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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 12:44
Suite à notre précédente information (voir ICI), ci-dessous la liste des membres du nouveau gouvernement de l'Union :

 

 

Président de l’Union

 

Moroni, le  11 juillet 2008

 

 

DECRET N° 08-            / PR

 

Relatif au Gouvernement de l’Union des Comores.

 

 

LE PRESIDENT DE L’UNION,

 

VU   la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, notamment en son article 16 ;

 

D E C R E T E :

 

 

ARTICLE 1er : Les Vice -Présidents de l’Union sont chargés respectivement des fonctions et Ministères ci-après cités:

 

1.1 Vice-Président, chargé du Ministère des Transports et du Tourisme,

Monsieur IDI NADHOIM

 

1.2      Vice-Président, chargé du Ministère de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre,

Monsieur IKILILOU DHOININE

 

ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, membres du Gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

 

Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet chargé de la Défense et de la Sûreté du Territoire,

Monsieur Mohamed BACAR ABDOU DOSSAR,

 

Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe,

Monsieur Ahmed BEN SAID JAFFAR

 

Ministre des Finances et du Budget,

Monsieur Mohamed ALI SOILIHI

 

                                                                                                                                    … / … 

       Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de l’Administration Pénitentiaire, des Affaires Islamiques, chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions insulaires,

Monsieur Mmadi ALI

 

Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement,

Monsieur Anissi CHAMSIDINE

 

Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, des Arts, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports,

Dr  Kamaliddine AFRAITANE

 

Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme et de l’Habitat,

Monsieur Mohamed Larif OUKACHA

 

Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Industrie et de l’Artisanat,

Monsieur Houmadi ABDALLAH

 

Ministre de la Fonction Publique, des Reformes administratives et des Droits de l’Homme,

Monsieur Ahmed ABDOU

 

Ministre de l’Economie, du Commerce, du Travail, de la Promotion des Investissements et de l’Entreprenariat féminin,

Monsieur Said ATTOUMANE

 

Ministre des Postes et Télécommunications, chargé de la Communication et de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information, Porte-parole du Gouvernement,

Dr Abdouroihim SAID BAKAR

 

Ministre auprès de la Présidence de la République chargé des Reformes Institutionnelles et du Contrôle des Comptes de l’Etat,

Monsieur Mourad SAID IBRAHIM

 

Secrétaire d’Etat auprès de la Vice-Présidence chargée de la Solidarité et de la Promotion du Genre,

Madame Siti KASSIM

 

ARTICLE 3: Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

 

 

 

 

 

AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI



QUELQUES CONSTATS
:

1er constat :

L'on continue à dénigrer et humilier la femme comorienne. Chose inacceptable même si cela relève du pouvoir discrétionnaire du Président de l'Union. Comment peut on ,en effet, bombarder tous les hommes de "Ministre" et comme par hasard l'unique femme se voit attribuer le titre de "Sécrétaire d'Etat"? Comme si on a voulu nous rappeler que la femme comorienne ne peut pas être comme l'homme comorien. elle doit toujours rester inférieure à l'homme. Et oui, les femmes comoriennes, c'est la condition masculine qui prime !

Il est temps de mettre fin à cet état d'esprit qui nous déshonore. La promotion du genre et Madame Sitti Kassim méritent mieux. D'autant que cette dernière a déjà fait ses preuves en tant que Ministre et avocate de la promotion du genre. Même les nouveaux venus sont au dessus d'elle............ Je me rappelle que dans les années 90, Monsieur Saidali Mohamed, suite à la formation du 3eme gouvernement Djohar, avait claqué la porte à cause d'un traitement similaire. Et si Madame Sitti Kassim faisait pareil pour l'honneur de la femme comorienne ?

2eme constat :

A notre avis, il s'agit juste d'un remaniement technique contrairement à ce que les comoriens attendaient. Nous constatons surtout que le député Oukacha, qui s'était désolidarisé des autres députés, en acceptant de faire partie de  la "délégation de la honte" (voir ici)est récompensé. Idem pour Anissi Chamsidine qui occupait le poste ridicule de " coordinateur  de l'Union" à Anjouan. Maintenant qu'Anjouan est devenu, dans la pratique, depuis  l'intervention militaire et la fuite de Mohamed Bacar, un vrai territoire de l'Union, ce pseudo poste n'a plus lieu d'être. Nailane étant préssenti pour diriger la banque islamique, il était logique que ce soit Chamsidine Anissi son remplaçant.

