PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Samedi 19 juillet 2008
Le gouvernement comorien "déçu" de l'expulsion du colonel Bacar vers Cotonou
MORONI - Le gouvernement comorien s'est dit "déçu" après l'expulsion samedi de l'île française de La Réunion à destination du Bénin du colonel Mohamed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, (Voir ICI) et a réitéré sa volonté de juger le "criminel Bacar".
"Nous sommes déçus de cette décision de transférer Mohamed Bacar au Bénin. Ce que nous voulons, c'est que le criminel Bacar soit jugé soit par une juridiction comorienne, soit par une juridiction internationale", a réagi samedi auprès de l'AFP le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar.
"Les crimes de Bacar ne peuvent pas rester impunis, il doit répondre de ses actes devant la justice", a affirmé le porte-parole.
"Est-ce que la France aurait des choses à cacher dans cette affaire, des choses qu'elle ne voudrait pas que la justice et les Comoriens découvrent ?", s'est également interrogé M. Said Bakar.
Mohamed Bacar a été expulsé de l'île française de La Réunion samedi avec son frère et deux de ses hommes à destination de Cotonou (Bénin), selon un communiqué de la préfecture de La Réunion.
De son côté, le secrétaire national du parti d'opposition comorien Ridja, Mohamed Abdou Soimadou, a réclamé que le "gouvernement comorien mette en place le dispositif qui permettrait de juger Mohamed Bacar et ses complices, même par contumace".
Réagissant auprès de l'AFP, M. Soimadou a accusé les autorités comoriennes d'avoir été "complices" de "l'exfiltration" de Mohamed Bacar des Comores, puis de "la mise en scène de La Réunion".
"Nous considérerons que c'est un coup contre les Comores et leur dignité", a-t-il encore accusé.
M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars par une opération de l'armée comorienne et de troupes mandatées par l'UA.
Arrivé fin mars à La Réunion avec des militaires de sa garde rapprochée, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes.
L'asile en France lui avait été définitivement refusé fin juin, mais son renvoi dans l'archipel des Comores (composé des îles de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) avait été exclu. Il était depuis assigné à résidence dans une base aérienne militaire de La Réunion.
Moussa Toybou, un ingénieur des travaux publics peu connu sur la scène politique comorienne, a été élu fin juin président de l'île d'Anjouan pour succéder à M. Bacar (voir ICI).
(AFP / 19 juillet 2008 13h16)
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Samedi 19 juillet 2008

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) 19/07/2008 - Le colonel Mohamed Bacar, président déchu de l'île comorienne d'Anjouan a été expulsé de La Réunion samedi matin avec son frère et deux de ses hommes à destination de Cotonou (Bénin) sur un vol spécial affrété par le gouvernement français, a annoncé la préfecture de La Réunion dans un communiqué.

"Ce matin, M. Mohamed Bacar, son frère et deux Anjouanais assignés à résidence à la Base aérienne 181 ont été reconduits par un vol spécial affrété par le gouvernement français à destination de Cotonou (Bénin)", indique le communiqué du préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni.

Selon la préfecture, le départ s'est déroulé "sans aucun incident".

"Toutes les voies de recours suspensif étant éteintes, les autorités béninoises ayant fait connaître leur disponibilité à accueillir M. Bacar, le préfet a fait part à ce dernier et à trois autres Anjouanais préalablement désignés par lui, par courrier notifié le 10 juillet 2008 de son intention d'abroger les arrêtés d'assignation à résidence et de mettre à exécution les arrêtés de reconduite à la frontière les concernant", ajoute le texte.

Mohamed Bacar était arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars.

Renversé par une opération militaire conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA, il avait fui Anjouan avec 22 de ses hommes en direction de Mayotte, d'où ils avaient été transférés à La Réunion pour y être assignés à résidence.

 

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Vendredi 18 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 10 juillet 2008 (HZK-Presse) Le Groupe de Travail de Haut Niveau franco-comorien qui a tenu sa première réunion le mois dernier à Paris siège à Moroni demain vendredi et samedi (Voir ICI). On s’en souvient, le communiqué conjoint ainsi que le relevé de décisions publiés à l’issue des travaux de Paris (Voir ICI) n’ont pas fait état du différend qui oppose les deux parties sur la question de l’île comorienne de Mayotte, dossier pourtant au cœur du contentieux qui envenime, depuis 33 ans, les relations entre les deux pays.

