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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:25

Vous trouverez ci-dessous une lettre en date du 11 décembre 2010 du "comité de soutien des victimes des exactions de M. Abeid    et ses hommes de main" destinée au Ministre de la justice des Comores    suite à la "demande de liberté provisoire" faite par Monsieur Abeid et qui sera examinée demain (lundi 13 décembre 2010) au tribunal de Mutsamudi . Ledit comité craint ce qu'il appelle "un deni de justice" au cas où Abeid et ses "hommes de main" seraient liberés         et "dénonce  les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan"

 

Bonne lecture


                                                  Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)                                                                           

 

 

                                                                                                   Paris le 11 décembre 2010

 

                                                                                                            Monsieur le ministre d’Etat

                                                                                                            chargé de la justice

 

                                                                                                            Union des Comores

                                                                                                            Moroni.

 

 

Ref : jugement correctionnel no313/2010 du 4/11/2010 du tribunal de 1ère instance de Mutsamudu.

 

Monsieur Le Ministre d’état

 

Nous comité de France de soutien aux victimes des exactions de l’ex-président d’Anjouan Monsieur Abeid et de ses exécutants, venons vers vous pour dénoncer les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan, et pour vous demander d’intervenir en urgence pour faire barrage au déni de justice qui va avoir lieu lundi 13 décembre prochain au tribunal de Mutsamudu.

 

Voilà plus de 8 ans que sous les ordres  de Monsieur Abeid, et sur fond d’accusations fantaisistes de « coup d’Etat », ses hommes de main ont sauvagement et en toute impunité séquestré et torturé des simples citoyens qui avaient pour seuls tort de « ne pas partager ses opinions politiques ».

 

Parmi leur victime, une jeune femme nommée Antuaba Mohamed de nationalité franco-comorienne actuellement résidante en France. En plus des délits cités ci haut, elle a subi un viol qui, vous l’imaginez a complètement bouleversé sa vie psychique et sociale.

 

Soutenue par des compatriotes dévoués, mais aussi par des associations françaises de défense des droits de l’homme dont « Amnesty International », elle a réussi à faire poursuivre Abeid ici et aux Comores à Mutsamudu Anjouan pour les mêmes délits : séquestration, tortures et viol.

 

Au tribunal de Mutsamudu, après 8 ans de procédure régulièrement alimentée de pressions, de corruptions de fonctionnaires et de sabotages divers par le clan Abeid, certains magistrats de ce tribunal, par leur professionnalisme et leur sens de la justice ont fini par faire traduire en correctionnel le 4 novembre dernier : Abeid, Allaoui dit Ba Pouroukou, Askalane, Amirdine et Kamal soundi.

 

Tous reconnus coupables de faits délictuels ont écopé 13 mois de prison ferme chacun.

Monsieur Abeid se comportant en « lâche de basses besognes » ne s’est pas présenté à son procès ni son avocat. Ses hommes de mains sont immédiatement conduits en prison pendant que lui bénéficiait de certaines complicités pour fuir ses responsabilité devant le tribunal.

 

Conscient des risques d’arrestation qu’il encourt pour les mêmes délits en allant se cacher à Mayotte, il a dû se contenter des compromissions de certaines personnalités et autres courtisans opportunistes pour l’aider à se soustraire de la justice.

 

Pour montrer de manière arrogante son mépris à l’égard de l’institution judiciaire, malgré la condamnation et le mandat d’arrêt qui le visaient, il se permettait de se montrer en train de faire son footing ou de participer à une cérémonie de Barzangué à Mutsamudu.

 

Arrêté et incarcéré le 1er décembre dernier, son comité de soutien via des blogs Internet sur les Comores, n’a cessé de faire des communiqués à contenu diffamatoire pour les victimes et outrageux pour les magistrats qui ont instruit et jugé l’affaire. 

 

Le lundi 6 décembre dernier, quelques jours après l’incarcération de leur chef, Allaoui Ba Pourouk et Askalane ont comparu en audience pour une demande de liberté provisoire  pour des motifs douteux. Une fraction de la partie civile fut convoquée quelques heures avant l’audience et l’autre fraction fut simplement tenue à l’écart dont Madame Antuaba Mohamed et Said Ali Chahalane.

 

Lundi 13 décembre prochain, c’est au tour de leur chef Abeid d’entrer en scène cette fois avec  une demande de liberté provisoire pour raisons de santé nécessitant des soins à l’étranger.

