PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Vendredi 11 avril 2008

Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte de l'Association Française des Amis des Comores du 10 avril 2008 destinée à l'Ambassadeur des Comores en France.

Vous verrez aussi ci-après les correspondances qui ont necessité cette lettre ouverte.

Bonne lecture.

HALIDI-BLOG-COMORES


ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES COMORES          
Paris, le 10 Avril 2008

7, Rue du Maréchal de Lattre de TASSIGNY

92110 CLICHY LA GARENNE

TEL : 06.27.49.85.66/06.62.56.11.39

Mail : afaccomores@yahoo.fr

 

 

 

À Monsieur l'Ambassadeur des Comores en France

Rue MARBEAU à PARIS 16eme

 

 

Par courrier du 5 avril 2008 (voir ci-dessous)et par réaction à un texte que l’association française des amis des Comores (AFAC) a publié (voir ci-dessous), vous avez qualifié nos propos «d'outranciers».


Nous vous affirmons que ce courrier visait 2 objectifs :

1) attirer l’attention de nos compatriotes sur les ambiguïtés de la politique française aux Comores.

2) le manque de cohérence de l'action de notre gouvernement dans le domaine de la diplomatie.

     D'ores et déjà, nous assumons le fond de notre pensée et nous nous refusons de retirer la moindre virgule de notre texte. Vous verrez avec le temps, que cette ligne philosophique adoptée par les instances dirigeantes de notre association, ne variera pas d'un iota.

     Pour bien recadrer les choses, il vous serait d'abord utile de connaître les objectifs qui guident notre action et les missions que notre Association s’est assignée.

 

     Nous ne sommes ni des courtisans ni sous tutelle d’un quelconque parti politique. En effet, et parce que nous le croyons sincère, nous soutenons les actions entreprises par le président SAMBI dans la recherche de solutions pérennes pour sortir le peuple comorien de la misère et lui rendre une dignité longtemps perdue. Toutefois, nous nous refusons de lui accorder un blanc seing. C'est pour cette raison que nous ne manquerons jamais de dénoncer tout comportement qui serait contraire à l'éthique, à la morale politique et surtout, aux intérêts de notre patrie. Vous verrez avec le temps que cette ligne philosophique que nous nous sommes fixé ne variera pas d’un iota.

 

Monsieur l'Ambassadeur, pour des raisons  qui vous sont certainement personnelles, vous vous  faites le défenseur de messieurs DJAFFAR et DOSSAR respectivement Ministre des relations extérieures et directeur de cabinet chargé de la défense. Ce choix ne nous étonne guère. Cependant ,

la situation catastrophique que traverse notre pays, ne nous permet pas de nous taire t de rester inerte. Nous dénonçons avec force l’attitude irresponsable de ces deux fonctionnaires et nous allons pouvoir le démontrer.Vous pouvez ne pas le reconnaître, voire même le nier. Mais, vous serez d’accord avec nous qu’aucune action d’envergure n’a été enregistrée sur le dossier de Mayotte. Le voyage effectué par DJAFFAR et DOSSAR à Mayotte, pour semble t-il, négocier l’application des mesure d’embargo, s’est avéré inefficace et constitue une faute politique grave.

 

  Par ailleurs, à quelques jours du débarquement et suite aux déclarations néfastes de M. M'BEKI, la diplomatie comorienne a failli encore une fois, se faire piéger. Certains intellectuels de l'entourage du RAIS que vous connaissez, avaient réussi à faire croire à SAMBI qu'il était opportun de transférer le dossier d'Anjouan au Conseil de Sécurité des Nations Unis. Il a fallu toute la perspicacité et la détermintaion du président SAMBI pour maintenir le cap.

 

Pour ce qui est de votre ami, DOSSAR, il est vrai que la distance qui vous sépare du pays vous empêche de suivre la réalité du terrain. Et pourtant, tout le monde sait que ses rapports avec le chef d'état-major et les officiers chargés de l'opération étaient plus que houleuses. Parachuté dans un département qu'il ne maîtrise pas ou prou, le «Dircab» a voulu jouer le grand de maréchal, un spécialiste tout droit sorti de l'école de guerre. Cela a eu pour effet immédiat d'irriter les professionnels. La photographie prise à l'occasion du déplacement de SAMBI à ANJOUAN où les deux personnes sont assises côte à côte, en dit long sur la nature de leur relation.

 

Eu égard aux multiples interrogations qui subsistent quant à la position ambiguë de la France notamment dans le crash de l'hélicoptère à SIMA et la découverte dans les appartements privés de BACAR, de nombreuses caisses de munitions estampillées «Ambassade de France à Moroni», nous persistons encore à croire que la présence de son représentant à Anjouan était prématurée et inopportune. Comme à son habitude, le ministère des relations extérieures s'est contenté des réponses fournies par la France à savoir, qu'il s'agissait d'un banal accident pour l'aéronef et que les les munitions découvertes, faisaient partie d'un lot envoyé par la voie diplomatique aux Comores dans le cadre de la coopération militaire normale.

