PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 
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ENVIRONNEMENT

Samedi 12 septembre 2009

Vous trouverez ci-dessous un article citoyen et engagé du jeune poète comorien, Adjmael Halidi sur l'environnement.  Quel plaisir de lire un tel écrit ! Continue ainsi et reste fidèle à ta folie. Surtout ne change pas.
Des lecteurs vont certainement prétendre que tu éxagères. Pourtant c'est la vérité. Et cette vérité est grave. Voire même, comme disent les Quebecois "gravement grave"
HALIDI-BLOG-COMORES



Koni, le paradis des damnés

 

Nombreux sont ceux qui croient à tort que les populations des localités comoriennes sont clairsemées à cause des mouvements migratoires vers la France ou Mayotte. Sachant que Mayotte est pour l’Anjouanais ce qu’est Marseille pour le Grand-comorien. Evidemment la répartition de la densité entre les îles reste importante et inégalitaire : 517ha/km² pour Anjouan, 227 ha/km² pour la Grand-comore et 99 ha/km² pour Mohéli : soit une moyenne de 273 ha/km² pour l’ensemble du pays. Cette surpopulation résulte aussi d’une absence de centres d’intérêt pour les jeunes, qui se tournent facilement vers le sexe, et, deviennent précocement parents. Encore si la lutte contre la mortalité infantile enregistre des succès éloquents, les campagnes de sensibilisations pour le planning familial restent vaines. Conséquence, l’insécurité alimentaire ou la dépendance de l’agriculteur vis-à-vis de la prochaine récolte n’est plus que source d’exode rural, elle incite l’homme à détruire la faune et la flore pour étendre ses parcelles mais aussi pour avoir du bois de chauffe, du charbon de bois, du sable pour construire un gîte. Reportage.

 

Dimanche 18 avril. Après avoir parcouru durant une heure layons et monts, croisé bambins en proie à la sous-alimentation (moins de 2000 calories par jour) [squelettiques, ventres ballonnés, cheveux jaunâtres]  et des femmes en haillons que ne leur restent que la peau sur les os, nous arrivons enfin à Koni N’gani. « Ce faix de bois, je vais le vendre, si jamais il y a quelqu’un  qui veuille bien de lui, à 1000fc (2 euros) maximum. Puis avec cet argent je vais payer une dette à l’épicier pour pouvoir encore acheter à crédit deux autres kilos de riz. J’ai commencé à couper les arbres pour avoir du bois de chauffe depuis 2002, après que je  sois expulsé de Mayotte. Je fais de la culture maraîchère à côté .Mais ce n’est pas tous les jours qu’on récolte ce qu’on a semé. C’est grâce au bois de chauffe que j’arrive à entretenir mes 3 enfants et ma femme. Bien sûr qu’on détruit l’environnement, mais on n’a pas le choix. On doit vivre. » nous a confié, tout méfiant, Maoulida Saïd, âgé de 25 ans et analphabète.

 

A Koni Djodjo et Koni N’gani, la misère se lit dans les yeux des gens. La pauvreté crève les yeux. A part quelques bornes fontaines, empruntes vivaces de la présidence de Bacar, personne n’a l’eau dans sa case. Et il faut aller puiser l’eau dans une rivière qui tarit tous les jours, comme une centaine d’autres sources d’eau de l’archipel. Et bien qu’Anjouan soit réputée d’avoir des cours d’eau en abondance, c’est seulement 15% de sa population qui a accès à l’eau courante. Pour ne pas dire eau potable vu les nombreuses maladies qu’elle provoque pendant les saisons de pluies : typhoïde, choléra etc.  A la Grande-comore et Mohéli, se sont respectivement 30% et 80% de personnes qui ont accès à l’eau courante.

 

« Tous ces padzas sont récents.  Avant les plaines étaient parsemées d’arbres. Mais au fur et à mesure que le village s’agrandit, les villageois coupent les arbres pour en faire du fagot et les vendre. La vente du fagot nous permet juste d’acheter le riz. On mange rarement de la viande ou du poisson. Par contre on mange beaucoup de feuilles de tarots ou de manioc. Comme élever des bœufs n’est plus possible à cause des voleurs, la vente de fagot est la seule activité génératrice de revenus » nous a dit Ahmadi Halidi de Koni Djodjo, la soixantaine, père de 9 enfants, et qui dans ses bras, tenait un enfant rachitique dont les yeux affichaient une manque de protéine.

