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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 14:15

Source : alwatwan.net / 24 novembre 2008

Parbole-Comores-Telecom-5 Le ministre porte-parole du gouvernement a fait part à l’assemblée de l’Union Internationale des Télécommunications de ‘‘l’incompréhension qui subsiste encore entre la France et l’Union des Comores, et qui concerne le changement par la France, le 30 mars 2007, du code pays 269 des Comores dans l’île de Maore par celui de la Réunion, le 262, à travers l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep)’’. Pour sa part, le secrétaire général de l’Uit, le docteur Hamadoun I .Touré, a exprimé ‘‘le regret que le Conseil se voit ainsi saisi, car cette question n’a pas été réglée d’une manière bilatérale’’. D’après lui, ‘‘le changement opéré unilatéralement par la France n’a pas été officiellement enregistré à l’Uit, car non conforme à sa réglementation et à aux procédures de l’institution’’.

L’assemblée générale de l’Union Internationale des Télécommunications s’est tenue la semaine dernière à Genève, en Suisse. L’Union des Comores était représentée à ces assises par une délégation conduite par le ministre des Postes et des télécommunications, chargé de la communication et de la promotion des Nouvelles technologies de l’information, Dr Abdouroihim S. Bacar. Dans son allocution, axée sur un seul sujet, le ministre et porte-parole du gouvernement s’est engagé dans un véritable plaidoyer en faveur de l’exercice de la souveraineté nationale sur Maore. Le message principal était de faire part à l’assemblée de ‘‘l’incompréhension qui subsiste encore entre la France et l’Union des Comores, et qui concerne le changement par la France, le 30 mars 2007, du code pays 269 des Comores dans l’île de Maore par celui de la Réunion, le 262, à travers l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep)[/i]’’. Cette mesure ‘‘non concertée’’
est perçue par la partie comorienne comme ‘‘[i]n’ayant d’autres objectifs que d’isoler davantage Mayotte des autres îles sœurs, sachant que le code 269 restait jusqu’à ce jour le seul facteur d’unité administrative avec les autres îles de l’Union des Comores
’’.
Le ministre a soutenu en effet que, ‘‘l’attribution des codes obéissant à des critères régionaux et géographiques[/i]’’, prenant l’exemple ‘‘des départements français d’outre-mer situés dans le pacifique, dont chacun est doté de son propre code’’, ‘‘[i]n’est donc ni appropriée, ni conforme au droit international’’.
Selon ministre cette question a déjà été soumise aux autorités de l’Uit en Turquie en novembre 2006 par le vice-président Idi Nadhoim, alors en charge des télécommunications ; L’Uit avait promis de trouver une solution conformément au droit. Et suite à cela, ‘‘une réunion mixte franco-comorienne s’était tenue à Paris le 14 septembre 2007. Il a été convenu de tenir une rencontre tripartite entre la France, l’Uit et les Comores, dans laquelle prendraient part des responsables techniques mais aussi politiques[/i]’’. Cependant, en novembre 2007, en marge de la Conférence mondiale des radiocommunications, ‘‘les représentants français présents ont déclaré ne pas être compétents pour traiter ce contentieux’’. Et le ministre d’ajouter que ‘‘[i]depuis, aucune suite n’a été donnée par les autorités françaises’’.
Abdouroihim S. Bacar a regretté ‘‘la décision de la France qui va à contrario des déclarations de rapprochement entre le peuple de l’archipel des Comores, issues de la rencontre, en septembre 2007, des deux chefs d’Etat, lesquels ont proposé la création du Groupe de travail de haut Niveau pour trouver une solution acceptable qui préserve les intérêts des uns et des autres’’.
Ce discours semble avoir quelque peu touché la conscience des dirigeants français. Selon le sous-directeur français des Relations institutionnelles du service des technologies et de la société de l’information, Xavier Merlin, ‘‘la France a pris bonne note de la requête de l’Union des Comores et est disposée à aborder le sujet du code 269 dans le cadre de la 4eme réunion du Gthn pour une approche pragmatique et constructive’’[/i]. Pour lui, ‘‘[i]la décision de la France en 2007 s’explique pour l’Ile de Mayotte de pouvoir disposer de ressources nécessaires pour sa modernisation’’.
Le secrétaire général de l’Uit, Dr Hamadoun I .Touré, a, quant à lui, exprimé ‘‘le regret que le Conseil se voit ainsi saisi, car cette question n’a pas été réglée d’une manière bilatérale’’[/i]. D’après lui, ‘‘[i]le changement opéré unilatéralement par la France n’a pas été officiellement enregistré à l’Uit, car non conforme à sa réglementation et à aux procédures de l’institution’’.