 

Monsieur l'ambassadeur, vous semblez être le seul à croire que la France a été sincère dans son action d'aider les Comores à régler la crise anjouanaise. Cette conviction que la majorité des comoriens ne partagent pas vous conduit à affirmer par ailleurs que la France avait toute latitude pour torpiller l'opération. Nous pensons que vous faites erreur. Certes, la capacité de nuisance de la France est grande et elle l'a prouvé à plusieurs reprises dans notre pays. Toutefois, devant la mobilisation de l'immense majorité des comoriens, des partis politiques et compte tenu de la détermination affichée par le président SAMBI et de la légitimation accordée par l'union africaine de l'action militaire, la France n'a eu d'autre choix que de donner l'impression de s'allier à la juste cause que nous défendions. En votre qualité de diplomate, vous devriez savoir que les données géostratégiques et géopolitiques de la région ont radicalement changé. Pensez-vous que la France était vraiment disposée à laisser la LIBYE, le SOUDAN et la TANZANIE lui damer le pion sur cet archipel qu'elle a toujours considéré comme son «chamba», son terrain de jeu ?

 

Pour finir, et c'est cela qui est à la fois inquiétant et décevant, vous affirmez sans sourciller je cite: «je ne pense pas que le pot de terre a les moyens de menacer le pot de fer». Cette certitude de votre part résume, toute la problématique comorienne. Monsieur l'Ambassadeur, avec tout le respect que nous vous devons, nous sommes contraints de vous dire que cette attitude n'est pas très glorieuse, en tout cas, elle ne vous honore pas. Nous dirions même qu'elle est insultante. Elle dénote un mépris manifeste à la dignité de notre peuple et à sa capacité de faire face à l'adversité. Nul doute que vous faites partie avec vos amis DJAFFAR et DOSSAR de cette catégorie de comoriens à qui, on a inoculé le virus du néocolonialisme. Pour vous, sans la France point de salut. Si nous devrions suivre votre logique, tous les efforts que l'on peut déployer pour nous affranchir de la tutelle française s'avéreront vaines. Nous ne partageons pas cette vision des choses, preuve que nous ne partageons pas les mêmes valeurs.

 

Enfin, nous sommes au regret de vous rappeler Monsieur l'Ambassadeur à vos responsabilités. Aux yeux des citoyens comoriens résidant en France, l'ambassade que vous dirigez est devenu un «machin». Téléphoner ou obtenir un renseignement auprès de votre administration relève de l'exploit. Au siècle de l'informatique, il est regrettable que le site de l'ambassade se fasse toujours attendre. Occupez-vous à faire de notre représentation diplomatique, un lieu digne

De ce nom, au lieu de mener des discutions stérile pour défendre des dirigeants incapables et incompétents.                                                

                                         

                                                                                                  Fait à Paris le 10 avril 2008

                                                                                                  Bureau exécutif de l’AFAC



Ci-dessous les messages de l'Association Française des Amis des Comore du 04 avril 2008 et  de l'Ambassadeur du 05 avril 2008 qui ont necessité la lettre ouverte ci-dessus :


Message adressé et diffusé par e mail le 04 avril 2008 par l'AFAC aux organisateurs de la manifestation de Lyon contre l'asile politique de Mohamed Bacar en France

NOUS SOMMES DE TOUT COEUR AVEC VOUS POUR LA MANIFESTATION ET VOUS SOUHAITONS BEAUCOUP DE COURAGE DANS VOTRE VOLONTE DE DEFENDRE LES INTERETS DE NOTRE PAYS.
SOUTENONS LE GOUVERNEMENT POUR LES EFFORTS QU'IL DEPLOIE MAIS N'ACCORDONS PAS A SAMBI UN CHEQUE EN BLANC.
IL FAUT QUE L'ACTION GOUVERNEMENTALE SOIT COHERENTE. OR INVITER A ANJOUAN L'AMBASSADEUR DE FRANCE A L'OCCASION DE L'INVESTITURE DU PRESIDENT PAR INTERIM FUT UNE FAUTE POLITIQUE MAJEURE. A ENTENDRE LES AUTORITES FRANCAISES, ON POURRAIT CROIRE QUE C'EST GRACE A LA FRANCE QUE LE DEBARQUEMENT A EU LIEU. NOUS SAVONS TOUS, QUE CE PAYS AU MEME TITRE QUE L'AFRIQUE DU SUD, ETAIT OPPOSE AU DEBARQUEMENT. EN PLUS, SA PARTICIPATION A L'OPERATION EST QUASI INSIGNIFIANTE.
LE TRANSPORT DES TROUPES TANZANIENNES ET SOUDANAISES NE PEUT NOUS FAIRE OUBLIER L'AFFAIRE DE L'HELICOPTERE ET LA DECOUVERTE AU DOMICILE DE BACAR DE CAISSES DE MUNITIONS ESTAMPILLEES "AMBASSADE DE FRANCE". NOUS EXIGEONS LA STRICTE VERITE SUR CES DEUX AFFAIRES.
-- D'AILLEURS LE DEPART DE M. CHRISTIAN JOB DE NOTRE PAYS, FIGURE SUR LA LISTE DES REVENDICATIONS REMISE A L'ISSUE DE LA MANIFESTATION PARISIENNE AU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES FRANCAIS. IL EST INTOLERABLE QUE CE PERSONNAGE CONTINUE ENCORE A BENEFICIER D'UNE ATTENTION DE LA PART DE CERTAINS PROCHES DE SAMBI. NOUS CITONS NOTRE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES M. DJAFFAR ET SON AMI, DOSSAR, DIRECTEUR DE CABINET DU PRESIDENT. CES HAUTS FONCTIONNAIRES VEULENT-ILS CONTINUER A JOUER LE ROLE NEFASTE DE VALETS ET DE LECHE-BOTTES QUI A FAIT TANT DE MAL A NOTRE PAYS ?? RAPPELONS QUE CES 2 PERSONNES ONT ETE A L'ORIGINE DE L'INITIATIVE MALHEUREUSE ET INDIGNE DE SE RENDRE A MAYOTTE POUR SEMBLE T-IL NEGOCIER LES MODALITES DE MISE EN APPLICATION DE L'EMBARGO. NOUS DEMANDONS DES EXPLICATIONS.
----- CES DEUX PERSONNES NE NOUS PARAISSENT PAS DIGNES DE CONFIANCE. NOUS DEMANDONS AU PRESIDENT SAMBI DE PRENDRE SES RESPONSABILITES ET D'EN TIRER LES CONSEQUENCES.
---- SOYONS VIGILENTS.

