PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Mercredi 7 mai 2008

Avis de décès (mercredi 07 mai2008)


Les familles soroda et Chaharane ont la douleur de vous faire part du décès de :

 

Monsieur Chaharane Said Ali

Ancien ministre et ancien ambassadeur des Comores à Madagascar

Survenu  ce matin à l’âge de 69 ans.

Les funérailles auront lieu ce même jour  dans son village natale, Ongojou (Nioumakélé ) à Anjouan.

Priez pour le repos de son âme.



Notre commentaire :

C'est avec grande tristesse que je viens d'apprendre le décès d'un Homme pour qui j'avais beaucoup d'estime. J'ai eu l'occasion de le voir pour la dernière fois allongé sur son lit d'hôpital à Sarcelles, le dimanche 6 avril dernier accompagné de son fils chaher, un de mes grands amis  et d'un ami commun.

Monsieur Chaharane, "mon ami"( c'est comme cela qu'il aimait m'appeler), que j'ai connu tout petit à la coulée de laves, un quartier de Moroni où j'ai passé une grande partie de mon enfance, était resté ce jour là fidèle à lui même en dépit de la maladie incurable qui le detruisait en douceur et il en était conscient : un homme philosophe qui avait le sens de l'humour et aimait beaucoup les Comores. Ce qui nous avait permis de passer un agréable après midi avec lui et d'oublier à ce moment là que ses jours étaient comptés.

Ce jour là, il nous avait beaucoup parlé de notre pays natal, de son militantisme et des politiciens comoriens. Il avait aussi commenté  la manifestation des Comoriens de Paris du 30 mars 2008, l'intervention militaire à Anjouan et la fuite de Mohamed Bacar.

Mais de tout cela,  je me souviendrai toujours et surtout des propos philosophiques  qu'il nous avait tenus ce jour là avec le sourire et une serenité incroyable : "mes enfants, sachez une chose  : la vie n'est pas et ne sera jamais l'amie de l'homme. Il faut s'en méfier. La preuve ? regardez moi. (...) Mais en refléchissant un peu je me dis que finalement je suis bien.  En réalité, ce ne sont pas les soins médicaux et palliatifs qui attenuent mes douleurs et souffrances mais mes pensées. En effet, j'oublie mes souffrances à chaque fois que  je pense par exemple à mes parents, ou à tous ces malades qui sont aux  Comores". A méditer.

Que votre âme répose en paix !

Je présente mes sincères condoléances à toute la famille du defunt et en particulier à mes amis : Chaher, Agnes, Charkane, Chamsia et Naoil

Je pense fortement à vous tous à un moment aussi difficile de votre vie et bon courage.

Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)


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Mercredi 30 avril 2008
Jeudi 1er mai :
Grande manifestation nationale comorienne partout en France et aux Comores

Après le succès des manifestations à Moroni, Mayotte, la Réunion, Paris, Marseille et Nice, les Comoriens de France ont décidé de faire du 1er mai 2008 la journée de la manifestation de leur colère.

Tous les Comoriens vont manifester, SIMULTANEMENT à : Paris, Marseille, NICE, Lyon, Nantes, Dunkerque, Le Mans, Réunion, Moroni...

  Pour exiger l`extradition du dictateur Mohamed Bacar vers les Comores

  Pour que Mohamed Bacar soit juge pour ses crimes aux Comores

  Contre la départementalisation de l`ile comorienne Mayotte

  Pour la suppression du Visa criminel Balladur, responsable de plus de 6000 victimes martyres dans les eaux comoriennes.

A Paris, la manifestation débutera le jeudi 1er mai à 13h30 Place de la République vers la Place de la Bastille.

Métro : Republique, Lignes 3, 5, 8, 9 et 11

Signataires : CAAC-COMORES, SOS DEMOCRATIE, DIASCOM, Watwania, RAHASHIRI, AFAC, gritac, REVEIL,...

Soutien : Le pcf, La lCR, LES VERTs, Le collectif anticolonial, le cercle frantz fanon, la PLATEforme panafricaine, l’amicale panafricaine...

Mustapha Abdou-Raouf

Pour le CAAC (Collectif des Associations et des Amis des Comores) mail. caac.comores@gmail.com

 

 
 

 

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Samedi 12 avril 2008

Café littéraire de la lune

 

Passionnés de littérature, venez côtoyer  en toute convivialité  des philosophes,  des essayistes, des écrivains et des artistes comoriens  au café littéraire de La Lune

 

Le 15 avril de 19h30 à 22h30

Au 9, avenue Victor Hugo 93123 La Courneuve.

