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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 14:52

ÉDUCATION À NGAZIDJA AUX COMORES : LE GOUVERNEUR APPUIE L’INSPECTION PÉDAGOGIQUE

Réflexion sur la problématique du Rendement scolaire aux Comores

Opinion libre de Dr. Mohamed Ali Mohamed, Ph.D.
Professeur-Chercheur en éducation

 

Toronto, le 14 janvier 2012

À Dr. Ikililou Dhoinine, Président de l’Union des Comores,
Courriel : presidence@comorestelecom.km

À Monsieur Mouigni Baraka Said Soilihi, Gouverneur de l’île de Ngazidja,

À Monsieur Salami Mohamed, Commissaire à l’Éducation, à la Formation Professionnelle et Technique, à la Culture, à l’Artisanat, chargé des affaires Islamiques S/c de Monsieur Mbaé Ahamada, Inspecteur pédagogique au Commissariat à l’Éducation de Ngazidja,

Au Syndicat National des Instituteurs des Comores (SNIC),

Aux Instituteurs de Ntsudjini S/c d’Ali Hamadi Saandi,

À Monsieur Ahmed Ali Amir, Journaliste d’Al-watwan,

À Monsieur Ali Moindjié, Journaliste d’Al-balad,

Monsieur le Gouverneur, c’est aujourd’hui que j’ai eu connaissance de votre équipe. J’ai constaté que vous êtes entourés par des Commissaires compétents. Des cadres qui ont fait leurs preuves au pays. Certains vont dire que ce docteur est déconnecté de la réalité du pays. Et que je reste à l’étranger avec mon doctorat et de vous envoyer des articles et propositions. Pourquoi, ne rentre-t-il pas au pays pour travailler ? Mais sachez aussi que la matière grise des Comores peut être utile en étant à l’étranger. Ça ne fait même pas un an depuis que vous êtes au pouvoir. Donc il est très tôt pour faire un bilan. Mais je vous rappelle aussi que cinq (5) ans passent vite pour gouverner.

Le 14 janvier 2012, le hasard a fait que je vienne de tomber sur le site Internet «http://gouvernorat-ngazidja.com» du gouvernorat de l’île de Ngazidja. Je vous félicite de cette initiative. J’ai eu un grand temps de plaisir à lire et à relire toutes les parties et sections composant ce Site.
En tant qu’enseignant de carrière dans l’enseignement primaire Comorien pendant de nombreuses années et spécialiste en Administration et politique scolaires, j’ai beaucoup appris par l’entremise de ce site. Je me suis rendu compte en lisant la Feuille de route pour les Actions en cours et perspectives (2011-2016) du gouvernorat que l’Éducation de la maternelle au primaire et au secondaire relève uniquement des compétences du gouvernorat de Ngazidja. Dans la Feuille de route du Gouvernorat de Ngazidja, on trouve les points suivants :

«4.2.6 : Commissariat à l’Education
•    Réhabilitation des établissements scolaires du primaire (UE-FADC).
•    Aménagement des centres de lectures, des CIPR (10) et des inspections pédagogiques.
•    Renforcement des capacités des encadreurs, des enseignants et du personnel administratif.
•    Elaboration de manuels scolaires pour le primaire(APC).
•    Dotation de manuels scolaires aux enseignants et aux élèves (Dubai-CARE).
•    Construction et équipement des salles de classes ECR intégré dans le primaire (6).
•    Elaboration des programmes et des manuels des ECR.
•    Formation des directeurs et des enseignants.
•    Elaboration d’un règlement intérieur des établissements.
•    Centre de lecture ouvert dans le primaire, collège et lycées (UE-PASSEC).
•    Prise en charge des enfants déscolarisés et non scolarisés par des cours de soutien.
•    Implication des autorités communales comme partenaires à part entière dans le système éducatif.
•    Construction des latrines et points d’eau (Croissant rouge-UNICEF-Fawecom)» (Feuille de route, p. 21)

Si j’ai bien compris, le niveau de l’enseignement supérieur et des enseignants chercheurs œuvrant à l’université relèvent du Ministère de l’éducation nationale. Je me demande alors, pourquoi cette appellation d’un Ministère de l’éducation nationale? Pourquoi ne pas avoir tout simplement, un Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche?

