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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:15
ARRÊT N° 10 - 024/ CC DU 13 NOVEMBRE 2010




ARRET N° 10 – 023/CC du 13 novembre 2010
Publié le 13/11/2010 à 13:10 par comoresdroit
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement



ARRET N° 10 – 023/CC


La Cour Constitutionnelle,

Statuant en matière électorale sur la validation et proclamation des résultats définitifs de l'élection primaire du 07 novembre 2010 dans l'Ile Autonome de Mwali, en ses audiences des 11, 12 et 13 novembre 2010 tenues à son siège, a rendu l'arrêt dont la teneur suit :

VU la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 ;

VU la loi référendaire du 17 mai 2009 portant modification de certaines dispositions de la Constitution de l'Union des Comores ;

VU la loi organique n° 04-001/AU du 30 juin 2004 relative à l'organisation et aux compétences de la Cour Constitutionnelle ;

VU la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux autres attributions de la Cour Constitutionnelle ;

VU la loi n° 07-001/AU du 14 janvier 2007 portant modification de certaines dispositions de la loi n° 05-015/AU du 16 octobre 2005, portant loi électorale ;

VU l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 , abrogeant, modifiant et complétant la loi électorale et portant certaines dispositions électorales, dans ses dispositions constitutionnelles ;

VU le décret n° 09-66/PR du 29 mai 2009 portant promulgation de la loi référendaire portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 ;

VU le décret n° 10-017/PR portant convocation du Congrès en date du 25 juillet 2010 sur la détermination de la date des élections du Président de l'Union et des Gouverneurs ;

VU l'arrêt n° 10-05/CC du 08 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle ;

VU l'Accord pour la Gestion de la Période Intérimaire du 16 juin 2010 ;

VU l'arrêt n° 10-020/CC en date du 30 septembre 2010 validant les candidatures à l'élection du Président de l'Union des Comores ;

VU le décret n° 10-099/PR du 25 août 2010 portant convocation du Corps électoral pour l'élection du Président de l'Union des Comores et celle des Gouverneurs des Iles ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU les fiches de décharge de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) en date du 08 novembre 2010 portant réception des résultats de l'élection primaire du 07 novembre 2010 dans l'Ile Autonome de Mwali ;

VU les procès-verbaux du scrutin du 07 novembre 2010 et les documents y annexés dont notamment les feuilles de dépouillement qui lui ont été transmis par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;

VU les autres pièces, documents et les réclamations rédigées et annexées aux Procès-verbaux du déroulement du scrutin du 07 novembre 2010 ;

VU la requête de Monsieur Abdou Djabir, candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores des 07 novembre et 26 décembre 2010 ;

VU La lettre de constitution de Maître MAHAMOUDOU Ahamada, Avocat à la Cour en date du 11 novembre 2010, enregistrée au Greffe de la Cour à la même date à 16h05 mn sous le n° 290 ;

VU l'ordonnance n° 53 /10/CC/Pt du 10 novembre 2010 de Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle, portant désignation d'un Conseiller-Rapporteur ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Après audition du Conseiller-rapporteur et en avoir délibéré conformément à la loi ;


Considérant que suivant les fiches de décharge en date du 08 novembre 2010, la CENI a saisi la Cour Constitutionnelle des résultats de l'élection primaire dans l'Ile autonome de Mwali ;

Considérant que la requête a été introduite conformément aux articles 36 de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, et 72 alinéa 3 du décret portant promulgation de la loi référendaire du 17 mai 2009, à l'article 2 de la loi organique sur les autres attributions de la Cour Constitutionnelle, à la loi organique n° 10-019/AU relatif à la loi organique n° 10-0017/AU portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 05-009/AU du 04 juin 2005 fixant les conditions d'éligibilité du Président de l'Union et les modalités d'application de l'article 13, aux dispositions de la loi électorale n° 07-001/AU du 14 janvier 2007, et à l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 portant modification de la loi électorale ;