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TELECOMMUNICATIONS
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commentaires

kamal abdou said 27/11/2008 18:33

je suis tres content d avoir lis cette information concernant le code 269 qui etais le symbole qui nous restait avec notre ile soeur de mayotte et qui vient d etre changé par la france et je rend un grand homage à monsieur le ministre des postes et des telecommunications chargé de la communication et de la promotion des nouvelles technologies de l'information,DR ABDOUROIHIM SAID BACAR pour son allocution axée sur ce sujet et merci encore à monsieur le directeur de ce blog-comores qui nous informe de plus pres les nouvelles du pays( kamal abdou said informaticien en egypte le caire)

said athouman 25/11/2008 22:07

                                                             Le devoir d’un honnête examen de conscience
 
 
Le différent qui oppose la France et les Comores sur l’épineux dossier de Mayotte, mobilise les esprits et suscite les protestations d’un grand nombre de comoriens, notamment sur le projet de départementalisation de l’île sœur par voie référendaire au mois d’avril 2009.Le président SAMBI a eu raison d’affirmer devant la tribune des nations unis que l’Etat comorien considère cette décision comme illégale et contraire aux principes du droit international.
Des voix s’élèvent pour dénoncer l’attitude ambiguë du gouvernement comorien, qui consiste dans un premier temps à tenir un discours ferme et critique en vers l’ancien colonisateur, et ensuite à retirer la question de Mayotte inscrite à l’ordre du jour de la 63ème Assemblée générale de l’ONU.
On peut comprendre la frustration d’un grand nombre de nos compatriotes, néanmoins, l’idée émise par certains, de juger le chef de l’Etat pour haute trahison, n’est pas acceptable.
Si un dirigeant comorien devait être jugé pour haute trahison, le colonel AZALI serait le premier, car au moment où notre souveraineté nationale a été violé, non seulement en tant que commandant des forces armées, il a failli à sa mission en se réfugiant à l’ambassade de France, mais il s’est rendu complice avec d’autres responsables de la déportation de feu le président DJOHAR, paix à son âme. Un gouvernement comorien a été formé dans le lieu de la représentation diplomatique française aux Comores, sans que les responsables de ces actes indignes d’un pays souverain, ne soient un jour inquiétés. AZALI s’est comporté comme un marchand de tapis à propos de Mayotte. Cet homme a été un pion mis à la tête de l’Etat comorien pour consolider le séparatisme anjouanais et diviser notre pays, en légalisant la partition des Comores sur le plan institutionnel. Il est inadmissible d’avoir autorisé la candidature de l’un des comploteurs à la dernière élection présidentielle de l’union.
L’instabilité politique de notre pays n’est pas à mettre seulement au compte de la France car la responsabilité comorienne n’est plus à démontrer. Que dire, lorsque des responsables politiques ont voulu donner de la crédibilité à la parole du dictateur Mohamed BACAR ?
AZALI s’est comporté comme un marchand de tapis à propos de Mayotte. Le nouveau pouvoir n’est pas exempt de reproches lorsque il a décidé de remanier la cour constitutionnelle en période électorale, car il n’a fait que renforcer les doutes du candidat Mohamed DJANFARI quant à la transparence du scrutin, de même qu’il est responsable de la récente crise énergétique aux comores. Le paysage politique comorien est dépourvu d’idées, de valeurs et de convictions. La majorité des partis politiques comoriens est constituée de clans ou de factions aux intérêts mesquins qui sèment les divisions et renforcent le communautarisme au détriment de l’unité nationale. Pour s’en convaincre, il suffit de constater les alliances contre nature entre les adversaires farouches de l’ancien régime corrompu et du CRC aujourd’hui. Des anciens soutiens de SAMBI réclament haut et fort son départ avant la fin de son mandat, sans tenir compte de la légalité constitutionnelle.
La politique comorienne est plongée dans le néant à cause de la médiocrité des organisations politiques et l’absence d’une élite politique digne de ce nom. Une refonte de la vie politique s’impose à l’avenir, on peut l’envisager par la mise en place d’un système de partis bipartisan ou autre. L’opposition comorienne est démagogique lorsqu’elle refuse une révision de la constitution, alors que le président de l’union a le pouvoir constitutionnel pour la faire. Elle n’a qu’à faire campagne pour le non au moment de la consultation du peuple, si elle estime que nos institutions ne sont pas coûteuses, et qu’une nation de moins d’un million d’habitant peut se payer le luxe d’une architecture institutionnelle aussi complexe d’autant plus qu’elle se trouve dans l’incapacité de financer ses propres élections, alors que l’Etat n’assume pas ses fonctions régaliennes   depuis des décennies. En outre, il n’a jamais été question de remettre
