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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 11:33

A l'occasion de la célébration des 10 ans d'existence de fawecom (Forum des Educatrices aux Comores) ce jour à Moroni, nous vous proposons ci-dessous tous les éléments le concernant.

 

Bonne lecture.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

FORUM DES EDUCATRICES AUX COMORES  

 

Avenue de la République Populaire de Chine

Hamramba B.P 2540 Moroni

Tél: +269 763 20 61/3330652/3389082

E-mail : fawecom @ yahoo.fr

Site :www.fawe.org


 

 Modèle de sciences, mathématiques et technologie    (SMT)

 

   

 

 

Qu’est ce que le modèle SMT ?


Le modèle SMT du FAWE-FAWECOM a pour ambition d’intéresser davantage les filles aux sciences, aux mathématiques et à la technologie et d’améliorer leur participation et leur rendement à ces matières. Ce modèle est mis en œuvre dans les 11 pays suivants : le Burkina Faso, le Cameroun, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Mozambique, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zambie, le Zanzibar, et le Zimbabwe.

Il sera mis en œuvre aux Comores à 2011 -2012


 

Pour quoi le programme SMT?


Des disparités criardes basées sur le genre existent entre les garçons et les filles dans le cadre de la participation et du rendement scolaire dans les sciences, les mathématiques et la technologie. Au fur et mesure que l’on gravit les échelles de la formation académique, ces disparités s’aggravent. Une combinaison de facteurs, parmi eux les pratiques et attitudes culturelles ainsi que des matériaux pédagogiques et didactiques entachés de partialité, tendent à perpétuer cette situation. Le modèle SMT de FAWE comprend des activités telles que des clubs de sciences, des excursions de recherche, l’utilisation de portraits de femme ayant réussi dans des carrières scientifiques le recours aux modèles de référence et de prix aux filles ayant réussi dans les disciplines SMT.


Les interventions du modèle SMT.


Le programme SMT vise à :

·  FFormer les enseignants en pratiques pédagogiques sensibles au genre

·  FFormer les enseignants à élaborer des programmes SMT, à concevoir et à exploiter des matériels didactiques et pédagogiques intégrant le genre.

·  CCréer un plus grand accès aux disciplines SMT pour les filles

·  AAméliorer le rendement académique et confiance des filles vis-à-vis des disciplines SMT

·  SSensibiliser les parents et les parties prenantes sur l’importance de la participation des filles en SMT

 

Impact du modèle SMT


·     Meilleurs taux de participation des filles dans les disciplines SMT

·     Meilleurs résultats aux examens des filles participants au programme SMT

·    Améliorer de l’attitude des enseignants à l’égard de la participation et les compétences de filles dans les disciplines SMT


Modèle de pédagogie intégrant la dimension genre.

 

 

   

 

Qu’est ce que la pédagogie sensible au genre ?


Le modèle FAWE-FAWECOM de pédagogie intégrant le genre sensibilise les enseignants aux questions de genre et préconise des pratiques d’enseignement qui encouragent une participation équitable des filles et des garçons au sein de l’établissement scolaire entier. Ce modèle a été adopté et intégré dans les programmes des enseignants d’Ambo collège en Ethiopie, de la faculté des sciences de l’Université de Dar es Salama en Tanzanie et de l’université cheik Anta Diop au Sénégal.


Pourquoi la pédagogie sensible au genre ?


Partant du constat des pratiques courantes dans les salles de classe, il ressort que la plupart des enseignants, conditionnées par des valeurs faisant prévaloir la supériorité masculine au sein de leurs communautés, appliquent des méthodes pédagogiques qui ne donnent pas aux filles et aux garçons un traitement ou des chances de participation égale. Le FAWE a développé le modèle de formation des enseignants fondé sur la pédagogie sensible au genre pour doter les enseignants des compétences didactiques les mettant en mesure de répondre aux besoins spécifiques des garçons et des filles dans les salles de classe et au sein de la communauté scolaire.


FAWECOM à formé 28 enseignants 4 conseillers pédagogique et 4 membres du conseil d’école sur la pédagogie tenant compte du genre notamment dans les écoles primaires Mahalé (Anjouan) Fomboni(Mohéli), Bangoi kouni, et Hantsambou ( Gde Comores)


Compétences acquise, à travers le modèle de pédagogie sensible au genre :

 

Le modèle du FAWE de formation des enseignants prend en compte la dimension genre dans :

·  Lles instruments pédagogiques et didactiques

·  Lla préparation des leçons

·  L’l'utilisation du langage dans la salle de classe

·  L’l'interaction dans la salle de classe

·  Lla disposition de la salle de classe

·  Lla gestion de maturation sexuelle

·  Lles stratégies visant à éliminer le harcèlement sexuel

·  Lles systèmes d’administration scolaire

·  Lles activités de suivi et d’évaluation

·  Il'l'impact du modèle de pédagogie sensible au genre

·   l'l'amélioration des taux de rétention et de la performance académique des filles

·  Participation accrue des filles dans les salles de classe

·  Relations basées sur le genre améliorées dans les établissements.