 

Les padzas, la mise à nu ou la stérilisation des sols prévaut dans tout l’archipel. Et personne n’ignore que le déboisement accéléré par les délestages et la hausse du prix du pétrole lampant et la construction de maisons a favorisé comme érosions et inondations ces dernières semaines. Et si la faune comorienne est appelée à disparaître bientôt, si rien ne se fasse rapidement, la flore quant à elle n’est pas épargnée. En plus des ordures et déchets qui longent, pullulent et polluent les côtes des îles, les gens s’y pressent chaque jour pour extraire du sable et différentes roches pour la revente. «  Pour extraire du sable les chauffeurs de camions payent 10 000 fc (20 euros) pour le trajet. L’argent recueilli permet la construction d’un  marché et d’une mosquée dont les travaux ont déjà commencé. » nous a dit à Bambao M’tsanga Amadi Houmadi. Qui bien que né vers 1975, ignore, puisque pas informé, tout ce que l’extraction du sable peut avoir comme retombés.

 

N éanmoins, tous les opérateurs économiques d’Anjouan, comme à la Grande-comore, se sont tournés vers l’extraction du sable et de différentes roches qui est devenue un business vraiment juteux. Si florissant que créer une pseudo-association de protection de l’environnement. Ces businessmen sont convaincus que le Comorien, trop attaché à ses coutumes, consomme plus de fers et de ciments que de riz. D’ailleurs, comme partout dans le monde les riches polluent et détruisent plus la terre que les pauvres étant donné que leur commerces reposent en partie sur cette destruction. En parlant de construction, il est à savoir que toutes les belles maisons des médinas sont le fruit d’une importante destruction de divers écosystèmes puisque anciennement construite de coraux et de bois. Toutefois, la pêche au filet, source de nombreux conflits inter-villageois, et à l’uruva, thephrosia vogelii, que pratiquent beaucoup de femmes de Bimbini à l’instar de Salima Mouendhui, ne sont point du reste dans la dégradation de la nature.

 

Enfin, ce qui est surprenant dans l’histoire, c’est que tous les gens qu’on a eu à rencontrer étaient méfiants parce qu’ils croyaient qu’on était des policiers. Parce qu’ils sont tout le temps persécutés et sanctionnés par ces derniers. Nous, en tout cas, nous faisons part aux autorités étatiques cette phrase tirée du Livre de la sagesse nègre : «  Si quelqu’un te dit qu’il a le courage de supporter la faim, c’est qu’il n’a jamais été abandonné en sa compagnie ». Au lieu de construire un bureau de poste et télécommunication-mettre en place une machine à arnaque, à Koni Djodjo- il fallait d’abord savoir que dans ce village les gens n’ont ni accès à l’électricité, à l’eau courante, à la santé, à l’école (le taux de déscolarisés atteint les 60%). Reste à dire qu’il est temps de suivre à la lettre et ce qui a été dit lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement. « Pour faire des grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux » disait Montesquieu. Pour dire que le développement doit prendre  en compte la réalité du pays.

 

Enquête réalisé par A. H.

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Dimanche 19 avril 2009

 


 

Les comoriens constatent avec amertume les dégâts causés par les intempéries de ces derniers jours. Plusieurs routes sont impraticables surtout à Ngazidja et à Ndzuwani.

 

A Ngazidja, c’est surtout la région de Bambao qui est vraiment touchée. De grosses vagues ont débordé et pénétré dans certaines maisons à Moroni. Le village de  Vouvouni a subi des inondations et la route principale est difficilement praticable. A Mvouni, les routes sont aussi abimées et un pont est détruit.

 

A Ndzuwani, c’est encore pire. Il y a eu un mort et  la région de shisiwani  est inaccessible.  Les routes sont détruites.

 

Quant à Mwali, les dégâts seraient minimes*.

