LE BLOG DE HALIDI ALLAOUI
Un comorien de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend
haut et fort ses convictions. Il reste
maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG
YANGU
Cet outil va me
permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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LES NEWS RECENTES DES COMORES
A cinq jours du premier tour du scrutin, le 15 juin, deux candidats semblent courir en tête de course
et jouir du statut de favori. Ces deux principaux challengers, Moussa Toybou et Mohamed Djaanfari, se livrent-ils, aussi, un combat sans merci et semblent avoir déjà jeté toutes leurs forces sur la bataille. De part les ralliements de dernière minute et les déclarations des uns et des autres, il se confirme que la ligne de démarcation entre les deux prétendants reste la lutte contre le séparatisme
Moussa Toybou vient de réussir à Mrémani, la capitale de sa région natale de Nyumakele,
un meeting monstre de près de 3000 personnes, qui rappelle les rassemblements de Sambi au cours de sa campagne présidentielle de 2006. C’est le premier évènement de la campagne. Une démonstration de forces qui dément les pronostics de certains médias étrangers qui de loin vont jusqu’à accréditer à un seul candidat 70% des suffrages alors que sur le terrain rien, pour le moment, ne laisse présager d’une telle éventualité. Au cours de ce meeting les discours de l’équipe de campagne de Moussa montrent qu’ils sont passés à l’offensive
avec comme thème centrale ‘‘l’enterrement définitif du séparatisme’’. Lorsque le candidat Moussa annonce ‘‘je remercie particulièrement la population de Nioumakélé pour avoir donné, par ce rassemblement, la preuve que nous pouvons réussir cette élection’’, un de ses proches partisans de Domoni, Ibrahim Mohamed Allaoui invite la région à saisir cette occasion car c’est une chance pour Anjouan et les Comores : ‘‘c’est notre chance, soyons conscients’’. Le professeur d’Histoire Mohamed Anfane conclut : ‘‘cette fois-ci, acceptons
que nous allons enterrer définitivement le séparatisme avec tous ceux qui l’incarnent et qui sont dans le même ‘bateau’’. Un jeu de mot qui ne trompe pas. Mohamed Djaanfari n’est pas du reste. Avec son équipe de campagne, ils multiplient les formules originales pour maintenir le contact avec les électeurs sur le champ après leurs meetings de Wani et Domoni. Ils ont eu dans cette optique à passer des nuits à Nyumakelé ou Ngazale pour la région de Domoni.
Ce qui est sûr, c’est que l’un comme l’autre bénéficie de soutiens non négligeables et de poids. L’élection est assez souvent une affaire de la ville de Sima pour Mohamed
Djaanfari et de Ongoju en ce qui concerne le candidat Moussa Toybou. Dans ces deux localités, la mobilisation des futurs électeurs est à son paroxysme. Partout dans les
autres villes et villages de l’île les femmes de Sima ou de Ongojou sillonnent et s’engagent à la recherche de soutien pour leur candidat r e s p e c t i f .
Mais parfois les voies divergent. Le candidat Moussa semble bénéficier du soutien de la majorité des jeunes, des femmes, des jeunes cadres qui voient en lui ‘‘un homme d’espoir et qu’avec son soutien de poids de la mouvance du président Sambi on peut souhaiter gérer les Comores sans heurts entre l’Union et l’île autonome d’Anjouan’’.
A l’opposé, son principal adverse dans la course à Dari-Nadjah bénéficie du soutien de certains leaders catalogués ‘‘séparatistes’’. On peut citer le cas de Chamasse Saïd Omar,
ancien homme fort aux plus forts moments de temps de l’‘‘Etat d’Anjouan’’ et fervent militant du ‘‘rattachement’’ à l’ancienne puissance coloniale. Alors qu’il a été éclipsé complètement de la scène, voilà qu’à la surprise générale Chamasse devient l’un des principaux orateurs lors du meeting du candidat Djaanfari à Domoni le 7 juin dernier. Derrière lui, on peut apercevoir aussi le reflet de la Crc, selon certaines rumeurs persistantes
dans l’île. En outre Mohamed Djaanfari peut également compter sur un cercle d’hommes d’affaires qui gravite autour de lui. Comme son équipe de campagne, le candidat
Djaanfari tient un discours qui s’oppose au régime de Sambi. Toutefois il est à souligner qu’au cours de cette campagne les échanges verbaux souvent stériles viennent de toute part. Au risque de dérouter les électeurs.
Abidhar Abdallah
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