Message de l'Ambassadeur des Comores en France du 05 avril 2008 adressé par email à un ami avec copie à d'autres personnes dont les responsables de l'Association Française des Amis des Comores

Mon cher _____,

Je pense que ce message est outrancier sur beaucoup de points. Il est
injuste de mettre en cause le Ministre des Relations Extérieures et le
Directeur de Cabinet. Il y a des réalités qu'on feint de ne pas voir quand
on n'est pas aux affaires." Le spectateur ne joue-t-il pas toujours mieux
que le joueur qui se trouve sur le terrain".

Pour ce qui est de l'invitation de l'Ambassadeur de France, en ta qualité
d'ancien Ministre des Affaires étrangères, tu es bien placé pour savoir que
lorsqu'il y a des installations de gouvernement, on invite les pays qui sont
accrédités. Libre à eux de participer ou non. Quant à la position de la
France, elle n'est pas aussi tranchée que semblent l'accréditer les auteurs
de ce texte. En effet, la position de la France est complètement différente
de celle de l'Afrique du Sud qui était tout à fait opposée au débarquement.
Si les français étaient vraiment opposés au débarquement ne pensez vous pas
qu'ils avaient les moyens diplomatiques de torpiller l'initiative? Par
ailleurs vous qui semblez être au fait des choses diplomatiques savez vous
quel est le coût du transport et de la logistique des troupes de l'Union
africaine? Je vous invite à faire une recherche sur cet aspect et de nous
livrer le résultat.

Il y a certains aspects du message où je peux partager les interrogations et
l'indignation des rédacteurs du texte, c'est notamment la question de cet
hélicoptère tombé à Sima. Que faisait cet aéronef dans cette zone? Je pense
sincèrement qu'on peut demander sans passion à la France d'expliquer comment
Bacar a fait pour rentrer à Mayotte, à quelles complicités a-t-il eu droit
dans cette île comorienne sous administration française. *on peut aussi se
demander comment il a pu filer entre les mailles du filet du contingent.
Enfin, je ne pense pas que le pot de terre a les moyens de menacer le pot de
fer. Les autorités comoriennes ont emprunté les canaux idoines pour poser
les vraies questions.Ne cherchons donc pas des boucs émissaires

Mohamed Soulaimana
Ambassadeur des Comores









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Lundi 14 janvier 2008
UNE PENSEE POUR UN AMI OTAGE
 
« IBRAHIM et les autres otages de BACARLAND, TENEZ BON »Ibrahim.JPG
 
Ibrahim,
 
Ce qui devrait arriver un jour est arrivé. Depuis la nuit du vendredi à samedi dernier ton destin est entre les mains de ces voyous et preneurs d’otages qui se croient tout permis à ANJOUAN. Tu es devenu un des otages de ceux qui se sont permis de transformer notre île en Propriété privée, le BACARLAND (voir ICI). Et comme tu le sais bien, tout est possible dans leurs prisons …citernes…et containers de torture et d’humiliation qu’on trouve un peu partout sur l’île. Mais, je suis convaincu que cela ne te fait pas peur.
 
Ton kidnapping ne t’a sûrement pas surpris. Moi non plus. Car même si tu savais pertinemment que ta vie était en danger à Anjouan, tu n’as jamais accepté de quitter définitivement l’île.  Pas plus tard que le mois de juillet dernier, alors que certains proches tentaient de te convaincre de rester à Moroni pour préserver ta vie. Ta réponse était claire : « Pourquoi fuir Anjouan alors que c’est chez moi ? Je n’abandonnerai jamais ma famille ».
 
En août 2005, tu avais déjà échappé de justesse à un kidnapping organisé par les milices de Mohamed Bacar. Pourtant, tu n’as pas cédé à la peur et aux menaces. Tu as décidé de continuer ton noble combat : combattre ouvertement  les preneurs d’otages d’Anjouan. Quelle bravoure !
 
Aurai-je l’occasion de te revoir ? Ta femme, tes enfants et tous ceux qui t’aiment te reverront t-ils vivant ? That is the question.
 
En tout cas, avec ou sans toi, nous continuons le combat jusqu’à ce que notre île natale et notre pays soient débarrassés de ces voyous.
 
A toi, mon ami Ibrahim et aux autres otages de BACARLAND, tenez bon.
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Lundi 7 janvier 2008
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte publiée le 04 janvier 2008 par  une certaine organisation appelée « La Voix de la Resistance Anjouanaise », suite à la note verbale de Madame Zouma, La Ministre des Affaires Etrangères d’Afrique du Sud, proposant aux autorités de l’Union des Comores une convocation d’ une réunion le 28 janvier 2008 avec les rebelles d’Anjouan.
 