 

 Le Chef de l'Etat, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi, lors d’une visite effectuée à Vouvouni et Mvouni  le jeudi dernier,  « a assuré la population de l'appui de l'Etat pour les aider à surmonter cette catastrophe. Une commission a été chargée d'évaluer les dégâts et des démarches sont parallèlement entreprises auprès des partenaires du pays pour les appeler à contribuer à cet effort. » selon le site officiel de la  Présidence de l’Union des Comores.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

* Actualisation du 20 avril 2009 à 23h10 : Selon le journal Alwatwan du 20 avril 2009, à Mohéli, des quartiers entiers sont disparus de la carte

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Lundi 23 février 2009

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Environnement


Moroni, lundi 23 février 2009 (HZK-Presse)
Après plusieurs rounds entre le PCD, la commune nord de Hamanvou, l’association des maires de Ngazidja et les acteurs au développement, une étude monographique de la commune nord de Hamanvou a fait objet d’une cérémonie de restitution vendredi 20 février dernier à Milévani. Réalisée par un consultant national du GAD (Groupement Agricole et Développement), en la personne de M. Hassani Bacar Mlantrédé et financé par le Programme de Coopération Décentralisé (PCD), tous les intéressés se sont réunis dans cette localité, une des six villages composant la commune, pour lancer le dialogue en présence des principaux acteurs et bénéficiaires du projet.

 

La présence à cette cérémonie de M. Opia Mensah Kumah, Représentant résident du Pnud à Moroni a été très appréciée, au point qu’il s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet. L’on note également la forte participation de citoyens et notables de la région intéressés par l’impact environnemental et les résultats attendus de la mise en place du site de la décharge des ordures ménagères de l’agglomération de la capitale. 

 

Souhaitant la bienvenue à ses hôtes, M. Ali Hatub, maire de la commune de Hamanvou se félicitera de « la cohésion retrouvée » entre ses administrés pour avoir compris les enjeux du projet. Il met surtout en garde les « troubles fêtes », qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, en soutenant qu’avec le PCD, la commune de Hamanvou sera la première bénéficiaire en termes de retombées et de valeur ajoutée : désenclavement, appui des structures éducatives et sanitaires, promotion d’activités commerciales génératrices d’emploi et de revenu au profit des habitants de sa commune.

 

Il rappelle à cet effet que toutes les études ont fait l’objet d’une large concertation entre le bailleur de fonds et les bénéficiaires. Le député Ali Hassane Mbabaouma reprend à son tour la thèse du maire en expliquant que la capitale des Comores sera certes bénéficiaire en étant débarrassée de ses ordures, mais sa commune aussi, censée abriter le site de la décharge des déchets ménagers, aura son mot à dire pour faire respecter les normes hygiéniques et sanitaires, et préserver la santé de ses citoyens.

 

Raison pour laquelle le directeur du PCD, M. Yves Chunleau, interviendra pour donner des assurances, en précisant que l’objectif de l’étude est d’orienter le bailleur de fonds à réaliser des infrastructures solides au profit des 5164 habitants de la région. Bien que la commune nord Hamanvou soit composée actuellement de six villages parmi les 9 de la région, l’étude monographique touche l’ensemble des villages de Hamanvou. Elle comporte l’amélioration des conditions d’accès et d’appui à la cartographie scolaire et sanitaire, aux infrastructures routières, de télécommunication, l’agriculture dans une zone réputée pour sa production agricole, l’élevage des bovins, etc.

 

Pour un site situé à 7 kilomètres du plateau agricole de Bandasamlini, les études visent à désenclaver la région par deux pistes rurales : l’une conduisant de Hahaya (RN1) vers le site central en traversant le village Boenindi et l’autre à partir du village de Diboini vers le plateau de Bandasamlini. Selon les études réalisées et présentées par le consultant national, prés de 200 familles de cette région dépendent de la production agricole.

 

Le consultant ressortira les contraintes liées au sous-développement, dont l’inexistence d’un crédit bancaire pour ses agriculteurs, l’insuffisance du marché dans la région et les conditions difficiles d’accès. Il émettra également le souhait de mettre en place un système d’information et d’accès au crédit ainsi que la conception et la planification des modules de formation au système d’information et de gestion au profit des conseillers municipaux et des paysans de la région.

 

Après une séance de questions-réponses dirigée par les organisateurs en collaboration avec le PCD, Yves Chunleau insistera sur les dispositions prises par l’Union européenne, de maintenir un dialogue pérenne et continuer le processus dans « une politique gagnant- gagnant ».

