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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 13:11
Jeudi 1er mai :
Grande manifestation nationale comorienne partout en France et aux Comores

Après le succès des manifestations à Moroni, Mayotte, la Réunion, Paris, Marseille et Nice, les Comoriens de France ont décidé de faire du 1er mai 2008 la journée de la manifestation de leur colère.

Tous les Comoriens vont manifester, SIMULTANEMENT à : Paris, Marseille, NICE, Lyon, Nantes, Dunkerque, Le Mans, Réunion, Moroni...

  Pour exiger l`extradition du dictateur Mohamed Bacar vers les Comores

  Pour que Mohamed Bacar soit juge pour ses crimes aux Comores

  Contre la départementalisation de l`ile comorienne Mayotte

  Pour la suppression du Visa criminel Balladur, responsable de plus de 6000 victimes martyres dans les eaux comoriennes.

A Paris, la manifestation débutera le jeudi 1er mai à 13h30 Place de la République vers la Place de la Bastille.

Métro : Republique, Lignes 3, 5, 8, 9 et 11

Signataires : CAAC-COMORES, SOS DEMOCRATIE, DIASCOM, Watwania, RAHASHIRI, AFAC, gritac, REVEIL,...

Soutien : Le pcf, La lCR, LES VERTs, Le collectif anticolonial, le cercle frantz fanon, la PLATEforme panafricaine, l’amicale panafricaine...

Mustapha Abdou-Raouf

Pour le CAAC (Collectif des Associations et des Amis des Comores) mail. caac.comores@gmail.com

 

 
 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANNONCES
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gausst 26/06/2008 16:24

Bonjour, je vous répond parce que vous êtes de mauvaise foi dans vos argumentions.Chaque fois il y'a une question qui vous gène: Soit vous ne répondez même pas, voir vous vous justifier  sur des exemples qui n'ont rien n'avoir avec la chose. Par exemple exemple Losque j'ai dit :"Cela ne vous embêterai pas que la population d'une partie de votre pays en fassent partie contre son gré?" voire aussi d'autres questions. Lorsque vous dites que "La volonté de mahorais est un problème intèrne qui pourait êtres reglé entre nous" Les réponses sur cette idée  se trouve sur les questions que vous avez évité de répondre. Combien de fois vous (les comoriens)avez  rejetter l'idée d'une cooperation régionale?Lorsque tu dis qu'on a des origines comorienne;  ouvre un peu ton esprit, sache qu'on n'a pas que des origines comorienne, on a aussi des  origines malgache. Par exemple moi.  Donc voilà ne simplifie pas les choses à ta manière. Vous savez puorquoi je vous ai dit "je me demande si tu reflechis"C'étais à propos; lorsque vous dites que j'ai une vision "irréaliste et dangereux" sur ces propos que j'ai dit:"Ne pensez-vous que ce qui fait un pays avant tout c'est ce sentiment nationale, avant de parler d'origine commune, de langue commune...Donc je ne vois pas une vision irréaliste et dangereux!!!!!.Je te rappelle encore  que c'est  ta vision qui est iiréaliste et dangereux sur " Mayotte est une terre ancestrale commorienne" ton argument là est une vision  irréaliste et dangereuse parce que là tu me rappelle encore l'une des causes qui on avait provoqué la première geurre mondiale, sur la question de l'ALsace Loraine entre la France et l'Allemagne.Vous ne trouvez pas que vous vous justifiez toujours sur des exemples qui n'ont rien avoir avec la question.  Par exemple Je vous ai parler comment on forme un état. Vous de votre coté vous justifiez sur les hommes qui avaientt voter pour  l'indépendance à Mayotte. Tu ne trouves pas que tu es hors sujet? C'est de cette façon dont vous vous êtes toujours justifier. Regarde je suis mahorais de nationalité française donc si je travaille ou je vie à Mayotte en France, en Guyane... bien je suis dans un térritoire français donc je vois pas le problème.  