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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 21:26
Vous trouverez ci-dessous le discours du Président Sambi prononcé il y a quelques jours à Addis Abeba à l'occasion du 14eme sommet de l'Union Africaine (UA)

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


SAMBI-a-l-onu.jpg-
Excellence Monsieur le Premier Ministre de la Republique Fédérale Démocratique d'Ethiopie ;
- Madame et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement ;
- Excellence Monsieur le Président de l'Union Africaine ;
- Excellence Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine;
- Honorable Assistance ;
- Mesdames et Messieurs ;

Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord, de joindre ma voix à celle de mes prédécesseurs pour vous exprimer mes chaleureuses félicitations, suite à votre élection à la présidence de notre Organisation.

Permettez-moi ensuite d'adresser, au nom de ma délégation et en mon nom personnel mes condoléances les plus attristées au peuple et au gouvernememnt éthiopiens suite au crash du vol d'Ethiopian Airlines qui a causé plusieurs pertes humaines.

Je voudrais, par la même occasion, exprimer mes condoléances au peuple et au gouvernement haitiens et leur exprimer ma profonde solidarité, suite au terrible tremblement de terre qui a causé des dégâts humains et matériels sans précedant, dans ce pays frère.

Permettez-moi, enfin, d'exprimer la profonde gratitude de ma délégation, à l'endroit du Premier Ministre Melès ZENAWI, du Gouvernement et du peuple éthiopiens, pour l'accueil chaleureux et la généreuse hospitalité qu'ils nous reservent depuis notre arrivée dans ce magnifique pays.

Je ne manquerai pas de saluer mon Cher Frère, le Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya et de lui adresser mes sincères félicitations pour l'immense contribution qu'il apporte à l'Union Africaine, ainsi que pour son courage, sa conviction et son engagement en faveur de la construction d'une Afrique qui, plus unie et mieux intégrée, saura mieux faire entendre sa voix sur la scène internationale.


Monsieur le Président ;
Honorable assistance ;

Consacrer cette session de notre Organisation aux défis et aux perspectives des Technologies de l'Information et de la Communication, en vue de parvenir à une vue commune sur le développement des TIC en Afrique, est un choix judicieux, que je tiens à saluer.

En effet, la réussite de cette session, nous aidera à trouver un consensus sur l'harmonisation de nos politiques et de nos cadres juridiques et réglementaires, au niveau régional et continental, pour que le développement structuré des TIC en Afrique, l'industrialisation et la recherche sur les sciences et la technologie liés au secteur, puissent capter les investissements nécessaires.

C'est en créant un environnement propice, que nous pourrons attirer les bailleurs de fonds extérieurs et renforcer le développement durable des marchés des TIC sur le continent.

En tout état de cause, nous devons prendre en compte le secteur de l'éducation, en vue d'accroître le taux d'accès et d'utilisation des TIC dans nos pays.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous parler de mon pays, après la libération de l'Ile d'Anjouan, pour vous dire que nous avons encore et toujours, à lutter, sans relâche, pour vaincre les situations économiques difficiles qui sont les grands défis de notre continent et qui ont été le terreau du séparatisme dans mon pays.

En effet, mon Gouvernement avait hérité d'une architecture institutionnelle complexe et extrêmement coûteuse qui est, d'une part, le fruit de notre insularité et d'autre part, le résultat d'une décennie de séparatisme.

Avec ses quatre Parlements dont un pour l'Union et trois pour les îles autonomes, ses quatre Présidents qui constituaient les Exécutifs de l'Union et des îles, ses quatre Gouvernements, mais aussi ses quatre Constitutions, le pays se trouvait souvent paralysé par des conflits de compétences.

Par conséquent, mon Gouvernement devait non seulement gérer la confusion issue de ces appellations identiques mais aussi, tenir des élections tous les ans avec tous les coûts que de tels processus occasionnent.

En effet, alors que j'ai été élu en 2006, les Présidents de l'Iles de Mwali et de Ngazidja l'ont été en 2007. En 2008 s'est tenue l'élection du Président de l'Ile de Ndzouani et nous avons, en 2009, élu les députés de l'Union et les Conseillers des îles, pour faire face ensuite à une élection présidentielle en 2010 et, dès l'année 2011, recommencer le même cycle.

Ayant pesé le tort que cela causait à mon pays et après avoir pris conscience que même des pays developpés, auraient eu du mal à maintenir un tel rythme, j'ai alors proposé, étant donné que la Constitution me l'autorise, une révision de certaines dispositions de la Constitution, pour un meilleur fonctionnement de l'Etat.

Cette proposition a obtenu un soutien sans appel du peuple comorien, par la voie d'un référendum qui a été reconnu comme étant libre et transparent aussi bien par les Comoriens eux-mêmes que par la Communauté internationale.

A la suite de cette révision constitutionnelle, les Présidents et les Ministres des îles sont devenus respectivement des Gouverneurs et des Commissaires et les députés des îles sont désormais appelés les Conseillers des îles.