Quant à Dossar,  "l'unique Ministre d'Etat", le Président ne fait que mettre fin à une hypochrisie sémantique. Car depuis que notre pays est devenu indépendant, le Directeur du Cabinet du Président jouait aussi le rôle de Ministre de la défense. Au moins le cumul officiel de ces deux titres empêchera de payer 2 fois un gros salaire (au Directeur du Cabinet et au Ministre de la défense) sauf si Monsieur Dossar percevra 2 fois le même salaire, en tant que membre du cabinet présidentiel et membre du gouvernement. A suivre. En devenant "Ministre d'Etat.........;;", Monsieur Dossar n'a fait que "très bien" se servir avant de servir les autres. Il parait que que même notre réligion l'autorise. Aux spécialistes des versets coraniques de nous le confirmer ou infirmer ! 

Pour ce qui est du locataire du MIREX, ses détracteurs peuvent toujours le critiquer et le detester mais il reste toujours là. Les chiens aboient, la caravane passe

Par contre  nous nous demandons si le Ministre Mmadi Ali est content ou non de retrouver son ministère de la justice que Mourad lui avait "piqué" lors du 2eme rémaniement. Il va devoir régler le cas épineux de tout ce monde incarceré à Koki et ailleurs sans chefs d'inculpation clairs ni juge d'instruction depuis l'intervention militaire à Anjouan et la fuite de Mohamed BAcar... Sinon la Fédération Comorienne des droits de l'Homme (FCDH) va embêter tous les jours avec ses communiqués le nouveau Ministe chargé des droits de l'Homme.

Finalement est ce que le Président est mal conseillé ou mal servi comme il le dit de temps en temps ?

3eme constat :

Fort heureusement que le ridicule ne tue pas. Avions nous vraiment besoin d'un ministère des réformes administratives et d'un ministère des réformes institutionnelles ? Une seule personne ne pouvait-elle pas gérer les deux attributions. Ah oui..... je parle vite. C'est vrai qu'il faut bien un ministère plein et un bon juriste pour enterrer ce machin... ce papier.... cette constitution. Espérons que l'on ne se dirige pas plutôt vers l'enterrement du pays. Car, nous autres, nous nous y sommes toujours attachés même si nous avons honte de ce qui s'y passe. On dirait que notre Président de l'Union a en effet pris goût aux palabres institutionnels et politiciens et veut continuer dans ce sens jusqu'à la fin de son mandat au lieu de se préoccuper sérieusement des problèmes quotidiens des comoriens.

Pire encore. 15 ministres pour un petit pays très pauvre comme les Comores qui est incapable de payer les salaires de ses fonctinnaires ! Ah oui, il parait que dans mon pays natal, il ne faut pas chercher de logique dans ce qui se passe. Sinon la migraine regléra ton compte. Donc constatons seulement.

Je m'arrête ici sinon je ne finirai jamais avec mes constats muets et non palpables.

Nous souhaitons tout de même une bonne intégration aux nouveaux "réussis" (Kamal Afraitane, Anissi Chamsidine et Monsieur Ahmed Abdou ). Pas Oukacha, car c'est un grand vacciné  et dopé du système.

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SAID HACHIM 14/07/2008 13:47

 
NOUVEAU GOUVERNEMENT OU LE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE
 
«ON NE CHANGE PAS LES CHOSES SANS CHANGER LES HOMMES»
 
En prenant l'initiative de remanier son gouvernement le Président SAMBI aurait dû profondément s'inspirer de ce principe. Le constat qu'il a fait lui-même, le 6 juillet de la situation catastrophique du pays, nécessitait un électrochoc, un gouvernement de combat, capable de prendre à bras le corps, les problemes qui rongent chaque jour nos concitoyens. Malheureusement, à quelques nuances près, le gouvernement qui vient d'être mis en place, rappelle drolement le précédent. En résumé, SAMBI a décidé de ne rien changer. La reconduite de nombreux ministres démontrent ce refus de rompre avec une politique de regression et d'obscurantisme menée depuis plus de deux années.
 