Tu me dis que je suis desinformé sur l'histoire de Comores. C'est ce que tu penses, c'est ton opignon...Pour toi aussi c'est pire.Mais pour te dire pourquoi lors de l'indépendance il y'a eu cette fracture? Pourquoi Mayotte à vote contre?Sache que mon grand  grand père fait partie des gens qui on millitais pour l'indépendance "les serre la main", et mon village "ACOUA"  a été un des village qui voulais que Mayotte soit inpendant  il nous disait :" A cette époque de la décolonisation, dans ce mouvement anticolonialiste il y'avait de la divergence sur un point: que Mayotte devienne un Etat à part entière ou fasse parti d'Etat comorien".Quand tu me dis que "les autorités mahorais de l'époque avaient la possibilité de s'opposer aux modalités des votes. Pour contredire ta phrase, lit ce témoignage d'un des députés de Mayotte de l'époque qui montre bien la négligence des Grands comoriens vis-à-vis de Mayotte.  ("....pour pallier le manque, nous avions fait plusieurs propositions au Gouvernement Comorien notamment d'installer un détachement dela marine à Dzaoudzi mais aucune n'a été retenu... or l'affaire a était conclue entre le gouvernement Français et SAID Mohamed Cheik sans qu'on ait pris auprélable la précaution de nous prévenir. A l'assemblée, nous n'étions même pas considerés comme des députés et le gouvernement de SAID Mohammed Cheik continuait de traiter Mayotte comme un parent pauvre") [site internnet Malango rubrique histoire-rencontre avec Saîd Toumbou]. Noublie pas que la loi du 15 juin 1973 disait que "la consultation  des peuples comoriens et non du peuple comorien".« …Les Comores sont une unité ; il est naturel que leur sort soit un sort commun… ».
Ces slogans ne correspondaient pas du tout à la réalité. Qui sont ces orateurs qui prononcent ça? Ils se reconnaitront. Ces notables proches du pouvoir bien que non reconnus officiellement : disons ces hypocrites. Ils ont des opinions qu’ils ne cherchent pas à remettre en question. Ils ont réussis à influencé des décisions politiques. Par exemple Le départ de la capitale et des services des finances vers Moroni. Ou encore le 5 Juin 1973, à poussé le gouvernement français à signer un accord avec le gouvernement d’autonomie interne de l’archipel des Comores sur l’organisation d’un référendum sur l’accession à l’indépendance des Comores. Cet accord stipule que les résultats de ces élections seront pris en compte globalement sur l’archipel des Comores et non île par île. Et aussi à poussé Ahmed Abdallah à proclamer la déclaration unilatérale l’indépendance des Comores.
Ils n’ont jamais pris en compte les demandes des mahorais, n’ont jamais cherché à comprendre les craintes des Mahorais. Ces orateurs n’ont jamais écouté les mahorais et ont toujours voulu faire croire à une union des Comores. Aujourd’hui ce qui nous fait peur c’est qu’ils continuent encore et toujours à croire en cette union et n’écoutent toujours pas le désir des mahorais et surtout le fait qu’ils aient toujours autant d’influence sur les hommes politiques et l’opinion publique. C’est la politique de l’autruche, ils refusent de voir la réalité en face. Ils ont agi par orgueil et ont voulu montré aux yeux du monde qui étaient les Comoriens à un moment où la décolonisation était déjà bien commencée. Ils voulaient montrer qu’eux aussi étaient capables de faire leur propre pays et n’avaient pas besoin d’appartenir à une puissance. Tu ne vois pas que c'est toi qui mal informer sur ton histoire? 