 

Les discussions ont porté sur trois points : la circulation des hommes et des biens, version soft de « la maîtrise du flux migratoire vers Mayotte » ; la coopération régionale, ce qui sous-entend que la question de Mayotte s’inscrit désormais dans une approche régionale, l’île comorienne va coopérer avec l’Etat comorien désormais en es qualité d’entité régionale (les frères mahorais ne nous appellent-ils pas « nos voisins » au même titre que les Malgaches ou les Mauriciens !) ; le renforcement institutionnel de la sous région : allons-nous vers la création des conditions vers l’ouverture de la porte à une prochaine adhésion de Mayotte à la COI ?

 

Pourtant, au lendemain du débarquement d’Anjouan le peuple comorien dans son ensemble avait salué la décision courageuse prise par le président Sambi de ne plus accepter que des Comoriens soient expulsés de leur île de Mayotte ! De nombreux pays commencèrent à regarder notre pays avec un regard plus respectueux. Cette décision patriotique intervenue au lendemain du débarquement réussi sur Anjouan avait crée l’embarras chez les autorités françaises.

 

Pour la première fois le pot de terre pouvait résister au pot de fer ! La France s’est retrouvée au pied du mur, elle n’avait d’autres choix, que d’engager le dialogue avec la partie comorienne pour se sortir de la situation d’impasse crée par la décision du Chef de l’Etat comorien !

 

Des perspectives nouvelles semblaient s’offrir à la partie comorienne pour ramener le gouvernement français dans une négociation sérieuse sur l’épineuse question de Mayotte. Malheureusement, nous avons pêché par crédulité ou par incompétence en nous privant du seul argument de taille à faire fléchir la position de la partie adverse, avant même de nous asseoir autour de la table de discussion ! En levant la seule mesure qui pouvait amener la partie française à négocier sérieusement, nous nous sommes dépossédés d’un atout majeur de la négociation.

 

Mais il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir. Et les observateurs s’interrogent sur la question de savoir quel résultat les Comoriens peuvent-ils légitimement attendre de ces négociations de Haut Niveau qui s’ouvrent ce matin à Moroni ?

 

Dans les conditions actuelles, il serait illusoire et irréaliste d’évoquer un quelconque retour prochain de Mayotte dans le giron comorien. Quand bien même les autorités françaises le souhaiteraient, elles n’en ont pas les moyens ! Quant à l’Etat comorien, il ne serait pas en mesure aujourd’hui d’absorber le choc que provoquerait un brusque retour de Mayotte dans l’administration comorienne, tant est grand le fossé qui sépare la partie indépendante (Ngazidja, Ndzouani et Mwali) de la partie occupée par la France, en termes de niveau de développement économique et social.

 

Cessons donc de rêver du retour prochain de la quatrième île de l’archipel dans l’Union des Comores. La real politik choisie par le président Sambi dans l’approche de la résolution de la question de l’île comorienne de Mayotte, si elle se justifie, elle doit néanmoins offrir une meilleure lisibilité pour une meilleure compréhension du peuple comorien, et surtout, elle se doit de ne pas rimer avec démission et soumission…

 

Il ne saurait pas y avoir de négociation réussie sans réciprocité dans les concessions ! La partie comorienne, si elle veut sauver la face ternie par la réunion de Paris, elle se doit de circonscrire le champs des pourparlers sur le différend au cœur des relations franco-comoriennes en refusant la politique de la carotte (genre 1 millions d’euros d’aide budgétaire) ! En contre partie de la levée de la mesure sur les expulsions, la délégation française doit s’engager dans le cadre du « point sur la libre circulation des hommes », sur un calendrier de la suppression prochaine du visa Balladur.

 

Si Paris reconnaît l’unicité du peuple comorien, elle doit aussi pouvoir admettre le droit et la nécessité de la libre circulation des Comoriens à l’intérieur de l’Archipel ! L’Europe constituée pourtant par une multitude de nations et de peuples hétérogènes n’a-t-elle pas réalisée la libre circulation en abolissant la barrière constituée par les visas ?

