PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Mercredi 19 mars 2008
2 VERSIONS :

1) 1ere version : SOURCE :
Comores4.skyblog.com 19 mars 2008

Selon des sources proches de la présidence de l'Union des Comores, un hélicoptère de la police de l'air et des frontières française (PAF) en provenance de Maoré a atterri en catastrophe à Ndzuwani plus précisément à Sima (une ville très proche de Mwali).
Le ministère des relations extérieures et de la coopération a demandé à l'ambassade de France aux Comores de s'expliquer sur la mission de cet hélicoptère qui a frôlé le sol comorien sans prévenir les autorités compétentes. L'ambassade de France argue que l'hélicoptère était en mission de reconnaissance et a dû atterrir en catastrophe en raison d'une pane technique.
Hier, des mouvements de rotations entre Moroni et Mwali transportaient des militaires (vraisemblablement de l'UA) vers l'île de Mwali.
Selon l'ORTC, les trois passagers à bord de cet hélicoptère, dont deux militaires français s'en sont sortis indemnes.
Des questions se posent en se moment sur la vraie mission de cet hélicoptère surtout que l'accident s'est produit non pas du coté plus proche de Maoré mais plutôt près de Mwali.
Quant à RFI, elle aurait parlé d'un hélicoptère de la croix rouge française.
Pour rappel ce n'est pas la première fois que la Paf viole notre territoire...Le Maria Galanta continue ses voyages à Ndzouani et pourtant les autorités comoriennes l'avait interdit. Un autre hélicoptère de la PAF, avait atterri à l'aéroport de Ouani avec à son bord Bibi Roukia. Cette dernière fait partie des personnes interdites de quitter Anjouan par l'Union africaine.
Affaire à suivre.
Comores4.skyblog.com


2) 2eme version : SOURCE : ROMANDIE NEWS (AFP)

Romandie News
Anjouan: atterrissage d'urgence d'un hélicoptère français, pas de blessés

 

FOMBONI (Comores) - Un hélicoptère français avec trois personnes à bord a atterri d'urgence dans la nuit de mardi à mercredi à Sima, dans l'île comorienne d'Anjouan, sans faire de blessé, a indiqué la préfecture de Mayotte, jointe par l'AFP depuis les Comores.


"Un hélicoptère affrété par la préfecture de Mayotte dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, a dû faire un atterrissage forcé à Sima dans l'île d'Anjouan avec trois personnes à son bord", a indiqué mercredi à l'AFP une responsable de la préfecture ayant requis l'anonymat.


"Les passagers sont l'équipage et un agent chargé de la lutte contre l'immigration clandestine.


Nous n'avons pas encore tous les détails et attendons l'évaluation technique pour voir comment faire repartir l'appareil, loué à une compagnie privée de Mayotte", a ajouté cette responsable, jointe par l'AFP par téléphone depuis l'île comorienne de Mohéli.


"Cet incident n'a absolument rien à voir avec la situation politique dans l'île d'Anjouan", a-t-elle indiqué.


L'ambassadeur de France aux Comores, Christian Job, a confirmé mercredi à l'AFP à Moroni qu'un "hélicoptère civil léger de surveillance a été obligé de se poser en catastrophe à Sima", précisant que l'appareil effectuait "des surveillances maritimes entre Mayotte et les Comores en cette période sensible".


Cet atterrissage "ne doit pas être lié à une quelconque opération militaire ou une exfiltration de Mohamed Bacar", l'homme fort d'Anjouan, a poursuivi l'ambassadeur, selon qui il ne faut pas y voir "une quelconque malice de la France".


Une source à la présidence de l'Union des Comores, affirmant tenir l'information de l'ambassade de France à Moroni, avait peu avant mercredi confirmé l'incident à l'AFP à Moroni, capitale des Comores.


L'Union africaine (UA) a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre le colonel Mohamed Bacar, président de l'île d'Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juillet 2007 n'est reconnue ni par elle-même ni par l'Union des Comores.


La France avait fait part fin février de sa "disponibilité" pour transporter les troupes de l'UA engagées dans cette opération et a transporté le week-end dernier à Moroni 346 soldats tanzaniens.


L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli), dotées chacune de ses propres institutions, et l'Etat fédéral.


Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.