HALIDI-BLOG-COMORES 24/06/2008 22:52

Cher Monsieur !
Svp, ne vous énervez pas. Restez zen. Il s’agit juste d’un débat fraternel dont vous êtes à l’origine. En tout cas, en ce qui me concerne, j’étais très ravi de débattre avec vous et je vous en remercie même si en réalité tout ce que vous avez raconté c’est du « déjà entendu » et confirme à mes yeux cette politique de désinformation et de massacre de l’histoire de l’archipel des Comores engagée sciemment à Mayotte pour légitimer la spoliation d’une terre comorienne. En tout cas, mon souhait est d’avoir de bonnes relations avec vous en dépit de nos profondes divergences. Vous avez au moins le mérite de reconnaitre ne serait ce qu’indirectement que les originaire de Mayotte sont comoriens même s’ils opposent farouchement à rejoindre politiquement les autres.
Quand on regarde l’histoire de chaque  pays, on retrouve ce que vous décrivez. Aux Comores, il y avait effectivement les sultanats. Avant l’arrivée des arabes dans nos iles, des gens y vivaient  avec leur mode d’organisation sociale et politique. C’est comme ça partout. Regarde un peu l’histoire de la France. Mais quand on analyse profondément ce qui se passait dans les Comores précoloniales, il n’y avait pas certes un système unifié dans le sens moderne  ou européen c’est à dire Etat Unitaire, c’est le colon qui l’a fait, mais en réalité,  l’unité politique existait dans la mesure où on avait tantôt une sorte de  système confédéral tantôt une sorte de système fédéral. Mais à l’époque on n’utilisait pas ces termes. A titre d’exemple, ce n’était pas par hasard que l’on retrouvait les mêmes familles au pouvoir dans les quatre îles.
Je vous comprends quand vous dites qu’il faut prendre en compte la volonté des mahorais. Mais ce n’est pas une raison de massacrer notre histoire, d’encourager la violation du droit international public qui contribue au maintien de la paix mondiale et de vous renier. Comme je vous l’ai dit la question de la volonté des habitants de Mayotte mérite d’être réglée mais dans un cadre interne car il s’agit d’un problème inter comorien. Oui, je suis entièrement d’accord avec vous quand vous dites qu’on ne peut pas forcer les mahorais à rejoindre politiquement les autres comoriens. Mais encore une fois cela est à mes yeux un problème interne qui pourrait être réglé  entre nous. Je l’ai déjà souligné dans mes précédents messages. Pour moi, tant que certaines conditions ne seront pas réunies, Maoré et ses habitants s’opposeront toujours à un retour dans leur giron naturel. Nos autorités politiques doivent en effet, prouver par les actes et pas seulement par le verbe qu’elles veulent un vrai règlement de ce problème épineux allant dans le sens souhaité par les comoriens. Elles doivent en effet mettre en place une vraie politique de lutte contre la pauvreté et mettre de côté la politique politicienne. Et elles en ont les moyens. Mais, il ne faut pas tout mélanger. Il faut au préalable régler le litige territorial qui oppose les Comores à la France avant d’évoquer nos problèmes internes et voir comment les comoriens peuvent équitablement vivre ensemble. Je suis convaincu qu’ensemble en privilégiant un dialogue sincère nous trouverons les bonnes solutions.
Vous dites « Je ne vois pas en quoi dans le cas des Mayotte et les Comores, le droit international prime sur le droit français… ?
Quand je lis cette interrogation et la suite, je me demande qui de nous deux, fait réellement la sourde oreille. Je ne vais pas me répéter pour la  nième fois car  cela ne changera rien. Mais, encore une fois,  nous sommes en présence d’un litige territorial qui oppose deux pays souverains en l’occurrence les Comores et la France. Donc c’est tout à fait normal que ce litige à caractère international soit réglé conformément au droit international positif.  La constitution française est au sommet de la hiérarchie des normes en droit français.  Elle n’est pas au dessus des droits des autres pays et Que je sache, ce ne sont pas les comoriens qui ont défini les normes régissant  les différends à caractère international.
De plus, « La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international ». Cela est prévu par le préambule de la constitution de 1948 qui est partie intégrante de la constitution de 1958.  D’ailleurs, la France n’a fait ici que consacrer les différentes décisions des cours Universelles de Haye lesquelles imposent la primauté du droit international sur le droit interne.
