme réfugié privilégié par le Sultan de Mayotte, Boina Combo, selon des accords de voisinage, entre le royaume sakalava de la Côte malgache et le royaume de Mayotte. Les autorités Françaises remettent en cause la légitimité des revendications comoriennes, d'une part par l'argument selon lequel l'unité politique comorienne n'a jamais été acquise avant la colonisation et d'autre part que les agissements français s'appuient sur le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, en d'autres mots la France répond simplement au vœux du « peuple Mahorais » et cela bien que ces derniers présentent « des traits identitaires partagés » avec leurs voisins selon l'ambassadeur de France en Éthiopie. Que faut-il donc pour constituer un peuple? Une identité « commune » ou « partagée »? selon les critères reconnus, qu'en est-il de la Corse? Quant à l'unité politique, pour ceux qui ignorent l'histoire des Comores, la période de la pré-colonisation fut marquée par le règne des sultans qui se partageaient l'archipel et étaient souvent issues de la même famille. Ainsi le dernier souverain de la Grande Comore le Sultan Said Ali ben Said Omar et celui d'Anjouan le Sultan Mohamed Sidi ben Said Omar étaient demi-frères. Mohamed sidi a régné à Anjouan bien qu'il soit né à Mayotte de mère mahoraise et y ait été élevé jusqu'à son intronisation. Le domaine royal situé dans la ville de kani à Mayotte appartient toujours aux héritiers de la dernière famille royale d'Anjouan. En somme l'Histoire démontre que ces principautés furent gérées et administrées par des souverains de mêmes lignées familiales, comme l'ancienne Gaule qui est devenue, aujourd'hui, la grande France.

De grâce, son excellence, Monsieur l'ambassadeur, où sont, aujourd'hui, les anciennes Contrées de la Gaule?......la Vendée, la Bretagne, la Provence, la Bourgogne, la Picardie, avec leurs Comtes, leurs Ducs, leurs lois, leurs langues et leurs coutumes, qu'est ce que nous faisons des nationalistes Corses, des nationalistes Basques....etc...etc
Vous feriez preuve de beaucoup de lucidité en temporisant la marche vers la départementalisation de Mayotte, et ainsi permettre l'ouverture du débat (qui aurait déjà dû avoir lieu depuis bien des décennies) de telle sorte que toutes nos populations, aussi bien françaises métropolitaines que comoriennes des quatre îles soient bien informées des enjeux de ce processus qui les concerne tous. Le peuple Français doit être informé dans son ensemble, on ne peut plus laisser à l'écart la Métropole Française des affaires de l'Outre-Mer.

En conclusion, je reste convaincu que si la force et l'impatience peuvent brutaliser et détruire, la sagesse et la lucidité peuvent harmoniser, réconcilier et bâtir.
SAID ALI MOHAMED
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 19:35

  Suite à la noble position récente des Ministres africaines des affaires étrangères sur la question de Mayotte (voir ICI), vous trouverez ci-dessous la lettre que l'ambassade de France en Ethiopie a adressée aux diverses représentations diplomatiques d'Afrique en poste à Addis Abeba le 28 janvier 2009. Une lettre pleine de contrevérités historiques et qui ne tient pas juridiquement. En effet, Seul le droit international doit être appliqué ici. Le droit français n'a pas de vocation universelle.