Plus important encore, les Comoriens ont approuvé l'harmonisation des mandats des Exécutifs de l'Union et des îles pour diminuer le nombre des scrutins et en limiter le coût difficilement supportable par le maigre budget de l'Etat.

La question qui demeurait, toutefois, à résoudre était celle de la date où cette harmonisation devait intervenir.

Le dialogue inter-comorien et les différents rencontres que j'ai eues avec les Gouverneurs n'ayant pas enregistré une convergence de vues sur cette question, puisque chaque Gouverneur souhaite aller jusqu'au terme de son mandat, il revenait au peuple souverain de trancher sur cette question de la fixation de la date des élections des exécutifs des îles et de l'Union, à travers le Congrès qu'il a élu.

Ainsi, mes chers frères et soeurs, ce Congrès doit se réunir dans les semaines à venir, et c'est ainsi que l'année 2010 se présente, sur le plan politique, comme étant une année déterminante pour l'avenir de mon pays.

Bien évidemment, mon Gouvernement qui a toujours été soucieux du respect de la Constitution et plus particulièrement de l'incontournable principe de la présidence tournante, veillera à ce que l'île de Moili, à laquelle revient la présidence du pays après la Grande Comore et Anjouan, puisse présider aux destinées des Comores, à l'issue des prochaines élections présidentielles dont la date sera fixée par le Congrès.


Excellences ;

Mesdames et Messieurs ;

Sur le plan économique et financier, le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté a obtenu sa validation technique et politique en 2009 et l'Union des Comores vient de bénéficier de l'appui du FMI au titre de l'assistance d'urgence post conflit.

Le succès enregistré dans la mise en œuvre de ce programme a permis à notre pays de convenir avec le FMI d'un programme formel qui a été entériné par le Conseil d'administration du FMI, en novembre dernier.

Ainsi, mon pays est aujourd'hui bien placé pour accéder aux mécanismes d'allègement de sa dette dont le lourd fardeau joue un rôle néfaste sur le développement du pays, aussi bien au niveau des finances publiques qu'au niveau de la crédibilité de notre pays vis-à-vis de la Communauté financière internationale.

L'élimination de la pauvreté étant aujourd'hui admise comme indispensable, mon Gouvernement a placé la lutte contre la pauvreté, sur toutes ses formes, au cœur de son action et des priorités nationales, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et aux engagements internationaux auxquels les Comores ont souscrits.

Aussi, aujourd'hui, l'Union des Comores a t-elle plusieurs raisons d'être optimiste.

En effet, en début d'année, un Forum Economique sur les Comores s'est tenu à Koweït-City et douze grands projets de développement ont été retenus par les bailleurs de fonds.

A la suite de la résolution de la Ligue des Etats Arabes sur la tenue d'une Conférence des bailleurs en faveur des Comores, mon Gouvernement travaille actuellement en étroite collaboration avec les autorités du Qatar et la Ligue des Etats Arabes en vue de l'organisation de ce forum qui se tiendra les 10 et 11 mars prochains à Doha, et dont la réussite ne fera que renforcer l'espoir d'une relance économique durable dans mon pays.

Pour leur part, le Fonds Koweitien, le Fonds Abu-Dhabi, le Fonds Saoudien, et l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole qui ont manifesté leur bonne disposition à l'égard des Comores, ont pris l'engagement de reconsidérer leurs créances envers le pays, afin de l'aider à sortir des listes infamantes des pays lourdement endettés.

Enfin, de son côté, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique a accepté un plan de rééchelonnement négocié avec notre pays.

Monsieur le Président,
Honorable assistance,

Comme vous pouvez le constater, toutes ces perspectives, et la liste n'est pas exhaustive, laissent présager un avenir meilleur pour mon pays.

Parralèllement, mon Gouvrenement travaille sans relâche pour consolider la culture de la démocratie dans un pays où il y a encore quelques années, les hommes politiques devraient recourir aux consensus pour resoudre leurs conflits et aux coups et tentatives de coup pour accéder au pouvoir.

En effet, les Comoriens doivent comprendre que ces temps sont révolus, que seul le passage par les urnes, doit permettre l'accès au pouvoir, car c'est la seule manière de preserver la paix et la stabilité, conditions indispensables à un développement socio-économique durable.

C'est pourquoi, je lance un appel pressant à notre Organisation, l'Union Africaine, qui, il y a deux ans, a déployé des efforts inlassables, que nous ne remercierons jamais assez, pour rétablir, par la force, l'ordre constitutionnel, l'intégrité territoriale et la paix en Union des Comores, mais aussi à la Communaute Internationale dans son ensemble, pour qu'elles continuent à nous apporter leur appui et leur assistance, afin que mon pays puisse saisir les innombrables opportunités qui se présentent à lui, et par conséquent, franchir sans encombre, ce cap de 2010 qui s'avere si prometteur.