 

 

En compagnie de :

Du philosophe, Ismael Ibouroi, auteur de

 Le voleur de rêves

Du diplomate, SOUEF Mohamed El-Amine, auteur de

Les Comores en mouvement

De l’écrivain, Ibrahim Youssouf, auteur de

 Le Tam-tam des bannis

En live du café : Boléro

 

Venez nombreux, ne manquez pas ce rendez-vous littéraire

 

Plus d’infos cliquez ici

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Samedi 12 avril 2008
 

France Ô diffuse le lundi 14 avril 2008 à 20H40 le documentaire de 80 minutes d’agniès Fouilleux "Un aller simple pour Maoré" de 2007 (cliquez sur la vidéo pour voir un extrait).

Resume :

C’est un pavé lancé dans le marigot de la Francafrique. en plein océan Indien. Précisément, entre les quatres îles de l’archipel des Comores. Un aller simple pour Maoré fouaille le quotidien le plus trivial pour décrire le présent et le passé d’une spoliation soigneusement tue. Depuis la création des milices anti-indépendantistes au début des années 1970 jusqu’à la remise en cause du droit du sol par le ministre François Baroin en 2005, Agnès Fouilleux révèle comment Mayotte (également appelée Maoré) a été confisquée par la France au mépris du droit international. Objectif : garder la main sur les Comores, base arrière pour les opérations africaines (et notamment le commerce avec l’Afrique du Sud de l’apartheid). Trente ans de ce régime ont produit un résultat désastreux. Les Comores sont divisées et ruinées, Mayotte abrite des dizaines de milliers de clandestins exploités et misérables. Entre les deux, des milliers de migrants, les " morts Balladur ", n’ont pas survécu à la traversée en Kwasa (barque). Pourtant juridiquement, il n’y a aucune frontière entre les îles... Un aller simple pour Maoré cogne d’autant plus fort qu’il est solidement étayé. Porté par une réalisation soignée et originale, il assemble avec fluidité archives, reportages (à Anjouan et à Mayotte), entretiens (du préfet de Mayotte au passeur), chansons réalistes et plans fixes. C’est efficace, captivant. Et révoltant. Rendons hommage à France Ô d’avoir le cran de diffuser cet indispensable brûlot.

Date de rediffusion : 

  15/04 à 15h15, 

  21/04 à 20h40, 

  22/04 à 15h15

Pour en savoir plus : Visitez le site http://www.stop-kwassa.org/article-20042-un-allez-simple-pour-maor-enfin-la-tlvision.html

 

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Jeudi 27 mars 2008

APPEL A MANIFESTER CONTRE LES INGERENCES DE LA FRANCE AUX COMORES

Le dimanche 30 mars 2008 à 14 Heure sur l'esplanade des Invalides (terre Plein n°2)

Nous ne pouvons rester sans rien faire, alors qu'une fois de plus, les autorités françaises s'ingèrent d'une manière flagrante sur l'intégrité territoriale des Comores. Par une vedette en provenance de Mayotte, ils ont récupéré les responsables rebelles anjouanais pour l'amener à l'île de la Réunion en passant par Mayotte. C'est suite à l'intervention des forces armées comoriennes aidées par les militaires de certains pays amis d'Afrique (Tanzanie, Soudan, Sénégal et Libye) pour rétablir le maintien de l'ordre républicain et la souveraineté nationale à l'île d'Anjouan, suite à la crise séparatiste.
Avec cette nouvelle manœuvre de déstabilisation à partir de l'île de Mayotte, soutenue et entretenue par la France, ancienne puissance administrante, ce petit archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte) continue à payer au prix fort des accords militaires ou franco-comoriens qui somme toute, ont tout d'un marché de dupes... On ne le dira jamais assez, les Comores ne connaîtront aucun instant de répit, tant que persistera la déstabilisation induite par l'occupation par la France de l'île comorienne de Mayotte.
Des répressions arbitraires, des détentions illégales, des tortures, des brûlures de corps, des assassinats...ce sont là les outils du parfait séparatiste Mohamed Bacar pour semer d'un bout à l'autre de l'archipel, haine xénophobie, division, rejet de l'autre avec la bénédiction, voire même l'appui de la puissance occupante d'une partie du territoire comorien.
Tout en soutenant les pays africains dans leur soutien pour asseoir l'autorité de l'Etat à Anjouan, nous demandons aux autorités comoriennes de lutter avec fermeté contre les réseaux « frnaçafricains » aux Comores. Ils doivent demander l'expulsion des ambassadeurs français et Sud-africain aux Comores qui se sont ingérés dans nos affaires intérieures et ont soutenus jusqu'au bout les rebelles anjouanais.