A la lecture de la nouvelle liste, nous constatons que les deux personnailités qui ont toujours guidé SAMBI dans ses choix désastreux à savoir, DOSSAR et DJANFAR ont été reconduits. Le premier a même bénéficié d'une promotion en étant élévé au rang de ministre d'Etat. Ce dernier a tenu à conserver la direction du cabinet de la présidence, «cabinet noir» qui semble être le centre névralgique du pouvoir. DOSSAR a organisé et conduit avec succès l'assassinat politique de M. MOUZAOIR, ex-président de la Cour Constitutionnelle. Cette distinction est donc venue recompenser un fonctionnaire zélé, opportuniste et sans scrupules. Par ailleurs, avec le même locataire au ministère des affaires étrangères, l'amateurisme, l'improvisation, la soumission et l'allégeance au joug colonial français, risque de franchir des sommets jamais inéxplorés. Bref... nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
 
N'en déplaise aux fervents et fanatiques défenseurs de SAMBI, il conviendra de reconnaître que le pays va mal, très mal. Les mille projets annoncés tardent à voir le jour. L'ambitieux plan de lutte contre l'habitat insulabre qui faisait pourtant partie des priorités du Rais SAMBI reste au rayon des plaisanteries. Les fonctionnaires accusent 6 mois d'arriérés de salaire. Bref... le comorien moyen a du mal à unir les deux bouts. Pendant ce temps, la politique spéctacle continue : Multiples voyages à l'étranger pour les dignitaires, promenades coûteuses en hélicoptère à travers les îles, parades et défilés militaires, discours et promesses pour un avenir meilleur qui peine à se dessiner. Pour seule et unique solution à la misère, le Président SAMBI demande au petit peuple déjà meurtri de serrer la ceinture et de modifier ses habitudes de consommation. Allez-y donc demander à un instituteur, père de 3 enfants, qui n'a pas été payé depuis 6 mois, de changer son mode de vie, ses habitudes alimentaires alors qu'il manque tout simplement, du minimum pour survivre. Notre Président semble complètement déconnecté de la réalité et dépassé par les évenements. Les aides en numéraires accordées par les états amis à SAMBI sont comme à l'époque AZALI, gérées dans la plus grande opacité par la présidence de l'Union. Où sont passés les milliards de francs comoriens accordés pour le projet habitat ? Pourquoi le département des télecommunications a t-il été retiré au vice-président IDI ? La raison paraît simple. A l'instar des hydrocarbures pour AZALI, la société COMORES TELECOM dirigée par le fidèle CHARIKANE, est devenue la vache à lait du régime SAMBI. Des millions provenant de cette société d'Etat ont été affectés au financement occulte de la campagne de TOIYIBOU à ANJOUAN. Pendant ce temps le peuple crève la dalle.
 
Après avoir vendu Mayotte pour des clopinettes et pour des visas VIP destinés à la haute bourgeoisie, SAMBI envisage avec la complicité de certains députés corrompus et avides de pouvoir, et bien sûr, moyennant finances, de vendre à ses cousins du golf, la nationalité comorienne. Actuellement en discussion à l'assemblée, cette proposition de loi suscite bien des interrogations et des inquiétudes. Pourquoi ces généreux investisseurs cherchent-ils à obtenir surtout a priori, la citoyennété d'un pays dont ils ne connaissent ni les frontières géographiques, ni l'histoire, ni les us et coutumes ? Pourquoi, comme cela se fait dans tous les pays du monde, ces individus ne viennent-ils pas investir aux Comores, montrer leurs épreuves et solliciter par la suite s'ils le désirent, la nationalité ? Pourquoi tout simplement, les investissements que proposent ces hommes aux turbans sont-ils subordonnés à l'octroi préalable de la nationalité comorienne ? Tout cela cache bien des mystères. C'est encore une combine qui rappelle étrangèment les banques off-shorre du dictateur BACAR à Anjouan. Espérons que la majorité des députés saura redoubler de vigilence et qu'elle ne se laissera pas entraîner dans cette aventure aux conséquences incommensurables.
 