 
Le bal des ridicules a commencé.
 
Il faut sauver le soldat Bacar. Tel est en substance le sens que nous, La Voix de la Résistance donnons à la note verbale atterrit par miracle hier au Ministère des Affaires Extérieures de l’Union. Madame Dlamini Zouma, propose au gouvernement comorien, son intention de convoquer une réunion en Afrique du sud le 28 janvier. La note précise que les autorités illégales d’Anjouan seraient de la partie. Vous chers citoyens, vous avez sûrement compris le camouflé d’une telle démarche. Heureusement que le gouvernement central a d’ores et déjà rejeté la comédie sud africaine. Rappelez-vous en 2001. L’Afrique du sud était le seul pays de la région à vouloir en finir avec les séparatistes. Mais, Azali avec ses visées mafieuses, a choisi le dialogue qui a abouti à la déclaration de Fomboni, et qui n’avait qu’un seul objectif : enterrer la République. De cette façon, Ngazidja tirera les profits, Mohéli récoltera les miettes et Mohamed Bacar pourra s’acheter sa maison en France avec les restes des casseroles. Objectif atteint, car pendant que la tripartite ficelait le nouvel ensemble comorien, Mohamed Bacar, renverse Abeid et promet allégeance à la France. L’unité des Comores est enterrée en un moment où les chefs des états africains finalisaient le projet de l’Union africaine.  « Aux Comores l’autorité de l’État doit s’imposer sur l’île d’Anjouan », déclare SEM A. Oumar KONARE au Sommet Union Européenne/Afrique de Lisbonne. Pourquoi donc une telle déclaration ?
En 2008, l’Union africaine via la coordonnatrice du comité ministériel des pays de la région, madame Zouma, propose une rencontre avec les rebelles. Et c’est après les promesses non-tenues de l’Union africaine de renforcer la MAES dans le but d’appliquer les mesures préconisées par la même Union africaine. Un mois s’est écoulé, les comoriens n’ont rien vu venir. Le président Sambi décide d’ordonner l’armée à se préparer pour mettre fin à la rébellion. Madame Zouma, la ministre des affaires étrangère de l’Afrique du sud, décide de dédouaner le soldat Bacar. Un petit manège de mauvais gout concocté par la France qui joue à jamais sa politique du bâton et de la carotte. Nous étions naïfs de croire que la France actuelle jouait un jeu franc avec notre pays. Mais hélas, après les services rendus à la politique divisionniste de la France aux Comores, le colon veut à tout prix sauver la tête du bras armé du séparatisme en prévision de l’avenir statutaire de Mayotte.
Mandela devrait mourir de crise cardiaque. Après des années durant qu’il croupissait à Roben Island contre l’inégalité et la libération du peuple noir sud africain, ses collègues de l’ANC, traitent aujourd’hui avec les colons pour tuer l’unité des Comores. Une trahison flagrante et regrettable. Sachant que la tache ne sera pas facile, la France de son côté, lance Abdouloihab, Saïd Ali Kemal, Larifou pour torpiller l’intention du gouvernement comorien, afin de résoudre la crise anjouanaise par ses propres moyens après que l’Union africaine a affiché son incapacité de faire mieux. Saïd Ali Kemal jeudi est monté au créneau sur DjabalTV pour dénoncer son interdiction de venir rencontrer les rebelles jeudi, et il a vidé ses vomissements sur le Président Sambi, avant de déclarer en voix off devant les cameramen de Djabal, qu’il n’est pas contre le débarquement mais sa démarche est de pousser Sambi à faire vite. Le prisonnier Larifou est libéré de la Réunion pour venir donner un coup de main à Abdouloihab sommé d’urgence par le Quai d’Orsay de rentrer en catimini à Moroni afin de secourir le rebelle Bacar face à la détermination de Sambi. Le grand comorien Larifou traite l’anjouanais et non le moindre Oustadh Sambi de « Daba ». C’est une insulte, une humiliation que nous prenons en compte. Si Sambi n’use pas ses prérogatives de chef de l’état pour effacer cette humiliation portée sur lui et son titre, les anjouanais le moment venu traiteront Larifou avec des méthodes dignes de son affront. Nous avons des preuves qui attestent d’une demande expresse de Mohamed Bacar à ses partenaires officieux, qu’il n’a pas la force de tenir tête à l’AND si elle décide d’intervenir à Anjouan et qu’il redouterait que sa fin soit atroce. D’ailleurs, c’est quand il a reçu la promesse des ennemis des Comores de l’aider à stopper les intensions du gouvernement central, qu’il a fait son interview sur RTA pour déclarer qu’on est entrain de tourner Sambi comme une toupie, et d’ajouter que personne ne l’aidera dans son entreprise de débarquement à Anjouan. Savourant même sa petite victoire souterraine, il a défié l’armée nationale et pire encore, il a même dit qu’il ne gardera pas de prisonniers. Il les exécutera tous, juste pour haranguer ses fidèles se disant d’avance qu’il n’y aura pas de débarquement.
Son Excellence, Monsieur le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Nous La Voix de la Resistance Anjouanaise, exhortons une accélération de la libération d’Anjouan. Le temps joue contre la nation. Nous ne savons pas les limites de cette politique souterraine de l’Afrique du sud et de la France. La libération d’Anjouan ne doit pas être conditionnée par l’acquisition d’un armement sophistiqué pour venir à bout d’une rébellion qui n’est efficace que pour charger la population civile. Ne laissez pas les citoyens anjouanais le temps de se ressaisir et déclencher leur propre libération, car cela va être plus sanglant que le débarquement. Nous avons la certitude que Mohamed Bacar et ses rebelles sont à bout de souffle. Le moindre mouvement de l’AND sur Anjouan, créera la débandade. Monsieur le Président, il est grand temps de prendre vos responsabilités sinon c’est la rue qui prendra ses siennes et vous serrez responsable des conséquences.
Vive l’Unité comorienne, Vive l’Union des Comores, suspendons notre adhésion à cette organisation panafricaine qui prône la dislocation des Comores.
La Voix de la Resistance Anjouanaise,
Mutsamudu le 4 janvier 2008