(©AFP / 19 mars 2008 12h45)

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Jeudi 15 novembre 2007
HALIDI-BLOG-COMORES 
 
Moroni, mardi 13 novembre 2007 (HZK-Presse) La société Spanfreight qui avait reçu dès le 24 octobre dernier la consigne ferme d’évacuer tous les conteneurs se trouvant au port de Mutsamudu, compte tenu de l’embargo décrété contre les autorités de fait d’Anjouan, a multiplié la cadence en effectuant quatre rotations en moins de trois semaines. La lettre émanait de la vice-présidence en charge des transports.
 
Le responsable à Moroni de la société maritime, a déclaré hier mardi à la presse qu’il entend se conformer scrupuleusement au « cadre légal » tout en satisfaisant autant que possible et « dans des conditions acceptables » sa clientèle commerciale.
 
Mais depuis le 9 novembre dernier la situation s’est nettement dégradée à Anjouan où les autorités de fait ont sérieusement entravé les activités normales de Spanfreight, en empêchant son navire Thorhanne, de transporter les 105 conteneurs destinés à être acheminés vers Moroni.
 
C’est le ministre de l’intérieur de l’île, Djaanfar Salim Allaoui qui a signé une réquisition par laquelle il demandait à la force de gendarmerie d’Anjouan « de prendre instamment toute disposition afin d’interpeller la compagnie Anjouanaise de Manutention (ASC) à surseoir à l’acheminement à Moroni des containers » dont la liste lui a été communiquée et jusqu’à nouvel ordre.
 
Le chef de brigade du port de Mutsamudu a même signé le jour même une note de service indiquant que « suite à une procédure contentieuse (…) douze conteneurs à bord du navire Thornhanne doivent être débarqués pour être mis à la disposition du service de douanes pour exécution de la procédure engagée ».
 
Il s’agit d’une douzaine de containers de 40 pieds pour lesquels les documents de transport ont été préalablement confisqués. Dans ces containers se trouvent des véhicules appartenant à des députés de l’Assemblée de l’Union et de l’île de Ngazidja.
 
C’est ainsi que le ministre des transports de Ngazidja, Mzé Said Dafiné s’est rendu à Anjouan dès le lundi 12, pour tenter une médiation auprès des autorités politiques d’Anjouan. Le navire n’a pu finalement quitter le port de Mutsamudu vers 18 heures, qu’après avoir été contraint manu militari de se décharger d’une partie des conteneurs, en présence de Mohamed Abdou Madi, ministre de la coopération décentralisée d’Anjouan.
 
« C’est un acte illégal car les conteneurs déchargés sont destinés à Moroni et non Mutsamudu » a déclaré Amine Naçr-Eddine. « Et ce d’autant plus qu’ils ne contenaient pas de produits dangereux », pouvant justifier une telle mesure, ajoute-t-il.
 
Interrogé par HZK-Presse, le député Sidi, affirme pour sa part son étonnement, précisant que les véhicules en question ont été « commandés à titre individuel et privé, à travers des prêts contractés auprès de la Meck, garantis par des virements permanents de la Société National des postes et services financiers (Snpsf) où sont domiciliés leurs salaires ».
 
L’agissement des autorités anjouanaises peuvent porter du tort au transport maritime à destination des Comores, prévient le représentant de Spanfreight, M. Naçr-Eddine, pour qui le non respect de la réglementation maritime aura des conséquences pour l’économie de notre pays déjà éprouvée ces dernières années.
 
Désormais l’agence sera obligée d’opérer le tri entre les conteneurs destinés à Moroni et ceux de Mutsamudu, ce qui engendrera une hausse du coût du fret, et une baisse du volume à transporter, entre Dar-Es-Salam et Moroni, en contournant le transbordement appliqué jusqu’ici à partir de Mutsamudu en tant que port d’éclatement.
 
Les armateurs ont déjà contactés cabinet d’avocat à Londres, pour cette affaire qui ternit encore une fois l’image du pays à l’extérieur. Les autorités rebelles d’Anjouan ont intérêt à restituer rapidement les marchandises confisquées, sinon le navire ne repartira pas sur Mutsamudu où il reste encore 36 conteneurs en souffrance en dehors des 12 réquisitionnés par le ministre Djaanfar Salim, dit-on.
 
Par ailleurs le député Youssouf Ali Mchangama nous a confirmé hier mardi, que le ministre des transports de Ngazidja dépêché à Anjouan lundi, serait vu au port de Mutsamudu lors du déchargement des 12 conteneurs et qu’il serait probablement l’instigateur de la réquisition. S’girait-il d’une action de représailles politique contre les élus de Ngazidja pour avoir rejeté le projet de loi rectificative de finances déposé par le gouvernement de l’île ?
 