Considérant que l'article 2 de l'ordonnance n° 10-003/PR complétant l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 et portant certaines dispositions électorales transitoires dispose : « Durant la période intérimaire ouverte par l'arrêt n° 10-05/CC du 08 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle jusqu'à l'investiture du Président de l'Union des Comores, le Chronogramme annexé à l'accord entre les Exécutifs de l'Union et des Iles, pour la Gestion de la Période Intérimaire, fait partie intégrante de la présente ordonnance les dates et délais liés au processus électoral contenus dans ledit chronogramme remplaçant ceux fixés par tout autre dispositif législatif ou réglementaire » ;

Considérant que dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord du 16 juin 2010 et le chronogramme de l'élection du Président de l'Union et celle des Gouverneurs des Iles les 07 novembre 2010 et 26 décembre 2010 faisant partie intégrante dudit accord, le Président de l'Union a convoqué le corps électoral par décret n° 10-099/PR du 25 août 2010 ;

Considérant que l'article 36 de la Constitution de l'Union des Comores, dispose entre autres que : « la Cour Constitutionnelle veille à la régularité des opérations électorales tant dans les Iles qu'au niveau de l'Union, y compris en matière de référendum ; qu'elle est juge du contentieux électoral »;

Considérant qu'aux termes de l'article 1 de la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux Autres Attributions de la Cour Constitutionnelle : « Relèvent de la Cour Constitutionnelle, le contentieux relatif à l'élection du Président de l'Union et des Gouverneurs des Iles... » ;

Considérant que l'article 8 du décret n° 09-066/PR portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 dispose : « L'alinéa 1er de l'article 13 de la Constitution est modifiée comme suit : « La Présidence est tournante entre les Iles. Le Président et les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette île et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages, exprimés peuvent se présenter à l'élection présidentielle. Dans tous les cas, la primaire ne peut s'organiser deux fois successivement dans la même Ile » ;

Considérant que l'article Premier de la loi organique n° 10-019AU relatif à la loi organique n° 10-0017/AU portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 05-009/AU du 04 juin 2005 fixant les conditions d'éligibilité du Président de l'Union et les modalités d'application de l'article 13 dispose : « Conformément aux dispositions de l'article 13 de la Constitution, en son premier alinéa, la présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice-Présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de 5 ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles.

Le Président et les Vice-Présidents de l'Union sont élus ensemble pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct majoritaire à un tour.

En cas d'égalité de suffrages obtenus par les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix est déclaré définitivement élu le candidat le mieux représenté dans trois îles au moins en terme de suffrages c'est-à-dire le candidat le mieux voté dans presque toutes les îles.

La Présidence de l'Union est tournante. Au terme des mandats exercés par Ngazidja en 2002, Ndzuani en 2006, le tour revient à Mwali ensuite Maoré sous réserve des dispositions de l'article 44 de la Constitution.

Une élection primaire au scrutin majoritaire à un tour est organisée dans l'île dans laquelle échoit le tour d'exercer le mandat présidentiel.

Tout candidat à l'élection présidentielle désigne ses Vice-présidents qui doivent se présenter en même temps que le candidat titulaire au poste du Président. Après l'organisation de l'élection primaire, en cas d'égalité de suffrages obtenus par le troisième et le quatrième candidat, est retenu pour se présenter à cette élection présidentielle, le candidat le mieux représenté dans toutes les régions de l'île en terme de suffrage c'est-à-dire le candidat le mieux voté dans presque toutes les régions.

Tout candidat à l'élection présidentielle doit choisir un Vice-Président dans chacune des îles Autonomes de l'Union des Comores. » ;


Considérant que par arrêt n° 10-020/CC en date du 30 septembre 2010 la Cour Constitutionnelle a définitivement arrêté la liste des candidats à l'élection primaire du Président de l'Union ;

Considérant que l' article 2 de la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux Autres Attributions de la Cour dispose que : « La Cour Constitutionnelle est compétente pour connaître de tous les recours, les actes et opérations relatifs à l'organisation et au déroulement, depuis l'inscription sur les listes électorales jusqu'à la proclamation des résultats définitifs des élections » ;