 

Au-delà de la question du statut juridique de Mayotte, il est parfaitement légitime que les habitants des 4 îles puissent circuler librement dans l’espace de l’archipel. De quel droit, doit-on d’oublier ces centaines d’enfants, de femmes et d’hommes qui trouvent la mort tous les ans dans le bras de mer de quelques 70 km entre Mayotte et Anjouan ?

 

Ce n’est tout de même pas le dérisoire million d’euros destiné à payer un mois de salaire de fonctionnaires anjouanais, ni les promesses sans cesse renouvelées, jamais tenues, d’un soutien économique conséquent qui constitue le prix à payer pour ces centaines de victimes du visa Balladur.

 

La partie française demande en outre à la partie comorienne de ne pas inscrire la question de l’île comorienne de Mayotte à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale des Nations Unies. En contre partie, notre délégation doit obtenir que Paris suspende son projet de référendum sur la départementalisation de l’île.

 

La sincérité et la dimension de la disponibilité des nouvelles autorités françaises à rechercher les voies et les moyens avec le gouvernement comorien pour stabiliser les relations entre les deux pays et ouvrir une page nouvelle dans la coopération franco-comorienne, se mesureront à la réponse que Paris donnera à ces deux question majeures de la suppression du visa Balladur et de la suspension du référendum sur la départementalisation.

 

Analyse et commentaire par Said Omar Allaoui

100708/soa/hzkpresse/15h00

 

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Vendredi 18 juillet 2008

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 16 juillet 2008 (HZK-Presse) – Dans la matinée d’hier mardi, dans le quartier Hamramba, vers 12 heures. A la station Bonzami, les employés ont déserté les lieux. Et comme dans une foire, une interminable file de voitures à cours de carburant sont garées. Tout en haut des citernes à l’abri du tohu-bohu, des gens patientent, les cœurs sans espoir.

 

« Je n’ai plus l’espoir d’avoir du gasoil. D’ailleurs, j’ignore vraiment si la station a du carburant ou pas. En fait, je voudrais bien rentrer chez moi, mais je suis pétrifié car chaque fois  que mon camion ne fonctionne plus faute de gasoil, c’est toute ma vie et la vie de mon foyer qui se retrouve perturbée », nous a dit Hadj Ibrahim, habitant de Mboude ya Bambao.

 

A ses côtés, Ridjal Ali, tronçonneur, nous a confié à son tour : « Avec cette jerricane, j’ai fait le tour de toutes les stations dans l’espoir d’avoir une goutte d’essence. Sans succès. Ils me disent toujours qu’ils ne vendent qu’à ceux qui ont des voitures. Comme je ne peux plus utiliser ma tronçonneuse, mon seul outil de travail, je risque de ne plus pouvoir nourrir ma famille. » 

 

A quelques kilomètres de là, à la station Al Kamar c’est toujours la même scène de désolation. Ali Soilih alias Mahélé 100% et Ibrahim Hassane, tous deux chauffeurs de taxi-brousse, ont passé toute la nuit de mardi dans la station. Les fauteuils de leurs véhicules servant de matelas. « Parait-il que les stations ne vendent pas leur gasoil parce qu’il y a des rumeur de hausse des prix, et l’Etat hésite encore, d’où les menaces de spéculations, » nous ont-ils dit.

 

A la station Filling, Lopez, assistant de direction, somme les propriétaires des voitures que s’ils n’enlèvent pas leurs véhicules de la station, il serait obligé de les enlever par la force, quitte même de les mettre en morceau. « Je ne sais pas pourquoi je dois enlever ma voiture de là. Comme les autres je fais la  queue aussi. Je n’attendrais pas six heures de temps ici pour en fin de compte céder la place à un autre. Qui va à la chasse perd sa place. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Ma voiture reste là, qu’ils aient du carburant ou pas. A défaut de gasoil et d’essence, mes camions ne fonctionnent plus » nous a appris l’opérateur économique Abdourahamane Soundi.