Comment est-ce possible que vos fonctionnaires puissent juger recevable une telle demande pou raison de santé alors que le même Monsieur Abeid avait quelques semaines auparavant suffisamment de souffle et d’énergie pour se porter candidat aux élections de Gouverneur ?

 

Trop c’est trop Monsieur Le Ministre. Le viol est une des violences  destructrices chez une femme. On ne peut pas la souhaiter même pas à son pire ennemi. Même les femmes, filles,..et belles filles de Abeid et de ses hommes demain ne méritent pas un tel supplice.

 

Est-il décent que des malfrats coupables de telles ignominies puissent continuer à bénéficier de complicités et complaisances parmi les fonctionnaires de votre institution pour imposer la tenue d’audiences en demandes de liberté provisoire et de soit disant d’appel du jugement du 4 novembre ?

 

Ont-il interjeté appel dans le respect des délais et formes de procédures prévues par la loi ?

A notre connaissance non. Pourquoi la tenue en catimini d’audiences et de jugement d’appel sans informations préalables à toutes les parties ni donner du temps à ces dernières pour préparer leurs procès ?

 

Nous soupçonnons certains magistrats de compromission avec une « certaine mafia politique » qui est en train de s’installer à Anjouan. C’est là une dérive qui va instituer le crime organisé, son impunité et en conséquences les vengeances criminelles quotidiennes.

 

C’est contre cette perspective de mauvaise augure que nous nous levons et vous demandons de bien vouloir peser de tout votre poids pour faire triompher le droit, la morale et la décence.

La tenue de l’audience de lundi est un camouflet pour l’institution judiciaire. Les droits des parties civiles sont déjà bafoués, aucune expertise sincère ne viendra inquiéter Monsieur Abeid et ses hommes de main.

 

Votre intervention contribuera à mettre fin à cette mascarade et déni de justice. Elle pourra  mettre en échec l’installation d’une mafia politique qui prend racine dans un terreau composé de magistrats et fonctionnaires véreux, repus au despotisme et dans la complaisance à l’égard des barbares et autres violeurs de leur clan.

 

C’est probablement la première fois qu’une personnalité politique Tel Monsieur Abeid est traduit en justice, condamné et réellement incarcéré comme n’importe quel justiciable ayant commis des délits similaires.

 

C’est une victoire pour les magistrats honnêtes qui croient en la loi et qui veulent faire de notre pays un Etat de droit. C’est un espoir pour des milliers de Comoriens qui aspirent vivre dans un pays où la loi du plus fort ne sera pas la norme. C’est aussi un avertissement lancé à ceux qui se croient impunis sous couvert des pouvoirs qui sont les leurs à un moment donné.

 

Comptant sur votre diligence, nous vous prions de bien vouloir agréer Monsieur le Ministre de la justice, l’expression de notre haute considération.

 

                                               le  comité de soutien des victimes des exactions de                                                   Monsieur Abeid et de ses hommes de main.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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MOHAMED Ahamed Ben Ali 13/12/2010 14:56



Pour la seconde fois je fais un commentaire sur l'affaire ABEID et on finira par croire que j'en fais une obsession. Et pour commencer je pus me permettre d'infirmer ou de confirmer que les
journalistes sont comme les politiques. Ils ont la "manie" de détourner des propos, capables de les transformes, donc de faire porter le chapeau à son auteur. Aussi je pus vous dire
qu'il m'étais impossible de vous faire dire que Mr ABEID était Colonel de l'armée française, grade pour lequel il faut avoir fait l'école des officiers de l'arme choisie, l'école de commandement
des armées et ceux qui veulent aller plus loin, l'école supérieure de guerre et pour se faire il faut posséder de bonnes connaissances,  de très bonnes facultés
intellectuelles et posséder un très bon niveau général, minimum Bac + 5. En plus pour accéder à ces différentes écoles il faut au préalable avoir fait deux années de "PRERA". Comment donc
voulez-vous que je puisse vous faire dire que Mr ABEID était colonel de l'armée française, sachant qu'il ne réunissait pas les conditions requises. A mon avis c'était peut-être pour attirer
votre attention que certes ABEID est retraité de l'armée française et que s'il est colonel ce n'est sûrement pas à l'armée française qu'il acquis ce grade d'officier supérieur. Il y a peut-être
eu une mauvaise tournure de phrase de ma part, aussi je vous demande de m'excuser car l'erreur est humaine. Enfin soyez sûr d'une chose je ne peux me permettre de dénigrer Mr ABEID. Il est vrai
c'est un compagnon d'arme mais ces agissements n'ont rien d'humain et ont donc dépassé de loin les bornes. Ainsi donc il doit en assumer l'entière responsabilité et être puni conformément à
la loi comorienne, et ce de façon exemplaire. Qu'il paye ses erreurs avec son staf bien évidemment.