Dans une lettre envoyée à F. Madeira, un haut responsable de compagnie maritime, DP Mitchell (Group Chairman) a déclaré sa disponibilité à se conformer à l’embargo en respectant les consignes édictées pour le transport de marchandises à destination de l’île d’Anjouan.
 
El-Had Said Omar
131107/eso/hzkpresse/16h00
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Jeudi 15 novembre 2007
HALIDI-BLOG-COMORES
 
  Mutsamudu, mercredi 14 novembre 2007 (HZK-Presse) Le ministre des transports chargé de la diaspora du gouvernement de l’île autonome de Ngazidja Monsieur Said Mzé Dafiné a quitté Anjouan mardi matin « satisfait » de son voyage de travail de vingt quatre heures qu’il vient d’effectuer dans l’île, trois semaines après la visite privée qu’avait effectuée le président Abdouloihab.
 
« Je quitte Anjouan ce matin satisfait des résultats obtenus de la mission qui m’a été assignée par le gouvernement et les habitants de l’île autonome de Ngazidja et j’exprime toute ma gratitude à l’endroit de tous mes interlocuteurs », a déclaré le ministre Dafiné dans un entretien qu’il avait accordé à RTA peu avant son départ.
 
« Depuis hier lundi, 105 containers des commerçants grands comoriens qui étaient bloqués au port de Mutsamudu sont partis vers Ngazidja et ces résultas n’auraient été obtenus s’il n’y avait pas eu un contact direct entre les autorités de nos îles respectives, et nous ne pouvons qu’en être reconnaissants », a-t-il ajouté.
 
Au cours de son séjour à Anjouan le ministre Dafiné a eu à s’entretenir successivement avec des opérateurs économiques de l’île, les responsables de la société Anjouan Steivedoring Comapany (ASC), la direction de l’EPPAM (établissement public portuaire autonome de Mutsamudu) et les responsables du service des douanes.
 
Entouré des ministres anjouanais de l’intérieur, celui de la coopération décentralisée et le directeur de cabinet à la présidence de l’île respectivement Jaffar Salim Allaoui, Mohamed Abdou Madi et Dhoihirou Halidi, Monsieur Dafiné a « condamné les restrictions que subissent certains opérateurs économiques de l’île, commises aux frontières et cautionnées par l’autorité de l’Union. »
 
Intervenant tour à tour après Monsieur Dafiné, Jaffar Salim Allaoui a qualifié l’arrivée à Anjouan de Monsieur Dafiné de geste de « bravoure et de courage. »
 
Quant à Monsieur Dhoihirou Halidi, il a fait une révélation au cours de cet entretien qui a « surpris » plus d’un auditeur.
 
« Mohamed Bacar est responsable de rien sur la situation de crise actuelle, il était candidat et j’étais président par intérim chargé d’organiser les élections présidentielles de l’île, si je les ai organisées, c’est parce que Monsieur Madeira m’a demandé de les organiser dans les délais initialement fixés » a-t-il annoncé.
 
« Et s’il arrive quoi que ce soit à la population c’est moi et Monsieur Madeira qui devons répondre de nos actes devant la cour internationale de La Haye », a-t-il conclu.
 
Hamid Ahmed
141107/ha/hzkpresse/7h00
 
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Vendredi 24 août 2007
Mutsamudu, jeudi 23 août 2007 (HZK-Presse) – « Appeler les autorités comoriennes et françaises à ouvrir  un débat franc et responsable sur la question des entrées à Mayotte, réfléchir sur des projets concrets d’insertion et de lutte contre la misère, sensibiliser les gens sur les dangers des voyages clandestins entre Anjouan et Mayotte », tels sont entre autres les objectifs que se fixe la toute récente association comorienne contre l’immigration clandestine (ACCIC) qui a vu le jour au début de ce mois d’août à Mutsamudu, chef lieu de l’île autonome d’Anjouan.
Dans un communiqué publié à Mutsamudu en début de semaine et dont une copie a été transmise à HZK-Presse, le président de ladite association Monsieur Aboullatuf Mohamed a condamné ce qu’il appelle « la politique d’observer impuissant » des autorités comoriennes d’hier comme celles d’aujourd’hui de tous les niveaux, la mort programmée de leurs ressortissants et demande la levée du visa « homicidaire » de Monsieur Balladur.
 
