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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:50

LU POUR VOUS

Source : Temoignage.re


La question de la dette

FMI - Comores : Un accord qui fera date

 

Le Conseil d’Administration du FMI vient d’approuver un accord formel avec les Comores. A terme le pays pourra bénéficier d’un effacement conséquent de sa dette extérieure. Dans l’immédiat il vient de bénéficier d’un don de 21,5 millions de dollars.

 

Depuis plus d’une décennie les Comores sont à la recherche d’une solution pour à la crise économique et financière devenue structurelle. C’est en 1994 qu’on commencé les Programmes d’Ajustement Structurel proposés par le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque mondiale pour relever les économies des pays du Sud. Les missions entre Washington et Moroni dans les deux sens sont restées ininterrompues avec leurs lots de programmes, d’évaluations et de recommandations.

Les changements trop fréquentes des gouvernements et dans les services techniques n’ont jamais permis de conduire les reformes à terme. Les crises politiques et institutionnelles n’ont rien arrangées par ailleurs. Depuis le début de l’année 2009, Mohamed Ali Soilihi le Ministre des Finances sortant avait lancé une offensive de charme pour renouer le dialogue avec la finance internationale. Un premier succès a été enregistré en mars 2009 avec l’effacement de la Dette due à la Banque Africaine de Développement, qui a lui-même permis la signature d’un programme de surveillance avec le FMI.

Le 23 septembre dernier, c’est ce sont les indicateurs de ce programme de surveillance qui ont été évalué par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire Internationale à Washington. Les principaux argentiers du monde ont estimé que malgré la difficile conjoncture interne et externe, les performances économiques des Comores ont été satisfaisantes.


Gouvernance financière sous surveillance

Les récentes reformes pour favoriser les entreprises susceptibles de générer les emplois, les efforts pour maîtriser les écarts budgétaires et contrôler la hausse de la masse salariale ont pesé dans la balance. Il reste toutefois beaucoup à faire car l’audit des entreprises publiques effectuées à la demande du FMI justement a noté de forte dysfonctionnement. Une forte pression est exercée en ce moment sur le gouvernement pour ouvrir le capital de Comores Télécom, Comores Hydrocarbures et la Société de distribution de l’eau et de l’électricité.

A moyen terme le programme qui vient d’être signé vise une croissance macroéconomique par la stimulation des activités du secteur privé, le développment du secteur agricole, le renforcement de la gouvernance et le système judiciaire ainsi que le capital humain.
Les principaux indicateurs seront l’accroissement du PIB de 3 à 4 pour cent en 2012, la maîtrise de l’inflation, déjà en baisse puisqu’elle est passée de 7,4% en 2008 à 2,3% en 2009.

Dans l’immédiat le gouvernement vient de recevoir une bouffée d’oxygène avec le don de 21,5 millions de dollars ( Don ou prêt ? voir la réaction ci-dessous d'un internaute comorien
) par ces temps de crise. Selon le Vice président Ikililou Dhoinine en charge actuellement du ministère des Finances, 6,70 millions de dollars sont disponibles tout de suite et serviront très certainement à payer les salaires des fonctionnaires qui accusent plusieurs mois de retard. En fait ce montant correspond à la part du FMI, le reste devant provenir de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne, de la France et de pays arabes.

Maintenant que les Comores sont devenues éligible au programme FRPC (Facilité pour la Réduction de la pauvreté et la Croissance) la dette extérieure ne sera pas épongée automatiquement selon Saandi Mouignidaho. Le secrétaire général de Cellule des reformes économiques et financière (CREF) explique que le pays continuera à alimenter le service de la dette mais les fonds seront bloqués sur un compte « séquestre » à la banque centrale. C’est après une évaluation qui devra montrer que le pays respecte ses engagements dans la gestion des finances publiques que le FMI autorisera l’injection de l’argent "séquestré" dans les secteurs sociaux pour booster la croissance.


De notre Correspondant A. Mohamed

Réaction de Zaid du 25/09/09 (source : forum comorien HABARI)

On lit partout et surtout dans la presse nationale que les COMORES ont reçu un don de 21.7 Millions de dollars au titre du FRPC;
Or les fonds prévus dans le cadre de ces programmes ne sont jamais des dons, mais seulement des prêts!
En réalité, les COMORES bénéficient d'un prêt de 21.7 millions, déblocable en tranches sur 3 ans, à un taux d'interêt de 0.5%, qu'elles commenceront à rembourser dans 66 mois, et ce pendant 10 ans
;