MPHAMED Ahamed Ben Ali



MOHAMED Ahamed Ben Ali 12/12/2010 23:02



Je ne fais pas patie du comité de soutien des victimes de ADBEIDAllaoui, alors président de l'ile d'anjouan. Je connais personnellement Mlle ANTUABA, originaire de Mutsamudu. En effet
après ses mésanvatures y compris le vilol, comandité par le Président d'ajouan en exercice de l'époque, cette jeune femme a pu quitter les Comores et venir s'installer en
France, dans un premier temps à Mont-de-Marsan, dans les Landes. A l'époque en poste à la base aérienne de Mont-de-Marsan, car militaire de carrière de l'armée de l'air, ma famille et moi
habitions donc dans cette ville. C'est alors que nous avons fait la connaissance de Mlle ANTUABA avec laquelle nous étions en relation jusqu'à son départ pour Nantes . Je m'appelle MOHAMED
Ahamed Ben Ali au cas où Mlle ANTUABA aurait oublié ma famille et moi. Toute mon admiration pour elle, le fait qu'elle ait  réussi à constituer un comité de défense contre ABEID et son
staf. A Mont-de-Marsan MlleANTUABA nous avit promis qu'elle irait jusqu'au bout. Moi personnellement, ainsi que ma famille, apportons tout notre soutien au comité de défense et sommes
même prêts à apporter notre contribution afin que ces femmes et hommes maltraités par ABEID puissent aboutir à un resulat positif, c-à-d que Mr ABEID et tout son staf soient punis de façon
exemplaire avec une large compensatio à Mlle ANTUABA ainsi qu'à tous ceux qui ont été victimes de la folie de ABEID , tout en sachant qu'ils ne pourront jamais panser
ni guérir les plaies dont ils 


ont été  victimes, surtout  madameANTUABA sur le plan psychologique, sans oublier tous ceux qui ont subi les actes de folies de
ABEID et son staf car je suis sûr que voulant absolument instaurer le séparatisme aux Comores il n'hésitait pas à s'en prendre à tous ceux ou celles qui se mettaient en travers de son chemin. Ce
qui me fait très mal en tant que retraité de l'armée de l'air, est de savoir que ce monsieur est également miltaire retraité de l'armée de terre française. Quelle dommage que ce monsieur eut
fait carrière dans l'armée française. Mais par la suite il a pris la grosse tête une, fois arrivé à anjouan car ce qu'il ne pouvait et n'a pu l'obtenir, il a réussi à l'avoir aux Comores: le
grade de lieutenant colonel et malheureusement il n'est pas le seul; Il y en a  beaucoup d'autres qui ayant fait carrière dans l'armée francaçaise, dès lors qu'ils arrivent
aux comores, surtout quand on leur propose un poste qui touche de près ou de loin l'armée comorienne, exigent qu'ils soient nommés Lieutenants Colonels ou Colonels. Peu importe; ce qui est très
important à mes yeux est que Mr ABEID et tout son staf, tout au moins ceux qui sont là, soient sévèrement punis, de façon exemplaire afin que ça serve de leçon. Il faut que la justice comorienne,
indépendante du moins je le pense, prennent ses responsabilités et fasse son travail sans parti pris. Il ne faut surtout pas que les actes barbares commis par Mr ABEID restent impunis. Merci
au comité de soutien qui fait tout pour que justice soit rendue. Certes on lui a pris une bonne partie de sa dignité, mais je me permets de dire à Mlle ANTUABA que ce qu'on lui a fait ne restera
pas impuni, je le souhaite sincèrement. Quant au comité de soutien, comme vous le savez, Mlle ANTUABA a nécessairement besoin de soutien moral et j'ose espérer que vous lui en témoigner.


MOHAMED Ahamed Ben Ali



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