LE BLOG DE HALIDI ALLAOUI
Un comorien de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend
haut et fort ses convictions. Il reste
maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG
YANGU
Cet outil va me
permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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CI-DESSOUS
LES NEWS RECENTES DES COMORES
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Ahmed B. S. Jaffar, ministre des Relations extérieures
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''Nous ne céderons pas sur les principes''
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Je veux bien pour des raisons politiques qu'on affecte des personnes qui ne relèvent pas de la diplomatie, mais je ne peux pas non plus admettre que ces ambassades là soient complètement dépourvues de véritables diplomates.
![]() L'accord politique parrainé par l'Union Africaine n'est toujours pas appliqué dans sa totalité. Les forces de la gendarmerie de Ndzuwani continuent les mêmes pratiques. Qu'attendez-vous pour faire respecter cet accord?
Tout le monde convient en effet que cet accord n'est pas appliqué dans sa totalité. Des manquements dans son application son constatés. C'est pourquoi, une initiative a été prise par le ministère des Relations extérieures de mettre en place, en collaboration avec la communauté internationale, un comité de suivi qui permette d'évaluer sa mise en œuvre.
Ce comité devra être composé de représentants de l'Union, de la communauté internationale et de la partie anjouanaise. Il devra avoir pour mission notamment de saisir les autorités compétentes pour statuer sur la non-application d'un certain nombre de clauses de cet accord. Il sera installé à Ndzuwani jusqu'à la tenue des élections. Il est mis en place, il reste de petits problèmes techniques liés à la disponibilité des personnes désignées.
En ce qui concerne la sécurisation des élections, estimez-vous qu'avec des effectifs réduits, cette force puisse être à la hauteur des enjeux à un moment où l'on craint un rebondissement du colonel Bacar?
Suite à la tenue du conseil de paix et sécurité à Durban, il est prévu que cette force de sécurisation séjourne aux Comores du 13 mai au 31 juillet et pourra être prolongée jusqu'à l'installation définitive et effective de l'autorité de l'Union sur l'ensemble du territoire comorien et en particulier à Ndzuwani.
Cette date a été retenue par principe, car lors de cette réunion, nous avons rappelé à l'Union Africaine ce qui est arrivé après le départ rapide de l'Amisec (à l'issue de la dernière présidentielle de l'Union, ndlr). A cette occasion, on a raté un certain nombre d'opportunités qui auraient pu être réalisées avec la présence de l'Amisec.
Il y aura certainement une réduction d'effectif, mais nous espérons qu'après les élections, une partie de cette force de sécurisation restera jusqu'à l'installation effective de l'Union sur l'ensemble du territoire.
Vous avez eu des échanges plutôt houleux avec l'ambassadeur de France à Moroni..
… Il n'y a pas vraiment eu des échanges houleux comme vous dites. L'ambassadeur a exprimé un certain nombre de choses. Je suis arrivé aux Comores, à la suite d'un rendez-vous que j'avais pris deux semaines bien avant que j'intervienne à la télévision. Le hasard a fait que mon intervention a eu lieu juste après les propos de l'ambassadeur. Il était de mon devoir de souligner un certain nombre de propos choquants tenus par le diplomate français et reçus comme tel par l'opinion et les autorités comoriennes.
Nous avons saisi l'occasion pour attirer l'attention sur certains écarts de langages qui ne sont pas de nature à apaiser les esprits aux Comores. De tels propos ne doivent pas être tenus. J'ai tenu à rappeler le droit de réserve qui sied aux diplomates et je pense qu'il l'a très bien compris.
Quels sont les grands dossiers que votre prédécesseur vous a légués et dans quel état?
J'ai toujours dit qu'il y a la continuité de l'Etat. Au niveau bilatéral, il y a, bien entendu, la question de Maore que l'on a repris. Vous savez, les orientations que l'on nous a données. Nous y sommes attelés dès le départ, car, la vision si elle était la même, en tout cas les orientations ne le sont pas.
C'est un dossier important, nous essayons de régler cela de notre manière et par rapport aux orientations qui sont les nôtres. L'on notera le dossier de suivi de la conférence des bailleurs de Maurice, qui est un dossier très important. Nous le travaillons en étroite collaboration avec les ministères concernés, le commissariat au plan. Il y a également la commission mixte franco-comorienne, le document cadre de partenariat avec la France.
Qu'en est-il de la participation annoncée de Maore aux prochains Jeux des îles de l'Océan indien?
Les choses sont très claires. La position du gouvernement comorien a été d'ailleurs exprimée par son porte-parole : ''Si les Maorais participent à ces jeux des îles de l'Océan Indien en tant qu'entité à part, l'Union des Comores n'y participer pas''. Il reviendra à nous, maintenant, d'assumer.