A quoi sert ce mensonges d'état??? à moins que nos experts et financiers soient tellement nuls qu'ils soient incapables de lire un contrat? à moins que l'état ayant décidé d'ignorer toute transparence sur le budget de l'état ( au fait, y aura t-il une loi budgétaire pour 2010, en l'absence d'assemblée) décide de cacher à son peuple les tenants et aboutissants des finances publiques, dont nos savons tous qu'elles sont moins bien gérées que celles d'une ménagère ordinaire...
....De plus ce prêt doit être utilisé selon des modalités très précises et non selon les humeurs de nos gouvernants.

autre questioN/
d'où viennent les 600 millions qui ont été offerts à l'EDA,,,??? S'agit il d'une recapitalisation d'une société d'état? s'agit il d'un don personnel du président? comment a été budgété cette énorme dépense ? bien entendu, aucune loi des finances n'a prévu cette dépense!
C'est quand même triste de voir qu'on est capable de sortir de son chapeau des millions comme cela, ( même s'ils seront les bienvenus chez le bénéficiaire) et qu'on ne soit pas capable de prévoir le salaire de fonctionnaires, les retraites de nos anciens et les simples frais de fonctionnement de notre institution judiciaire!!
!!! et j'en passe......

J'ignore si nous avons de réelles richesses dans notre sol, mais ce que je sais, c'est que nous avons dans nos immeubles publics des hordes de menteurs, à commencer par nos journalistes qui se refusent à faire leur travail de vérification et qui publient sans vergogne les fables de nos dirigeants, qu'il s'agisse de Mayotte ou des ressources de l'état
 

 

Voir le texte officiel en anglais dans "commentaire"

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ECONOMIE
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commentaires

ABOU 15/12/2009 18:07


je pense par conviction que l'aide otroyée par le FMI aux autorités comoriennes est nulle et non avenue. En effet, on sait que depuis la proclamation bananière de l'indépendance de 1975, les
dirigeants comoriens  jusqu'à maintenant busquent fortune au détriment de la population vulnérable. Ils racontent des belles paroles et des sornettes au peuple en vue dêtre gouverné. COmbien
des subentions sont destinées à la population comorienne et que des diriageants sans avue barbotent l'ardent de l'Etat. Il faut à noter que même on trouve des milliars de dollars, mais une fois la
corruption est légitimée par les comoriens. Effectivement, on restera toujours dans les misères sans fin.
   Il ne faut pas perdre de vue que les comorres n'existent pas des appariels juridiques capables de passer par les baquettes les massacreurs de l'Etat. Cest dommage de voir qu'un
Ministre dans un laps de temps arrive à construire des villas. Il faut que la population s'interroge sur le fonctionnement de l'Etat.
De ma part, je suis en branle et je suis enconre optimiste que cette somme colossale la population ne tire pas profit. Mais, les malfaiteurs s'organisent sur la façon de vider les caisses de
l'Etat. on pare à toute éventualité que cette somme finria par des mafias mystérieux.


zaid 26/09/2009 17:45


voici le texte officiel du FMI

IMF Executive Board Approves US$21.5 Million PRGF Arrangement for the Union of the Comoros
Press Release No. 09/315
September 21, 2009

The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) today approved a three-year, SDR 13.57 million (about US$21.5 million) arrangement under the Poverty Reduction and Growth Facility
(PRGF) for the Union of the Comoros to support the authorities’ economic program aimed at promoting sustained strong growth to achieve deeper gains in poverty alleviation and faster progress
towards the Millennium Development Goals (MDGs). The decision will enable the Comoros to draw the equivalent of SDR 4.23 million (about US$6.70 million) from the IMF immediately.


At the conclusion of the Executive Board’s discussion, Mr. Takatoshi Kato, Deputy Managing Director and Acting Chair, made the following statement:


“ Comoros’ performance under the EPCA-supported program was satisfactory, despite the difficult domestic and external circumstances. The authorities’ have recently adopted a medium-term reform
agenda aimed at boosting private-sector led growth to enhance the effectiveness of their poverty reduction strategy. In this context, the government has introduced far-reaching institutional
reforms that should, inter alia, strengthen cohesion in budget management and economic policy making.


“ Comoros’ reform agenda seeks to consolidate recent gains in macroeconomic stability and promote the development of a business-friendly economic environment, which would create jobs and reduce
poverty. An important focus will be on strengthening the fiscal position through implementation of strong revenue measures and better control of the wage bill. In this context, the authorities
are adhering to the inter-island revenue-sharing mechanism; and Parliament has approved a stability-oriented supplementary budget for 2009 that is consistent with the fiscal program under the
program. Achieving the 2009 fiscal targets will provide confidence regarding government determination to improve public expenditure management and put the budget on a sustainable path.


“ To strengthen debt sustainability, the authorities will limit their fiscal deficits to levels that can be covered by identified external assistance, mostly in form of grants. They will also
ensure steadfast implementation of reforms, which is essential to securing HIPC and MDRI debt relief.


