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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:51

Vous trouverez ci-dessous la synthèse du rapport final sur la géologie économique des Comores rémis en séptembre dernier par des géologues iraniens au Président de l'Union des Comores lequel contient les données scientifiques et techniques ainsi qu’un volet économique chiffré.

Le Président Ahmed Abdallah Sambi avait annoncé la découverte des ressources minérales et autres à l'occasion de son discours de l'ide el fitre adressé à son peuple en ces termes  :

" (...)Mes frères, j’ai alors fait venir des géologues dans ce pays pour prospecter. Je peux vous dire en toute sincérité que très peu au sein du pouvoir étaient enthousiasmés par cette initiative. Je le dis pour l’inscrire dans l’histoire, que j’ai fait régler la première tranche de 38 millions du contrat conclu avec ces géologues grâce aux fonds spéciaux du Président, faute d’autres disponibilités, afin de faire venir ces spécialistes au plus tôt.

Aujourd’hui, comme je l’avais promis, j’ai une bonne nouvelle qui devrait réjouir tous les comoriens. Après une première visite de ces géologues au cours de laquelle ils ont prélevé des échantillons, ils sont revenus une deuxième fois pour terminer leurs études et les confirmer avec certitude et enfin, une troisième fois pour me remettre le rapport final de leurs recherches.

Aujourd’hui, en qualité de Président de l’Union des Comores, j’ai l’honneur, la joie et le bonheur d’annoncer à tous les comoriens, de l’intérieur et de la diaspora que nous avons la certitude que notre pays recèle de ressources que nous pourrons exporter pour faire rentrer des devises. Il ne s’agit plus de rumeurs mais de certitudes. J’ai ordonné que ce rapport soit diffusé et publié partout, y compris sur Internet et les journaux, pour que les comoriens sachent que nous avons franchi un petit pas et que des ressources existent dans ce pays, en attendant qu’il y en ait encore plus demain. Tout prouve aujourd’hui, Dieu merci, que notre pays a été doté par la Providence, de bienfaits et de ressources (...)."


Le Rapport de géologie économique

Identification et caractérisation des ressources minérales


- Olivine des sables
- Dépôts de pouzzolanes
- Gisement latéritique de bauxites
- Gisement latéritique de terre rouge
- Les minéraux lourds

Justification d’exploitation économique

- Olivine des sables

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Dépôts de pouzzolanes

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Gisement latéritique de bauxites

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

- Gisement latéritique de terre rouge

o Utilisation
o Capacité de production
o Indices économiques

A.Identification et caractérisation des ressources minérales

1.Olivine des sables

Le seul gisement présentant des avantages économiques est situé dans l'île de la Grande-Comores. Ce gisement est situé dans la partie orientale de l'île, à environ un kilomètre du village de Pidjani. Ce dépôt fait partie d'une unité alluviale qui est une suite de morceaux de larges pièces de conglomérat contenues dans des fins grains de sable. Les prélèvements ont montré que dans certains endroits, dans cette séquence la teneur en olivine est d'environ 10% et peut atteindre jusqu'à 40%, voire 50%. Physiquement, ces grains d'olivine sont de forme semi angulaire à rond, et leur taille varie de un à quelques millimètres. Plus de 90% de ces grains sont de cette taille. En général, la plupart de l'olivine de ce gisement est de type forstérite.


2.Dépôts de pouzzolanes

Pour la Grande comore

Zone I (Itsoundzu ): Dans ce domaine, un dépôt de pouzzolane est réparti sur au moins 50 mètres de diamètre et 20 mètres de hauteur. En ce qui concerne l'aspect physique de ce dépôt, il se présente sous forme de grains complètement libres avec le moins de sol fin possible (minéraux argileux).

Zone II (Chezani ): Dans ce domaine, d'épaisses couches de pouzzolane reparties sur plus de 300 mètres sont observés, qui se répandent dans une zone à 200 mètres de diamètre.

Zone III (Ossoudjou): Un échantillon a été prélevé de cette zone pour déterminer le pourcentage d'éléments et aussi pour tester les ciments et les résultats probants.

Zone I (Sangani ): L'extension de cette Superficie est supérieure à 100 mètres et son épaisseur atteint jusqu'à 10 mètres.