Dans le même site Internet, je viens de lire que «Le Gouverneur de l’île autonome de Ngazidja, Mouigni Baraka Said Soilihi a remis un véhicule 4X4 neuf et une partie de sa dotation de carburant aux services des inspections pédagogiques de l’île. Objectif : mieux contrôler le travail des enseignants tout au long de l’année scolaire. Deux autres 4X4 pourraient être disponibles dans les semaines à venir pour que le contrôle puisse se faire au niveau de toutes les régions. Selon le gouverneur, cet appui va permettre aux services chargés du contrôle pédagogique d’être présents sur le terrain pour suivre régulièrement le travail des enseignants. «On ne peut pas accepter les résultats actuels de l’enseignement public», martèle-t-on au gouvernorat indiquant que l’année dernière, le taux réel de réussite à l’entrée en 6e était de 18%, 15% au BEPC et 7% au Baccalauréat. Pour le Gouvernorat, ces véhicules ne seront pas affectés directement aux inspecteurs, mais vont être gérés par le commissariat à l’Education. Et ils seront parqués chaque jour à Mrodjou. «C’est sur ordre du commissariat que ces véhicules seront utilisés par les inspecteurs», insiste-t-on à Ngazi-Ngomé» (Mardi, 22 Novembre 2011 07:06)

Je retiens dans ce passage qu’en dépit des efforts déployés par l’État comorien par le biais du Gouvernorat de Ngazidja, et par les différents acteurs et partenaires éducatifs en vue de combattre les échecs scolaires, les taux de redoublement demeurent élevés et les taux de réussite des élèves, peu satisfaisants. Combattre l’échec scolaire reste l’un des défis que le système éducatif comorien doit relever dans ce nouveau millénaire ou du mandat du gouverneur Mouigni Baraka.

Ces données établies par le gouvernorat de Ngazidja relèvent pour l’année dernière des taux réels de réussite de 18% à l’entrée en sixième, de 15% au BEPC et de 7% au Baccalauréat. Selon ces données du gouvernorat, on nous parle de la remise d’un véhicule 4X4 neuf et une partie de sa dotation de carburant aux services des inspections pédagogiques de l’île. Deux autres 4X4 pourraient être disponibles dans les semaines à venir.

Le Commissariat à l’Éducation de Ngazidja nous a établi une liste de 13 points essentiels aux Actions en cours et perspectives (2011-2016) sur sa Feuille de route. Nous savons tous que le système éducatif est comparable à une industrie qui consomme un budget considérable, sans pour autant atteindre toujours les buts visés. Cependant, même si des 4X4 ou même si les budgets alloués sont importants, des problèmes persistent toujours dans le système et se manifestent sous forme de déperdition. Cette déperdition est considérée comme un point noir du système de l’enseignement aux Comores, fait qui rend les dépenses considérées inopérantes.

Malgré beaucoup d’efforts pour réformer l’enseignement, on dénonce l’échec des politiques éducatives élaborées après l’indépendance, l’incapacité du système à insérer le citoyen dans le monde économique et social et l’absence de promotion collective. On décrie les politiques scolaires pour leur inadaptation à la réalité économique et démographique.

À cet égard, quelles sont les politiques du Commissariat à l’éducation de Ngazidja pour expliquer l’échec du système par l’inadéquation des ses objectifs sans, dans bien des cas, examiner les causes qui peuvent venir de l’environnement social ou des caractéristiques individuelles de l’élève ou de l’école elle-même? Tout se passe comme si on considérait l’institution scolaire sans prendre en considération le contexte social où elle se trouve et les caractéristiques individuelles de sa clientèle.

Quelle est la part de responsabilité des enseignants dans l’explication de la réussite ou de l’échec scolaire au primaire aux Comores? Quel effet les enseignants des écoles primaires des Comores exercent-ils, par le biais de leurs caractéristiques sociales et professionnelles et leurs pratiques pédagogiques, sur le rendement scolaire des élèves? Qu’advient-il de l’effet de ces caractéristiques et pratiques lorsqu’on prend en compte d’autres facteurs contextuels (taille de la classe, possession de craie, qualité de tableau noir, proportion de mères et pères analphabètes et proportion d’élèves s’abstenant de prendre le petit déjeuner, etc.)? Telles sont des questions que le Commissariat à l’éducation à Ngazidja doit se poser et non la donation des véhicule des 4X4 et de carburant.

