PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 
CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

COMMUNIQUES

Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 20:41


Vous trouverez ci-dessous le communiqué de la Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) en date du 21 décembre 2009 sur le déroulement du second tour des éléctions législatives du 20 décembre 2009.
Sans commentaires. A vous de le faire sans modération
.
Bonne lecture

Halidi allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L'HOMME (FCDH)

 

B.P. 310 Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores

fcdh_comores2008@yahoo.fr, riziki57@yahoo.fr, kaled_said@yahoo.fr, a_allaoui@yahoo.fr

Tel : 332 0829 / 334 0778 / 334 60 49

 

 

COMMUNIQUE

 

A la suite de la proclamation des résultats du 1er tour, un second tour des législatifs a eu lieu le 20 décembre 2009 dans les trois îles. Suite à cela, la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) a effectué l’observation conformément au code électoral et aux termes du contrat de consultation qu’elle a signé avec le PNUD.  Comme au 1er tour, la FCDH a effectué sa mission d’observation dans les 3 îles.  


A cet effet, chaque section a réalisé l’observation dans son île respective ce 20  décembre 2009. 


Les observateurs de la FCDH ont travaillé en concertation avec leurs collègues de l’Observatoire des Elections et de la FECOSC ainsi que les observateurs internationaux dépêchés aux Comores par les partenaires bi et multilatéraux pour participer à l’observation des élections des députés de l’Union et des conseillers des îles autonomes.


A cet effet, 67 observateurs nationaux de la FCDH répartis en 30 observateurs à Ngazidja, 25 observateurs à Anjouan et 12 à Mohéli ont été déployés dans toutes les circonscriptions de l’Union des Comores. 


La mission nationale de la FCDH a observé 85% des bureaux de vote officiellement désignés dans l’ensemble du territoire. 


Ainsi, de l’ensemble des avis exprimés par les observateurs de la FCDH, depuis le déroulement du scrutin  jusqu’au dépouillement, la FCDH fait le constat suivant :

 

  1. Au niveau d’Anjouan

a)      Les préparatifs du scrutin sont effectués dans les normes à l’exception de l’acheminement tardif  de certains matériels essentiels dans quelques localités.

b)      A Dziani, à 10 h 45, le président du bureau de vote de Dziani 1 a voulu procéder  à un bourrage d’urnes mais il a été intercepté par les assesseurs. Ce qui avait entrainé une perturbation du déroulement du scrutin durant 1 heure de temps. Les opérations électorales ont repris après l’arrivée des observateurs nationaux de la FCDH. Ces derniers ont joué une médiation avec comme outil le code électoral.

c)      A Mranai I, II bis et III, certains électeurs détenaient des fausses cartes d’électeurs, souvent portant des noms d’hommes et vêtues de photos de femmes et vice versa. Ce qui avait entrainé des perturbations du déroulement du scrutin.  Bien qu’il s’agisse des cartes douteuses, le coordinateur  a autorisé l’admission de ces cartes.

d)     A Mramani III et Chiroroni I les présidents de ces deux bureaux de vote avaient délogé les assesseurs du candidat Mohamed Soula durant une heure de temps pour la simple raison qu’ils revendiquaient le rejet de toute carte douteuse.  

e)      En dépit de renforcement de la formation, un nombre important des membres des Bureaux de vote n’arrivaient pas à assumer leur mission correctement.

f)       Dans le quartier de Hamoumbou, vers 8 h 30 mn, des bulletins de vote circulaient dans des mains de particuliers ; Lesquels bulletins ont été remis au CTP de la CIE

g)      Des tentatives de corruption ont été effectuées à l’endroit de certains assesseurs. 

 

h)      Quelques actes d’intimidation ont été opérés à l’encontre des supporteurs du Candidat Ahmed Djaffar à Bandrani et de ceux de Mohamed Djaffar à Sima à la veille du scrutin du 20 décembre 2009

i)        Dans les bureaux de vote de Lingoni I, I bis, II, II bis, il n’y avait aucun assesseur de Mohamed Djaffar. Seul le Président assurait les opérations de vote. Le secrétaire était absent pendant que le primo s’était endormis.

j)        La corruption électorale des électeurs a été effectuée de manière patente sur l’ensemble de l’île d’Anjouan.

 

2. Au niveau de N’Gazidja

a)      La FCDH dénonce énergiquement l’acte du déchirement du laisser-passer et de l’humiliation pure et simple de ses observateurs par des éléments de l’AND dans la localité de Singagni et plus particulièrement au Collège de Singani.  

b)      Un nombre non négligeable de bureaux de vote n’ont pas ouvert à l’heure prévue par le code électoral, tels que Malé, Ouzioini …

c)      Certains bureaux de vote ont été installés dans des lieux non désignés officiellement tels que Mitsamiouli I bis BV n°177N bis

d)     Dans quelques bureaux de vote, les urnes n’étaient pas scellées correctement. Il s’agit de BV n°199N Djomani (Mboudé), 292N Sima I et 282N Hassendjé (Washili), n°049N Vouvouni I, n°234N Mhandani et n°247N Vanadjou (Itsandra) ;

e)      De nombreux bureaux n’ont pas bénéficié de la présence de forces de sécurité comme à Mnoungou BV n° 311N et Chezani, ainsi que tous les bureaux de vote de Mbadjini-Est. C’est à 18 heures qu’on a vu les forces de sécurité arriver. Dans le Mbadjini-Ouest les bureaux de Mlimani BV n° 103N et Makorani 110N n’ont pas également bénéficié de la présence de forces de sécurité ;

 

3. Au niveau de Mohéli  

a)      Dans la plupart des bureaux de vote, le secret de vote n’était garantie ni respecté et ceci sur instruction de la CIE. Un climat de tension prévalait dans certaines localités.  

b)      Les membres des bureaux de vote connaissent toujours des insuffisances. 

 

A cet effet, la FCDH déduit que les principes de la démocratie électorale n’ont  été appliqués  correctement. La corruption des électeurs était la méthode utilisée. Certains actes d’intimidations étaient commis à l’endroit de certains supporteurs des candidats d’opposition.

Ainsi, le scrutin du 20 décembre a connu des anomalies qui doivent être examinées minutieusement et prises en compte lors de la délibération notamment dans la circonscription de Sima et de Mramani ainsi que dans le Hambou surtout à Singani et Djoumoichongo où  nos observateurs ont constaté de graves anomalies.

Egalement la FCDH déplore l’attitude  du vice-président de la CENI qui a voulu saboter les missions nationales d’observation, sur le fait qu’il n’a pas voulu leur attribuer les laisser-passer. Après de multiples tractations, ceux-ci ont été octroyés tardivement. La FCDH a reçu les leur vers 19 heures et l’observatoire des élections vers 22 heures. Nous avons constaté que des individus non accrédités ont bénéficié de ces laisser-passer alors que les missions nationales d’observation ont été longtemps ignoré. Ce qui a perturbé leur travail. Cette attitude a été observé également à Mohéli où nos observateurs ont reçu les laisser-passer vers 22 heures également.

 

Enfin la FCDH adresse ses remerciements à tous les organes en charge des élections, et au Gouvernement comorien

Elle réitère ses remerciements à l’endroit des partenaires bi et multilatéraux non seulement pour lui avoir accordé un appui financier notable qui lui a permis de réaliser cette mission d’observation mais aussi pour avoir appuyé et accompagné ce processus électoral si important pour les Comores.

 

 

Fait à Mutsamudu, le 21 décembre 2009

Pour le Bureau National Exécutif

Le Secrétaire Général

 

 

 

 

KALED Saîd

 

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 21:37
Vous trouverez ci-dessous un Communiqué de la Communauté Mohélienne d'Europe pour Mohéli 2010 suite à une réunion  qui a eu lieu à Paris le 14 décembre 2009
 reçu ce jour.

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

COMMUNIQUÉ DE LA COMMUNAUTÉ MOHÉLIENNE D’EUROPE
POUR MOHELI 2010


Depuis leur accession à l’indépendance, en 1975, les Comores (archipel de quatre
îles: Anjouan, Mohéli, Ngazidja et « Mayotte ») sont en proie à une instabilité politique et
institutionnelle chronique.