Zone II (Mtango ): Dans ce domaine la pouzzolane est répartie autour de 400 mètres avec une épaisseur de 50 mètres.

3. Gisement latéritique de bauxites

Les domaines les plus prometteurs ont été étudiés et dans l'île d'Anjouan un important gisement latéritique de bauxite a été trouvé. Géographiquement, ce domaine est situé à 300 mètres à l'est du village de ONGONI. Basé sur des enquêtes de terrain menées dans ce domaine, la surface de ce gisement s'étend sur au moins 300 mètres dans des directions différentes et sa hauteur atteint jusqu'à 50 mètres.

4. Gisements latéritiques de Terre Rouge

Basé sur des études d'exploration, les sols rouges sont perçus sous la forme de lamelles et / ou petites et grands lentilles dans les différentes régions des trois îles. L'extension de cette unité est très importante dans l'île d'Anjouan (au nord-est de HAJOHO). Compte tenu de la zone d'extension du gisement et la valeur moindre du poids spécifique du sol de latérite rouge (2,5 g/cm3), le tonnage de ce gisement est estimé à environ 1 million de tonnes. En comparant ce dépôt à d'autres gisements du monde (avec la teneur de 30-35% d'oxyde de fer), ce dépôt avec sa teneur de 32% d'oxyde de fer est prometteur pour des études d'exploration supplémentaires et détaillées.

5. Les métaux lourds

La présence de minerai précieux (Spinelle et Corindon) est devenue certaine à Anjouan, à la Grande Comore mais surtout à Mohéli. Dans cette île, les particules de corindon sont beaucoup plus répandues et ont été repérées dans 11 endroits différents.

B. Plan de Justification Economico-Technique

1- Le plan pour la production de l'olivine.

Domaine d’utilisation du produit

- Matériaux Réfractaires de hauts fourneaux
- Fonderie de sable
- Réfractaire
- Bloc de stockage de chaleur
- Substances abrasives
- Autres applications

Les prix mondiaux de l'olivine varient selon les différentes applications:

- Travaux de Fonderie: 60-110 $ / t (en vrac), 77-125 $ / t (sacs)
- Agrégats: 50-78 $ / t (en vrac)
- Agrégats réfractaires: 72-80 $ / t (sacs)
- Fonderie et sable de dynamitage: 78-84 $ / t (sacs)
- Sable de répartiteur: 100-110 $ / t (sacs)

La capacité de production de l’olivine

Etant donné les réserves minérales minimales actuelles et le montant maximal de la production mondiale (entre 20 et 3500 mille tonnes), il est suggéré que le dispositif soit conçu pour fonctionner avec une capacité de 250 mille tonnes par an (830 tonnes par jour, 300 jours de travail chaque année). Compte tenu de la teneur moyenne d'au moins 25 pour cent d'olivine, sa production annuelle sera d'environ 62 mille tonnes par an, et dans le cas où le produit met pied dans le marché mondial, la capacité de production pourrait augmenter jusqu'à à 500 mille tonnes de matériaux brut par an.

Indices économiques

- Le montant du capital fixe est d'environ 5.5 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0.25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 0,3 millions de dollars
- Coûts de production d'environ 1.7 millions de dollars
- Le prix de vente par tonne, en moyenne de 60 dollars (pour couvrir les risques du projet, le prix a été fixé à 40 dollars, moins que le prix mondial).
- Ventes annuelles d'environ 3.72 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 2 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Le taux est d'environ 32 pour cent
- Période du retour du Capital vers 37 mois

2- Production des terres rouges latéritiques

Domaine d’utilisation du produit

- Les revêtements de couverture et les bandes magnétiques ...
- Les matériaux de construction comme le ciment, mortier, béton et ainsi de suite ...
- Pigments:

• Industrie céramique
• Industrie du verre
• Les bandes magnétiques
• Papiers Industriels
• produits cosmétiques

La capacité de production

La meilleure réserve de sol rouge se trouve dans l'île d'Anjouan, dont les réserves sont estimées à environ 1 million de tonnes. Sur cette base, le montant de la production annuelle est estimé à environ 4000 tonnes de sols traités avec un teneur supérieur à 75%. Et compte tenu de la teneur moyenne de ce dépôt de 32%, le taux annuel d'exploitation est d’environ 15000 tonnes de matière brute.
Considérations techniques

Comme cela a été mentionné dans les parties précédentes, les sols rouges et jaunes (pigments minéraux) ont des applications multiples, et dans chaque application, les caractéristiques physiques et chimiques du produit sont différentes. Par conséquent, la production d'un produit avec certaines caractéristiques, n'est possible que par certains processus particuliers qui doivent être appliquées sur les matières premières.