 

 

 

Modèle de Centre d’excellence : une école intégrant la dimension genre

 

 

 

 

 

 

Qu’est ce qu’un centre d’excellence?

 

C’est un établissement scolaire prenant en compte la dimension genre sur les plans académique, social et physique.

Ce modèle, crée en 1999 a été reproduit dans 10 pays : le Burkina Faso, la Gambie, la Guinée, le Kenya, le Sénégal, la Tanzanie, le Tchad et le Zambie et actuellement en cours aux Comores.


Il a également été intégré dans les systèmes éducatifs du Kenya et de la Tanzanie


Pourquoi le centre d’excellence


L’expérience FAWE montre que les filles brillent dans leurs études et sont mieux préparées à faire face aux défis qu’elles rencontrent dans la vie lorsque leurs enseignants sont formés pour répondre à leurs besoins, leurs manuels scolaires renvoient une image positive des filles et encouragent l’équité entre les sexes, leur environnement scolaire est accueillant et favorable à l’apprentissage et leur communauté les soutiennent dans leur parcours scolaires

Le centre d’excellence a pour but, d’améliorer l’accès, la rétention et les résultats des filles en leur fournissant une éducation de qualité dans un contexte favorable.


Les interventions du centre d’excellence


Un centre d’excellence typique de FAWE –FAWECOM se caractérise par les interventions suivantes :

*Un programme d’enseignement des sciences, de mathématiques et de la technologie spécialement conçue pour les filles.

*Un programme de bourses d’études pour les filles défavorisées

*L’habilitation des filles et des garçons à travers une formation ciblée

*Un programme de gestion de la maturation sexuelle centrée sur les filles

*Des infrastructures scolaires prenant en compte les sexospécificités.

*L’implication de la communauté dans la gestion des établissements scolaires


 

Impact du modèle de Centre d’Excellence


*Meilleure performance  scolaire et réussite de la part des filles

*Meilleurs taux de rétention du fait  de la faiblesse des taux de déperdition scolaire et de des mariages précoces

*Pus de filles dans les comités scolaires et assumant un rôle de leadership


MODELE TUSEME « EXPRIMONS-NOUS » 

 

 

 

Qu’est ce que TUSEME ?


TUSEME est un modèle d’habilitation qui permet aux filles de comprendre les problèmes qui les touchent directement, à en parler et agir pour trouver des solutions.

Le modèle a été piloté à l’Université de Dar es Salam, en Tanzanie en 1996 et puis perfectionné par le FAWE avec l’introduction des volets sur l’intégration de la dimension genre dans l’éducation et les compétences de vie pratique. Depuis sa création, le modèle Tuseme a été reproduit dans 300 établissements scolaires dans 12 pays au profit de 79500 élèves.

Aux Comores FAWECOM

l’a reproduit dans 4 écoles

au profit  de 350  élèves et 28 enseignants

4 conseillers pédagogiques et4 membres des conseils d’école

(Hantsambou, bangoi ,Mahalé et fomboni)


Pourquoi le TUSEME ?


La recherche confirme que pour parvenir à une transformation significative des relations basées sur le genre, les filles elles mêmes doivent jouer un rôle actif dans les initiatives visant à éliminer la discrimination et les inégalités aux quelles elles sont confrontées. Le concept TUSEME permet aux filles d’acquérir des connaissances qui encouragent leur participation effective à cette transformation au sein de leurs établissements scolaires et de leurs communautés.


Le modèle de fonctionnement de TUSEME  ?


L’élève est au centre de l’approche pédagogique de TUSEME qui fait usage de la technique du théâtre au service de développement pour identifier et répondre aux problèmes qui entravent le progrès social et académique des filles. Les filles créent des clubs TUSEME qui constitue des tribunes de libres expressions. A travers ces clubs, les filles élaborent des plans d’action visant à résoudre leur problème et à inciter les autorités à les rejoindre dans la mise en œuvre de ces solutions.


Impact de TUSEME


*Améliorer  l’attitude des filles, leur estime de soi, leur leadership ainsi que leurs compétences de vie pratique.

*Meilleure attitude des enseignants à l’égard des filles.

*Réduction significative du harcèlement sexuel.


Les présidentes successives du FAWECOM de 2001 à 2011 

 

Mesdames:

Moinaecha Cheik

Mariama Haidar

                                                                  Sittou Raghadat

Le bureau exécutif actuel issu de la 5ème Assemblée générale d’octobre 2010 pour un mandat de 3ans


Présidente : Mme Sittou Raghadat

Vice présidente : Mme Zaitoune Mounir

 

 

Secrétaire générale : Melle Nadia Ahmed

S.G adjointe : Mme Maissara Adam

Responsable administrative et financière (RAF) :  Melle M’sa Abida


Notre vision


Un pays où les disparités de genre en éducation sont éliminées et où toutes les filles ont accès à l’éducation, ont des bonnes performes académiques et terminent leurs études.


Notre Mission


Promouvoir l’équité et l’égalité de genre dans l’éducation aux Comores à travers, l’adoption de politiques, de     pratiques et d’attitudes favorables à l’éducation des filles.

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