Ainsi, le Commissariat à l’éducation doit chercher à étudier de manière générale le phénomène des déperditions scolaires à Ngazidja (ou aux Comores) et s’interroge en particulier sur les relations entre l’échec scolaire et certains facteurs d’ordre individuel, social et scolaire.

Le Commissariat à l’éducation doit faire impérativement une étude de l’échec scolaire qui s’avère nécessaire dans le contexte de Ngazidja (ou Comorien) au moment où le phénomène de la déperdition se pose comme un obstacle majeur aux réformateurs qui cherchent à mettre sur pied un système scolaire capable d’absorber des effectifs de plus en plus croissants et au moment où le niveau de scolarisation détermine en grande partie l’occupation future. Dans ce contexte, le phénomène de l’abandon ou, plus généralement, de la déperdition scolaire constitue un problème non seulement pour l’individu mais aussi pour la société comorienne toute entière.

Les facteurs qui constituent à la création et au maintient des déperditions scolaires sont multiples et hétérogène de sorte que pour les expliquer, il faut faire appel aux composantes individuelles, socio-économiques, socioculturelles et scolaires. Ainsi, prendre en considération l’un ou l’autre de ces aspects nous amènerait, certes, à voir le problème sous un angle bien spécifique, mais ne permettait en aucun cas de le voir dans sa totalité.

ANALYSE DU BILAN ET PROPOSITIONS

Les États Généraux de l’Éducation aux Comores

L’école comorienne a fait l’objet de plusieurs séminaires et toujours dans la perspective de réformer le système éducatif. Ces séminaires ont été suivis par d’autres forums nationaux importants et ont abouti à l’organisation des États Généraux sur l’Éducation tenus à Moroni en 1994. C’était la préoccupation à l’égard de la qualité de l’éducation.
Dans le Rapport des États généraux, on a précisé que : «l’amélioration des processus d’apprentissage devrait également promouvoir le rendement des systèmes scolaires : les taux de redoublement devaient baisser et le niveau d’abandon scolaire devait être retardé jusqu’à l’acquisition des habilités de bases» (Rapport des États généraux, 1994, p. 28).

Ces États généraux étaient une occasion pour la première fois dans l’histoire des Comores indépendantes de permettre à toutes les couches sociales du pays de débattre des questions touchant plusieurs aspects du système scolaire comorien. Un an plus tard, la commission chargée du suivi des États généraux a produit un rapport comprenant plusieurs recommandations et identifiant plusieurs chantiers prioritaires pour améliorer le système scolaire des Comores. Les problèmes qui ont été soulevés au niveau de l’enseignement primaire et secondaire concernent essentiellement la qualité de la formation, la gestion des ressources et le processus d’évaluation.

Pourquoi parler de ces États généraux aujourd’hui? C’est pour signaler au Commissariat à l’éducation de Ngazidja et à ses décideurs politiques que les recommandations de ces États généraux sont encore valables à nos jours. Le gouvernorat de Ngazidja n’a pas besoin de refaire d’autres États généraux de l’éducation. Dans ce cas le gouvernorat va épargner beaucoup d’argent et investir dans d’autres domaines. Il suffit que le Commissariat à l’éducation se penche sur les recommandations des États généraux et faire travailler tous les inspecteurs et conseillers pédagogiques pour un suivi, bien sur avec des améliorations à faire. Plusieurs critiques sont soulevées à l’égard du faible taux de réussite aux examens nationaux du MEN.

Ces États généraux parlent de la réussite scolaire comme d’une condition nécessaire pour permettre aux Comores de s’inscrire dans le monde en évolution. C’est l’efficacité du rendement interne et externe qui est visé. Ils préconisent une réforme majeure qui vise la diplômation des élèves tout en maintenant la qualité de l’éducation. Il est question de lutte contre l’échec scolaire, de diminuer le nombre de ceux qui quittent l’école sans diplôme.