 

A son tour, M. Opia Mensah représentant résident du Pnud qui a fait le déplacement pour la première fois dans la région, dit avoir mis son énergie pour appuyer les Comores sur deux projets phares, à savoir le Karthala et la gestion des déchets. Avec l’ambassade de Chine, ils ont en étude un projet sur les déchets ménagers. « Mais ceci ne peut se réaliser sans la mise en valeur de cette région abritant le site central de la décharge », reconnait-il. Dans son agenda, des randonnées sont prévues afin d’exploiter les potentialités agricoles dans la région. C’est ainsi qu’il dit être à l’écoute des doléances de la population, et soutient le projet du PCD pour le désenclavement de la région nord de Hamanvou.

 

Le maire de la ville de Moroni remerciera toute la région Hamanvou et son premier magistrat, et rendra hommage à la sagesse des citoyens de cette commune sœur. Il rappelle que la région  abrite l’aéroport international des Comores, la principale unité de concassage de l’île et aujourd’hui elle se porte candidate pour abriter la décharge de la capitale et ses environs, ce qui signifie qu’elle contribue directement au développement du pays.

 

Quant au ministre de l’environnement et la production de Ngazidja, il assure la disponibilité de son département à contribuer au développement de cette région par la mise en place d’un parc d’élevage en provenance du Soudan. Autant dire que le processus de dialogue initié mérite le soutien de tous les acteurs du développement. D’où l’invitation lancée par le grand notable de la région de savoir le préserver dans l’intérêt de tous, car l’événement s’inscrit dans une dynamique participative pour un développement durable.

 

A. Nabahane

230209/an/hzkpresse/6h00

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Jeudi 5 février 2009

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société

 

Moroni, mercredi 04 février 2009 (HZK-Presse) Hamanvou à 15 km de Moroni présente de nombreux atouts pour recevoir les déchets ménagers de la capitale et ses environs. C’est ce qui est ressorti de deux études, l’une sur l’étude d’impact environnemental des implantations des décharges contrôlées des déchets ménagers et l’autre sur la monographie de la commune de Hamanvou. Les résultats de ces deux expertises financées par le Programme de coopération décentralisée (PCD) sont rendus publics hier mardi à la salle de conférence de l’Université.

 

Le site identifié et étudié par les experts est situé entre Bambani et Milépvani dans la région d’Itsandra au nord de Moroni. Mais loin d’un dépôt d’ordure, il s’agit d’un endroit de traitement des déchets ménagers du grand Moroni, première agglomération urbaine du pays. Il est prévu non seulement un tri sélectif des déchets, mais aussi des opérations de compost pour recycler les ordures.

 

« Le terrain en question ne fait pas partie des zones naturelles protégées. Il n’est pas cultivé. Le site est même éloigné de 1,5 Km des deux villages les plus proches », explique Boinaidi Ali Said, un des experts qui ont mené l’étude d’impact environnemental. Seulement, il subsiste « des risques de contamination des nappes phréatiques liés à la perméabilité du sol. Il nécessitera donc une épuration des eaux de la lixiviation. En plus, l’endroit est inaccessible », poursuit l’expert.

 

Ces limites du site de Hamanvou sont prises en compte dans une autre étude monographique effectuée sous l’égide du PCD, qui propose des solutions alternatives par rapport à l’aspect sociologique notamment. Un ensemble de mesures sont envisagées pour permettre le bon fonctionnement du site.

 

Ces mesures vont « de la construction de nouvelles routes pour rallier le village de Hahaya, les autres localités de la région Hamanvou et la décharge. Il en est ainsi de la réhabilitation du centre de santé et une grande prise en compte des intérêts locaux et des potentialités de la région », soutient Hassane Bacar Mlatrédé, un des experts qui ont réalisé l’étude. L’implantation de cette décharge aurait déjà eu l’aval de la commune de la région contrairement au début.

 

Ces études sont établies en fonctions des spécificités et des réalités de la région. Le maire de cette commune déclare que « recevoir les ordures de Moroni, c’est donner la capitale tout son sens. Et ce n’est pas une honte car aujourd’hui, les deux parties ont discuté sur de bonnes bases dans l’intérêt de tous ». Mais, prévient le premier magistrat de cette commune qui abrite aussi l’aéroport, « si les clauses du contrat ne sont pas respectées, la municipalité se réserve le droit de dire non ».

 

L’étude sur l’impact environnemental ne concernait pas seulement Hamanvou. D’autres sites capables d’abriter des décharges de déchets ménagers sont identifiés et examinés dans les autres régions de Ngazidja (Mitsamiouli, Foumbouni) et Domoni à Anjouan. Cependant, la mise en place de ces sites nécessite beaucoup d’efforts et de synergies de la part des associations, des communes, des partenaires et de l’Etat.