De coups d’état et tentatives de coups d’état permanents aux modifications
constitutionnelles systématiques à chaque arrivée d’un nouveau pouvoir ou même au cours
d’un mandat, le peuple comorien a fini par se révolter.

En août 1997, consécutivement à l’adoption d’une nouvelle constitution par le
régime, déjà en place, des revendications séparatistes, sur les îles de Mohéli et d’Anjouan,
apparurent pour la première fois. Un seul mot d’ordre: indépendance pour la première et
rattachement à la France pour la deuxième.

La crise, ainsi née, ne trouvera de dénouement qu’en 2001 et ce, au prix d’un conflit qui a
coûté la vie de centaines de personnes et surtout après de très longues et difficiles
négociations entre le gouvernement, l’opposition et les représentants des îles séparatistes,
sous l’égide de l’Union Africaine (UA) et de l’Organisation Internationale de la
Francophonie (OIF) appuyées de l’Union Européenne (UE), de la Ligue des Etats Arabes
(LEA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Ces négociations ont abouti à la signature, en août 2000 et en février 2001, d’Accord-cadre
de réconciliation nationale (ou Accords de Fomboni).

Toutes les parties comoriennes signataires se sont engagées à respecter les principes
fondateurs du Nouvel Etat Comorien tels que: « le principe d’une présidence tournante de
l’Union » ainsi que « le partage du pouvoir entre l’Ensemble et les Îles afin de permettre à
ces entités de concrétiser leurs aspirations légitimes pour administrer et gérer librement
leurs propres affaires ».

La communauté internationale, l’UA et l’OIF notamment, s’est engagée, par sa signature,
à garantir ces accords et leur pleine application.
La Constitution du 23 décembre 2001 a, plus ou moins, pris en compte les
recommandations faites par les Accords de Fomboni.

C’est ainsi qu’en application de l’article 13 de cette constitution que:
en avril 2002 un Président originaire de Ngazidja a été élu,
en mai 2006 est élu un Président originaire d’Anjouan et
en mai 2010 c’est de l’île de Mohéli que le Président doit être originaire.

Faisant fi des efforts des comoriens pour aboutir à ce consensus institutionnel, le
président actuel, Ahmed Sambi et ses acolytes ont entamé un processus visant à modifier
unilatéralement la mouture institutionnelle qui avait été acceptée par tous tant elle
répondait, plus ou moins, aux aspirations des comoriens, à savoir une large autonomie des
îles, un partage équitable du pouvoir et surtout une présidence tournante.

La nouvelle constitution, qui a été adoptée le 17 mai 2009, par un référendum
légitimement boycotté par une très grande majorité de comoriens, remet en cause tous les
acquis obtenus avec les Accords de Fomboni. Désormais, plus aucune autonomie pour les
îles (entités de l’Union). Les chefs des exécutifs des îles, élus en 2002 et qui ont prêté
serment devant la Cour constitutionnelle en tant président d’île deviennent maintenant des
gouverneurs dépourvus de toutes leurs prérogatives constitutionnelles. Il n’y a plus de
sécurité juridique. Plus grave encore le Président Ahmed Sambi compte, en vertu de « sa »
nouvelle constitution, rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, qui court
jusqu’au 26 mai 2010.

Ce processus est très dangereux car il menace la réconciliation nationale et l’unité
des Comores et risque de replonger le pays dans une nouvelle crise encore plus grave et
dont les conséquences restent imprévisibles.

Nous, mohéliens vivant en Europe, réunis en assemblée extraordinaire à Paris, le 14
décembre 2009, demandons l’application totale et sans condition, aucune, de la loi
organique N°05-009/AU du 4 juin 2005, relative aux conditions d’éligibilité du Président
de l’Union, conformément à l’article 13 de la constitution du 23 décembre 2001.
Nous exigeons du gouvernement de l’Union des Comores qu’il mette tout en oeuvre
afin d’organiser les élections primaires à Mohéli puis les présidentielles au niveau national
avant la fin du mandat du président actuel, le 26 mai 2010.

Nous en appelons à la communauté internationale, en particulier à l’Organisation
Internationale de la Francophonie, l’Union Africaine et l’Union Européenne, en leur
qualité de partie garante des Accords de Fomboni et de leur pleine application, à honorer
leur engagement (Pacta sunt servanda) et stopper net, pendant qu’il est encore temps, le
président Ahmed Sambi dans son processus de destruction des Comores.
Communauté mohélienne d’Europe

- copie à son excellence Abdou Diouf (Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie)
- copie à son excellence Nicolas Sarkozy (Président de la République française)
- copie à son excellence José Emmanuel Baroso (Président de la Commission européenne)
- copie à son excellence Ahmed Sambi (Président de l’Union des Comores)
- copie à Monsieur Mahamat Saleh Annadif (représentant de l’Union africaine auprès de l’Union européenne - Bruxelles)
- copie à tous les médias présents en Europe
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 22:37

Communiqué

Crash de l'A310 : Les familles des victimes vont être indemnisées

 

Comores - Conformément aux conventions internationales, les assureurs de la Compagnie Yemenia Airways ont décidé de verser aux familles des victimes du Crash de l’Airbus A 310, une indemnisation provisoire, sous forme d’avance, d’un montant de Vingt mille euros (20 000 euros) pour chacun des passagers à bord du vol IY626. La décision a été communiquée officiellement aux Ambassadeurs de la République du Yémen et de l’Union des Comores à Paris ainsi qu’à l’Ambassadrice française chargée des victimes, au cours d’une rencontre jeudi 3 septembre en présence du Procureur de la République auprès du Tribunal de Paris, de la Direction des affaires civiles du Ministère de la Justice et de la Direction France de Yemenia.

 

 

Suite à cette rencontre et aux précisions fournies concernant le versement de cette indemnisation, il est porté à la connaissance des familles des victimes, ce qui suit :

1°) L’indemnisation des personnes disparues relève du Droit privé. Les Etats se sont impliqués dans ce dossier pour veiller au respect des procédures et à ce que les engagements pris se déroulent dans la légalité et la transparence.

2°) Ce paiement intérimaire sera versé au représentant légal des ayants droits (ascendants, descendants, collatéraux à savoir l’époux, l’ (ou les) épouse(s), les frères ou les soeurs de la victime) et sur présentation des documents suivants :

> Jugement déclaratif de décès
> Extrait de naissance
> Livret de famille
> Acte de mariage

3°) A ce stade, le paiement de cette indemnisation aux ayants droits ne nécessite pas l’assistance d’un avocat, sauf pour les cas de force majeure. L’apparition d’un litige au sein de la famille sur les bénéficiaires par exemple.

4°) La justice française se porte garant des actes d’état-civil qu’elle a émis. Elle mettra ces documents à la disposition des assureurs de Yemenia par le canal diplomatique.

5°) Concernant les victimes de nationalité comorienne qui résidaient régulièrement en France, les familles devront déposer les pièces exigées auprès de l’Ambassade des Comores à Paris qui assure le rôle de facilitateur pour la transmission de ces documents aux assureurs de la Compagnie Yemenia.

6°) A ce jour, la justice française a établi:

> 58 jugements déclaratifs de décès concernant les victimes de nationalité française,
> 17 concernant les victimes de nationalité comorienne qui résidaient en France
> 3 concernant des victimes dont l’obtention de leur nationalité française était en cours.

A ce sujet, l’Ambassade des Comores rappelle les familles qui n’ont pas encore remis de dossier de demande d’un jugement déclaratif de décès d’un proche, de le faire rapidement.

7°) Pour les autres victimes de nationalité comorienne qui ne relèvent pas de ces deux premières catégories, les informations nécessaires leur seront communiquées directement à Moroni par les assureurs de la compagnie Yemenia Airways qui se rendent aux Comores ce vendredi.

8°) Afin de permettre aux familles de disposer de tous les renseignements concernant ces indemnisations, l’Ambassadeur Abdallah Mirghane les invite à une réunion d’information le mercredi 9 septembre à 10 heures au siège de l’Ambassade au 20, Rue Marbeau, 75116 Paris

Au sujet de l’évolution des enquêtes, 90 nouveaux restes mortels ont été remontés en surface ces derniers jours et font l’objet des prélèvements en vue de leur identification. Quant aux résultats des premières opérations d’identification des corps repêchés près des côtes tanzaniennes, ils seront peut-être révélées par les enquêteurs qui se réunissent les 7 et 8 septembre à Dar-Es-Salam.