Considérant que dans le cadre du recensement général des votes, la Cour Constitutionnelle a procédé à des réajustements et rectifications qu'elle a jugés nécessaires en vue d'assurer la régularité et la sincérité des opérations de vote ;

Considérant que dans le cadre du contentieux électoral de l'élection primaire qui s'est déroulée dans l'Ile Autonome de Mwali, le dimanche 07 novembre 2010, le Greffe de la Cour n'a enregistré qu'une seule requête ;

Considérant que par requête en date du 10 novembre 2010, enregistrée au Greffe de la Cour Constitutionnelle le 11 novembre 2010 sous le n° 287, Monsieur Abdou Djabir, candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores, ayant pour Conseil Maître MAHAMOUDOU Ahamada, Avocat à la Cour, demandant à la Haute Juridiction de procéder à une enquête de circonstance avant la validation des résultats relatifs aux élections primaires du 07 novembre 2010, de reprendre le comptage des bulletins et des résultats et de tirer les conséquences c'est-à-dire l'annulation éventuelle des résultats électoraux du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II (Ile Autonome de Mohéli) ;

Considérant que Monsieur Abdou Djabir est candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores du 07 novembre 2010 pour l'élection primaire dans l'Ile Autonome de Mwali et le 26 décembre 2010 pour le second tour de l'élection présidentielle ; que sa requête est introduite dans les délais fixés par la Cour Constitutionnelle c'est-à-dire avant le 12 novembre 2010 à 12 heures au plus tard ; qu'il y a lieu de la déclarer recevable en la forme ;

Considérant que le requérant soulève les motifs suivants relatifs aux irrégularités qu'il aurait constatées :

1. les résultats électoraux du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II scellés entre 23 heures et 24 heures du 07 novembre 2010, ont été transmis à la Commission Electorale Insulaire (CEI) de l'Ile à 6 heures du matin du 08 novembre 2010 ;

2. les enveloppes du bureau de vote n'ont pas été fermées, c'est dans le bureau de la CEI que la répartition des courriers entre Cour Constitutionnelle, CENI, CEI, Ministère a été faite, et c'est là que les enveloppes de la Préfecture de Nioumachoi ont été scellées pour être transmises ;

3. au moment du comptage, il a été constaté qu'il y a eu plus de bulletins dans l'urne que d'émargements. Il a fallu compter plusieurs fois sans trouver de correspondance entre les bulletins introduits dans l'urne et le nombre de votants qui ont émargé. Les résultats sont arrivés à la CEI de l'Ile à 06 heures du matin du 08 novembre 2010 et les bulletins y sont arrivés à 09 heures. Les résultats et les bulletins auraient dû arriver en même temps.


4. il existe des bulletins mal cochés mais qui ont été décomptés en faveur du candidat Bianrif Tarmidi.

5. les procès-verbaux de ce bureau de vote n'ont pas été distribués aux assesseurs.

Considérant que selon l'article 96 « un procès-verbal des opérations de vote est établi en cinq exemplaires par le Secrétaire, signé par tous les membres du bureau de vote ; tout délégué d'un candidat a le droit d'y faire insérer une réclamation ou des observations. Un extrait est remis aux représentants des divers candidats. » ; que l'article 98 alinéa 1er dispose que « les enveloppes contenant les procès-verbaux et les pièces justificatives des opérations électorales sont déposées le soir même auprès de l'organe de gestion des élections chargé de centraliser les résultats. » en l'occurrence la CEI de l'Ile ;

Considérant que le réexamen du procès-verbal du bureau de vote n° 023 M Bis de Niouamchoi II laisse apparaître que Monsieur Ibrahim Mbaé, Président dudit bureau n'a pas signé le procès-verbal relatif à l'élection primaire ni à l'ouverture ni à la clôture du scrutin du 07 novembre 2010 ; que la feuille de dépouillement annexée au procès-verbal est une photocopie ne portant aucune mention permettant à la Cour d'attester son authenticité ; que la Cour constate une discordance entre le pointage des voix et la répartition des suffrages exprimés portés sur cette photocopie ;