La position de l'Union des Comores est dépassée et contestable au regard du droit international. Malgré des traits identitaires partagés, l'archipel des Comores n'a jamais présenté d'unité politique avant la colonisation. Celle-ci n'est pas davantage parvenue à achever un quelconque processus d'intégration. Ainsi, de 1946 à 1974, les Mahorais et leurs représentants librement élus ont toujours refusé leur rattachement aux Comores. Le principe fondamental de l'intangibilité des frontières issues de la colonisation, sur lequel s'appuient les Comoriens pour asseoir leur revendication de souveraineté sur Mayotte, doit être concilié avec un autre principe fondamental, celui de la liberté des peuples à disposer de leur propre avenir. Ainsi, les Comores et Mayotte forment un archipel dont l'éclatement n'est pas dû à l'action de l'ancienne puissance coloniale mais à la volonté du peuple mahorais d'exercer son propre droit à l'autodétermination. Par le référendum du 28 septembre 1958, la France a achevé le processus de décolonisation de ses anciennes colonies. Fidèle à ce principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, elle reste guidée par le double souci de ne pas garder au sein de la République des populations d'Outremer qui ne le désirent pas et de ne pas rejeter hors de la République des populations qui désirent y rester. Ainsi, ne pourrait-elle décider du rattachement de Mayotte aux Comores sans l'assentiment des Mahorais

La France, qui continue d'apporter son appui sans faille au redressement économique de l'Union des Comores et à en défendre les intérêts, en particulier auprès des grands partenaires multilatéraux, préconise aujourd'hui une approche globale et pragmatique du conflit de souveraineté sur Mayotte qui soit favorable aux deux parties. Le voisinage de Mayotte, terre française, et des Comores crée une solidarité régionale et une dynamisme de développement commun, que la France cherche à promouvoir. Cette disponibilité renouvelée s'exprime au travers du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) qui, par la volonté partagée des présidents Sarkozy et Sambi, cherche à encadrer et à encourager, dans un cadre strictement bilatéral, de façon consensuelle, apaisée et constructive, des relations concrètes de coopération mutuellement profitables entre Mayotte et l'Union des Comores. Le compromis réaliste défendu par le GTHN offre la seule alternative au débat stérile qui oppose la France et les Comores depuis 30 ans. Il exige de chacun qu'il "mette de côté", sans y renoncer aucunement, des revendications de souveraineté qui sont, en tout état de cause, inflexibles et difficilement conciliables. En conséquence, il devrait impliquer de la part de l'Union des Comores la cessation de l'expression multilatérale de sa revendication, notamment devant l'Assemblée Générale des Nations-Unies et l'Union Africaine.

La "départementalisation" de Mayotte est un processus interne de droit français, engagé de longue date et qui n'affecte en rien le contentieux territorial franco-comorien. La France n'impose pas la transformation de Mayotte en département. Conformément à sa Constitution, celle-ci doit être soumise à l'approbation des Mahorais, ce qui devrait être fait le 29 mars. La consultation des Mahorais sur l'évolution du statut administratif de leur collectivité est sans conséquences sur l'appartenance de Mayotte à la France, consacrée par la Constitution. Les Mahorais sont déjà français et ne le seront pas davantage après le scrutin. Il ne s'agit pas d'un référendum d'auto-détermination. Le principal effet de la départementalisation portera sur les modalités selon lesquelles les lois et règlements de la République française seront applicables de plein droit à Mayotte.

Dans ce contexte de blocage comorien sur la prochaine consultation populaire à Mayotte, la France estime que la seule solution constructive réside, non dans la relance stérile d'une guerre de positions, en particulier dans les instances internationales, mais dans l'accélération des travaux du GTHN sur les relations Comores-Mayotte. Il s'agit d'avancer rapidement vers la création d'une " communauté de l'archipel " qui sera chargée d'organiser et de promouvoir les relations entre les quatre îles dans tous les domaines, de faciliter l'intégration de Mayotte dans son environnement régional et d'offrir ainsi aux Comores une perspective concrète de rapprochement avec l'île française et de développement économique et social durable. "
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 16:29

Interview : Elarif Oukacha : « il faut laisser le peuple trancher »
Moroni, vendredi 06 février 2009 (HZK-Presse)Le ministre de l'aménagent du territoire, des infrastructures, de l'urbanisme, de l'habitat et des investissements de l'Union, M. Mohamed Elarif Oukacha nous a accordé cette interview hier soir pour donner son point de vue au sujet de l'avant-projet de loi référendaire que le Président Sambi souhaite prochainement soumettre au peuple comorien pour approbation.