 

Pour savoir ce qui se passe au niveau de la Société des Hydrocarbures, on s’est entretenu avec l’inspecteur Aboubacar Abdoulwahabe alias Kadafi. « Nous livrons toujours du carburant aux stations service. D’ailleurs, ce matin nous en avons livré une énorme quantité aux stations. Sûrement ils font du stockage. A vrai dire ils sont en train de manigancer quelque chose » nous a-t-il répondu, tout pressant le pas.

 

« C’est faut ce que dit l’inspecteur de la société des Hydrocarbures. Nous avons fait la commande habituelle de 3000 litres. Ils ne nous ont livré que les 1000 litres. Une infime quantité vendue d’un seul trait » rétorque Mzé Ahmed Salim, gérant de la station Feeling. « Comme ils seront bientôt en rupture de stock, ils rationalisent », croit-on savoir.  

 

En effet, l’inspecteur des Hydrocarbures cherche à dissimuler une vraie fausse pénurie, pourtant vécue chaque jour de plus en plus durement par le consommateur. Pourquoi mentir à la population, en lui faisant croire l’arrivée d’un bateau de dépannage, qui serait suivi après 15 jours d’une importante cargaison dont aucune date n’est connue.

 

Pendant ce temps c’est toute l’économie du pays qui replonge dans la paralysie, avec toutes les conséquences liées aux délestages d’eau et d’électricité qui en déclouent. Un peu plus de transparence ne ferait de mal à personne.

 

Adjmaël Halidi

160708/ah/hzkpresse/18h00

 

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Mercredi 16 juillet 2008

Moroni, mardi 15 juillet 2008 (HZK-Presse) – « Nous marquons le premier pas d'un long combat qui ne fait que commencer ». Ces propos sont ceux de l'ancien ministre Mohamed Abdou Soimadou, secrétaire général du parti Ridja, ce mardi après-midi, place Badjanani, ouvrant le meeting de la coalition de l'opposition.

A son avis, la marche actuelle du pays sous la conduite du président Ahmed Abdallah Sambi traduit l'expression de la « prise en otage de l'Etat, de la confiscation de la république » dans un pays où « la constitution est bafouée et la justice dévoyée ». M. Soimadou a rappelé la fin du mandat des assemblées des îles autonomes d'Anjouan et de Mohéli en mars dernier. « Rien n'est fait pour le renouvellement desdites assemblées », a-t-il dit, se demandant si le gouvernement entend faire de même pour les assemblées de l'Union et de l'île de Ngazidja en 2009 quand leurs mandats seront arrivés à terme.

Le succédant à la tribune, un autre ancien ministre, Yahaya Mohamed Iliassa, a abordé deux sujets sensibles, l'expansion du chi'isme aux Comores et la citoyenneté économique en débat à l'assemblée de l'Union des Comores actuellement convoquée en session extraordinaire.

Parlant du chi'isme, l'ancien ministre du régime Azali s'en est vivement pris au président Sambi pour avoir ajouté une couleur noire à l'écharpe que porte le président. Une sixième couleur – noire – qui ne figure pas sur le drapeau et qui pourtant s'en trouve rajoutée mystérieusement, apparaissant dans l'annuaire officiel de cette année 2008.

Abordant les difficultés actuelles que traverse le pays, le député Maoulid Soilih, très critique à l'endroit du pouvoir, s'est lancé dans une énumération des signes caractérisant ces difficultés. Ainsi dressera-t-il une liste de la montée en flèche des produits des denrées de consommation courante, comparant les prix d'hier et actuels. Maoulid Soilih a interpellé le président Sambi sur le projet « Habitat », demandant où est domicilié le projet et surtout qu'en est-il de l'argent du projet.

Clôturant le meeting de l'opposition, le député Mohamed Djaanfari, candidat à la dernière élection présidentielle d'Anjouan, est revenu sur les raisons de son échec à cette élection. Selon M. Djaanfari, le président comorien avait promis aux Anjouanais que le président de l'île allait sortir des urnes. « Une fausse promesse », a dit M. Djaanfari. La réalité est que le président d'Anjouan est le fruit de l'intimidation, de la pression de l'AND et des soldats soudanais, a poursuivi, en substance l'ancien candidat non sans rappeler son énorme contribution à la libération d'Anjouan.