Paris le 4 septembre 2009
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Ambassade de l’Union Des Comores,
20 Rue Marbeau
75116 Paris
Tel : 01 45 02 17 40

Cellule de suivi du Crash du 30 juin 2009
Tel : 06 22 00 90 79 - cellule.suivi@yahoo.fr

 

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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /2009 13:02
Première étape de tournée conclue pour la compagnie O Mcezo*, actuellement partie à Fumbuni dans le sud de Ngazidja. Ci-joint un communiqué d’étape, également disponible en PDF (avec image de la gungu performance organisée à Ntsudjini) ci-joint. La tournée se poursuivra dans d’autres cités de l’archipel des Comores jusqu’au 22 août 09.  Pour plus d'infos sur la compagnie, nous contacter.

 

  Préparation du gungu la mcezo contre ceux qui volent ou abusent des biens publics à Fumbuni avec un jeune comédien de l’association Masomo na Utamaduni (photo).

 

O Mcezo* Cie

 

 

  tournée 09 juillet - août

 

Etape I Ntsudjini

compte-rendu de tournée.

 

pour La fanfare des fous de Soeuf Elbadawi

un spectacle sur la dépossession citoyenne.

 

La compagnie de théâtre O Mcezo* s’est installée à Ntsudjini (Ngazidja) pour sa première date de tournée dans les villes et villages de l’archipel des Comores, avec le soutien de la Fondation Prince Claus de Hollande. Sept jours de répétitions sur une place publique (lebangwe lo pvo Singani) pour La fanfare des fous, un spectacle de Soeuf Elbadawi sur la dépossession citoyenne. L’occasion pour les comédiens de la compagnie de faire plus ample connaissance avec le public du « lieu ». Ils ont ainsi été accueillis dans les familles, en accord avec les principes qui motivent cette tournée, à l’occasion de laquelle « on défend une certaine vision du théâtre. Une vision basée sur les notions de solidarité et de partage. Notre projet questionne la cité, interroge ce qui fonde nos communautés. Les enjeux pour nous ne se situent pas au niveau du show, mais plutôt dans notre capacité à intégrer une communauté de vie donnée. Voilà pourquoi nous nous installons dans les villages pour au moins cinq jours, avec des rencontres, des performances, des répétions de spectacle en partie publiques, et où il s’agit moins de faire l’acteur que de donner une image citoyenne de ce que l’on fabrique sur notre plateau » explique Soeuf Elbadawi, directeur artistique de la compagnie.

 

A l’occasion de cette tournée, un stage d’initiation aux pratiques théâtrales s’est tenu sur la place Singani durant trois jours avec des jeunes du Scout Ngome, structure associative et principal partenaire de la compagnie O Mcezo* dans ce chef-lieu de la préfecture de l’Itsandra Hamanvu. Une gungu performance a ensuite été orchestrée dans l’après-midi du samedi 1er août 09 dans la cité des ngome. Elle portait sur la délinquance juvénile et sur l’usage des stups. Les jeunes de Ngome et leurs complices de la compagnie O Mcezo* ont imaginé un personnage nommé Ndzumari, ligoté, enfariné et traîné dans les ruelles par des hommes habillés en femmes et des femmes travesties en hommes, poursuivi par une foule de minots en culottes courtes, huant le « pestiféré », en scandant des slogans anti-drogue sous forme de chansonnettes. Samedi soir s’est aussi improvisé un débat sur le lieu des répétitions du spectacle par rapport à la poursuite ou non du projet… dans la mesure où deux personnalités de la communauté de Ntsudjini venaient de décéder. Le théâtre pouvait-il déroger à la règle imposant le deuil à toute manifestation publique à caractère festif ? Le public s’est montré partagé à cette question. Certains auraient voulu que les représentations prévues samedi et dimanche soir de La fanfare des fous aient lieu.

 

« Le théâtre ne peut être considéré de la même manière que les autres activités dans la ville. Par ailleurs, on interdit la tenue de ces représentations à cause du deuil, mais ce n’est pas pour ça que les fêtes de mariage prévues ce week-end vont être annulées. Ceux qui imposent cette loi au théâtre seront les premiers à vouloir la contourner au nom du anda, qui est une tradition festive touchant tout le monde ». D’autres personnes dans le public présent à ce débat ont trouvé l’exercice quelque peu périlleux. « Nos vieux notables ne comprendront pas. Qu’il y ait du théâtre pendant qu’ils enterrent un mort sera difficile à avaler. Il faut donc leur expliquer ce que c’est. Car il n’est pas évident qu’ils comprennent ce que signifie le travail scénique engrangé sur la place durant ces derniers jours par nos amis d’O Mcezo* ». Un délégation est partie voir les « Anciens » (ndo wazee) pour négocier. Ces derniers se sont montrés réservés, et O Mcezo*, en accord avec son partenaire, le scout Ngome, a décidé de respecter le deuil pour ne pas heurter les susceptibilités inutilement. « Nous sommes venus jouer pour servir une communauté au nom d théâtre. Ette communauté est en deuil. Il est normal que l’on respecte ce deuil. Si les notables comprennent mieux la tenue du djeleyo ou du mwaliko, tous instants liés aux fêtes de mariage traditionnel, durant ce deuil, c’est normal. Le théâtre est quelque chose de nouveau qu’il nous faut d’abord leur expliquer. Notre théâtre en l’occurrence n’invite pas à la fête mais plutôt à parler de la mort du citoyen » commente Soeuf Elbadawi.

 

Des rencontres, un stage et une performance ont quand même eu lieuà Ntsudjini durant ces dix derniers jours, en plus des répétitions publiques du spectacle La fanfare des fous. « Nous avons eu le temps de raconter notre histoire au public de Ntsudjini, qui a suivi nos répétitions en live, et qui reprends déjà les textes, les prières et la geste de la Fanfare des fous dans les rues. Les jours passés aux côté de nos frères et sœurs du Scout Ngome ont été utiles. Les gens ont eu le temps desaisir notre démarche. J’imagine que c’est pour cette raison que certaines personnes se sont indignées à l’idée que l’on ne puisse pas jouer La fanfare. Or les représentations de La fanfare ne sont qu’un aspect du projet global. Je crois sincèrement que les jours passés à Ntsudjini ont permis de montrer à beaucoup que le show n’était pas le plus important dans ce que l’on fabrique sur le plateau. Le théâtre pour nous est une manière de rassembler et de questionner le citoyen. Ce que nous avons quand même réussi à faire malgré ce deuil touchant les deux derniers jours. Donc nous partons confiants par rapport au public de Ntsudjini, et nous espérons surtout que ce public saura expliquer pourquoi nous n’avons pas joué ce week-end. Nous partons aussi avec l’idée d’avoir contribué à érire une nouvelle page (unkade) pour l’histoire du théâtre dans ce pays » conclut Soeuf Elbadawi.

 

Dimanche 2 août 09.