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Vendredi 23 novembre 2007
Ci dessous une note des autorités d'Anjouan en date du 21 novembre décidant la ferméture de l'aeroport d'Ouani par précaution. 

Curieusement, on dirait qu'elles sont aussi entrain de regler leurs comptes avec la Compagnie aerienne Comores-Aviation

UNION DES COMORES
Unité- Solidarité- Développement
……………
ILE AUTONOME D’ANJOUAN
Solidarité- Justice- Travail
……………
MINISTERE DE LA COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE,
DE L’ENVIRONNEMENT, DU TRAVAIL, DES POSTES
ET TÉLÉCOMMUNICATIONS, CHARGÉ DU TOURISME
………………
 
NOTE  CONJOINTE
 
Du Ministre de l’Intérieur
et
Du Ministre des Transports
 
AU
 
                         Directeur Général
de l’Aviation Civile Comorienne.
 MORONI
 
 
 
 
N° : 07/        /MIDCRI
 
Objet : Préavis de Fermeture
            de l’Aéroport de Ouani
 
Monsieur,
 
La situation politique qui prévaut actuellement aux Comores, crise instaurée par l’Union des Comores contre  l’Île Autonome d’Anjouan,  impose certaines précautions d’usage et d’autodéfense qui font que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan se doivent d’agir en conséquence   pour prévenir  toute situation à même de porter atteinte à la sûreté d’Anjouan et à ses habitants.
 
Aussi, soucieux de garantir du mieux qui se peut les intérêts majeurs de l’Île Autonome d’Anjouan et des âmes qui y vivent, les Autorités compétentes ont constaté les faits et anomalies ci-après, faits et anomalies  qui exigent la suspension immédiate de toute desserte aérienne à l’aéroport d’Ouani. 
 
En effet, il n’est de secret pour personne que l’Union des Comores  menace d’envahir militairement l’île et compte tenu du fait avéré que le Président SAMBI  ne respecte aucun texte, aucune prérogative et  aucune loi qui porte atteinte sa volonté délibérée de mettre à genoux l’Île Autonome d’Anjouan, il appartient aux Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan de prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des Anjouanais.
 
Au stade actuel de la crise, personne au monde n’est en mesure d’assurer que l’Union des Comores ne procédera pas à une attaque contre Anjouan par air ou par mer. C’est donc en toute légitimité  que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan, préférant concentrer leurs forces au port et sur le long des côtes de l’île, ont  pris la décision de fermer jusqu’à nouvel ordre l’aéroport de Ouani et ce, pour éviter un éparpillement des moyens défensifs présents dans l’île.
 
D’autre part, il est à noter que cette même situation conflictuelle entretenue quotidiennement par les menaces répétées du Président de l’Union des Comores, a améné les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan à réquisitionner de plein droit  les bâtiments de l’aéroport de Ouani  pour en faire une base arriérée logistique et stratégique.
 
Outre cela, les anomalies, les disfonctionnements de tous genres et  le non-respect  ders procédures et  de certaines dispositions internationales font que la sécurité technique des avions qui desservent Anjouan, aux premiers desquels COMORES AVIATION, n’est pas  garantie car n’étant pas aux normes  requises exigées en la matière.
 
C’est donc en toute légitimité que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan estiment à juste titre qu’il est grand temps  qu’une enquête soit diligentée  pour faire toute la lumière sur le crash  du LET 410 survenu au décollage à l’aéroport de Ouani afin de déterminer les causes de cet accident qui reste jusqu’à ce jour non élucidées. Ce n’est qu’ensuite que les sanctions  qui s’imposent  peuvent être prises contre la Compagnie Comores Aviation dans le cas où elle sera déclarée responsable.  En tout étant de cause, des dispositions draconiennes doivent être prises pour que pareil drame ne se renouvelle à l’avenir.  
 
Il va de soi que la carcasse laissée en évidence et pour compte sur le parking de l’aéroport de Ouani ne fait que donner  une mauvaise image  du pays et ce comportement irresponsable de Comores Aviation résulte en fait comme de la pure provocation compte tenu du délai qui lui a été donné.
 
Sur un autre registre, il convient de souligner que dans le souci de prévenir tout drame susceptible  de porter atteinte à la sécurité des passagers et du personnel navigant, il est urgent d’entamer une enquête sur le LET 410 en service et ce, au vu et au su des anomalies relevées ici et là.
 
En effet, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan sont en droit de se poser des questions quant à la navigabilité de cet aéronef  étant entendu que ce dernier est maintenu en vol par la récupération des pièces de l’autre LET cloué au sol. C’est là un genre de cannibalisme de mauvais aloi qui ne présage rien de bon en matière de sérieux et du respect des normes draconiennes qu’exige le maintien en service de tout matériel volant. A cela, il faut ajouter  le fait incontestable que l’entretien d’un appareil se fait obligatoirement dans un atelier agrée par le constructeur en l’occurrence LET en Tchécoslovaquie. C’est loin d’être le cas pour ce qui est de l’appareil de Comores Aviation.
 