Question : M. Le ministre, partagez vous l'initiative du président de l'Union visant à réviser la constitution ?

Mohamed Elarif Oukacha : Tout à fait, je suis parfaitement d'avis et je partage cette initiative. Le président et son gouvernement se sont entendus de corriger certains articles de la constitution basés surtout sur le partage des compétences entre l'Union et les îles en changeant notamment les appellations des chefs des exécutifs des îles, communément appelés « Présidents » pour devenir des « gouverneurs ». Pour rassurer la population de l'authenticité et de l'esprit de l'autonomie des îles, ces derniers seront toujours élus au suffrage universel. L'initiative de réviser la constitution consiste à réduire aussi la fréquence des élections et leur coût, en harmonisant le calendrier.

Question : Comment expliquez-vous l'idée du président de vouloir proroger son mandat d'une année ?

MLO :
Le président ne veut ni prolonger et ni renouveler son mandat en lisant l'avant-projet, encore mieux la tournante est bien mentionnée dans le texte. Quoi qu'il en soit, le président de la république a présenté un avant-projet et sollicite justement l'avis de tout le monde : les politiques, la société civile et tous les citoyens et là-dessus je crois qu'il n'y a pas de polémique possible.

Question : Pouvez vous donner des assurances à l'opinion que le mandat du président actuellement en fonction se terminera en mai 2010 et qu'il y a aura des élections ?

MLO :
C'est ce qui est prévu dans la constitution et jusqu'à preuve du contraire, pas de changement. En principe son mandat prend fin au mois de mai 2010. Seulement, pour les élections je ne peux rien dire car l'avant-projet prévoit que seuls les députés de l'Union qui seront issus des prochaines législatives [prévues vers avril-mai 2009] fixeront les dates des élections présidentielles.

Question : Certains leaders estiment qu'au regard de l'avant-projet, l'autonomie des îles est vidée de sa substance, quel commentaire faites-vous ?

MLO :
L'autonomie des îles n'est pas du tout vidée. Par rapport à la régulation des institutions, celle-ci reste préservée. Les îles disposeront toujours de leur droit à adopter leur budget, gérer leurs propres affaires et comme je l'ai indiqué, les chefs des exécutifs ou futurs « gouverneurs » seront élus au suffrage universel.

Question : Revenons-en aux derniers événements de Mwali où vous venez d'assister à la lecture d'un « Hitma » au sujet des prochaines présidentielles... (Sans pouvoir terminer la question)

MLO :
personnellement, j'estime que les initiateurs de cette action jouent avec le coran, n'ayant pas d'argument pour convaincre les mohéliens. Puisque la population les a rejetés, ils se réfugient derrière le « Hitma ». La « Comunat » [Commission pour l'unité nationale et la tournante] cherche plutôt à manipuler la population mohélienne. Mais en réalité la population comorienne partage l'idée de la reforme de la constitution dans sa majorité. Cette initiative est bien appréciée. Le Président ainsi que le gouvernement propose une reforme institutionnelle. A chacun de nous de proposer librement son idée, tout en laissant au peuple le droit souverain de trancher en dernier ressort.
Propos recueillis par A.N
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 13:27

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 


Moroni, jeudi 05 février 2009 (HZK-Presse)
– Après la sortie en 2007 de son livre « Moroni Blues », qui a fait couler beaucoup d’encre et suscité l’incompréhension au sein de l’intelligentsia de la place, et même parfois une critique sévère contre l’auteur et ses complices qui ont cherché à le défendre, à le soutenir, dans cette volonté de forcer les siens au débat contre les replis communautaires de toutes sortes, et surtout contre un principe de reproduction bête du « même » dans un monde fait de « divers », l’auteur récidive en revenant avec sa version théâtrale, sur les planches de l’Alliance Franco-comorienne demain soir à 19h, avec la complicité de quatre hommes qui chercheront ensemble à donner un sens à l’espérance, dans cet imaginaire qui les unit pour le meilleur comme pour le pire.

