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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 22:01

Cher visiteurs du blog,

Vous trouverez ci-dessous un article du journal Alwatwan rélatant le déroulement du procès tant attendu relatif à l'affaire de l'assassinat du Lieutenant Colonel Combo Ayouba qui a eu lieu hier à Moroni ainsi que nos réactions

 

Bonne lecture

 

Halidi Allaoui (HALIDI_BLOG-COMORES

Source : Alwatwan du 02 novembre 2012


La cour d’assise de Moroni a prononcé l’acquittement des quatre accusés poursuivis dans l’affaire de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo. Cette décision a été rendue publique à l’issue d’une audience qui a débuté le jeudi 1er novembre pour s’achever tôt dans la matinée de ce vendredi 2. Selon le président, la cour a prononcé l’acquittement de tous les prévenus pour défaut de preuves, irrégularité de procédure et le doute. Le doute bénéficie à l’accusé, a expressément précisé le président de la cour.

Les quatre accusés qui ont bénéficié cet acquittement sont les trois sous-officiers, Mohamed Mahamoud (Babilone), Youssouf Attoumani (Batéri), Maoulida Mlindé et l’ancien chef de l’état-major de l’armée nationale de développement, Salimou Mohamed Amiri. Quant à Faouzia Miradji, la civile citée dans cette affaire et poursuivie pour faux témoignage, la cour l’a purement et simplement relaxée.

Selon l’arrêt de l’accusation, les accusés ont été renvoyés devant la cour d’assise pour assassinat, complicité d’assassinat et faux témoignage. Mohamed Mahamoud a été poursuivi pour avoir tiré sur le lieutenant-colonel Combo, Youssouf Attoumani, complice pour avoir transporté l’auteur sur le lieu du crime et Maoulida Mlindé, pour avoir facilité la commission de l’infraction en prêtant sa voiture. A en croire cet arrêt de mise en accusation, le chef de l’état-major est le commanditaire de cet assassinat en promettant des paiements en numéraire et un stage commandos à la Réunion. Devant la cour, les accusés ont rejeté en bloc les faits qui leur ont été reprochés.

Au terme des débats, sans aucune explication, la veuve du feu lieutenant-colonel Combo et ses avocats de la partie civile, Me Ali Abdou Elaniou et Me Mchindra Abdallah ont quitté l’audience (Voir la réaction de Me ELANIOU en cliquant ICI . Suite à la délibération, la cour et les jurés ont reconnu à la majorité que l’accusé Mohamed Mahmoud est non coupable de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo, que Youssouf Assoumani est également non coupable de complicité d’assassinat à l’unanimité de la cour et des jurés. Quant au sort de Maoulida Mlindé et l’ex patron de l’And, lors du réquisitoire de l’avocat général, Mahamoud Soilihi s’est remis à la sagesse de la cour.

Au cour de ce réquisitoire, l’avocat général avait demandé à ce que la peine de mort soit appliqué contre Mohamed Mahamoud et que Youssouf Assoumane soit condamné aux travaux forcés à perpétuité. Les faits sont établis, les déclarations de Mohamed Mahamoud et Youssouf Assoumani sont très cohérents et fournissent des détails très précis qui ne mettent pas de doute sur la culpabilité des deux hommes.

Satisfait de cette décision, à la sortie de l’audience, Me Hugo levy a déclaré que "la justice comorienne est née aujourd’hui." A son tour, Me Harmia Ahmed, a jouté qu’il s’agit "d’une décision magistrale, le président est allé au-delà des attentes de tout le monde. Nous sommes très satisfaits." Du coté du comité de soutient du général Salimou, Saïd Mzé Dafiné a déclaré, " à mon nom et au nom du comité de soutien, nous sommes très satisfaits de l’issue même tardive du procès de Combo. A près l’acquittement des accusés dont le général Salimou nous demanderions que la justice procède à l’arrestation des vrais coupables qui courent toujours."

Mariata Moussa

 

Ci-dessous notre réaction dès que nous avons pris connaissance de l'issue du procès :

 

 

 

Halidi Allaoui : je me rejouis surtout que la justice comorienne soit allée jusqu'au bout. C’était dans l'intérêt de tous. Car certains la dénigraient et préconisaient même le recours à une justice internationale pour régler une affaire exclusivement comorienne. Je constate qu'on commence à saluer cette justice alors qu'il y a quelques mois on la salissait. C'est très bien !!! J'imagine, si la décision était dans l'autre sens, ce qu'on allait lire ce matin. Des horreurs !!! Bravo aux acteurs de la justice comorienne !!! Il est temps que chacun reste à sa place. L'Etat comorien (et non les autorités de l'époque) doit maintenant assumer ses responsabilités. Il faut surtout qu'on sache qui est qui dans cette affaire complexe : un homme est assassiné froidement ; une veuve et des orphelins sont là. Ils ne savent toujours pas qui est qui et qui a fait quoi dans cette affaire. Il n'est jamais bon quand une affaire criminelle reste non élucidée.