M. Djaanfari a, enfin, appelé les quelques 600 à 800 personnes présentes à Badjanani, cet après-midi, à se tenir par la main, à un moment, où, accuse-t-il, je le cite de mémoire, « le président Sambi veut instaurer une monarchie dans ce pays » et « mener le pays vers des rives dangereuses ».

Soulignons que plus d'une quinzaine de partis étaient présents à ce meeting où on a noté entre autres personnalités présentes, les anciens présidents grand-comorien et mohélien, Mzé Abdou Soulé El-Bak et Mohamed Said Fazul. Le président de Mohéli,

selon un orateur, s'était fait représenter à cette réunion.

M. Hassani

 

 

 

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Lundi 14 juillet 2008
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)


Moroni, samedi 12 juillet 2008 (HZK-Presse) - Réuni à Moroni les 11 et 12 juillet, le Groupe de travail de haut niveau (GTHN) vient d'achever ce samedi le deuxième round des négociations franco-comoriennes, entamées le mois dernier à Paris (voir ICI). Interrogé par HZK-Presse à la fin des travaux, l'ambassadeur de France, M. Luc Hallade, qui présidait la délégation française a déclaré que « les discussions se sont déroulées dans un climat ouvert et constructif ».

A en croire M. Hallade, cette étape de Moroni a permis à toutes les parties « d'avancer sur l'identification des pistes permettant d'aboutir à un accord bilatéral, qui devra être entériné début 2009 » par les plus hautes autorités politiques des deux pays, comme convenu dans l'agenda arrêté le 5 juin dernier à Paris.

Deux sous-groupes ont séparément travaillé à l'hôtel Le Moroni, durant toute la journée de vendredi et la matinée de samedi, sur un ordre du jour portant sur le dossier sensible de la « circulation des personnes et des biens », d'une part, et sur la « Coopération régionale » d'autre part.

Concernant le premier volet, il était essentiellement question de trouver les voies et moyens de faciliter la circulation et les échanges entre les quatre îles de l'archipel, ce qui, revient naturellement à poser la problématique cruciale du visa Balladur, imposé depuis 1994 aux ressortissants comoriens des trois autres îles désireux de se rendre à Mayotte.

L'ambassadeur des Comores à Paris, M. Soulaimana Mohamed, chef de la délégation comorienne aux négociations, nous a déclaré que « les travaux ont beaucoup progressé, et se sont déroulés dans une atmosphère détendue ». Il s'agit de faire en sorte, poursuit-il, « que la population des quatre îles se rencontre, aussi bien les opérateurs économiques, que les artistes ou les sportifs ». L'on évoque déjà la piste d'un visa à prendre sur place à Mayotte, dans un premier temps, avant d'envisager son éventuelle suppression pure et simple, dit-on.

Si aucun communiqué commun n'a été signé et publié à l'issue de ce deuxième round des négociations franco-comoriennes, une source proche du dossier estime « qu'un pas important a été franchi », et que c'est en continuant à « se parler en toute franchise avec la France et nos frères mahorais », que Moroni et Paris parviendront enfin à « une solution globale et durable » à l'épineuse question du statut de l'île comorienne de Mayotte, 33 ans après l'accession du pays à l'indépendance.

Une indépendance que la classe politique et la société civile comoriennes considèrent encore comme « inachevée », tant que la quatrième île de l'archipel, encore occupée par l'ancienne puissance colonisatrice, ne reviendra pas au sein de son giron naturel.

Un groupe de militants de la diaspora venus spécialement de France pour manifester contre la réunion à Moroni du GTHN a été interpellé par la gendarmerie, dès sa descente d'avion, et leurs matériels de campagne confisqués. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

La prochaine réunion du GTHN se tiendra les 8 et 9 septembre prochain, à Mayotte, en présence des membres du groupe de tête et ceux des deux sous groupes. Mais le calendrier des négociations prévoit trois autres rencontres [en octobre, novembre et décembre], avant la signature de l'Accord global dans le courant du premier trimestre 2009, probablement à Moroni, entre le président Sambi et son homologue français Nicolas Sarkozy.

El-Had Said Omar
120708/mh/hzkpresse/13h00
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Vendredi 11 juillet 2008
Suite à notre précédente information (voir ICI), ci-dessous la liste des membres du nouveau gouvernement de l'Union :

 

 

Président de l’Union

 

Moroni, le  11 juillet 2008

 

 

DECRET N° 08-            / PR

 

Relatif au Gouvernement de l’Union des Comores.