Que le réexamen du dossier révèle que les membres de ce bureau de vote n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la régularité des opérations électorales et leur déroulement normal ; que par conséquent, la requête de Monsieur Abdou Djabir est fondée ;

Que, dès lors, le bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II est annulé ;

Considérant que de tout ce qui précède, l'élection primaire qui s'est déroulée dans l'Ile Autonome de Mwali le 07 novembre 2010 a donné les résultats suivants :

Nombre d'inscrits 21 429
Nombre de votants 14 378
Bulletins Blancs ou nuls : 391
Suffrages exprimés valables :13 427

Taux de participation : 67,10 %


Considérant que l'article 8 du décret n° 09-066/PR portant promulgation de la loi référendaire portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 dispose « La Présidence est tournante entre les Iles. Le Président et, les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette Ile et seuls les trois candidats ayant obtenus le plus grand nombre de suffrage, exprimés peuvent se présenter à l'élection présidentielle. Dans tous les cas, le primaire ne peut s'organiser deux fois successives dans le même Ile » ;

Considérant que les candidats suivants ont obtenus :

01. IKILILOU DHOININE 3 785 voix soit 28,19 %
02. MOHAMED SAID FAZUL 3 080 voix soit 22,94 %
03. DJABIR ABDOU 1 327 voix soit 9,88 %
04. BIANRIFI TARMIDI 1 250 voix soit 9,31 %
05. SAID DHOIFIR BOUNOU 1 154 voix soit 8,59 %
06. HAMADA MADI 1 060 voix soit 7,89 %
07. MOHAMED LARIFOU OUKACHA 977 voix soit 7,28 %
08. MOHAMED HASSANALY 523 voix soit 3,90 %
09. ABDOULHAKIME BEN SAID ALLAOUI 208 voix soit 1,55 %
10. ZAHARIAT SAID AHMED 63 voix soit 0,47 %

Considérant qu'au regard des résultats ci-dessus obtenus par chaque candidat et conformément à l'article 13 de la Constitution, sont seuls autorisés à se présenter à l'élection du Président de l'Union des Comores du 26 décembre 2010, les candidats suivants :

1er IKILILOU DHOININE
2ème MOHAMED SAID FAZUL
3ème DJABIR ABDOU

Qu' il y a lieu par conséquent de les déclarer candidats à l'élection du Président de l'Union des Comores, scrutin du 26 décembre 2010 ;

Par ces motifs

Vu les textes susvisés ;

ARRETE

Article 1er.- Reçoit la requête de Monsieur Abdou Djabir.

Article 2 .- Annule les résultats du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II.

Article 3.- Dit que les trois (3) candidats ayant obtenus le plus grand nombre de suffrages exprimés sont les Sieurs :

1er IKILILOU DHOININE 3 785 voix soit 28,19 %
2ème MOHAMED SAID FAZUL 3 080 voix soit 22,94 %
3ème DJABIR ABDOU 1 327 voix soit 9,88 %

Article 4.- Autorise les candidats dont les noms suivent à se présenter à l'élection du Président de l'Union des Comores – scrutin du 26 décembre 2010 ;

1er IKILILOU DHOININE
2ème MOHAMED SAID FAZUL
3ème DJABIR ABDOU

Article 5.- Dit que le présent arrêt sera notifié au Président de l'Union, à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),aux candidats, diffusé sur tout le territoire de l'Union et publié au Journal Officiel.