 

prochaines dates après Ntsudjini

 

du 03 août au 08 août 09                       Fumbuni

du 08 août au 11 août 09                       Iconi

du 11 août au 16 août09                        Ouani

du 16 août au 21 août 09                       Mirontsi

du 21 août au 22 août 09                       Mutsamudu

 

                                                                                                              **retour prévu à Ntsudjini pour la fin septembre.

 

 

 

 

Contact

Cie O Mcezo* Washko Ink. B.P. 5357 Moroni Comores Téléphone : 00 (269) 7732451 E-mail : omcezo@yahoo.fr

 

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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 11:31

 

Ambassade de
L'Union des Comores
En France

20, Rue Marbeau
75116 Paris
Fax : 01 45 02 17 40

Paris, le 25 juillet 2009
Communiqué 4 /AMB-UCF

De retour des Comores où il avait accompagné les proches des disparus du Crash du vol IY626 qui sont allés se recueillir auprès de leurs familles, l'Ambassadeur de l'Union des Comores à Paris s'est entretenu le jeudi 23 juillet dans son bureau de la Rue Marbeau, avec Christine Robichon, Ambassadrice française chargée des relations avec les familles des victimes. Suite à ces discussions qui ont portées essentiellement sur le volet juridique de l'accident, les deux diplomates ont convenu d'informer chacun de son côté, les proches des victimes sur ce qui suit:

1) Une information judiciaire pour homicide involontaire et complicité est ouverte aux Comores et une autre information judiciaire est en cours parallèlement en France. Les familles qui veulent se porter partie civile doivent se renseigner auprès de l'Ambassade des Comores à Paris, au ministère des Relations extérieures à Moroni ou selon les cas à la Cellule de crise du ministère français des Affaires étrangères.
2) Par ailleurs, les familles résidentes en France qui n'ont pas les moyens de faire appel à un avocat peuvent solliciter l'accès à une aide judiciaire en se rapprochant des services compétents.
3) En attendant la fin des opérations de recherches des corps et leur identification, le gouvernement comorien a chargé son Ambassadeur à Paris d'entrer en relation avec les responsables de la Compagnie Yémenia pour faciliter l'établissement d'attestations nominatives de présence à bord. Document indispensable au stade actuel pour les démarches auprès des administrations et de toutes autres institutions (financières ou sociales) que comptent mener les familles au nom des disparus.
4) Le gouvernement comorien a par ailleurs donné son accord pour l'envoi d'experts en Tanzanie afin de participer à l'identification des restes mortels repêchés dans les eaux territoriales de ce pays voisin.
24 dossiers sont pour l'instant ouverts et pourraient donner lieu à l'établissement d'actes de décès par les autorités tanzaniennes une fois l'identification attestée.
Pour les autres cas, un jugement déclaratif de décès sera fourni par :
le tribunal de grande instance de Bobigny pour les disparus de nationalité française ou de nationalité comorienne résidant en France (la procédure vaut pour toutes les personnes de nationalité comorienne qui avaient leur résidence en France : que leur situation au regard du droit au séjour ait été régulière ou non). Pour ces deux catégories, les familles doivent prendre contact avec la Cellule de crise du ministère français des Affaires étrangères.
Les proches des disparus de nationalité comorienne sans résidence en France doivent se renseigner auprès des services de l'Ambassade des Comores à Paris.
5) L'Ambassade des Comores à Paris informe les proches des disparus qu'un bureau d'accueil sera à leur disposition à partir de la semaine prochaine à la rue Marbeau pour les aider dans leurs démarches.
6) L'Ambassadeur Abdallah Mirghane sera ce lundi à Marseille pour une nouvelle rencontre avec les familles des disparus. La rencontre est prévue à 18 heures au Consulat.
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 00:42
Vous trouverez ci-dessous un communiqué du SOS Voyages aux Comores diffusé sur internet le vendredi 24 juillet 2009 dans lequel il sous entend qu'il n'a jamais été cosignataire du communiqué de certaines associations de la diaspora du 14 juillet dernier intitulé "face au deuil".  !!!


S.O.S Voyages aux Comores

Siège social : Marseille
sosvoyauxcomores@hotmail.fr
COMMUNIQUE

Un communiqué au sujet du crash de l'A310 intitulé « Face au deuil National» et a été signé d'un certain nombre d'associations le 14 juillet. Bien que nous ne puissions qu'encourager les hommes et les femmes qui travaillent aujourd'hui à ce qu'un tel drame ne se reproduise jamais,

SOS Voyage ne peut que regretter n'avoir pas été consulté afin de donner son point de vue.

SOS Voyage est une organisation apolitique qui travaille depuis plus d'un an à des meilleures conditions de vol entre la France et les Comores. Nous avons consenti des efforts considérables, humains et financiers, afin que nos revendications puissent être entendues au plus haut niveau de l'Etat comorien. Nous avons eu à surmonter des obstacles réels et des réticences fortes de la part de nos interlocuteurs. Nous avons dû nous battre pour que l'Etat comorien commence à écouter les revendications de la diaspora comorienne, malheureusement pas assez vite. Les autorités comoriennes le savent, SOS voyage ne tolérera aucune négligence de l'Etat comorien dans cette affaire.

Pourtant, nous ne pouvons nous engager dans une démarche qui consisterait à considérer l'Etat comorien comme un adversaire. Et ce, tant qu'il n'aura pas été établi, à la lumière de faits indiscutables, sa responsabilité totale ou partielle dans ce drame. Le risque est trop grand, de récupération politique ou de tentative de déstabilisation, pour que nous prenions des positions à la légère. En outre, notre attachement aux règles de la démocratie ne peut que nous amener à respecter l'autorité d'un chef de l'Etat, démocratiquement élu, et à le reconnaître comme étant notre interlocuteur dans nos actions.

Dans cette période de deuil national, il nous parait important que les comoriennes et les comoriens de tous bords, des Comores et de la diaspora, travaillent ensemble à la résolution définitive des problèmes de transports entre la France et les Comores. SOS voyage est prête à une collaboration réelle et sincère avec les autorités comoriennes, les autorités françaises, les organisations représentatives et tous les pays amis, pour que, par delà nos divergences, nous obtenions des résultats tangibles pour le peuple comorien.
Nous travaillerons aussi avec acharnement à établir les responsabilités de chacun et lorsqu'elles seront connues, nous saurons faire en sorte que les coupables répondent de leurs fautes.

Le Président de SOS Voyage Aux Comores
Farid SOILIHI
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 23:48

 Depuis l'accident de  Yemenia aiways qui a endeuillé le peuple comorien, tout le monde cherche à s'approprier le deuil et  à prouver qu'il est plus touché que tout le monde. Qu'est ce qu'on est aimé quand on n'est plus ! Que d'émotion !

On l'a vu avec les médias français.... les autorités françaises,  les autorités comoriennes, les intervenants comoriens.... Tout le monde sans exception !

Maintenant place aux Communiqués....surtout aux communiqués ridicules. Et ça va certainement continuer...

Je ne fais pas de commentaires exprès. Comme cela, je ne vous gâche pas, chers lecteurs, le plaisir de juger vous même en lisant les deux communiqués ci-dessous de certaines associations de la diaspora comorienne en France (en noir) et du gouvernement de l'Union des Comores (en bleu) :


COMMUNIQUÉ DES ASSOCIATIONS du 14 juillet 2009 : FACE AU DEUIL NATIONAL

 

Le comportement des autorités comoriennes face au drame national vécu par les Comoriens, suite au crash dans les eaux comoriennes de l'Airbus A310 de Yemenia Airways (interdit de vol en France depuis 2007 pour manque de fiabilité et vétusté manifeste), met sans conteste à nu l'incompétence, la faillite et partant, la déliquescence de l'État, si tant est qu'il en existe un, sous le Gouvernement de Sambi. Car, ce sont bel et bien les autorités comoriennes qui, en accordant un blanc seing à cette compagnie yéménite, encouragent implicitement cette dernière, à tailler des croupières à la communauté comorienne, jusqu'à ce que mort s'en suive. A l'instar de cette funeste journée qui a vu les Comores perdre près de 152 de ses filles et fils dans l'indifférence à peine dissimulée de ces mêmes autorités comoriennes, 152 passagers envoyés délibérément à la mort pour assouvir la vénalité de la compagnie yéménite et des autorités comoriennes, qui n'hésitent pas une fois sorti de l'espace aérien européen, à transvaser les "laissés pour compte" comoriens à bord des cercueils volants, qui aux dires des associations, des passagers, des experts et du gouvernement français, présentent des manquements graves aux règles de sécurité. Le Vice Président comorien, Idi Nadhoim peut toujours avancer la prétendue méconnaissance des autorités comoriennes, sur l'état de l'appareil. Pourquoi n'ont-t-elles pas appliqué le simple principe de précaution en imitant les autorités françaises ? Pourquoi n'ont-elles jamais écouté les comoriens qui prennent ce vol depuis des années ?
Alors que les nombreux disparus comoriens du vol Airbus A310, lui donnent toute latitude pour dénoncer les termes scandaleux du contrat, voire le contrat lui-même, signé par les autorités comoriennes et la compagnie yéménite (et mettre davantage l'accent sur le volet sécuritaire, améliorer les conditions de déplacement des Comoriens et revoir à la baisse le prix du billet d'avion le plus cher au monde), le gouvernement Sambi préfère ne rien faire et laisser les cercueils volants yéménites décimer sa population.