« Nous déplorons le silence des responsables comoriens qui n’osent jamais exiger de la France le rapatriement des corps repêchés pour qu’au moins leurs familles puissent les enterrer dignement, comme elle reconduit à la frontière ceux qu’elle considère comme des irréguliers », peut-on lire sur le communiqué.
 
Selon ce texte, « le mois de juillet 2007 dernier restera l’un des mois les plus meurtriers des comoriens voulant se rendre à Mayotte en empruntant le « couloir marin de la mort ». 5 naufrages ont été officiellement enregistrés avec au moins vingt morts par naufrage et des dizaines de disparus, affirme le communiqué.
 
« Ce couloir marin de la mort tue comme une épidémie, elle est plus redoutable que le choléra, puisqu’on sait bien de quoi se prémunir du choléra, alors qu’aucun politicien comorien ou français n’a proposé une solution durable et viable pour lutter contre les pertes en mer des vies humaines entre Anjouan et Mayotte », poursuit-il.
 
Monsieur Aboullatuf Mohamed, vice-président de la Fondation comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) et président de l’ACCIC estime que « les images et les reportages macabres d’une certaine presse ne semblent pas émouvoir ni choquer aucune autorité comorienne (de l’île ou de l’union) ou française, pourtant tous tenus responsables de ce fléau qui frappe à toutes les portes des familles comoriennes depuis l’instauration irresponsable du visa Balladur à Mayotte en 1994, pour des motivations électoralistes. »
 
« Nous sommes convaincus aujourd’hui plus que jamais, que cette question [l’immigration clandestine : ndlr] ne peut pas être considérée comme l’apanage des autorités comoriennes et françaises. Elle nous interpelle tous et doit faire l’objet d’un grand débat public aux Comores et en France », soutient-il.
 
A en croire le président de l’ACCIC, son organisation serait disposée à apporter « sa modeste contribution dans la bataille ardue pour une vie meilleure et de lutte contre la misère aux Comores. »
 
Source : Hamid Ahmed - 230807/ha/hzkpresse/7h00
 
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Mardi 5 juin 2007
Transports aériens : Guerre de polices sur le tarmac de l’aéroport
 
 
 
 
Les passagers et l'équipage ayant emprunté le vol régulier du vendredi 1er juin ont eu la surprise d'être accueillis à leur descente d'avion par une rixe opposant les deux services de police assurant la sécurité des lieux.
 
Lundi 4 juin 2007 (HZK-Presse) – L'affaire aurait pu paraître anodine, et passer une fois de plus inaperçue, si une rixe opposant des agents de la Police de l'Air et des Frontières (PAF) et ceux de la Brigade de la Gendarmerie Territoriale et Aérienne (BGTA), n'avait pas éclaté sur le tarmac de l'aéroport international Prince Said Ibrahim. A l'origine de cette guerre de Police, des passagers " clandestins " refoulés des frontières françaises pour n'avoir pas été en règle.
  
Les passagers et l'équipage ayant emprunté le vol régulier de Yémenia Airways du vendredi 1er juin ont eu la surprise d'être accueillis à leur descente d'avion par une rixe opposant les deux services de police assurant la sécurité des lieux. Le personnel des différents services opérant  au sol n'ont pu rien faire et sont restés béats quand bien même les faits n'ont pas semblé les surprendre. " Ce n'est pas la première fois qu'une histoire de trafic d'influence oppose les deux services, mais cette fois seulement la goutte de trop a dépassé les bornes des trafics aériens comoriens " dira même l'un d'entre eux.
Selon les commentaires des uns et des autres, les opérateurs économiques fréquentant l'aéroport international s'y attendaient, puisque depuis le retour de la police nationale aux frontières les missions de sécurité soulèvent des vieilles controverses. Plusieurs rapports ont été adressés par les différents services affiliés à la gestion de l'aéroport aux autorités compétentes sans qu'aucune suite ne soit donnée.
 
A l'origine de la rixe de vendredi dernier, cinq personnes refoulées des frontières françaises auraient été pressenties pour revenir à bord de ce vol du 1er Juin. La personne qui les avait fait partir, l'inspecteur Aladine de la PAF, a couru dès l'atterrissage de l'avion pour camoufler l'affaire dont il serait à l'origine. Les gendarmes au pied de l'avion, auraient tenté de l'empêcher d'accéder à l'avion, puisque les enquêtes relevaient de leurs compétences, et c'est ce qui l'a mis hors de lui.
 