Je vous remercie.


Source : beit salam

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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Abdou Hamadi Mrimdu 05/02/2010 22:06



QUAND LES MENSONGES DEPASSENT LES FRONTIERES, JUSQU'AU NIVEAU
INTERNATIONAL



Intervention de Son Excellence Monsieur AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI Président de l'Union des Comores à l'occasion de la 14ème Session Ordinaire de l'Assemblée de l'Union Africaine
Addis-Abeba 1er février 2010.


Comoriens et Comoriennes, au moment où le pays tourne en circuit fermé en projetant toujours les mêmes films(les mensonges), il est de notre responsabilité non seulement de défaire
cette situation, mais aussi de réclamer de nouveaux discours, de nouvelles idées. Ainsi la conjoncture nous oblige à capturer le mensonge Etatique.

Pour le président Sambi : « Les situations économiques difficiles ... ont été le terreau du séparatisme dans mon pays »,
Non monsieur le président, la pauvreté est une raison d'appui des séparatistes et non la cause. Pour une raison très simple la pauvreté n'est pas d'aujourd'hui, et le séparatisme a commencé en
1997.

En 1997 Les Anjouanais se sont révoltés parce qu'ils ont ressenti des injustices et que leurs besoins n'étaient pas pris en considération par la classe politique. Le mouvement d'Anjouan était
l'expression d'un peuple qui se révoltait, les oubliés de l'Etat. Exactement comme vous voulez faire pour l'ile de Mohéli.
Monsieur le président Un accord c'est un accord. Vous êtes engagé du 26 mai 2006 au 26 mai 2010. L'heure c'est l'heure après l'heure ce n'est pas l'heure
Sur ce plan institutionnel vous avez aussi parlé du référendum du 17 mai 2009, et vous avez dit ceci :
« A la suite de cette révision constitutionnelle, les Présidents et les Ministres des îles sont devenus respectivement des Gouverneurs et des Commissaires et les députés des îles sont désormais
appelés les Conseillers des îles ... ; La question qui demeurait, toutefois, à résoudre était celle de la date où cette harmonisation devait intervenir »,

Chers Comoriens et Comoriennes,
excusez moi du terme mais les mensonges dépassent les frontières, écoutez bien la suite de son discours « Le dialogue inter-comorien et les différents rencontres que j'ai eues
avec les Gouverneurs n'ayant pas enregistré une convergence de vues sur cette question, puisque chaque Gouverneur souhaite aller jusqu'au terme de son mandat... »
Qu'est ce qui autorise le président, d'appeler les présidents des iles gouverneurs ? Est ce que ce n'est pas parce que « la norme nationale prime sur la norme locale ?
Pourquoi monsieur le président la norme locale veut s'imposer à la norme nationale quand il s'agit de fixer la date des élections ? Votre
masque n'ira pas loin.

Quand au respect de la tournante notre super président nous confie ceci : « ... Mon Gouvernement qui a toujours été soucieux du respect de la Constitution et plus particulièrement de
l'incontournable principe de la présidence tournante... »,
on doit dire à notre cher président que l'homme d'honneur qui ne fait rien pour respecter son engagement, échange son honneur en déshonneur, ainsi son honneur devient « HORREUR ». après le 26
mai 2010 vous n'aurez aucun respect.
Qu'est ce que le président Sambi à fait, qui laisse croire qu'il veut respecter son engagement, qu'il a pris le 26 mai 2006, c à d rendre le pouvoir à un Mohélien le 26 mai 2010 ? Rien

Sur le plan économique et financier

Ainsi, mon pays est aujourd'hui bien placé pour accéder aux mécanismes d'allègement de sa dette dont le lourd fardeau joue un rôle néfaste sur le développement du pays, aussi bien au niveau des
finances publiques qu'au niveau de la crédibilité de notre pays vis-à-vis de la Communauté financière internationale.
autrement dit Sambi se félicite d'être le président d'un pays criblé de dette, oui cette dette que le Contribuable Comorien doit payer sans savoir où sont passés ces mannes
d'argent.

Quand le président nous dit que l'élimination de la pauvreté étant aujourd'hui admise comme indispensable, et que son Gouvernement a placé la lutte contre la pauvreté, sur toutes ses formes, au
cœur de son action et des priorités nationales ; avons-nous le droit de lui demander :
monsieur le président parmi les ressources comoriennes (notre terre fertile, nos belle plages, le volcan Kartala... etc.), la quelle de ces ressources avez-vous fait un projet économique pour
notre pays ?
Je demande cette question car, si le président Sambi croit développer les Comores par le pétrole du golf ou payer les employeurs avec l'argent de la métropolitaine, cela ne s'appelle pas lutte
contre la pauvreté monsieur le président, cela s'appelle tout simplement (la mendicité), ce qui confirme donc que votre politique mendiante n'a pas un terminus.

Abdou Hamadi Mrimdu
Auteur du livre ( Comores, le symptôme du chaos)




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