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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:37

 

Source : Alwatwane.net / 12 décembre 2008

declaration-universelle.gif A un moment où le monde célèbre les soixante ans de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, de nombreux droits de par le monde sont violemment foulés aux pieds dans plusieurs endroits de la planète où les pays, les peuples, les communautés et les individus les plus faibles, dont fait partie notre pays, subissent la loi du ‘‘Droit du plus fort’’ [/i]notamment dans la partie de son territoire, Maore, occupée par la République française, pourtant une des berceaux de cette Déclaration. Un rapport transmis au président de ce pays, parle de “[i]nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants’’ à Maore dont la moitié est âgée selon l’association Tama de moins de 5 ans. En ce qui concerne les Comores, cet anniversaire intervient à un moment où des citoyens comoriens continuent à être transférés de force d’une parte à l’autre de leur territoire et moins de dix jours après qu’une douzaine de corps de ses citoyens ont été enfouis dans une fausse commune dans des conditions humiliantes. Il faut rappeler, à ce sujet, que les commanditaires et les auteurs de ce transfert forcé de Comoriens – le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international – tombent sous le coup de l’article 7-d, chapitre II du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui considère cet acte comme un crime contre l’humanité.

Les Comores s’apprêtent à célébrer le 12 décembre, l’adoption par l’Onu de la déclaration des droits de l’homme. Deux jours de retard par rapport à l’anniversaire du 10 décembre 1948, la date de son adoption à Paris par l’assemblée générale de l’Onu de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), le texte fondateur qui a inspiré le droit international. La cérémonie placée cette année sous le haut patronage du président de l’Union des Comores se déroulera à Anjouan.

Dans le monde, plusieurs manifestations sont organisées, notamment en France, au Palais de Chaillot, à Paris, où fut adopté le texte. Soixante ans après son adoption, les Comores continuent toujours de subir la politique du fait accomplie, amputée par l’ancienne puissance coloniale d’une partie de son territoire, en violation du droit international. Plusieurs personnes fuyant la misère à Anjouan, meurent mystérieusement dans les eaux territoriales maoraises.
Traités chez eux comme des clandestins, ils sont parqués dans un centre de rétention administrative qualifié par un rapport français d’‘‘indigne de la République’’[/i], avant d’être ‘‘[i]expulsés’’ dans des conditions inhumaines.
Un rapport transmis depuis le 20 novembre au président français Nicolas Sarkozy, parle de “nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants[/i]’’ à Maore. La situation des enfants “abandonnés” est encore plus inquiétante quand on sait que leurs parents ont été pour la plupart ‘‘[i]reconduits à la frontière’’
, pour employer les termes utilisés par les autorités de la force d’occupation.

‘‘755 enfants abandonnés”

Un recensement effectué par l’association Tama dénombre 755 enfants “abandonnés” au 1er semestre 2008, dont la moitié âgée de moins de 5 ans.

Il faut rappeler, à ce sujet, que les auteurs et les commanditaires de ce transfert forcé de Comoriens – le fait de déplacer de force des personnes, en les expulsant ou par d’autres moyens coercitifs, de la région où elles se trouvent légalement, sans motifs admis en droit international – tombent sous le coup de l’article 7-d, chapitre II du Statut de Rome de la Cour pénale internationale qui considère cet acte comme un crime contre l’humanité.

Prenant sa source dans la déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la déclaration d’indépendance américaine de 1776, la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh) est engendrée par les traumatismes de la seconde guerre mondiale et le génocide des juifs par les nazis. “Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits[/i]”, proclame le premier article de la déclaration. Le texte énumère trente points sur les droits humains, civils, économiques, sociaux et culturels, “[i]inaliénables” et “indivisibles”.

Le secrétaire général des Nations unies adresse un message à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, indiquant que ‘‘les défis auxquels nous devons faire face sont tout aussi écrasants que ceux auxquels se heurtaient les auteurs de la Déclaration[/i]’’. Le patron de l’Onu cite ‘‘la crise alimentaire et financière internationale[/i]’’ la destruction de notre ‘‘[i]environnement naturel’’[/i], ‘‘[i]la répression politique sévit dans de trop nombreux pays’’ et le fait que ‘‘[i]les plus vulnérables sont les premières victimes et les plus durement touchés’’.

Le thème retenu par l’Onu est ‘‘justice et dignité pour tous[/i]’’, mais les Comores célèbrent cet anniversaire sous le signe du ‘‘[i]renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale
’’.

 

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said mfoihaya 03/06/2010 14:03



 


  

Que veulent ils les Iconiens ?