 

 

LE PRESIDENT DE L’UNION,

 

VU   la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, notamment en son article 16 ;

 

D E C R E T E :

 

 

ARTICLE 1er : Les Vice -Présidents de l’Union sont chargés respectivement des fonctions et Ministères ci-après cités:

 

1.1 Vice-Président, chargé du Ministère des Transports et du Tourisme,

Monsieur IDI NADHOIM

 

1.2      Vice-Président, chargé du Ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre,

Monsieur IKILILOU DHOININE

 

ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, membres du Gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

 

Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet chargé de la Défense et de la Sûreté du Territoire,

Monsieur Mohamed BACAR ABDOU DOSSAR,

 

Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe,

Monsieur Ahmed BEN SAID JAFFAR

 

Ministre des Finances et du Budget,

Monsieur Mohamed ALI SOILIHI

 

                                                                                                                                    … / … 

       Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire, des Affaires Islamiques, chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions insulaires,

Monsieur Mmadi ALI

 

Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement,

Monsieur Anissi CHAMSIDINE

 

Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, des Arts, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports,

Dr  Kamaliddine AFRAITANE

 

Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme et de l’Habitat,

Monsieur Mohamed Larif OUKACHA

 

Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat,

Monsieur Houmadi ABDALLAH

 

Ministre de la Fonction Publique, des Reformes administratives et des Droits de l’Homme,

Monsieur Ahmed ABDOU

 

Ministre de l’Economie, du Commerce, du Travail, de la Promotion des Investissements et de l’Entreprenariat féminin,

Monsieur Said ATTOUMANE

 

Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information, Porte-parole du Gouvernement,

Dr Abdouroihim SAID BAKAR

 

Ministre auprès de la Présidence de la République chargé des Reformes Institutionnelles et du Contrôle des Comptes de l’Etat,

Monsieur Mourad SAID IBRAHIM

 

Secrétaire d’Etat auprès de la Vice-Présidence chargée de la Solidarité et de la Promotion du Genre,

Madame Siti KASSIM

 

ARTICLE 3: Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

 

 

 

 

 

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI



QUELQUES CONSTATS
:

1er constat :

L'on continue à dénigrer et humilier la femme comorienne. Chose inacceptable même si cela relève du pouvoir discrétionnaire du Président de l'Union. Comment peut on ,en effet, bombarder tous les hommes de "Ministre" et comme par hasard l'unique femme se voit attribuer le titre de "Sécrétaire d'Etat"? Comme si on a voulu nous rappeler que la femme comorienne ne peut pas être comme l'homme comorien. elle doit toujours rester inférieure à l'homme. Et oui, les femmes comoriennes, c'est la condition masculine qui prime !

Il est temps de mettre fin à cet état d'esprit qui nous déshonore. La promotion du genre et Madame Sitti Kassim méritent mieux. D'autant que cette dernière a déjà fait ses preuves en tant que Ministre et avocate de la promotion du genre. Même les nouveaux venus sont au dessus d'elle............ Je me rappelle que dans les années 90, Monsieur Saidali Mohamed, suite à la formation du 3eme gouvernement Djohar, avait claqué la porte à cause d'un traitement similaire. Et si Madame Sitti Kassim faisait pareil pour l'honneur de la femme comorienne ?

2eme constat :

A notre avis, il s'agit juste d'un remaniement technique contrairement à ce que les comoriens attendaient. Nous constatons surtout que le député Oukacha, qui s'était désolidarisé des autres députés, en acceptant de faire partie de  la "délégation de la honte" (voir ici)est récompensé. Idem pour Anissi Chamsidine qui occupait le poste ridicule de " coordinateur  de l'Union" à Anjouan. Maintenant qu'Anjouan est devenu, dans la pratique, depuis  l'intervention militaire et la fuite de Mohamed Bacar, un vrai territoire de l'Union, ce pseudo poste n'a plus lieu d'être. Nailane étant préssenti pour diriger la banque islamique, il était logique que ce soit Chamsidine Anissi son remplaçant.