“ The authorities are determined to stay the course with efforts to tackle structural impediments to growth. With support from donors, they are finalizing reform strategies for the state-owned
telecommunications (Comores Telecom), hydrocarbons (SCH), and electricity (MA-MWE) companies. The authorities are also maintaining a flexible-pricing mechanism for fuel products to make energy
supply more reliable. Efforts to enhance the efficiency of the public administration and set optimal staffing levels for the civil service will also feature prominently in the structural reform
agenda. Other reforms seek to streamline business licensing requirements, enhance investor protection, strengthen the judiciary, and promote financial intermediation and financial sector
soundness”, added Mr. Kato.
Que lit-on?
le fmi ACCORDE un "arrengement" aux Comores?
Est-ce un gift arrangement?
a credit arrangement??
cela n'est pas précisé! aussi il faut se referer au cadre de l"arrangement" soit aux procédures des FRPC.... qui eux prévoient uniquement des prêts
un montant déblocable en 3 ans ( comme dans le FRPC) , dont 1/3 immédiatement ( procédure FRPC)
alors, est ce que nos autorités ne parlent pas l'anglais??? ou est ce qu'on  décidé de jeter de la poudre aux yeux des citoyens quitte à aller voir plus loin de quoi il résulte excatement
Il suffit de jetter un oeil sur la iche comores au FMI pour savoir que le pays n'est pas éligible à la réduction de la dette
LIEN /http://www.imf.org/external/np/fin/tad/exfin2.aspx?memberkey1=195&date1Key=2009-08-31

IMF Executive Board Approves US$21.5 Million PRGF Arrangement for the Union of the Comoros
Press Release No. 09/315
September 21, 2009

The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) today approved a three-year, SDR 13.57 million (about US$21.5 million) arrangement under the Poverty Reduction and Growth Facility
(PRGF) for the Union of the Comoros to support the authorities’ economic program aimed at promoting sustained strong growth to achieve deeper gains in poverty alleviation and faster progress
towards the Millennium Development Goals (MDGs). The decision will enable the Comoros to draw the equivalent of SDR 4.23 million (about US$6.70 million) from the IMF immediately.


At the conclusion of the Executive Board’s discussion, Mr. Takatoshi Kato, Deputy Managing Director and Acting Chair, made the following statement:


“ Comoros’ performance under the EPCA-supported program was satisfactory, despite the difficult domestic and external circumstances. The authorities’ have recently adopted a medium-term reform
agenda aimed at boosting private-sector led growth to enhance the effectiveness of their poverty reduction strategy. In this context, the government has introduced far-reaching institutional
reforms that should, inter alia, strengthen cohesion in budget management and economic policy making.


“ Comoros’ reform agenda seeks to consolidate recent gains in macroeconomic stability and promote the development of a business-friendly economic environment, which would create jobs and reduce
poverty. An important focus will be on strengthening the fiscal position through implementation of strong revenue measures and better control of the wage bill. In this context, the authorities
are adhering to the inter-island revenue-sharing mechanism; and Parliament has approved a stability-oriented supplementary budget for 2009 that is consistent with the fiscal program under the
program. Achieving the 2009 fiscal targets will provide confidence regarding government determination to improve public expenditure management and put the budget on a sustainable path.


“ To strengthen debt sustainability, the authorities will limit their fiscal deficits to levels that can be covered by identified external assistance, mostly in form of grants. They will also
ensure steadfast implementation of reforms, which is essential to securing HIPC and MDRI debt relief.


“ The authorities are determined to stay the course with efforts to tackle structural impediments to growth. With support from donors, they are finalizing reform strategies for the state-owned
telecommunications (Comores Telecom), hydrocarbons (SCH), and electricity (MA-MWE) companies. The authorities are also maintaining a flexible-pricing mechanism for fuel products to make energy
supply more reliable. Efforts to enhance the efficiency of the public administration and set optimal staffing levels for the civil service will also feature prominently in the structural reform
agenda. Other reforms seek to streamline business licensing requirements, enhance investor protection, strengthen the judiciary, and promote financial intermediation and financial sector
soundness”, added Mr. Kato.



lucie 26/09/2009 16:24


Bonjour Alidhi, merci d'être venu me voir, tu sais, je n'arrive plus à assumer, la correction de mon blog, où j'ai détecté que des petites fautes traînaient, des photos à supprimés, c'est
traumatisant, sans compter que j'ai une exposition de peinture le 31 octobre, tu vois, cela fait beaucoup! je vois que ton blog est très intellectuel, le blog d'un écrivain, je me sens petite à
côté de toi, car la poésie est une chose tout à fait différente, que ce que tu mets -toi, c'est un peu compliqué pour moi... la politique...amitié de lucye


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