LE BLOG DE HALIDI ALLAOUI
Un comorien de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend
haut et fort ses convictions. Il reste
maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG
YANGU
Cet outil va me
permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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Arrêt de travail à la Ma-Mwe : Les agents réclament de meilleures conditions
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Moroni, jeudi 24 mai 2007 (HZK-Presse) – Mercredi, la société nationale de l’eau et de l’électricité [Ma-Mwe] a roulé au ralenti à cause d’un arrêt de travail observé par la plupart des agents de la boite. Tout est parti de la centrale de Voudjou où les employés ont tout bloqué sauf les groupes électrogènes qui ont tout de même fonctionné.
Les occupants de ce qui se présente comme le cœur de la société ont d’abord confisqué des véhicules de l’entreprise publique. Rapidement l’information est transmise à la direction générale à Moroni où presque tout le personnel a décidé de se rendre à Voidjou. Ce n’est que sur place que le grand nombre est mis au courant du mouvement que viennent de déclencher les agents de la centrale. Malgré qu’ils soient pris au dépourvus, nombreux sont ceux qui ont adhéré au mouvement de contestation. « On ne pourrait pas préparer pendant longtemps ce mouvement car il y a partout des hypocrites. C’est justement la spontanéité du mouvement qui a fait qu’il réussit », lance Gamal Hassan, l’un des membres d’un bureau du syndicat monté de toute pièce pour mener le mouvement.
Les premiers contacts entre les révoltés et la direction ont échoué. Les agents qui se sont retranchés à Voidjou ont refusé toute négociation avec les cadres de la boite encore moins le président de la commission de gestion de la société. Ce n’est que jeudi matin que le groupe qui dirige le mouvement a sorti un communique qui énumère sommairement les revendications des agents « grévistes ». C’est la transformation des quotas d’eau et d’électricité que bénéficie chaque agent de la Ma-mwé qui est venue mettre le feu aux poudres. Alors que le personnel pouvait avoir en plus de son salaire, le montant de 25.600 Fc comme quota, cette somme sera considérée en nature. L’agent peut utiliser le courant et l’eau jusqu’à ce seuil. A coté de la révision du quota, d’autres revendications qui ne sont pas les moindres hantent les agents de la société nationale de l’électricité. « Rien n’y va ici. Il manque de tout. Alors que nous travaillons quotidiennement au contact du courant, il n’existe aucun moyen de protection. Pas de casque, ni de combinaison, n’en parlons plus de gang ou de chaussures appropriés… » Pourtant les employé craignent les risques d’être « exposés chaque jour à des dangers ». « Les salaires sont peut-être les plus bas de la place. Avec une moyenne de 45.000 fc mensuel, on part à la retraite avec rien. Comme si cela ne suffisait pas, l’assistance est quasiment inexistante. Avant, lorsqu’on était malade, on pouvait aller voir un médecin de la boite et prendre les médicaments chez notre pharmacie que la société devait rembourser par la suite. Maintenant ce n’est plus le cas. Le pharmacien nous chasse », déplore Farid Mohamed, chef d’équipe réseau et distribution. Les agents de société réclament aussi une assurance alors que ce sont eux-mêmes qui ont occasionné la faillite du système. Selon des témoignages concordants, les agents de la Ma-mwé ont toujours abusé de ce privilège. Certains se faisaient prescrire des médicaments pour les distribuer après à une autre personne étrangère au service. Par rapport à ce mouvement, la direction générale se refuse à tout commentaire. « On ne sait rien sur cet arrêt de travail. Nous avons l’habitude, le syndicat n’a cru devoir nous donner un préavis. On apprend comme vous les revendications et la protestation », dit-on du coté de la commission chargée de gérer la société depuis bientôt 5 mois. Le syndicat est déchu par le mouvement. Les insurgés ont mis en place une commission pour continuer la lutte. « Peut être que la lutte est légitime mais la procédure suivie n’est pas la meilleure. Il y des principes à respecter, et même des choses plus intéressantes à demander. Nous avons voulu discuter avec le mouvement mais ils ont refusé », explique Toyb Said Bacar, secrétaire général du syndicat officiellement reconnu par la direction. Ahmed Abdallah Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse) |
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