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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 23:46

Discours de Mme Sittou Raghadat, présidente du Fawecom à l’occasion de la remise des primes aux élèves du Centre d’excellence Fawe de Hantsambou admis à l’entrée en 6eme session 2011

 

Dimanche 11 septembre 2011

 

Discours remise des primes au admis du centre d'exellence hExcellence Monsieur le directeur de cabinet, représentant du ministre de l’Education Nationale

Messieurs les représentants du commissariat à l’éducation

Monsieur le préfet de la région de Hamanvou

Monsieur le maire de Hantsambou

Mesdames les représentantes des organisations féminines

Monsieur le Directeur de la Meck de Moroni

Honorables invités, mesdames messieurs,

Chers enfants.

Permettez-moi tout d’abord  au nom de  tous les membres du Fawecom et à mon nom personnel de vous exprimer toute notre reconnaissance pour avoir répondu à notre invitation malgré vos contraintes en ce jour de dimanche et avoir ainsi rehaussé  par votre présence cette cérémonie de remises de primes à nos élèves admis à l’entrée en 6eme  de cette année.

Je saisis cette occasion pour exprimer nos remerciements et notre gratitude au ministère de l’Education Nationale ainsi qu’aux commissariats des îles, sans oublier l a population de Hantsambou pour leur appui  et leur soutien dans nos différentes actions

Nos remerciements vont particulièrement à l’endroit de nos partenaires sans qui  nos activités n’auraient pas pu se réaliser dans les trois iles. Je citerai le FAWE Régional, le, l’UNICEF, le PNUD, le PCD/UE, le PASEC, les ambassades  de la Libye, du japon et de la République populaire de chine.

 

Mesdames, messieurs,

 honorables invités

Chers enfants

 

La population de Hantsambou, le conseil d’école, les enseignants, main dans la main avec FAWECOM ont pris l’engagement de relever le défi  de la scolarisation de cette localité en ne ménageant aucun effort jusqu’à ce que les problèmes liés à l’accès à la rétention  et à la  performance des élèves et des filles en particulier  soient résolus.

 

 Pour le meilleur et parfois hélas pour le pire, nos destins ont été liés durant ces dernières années. Ils le sont  et le seront  toujours jusqu’à satisfaction totale.

  Le pire  fut nos crises de desespoir, le découragement et parfois l’incompréhension.   Le pire c’est  surtout le manque de moyens financiers pour l’achèvement des travaux engagés notamment, l’augmentation des salles de classe et l’aménagement de la cour, espace de jeux pour les élèves.  

Le meilleur fut l’entraide mutuelle pendant tous le processus, l’apport financier et physique de la population de Hantsambou.

 

    Le centre d’Excellence de Hantsambou symbolise  notre fierté, notre conviction que si toutes les parties prenantes de l’éducation en l’occurrence Les enseignants, les élèves le conseil d’école ,la communauté locale, le ministère de l’éducation,  arrivaient à partager une même vision et s’accordaient le besoin d’un enseignement de qualité  et adapté, l’espoir pourrait être permis et l échec permanent de notre système éducatif se transformerait  en succès.

On dit souvent que c’est devant l’obstacle que l’homme se mesure mais Le fawecom  dit  que c’est  devant l’école de Hantsambou que notre organisation  se mesure. En 2004, Nous avons choisi cette école  et nous  y avons apporté un paquet d’importantes interventions. Le rôle de Hantsambou  dans ce combat pour l’Education Pour Tous, pour l’égalité et l’équité du genre dans le système éducatif est majeur. Parce que L’école de Hantsambou plus que toute autre école semblait être un cas désespéré

J’ose espérer qu’en continuant ainsi elle peut  devenir un phare pour le système éducatif aux Comores. Alors imaginons ensemble, agissons ensemble, réussissons ensemble le défi de l’Education pour Tous et de  Tous pour l’Education.

Comme on le dit souvent en Afrique: « soyons solidaires comme les grains de l’épi de maïs, forts comme le baobab, courageux comme le lion ».

Nous espérons que cette solidarité tissée  entre Fawecom et Hantsambou survivra  et que l’école de  Hantsambou avancera sans faillir dans la voie où nous sommes engagées.

Mesdames, messieurs,

L’école de Hantsambou  fait partie des 12 écoles amies de FAWECOM.12 écoles choisies en fonction de leur faible taux de scolarisation des filles  depuis 2004

L’Ecole de Hantsambou accusait beaucoup plus de problèmes  que les autres écoles amies .Des problèmes sérieux liés à l’accès et la rétention  des enfants en général, et des filles en particulier .Le taux de réussite dans les examens nationaux était de 0% jusqu’en2008

Avec beaucoup courage, tous les hommes  de cette localité, les femmes et les jeunes, main dans la main avec Fawecom ont dépassé cette fatalité pour prendre en main l’éducation de leurs enfants, et donner à leurs filles et garçons des raisons d'espérer et de réussir afin de vivre  demain,dignement de leur travail  et contribuer au développement de leur pays

 