 

Une création de Soeuf Elbadawi qui s’inscrit dans le rêve selon lequel « Moroni  demeure un « prétexte » pour parler du rejet de l’autre en ces années d’imagination et de créolisation ». C’est donc  « une rêverie à quatre » personnes à la marge d’une cité rongée par le passé et qui en oublie de miser sur l’utopie d’une nouvelle fratrie à inventer. Un texte qui parle de repli communautaire, tout en conviant le public au festin des imaginaires indianocéaniques  sur des îles qui ressemblent à s’y méprendre aux îles Comores.

 

Mis en scène par Robin Frédéric, ce spectacle sera joué par Soeuf Elbadawi, les chanteurs Mahorais Mikidache et Mtoro Chamou célèbres dans la musique de l’archipel des Comores, pour avoir emporté les prix RFI.

 

Le répertoire que nous présentera ce soir Soeuf Elbadawi s’inscrit dans le théâtre d’art, impliqué dans le développement des idées. Artiste et journaliste, Soeuf pose une question cruciale sur la revendication identitaire dans ces îles confrontées aux mutations et métissages multiples auxquelles elles appartiennent.

 

Au cours d’une conversation à bâton rompu, nous avons recueilli les impressions des acteurs l’instant d’une pose de répétition générale.

 

Pour Robin Frédéric, metteur en scène célèbre dans l’océan indien, « rêverie à quatre invente cette histoire du monde à l’échelle des îles. Du Maroni à Moroni, il n’y a qu’un pas. Soeuf apporte les ingrédients dans un projet intime de mémoire d’enfance, dans ce parcours avec des adultes qui veulent faire en sorte que sur la scène tout devienne possible. L’émotion de Mtoro ni d’ici ni de là-bas permet de prendre le spectacle dans ce qu’elle a d’émotion et permet au spectateur de se retrouver face à lui-même. La polémique suscitée par la sortie du livre Moroni (chapitre II), comme vous venez de le remarquer, résulte du fait que ceux qui l’on contesté ne l’on pas lu. Je peux comprendre dans la mesure qu’il y ait polémique parce que ce n’est pas toujours facile de lire. Mais à travers le texte de ce soir, les spectateurs comprendront mieux le contexte et se réconcilieront.

 

Pour le chanteur de folk Mtoro Chamou, c’est déjà une première qu’un grand-comorien et deux Mahorais s’installent en commun en tant qu’habitants des îles d’un même archipel, pour parler de devenir  dans un même langage, tout en dépassant les clivages politiques. Il s’agit simplement de se trouver rassemblés dans le même partage, bercé par la musique. Enfin ces enfants pourront se réunir sans que la politique les divise. 

 

Quant à Mikidache, l’autre artiste mahorais de talent, il affirme que « l’oralité facilite la compréhension » et qu’il n’y a « rien de subversif pour des gens qui rêvent d’un monde sans frontières », qui témoigne l’empêchement de tourner en rond. « Ici ou là-bas quand on a une histoire on le retrouve dans le monde entier. Il n’ya pas qu’à Moroni que ça se passe, les gens vivent dans une case repliés dans leur tête ».

 

Et le Metteur en scène de conclure : « ce spectacle me fait retrouver des images et des gens qui m’ont laissé énormément des souvenir d’il y a dix ans dans ce pays. Il n’y a pas de raison qu’ici ça ne marche pas. Une fois que j’ai travaillé avec des musiciens et chanteurs sans expérience du théâtre, ce qui m’a passionné dans mon travail c’est un bonheur de travailler avec des chanteurs ».

 

Haled A. Boina

050209/hab/hzkpresse/12h00

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