 

Nous exigeons de la France:

 

1.    Puissance occupante de Mayotte, en même temps instigatrice des manœuvres de déstabilisation des trois autres îles sœurs, en principe sous sa protection, d'arrêter d'aider les rebelles anjouanais en les hébergeant à La Réunion. Les présumés coupables d'assassinats et de tortures ne peuvent pas bénéficier le statut de « réfugiés »

2. De transférer les anciens responsables de fait de l'île d'Anjouan aux Comores ou dans un pays africain afin qu'ils soient jugés selon les règles d'équité internationalement reconnues.

Par ailleurs, nous appelons toutes les personnes éprises de liberté, de paix et de justice à venir manifester le dimanche 30 mars 2008, à partir de 14 H. sur l'esplanade des Invalides, contre :

1 L'ingérence des autorités françaises aux affaires intérieures des Comores et leurs protection aux responsables rebelles anjouanais;
2. L'utilisation par la France, de l'île comorienne de Mayotte, comme base arrière de déstabilisation des Comores ;
3. Le laxisme des autorités comoriennes à l'égard de notre ancienne puissance coloniale considérée comme un « pays ami » ;

Signataires :
1. SOS Démocratie Comores : sosdemocratiecomores@orange.fr
2. Le Collectif des Associations et des Amis des Comores (CAAC) : caac.comores@gmail.com
3. L'Association Comorienne des Droits de l'Homme (ACDH) : acdh-france@orange.fr

 

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Jeudi 27 mars 2008
Nous venons d'apprendre qu'une manifestations des comoriens de l'île de la Réunion et leurs amis sera organisée demain (vendredi 28 mars 2008) matin à 9 heures 00 devant la prefecture à SAINT DENIS.

Les organisateurs comptent beaucoup sur la mobilsation des Comoriens de la Réunion.

Merci de diffuser l'information
.

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Samedi 8 mars 2008
– Ibrahim Barwane et l’Association Arc-en-ciel
vous présentent  « Voyage au bout de l’Océan Indien », le lundi 10 mars, à 16h30, à l’Université de Saint-Denis Paris8,  Amphi X, de 16h30 à 20h
 
Loin de l’exotisme sauvage, l’Océan Indien est un creuset de brassage culturel et de civilisation qui est rythmé par des formes d’expression écrites et orales, notamment les mélodies, les chants, les contes, la poésie, le roman et le théâtre.
 
« Voyage au bout de l’Océan Indien » nous transporte vers ces contrées lointaines à travers des écrivains et des artistes originaires de ce « royaume des épices » et d’autres parties du monde.
 
 
 
 
Programme :

10h-16h : Exposition photos dans le hall central de l’Université présentée par Saib Bacar(peintre), Abedi Mohamed(peintre) Nailat Oumar (étudiante en art plastique) et Mamaye Idriss (artiste-peintre).

16H30-16h50 : Ouverture par une danse traditionnelle présentée par l’Arc-en-ciel suivie de l’interprétation d’un conte par Ibrahim Barwane (anthropologue, auteur et comédien).

16H50-17h10 : Ali M’Madi dit Bolero (chants et musiques folkloriques).

17h10-17h25 : lecture de poèmes par les poétesses Houria et Ozoua.

17h25-17h40 : Ineterprétation d’un conte par Abdérémane Said Mohamed(anthroplogue, auteur interprète)

17h40-18h10 : TRS (International new roots) de Djibouti Italie.

18h10-19h : Musique toirab, folklorique et moderne interprétée par Fatih Bakhressa, Hatub Abdoulkarim et Noël.

19h-19h20 : Jam-Jazz-Funk par Mamaye Idriss.

19h20-19h35 :Interprétation des chants swahili par
Abedi Mohamed et Toihiri Hassane  
 
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex      
Tel : 01-48-27-17-51                                                                          
M M° : Saint-Denis Université (ligne 13)
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Mardi 12 février 2008
APPEL À manifester
LE 16 FÉVRIER 2008
AU TROCADÉRO DE 14H À 17H

DANS LE CADRE DE LA SEMAINE ANTICOLONIALE (16 – 24 FÉVRIER 2008)
50EME ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION DE 1958, INSTITUANT LA DIVISION DES COLONIES DANS LA CONSTITUTION FRANÇAISE, MALGRE LES RESOLUTIONS DE L’ONU SUR L’INTANGIBILITE DES FRONTIERES D’AVANT LA COLONISATION.
Originaires des Antilles, de Guyane, de Kanakie, de Mayotte, de La Réunion et de Polynésie, anticolonialistes et anti esclavagisteS français, Rassemblons-nous Place du Trocadéro le 16 Février à 14 h

Nous militants et organisations issues des peuples Kanaks, comoriens  Polynésien, Guadeloupéens,  Martiniquais, Guyanais, tant en vertu du droit national français qu’en référence à la résolution 1514 des Nations Unies et de la charte des droits civils et politiques des nations Unies de 1966, déclarons  solennellement le caractère imprescriptible et inaliénable des droits suivants :
 
  1. droit de mettre en œuvre, dans le cadre d’un statut officiel, le développement de nos langues et cultures.
  2. droit de promouvoir et de maîtriser son développement économique et social.
  3. droit à la reconnaissance comme peuple et nation.
  4. droit à l’autodétermination.
  5. droit à mettre en œuvre un processus de décolonisation.