Quoi en penser ?


 Voilà
Ø un président qui, d'un côté, n'a de cesse de louer la précieuse contribution tout azimut de la diaspora comorienne, qui se fait fort d'apporter à ses compatriotes un peu de mieux être et de réconfort et de l'autre, de se garder de faire quoi que ce soit qui puisse prêter main forte ou capitaliser les efforts surhumains déployés par la diaspora.

 Voilà un président qui n'a de cesse deØ sacrifier des vies (dont les 152 disparus du vol Yéménia Airways) et les intérêts de son pays et de son peuple sur l'autel du profit, de la corruption, de l'assistanat et de la mendicité, pour peu que ses proches et ses affidés y trouvent leurs comptes.

Les premières interventions de Sambi dès l'annonce du crash sont, après l'invocation de l'incontournable fatalisme et de son corollaire enrobé de volontés divines, pour se dédouaner de toute responsabilité, d'incriminer la météo pour disculper Yemenia et, du coup selon certains, de protéger intérêts et autres opérations occultes. Et ce, dans la continuité du marché de dupes, de ce qui est en réalité un accord juteux (pour Yemenia Airways et les autorités comoriennes successives, au dépens des vaches à lait comoriens), signé notamment par le gouvernement Azali, le 27 octobre 1999, imité par la suite par celui de Sambi...

Après les 8000 victimes du tristement célèbre "Visa Balladur" qui tapissent les abysses du bras de mer entre Anjouan et Mayotte dans l'indifférence coupable des autorités comoriennes et françaises, il ne faudrait pas qu'aujourd'hui les 152 disparus dans ce vaste cimetière marin, le soient pour rien, devrions-nous penser. Eh bien si ! Si ce n'est que cette fois, l'incontournable et omniprésent Etat français décide contre toute attente, contrairement à l'Etat comorien, la mise en place d'une commission d'enquête afin de s'enquérir des tenants et des aboutissants de la mort de la soixantaine de français d'origine comorienne. Cette démission de l'Etat comorien, fait paradoxalement du pays (la France), à la fois occupant une partie (Mayotte) du territoire national et de surcroit, promoteur en chef de la déstabilisation de l'archipel (avec soit dit en passant la complicité agissante des autorités comoriennes), "le sauveur et bienfaiteur", qu'il a toujours voulu être sur toute l'étendue de l'archipel.
C'est ce qui s'appelle du négoce, une vente à la découpe de notre souveraineté : après avoir violé de façon récurrente notre constitution, foulé aux pieds notre intégrité en aidant Mayotte à se départementaliser, vendu notre nation (pavillons de complaisance, passeports économiques), Sambi en se dérobant et en omettant de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe nationale, est entrain de profaner une fois de trop, la mémoire de nos chers disparus.

 

Les autorités comoriennes ont sans conteste tant de morts sur la conscience, qu'il va falloir tôt ou tard exhumer et leur rendre justice. Car trop de crimes contre l'humanité donc imprescriptibles, sont commis impunément.
Sambi a choisi son camp. Comme tous ses prédécesseurs depuis que Yemenia fait la ligne Paris-Sanaa-Moroni, de même que tous les membres de la commission des transports. Ils défendent l'image et les intérêts de la compagnie Yéméno-saoudienne. Ils défendent surtout leurs intérêts mesquins, leurs bakchichs. Car en vérité, il s'agit d'une affaire de gros sous. Souvenez-vous quand Yemenia commence à desservir les Comores, elle n'a que quelques avions long courrier. Depuis, cette compagnie affiche (avec notamment les économies réalisées à moindre frais grâce aux avions poubelles desservant les Comores), au moins, 3 Airbus A310, 2 A330, 3 Boeing 737 et projette d'acheter 10 Airbus A350 d'ici 2012. Tant d'arrogance et de mépris dictés par l'appas du gain du pouvoir financier et politique comorien, frisent sans conteste, l'impudicité et l'indécence de ce qu'on appelle un Etat voyou régi par une république bananière.

 

Afin d'y remédier, nous proposons et encourageons :
 

La mise en place aux Comores, d'une sérieuse commissionE d'enquête comprenant, notamment, des Comoriens de tous bords.

 L'associationE d'avocats comoriens au collège de professionnels pour plaider la cause des victimes.
 

La diaspora à continuer à boycotter Yemenia Airways et enE influant de façon déterminante dans les choix politiques du pays.

E L'érection d'un monument, Place de l'Indépendance, à la mémoire des victimes de cette catastrophe nationale, à coté de celui commémorant dorénavant les "morts Balladur".

 La mise en place d'une compagnie aérienne aux normes fiables etE financièrement abordables – à créer ou existante – sur le trajet Paris-Moroni-Paris en remplacement de la compagnie yéménite, avec du personnel naviguant parlant français ou comorien.


Ont signé ce 14 /07 / 2009, les associations :

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>
- ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) <acdh-France@wanadoo.fr>
- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr>
- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>
- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>
- CCMM (Collectif-Comores-MasiwaMane) <comores_masiwamane@yahoo.fr>
- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne) <diascom.diascom@gmail.com>
- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>
- Ligue Amicale de Culture et de Recherche Scientifique <ligueamicale@hotmail.com>
- Watwaniya <watwaniya@gmail.com>

- Comité Maore
- SOS Voyages <voyagesauxcomores@gmail.com>

 

 

Communiqué du gouvernement de l'Union du 20 juillet 2009 en réponse au communiqué de certaines associations de la diaspora comorienne en France du 14 juillet 2009

 

UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
Communiqué du Gouvernement de l'Union

 

Un certain nombre d'associations et de mouvements politiques (qui ne disent pas leur nom) viennent de publier un communiqué dit « des associations, face au deuil national ».
Contrairement à son intitulé « face au deuil », on ne trouve dans ce communiqué aucun mot de compassion « face au deuil » qui frappe nos frères et nos sœurs et le pays tout entier. Le communiqué est une diatribe insensée contre les autorités comoriennes, avec comme cible privilégiée le chef de l'Etat, qui y est traité de tous les noms ; en fait, de la récupération politique truffée d'accusations simplistes et gratuites.

Le communiqué veut faire croire que les autorités comoriennes ont pris le parti de Yemenia pour des « intérêts et autres opérations occultes », aucun début de preuve n'est évidement apporté à ces affirmations fallacieuses. Jusqu'à preuve du contraire aucune autorité comorienne n'a fait de déclaration pour défendre Yemenia.

Cependant, contrairement à ceux qui s'empressent de condamner sans preuve ou qui cèdent à l'émotion ambiante, le Gouvernement, qui se doit de prendre des décisions après en avoir mûrement mesuré les conséquences, se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur le contrat qui lie cette compagnie avec notre pays, une fois tous les éléments de l'enquête en sa possession. A l'heure actuelle les « boîtes noires » ont été repérées et tout est mis en œuvre pour les récupérer dans les jours avenir.

Il est étonnant de voir des « associations » se faire l'écho d'un lynchage médiatique et de déclarations qui cachent mal des arrières pensées politiques ou commerciales ou des intérêts financiers. Contrairement aux « Associations » qui n'ont de compte à rendre à personne et qui peuvent sans risque adopter les positions les plus démagogiques, le Gouvernement comorien se doit de penser au delà de l'émotion, par ailleurs compréhensible, et prendre en compte toutes les retombées de ses éventuelles décisions, y compris celle d'aggraver l'enclavement des Comores.

Le communiqué fait un amalgame douteux entre l'accident et la question de Mayotte, en effet, il est difficile d'établir un lien entre ce drame qui nous frappe aujourd'hui et le contentieux vieux de trente quatre ans entre la France et les Comores. Et encore une fois le communiqué avance des contre vérités. En effet, contrairement aux accusations d'une soit distante « complicité » du Gouvernement quant à la départementalisation de l'ile comorienne de Mayotte, tous les observateurs objectifs constatent les efforts de la diplomatie comorienne et les succès remportés dans les instances internationales pour faire condamner la démarche française. Les résolutions prises par l'Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, le Mouvement des non alignés et la Communauté des Etats Sahélo sahéliens (SEN SAD) sont là pour en témoigner et cela n'était pas arrivé depuis fort longtemps. La déclaration courageuse de Son Excellence le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à la dernière Assemblée Générale des Nations Unies a été on ne peut plus clair à ce sujet : Mayotte est comorienne et le Gouvernement comorien n'a fait et ne fera aucune concession sur la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de notre pays.