Ont siégé à Moroni, le treize novembre deux mil dix,

Messieurs ABDOURAZAKOU ABDOULHAMID, Président
AHMED ELHARIF HAMIDI, 1er Conseiller
DJAMAL EDDINE SALIM, 2ème Conseiller
ALI EL-MIHIDHOIR SAID ABDALLAH,Doyen
YOUSSOUF MOUSTAKIM, Conseiller
ABDILLAH YOUSSOUF SAID, Conseiller
BOUSRY ALI, Conseiller

Ont signé,

La Secrétaire Générale,                                                  Le Président,



BINTY MADY                                                  ABDOURAZAKOU ABDOULHAMID

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jaacomoresanjouan 15/11/2010 06:03



LES MAGOUILLES DES VOYOUS QUI ONT PEUR DES OPPOSANTS



EXCLUSIF de la JAA à voir sur son blog http://jaacomoresanjouan.skyrock.com/
DES DOCUMENTS QUI PROUVENT LA BONNE FOI DU Colonel SAID ABEID ET QUI PROUVE QUE LE PROCUREUR APRES AVOIR SIGNE SE RETRACTE ET MET UN CAISIER NON SIGNE LUI AUSSI COMME LE MOLLAH EST
PARJURE
J'AFFIRME AINSI QUE LES PANTINS ONT PEUR D'AFFRONTER LES OPPOSANTS IL NE PEUVENT QUE GAGNER EN TRICHANT 
JAA


LES COMORES TOUJOURS EN DANGER LES PROBLEMES DE 1997 DEVIENNENT PRESENT A L'ESPRIT GRACE AU FOSSOYEUR DES COMORES.

LE MANDAT DE LA TRICHERIE DU MENSONGE ET DU VOL DE LA CORRUPTION S'EST TERMINE LE 26 MAI 2010 ON CONTINUE LES PROLONGATIONS AVEC LA CORRUPTION GENERALISEE.

EN ATTENDANT COMMENT INTERPRETER CE QUI SE PASSE AUX COMORES, AVEC LE MOLLAH SAMBI, L'AVOCAT SAID LARIFOU, LE COLONEL SAID ABEID, MOHAMED DJANFARI ET L'UNION AFRICAINE ET LEURS VALETS MADEIRA,
MOURAD ET LAMAMRA.

Apres plusieurs recherches voici mes analyses et constatations.

Le Colonel SAID ABEID, 

Comme chacun sait c'est un ancien officier Français et qui en 1999 a 2001 a été chef de l'autorité Anjouanaise, il a toujours combattu pour le bien de son Île, chose que personne ne peut lui
rapprocher, car ne pas oublier que c'est sous sa dynamique que les accords dit de Fomboni ont été signé mettant ainsi fin aux troubles avec la réconciliation nationale et qui a permis a l'Île
d'Anjouan d'être reconnu et tant qu'Île car Moroni centralisais tout, et cela a permis aussi une large autonomie qu'actuellement cette autonomie est finie, nous sommes revenus au temps avant
1997, faisant ainsi un bond en arrière et non en avant.

Pendant qu'ABEID était chef de l'autorité Anjouanaise, il a mis en place toutes les bases d'une structures stable propre a son Île, la corruption n'existait plus, il est un des acteurs clé des
ces accords que le mollah a supprimé et que cette organisation Union Africaine devait assurer la stabilité et non aider le mollah à détruire.
Le Colonel SAID ABEID a été renversé MOHAMED BACAR en 2001 (sous le silence de l'OUA ancêtre de cette U A), mais celui-ci a gardé les accords de Fomboni car il a constaté que c'étain un bon
accord.

Le Colonel SAID ABEID se refugie en France et ne reviendra aux Comores que pour les élections des Îles, mais son dossier est refusé pour la simple raison qu'il n'à pas 6 mois consécutifs aux
Comores, (alors qu'un autre candidats l'avocat SAID LARIFOU est dans les mêmes conditions mais son dossier est accepté déjà la magouille commençait) le Colonel SAID ABEID accepte et part pour
Anjouan ou une foule nombreuses forte de plusieurs milliers d'Anjouanais viennent l'accueillir au port et l'accompagner a son domicile, et que même celui qui la renversé M. BACAR n'ose pas
l'importuner.

Le Colonel SAID ABEID s'installe dans sa maison et y mène une vie paisible jusqu'au jour ou le mollah sambi annonce qu'il va arrêter les accords de Fomboni, a ce moment là SAID ABEID comprends
que la démocratie sera fini que la paix finira et il est le premier à dénoncer les vrais raisons du mollah, que ce traitre veut rester au delà de son mandat et empêcher ainsi les Mohéliens
d'avoir leur tournante.