En l’espèce, contrairement à ce que vous affirmez ce ne sont pas les résolutions de l’AG de l’ONU qui sont violées  mais de réelles règles de droit  public international qui existent depuis la fin de la seconde guerre mondiale dans le cadre de l’ONU (droit des peuples à disposer d’eux mêmes…) et dont la France a participé à l’élaboration. Elle est censée respecter ces normes  conformément  (voire même « ses normes » puisqu’elle a participé à leur élaboration) à ses engagements internationaux et à sa constitution. Lesdites résolutions ont juste été adoptées pour avertir et condamner nommément la France  pour son entêtement dans la violation du  droit international public. Même si elles n’ont pas un caractère obligatoire, elles ont un effet dissuasif et diplomatique considérable.  C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle  la France fait tout depuis 1994 pour qu’il n’y ait plus de résolution dans ce sens.
 Soit on reste sur le terrain juridique et la solution doit être juridique soit on écarte le terrain juridique et chacun raisonne comme il le souhaite. Comme dans nos places publiques. La portée de l’article 53 alinéas 3 de la constitution sur lequel vous vous fondez et son interprétation restrictive et séparatiste faites par les politiques mahorais et certains juristes n’ont pas un caractère universel.
Si je continue à suivre  votre raisonnement à travers les questions que vous posez, je me demande pourquoi vous n’avez pas pris alors en compte le choix des habitants (et  des villages) de Mayotte qui avaient voté pour l’indépendance des Comores.
Vous vous demandez si je réfléchis !
Bien sur que je réfléchis comme vous d’ailleurs. Mais à votre différence,  Je préfère  rester objectif dans mes réflexions juridiques et historiques.  Et ces mahorais qui ont voté pour l’indépendance ? Vous en faites quoi ? Ne me dites pas qu’à Mayotte, il y a une pensée unique ! Ce qu’il faut noter est que dans toute chose, quand on définit des règles il faut les respecter. Les autorités mahoraises de l’époque avaient la possibilité de s’opposer aux modalités des votes. Elles ne l’avaient pas fait. Donc elles devaient se conformer aux résultats finaux. La question qui a été posée le dimanche 22 décembre 1974 était claire « souhaitez-vous que le territoire des Comores soit indépendant ? ». Cela aurait du être différent si on avait par exemple demandé ceci « souhaitez-vous que votre île soit indépendante ? »
Encore une fois pour ce qui est du problème de l’avis ou de la volonté des mahorais, c’est un autre problème qui doit être réglé dans le cadre inter comorien. Je suis convaincu qu’on finira par se comprendre si chacun fait preuve de bonne volonté et qu’on engage un débat dans la sérénité
Par ailleurs, Je voudrais bien retourner à l’école comme vous me le suggérez mais ce ne sera certainement  pas dans l’école de la désinformation, de la violation du droit  ou du massacre  de l’histoire de mon pays natal. Je suis vraiment désolé.
A propos de ce que vous appelez maladroitement «  immigration » mais vu votre position, je vous comprends, effectivement, et là je vais encore vous décevoir,  je confirme que les comoriens des autres iles qui se rendent à Mayotte vont chez eux. C’était la même chose pour tous ces jeunes mahorais qui constituent l’élite mahoraise et occupent aujourd’hui des responsabilités dans l’administration là-bas quand ils étaient venus dans les autres îles pour effectuer leurs études secondaires. Certains ont même poursuivi par la suite  leurs études universitaires grâce à l ‘Etat comorien.  Et cela a été possible grâce à ce sentiment national que l’on cherche par tous les moyens à saper aujourd’hui.
, sachez aussi qu’avant l’instauration du visa Balladur, les choses se passaient très bien.
D’ailleurs, malgré ce que les comoriens des autres iles  subissent à Mayotte et leur situation difficile, ils contribuent beaucoup au développement de l’île même si l’on veut nous faire croire qu’ils partent là bas juste « pour bien vivre ». A vous entendre parler, on a l’impression que Mayotte est une île riche. Je pourrais aussi vous poser des questions, pourquoi beaucoup de  mahorais préfèrent aussi venir galérer en France ou à la réunion au lieu de profiter de la richesse de  Mayotte ? Pourquoi des étudiants mahorais après avoir fini leurs études préfèrent rester ici sans rien faire au lieu de rentrer à Mayotte ? Pourquoi des mahorais sont pauvres à Mayotte ?....Vous voyez cher Monsieur qu’il s’agit là d’une question très complexe qu’il faut essayer de traiter tout en évitant les arguments simplistes et trompe l’œil.
Néanmoins, je pense aussi que les autorités comoriennes peuvent mieux faire pour améliorer le mode de vie des comoriens au lieu de trouver un bouc émissaire ou passer leur temps dans des futilités. Je confirme aussi que dans notre pays il y a de sérieux problèmes économiques qui peuvent être solutionnés.  Mais c’est une question de volonté politique et de nationalisme. Malheureusement,  beaucoup de dirigeants comoriens privilégient leurs intérêts personnels. Hélas.
Encore une fois merci infiniment car c’était pour moi un réel plaisir d’échanger avec vous même si nos positions divergent.
Halidi