Dans la foulée des États généraux sur l’éducation, le Ministère de l’éducation propose un plan d’action sur la réussite éducative. Les conditions pour réaliser cet objectifs : «a) la motivation des jeunes; b) la valorisation du statut du personnel enseignant; c) l’implication des parents dans la vie de l’école» (Rapport des États généraux, 1994, p. 100).

Messieurs le Gouverneur de l’île de Ngazidja et le Commissaire à l’éducation, étant un enfant de Ngazidja et expert international en Administration et politique scolaire, dans les lignes qui suivent, je vous fais certaines recommandations. Vous pouvez les étudier avec les spécialistes du domaine de l’éducation dans notre pays. C’est une petite contribution et gratuite que je vous faite. Je ne vais pas vous facturer comme je le fais d’habitude. Cette contribution, c’est juste pour vous dire de faire travailler nos inspecteurs et conseillers pédagogiques. Vous devrez leur dire qu’il y a matière à réflexion pour rehausser le rendement académique de nos élèves.

UNE TABLE RONDE

Une table ronde (au lieu des États généraux) est nécessaire et s’impose car le système éducatif de Ngazidja est dans une léthargie depuis plusieurs années. Des pourparlers pour les organisateurs et les participants vont déboucher sur plusieurs recommandations pour le système éducatif de Ngazidja (et pourquoi pas des Comores) dans son ensemble. Lorsque je dis «le système éducatif dans son ensemble», il faut comprendre et voir les composantes suivantes : maternelle, primaire et secondaire (pour le Commissariat à l’éducation de Ngazidja), supérieur et unités de recherches. Je vais vous apporter dans mes modestes idées des propositions des solutions sur ces secteurs et composants.

Secteur 1 : maternelle et primaire

C’est un secteur clé car il conditionne le plus souvent le comportement de l’enfant (apprenant) tout au long de sa scolarité. Le terme maternelle ou pré-primaire n’as pas de sens aux Comores car la plus part des crèches, des maternelles ou pré-primaires sont soient quasi-inexistantes soient des structures privés. En dehors de grandes villes (Moroni, Mitsamihuli, Mutsamudu, Ouani, Domoni voir Fomboni), dans quelle autre ville des Comores est-il possible de trouver des infrastructures capables d’accueillir les enfants d’âge inférieur à 5 ans. Avant de prendre des mesures propres à la petite enfance, l’urgence est à la mise en place des structures publiques d’accueils dans toutes les localités des Comores. Lorsque les infrastructures existent, les nounous et les professeurs d’école transmettent avec efficacité l’éducation et le savoir. Dans le même temps, nos petits enfants intégrons de manière définitive les savoirs suivants : vivre en société avec des personnes d’horizons diverses, utilisations des dispositifs sanitaires, le goût du travail (lecture et écriture), le respect des ainés et de leurs camarades.

De la maternelle au primaire, la principale recommandation visera un ratio de 30 élèves par classe. Dans le primaire, il est important d’atteindre un ratio de 30 élèves par classe à court terme. A long terme, ce chiffre devra être revu à la baisse (maximum 25 élève par classe) car c’est avec ce nombre d’élève que nos enseignants seront plus efficaces. Si le travail en amont (maternelle et pré-primaire) est bien fait, les enfants ne rencontreront pas beaucoup de difficultés dans leurs études primaires.

Les autres points iront de la mise en place de programmes et d’activités pédagogiques de qualité pouvant conduire progressivement à l’apprentissage de la langue nationale. Enfin, une priorité sera accordée à la création des établissements spécialisés pour favoriser l’accès des élèves handicapés, l’amélioration des dispositions sanitaires et sociaux et une aide aux élèves en difficulté d’adaptation et d’apprentissage.