Le colonialisme français est égal à ce qu’il a toujours été.  Comme le disait Aimé Césaire dans son grand «discours sur le colonialisme» : entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, l’impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la souffrance, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies»

En Kanakie, il emprisonne des militants syndicaux, après le massacre de la grotte d’Ouvéa, la répression syndicale et la criminalisation du mouvement social veut empêcher le peuple kanak de revendiquer la souveraineté nationale sur son sol. Dans l’Océan Indien, il déstabilise l’Etat comorien en voulant départementaliser l’île de Mayotte contrairement au droit international.
 
A la Réunion, le Chicunguya s’est développé parce que les autorités sanitaires de l’Etat ont laissé durant des mois l’île sans protection. En Guadeloupe et en Martinique, le scandale du Chlordécone engendre des maladies et une aggravation de la mortalité. En Polynésie le gouvernement français a tout fait pour déstabiliser le Président Oscar Témaru. En Guyane, il laisse l’orpaillage clandestin faire des ravages dans la forêt. Partout le chômage, l’assistanat, la misère dégrade les conditions de vie de nos peuples. Partout, le pillage des ressources par des multinationales casse notre économie et nos modes de vie.
 
La Constitution de 1958 a été une tromperie pour les peuples. Elle a permis la division en organisant la déstabilisation des Comores. Elle a refusé la reconnaissance à l’indépendance de la Polynésie et de la Kanakie ; elle a nié les droits à la décolonisation des peuples guyanais, guadeloupéens et martiniquais. Cinquante ans après cette Constitution, les conséquences de l’esclavage et de la colonisation sont là.
 
Nos peuples sont exploités, aliénés, asservis  par l’Etat français. La crise morale, culturelle, sociale, économique est plus que jamais présente. En métropole, les immigrés des peuples colonisés par la France, qu’on nomme les «DOM TOM» comme s’il s’agissait d’une marchandise subissent les discriminations sociales, ethniques, politiques. Nous avons prouvé par le passé que nous pouvions relever la tête.
 
Le 23 mai 1998, nous étions des dizaines de milliers dans la rue au coude à coude  pour que la France reconnaisse l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Nous avons gagné cette bataille même si celle pour le droit à la réparation continue Rappelons nous les paroles de Frantz fanon dans «les damnés de la terre» : la grande nuit dans la quelle nous fûmes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus.
 
En dehors de notre combat quotidien pour notre émancipation politique, nous devons organiser la solidarité entre les colonisés. L’union est notre force.  Droit à l’autodétermination, dignité et respect pour les peuples des dernières colonies françaises !

Organisations signataires de la semaine anticoloniale
ADAUPO, ACAT, ACCA, afas, AFASPA, Afrique 21, AIPDRDA, AME, ARDHD, , ATTAC, ATTAC AFRIQUE, AIDSPK, amicale panafricaine, Alternatifs, Au Nom de la mémoire, CAAC-COMORES, CADTM-France, Canalmoza, CCFD, CEDETIM, CIFDDH, Cimade, C.O.D.E, COFANZO, CNR-MUN, CNT, CTR TOGO, Comite Vérité Justice pour Charonne, collectif Génocide Made in France, Collectif Kofélé, Comores-TV, Diascom, Droits devant, Douniaweb, Espaces Marx, Fédération des Collectifs île de France de Sans papiers, FCD, FETAF, FFA, FNEB,  Fondation Frantz Fanon, FTCR gennevilliers pourtous, Greenpeace, GRAPR (groupe de réflexion et d appui pour la promotion rurale), Ishtar, IPAM, Les Amis de la Terre, MBDHP, LCR, Les Alternatifs, Les Verts, Mouvement de la paix, MJCF, MRAP, NAD (Nouvelle Alternative pour le Développement), Oxfam France/Agir ici, PCF, PCOF, Reseau international Frantz Fanon, Survie, ocomores.com, Oxfam France Agir Ici PCF, PCOF, PIT, Peuples Solidaires, plateforme panafricaine, rhebunuu, Radio FPP, reveil fm, REBENUU, Réseau Féministe "Ruptures", Réseau "Sortir du nucléaire", SCPT, ustk, UNADE, UPC-France, Veto !, wwf, ZEP.
 
Merci de signer la pétition «contre l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte» sur le site ci-contre: http://www.sos-comores.org                                             http://www.anticolonial.org
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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III