Annoncé comme un des grands chantiers de son mandat, la Justice est dans un état de délabrement et de déliquescence avancé. La légèreté avec laquelle les autorités judiciaires ont agi dans l'affaire BACAR est assez significative. D'autre part, sans qu'aucune charge précise ne soit retenue à leur encontre, des centaines de personnes croupissent dans les prisons. Ceux qui ont le bras long ou des amis dans le cercle du pouvoir, ont recouvré sans aucune forme de procès, la liberté. Le nouevau président d'Anjouan propose même de les embaucher. M. Caambi Elyachourtoui et les autres prisonniers originaires de Mutsamudu n'ont donc aucun souci à se faire. Par contre ABDOU MADI et les autres prisonniers wamatsaha eux, resteront longtemps encore, dans leurs geôles. Cette Justice à géométrie variable est indigne de notre République. Si des preuves tangibles de culpabilité existent à l'encontre de ces personnes, elle doivent être jugées rapidement et bénéficier d'un procès équitable. De la crédibilité de l'institution judiciaire de notre pays, il en dépend. A contrario, les personnes condamnées dans l'affaire dite des hydrocarbures vont bientôt toutes être libérées et conserveront leurs biens qui étaient semble t-il confisqués. Les mandats d'arrêts délivrés contre des anciens dignitaires du pouvoir AZALI, reconnus coupables de corruption et de détournement de deniers publics ont tous été annulés. Comme si rien ne s'était passé, le fils Mradabi, M. Soeuf, M. MOUINDJIE, l'ancien trésosier payeur général qui ont pillé le pays des années durant, peuvent en toute impunité revenir aux Comores et jouir des millions qu'ils sont spoliés à la nation. En tout cas, cette politique des petits arrangements n'honore pas notre système judiciaire et ceux qui le dirigent. SAMBI qui est président du Conseil Supérieur de la Magistrature, qui n'existe pas et qu'il n'a jamais cherché à mettre en place est entièrement responsable de ces dysfonctionnement.Sa seule préoccupation dans le domaine, il reste toujours obnubilé par l'idée saugrenue de recruter des magistrats étrangers probablement en provenance des états du golf pour probablement, faire appliquer la charia.
 
Ceci étant, les vacances arrivent. Les défilés militaires et les discours présidentiels vont laisser place aux grands mariages et aux autres cérémonies. Malgré la crise qui sévit, des millions seront dilapidés pour des futilités et comme à l'accoutumée, le peuple joyeux et repu applaudira. On aura vite oublié le marasme économique et les multiples défis qui se présentent à nous. Les 6 mois d'arriérés de salaire ne seront finalement, qu'un mauvais souvenir. Le peuple comorien est-il donc condamné pour l'éternité à la misère et à l' humiliation ? En tout cas, la politique menée par le Mollah SAMBI et ses amis DOSSAR et DJAFFAR, est loin de proposer des solutions pérennes et sérieuses aux problèmes qui paralysent notre pays.
 
Comme il l'a indiqué dans son discours le 6 juillet, SAMBI a complètement abdiqué et capitulé dans le dossier mahorais. Pour lui, le processus de départementalisation de cette île est inéluctable et irréversible. En ce qui concerne les réformes institutionnelles, il ne propose rien. C'est vrai qu'il n'a pas la compétence nécessaire et ses conseillers sont d'une pauvreté intellectuelle criante et inquitante. Toutefois, son souhait le plus ardent serait de modifier la constitution afin de se maintenir au pouvoir. Nul doute que son ami DOSSAR, spécialiste des coups bas et des enterloupes, est en train de chercher une combine imparable pour rendre service à son maître. SAMBI et sa bande ont pris goût au pouvoir. Ils fairont tout pour le conserver. Seulement, les mohéliens qui attendent leur tour ne doivent pas les entendre de la même oreille... Une extraordinaire foire d'empoigne en perspective ! On n'est donc pas sorti de l'auberge.
 

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