 

Le PCD qui est à l’origine de ces études, se montre « disponible dans sa mission d’appui institutionnel, de formation et de cofinancement », a précisé Yves Chunleau, directeur du programme financé sous le 9ème FED de l’Union européenne. Pour faciliter la mise en œuvre rapide des recommandations, un expert de haut niveau dans le domaine du compost est attendu aux Comores incessamment, a-t-on assuré.

 

Ahmed Abdallah

040209/aa/hzkpresse/6h00

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Jeudi 22 janvier 2009

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Environnement  


Moroni, jeudi 22 janvier 2009 (HZK-Presse)
– Le Programme de Coopération Décentralisée (PCD) à travers sa composante 4 entend accompagner les collectivités pour l’aménagement des points de collecte des ordures ménagères. Pour répondre à cet impératif, le Pcd a confié l’étude au cabinet d’architecture de Mme Moussa Nadia pour soumettre au projet des propositions, quitte à exposer un plan de fonctionnement et d’urbanisme spécifique pour l’adaptation des sites de décharge des ordures ménagères et des points de collecte.

 

Au terme de sa mission, l’architecte a présenté hier mercredi 21 janvier au cours d’une séance de restitution son étude, en présence des partenaires du projet Pcd, ses associés et certaines collectivités bénéficiaires dont les mairies de Moroni, Hamanvou et Mitsamiouli.

 

Pour le moment, quatre sites sont identifiés pour abriter les infrastructures destinées à servir  de points de décharge des déchets : Hamanvou, Mitsamiouli au niveau de Ngazidja, Fomboni à Mohéli et Domoni à Anjouan.

 

Mutsamudu n’ayant pas réussi à s’attendre avec ses riverains sur le choix d’un site adéquat, cette agglomération est mise en attente par le Pcd jusqu’au moment où elle pourra parvenir à un compromis.

 

A en croire Yves Chunlau, le directeur régisseur du programme, le Pcd est désormais déterminé à accompagner les initiatives locales, à condition que les collectivités intéressées définissent leurs priorités dans un cadre consensuel.

 

Le cabinet d’architecte proposera des modèles types pour la collecte et la gestion des déchets solides, présentés sur une maquette des bâtiments et ses composants. L’architecte a conçu des schémas adaptés à l’environnement local et respectueux des conditions sanitaires liées notamment aux nuisances visuelles et olfactives des citoyens et des usagers (éboueurs). « Il s’agit selon elle, d’un modèle d’intégration dans son milieu naturel ».

 

S’arrêtant juste sur le cas précis de l’agglomération de Moroni, on cite le chiffre de 18 tonnes pour le volume de déchets ménagers qui sont produits par jour à raison de 45 m3 sur un total de plus de 8838 ménages estimés en 2003.

 

La ville est constituée en 10 localités ou quartiers de sorte que pour mieux préserver son environnement, 14 points de collectes sont nécessaires avant d’acheminer le produit vers la décharge. Selon l’étude de l’architecte, le coût du bâtiment est estimé à 11,5 millions de francs.

 

Elle proposera quatre options de collecte, dont la première sur tri sélectif avec 4 types de déchets, la deuxième toujours en tri sélectif mais avec deux types biodégradables et les trois autres déchets confondus. Par contre la troisième option proposée par l’architecte n’est pas du tout sélectif mais juste un dépôt sur un boxe unique et la quatrième encore un dépôt confondu déposé dans un boxe unique avec possibilité de sélectionner les déchets.

 

Le choix sera déterminé par rapport au coût et au modèle que la collectivité adoptera pour la collecte des déchets. Notons au passage que les déchets des marchés et des hôpitaux ne sont pas évalués par l’étude de maître Nadia. Pour elle de tels cas considérés comme sensibles, cela nécessite des études spécifiques. Le souci exprimé en revanche tient à la difficulté d’adaptation des plans des sites en fonction de l’emplacement du point de collecte.

 

Mais encore une fois l’architecte laissera entendre qu’il y a lieu d’effectuer un suivi de chantier indépendant, tout en tenant compte de l’étude d’impact environnemental en cours d’achèvement. D’où les recommandations formulées portant sur l’organisation d’une opération de sensibilisation, suivie d’une campagne d’éducation civique à destination des associations de quartier pour le respect des contraintes liées à une gestion maîtrisée des déchets managers.