Secteur 2 : secondaire (enseignement général et professionnel)

Cette seconde étape des études d’un enfant est celle qui va faire de lui un homme ou une femme capable d’acquérir un savoir, de l’utiliser afin de choisir son orientation professionnelle. Pour que cette étape soit source de réussite pour nous et pour les Comores, dans le secondaire, je vous recommande notamment de supprimer dans un avenir proche le concours d’entrée en 6ème, de réformer le baccalauréat (le fait qu’on ne peut pas le supprimer comme dans les systèmes Anglo-saxons ou Nord Américains), d’arriver à un taux de 30 élèves par classe, d’accentuer la professionnalisation des formations initiales, d’ajuster les capacités en infrastructure et en ressources humaines, d’adopter les plateaux techniques, de créer des laboratoires en les dotant un équipement de pointe, de mettre en place un centre d’insertion, de renforcer la formation continue et l’instauration d’un cadre d’échanges permanents publics-privés. Ces mesures doivent concerner l’enseignement général, l’enseignement technique et l’enseignement professionnel. Espérons qu’elles ne resteront pas lettre morte comme c’est le cas de nombreux projets dans notre pays.

Par contre l’attention doit être apportée au secteur informatique et au secteur linguistique. En effet lorsque les lycéens ou étudiants Comoriens quittent leur pays et arrivent dans les pays occidentaux pour parfaire leur formation; leur manque de culture informatique (bureautique, langage informatique exemple C++ ou fortran) est un handicap sérieux pour leur réussite. Nos foyers n’étant pas identiques aux foyers occidentaux ou un enfant de 3 ans côtoient un ordinateur, il revient à l’état de mettre en place dans tous les établissements des ordinateurs pour que les élèves soient initiés à l’informatique. Il en va de même pour l’apprentissage des langues et une innovation dans ce secteur est primordiale. Des laboratoires de langue (salles équipés d’ordinateurs ou de télévisions) dans lesquels les élèves peuvent écouter des extraits de discours en arabe ou en anglais seront la bienvenue.

La dernière grande bataille concerne la mise au point d’une législation stricte des différents établissements scolaires qui pullulent Moroni et l’intérieur du pays. En effet il existe une multitude d’écoles primaires, secondaires et techniques qui se font de l’argent sur le dos des parents nécessiteux d’inscrire leur progéniture dans un établissement pour y étudier. La tâche pour laquelle ces établissements ont été crée c’est-à-dire la transmission du savoir, ne fait plus parti de leurs prérogatives mais passe au plan secondaire par rapport au profit financier. Le permis accordé à certaines personnes ou structures afin d’ouvrir des établissements scolaires privés aux Comores ne doit pas être attribué par complaisance. Si tel fut le cas, l’hémorragie doit être endiguée car ces structures ne font que rabaissées le niveau des élèves et étudiants Comoriens.

Secteur 3 : enseignement supérieur

Au niveau de l’enseignement supérieur les principales mesures iront de la création d’une structure de la vie étudiante dans tous les sites de l’Université des Comores, l’accélération du basculement au LMD, le développement d’une formation technologique courte dans le secteur industriel, la mise en œuvre dans l’espace universitaire d’un plan ambitieux de développement des technologies de l’information et de la communication.

Au niveau universitaire, les directives que préconiseront les organisateurs de la table ronde de l’enseignement iront dans le sens qu’il faut mettre plus d’accent sur les moyens financiers : équipés les laboratoires et les salles de cours. Donner aux étudiants les instruments capables de les rendre compétitifs. La recherche, la véritable doit être encouragée. Il faut mettre en place un organe de surveillance afin de vérifier et d’évaluer les laboratoires et les instituts de recherches.

Les enseignants chercheurs

Pour les enseignants chercheurs et les chercheurs œuvrant dans l’Université, les instituts cette université, les centres de recherches qui seront créés en plus du Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique des Comores (CNDRS) et les laboratoires, la mesure phare sera la mise en place d’un fond (financement) durable capable de soutenir et d’impulser une nouvelle dynamique à la recherche Comorienne.

Dans ces secteurs ou points, un condensé des principales mesures qui seront adoptés a été fait. Il est toujours important de souligner et de reconnaître les efforts de chaque personne ou entité en l’occurrence dans le cas qui nous concerne, le Gouvernement du Dr. Ikililou Dhoinine par l’intermédiaire de son Ministre de l’Éducation Nationale, de la Recherche, de la Culture des Arts, chargé de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Mohamed ISSIMAILA. Ceci étant dit, convenez avec moi qu’aux Comores, il n’existe plus un système éducatif fiable depuis les années 90 (si je ne me trompe pas). Dans un tel pays, la réorganisation ou table ronde (ou états généraux) de l’éducation, peu importe le nom, ne doit pas être un four tout (idées non réalistes), ni du coq à l’âne, ni un mélange hétérogène (pré-primaire, primaire, secondaire, université et recherche). Un mélange hétérogène n’a en soi rien de destructif mais pour qu’il soit constructif; il ne peut être mené en quelques heures ni quelques jours vue les problèmes qui minent les différents secteurs de notre système éducatif.