3- plan de production de la pouzzolane

Les applications du produit
- Construction
- Polissage
- Agriculture
- D'autres applications de ces substances, on peut citer la production de dentifrice, les différents produits de nettoyage, additifs pour peinture à l'huile, le polissage des substances, cirage, plastique, résine synthétique, les couvertures souples, filtres à eau, des allumettes, des électrodes de soudage, les transmetteurs chimiques, les routes pour renforcer le sol, les abrasifs dans les savons et autres produits nettoyants, pour les toits en pente et les planchers du bâtiment (particules inférieures à 40 millimètres)


Capacité de production

Considérant la nature volcanique des Comores et l'extension extrême de cette matière minérale, on peut certainement dire que ces réserves sont infinies. Production et transformation de cette matière peut être considérée comme l'une des priorités dans les investissements de ce pays. Selon ce qui a été décrit jusqu'à présent, la capacité de ce plan est considérée comme étant d'environ 100 mille tonnes par an.

Indices économiques

- Le montant du capital fixe d'environ 8 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0,25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 0,2 millions de dollars
- Coûts de production d'environ 2 millions de dollars
- Les prix de vente par tonne, moyennement de 60 dollars (pour couvrir le risque du projet, ce prix a été revu à 30 dollars, moins que les prix mondiaux)
- Ventes annuelles d'environ 6 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 4 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Taux d'environ 46 pour cent
- Période du retour du Capital environ 25 mois

4- Plan de la production provenant des gisements latéritiques de bauxites de ONGONI

Les applications du produit:

- Industrie du Ciment
- Métallurgie
- Industries chimiques
- Acier Industriel
- Réfractaires
- Abrasifs
- Construction de routes
- Soudage
- La production pétrolière

Les prix mondiaux

Selon des études réalisées dans le commerce mondial, le prix de chaque tonne de bauxite varie en fonction de la taille des grains, la teneur en alumine, et le volume, la quantité et le type d'impuretés. Néanmoins, le prix mondial moyen par tonne est de 27 dollars.


Capacité de production

En ce qui concerne les gisements probables de la bauxite latéritique dans l'île d'Anjouan (chapitre trois, qui fait partie de 3-3-1), qui est estimée à environ 11 millions de tonnes, la stratégie la plus appropriée au développement économique et politique de développement peut être fondé sur ces réserves comme avantage relatif et point principal. En plus de l'institutionnalisation de l'exploitation minière et de l'emploi, cette politique peut aider au développement des exportations nationales envisagent points positifs et d'avantages. À cette fin et dans la première étape, il semble que les objectifs de la branche minière d'atteindre les plans de production de 500 mille tonnes de bauxite, et aussi d'intensifier le pied dans le marché mondial sont raisonnables.

Indice économique

- - Le montant de fixe à environ 15 millions de dollars
- Des études d'exploration supplémentaire; 0,25 millions de dollars
- Le montant du capital en circulation d'environ 1 million de dollars
- Coûts de production d'environ 4,2 millions de dollars
- Ventes de prix pour la tonne, moyennement 20 dollars (pour couvrir les risques existants, le prix est offert 7 dollars de moins que le prix mondial)
- Unité de capacité de production d'environ 500 mille tonnes par an
- Montant des ventes annuelles d'environ 10 millions de dollars
- Le bénéfice brut d'environ 5,8 millions de dollars
- Retour sur investissement (ROI) Taux d'environ 37 pour cent
- Période de retour de capital environ 33 mois


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Mariama HALIDI HALIDI - dans RAPPORTS
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commentaires

mansoib 10/10/2009 22:22


Bonjour a tious,
Est ce que une étude sera faite pour envisager les concéquences écologique de l'extraction de ces mines.


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