Il s'en serait alors pris aux gendarmes et bénéficiant du renfort de certains de ses collègues policiers les auraient contraints à prendre la fuite. Cette énième affaire fait délier les langues, certains estimant que Aladine bénéficierait d'un soutien au delà même de sa hiérarchie, puisque à plusieurs reprises son chef, le Directeur de la PAF, le Commissaire Misbahou aurait demandé en haut lieu de retirer l'inspecteur en vain, pour ses maladresses caractérisés.
 
De source bien informée, la Chef de la sécurité aérienne madame Kader Nadia, que les pandores appellent la " dame de fer " de l'aéroport, au vu de la détérioration des dispositions de sécurité aérienne à l'aéroport international Prince Said Ibrahim et le manque de conscience de certaines personnes sensées renforcer cette sécurité, aurait même demandé une disponibilité pour ne pas assister impuissante à cette dégradation de la situation.
 
D'autres cadres intervenant à l'aéroport seraient susceptibles de partir dans les semaines à venir, dit-on. Aux dernières nouvelles l'auteur de cet acte aurait bénéficié d'un voyage pour un séjour mauricien samedi, et à son retour sera officiellement chargé des personnes expulsées de France à la PAF, selon une note de service du DG de la DGST.
 
Source : El-Had S.O. -  40607/eso/hzkpresse/9h00
 
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Mercredi 11 avril 2007
UN ACCIDENT D’AVION A L’AEROPORT DE OUANI
 
Un avion de la Compagnie Comores Aviation, avec 13 passagers à bord, est accidenté le lundi dernier à l’aéroport de OUANI – ANJOUAN alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Mayotte (Voir les images ci-dessous).
 
L’avion a quitté la piste et fini sa course dans le ravin d’une rivière au bout de l’aéroport. Il y aurait un blessé léger.
 
Selon le pilote, Monsieur Hassane Chahalane, après avoir constaté un problème technique lors du décollage, il a freiné pour arrêter la course de l’avion. Hélas ! un seul moteur (il yen a deux) a répondu au commande de freinage.
 
Il est temps que les autorités comoriennes se penchent sur la question de la sécurité et de l’état des appareils dans le domaine de transport des personnes et des biens. Il importe de rappeler que c’est le deuxième accident d’avion survenu à l’aéroport de Ouani en moins de six mois. En effet, en décembre dernier, un Fokker de la compagnie Royal Aviation avait aussi quitté la piste lors d’un atterrissage.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Samedi 11 novembre 2006
Mutsamudu, jeudi 9 novembre 2006 (HZK-Presse) –
 
C’est grâce à une sécurité hautement renforcée que le navire Maria Galanta, assurant la liaison Mayotte Anjouan a pu accoster au port de Mutsamudu, ce mercredi 8 novembre vers 20 heures 45. Durant toute la journée de ce mercredi, une information circulait déjà dans les rues de la capitale de l’île, selon laquelle des habitants allaient empêcher de toutes les manières, Maria Galanta de jeter ses amarres au port de Mutsamudu.
 
Le Maria Galanta est le seul navire à ce jour, qui transporte les ressortissants comoriens expulsés de Mayotte et reconduits à la frontière [on estime entre 200 et 250 le nombre de personnes considérées comme « clandestins », qui sont expulsées ou menacées d’expulsion chaque semaine, par les autorités préfectorales de cette quatrième île de l’archipel des Comores, maintenue sous administration française depuis l’indépendance du pays en 1975].
 
Ayant pris la menace au sérieux, les autorités de l’île d’Anjouan ont dépêché en renfort en début d’après midi, des éléments des forces de la gendarmerie d’Anjouan suffisamment armés. Sur place, ils ont fait évacuer le port et quadrillé les lieux.
 
A l’origine de ce grincement de dents, « le refus des autorités de Mayotte  d’autoriser le Tratringa III à transporter aussi les expulsés », a-t-on appris.
 
Les autorités de l’île d’Anjouan qui dans un premier temps n’avaient pas apprécié cette décision avaient adressé une note d’information à l’agence Maria Galanta de Mutsamudu lui demandant de suspendre les mouvements de son bateau vers Anjouan, jusqu’à nouvel ordre.
 
AGENCE COMORIENNE DE PRESSE (HZK-PRESSE)
 
publié dans : TRANSPORTS par HALIDI commentaires (0)   

LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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