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PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

GOUVERNEMENTS

Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 20:32

Le nouveau Président de l’Union des Comores Ikililou Dhoinine vient de nommer ce soir (Lundi 30 mai 2011) son premier gouvernement  composé de 10 Ministres dont les 3 vice Présidents et de 4 délégués.

 

Parmi eux, il y a deux femmes ministres dont une qui est aussi le porte parole du nouveau gouvernement et une femme nommée délégué. Bravo et merci Monsieur le Président ! Vous n'avez pas été Vice Président chargé de la promotion du Genre pour rien. Voilà un bon exemple pour commencer à changer les mentalités dans notre pays. Que ça continue ! Quand on est un défenseur de la promotion du Genre, de l'équité et de la justice aux Comores, on ne peut que se réjouir.

 

Ci dessous la liste des membres du gouvernement :


Vices présidents Ministres


-Dr Fouad Mohadji : Vice-Président, chargé du Ministère de la Production, de l'Environnement, de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat


-Mohamed Ali Soilih  Vice-Président chargé du Ministère des Finances, de l'Economie, du Budget de l'Investissement et du Commerce Extérieur chargé des privatisations


-Nourdine Bourhane : Vice-Président chargé du Ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat

 

Les Ministres


-Mohamed Bakri Ben Abdoulfatah Charif Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe


-Rastami Mouhidine : Ministre des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communications chargé des Transports et du Tourisme


-Dr Aliane Ahmed : Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Fonction Publique, des Reformes administratives, des Droits de l'Homme et des affaires Islamiques


-Mohamed Ismaila : Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche, de la Culture des Arts, chargé de la Jeunesse et des Sports


-Dr Moinafouraha Ahmed  Ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Promotion du Genre


-Sitti Kassim : Ministre de l'Emploi, du Travail, de la Formation Professionnelle et de l'Entreprenariat Féminin, Porte-parole du Gouvernement


-Hamada Abdallah : Ministre de l'Intérieur, de l'Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions

 

Les délégués auprès des Vices Présidents et Ministres

 

-Youssouf Soidik, Délégué chargé de l'Urbanisme et de l'Habitat auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et de l'Habitat


-Mohamed Halifa : Délégué chargé de l'Agriculture et de la Pêche auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de la Production, de l'Environnement, de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat


-Abdou Nassur Mmadi : Délégué chargé de l'Economie et des Privatisations auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère des Finances, de l'Economie, du Budget de l'Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations


-Kalathoumi Mahamoud : Délégué chargée des Transports et du Tourisme auprès du Ministère des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, chargé des Transports et du Tourisme,


A noter aussi que le Directeur de Cabinet à la Présidence chargé de la défense est Mmadi Ali, ancien Garde de sceaux et Ministre de la justice.

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement est Said Mohamed Ali Said

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /Juin /2010 13:38

Vous touverez ci-dessous les deux decrêt en date du  21 juin 2010 portant nomination du nouveau gouvernement de l'Union des Comores. Vous constaterez qu'il n'y a pas de différence importante par rapport au précédent gouvernement. On a juste rajouté les "personnalités" désignées par les Gouverneur de Mwali et de Ngazidja à savoir Abdourahamane Ben Cheikh Achiraf et Moussa Abdérémane. Il y a aussi deux Ministres qui sont rattachés à la Présidence.


Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

Le Président de la République a remanié le Gouvernement.

 

Moroni, le 21 juin 2010


DECRET N° 10 - 66 / PR Relatif au Gouvernement de l’Union des Comores.

LE PRESIDENT DE L’UNION,

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ; VU l’arrêt de la Cour Constitutionnelle N° 10-05/CC du 08 mai 2010, notamment en son article 4 ; VU l’accord pour la gestion de la période intérimaire signé à Beït Salam le 16 juin 2010 ;

D E C R E T E :

ARTICLE 1er : Les Vice-Présidents de l’Union sont chargés respectivement des fonctions et Ministères ci-après cités :

1.1 Vice-Président, chargé du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, de l’Energie et de l’Artisanat, Monsieur IDI NADHOIM

1.2 Vice-Président, chargé du Ministère de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dr IKILILOU DHOININE

ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, membres du Gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

Monsieur ABDOURAHAMANE Ben CHEIKH ACHIRAF Ministre d’Etat, chargé des élections

Me Fahmi SAID IBRAHIM Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe

Monsieur Mohamed BACAR DOSSAR Ministre des Finances, du Budget et des Investissements

Monsieur Ibrahima MHOUMADI SIDI Ministre de la Défense, de l’Intérieur et de l’Information