Les journalistes du Quotidien de l'Île de la Réunion, contactent SAID ABEID qui fait son article ''les COMORES EN DANGER'' et dénonce les dérives du mollah et sa clique d'incapables, ce qui lui
vaut dans les jours qui ont suivi arrestation brutalité et autres brimade et a compter de ce jour un groupe de l'AND le surveille jour et nuit comme dans les républiques bananières ou les
opposants sont mis sous surveillance comme l'opposante Birmane.

Et le 27 mai les événements lui donnent raison le mollah n'a pas fait les élections et il vient de faire un coup d'état institutionnel et en comparaison c'est plus grave que l'élection contée
de M. BACAR, mais les voyous s'entendent entre eux l'Union Africaine ne dit rien et tout le monde sait que le voyous qui a du sang Anjouanais sur les mains et de plus s'est enrichie aux Comores
et qui a aidé le mollah contre Anjouan c'est le sinistre MADEIRA qui devrais être accusé de génocide du peule Anjouanais.

Les problèmes d'ABEID recommencent quand il dépose son dossier pour l'élection d'Anjouan, 
dossier en règle mais que sur ordre de MOUSSA TOYBOU et de Sambi le procureur qui avait déjà signé le bulletin N°3 du casier judiciaire triche et remplace par un non signé et il en sera
remercié avec une mutation comme ambassadeur de Belgique, pour moi cet homme a déshonoré la fonction qu'il avait et mérite une sanction.

Et les valets du sambistes avec leurs maitres s'affolent car ils savent qu'ils n'ont aucune chance face a SAID ABEID ou MOHAMED DJANFARI donc ils ne peuvent gagner que par la magouille, malgré
qu'une commission d'enquête est venu a Anjouan et a pu constater les magouilles pour écarter ces deux hommes les seuls de l'opposition ainsi les voleurs les coquins vont pour le malheur des
Anjouanais gagner par la tricherie et je demande a mes frères Anjouanais de se réveiller et faire un deuxième ''(1997)'' et débarrasser Anjouan de tous ces bandits.

EN CONCLUSIONS LES PROBLEMES DU COLONEL SAID ABEID VIENNENT DU FAIT QU'IL SE PRESENTE AUX ELECTIONS ET QUE CELA GENE ET FAIT PEUR AU POUVOIR ILLEGAL.
CE GOUVERNEMENT ILLEGAL DEPUIS LE 27 MAI 2010 ME FAIT PENSER A LA JUNTE DE BIRMANIE QUI EMPRISONNE OU VEUT ISOLER LES OPPOSANTS

MOHAMED DJANFARI
SUBIT LES MÊMES PRESSIONS QU'ABEID LUI AUSSI PAR DEUX FOIS FAIT PEUR AUX FANTOCHES DU MOLLAH

L'avocat SAID LARIFOU
Opposant qui au début était pour le mollah AVANT de voir qui était SAMBI depuis ce jour une haine oppose LARIFOU et ce mollah parjure et voleur et menteur, le mollah veut sa perte on se
souvient du passage a l'aéroport de LARIFOU en partance pour Mohéli a été frappé et a du être hospitalisé son cas juge sérieux moyens dignes d'une république bananière

Le Général SALIMOU
IL PAYE AINSI SON ENGAGEMENT POUR LE MOLLAH qui suite a ces paroles en début d'année ou il déclarais qu'il restais le garant de l'état mais quelques jours plus tard il affichait a nouveau son
allégeance a son maitre qui était devenu un président illégal, il mérite son sort pour avoir tué déporté torturé des Anjouanais mais il devrais être jugé comme dans un pays démocratique, mais
nous sommes dans un e république bananière qu'il a aidé a mettre en place qu'il paye sa traitrise.

L'UNION AFRICAINE, avec JEAN PING président de la commission de l'UA et avec ses traitres vendus au mollah les détestables MOURAD MADEIRA et LAMAMRA 

Leur but initial serais la paix et




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