Quant à Dossar,  "l'unique Ministre d'Etat", le Président ne fait que mettre fin à une hypochrisie sémantique. Car depuis que notre pays est devenu indépendant, le Directeur du Cabinet du Président jouait aussi le rôle de Ministre de la défense. Au moins le cumul officiel de ces deux titres empêchera de payer 2 fois un gros salaire (au Directeur du Cabinet et au Ministre de la défense) sauf si Monsieur Dossar percevra 2 fois le même salaire, en tant que membre du cabinet présidentiel et membre du gouvernement. A suivre. En devenant "Ministre d'Etat.........;;", Monsieur Dossar n'a fait que "très bien" se servir avant de servir les autres. Il parait que que même notre réligion l'autorise. Aux spécialistes des versets coraniques de nous le confirmer ou infirmer ! 

Pour ce qui est du locataire du MIREX, ses détracteurs peuvent toujours le critiquer et le detester mais il reste toujours là. Les chiens aboient, la caravane passe

Par contre  nous nous demandons si le Ministre Mmadi Ali est content ou non de retrouver son ministère de la justice que Mourad lui avait "piqué" lors du 2eme rémaniement. Il va devoir régler le cas épineux de tout ce monde incarceré à Koki et ailleurs sans chefs d'inculpation clairs ni juge d'instruction depuis l'intervention militaire à Anjouan et la fuite de Mohamed BAcar... Sinon la Fédération Comorienne des droits de l'Homme (FCDH) va embêter tous les jours avec ses communiqués le nouveau Ministe chargé des droits de l'Homme.

Finalement est ce que le Président est mal conseillé ou mal servi comme il le dit de temps en temps ?

3eme constat :

Fort heureusement que le ridicule ne tue pas. Avions nous vraiment besoin d'un ministère des réformes administratives et d'un ministère des réformes institutionnelles ? Une seule personne ne pouvait-elle pas gérer les deux attributions. Ah oui..... je parle vite. C'est vrai qu'il faut bien un ministère plein et un bon juriste pour enterrer ce machin... ce papier.... cette constitution. Espérons que l'on ne se dirige pas plutôt vers l'enterrement du pays. Car, nous autres, nous nous y sommes toujours attachés même si nous avons honte de ce qui s'y passe. On dirait que notre Président de l'Union a en effet pris goût aux palabres institutionnels et politiciens et veut continuer dans ce sens jusqu'à la fin de son mandat au lieu de se préoccuper sérieusement des problèmes quotidiens des comoriens.

Pire encore. 15 ministres pour un petit pays très pauvre comme les Comores qui est incapable de payer les salaires de ses fonctinnaires ! Ah oui, il parait que dans mon pays natal, il ne faut pas chercher de logique dans ce qui se passe. Sinon la migraine regléra ton compte. Donc constatons seulement.

Je m'arrête ici sinon je ne finirai jamais avec mes constats muets et non palpables.

Nous souhaitons tout de même une bonne intégration aux nouveaux "réussis" (Kamal Afraitane, Anissi Chamsidine et Monsieur Ahmed Abdou ). Pas Oukacha, car c'est un grand vacciné  et dopé du système.

HALIDI-BLOG-COMORES

 




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Vendredi 11 juillet 2008
Comme tout le monde s'y attendait, le Président de l'Union, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi, vient de former un nouveau gouvernement. Nous n'avons pas encore la liste des membres de ce nouveau gouvernement. Toutefois, il convient d'ores et déjà de noter que Monsieur Kamal Afraitane, le doyen de la faculté des sciences (Université des Comores) est le nouveau Ministre de l'éducation nationale.

Messieurs Mohamed Dossar, actuel directeur du Cabinet et chargé de la Défense à la Présidence de l'Union des Comores et Oukacha Mohamed, député de l'Union font aussi partie de ce nouveau  gouvernement.

En principe, Monsieur Nailane qui serait préssenti pour être le Directeur de la Banque islamique, si ce n'est pas déjà fait, devrait aussi quitter le gouvernement.

Nous vous donnerons la liste complète des Ministres dans les heures à venir.

Pour voir la liste complète des membres du nouveau gouvernement, cliquez ICI

HALIDI-BLOG-COMORES 11/07/2008 13h 20
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