Les auteurs du Communiqué semblent éprouver un malaise à évocation de la destinée et de notre croyance en ce que rien n'arrive hors la volonté d'Allah. Cette croyance musulmane ne dédouane personne de ses responsabilités. Croire le contraire dénote d'un fossé culturel et religieux profond avec la plupart des comoriens et une incompréhension étonnante, de la part de comoriens, des valeurs réelle de l'islam. Ce n'est pas du fatalisme et ça ne veut ni dire que le Gouvernement comorien ne cherche pas à connaître la vérité, ni qu'il ne convient pas de tirer les conséquences de ce drame.

Encore une fois, le Gouvernement comorien réitère sa solidarité vis-à-vis des familles durement éprouvées par ce drame épouvantable et réaffirme sa volonté de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident. Le Gouvernement tient à souligner qu'il n'y a pas pour lui d'intérêt supérieur à celui de la nation comorienne et que l'intérêt des familles endeuillées prime avant toute autre considération.

 

Moroni le 20 juillet 2009,
Pour le Gouvernement de l'Union des Comores
Le Secrétaire Général du Gouvernement

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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 14:09

Vous trouverez ci-dessous le communiqué en date du 9 juillet 2009 signé conjointement à Dar es salam par des représentants des Comores, de la Tanzanie, du Yemen, de la France, du Yemenia Arways et de Blake Emergency Services


U
ne délégation de haut niveau composée de la Force d’intervention de la République Unie de Tanzanie, de l’Union des Comores, de la République Française, de la République du Yémen, de la compagnie aérienne Yémen Airways et de Blake Emergency Services, s’est réunie à Dar Es Salaam le 9 juillet 2009 à 19H30 pour discuter de questions liées à la récupération et au rapatriement des corps supposés être ceux du crash du vol 626 de la compagnie aérienne Yemenia et qui, entrainés par le courant marin, ont été localisés sur l’île de Mafia, en Tanzanie.

La délégation de l’Union des Comores était conduite par SEM Idi Nadhoim. Le Lt Général S. Shimbo, le Chef d’Etat Major des Forces de défenses tanzaniennes conduisait la Force d’intervention Tanzanienne. Le Yémen était représenté par S.E.M Abdullah Nasr Mothna, l’Ambassadeur du Yémen en Tanzanie. La délégation française était conduite par S.E.M Jacques Champagne de Labriole, l’Ambassadeur de France en Tanzanie. La délégation de la compagnie aérienne Yemenia était conduite par Abdulwali Said Hashem et la compagnie d’assurance Blake Insurance était conduite par John Fulton. Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République Unie de Tanzanie, l’Honorable Bernard K. Bernard K. Membe (MP) a présidé la réunion.

Le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie a exprimé ses condoléances et sa sympathie aux autorités comoriennes, françaises et yéménites et aux familles endeuillées suite à la tragédie survenue aux Comores le 30 juin 2009 et a assuré toutes les parties de sa disponibilité à soutenir la récupération, l’identification et le rapatriement des corps des défunts.
Le Gouvernement comorien a pour sa part, exprimé sa satisfaction et sa gratitude au Gouvernement tanzanien pour avoir mobilisé les ressources humaines et matérielles requises en vue de retrouver les corps localisés sur son territoire.

Il a été convenu que les experts comoriens, yéménites et français seront intégrés à la Force d’intervention tanzanienne mise en place, pour faciliter la récupération, l’identification et le rapatriement des corps.
La délégation comorienne a exprimé son souhait de rapatrier aux Comores, dans les meilleurs délais possibles, les 16 corps retrouvés, afin de permettre aux familles endeuillées de procéder aux (démarches) arrangements liés à leur enterrement.

La délégation tanzanienne a expliqué que la législation tanzanienne exige que toute personne retrouvée morte sur le territoire tanzanien soit identifiée avant d’être enterré. Ce processus inclut l’établissement de la cause du décès avant la délivrance d’un certificat de décès. Alors qu’il y a une très forte présomption que les corps retrouvés sont ceux du vol 626 de la compagnie Yemenia, il s’avère nécessaire de procéder à des tests d’ADN, pour établir, avec certitude, l’identité et la cause du décès, afin d’éviter tout problème juridique dans le futur.
La partie française a aussi souligné la nécessité d’identifier les corps avant leur rapatriement aux Comores. A cette fin, les autorités françaises avaient déjà prélevé les échantillons d’ADN des membres des familles des 66 victimes françaises de la tragédie.

A la suite de discussions intenses relatives à la récupération, l’identification et le rapatriement des corps, les parties ont convenus de ce qui suit :

• Le Gouvernement tanzanien s’engage à fournir aux Comores toute la documentation nécessaire relative aux lois qui régissent le traitement de dépouilles en Tanzanie.

• la partie comorienne se conforme à la loi tanzanienne et accepte que l’on procède à l’identification des corps sur le sol tanzanien avant que les restes humains ne soient rapatriés aux Comores.

• La compagnie Blake Emergency Services s’engage à couvrir le frais et les dépenses liés à la récupération et à la préservation des corps ainsi qu’aux analyses d’ADN et au rapatriement des restes humains des défunts, en vue de leur enterrement.

• Une réunion sera organisée le 10 juillet 2009 pour permettre aux experts de discuter de tous les aspects juridiques, médicaux et techniques liés à l’identification et à l’établissement de la cause des décès.

Fait à Dar Es Salaam, en Tanzanie, le 9 juillet 2009

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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 23:24

Déclaration de la mission des services du FMI aux Comores

 

 

MORONI, Comores, 24 juin 2009/African Press Organization (APO)/ -- Une mission des services du FMI a séjourné à Moroni du 9 au 23 juin 2009 afin d’évaluer les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI dans le cadre de l’Aide d’urgence post-conflit (AUPC) et pour mener des discussions sur un nouveau programme pouvant bénéficier de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI. La mission a rencontré le Président de l’Union des Comores, SEM Ahmed A. M. Sambi, les Gouverneurs des trois entités insulaires, le Ministre des Finances de l’Union, le Gouverneur de la Banque centrale des Comores, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et de la communauté des bailleurs de fonds.

 

Au terme des entretiens, M. Mbuyamu Matungulu, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour l’Union des Comores, a rendu publique la déclaration suivante le mardi 23 juin 2009 à Moroni.

 

« Les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du programme appuyé par l’AUPC sont globalement satisfaisants. Tous les indicateurs quantitatifs à la fin mars ont été observés et trois des quatre repères structurels ont été exécutés. Cette performance a notamment été facilitée par la résolution de la crise d’Anjouan l’an dernier.

 

L’inflation est en repli du fait de l’apaisement des tensions sur les prix mondiaux du pétrole et des produits alimentaires, et la situation budgétaire du gouvernement se redresse progressivement grâce aux efforts de recouvrement des recettes déployés, et aux actions menées pour améliorer la gestion des dépenses. Cependant, dans une conjoncture internationale difficile, l’activité économique reste faible et la croissance du PIB réel a stagné aux alentours de 1 % en 2008/09.

 

D’importantes avancées ont été réalisées dans la préparation de reformes macroéconomiques et structurelles à moyen terme qui pourraient bénéficier de l’appui du FMI au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance. Le programme vise notamment à rétablir la stabilité budgétaire en contenant le déficit budgétaire primaire annuel en dessous de 1 % du PIB, et en portant les recettes totales à 14,3 % du PIB d’ici 2012.

Les reformes structurelles, y compris celle des services d’utilité publique, devraient aider à relever la croissance du PIB réel au niveau de 2 ½ % par an sur la période 2010-12.

 

Aussi la mission est-elle encouragée par les récents progrès dans l’élaboration de stratégies de réforme pour la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) et pour Comores Telecom ; ainsi que par le lancement prochain des travaux de préparation de la stratégie de reforme pour la société comorienne d’eau et d’électricité (MA-MWE). Les progrès dans la mise en œuvre résolue des réformes convenues seront déterminants pour amorcer une croissance vigoureuse et combattre la pauvreté plus efficacement.