 


Il fut un temps la ville de Mdé était le fiasco et le champ de bataille des iconiens ,il suffisait d'un rien ,Mdé subissait la loi de leurs voisin
d'où la violence,Iconi s'est vu plusieurs fois confronter avec plusieurs villages de ces voisinages ,parmi lesquelles on peut noter Mbachilé ,Moindzaza mboini,ou Vouvouni. Son dernier bataille
est celui qui lui opposer avec la capitale ,une guerre sans tête ni queue à été mener par les iconiens contre les Moroniens celle-ci été exhiber par des violences quotidienne,au près des
ressortissants de Moroni,on avait mesurer dans la grande île l'inhumanité dont était capable la ville d'iconi ,on connaissait son mépris total des principes de nos moeurs,et nos coutumes d'où
la paix et la non violence,on pressentait sa volonté de ramener les autres locaux à l'imiter ou sinon d'en faire autant mais hélas aucun cité n'entre dans son piège,dernièrement les supporters
des apaches de Mitsamihouli on subit à leurs tours ces contraintes non digne à cette ville d'iconi terre des cheihk  .toute fois il nous est un devoir à se demander que veulent ils
vraiment ces princes d'iconi ?


Par ces actes barbares et violents,la ville d'iconi signifie bien qu'il s'en foute de tous,autrement dit ,ils souhaite étouffer les comoriens aux mains nus car
déjà étouffer par Sambi et son monde de gouvernance ,les mots ne sont pas trop forts.


De toutes les chancellerie du pays ,du gouvernement ,à la fédération comorienne de football,comme celle du basketball,jusqu'aux notables de la grande île ,la
quasi-totalité des institutions se disent choquées,indignées,par ces actes de cette ville aux dépends des autres coins,mais les mots ne suffisent plus ,il faut des actes contre cette royaume
,car la violence est devenu son quotidien ,tout les jours il s'affrontent contre un autre local,oui il est fort ce royaume car il est infatigable,oui il est puissant car il fait fasse à tous ou
bien les autres locaux sont sages ,préfèrent plutôt d'autres moyens de confrontation à part la violence.


Ces faits sont indignes d'une grande ville comme Iconi ,ville de la principauté,ville des sages religieuses,villes des écrivains,ville des notables digne de
respect ,non c'est pas digne de cette ville ,mais hélas il est propre à elle ,dans le temps elle s'est bagarrer avec Mdé pour des petites raisons de mal conduite dans les routes de
Mdé,aujourd'hui elles ont la leur c'est bon alors, affaire classer ,elle s'est vu bagarrer contre Mbachilé et Moindzaza pour des raisons maritimes ,elle s' ait solder des violents combats sans
merci avec Moroni pour des raison des frontières,elle a tabasser ressemant les supporters d'apache de Mitsamihouli pour des dires ou mots dites déplacer ,cette situation s'aggrave du jours au
jours et devienne de plus en plus importante,mais que faire alors qu'elle ignore les lois coutumiers,ainsi que les demandes de paix des instances national,non ,celle-ci est grave .


Aujourd'hui c'est le tour de Mitsoudjé de suivre cette loi du plus fort ,celui qui fait peur là où il passe ,Mitsoudjé se voit sous la menace des furieux actes
des guerriers de bambao,


tout le monde admette que les temps des conflits entre ville et ville sont finis et révolus ,mais Iconi est un bon héritier  quant il s'agit de bataille
sans raison ,celles qui choppent la liberté des uns ,plusieurs personnes parmi lesquelles des étudiants ,des femmes ,et des mamans de Mitsoudjé ont été victimes des actes violents des iconiens
,plusieurs biens des ressortissants de cette ville se trouvant au capital ont été violemment massacrées,des voitures brûler ,des maisons détruits et même des écoles parqu'ils
appartiennent à des Mitsoudjéens, c'est comme pas possible tout ceux-ci pourtant c'est fait ,Mitsoudjé comme les autres villages subissent car elle a, à faire avec la ville patronne de la
violence,


pour le tour de Mitsoudjé tout commence dimanche dernier ,après une défaite subit au domicile de la jacm ,les supporters de Djabal n'ont pas avaler cette raclée
avec moderation car içi il s'agit d'une defaite contre un club de division 2 au score de 2 buts à zéro alors qu'il règne dans le division supérieure ,c'est ainsi qu'ils ont commencer à éreinter
les supporters des rouges de Mitsoudjé ,ces derniers ignorent à qui ils ont à faire ,ont riposter à ces actes dites violents de leurs manière qui n'est d'ailleurs pas encourageante ,


pour vue que c'est pas une domaine qu'il maîtrise à la bien ,Mitsoudjé devienne alors une proie si facile pour les djabalistes .Par ailleurs il reste à savoir
jusqu'à quand vont mener ces combats contre tous ? Combien de fois dois t-on leurs dire que les temps sont révolus ,et que la violence n'a pas une place dans le monde de nos jours ?
Combien veulent ils  d'ennemis directe pour en finir avec ces actes barbares  ?


Que veulent ils vraiment ?




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