Depuis la tenue d’un atelier de vision de notre centre d’excellence  dont le but   était de  permettre à toutes les parties prenantes notamment les enseignants, la directrice, le conseiller pédagogique, la communauté, les ONG, les étudiants, le ministère de l’Education, le commissariat  et nous même  ,de voir ensemble quel modèle d’école  nous voulions .Nous avions retenu certaines règles fondamentales que nous allions devoir appliquer jusqu’à ce que  cette école se transforme en centre d’excellence Fawe

Parmi ces règles, une école  « centre d’excellence Fawe » doit disposer :

1)    d’un environnement physique sain

ce qui sous entend, des infrastructures adéquates, des équipements suffisants, des systèmes de gestion scolaires efficaces , un bon fonctionnement du code de conduite des enseignants et j’en passe

2)    d’un environnement social sain

C'est-à-dire : la participation communautaire aux activités scolaires,

 un conseil d’administration scolaire et une association des parents, enseignants, fonctionnels

3)    Un environnement académique sain

           C'est-à-dire : Un enseignement de qualité intégrant la dimension genre dans sa pédagogie, des enseignants en nombre suffisant, compétents et motivés  ,des conditions de travail adéquates pour les enseignants.

Il convient de rappeler  que le Fawecom n’est qu’une ONG  avec ses limites et qu’il revient aux ministères de l’éducation nationale et insulaires et à la communauté d’offrir à l’école les normes minimales requis en terme de bâtiments, de fourniture de matériel d’apprentissage et pédagogiques, les conditions de vie et de travail pour l’enseignant et de supporter les frais scolaires essentiels.

Mesdames messiers

Les résultats sont encourageants. Aujourd’hui l’école de Hantsambou accuse un taux de réussite de plus de 90% à l’examen d’entrée en 6eme session 2011.Sur 42 candidats,33 dont 18 filles sont admis avec succès à l’entrée en 6eme

En cette occasion solennelle de la confiance retrouvée, je forme les vœux de bonheur et de prospérité pour le Centre d’Excellence Fawe de Hantsambou.

 

   Depuis sa création en 2001 FAWECOM a privilégié le plaidoyer politique et communautaire en axant ses efforts dans la sensibilisation sur le bien fondé d’éduquer les filles à travers des réunions de proximité dans les villages, avec les communautés,  les maîtres coraniques, les parents des élèves et les élèves. Des interventions radio diffusées aux conférences débats menés dans les écoles et collèges, FAWECOM mène ses activités à travers ses sous antennes à raison d’une par île, dans ses écoles  cibles  et dans certains collèges grâce aux clubs des filles qu’il a mis en place.

Grâce à l’appui financier de nos partenaires, nous avons toujours appuyé nos écoles amies, en fournitures scolaires, encouragé nos lauréates aux examens à travers des primes d’excellence, et renforcé les capacités de nos enseignants. . FAWECOM, derrière les ministères de l’éducation et l’UNICEF  continuera à jouer son rôle

 

Honorables invités,

 

Le fawecom se positionne en tant qu’atout majeur du secteur éducatif aux Comores. Un travail remarquable pour la promotion de l’éducation des filles est accompli pendant ces  dix années d’existence.

Le fawecom n’est pas la seule organisation à être engagée dans la promotion de l’éducation des filles aux Comores. Il est toutefois unique de par ses membres, son accès aux décideurs  politiques et son aptitude à essayer de nouvelles idées sur le terrain.je citerai quelques unes (Centre d’excellence fawe, Clubs des filles fawecom, Programme Tusem, Primes d’excellence.….)

Bien qu’il y’ait eu beaucoup de réalisations en matière de sensibilisation sur l’éducation des filles, beaucoup reste à faire pour s’assurer que l’on accorde une attention systématique et minutieuse à l’aspect Genre dans les politiques et les plans d’action du gouvernement

 

Mesdames, messieurs, chers collègues

 

Cette cérémonie de remise de primes aux lauréats à l’entrée en 6eme par la communauté de Hantsambou en partenariat avec  notre organisation revêt d’une importance capitale en ce sens que  ce sont des résultats immédiats liés à l’ouverture d’un centre d’excellence Fawe dans cette localité

Je ne peux terminer mon propos sans  féliciter notre jeune et dynamique trésorière M’sa Abida Kamaria qui vient de se marier et qui ,malgré qu’elle soit  en congé de maladie ,s’est forcée à être avec nous.   Merci madame la trésorière pour ton engagement et le travail remarquable que tu as toujours accompli.

 

Mes remerciements vont à l’endroit de tous ceux qui de loin ou de près nous soutiennent moralement, physiquement et financièrement.

Je remercie sincèrement tous nos partenaires, en particulier l’Unicef pour son soutien permanant, pour sa disponibilité et son précieux appui.

Enfin je ne peux ne pas remercier toute la famille Fawecom et le village de Hantsambou  dans son ensemble pour son  engagement, intérêt  et disponibilité  en vue de  leur contribution à relever le défi de L’Education pour Tous (EPT)

 

Merci pour votre attention

 

.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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