 

Le Conseil d’administration du FMI pourrait être saisi dès la mi-septembre de la demande des autorités en faveur d’un accord au titre de la FRPC, pourvu que les bailleurs de fonds fournissent des assurances afin de couvrir l’écart de financement résiduel identifié au titre de l’exercice budgétaire 2009.»

 

 

SOURCE 

International Monetary Fund (IMF)
http://appablog.wordpress.com/

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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 19:22
Le gouvernement et la société koweïtienne Combined group contracting company (Kscc) ont signé hier, samedi 20 juin 2009 une convention pour la création de la société Comoro combined group, "une société des travaux publics répondant aux normes internationales d’expertise et de transparence", afin de réaliser les objectifs fixés par le programme de développement du gouvernement.

vous trouverez ci-dessous le communiqué conjoint du 20 juin 2009 entre le gouvernement comorien et la societé kowetienne


COMMUNIQUE CONJOINT ENTRE LE GOUVERNEMENT DE L'UNION DES COMORES ET LA SOCIETE Combined Groupe Contracting Co


UNION DES COMORES
Unité-Solidarité-dévéloppement

COMMUNIQUE CONJOINT

Suite àl'adoption de la loi sur la citoyenneté économique et la mise à disposition d'un fonds de 200 millions de dollars dont 25 millions seront affectés comme aide budgétaire et les 175 millions pour la réalisation de grands projets d'infrastructure.

Dans cet objectif, a été signé conjointement, aujourd'hui, par le gouvernement comorien et la Société Combined Groupe Contracting Co (K.S.C.C), la création de la société Comoro Combined Groupe comme étant une société des travaux Publics aux normes internationales d'expertise et de transparence, afin de réaliser les objectifs fixés par le gouvernement.

Avec une mobilisation de plus d'une centaine d'engins, ce qui représente un grand parc d'équipement, la société sera la plus grande société de construction du pays pour la relance des travaux publics aux Comores. Il est à noter que la Société Combined Groupe est l'une des grandes société de Travaux Publics du Kuweit et du Golfe,fondé en 1965. Elle a participé à la construction de grands projets d'infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires ainsi que dans les secteurs de l'énergie et de l'eau.

La société est l'un des acteurs principaux des grands projets dans les pays du Golfe et travaille en étroite collaboration avec les institutions financières des pays du Golfe, tel que le Fonds koweitien et le Fonds Abu Dhabi.

Selon les directives du gouvernement, cette société opèrera uniquement dans les grands projets d'infrastructure.

Le gouvernement siégera avec trente trois pour cent (33%) des actions au sein du conseil d'administration, (avec une minorité de blocage) et la société koweitienne aura le reste des actions, conformément au Traité de l'OHADA.

La société s'est engagée à compléter sa mobilisation et ses préparatifs dans un délai de trois (3) mois après lesquels, elle commencera l'exécution des projets confiés par le Gouvernement au niveau des trois îles.

Suite à la demande du Président de la République, un cabinet d'audit International auditera les comptes et les dépenses de cette société qui seront rendus public.
Un bureau de supervision international s'occupera du contrôle de l'exécution technique des travaux.
Fait à Moroni, le 20 juin 2009
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 18:10

Suite au combat que livre l’Alliance française de Moroni à Soeuf Elbadawi, suites aux dérives évidentes d’un discours, signifiant que les artistes doivent payer « le prix du silence », en étant rétribué par cette instItution pour un travail dûment fourni, Washko Ink., principal producteur des œuvres de Soeuf Elbadawi, précise…

La présidence du comité de gestion de l’Alliance française de Moroni a publié un texte hier dans la presse comorienne, dans lequel est mentionné le cachet obtenu par le projet Moroni Blues, 3.500 euros, spectacle écrit par Soeuf Elbadawi, et dans lequel il tenait un des principaux rôles. Intéressant ! Cette idée de citer des montants paraissant énormes aux yeux de personnes ignorant comment fonctionne l’économie d’un spectacle. Un spectacle, en l’occurrence, assujetti à d’autres circuits de diffusion de la création, et à d’autres règles que celles régissant les relations entre les artistes comoriens et l’Alliance.

La guerre des chiffres est une stratégie de combat qui peut être efficace en certaines situations. D’aucuns pensent qu’en alignant des zéros sur une table, ils peuvent effectivement démolir ou remettre une conviction en question Washko Ink., principal producteur des projets de Soeuf Elbadawi, tient à préciser qu’elle n’a jamais été subventionnée par l’Alliance française de Moroni. Elle a toujours travaillé en bonne intelligence avec ce lieu, selon des critères de vente et d’achat de produits culturels, s’appliquant partout dans le monde, y compris lorsque Washko Ink. fait programmer le travail de Soeuf Elbadawi à la Réunion ou en France.

Bien souvent, et sur la demande de Soeuf Elbadawi, Washko Ink. a été obligé de faire un effort et de collaborer avec l’Alliance, sans exiger de cachet, et pour que les projets puissent exister. Washko Ink. établissait alors des partenariats, à travers lesquels son engagement financier n’était jamais celle d’une structure assistée et dépendante de l’Alliance française de Moroni. Par ailleurs, son discours s’est toujours évertué à respecter l’un de ses principes fondateurs, à savoir « travailler principalement sur la culture et la citoyenneté ». Création et réalité comorienne sont des notions qui résument bien notre structure. Ce que la direction de l’Alliance a toujours su apprécier par le passé. Ce qui amenait aussi la structure à produire des événements sans trop se prendre au sérieux financièrement, dans la mesure où vouloir rendre l’artistique accessible à un nombre important de citoyens comoriens, en leur offrant des moyens de réfléchir à leur propre réalité, ne rime pas avec la quête d’un profit financier, si important soit-il.

Moroni Blues, l’un des derniers projets défendus par la structure auprès de l’Alliance française, illustre assez bien cet état de fait. Si Soeuf Elbadawi n’avait pas insisté auprès de la production, le spectacle n’aurait pas été à l’affiche à Moroni. Au départ, il s’agissait d’une installation, sur laquelle le directeur de l’Alliance avait pris une option pour 2007, avant de décommander au dernier moment pour raison budgétaire. Puis, il y eut la création à la Réunion du spectacle l’année dernière, également décommandée à l’Alliance au dernier moment par Jérôme Gardon. Or, Soeuf Elbadawi trouvait étrange d’avoir à présenter ce travail ailleurs, à l’étranger, sans pouvoir le montrer à Moroni, d’où est parti le matériau d’inspiration. Parler des comoriens sans que les Comoriens le voient… Moroni Blues était une coproduction réalisée avec BillKiss*, structure française sise à Paris, le Théâtre Les Bambous, de la ville de Saint-Benoît à la Réunion, théâtre conventionné, dédié aux écritures contemporaines. L’ensemble du projet a coûté plus de 46.740.000 francs comoriens. Cette année, l’Alliance française a accepté de faire venir Moroni Blues, cette production à caractère international, alors en tournée régionale, grâce au soutien de la Spedidam en France et du Fonds de Coopération Régionale et du Fonds d’Echanges de la DRAC à la Réunion, à condition de ne pas avoir à assumer le déplacement des comédiens, du metteur en scène et de leur technicien. Il a fallu que la production trouve son financement ailleurs. Cinq français et un comorien, en tout, à venir à Moroni. Ce que les producteurs, Washko Ink., BillKiss* et les Bambous ont accepté par souci de rencontrer le public comorien.