Monsieur MOUSSA ABDEREMANE Ministre de l’Industrie, du Travail, de l’Emploi et de l’Entreprenariat féminin

Monsieur Djaffar MOHAMED AHMED MANSOIBGarde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques, Chargé des Relations avec le Parlement

Monsieur Fouad MOHADJI Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts

Dr Sounhadj ATTOUMANE Ministre de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Porte parole du Gouvernement

Monsieur Djazila SAENDOU Ministre de la Fonction Publique, des Réformes Administratives et Institutionnelles, de la Décentralisation et des Droits de l’Homme

Monsieur Hodhoaer INZOUDDINE Ministre des Postes et Télécommunications, de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information

ARTICLE 3 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI

 

 

 

DECRET Portant nomination des Ministres rattachés à la Présidence de l’Union des Comores.


Moroni, le 21 juin 2010


DECRET N° 10-067/PR Portant nomination des Ministres rattachés à la Présidence de l’Union des Comores.

LE PRESIDENT DE L’UNION,

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ; VU l’arrêt de la Cour Constitutionnelle N° 10-05/CC du 08 mai 2010, notamment en son article 4 ; VU l’accord pour la gestion de la période intérimaire signé à Beït Salam le 16 juin 2010 ;

D E C R E T E :

ARTICLE 1er : Sont nommés Ministres, rattachés à la Présidence de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

Monsieur MZE CHEI Oubeidi Ministre rattaché à la Présidence, chargé de l’Economie et du Commerce Extérieur,

Monsieur Hassani ASSOUMANI Ministre rattaché à la Présidence, chargé des Transports et du Tourisme,

ARTICLE 2 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI


 
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 12:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Constat d’amertume de la Convergence sur le remaniement :

L’opposition rejette le nouveau gouvernement

 

Moroni, jeudi 27 mai 2010 (HZK-Presse) Quelques heures après l’annonce du nouveau gouvernement Sambi, l’opposition manifeste son mécontentement. Elle va saisir la communauté internationale et surtout la cour constitutionnelle.

 

Dans une conférence de presse tenue ce mercredi matin, l’opposition a réagi par rapport au nouveau « gouvernement d’ouverture » installé dans la nuit. « En mettant en place ce gouvernement, le président de la république nous a défié, mais on va voir qui sortira vainqueur », martèle Houmédi Msadié, secrétaire général de la CRC et porte-parole de la Convergence nationale pour mai 2010 devant la plupart des leaders de cette coalition d’opposition.

 

« On rejette vigoureusement ce gouvernement car il va à l’encontre de la décision de la cour constitutionnelle. Mais, on ne va pas se laisser faire », renchérit l’autre porte-parole Mohamed Ismaila. Cette question du gouvernement est en principe le deuxième point à l’ordre du jour du dialogue institutionnel qui a débuté lundi ses travaux. C’est pourquoi, un membre de la délégation mohélienne annonce que « Mohéli va interpeller la communauté internationale pour convaincre Sambi d’annuler ce gouvernement. Dans le cas contraire, l’île peut se retirer des discussions ».

 

L’opposition n’exclut pas de saisir la cour constitutionnelle pour que la haute juridiction se prononce sur cette question soulevée dans l’arrêt qui donne lieu à des interprétations contradictoires. « On va faire un recours au niveau de la cour pour qu’elle nous édifie sur la légalité du gouvernement mais aussi sur le sens exact de l’arrêt », assène Houmédi Msaidié qui qualifie ce gouvernement « des copains et des coquins ». Alors que la Mouvance présidentielle estime que « le gouvernement n’est pas consensuel par ce qu’il manque un « s » dans le mot « consensuel » utilisé par les juges constitutionnels, l’opposition continue d’affirmer que « le gouvernement fait une mauvaise lecture de la décision de la cour ».

 

Toutefois, reconnait Msaidié, cet ex-directeur de cabinet de l’ancien président Azali, « les chefs des exécutifs des îles de Mohéli et de la Grande-Comore ont été bel et bien contactés pour envoyer des noms pour la formation de ce gouvernement censé conduire la transition jusqu’aux élections. Mais les îles ont décliné l’offre en déclarant qu’ils vont présenter leur proposition au niveau du dialogue ».