 

A.  Nabahane

220109/an/hzkpresse/6h00

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Dimanche 18 mars 2007
Gestion des ordures ménagères de la capitale : Les marchés seront fermés jusqu’à nouvel ordre
 
 
Moroni, vendredi 16 mars 2007 (HZK-Presse) – Les deux marchés de la capitale seront fermés au public jusqu’à nouvel ordre, à partir de demain samedi 17 mars. C’est la décision que la municipalité de Moroni, appuyée par la notabilité de la ville, a prise cette semaine en réaction à la persistance de la crise des ordures ménagères.
 
Suite au refus des autres localités de l’île d’accueillir sur leur territoire les ordures en provenance de la capitale pour incinération, la municipalité de la ville a annoncé la mesure radicale, consistant à arrêter toute activité commerciale dans les deux marchés, jusqu’à la résolution de cette crise. La confirmation est faite à HZK-Presse par le président de la Délégation spéciale, faisant office de Maire de Moroni, Moilim Djoussouf.
 
Il déplore surtout la « situation d’abandon » dans laquelle se trouve aujourd’hui la première agglomération urbaine du pays, reprochant à l’Etat « d’avoir confié pendant plusieurs années à un privé la gestion des déchets de la ville, pour 13 millions fc par mois », alors que ce dernier ne remplissait pas entièrement ses obligations.
 
Le contrat prévoyait selon lui le traitement des déchets et même l’aménagement du site de Séléa, abritant l’unique décharge à incinérateur aujourd’hui fermée. Une décharge vouée à une « saturation prévisible », reconnaît M. Djoussouf, ce qui nécessitait des travaux d’extension et de modernisation, conformes aux normes de sécurité sanitaire pour la population riveraine.
 
Selon des données statistiques fournies par la mairie de Moroni, les deux marchés de Volo-Volo et du centre-ville totalisent une moyenne de 5 tonnes d’ordures par jour, soit le 1/3 de la quantité journalière produite par la ville. Ce qui dépasse de loin la capacité des services de voierie, dotés de « deux petits camions pour débarrasser les marchés de ses déchets », avoue le maire.
 
Or l’interruption du nettoyage des marchés durant une semaine, cela représente l’équivalent de plus de 105 tonnes d’ordres laissées à l’air libre. Une quantité qui tend à augmenter sous la pression démographique de Moroni, dont la population avoisine en 2007 les 50.000 habitants, soit plus que toute l’île de Mwali.
 
L’absence d’un système de voirie digne de ce nom et de gestion durable des ordures, ajoutée au développement d’un habitat anarchique qui ne respecte aucun plan d’urbanisme ni d’assainissement, a fini par défigurer Moroni.
 
Une ville devenue « un dépotoir à ciel ouvert qui ne reflète pas l’image d’une capitale que nous avons connue nickel à l’époque où nous étudions au lycée Said Mohamed Cheikh », comme le disait à HZK-Presse Ali Yachourtu Bourhane, ancien fonctionnaire aux institutions de Bretton Woods.
 
La circulation piétonne devient même à certains endroits dangereuse, les gens étant parfois obligés de marcher sur ces tonnes de déchets nauséabonds, débordant les trottoirs, avec toutes les conséquences sanitaires qui en découlent [pollution, gîtes larvaires, prolifération des rats, etc.]
 
« Les pouvoirs publics affichent leur incapacité à trouver une solution durable », déplore un habitant de la capitale. Le gouvernement central et l’exécutif de l’île ne parvenant toujours pas à s’entendre avec les collectivités locales sur un plan d’urgence qui préserve la santé de la population, confrontée quotidiennement à cette grave dégradation de l’environnement.
 
Interrogé par HZK-Presse, le vice-président Idi Nadhoim s’est dit « disposé à recevoir des propositions concrètes et réalistes » pour venir à bout de cette crise, mais « face à une situation d’urgence l’Etat a l’obligatoire de prendre des mesures d’urgence », ajoute-t-il. Le temps de monter un projet, de rechercher un financement et de l’exécuter, « cela demande un peu de patience et un sens des responsabilités », se défend Idi Nadhoim, juste avant un conseil de ministres largement consacré au dossier des ordures.              
 
Source : El-Had Said Omar - 160307/eso/hzkpresse/13h30
 
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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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