A l’Alliance, Washko Ink., BillKiss* et le Théâtre les Bambous ont ensuite exigé le même cachet qu’ils demandent à tous les lieux ayant programmé le spectacle, à commencer par les salles de la Réunion, et le défraiement des jours de présence induits, le tout en accord avec la législation française du spectacle, et avec els exigences du spectacle lui-même. L’obsession de Soeuf Elbadawi était de faire voir ce travail à Moroni. Il a eu raison, puisqu’il y a eu trois cents personnes à l’intérieur de la salle, dont certaines debout, et près de la moitié à l’extérieur, demandant à rentrer, le soir de la représentation. Ce qui a failli causer une petite émeute. Ajoutons-y le stage gracieusement dispensé par le metteur en scène du spectacle Moroni Blues, Robin Frédéric, à des jeunes comédiens comoriens, au nom de Washko Ink. et de l’Alliance française de Moroni. Précisons que Moroni Blues n’est pas un spectacle de la compagnie O Mcezo*. Moroni Blues était un projet parlant des Comores, avec le texte d’un auteur comorien, monté en coproduction avec une structure comorienne, intégrant un comédien comorien, mais que Moroni Blues reste une production internationale, ne dépendant nullement du seul Soeuf Elbadawi. Sans BillKiss* à Paris et le Théâtre Les Bambous à Saint-Benoit, il n’y aurait pas eu de Moroni Blues. Ce spectacle a par ailleurs été programmé à l’Alliance comme les nombreuses tournées internationales que l’institution française à Moroni a accueillie dans ses murs. Avec l’idée, il est vrai, que le rôle d’une Alliance dans un pays tiers est aussi de cultiver la réciprocité culturelle.

Contact

 Washko Ink. || Cie O Mcezo*

B.P. 5357 Moroni - Union des Comores - Téléphone : 00 (269) 3203048 E-mail : omcezo@yahoo.fr

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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 14:38

Ci-dessous le droit de réponse du Comité de l'Alliance  Franco Comorienne de Moroni sur la censure de culturelle très médiatisée du comédien soeuf Elbadaoui et O Mcezo

J
e voudrais mettre les choses au clair sur la question qui oppose l'Alliance Franco comorienne de Moroni à Soeuf Elbadawi, puisque j'ai l'impression que tout le monde tire à boulet dans l'air sans chercher à savoir ce qu'il en est dans la réalité.

Je commencerai par la grande surprise qui m'a animé en lisant l'article de votre rédacteur en chef Monsieur Ahmed Ali Amir dont le professionnalisme m'a toujours impressionné, et qui, dans votre livraison du 2 juin 2009 dans son article intitulé « Art et culture : un enjeu de sauvegarde de l'intégrité du pays » 
a quelque part viré de bord. Je ne pensais pas que l'acharnement de Monsieur Ahmed Ali Amir allait un jour lui faire perdre les pédales au point de faire fi de 2 grandes règles les plus fondamentales du traitement de l'information qui sont : 1- l'impartialité et de 2- la recherche de l'information à la source. Quoi que l'article en question avait plutôt des allures de prise de position que d'informer, comment peut on fonder une position dans l'unilatérale sans la moindre objectivité.

Je me demande déjà si votre journaliste a cherché à jeter un œil sur la réponse que le Comité de direction a fait transmettre à Monsieur Soeuf Albadawi par le Directeur de l'Alliance. J'estime que c'est le minimum et je tiens à le faire partager à vos lecteurs. Nos propos ont été les suivants :
" Suite aux nombreuses collaborations entre l'Alliance franco-comorienne de Moroni et votre Compagnie O Mcezo, vous avez à nouveau sollicité l'Alliance et souhaitez être accueilli pour une résidence de travail du 21 juin au 3 juillet.
Vous avez par ailleurs, le 14 mars dernier, été l'instigateur d'une manifestation politique violente qui a suscité une importante polémique à Moroni. En vertu des statuts communs à toutes les Alliances françaises du monde, qui stipulent que : « les Alliances françaises sont étrangères à toute préoccupation politique, religieuse ou raciale », le comité de l'Alliance franco comorienne ne souhaite pas, dans l'immédiat, que notre établissement culturel soit associé à cette polémique, ce que ne manquerait pas de provoquer un accueil de votre compagnie en résidence.
Concernant la présentation de votre travail à la fin du mois de septembre, il conviendra de prendre à nouveau contact avec l'Alliance-franco comorienne de Moroni. "

Voilà la position du comité directeur de l'Alliance franco-comorienne de Moroni.

Loin de ce que vous avez affirmé dans vos colonnes, cette position est bien celle du comité. Il a fait l'objet de discutions très acharnées dans deux réunions successives. Et en ma qualité de président de ce comité, je l'assume sans ambages.

Sachez que l'Alliance franco-comorienne regroupe en son sein des comoriens mais aussi des expatriés de toutes origines qui n'ont pas accueilli avec autant d'enthousiasme et de sérieux le
goungou de Soeuf comme vous l'affirmez dans votre prise de position. La xénophobie qui est ressorti dans l'incarnation du personnage blanc trainé ligoté ne pouvait que choquer les diverses sensibilités. C'est en respect à tous ceux là que le comité a dû se positionner. Au-delà du symbolique vous savez pertinemment que la rhétorique fait jaillir des interprétations multiples et qu'aucun symbole ne peut recueillir l'unanimité. En fonction du bord où vous vous placez les compréhensions peuvent diverger. L'évènement a effectivement créé une polémique que l'on ne peut nier et que le comité ne voudrait pas introduire dans ces murs en respect à ses statuts. Que vous n'en soyez pas d'accord ça peut se comprendre. En tout cas il est malheureux de constater les propos extrémistes qui tendent à faire oublier tout ce que l'Alliance a produit dans la musique, dans le théâtre, dans la photographie et l'éducation, par les efforts de ses membres et sa direction.

Que l'Alliance soit le seul cadre d'expression culturel dans le pays, à qui faut-il s'en prendre ?
Que les 2200 membres et 450 étudiants boycottent l'Alliances ? Au détriment de qui ?

Là sont de vraies questions queles personnalités qui supportent Soeuf doivent approfondir avant de se lancer dans des propos extrémistes et racistes.

Enfin, je voudrais passer sur ces propos choquants qui ressortent de votre prise de position affirmant que « grâce aux subsides qu'ils leur donnent (aux membres du comité), il (le directeur) mène du bout de l'index les comoriens de son comité de gestion ». Ces propos apparaissent en moi comme une insulte. Ceux qui me connaissent se demandent certainement à combien peut s'élever le pactole qui me ferait courber l'échine pour tergiverser sur mon intégrité et mes sentiments sur l'unité de mon pays. En vous renseignant de peut, on vous aurait informé que les statuts de l'Alliance stipulent clairement en son article 8 : « Les membres du comité de direction ne peuvent recevoir aucune rétribution en raison des fonctions qui leur sont confiées »
Et en son article 6 il est même précisé que « Les salariés et les prestataires de services de l'Alliance Française ne peuvent être membre du Comité de Direction. ».

Pendant qu'on parle de sous, je me demande si Soeuf n'est pas entrain de défendre son commerce en jouant sur le patriotisme. Il est vrai que l'Alliance ne perçoit que quelques miettes de la France en guise de subvention comme le disent certains. Mais de toute façon Elbadawi, lui, n'y va pas de la petite cuillère. Figurez vous que son seul spectacle Moroni Blues a fait exploser le budget de l'Alliance tout récemment avec une prise en charge dépassant trois millions deux cent mille francs comorien (3 200 000 FC), dont le cachet qui s'est élevé à 1 722 000 FC.

Je veux bien qu'on me cite un seul artiste comorien qui a empoché autant pour un seul spectacle.

Mais que Soeuf se calme, l'Alliance Franco-comorienne de Moroni ne lui a pas fermé les portes comme il prétend (voir le communiqué de O Mcezo en cliquant ICI). Qu'il prenne le temps de méditer notre réponse, et rendez vous en septembre si vous le voulez bien.

Aboubakar CHEIKH
Président du Comité de Direction de l'Alliance Franco-comorienne de Moroni


Réponse d'Al-watwan
.


Monsieur le “président” du Comité de gestion qui travaille bénévolement à l'alliance française et, surtout, juste pour le seul intérêt de la culture devait savoir qu'un journaliste et qui plus est un rédacteur en chef peut avoir des positions sur un évènement comme tout autre citoyen. Exactement comme Monsieur le “président” peut, aujourd'hui, raconter librement que le gungu est un acte xénophobe.

En ce qui concerne les 3,2 millions qui “explosent le budget de l'alliance” “juste” pour un spectacle culturel, les artistes apprécieront ce que ce grand défenseur de la culture pense de la valeur de leur création.

Pour ses interrogations-attaques par rapport aux autorités de son propre pays depuis la présidence du comité de gestion de l'alliance française, on lui laisse la responsabilité.

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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