 

La convergence, cette organisation qui se donne comme objectif de défendre la tournante en mai 2010 en faveur de Mohéli, n’a pas manqué de commenter le discours du locataire de Beit Salam. « Le discours de mardi a permis de comprendre le vrai visage de Sambi », indique Mohamed Ismaila avant d’ajouter que « c’est une grande première dans l’histoire récente de la république qu’un chef d’Etat vienne interpréter publiquement et maladroitement une décision de la cour constitutionnelle ».

 

Cette rencontre avec la presse a été écourtée pour permettre à l’opposition d’aller à la rencontre des juges de haute juridiction probablement pour un recours en invalidation du nouveau gouvernement formé hier par le locataire de Beit-Salam. A l’issue de la rencontre, la convergence va déposer une demande d’interprétation de l’arrêt de la part des auteurs.

 

A.A Mguéni

270510/aam/hzkpresse/11h00

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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 10:43

Dernière minute :

 

Le Président de l'Union des Comores a formé hier (25 mai 2010) mais publié ce jour (26 mai 2010) un nouveau gouvernement. Vous pouvez cliquer ICI (fichier en PDF) pour voir les quatre decrêts présidentiels (Nomination du gouvernement, du Secrétaire Général de la Présidence, du Secrétaire Général du gouvernement et du Directeur du Cabinet du Président de l'Union chargé de la défense).

 

Noous vous ferons part de nos commentaires plus tard.

 

Bonne lecture

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

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Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 14:00

Avec une semaine de retard, vacances obligent, nous vous informons  le léger rémaniement ministériel auquel le Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi a procédé  vendredi 31 juillet dernier . A noter que ce rémaniement était necessaire et attendu suite à la disparition  le 30 juin dans le crash de l’airbus A310 de Yemenia Airways au large des Comores, du ministre des Postes et Télécommunications, Ahmed Abdou et à la récente démission, du garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Miftah Ali Bamba.


La petite surprise de ce nouveau gouvernement est que Le vice-président Idi Nadhoim n'est plus chargé du ministère du Tourisme, des Transports et des investissements. Il  dirige désormais les départements de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat qui étaient sous la responsabilité de Mikidar Houmadi dans
le précédent gouvernement formé le 24 juin dernier. Ce dernier devient le nouveau ministre du Tourisme, des Transports et des investissements. On peut déduire qu'il s'agit d'une petite sanction infligée à Monsieur Idi Nadhoim comme le réclamaient certaines associations de la diaspora comorienne en France depuis le crash de l'A 310 de Yemenia Airways. 


Cest Djaé Ahmada, l'actuel Directeur du Journal Alwatwan, un des fervents partisans du Président Sambi et ancien secrétaire général du Mouvement comorien pour la justice et le progrès (MCJP) qui est nommé Ministre des Postes et Télécommunications chargé de la Communication et de la Promotion des nouvelles technologies de l’information

L'autre nouveau venu qui se voit confier le ministère de la Justice , de l'Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques, s'appelle Abdourahim Abdou. Il n'est pas vraiment connu de l'échiquier politique du pays.

Pour les autres portefeuilles ministérielles, il n'y a pas de changement.

Ci-dessous la liste des membres du nouveau gouvernement :

 

 

- Vice-président, chargé du Ministère de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Environnement, de l'Energie, de l'Industrie et de l'Artisanat, Monsieur IDI NADHOIM

- Vice-président, chargé du Ministère des Finances, du Budget et de l'Entreprenariat féminin, Monsieur IKILILOU DHOININE

- Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe, Monsieur Ahmed Ben Saïd JAFFAR

- Ministre de l'Economie, du Travail, de l'Emploi et du Commerce Extérieur, chargé des relations avec le Parlement, Monsieur HASSANE AHMED EL BARWANE

- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l'Administration Pénitentiaire et des Affaires Islamiques, Monsieur ABDOUROIHMANE IBRAHIM

- Ministre de l'Intérieur et de l'Information, Monsieur BOURHANE HAMIDOU

- Ministre de l'Education Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts, Porte Parole du Gouvernement,  Monsieur KAMALIDDINE AFFRAITANE

- Ministre de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Monsieur HODHOAER INZOUDDINE

- Ministre des Transports, du Tourisme et des Investissements, Monsieur MIKIDAR HOUMADI

- Ministre de l'Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l'Urbanisme et de l'Habitat, Monsieur MOHAMED LARIF OUKACHA

- Ministre de la Fonction Publique, des Réformes Administratives et Institutionnelles, de la Décentralisation et des Droits de l'Homme, Monsieur FOUAD Ben MOHADJI

- Ministre des Postes et Télécommunications chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l'Information, Monsieur DJAE AHAMADA.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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