Il est à rappeler aussi que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan ayant l’ambition de respecter petit à petit les normes internationales aéronautiques en vigueur se voient contraintes de procéder à la fermeture des Agences et à la suspension des vols desservant actuellement l’Île d’Anjouan et ce, jusqu’à ce qu’une enquête digne de ce nom soit diligentée et menée à terme scrupuleusement.
 
Toujours  dans cette logique, les licences des pilotes officiant sur les aéronefs concernés par ces mesures ne peuvent qu’être suspendus pour les besoins de l’enquête qui portera aussi comme il se doit sur les assurances contractées.
 
D’autre part, eu égard aux dégâts  causés par le LET 410 accidenté, la Direction de l’aéroport de Ouani se réserve le droit de se porter partie civile contre la Compagnie Comores Aviation.. Il conviendrait aussi de prévoir un contrôle administratif et technique qui portera sur les équipements  des aéronefs en service aux îles.
 
Et c’est ainsi que pour raison d’état, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan ont pris la décision de fermer l’aéroport de Ouani, au besoin réquisitionné pour servir de base stratégique aux forces anjouanaises, pour être en mesure de se concentrer leurs efforts sur le port de Mutsamudu, privilégiant  ainsi  la desserte maritime afin de pouvoir assumer pleinement leur rôle de garant  de la sûreté et de la sécurité des hommes et des biens.
 
Et pour toutes fins utiles, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan demandent aux navires à passagers touchant le port de Mutsamudu d’appliquer le niveau  ISPS n° 3 à bord de leurs navires et de prévoir ainsi un ralentissement dans leurs  procédures d’embarquement  et de débarquement  des passagers  afin de permettre aux autorités compétentes d’assurer les contrôles qui s’imposent.  Les Armateurs concernés doivent fournir dans un délai d’une semaine à compter de la date de signature de la présente note les Certificats ISPS des navires ainsi que l’organigramme et diplômes des personnes en charge du suivi  et du respect de cette norme à savoir :
·        S.S.O des Commandants  ( Ship Security Officer)
·        C.S.O de la Compagnie (Officier Sécurité Compagnie)
A défaut, des mesures restrictives  seront prises à  l’encontre  des contrevenants.
 
En conséquence, eu égard aux disfonctionnements, au non-respect des procédures et des normes requises en aéronautiques, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan, préférant plutôt prévenir que guérir, ont décidé la fermeture de l’aéroport de Ouani jusqu’à nouvel ordre.
 
Vous souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire en l’assurance de nos sentiments distingués.
 
                                                                      Mutsamudu, le 21 Novembre 2007
 
     LE MINISTRE DES TRANSPOPRTS                   LE MINISTRE DE L’INTERIEUR
 
 
 
            MOUTOUROIFI HASSANE                            DJAANFAR SALIM ALLAOUI
                 
Ampliation :
-          Ministère Transport Union des Comores
-          Ministère  Transports Ngazidja et Moili
-          Capitaineries de la Zone
-          Aéroports principaux et secondaires
-          Agences de Voyage (maritimes et aériennes)
-          Comores Aviation et Air Services 
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Dimanche 11 novembre 2007

HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous un autre appel de detresse concernant le problème des ordures ménagères des riverains de l'ancien aeroport de Moroni-Iconi en date du 03 novembre 2007.

Leur noble combat mérite notre soutien


Appel de détresse

Aux chefs de familles, aux autorités et responsables de bonne foi
 
Des ordures ménagers et déchets toxiques de différentes sortes en état de dégradation très avancée (produits pharmaceutiques et autres) sont régulièrement déversés depuis bientôt un an par les autorités locales de Moroni au bout de l’ancien aéroport Moroni-Iconi, à quelques cinquante mètres de la population civile, non loin des établissements stratégiques environnantes (Projet-Pêche, Hôtel le Moroni, les Nations Unies, Assemblée de l’Union, Ambassade de France, Ecole Française, Ecole Foundi Abdoul Hamid, Lycée de Moroni).
 
La population environnante que nous sommes (Collectif du quartier Soifa), inhale quotidiennement l’odeur puante de ces déchets non enfouis aussi bien que la fumée toxique de leur brûlure, reçoit un raz-de-marée de mouches envahissantes vecteurs de microbes multiformes et se trouve ainsi sacrifiée et livrée à son triste sort.
 
Des maladies diarrhéiques et des intoxications pulmonaires (six cas graves  actuellement enregistrés chez des jeunes de moins de dix ans) s’installent parmi la population alors que la peste pire que le choléra, qui n’épargnera personne, est incessamment attendue.
 
Graves encore sont les produits de consommation courante jetés parce que avariés mais qui sont repris par des personnes tierces pour un usage familiale ou commercial. On citera :
-         un bœuf mort volé la nuit pour être vendu ;
-         des viandes et des boites de conserves (sardines, tomates…) reprises aussitôt jetées, pour consommation ;
-         des farines périmées reprises pour des gâteaux vendus près des écoles ou partout dans la ville….
 