Pour moi cette table ronde que je vous propose devrait se faire de manière homogène pour chaque secteur éducatif. Lorsqu’on construit une maison on ne s’attaque pas au soubassement, à la fondation, aux murs et à la toiture de manière simultanée. Il est nécessaire d’aller secteur par secteur en prenant soin d’éviter la précipitation si l’on veut qu’action rythme avec réussite. Par soucis de cohérence avec la critique ci-dessus, un couplage entre une critique constructive et des propositions concrètes sera fait pour chaque secteur.

Un pays pauvre comme les Comores, son salut passe par la formation de sa population. Comme l’as souvent si bien dit un de mes professeur de l’Université Laval le Dr. Miala Diambomba, Ph.D. «si l’éducation coûte chère essayer l’ignorance». En méditant sérieusement sur cette parole de mon professeur d’économie de l’éducation, nos gouvernants comprendront où est la priorité des priorités

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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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commentaires

Chamou 16/01/2012 23:23


Cher Dr, c'est un bon constat, vous avez raison pourquoi organiser des Etats géneraux alors qu'il ya des references des Etats existants? le probleme de notre pays plus precisement de nos
dirigeants,  il n'ya pas une politique de continuité, si un pouvoir sort, le nouveau pouvoir met en oeuvre sa nouvelle politique en ignorant l'existant.les fonds de l'union europeen du
projet FED que actuellement nous sommes en 10eme FED, ce projet se base sur l'education,a financé bcp des seminaires, des statistiques et des analyses sur le systeme educatif aux comores, mais le
pir, c'est de l'argent versé dans la mer. chaque nouveau pouvoir a en tete que  montrer aux citoyens qu'il ya eu des seminaires ou mobilisations mais  on tient pas compte des resultats
obtenus. c''est dur ce qui se passe  dans notre pays, des politiciens elus sans programme (barnamadji) et aussi des ministres sont nommés sans connaissances du milieu, c'est le  cas de
l'actuel  ministre de l'education de base à Ngazidja , il a voulu integré l'enseignemement comme contractuel à la fin du regime de Chema et on l'a refusé et apres du nouveau regime, on l'a
nommé ministre car   il fallait nommer un ministre de sa region surtout de son village pour une bonne politique du parti Orange. donc un nouveau ministre  qui ne maitrise pas la
politique de l'education d'un pays, apprendra sur place au lieu d'apporter ou contribuer de l'existant, va automatiquement contesté l'existant et faire semblant qu'un nouveau collogue pour qu'un
jour  aura un mot à dire qu'il avait organisé un collogue. la realité, il faut etre dans le pays et voir les choses au clair. c'est vrai le nouveau gouverneur a le soucie (hamou) d'apporter
son edifice pour le developpement de son pays plus precisement de son ile, je vous jure, il a fait bcp des geste de bonne volonté mais  nous hesitons bcp s'il arrivera car les lobbies
politiques, partisanes et regional  lui fera viré d'un autre angle  loin de ses objectifs. dans ce pays il faut des hommes patriotes comme vous qui comprends  l'importance de
l'education dans un pays.  les autorités comoriens se reveillent quand un obstacle est apparu  devant leurs yeux exemple,  resultat catastrophique du bac, qlq a été tué, manque des
produits,,,,,,etc mais ils n'ont jamais l'idée de prevoir le mal et chercher les causes  pour pouvoir identifier les origines et apporter les solutions,  si dans un paysl'education est
à l'etat chaotique, on attend pas autre choses que des tueries ou des viols partouts, de a poussée de la delinquance, c'est comme nos autorités  ne lisent pas les theories des grands
savants/chercheurs des pays developpés, c'est le cas de l'experssion de votre prof de l'université de Lavane. on pense à l'argent au lieu  ya wou amini ze theorie elaborée.

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