en cause la tournante dans le projet présidentiel de réformer les institutions.     L’esprit de la constitution de l’Union est pervers car on ne peut pas à la fois prôner une large autonomie des îles jusqu’à vouloir la représenter au sommet de l’exécutif de l’union, alors que le pouvoir fédéral doit incarner l’appartenance à une entité politique commune. L’après Mohéli doit garantir une primaire qui reconnaisse la citoyenneté comorienne dans l’ensemble du territoire et chaque citoyen ou citoyenne doit avoir la possibilité d’être candidat à la présidentielle.   
Il faut renforcer le rôle de l’assemblée nationale notamment en lui donnant la possibilité de censurer le gouvernement et en l’associant dans les décisions qui engagent l’avenir du pays ou celles qui posent la question de l’intérêt national.
Le premier magistrat doit avoir la possibilité de dissoudre l’assemblée lorsqu’il estime ne pas avoir les moyens de mettre en œuvre le programme dans lequel la majorité des électeurs s’est reconnu. L’idéal serait d’avoir un conseil de l’île avec à sa tête ,un président entouré de collaborateurs qui doit rendre des comptes aux conseillers régionaux. Une décentralisation accrue de l’Etat, qui donne une place importante à la commune et à la région ,remplit sans doutes les conditions pour un projet ambitieux et efficace pour le développement économique, ainsi que pour une stabilité constitutionnelle. Une déconcentration des services de l’Etat doit répondre à l’adage selon lequel :    Une seule constitution est suffisante pour un micro Etat comme le nôtre .Elle règlera définitivement le conflit des compétence par sa clarté.
Comment rendre crédible, l’idée d’un retour de Mayotte face à un constat aussi amère ? Il est important de savoir que les résolutions votées à l’assemblée générale des nations unies n’ont pas force de lois, elles restent donc un moyen de pression. Il faut explorer d’autres voies ou espérer une réforme de l’ONU. Une diplomatie active doit voir le jour   auprès des autres instances internationales auxquelles nous appartenons.  Le colonel BACAR a trouvé refuge à Mayotte avant d’être expulsé vers la Réunion, ce qui démontre à quel point la présence française dans cette partie du territoire national nuit à notre stabilité politique. L’immigration clandestine à Mayotte est la conséquence d’une politique désastreuse dont les racines se trouvent d’abord dans la partition des Comores et ensuite dans la déstabilisation politique de l’archipel, orchestrée par les réseaux de la politique africaine de la France. La France doit tourner définitivement la page sombre d’une période révolue, et considérer les Comores comme un partenaire, d’autant plus qu’elle nous a légué un héritage matériel bien maigre après tant d’années de colonisation. Elle aurait dû nous accompagner sur le chemin du développement, car force est de constater que des pays comme la Chine et la Libye le font à sa place, même si il n’est jamais trop tard pour bien faire.    
 Il faut un préalable avant toute négociation entre les autorités françaises et le gouvernement comorien, à savoir l’abandon de la départementalisation, une libre circulation des biens et des personnes, seuls moyens de sauver les vies de nos concitoyens.
L’objectif n’est pas un déplacement de populations vers Mayotte, car chacun à l’avenir doit avoir la possibilité de travailler, de se soigner et d’étudier dans son île. Cela étant dit, la politique française de l’immigration ne peut pas être la même en France qu’à Mayotte.
Notre devoir est de favoriser une politique de dialogue et de rapprochement avec les mahorais par le bais de la coopération et des échanges, notamment sur le plan économique, culturel et sportif. Dans son ouvrage intitulé l’Etat, Georges BURDEAU dans une définition du territoire dit ceci :
La politique d’aménagement du territoire a été un enjeu majeur en France pour inscrire le sentiment national sur le plan des réalités concrètes.
Le défi à relever s’inscrit dans ce cadre .En effet il faut unifier notre sol par l’équipement, résorber les différences que la diversité des ressources ou le mode d’exploitation provoquent entre les différentes régions. L’absence d’Etat depuis deux décennies a consolidé le communautarisme et les particularismes insulaires au détriment de l’unité nationale.
Les mahorais nous observent depuis belles lurettes, le spectacle que nous leur offrons, les éloignent de plus en plus de nous. Nous avons peu de chance de convaincre nos voisins si nous estimons que l’exil vers l’hexagone et l’acquisition de la nationalité française sont les seules perspectives d’avenir qui s’offrent à nous.
 Ne soyons pas utopiques, en pensant à un retour sans conditions et dans un futur proche de la quatrième île. Le climat politique actuel est pollué par des personnes  qui mettent en avant les revendications insulaires en refusant tout changement qui pourrait menacer leurs intérêts personnels ,pire ils se disent patriotes en revendiquant Mayotte alors qu’ils mettent en péril l’unité nationale.   
 
 
SAID ATHOUMAN Saïd Mohamed                
                                                               

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