La population de la région qui n’attend pas grand-chose des responsables en charge des ordures ménagères et des déchets de la ville de Moroni, lesquels responsables lui paraissent encore obstinés à s’accrocher au site de la piste de Moroni-Iconi, demandent aux chefs de familles et aux personnalités de bonne foi de lui venir en aide pour la préservation de son état de santé et de celui de tous.
 
Elle implore les autorités concernées par ces déchets d’avoir pitié et de penser à ces innocents (enfants de bas âges égaux de droit avec les leurs) et à ces vies humaines qui attendent journellement leur fin venir.
 
Elle suggère que les autorités compétentes, puisqu’ il en est temps, usent du pouvoir régalien de l’Etat pour qu’il soit enfin dégagé pour ces déchets, un site fiable et viable exempt de risque de maladies et de contamination contre la population.
 
Elle suggère aux autorités de l’Etat en général et à celles de l’île en particulier à mettre fin à leur sourde oreille, à ouvrir un débat national sur la gestion des déchets ménagers et autres, à réaliser que leur persistance pour le dépôt de ces déchets à l’endroit actuel ne peut qu’être retenu comme étant une décision criminelle  pur et simple contre la population et une non assistance à personnes en danger.
                                                                                        Moroni, le 03/11/07

Pour voir la lettre que ce collectif a déjà adressée aux autorités du pays cliquez ICI
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Dimanche 11 novembre 2007
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Vous trouverez ci-dessous la lettre que le Collectif des magistrats d'Anjouan (CDMA) a adressé le 07 novembre 2007 à l'envoyé spécial de la Commission de l'Union Africaine aux Comores suite aux sanctions individuelles prises par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.



UNION DES COMORES                                                 Hombo, le 7 novembre 2007
ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN
LE COLLECTIF DES MAGISTRATS D’ANJOUAN
(CDMA)
Bureau exécutif du collectif
Référence : 001/11/07 CDMA
 
 
 
Son Excellence, monsieur FRANCISCO MADEIRA, envoyé spécial de la Commission de l’Union Africaine aux Comores.
 
                                   EXCELLENCE,
 
Le 10 octobre 2007, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a décidé d’instituer des sanctions individuelles à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.
La Présidence de l’Union des Comores a arbitrairement arrêté une liste de 145 personnes que votre excellence qualifie, devant les médias », de « 150 rebelles listés ».
 
Cette situation a entraîné à Moroni, des exactions intolérables à l’endroit de ressortissants résidant à Ndzuani s’étant rendus dans la capitale comorienne et de toute personne dont un conjoint ou un parent est présumé n’avoir pas clairement pris des distances à l’égard du Président Mohamed Bacar ou tel autre ex-candidat honni, sur dénonciation de quelque sbire.
Ces exactions sont commises par des militaires de l’armée nationale du développement, sous le regard indifférent des représentants de la communauté internationale.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani est profondément choqué et déçu que des sanctions aient été prises à l’encontre de députés de l’Union et de l’Île, de personnalités de la société civile, fonctionnaires de l’Administration, opérateurs économiques, humbles notables, en violation flagrante des principes généraux du droit et des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, comme si la loi du talion devait en la matière s’appliquer indistinctement.
Le corps judiciaire de Ndzuani est choqué et attristé que des sanctions aient été décidées, avec manifestement l’assistance technique de membres de l’Union Africaine, à l’encontre d’un grand nombre de magistrats, notamment l’intégralité de ceux de la Cour d’Appel. Est-il besoin de rappeler que le magistrat, souffre-douleur de l’environnement politique, bénéficie d’un statut particulier posant en des termes clairs l’échelle des sanctions pouvant être prises à son encontre !
Le corps judiciaire de Ndzuani invite les représentants de la Communauté Internationale à méditer sur les conséquences juridiques, institutionnelles et procédurales néfastes des mesures d’embrigadement et d’internement territorial des magistrats, d’une entrave coupable à la libre circulation des personnes et de leurs biens.
 
En Afrique, les magistrats sont encore soumis à d’innombrables pressions de toutes sortes, pour les contraindre à « adhérer » aux desideratas des uns et des autres, à commencer par tout pouvoir exécutif. Les sanctions visant des magistrats dans la circonstance en l’espèce, sont l’exemple parfait d’une pression dommageable à l’exercice de la fonction de magistrat.
 
Il est impératif que chaque grand serviteur des principes de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance, s’abstienne du haut de ses fonctions de membre du  pouvoir exécutif, de « taper du juge », hors le cas de faute lourde dûment établie conformément au débat contradictoire.
Il est essentiel que les honorables serviteurs de la Charte Africaine, laquelle privilégie la défense des libertés publiques individuelles ou collectives, les droits de l’homme et du citoyen, usent de leurs prérogatives pour ramener à la raison ceux qui, par passion, excitation ou rancœur ne pensent qu’à s’en prendre aux magistrats ; la résolution de la crise comorienne ne saurait être  l’affaire des magistrats même si elle intéresse tout juriste.
Le corps judiciaire de Ndzuani est persuadé que la justice comorienne doit s’éveiller à avoir les moyens de pleinement jouer son rôle en toute indépendance, pour l’application de règles claires, non ambiguës, hors compromission ni manœuvre d’intimidation.
Le corps judiciaire de Ndzuani souhaite que le Conseil Supérieur de la Magistrature soit enfin effectivement constitué car il est la seule Institution en charge de determiner les sanctions applicables à des magistrats, conformément aux dispositions du Statut Particulier des Magistrats  qui régit l’exercice de la fonction.
Permettez-nous de vous épargner le développement de moyens juridiques que le juge de l’excès de pouvoir aux Comores, est compétent pour examiner, à défaut d’une attitude positive de la Présidence de l’Union, par anticipation.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani s’est réuni en un Collectif des Magistrats (CDMA).
Il compte sur votre bienveillance afin que :
·        La résolution de la crise comorienne par l’Union Africaine et le reste de la Communauté Internationale ne porte pas un coup fatal à l’Institution judiciaire.
·        Le grand principe de la séparation des pouvoirs soit respecté dans toute discussion sur la mise en place du cadre légal des Institutions.
 