 

 

Suite au message suivant d'un ami  publié sur facebook (en bleu), vous trouverez ci-après ma réaction (surlignée en jaune) : 


 

 

" Je n'ai pas toujours été très tendre avec le président Ikililou mais on doit lui être reconnaissant d'avoir su garder le silence sur cette affaire ces derniers jours, ce qui a permis à la Cour d'Assise de travailler sereinement. Il n'en a pas été ainsi depuis 2010. Maintenant, je pense que si nous croyons en la justice, le comité de soutien de Salimou doit devenir le Comité de soutien de la veuve de Combo et de ses enfants qui doivent aussi connaître la vérité sur la mort de leur mari et père. C'est, me semble-t-il, la volonté du gouvernement comorien et tant mieux !"

 

Ci-dessous ma réaction :

 

 

 

Halidi Allaoui Ikililou et Idi Nadhoim, en leur qualité de vice-présidents de Sambi (élus tous les trois en même temps) sont solidairement responsables de tout ce qui s'est passé durant leur mandat. Ils sont, par exemple, plus responsables de ce qui s'est passé puisque ce sont eux qui étaient candidats aux élections présidentielles et ont été élus, notamment dans la défaillance de la justice s'il y en a eu, que les Dossar, Ahmed Djaffar, Mhoumadi Sidi, Fouad Mohadji, Djaffar Mohamed Mansoib, Sounhadj, Mohamed Larifou Oukacha .....des anciens ministres pour ne citer que ceux là. Ces derniers sont moins responsables qu'eux. Ce sera à leur honneur (et ils feront preuve d’honnêteté et d'hommes responsables) d'assumer ensemble avec Sambi le bilan intégral de ce que certains appellent "le sambisme" ou "la tournante anjouannaise". Ce n'est pas parce qu’Ikililou est Président actuellement qu'il faut l'oublier. Que ceux qui ont été élus ou ont gouverné assument leurs responsabilités même s'ils changent de vision aujourd'hui. Un homme responsable et respectueux est celui qui assume ses actes.

 

Si Ikililou a eu raison de garder le silence aujourd'hui pour laisser la justice faire son travail jusqu'au bout dans de bonnes conditions, il a eu, à mon avis, totalement tort de se taire hier s'il avait estimé que la justice ne faisait pas son boulot convenablement. Mais je pense qu'il a, en réalité, adopté la même attitude du début à la fin de cette affaire complexe car il faisait tout simplement confiance à la justice du pays qu'il dirige depuis 2006 (Vice- président et ensuite Président de l'Union des Comores).

 

La justice que nous saluons aujourd’hui est la même que celle qu'on critiquait et dénigrait il y a quelques mois. Le plus important est qu'elle est allée jusqu'au bout. Ce qui est déjà une grande victoire. Maintenant, il ne faut pas effectivement oublier qu'un homme est assassiné. Il y a une veuve et des orphelins. Il faut que les autorités de l'Union fassent tout pour retrouver l'auteur de l'assassinat et les éventuels commanditaires et complices. Ils rendront un grand service au pays.

 

Une personne qui n'a pas apprécié notre message ci-dessus a écrit ceci :

"

 

"Halidi Ce n'est pas nous somme tous 2 comoriens que je dois être solidaire de tes conneries. Donc de Grâce, décrohez un peu! Suivons le frère X qui propose un noble combat. Que ceux qui se sont battus pour SALIM se ranger du côté de la veuve de COMBO pour réclamer justice et vérité."

 

Notre réponse est la suivante :

 

 

Monsieur, ne mélangez pas les choses. Ce n'est pas du tout une question d'être comoriens. Quand on sollicite les comoriens pour diriger le pays et qu'on n'assume pas après, ce n'est pas "être solidaire de tes conneries" comme vous l'affirmez. Il faut comparer ce qui est comparable. Sinon cela veut dire qu'on prend les comoriens pour des cons et qu'on incite nos autorités à faire preuve de lâcheté là où ils doivent prouver qu'ils sont des hommes responsables.

C’est surtout la justice comorienne qui sort victorieuse dans cette affaire. Et c'est une très bonne chose. Je m'en réjouis.

Pourquoi ""décrochez un peu"" ? Je ne suis pas du genre à m'accrocher surtout aveuglément à quoi que ce soit si cela peut vous rassurer. Débattons juste dans le respect et avançons.

M.I réclame la même chose que beaucoup d'entre nous mais chacun à sa façon. Et cela ne me surprend pas de lui car le plus souvent, il fait preuve d'objectivité et de sincérité dans ses interventions contrairement à d'autres. Mais est-ce une raison de ne pas clarifier les choses ?

En ce qui me concerne je ne me rangerai pas du côté de qui que ce soit étant donné que je ne me suis pas battu pour qui que ce soit dans cette affaire complexe ou dans d'autres affaires. Je me suis surtout battu, me bats et continuerai à me battre pour que la justice comorienne travaille dans la sérénité et qu'on fasse confiance aux magistrats.Qu'on arrête de les sous-estimer ou ridiculiser. Le reste m'importe peu.

 

A vous d'apprécier !!!!!!

 

 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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