C'est-à-dire…
… de poser la question sur notre raison d'être au sein de la Commission de l'Océan indien. Je sais, bien entendu il y a un comité d'organisation de ces jeux, mais la Coi devra également se sentir concernée par cette question, puisque la Coi a toujours respecté les résolutions de l'Onu ou de l'Union africaine qui considèrent que les Comores sont composées de quatre îles dont Maore.
Comment peut-on accepter à ce que l'île comorienne de Maore participe à ces jeux en tant qu'entité à part entière? Que les Maorais participent sans aucun signe d'appartenance à la France, le problème n'est pas là. Il s'agit d'un problème de principe, de souveraineté. Aujourd'hui, imaginez si les athlètes Maorais sont amenés à s'affronter aux athlètes des autres îles des Comores. Est-ce normal? Je ne le pense pas.
Maintenant s'ils participent avec les Réunionnais dans la même délégation, c'est leur problème. Et nous ne pouvons pas admettre que, sous quelque forme que ce soit, les Maorais participent en tant qu'entité à part à ces jeux.
Les Comores sont membre de la Ligue des Etats arabes depuis plus d'une décennie. Certains estiment qu'elles ne tirent pas assez des retombées de cette adhésion…
Je ne sais pas pourquoi vous considérez que le pays ne tire pas l'essentiel des retombées. Avec la Ligue des Etats arabes, un fonds de dix millions de dollars a été retenu en faveur de notre pays. C'est vrai que jusqu'alors nous n'en avons bénéficié que 4. Pour le reste, à chaque réunion, à chaque sommet, la Ligue ne rate pas l'occasion d'interpeller le reste des pays de donner leurs contributions.
Au delà de ces questions financières, vous pouvez déjà constater qu'à chaque fois qu'on a besoin de l'accompagnement ou de la présence de la Ligue des Etats arabes aux Comores elle est présente. Des missions, des délégations arrivent aux Comores pour soutenir nos efforts de réconciliation nationale et de développement.
La Ligue doit participer au financement des prochaines élections à hauteur de près de 300 000 dollars. Il y a trois semaines, une mission de la Ligue a tenu à Moroni des séances de travail avec un certain nombre de ministères sur des projets de développement. Nous attendons maintenant la réaction des experts qui étaient venus aux Comores. Avec la Ligue tout se passe bien.
Les Comores n'arrivent pas à entretenir leurs huit représentations diplomatiques à l'extérieur. Que préconisez-vous à cour terme pour trouver solution à cette question qui met à mal l'image du pays à l'étranger?
La tendance actuelle dans le monde c'est de réduire un certain nombre de missions diplomatiques. L'ouverture d'une mission diplomatique est fonction de l'intérêt réciproque que deux pays s'accordent. Nous essayons, tant bien que mal, d'entretenir les nôtres. Ces derniers temps, nous avons réglé un certain nombre de problèmes d'ordre matériel et pratique. De même, les loyers sont payés jusqu'au 31 décembre prochain.
C'est dire que notre préoccupation est de bien maintenir nos représentations. Maintenant, pour redorer l'image de notre pays à l'extérieur, j'ai décidé personnellement d'accorder l'attention et le mérite qu'il faut aux cadres du ministère des relations Extérieures.
C'est, pour moi, une manière de rehausser l'image de nos ambassades à l'extérieur qui sont la vitrine du pays. Il est inadmissible que nous y affections des personnes qui n'ont pas le profil de diplomate requis. Je veux bien pour des raisons politiques qu'on affecte des personnes qui ne relèvent pas du domaine de la Diplomatie dans les ambassades, mais je ne peux pas non plus admettre que ces ambassades là soient complètement dépourvues de véritables diplomates.
Quel commentaire faites-vous de la situation qui prévaut à Ndzuwani à moins de vingt jours des présidentielles?
Sur cette île, les difficultés perdurent depuis dix ans. A un moment donné, on a cru avoir fini avec le séparatisme. Malheureusement, certains veulent nous ramener dix ans en arrière, à ce moment le plus sombre de notre histoire.
Les Comoriens savent pour l'avoir vécu qu'à, chaque fois qu'il y a une tentative de décollage économique, les esprits maléfiques reviennent. Quand nous initions des projets porteurs, comme en ce moment, nous voyons resurgir le spectre du séparatisme. Mais nous avons confiance aux Comoriens. Nous comptons sur le sursaut national, sur cette veine nationaliste que possèdent les comoriens pour ne pas céder enfin à toutes ces manœuvres que Mohamed Bacar et sa clique cherche pour déstabiliser ce pays.
Nous sommes conscients que toute la stratégie de Mohamed Bacar, c'est de faire en sorte que ces élections n'aient pas lieu. Car, il sait très bien que si elles se passent dans la transparence, dans la sécurité, dans la démocratie et en toute liberté, il les perdra.
Propos recueillis par
Mohamed Youssouf Kaiva
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