    Le CDMA vous prie d’agréer, Excellence, l’assurance de sa très haute considération.
 
 
 
Pour le CDMA,
 
 
 
 
FATEH MOHAMED
 
Ampliation :
Présidence de l’Union des Comores
Assemblée de l’Union des Comores
Cour Constitutionnelle
Union Africaine à Addis-Abeba
Ambassade de l’Afrique du Sud
Union Européenne
Ambassade des Etats-Unis
Ambassade de France
Corps judiciaire de Ngazidja et Moili

Pour voir la liste des personnes concernées par les sanctions cliquez ICI
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Mercredi 31 octobre 2007
HALIDI-BLOG-COMORES

ORDURE MENAGERES / CRI D’ALARME : LE COLLECTIF DES RESIDENTS DE LA ZONE DE L’ANCIEN AEROPORT DE MORONI/ICONI A ADRESSE LE 22 OCTOBRE 2007 UNE AUTRE LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENTS DE L’UNION DES COMORES ET DE L’ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
 
Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte de rappel adressée aux Président de l’Union des Comores et de l’Ile Autonome de Ngazidja le 22 octobre dernier par les riverains de l’ancien aéroport de Moroni/Iconi


son Excellence,

Le Collectif des Résidents de la zone de l’ancien aéroport de Moroni/Iconi a l’honneur de vous adresser la présente, afin de vous rappeler que la lettre jointe en annexe (du 14/08/2007) n’a jusqu’à ce jour obtenu de suite de votre part (
voir l’article publié le 19 août 2007 en cliquant ICI).

Le Collectif regrette sincèrement cet état de fait et se permet, une fois de plus, d’insister sur un point spécifique déjà évoqué dans la première lettre. Il s’agit du grand risque encouru par les habitants au niveau sanitaire, à cause de la fumée issue de l’incinération des déchets à ciel ouvert, sans compter l’invasion des rats et des mouches dans tous les foyers sans exception.

En effet, deux cas graves d’intoxication pulmonaire ont été diagnostiqués ces derniers jours sur des enfants de bas âge.

La psychose s’instaure progressivement au sein des familles et des foyers, des tensions incontrôlées risquent de compromettre la quiétude et la sécurité de la zone concernée par le déversement sauvage des débris ménagers et d’autres émanant des centres hospitaliers.

Le Collectif réitère son appel au secours tout en faisant état de l’angoisse et de l’inquiétude des résidents dépités et désabusés.

Comptant sur la prise de conscience des uns et des autres, le Collectif ose espérer qu’une issue favorable sera recherchée et concrétisée afin de permettre à la population de cette zone infectée de vivre dans des conditions d’hygiène acceptables.



Fait à Moroni, le 22 octobre 2007


Le Collectif des résidents de la zone de l’ancien aéroport de Moroni Iconi

Ampliations

- M. le Vice Président chargé du Ministère des Transports, des Postes et
Télécommunications et du Tourisme
- M. le Vice Président chargé du Ministère de la Santé, de la Solidarité et de
la Promotion du Genre
- M. le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Chargé de la Diaspora,
de la Francophonie et de Monde Arabe
- M. le Ministre des Finances, du Budget et du Plan
- M. le Ministre de la Justice, de la Fonction Publique, Chargé
de l’Administration Pénitentiaire et des Réformes administratives
- M. le Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, des Arts, de la Culture,
de la Jeunesse et Sports, Porte Parole du Gouvernement
- M. le Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme
et de l’habitat
- M. le Ministre des Affaires Extérieures et de la Coopération chargé de la Diaspora,
de la Francophonie et de Monde Arabe
- M. le Ministre de la Santé de l’Union
- M. le Ministre de la Santé de l’Ile Autonome de Ngazidja
- Mme. la Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement
- M. le Ministre de l’Environnement de l’Ile Autonome de Ngazidja
- M. le Directeur de Cabinet du Président de l’Union, Chargé de la Défense
- M. le Président de l’Assemblée de l’Union
- M. le Président de l’Assemblée de l’Ile Autonome de Ngazidja
- M. le Préfet de Moroni
- Mairie de Moroni
- M. le Proviseur du Lycée de Moroni
- M. le Président de l’Université
- M. le Directeur du GSFA
- M. le Directeur de l’école française
- Commissariat Général au Plan
- Union Européenne
- Ambassade de France
- Correspondant de Radio France Internationale aux Comores
- Correspondant de l’Agence France Presse
- Correspondant de HZK
- Correspondant de l’Agence Panafricaine de Presse
- PNUD
- OMS
- UNICEF
- FNUAP
- Croissant Rouge
- Croix Rouge Française
- Journal AL WATWAN
- Journal la Gazette
- Mme la Directrice Générale de la TNC
- Radio Ngazidja
- Djabal TV
- Club des Femmes
- FAWECOM
- Maona ndro
-