gausst 20/06/2008 16:35

Bonjour. Bravo!!! je touve que vous êtes un champion au niveau du dialogue de sourd...ECOUTE MOIQuand vous parlais que mayotte est "une terre ancestrale comorienne".Sahe qu'a cette époque les4 îles bien proches les unes des autres avaient une organisation politique distincte. A grande-Comore, il y'avait différents royaumes guerriers( ou sultanats).la société était organisée selon un système de rang, appartenir à tel ou tel rang était dû à sa lignée. A Anjouans les aristocrates chiraziens dominaient les paysans noirs qu'ils repoussaient dans les montagnes. A Mohéli, la société était plus égalitaire et le système d'alliance était beaucoup moins important, il n'y avait pas de sentralisation du pouvoir. A Mayotte, l'aristocratie venait d'Anjouan mais n'eut jamais la même ampleur politique que là-bas.C'est vrai arriver a un moment l'aritocratie venant d'Anjouan régnait aussi sur Moheli et Mayotte.Mais l'unification totale de l'archipel restait imposible, les comoriens étant attachés à leurs famille et leur village n'ont pas cherché à l'union des comores. "Mayotte est une terre ancestrale commorienne" ce triste constat me désespère parce que tu me me rapelle tristement l'histoire de la Palestine et d'Israel. C'est pour te dire c'est ne pas en faisant l'histoire qu'on va regler les choses..OK..!!!Je ne vois pas en quoi dans le cas des Mayotte et les Comores, le droit internationale prime sur le droit français ? Ici le droit internationale s'est exprimé par des résolutions de l'assemblée générale de l'ONU et n'ont pas de caractère obligatoire contrairement à une résolution du conseil de sécurité (comme tu l'as déjà souligné). Et le droit français s'exprime dans sa constitution, à l'article 53. La constitution est au sommet de la hiérarchie juridique dans le droit. On pourrait penser alors que la constitution française pourrait être au-dessus d'une résolution qui bien qu'étant prise par l'ONU n'est pas obligatoire.Pourquoi ne prenez-vous pas en compte l'avis des mahorais? On peut très bien dire qu l'article 53 peut s'appliquer ici : si on prend le problème du point de vue des mahorais et non pas seuleument comme un problème franco-comorien. Personne n'a le droit de prendre une décision à notre place, que ce soit les comoriens ou la métropole. Si de Paris le président décidait que Mayotte fasse partie des Comores, que se passerait-il ? serait-ce acceptable qu'une île en voie de développement comme Mayotte retourne au même niveau de vie que les autres îles? Et Mayotte n'a-t-elle pas adhérer aux valeurs de la république française ? Peut-on nier cela?Ne pensez-vous pas que ce qui fait un pays c'est d'abord que chacun de ces habitants ait un idéal national, avant de parler d'origine commune, de langue commune... Evidemment cela peut permettre de forger un pays mais je le répète ce qui fait un pays avant tout c'est ce sentiment d'union nationale. Un pays peut très bien être composé d'ethnies différentes , et cependant tous sentent qu'ils appatiennent à la même nation. Cela ne vous embêterai pas que la population d'une partie de votre pays en fassent partie contre son gré ?.... " ...vision irréaliste et dangereuse..." Je me demande si tu refléchis; sache que moi qui parle malgache venant d'Acoua et un jeune de Banbrélé qui parle le shimaoré ou voire même de petite terre: c'est vrai qu'on ne parle pas la le même dialeclte mais sache qu'on a tous ce sentiment d'unité nationale c'est à dire qu'on se sent de Mahorais de nationalité française. mais pas comoriens.Si tu ne vois pas ce que j'ai envie de te dire retoune à l'école slpApopos d'immigration:Voilà ce que je voulais te dire: une flux d'immigration trop important non contrôlé pourrait avoir des répercutions sur l'environnement de notre île.Ces personnes ayant besoin de logement on verra alors les constructions avancés au dépend de la nature dont l'écosystème est fragile et vulnérable. Une île n'est pas extensible, c'est un écosystème qui a besooin garder un cetain équilibre. Par exemple le lagon (le plus beau au monde) qui est une vaste réserve et un des sièges de la biodiversité et dont il serait urgent de protéger efficacement et durablement....Vous (les comoriens) ne pouvez pas dire que cette immigration des Comoriens vers Mayotte est normal parce qu'ils vont chez eux. Mayotte ne peut pas acceuillir toute la misère comorienne. Ces mouvements (et ce n'est un secret pour personne). ne sont pas de simples migrations familiales mais les comoriens cherchent autre chose à Mayotte.Votre gouvernement devrait plutôt répondre aux besoins de son peuple au lieu de trouver un bouc émissaire: Pourquoi les commoriens immigrent autant?Il faut prendre les choses a la source: Les Comores n'arrivent même pas à payer leurs fonctionnaires, exemple leur instituteurs... N'y'a-t-il pas un problème dans ce pays qui ne paye pas ces fonctionnaires même ceux qui travaillent l'avenir du pays!!!!!!! Arreter de nous prenbre pour bouc émissaire.StopJ'ai fini le dialogue avec toi parce que tu ne m'apporte rien de nouvau. Pour te dire aboyer, aboyer toujours nous on avance vres la départementalisation.

HALIDI-BLOG-COMORES 18/06/2008 23:25

Cher Monsieur,
 
Comme vous tenez à ce que je suive votre méthode pour répondre aux questions. Je vais le faire sans problème pour vous faire plaisir même si je suis conscient que je ne vais faire que me répéter. Hélas ! Et cela risque de lasser les visiteurs de mon blog qui suit notre débat. Car toutes les réponses se trouvent déjà dans mes précédents messages. Toutefois, je compte sur leurs compréhension et indulgence. J’avais juste jugé utile d’écarter certaines questions qui, en réalité, n’apportent rien à un débat rationnel et pragmatique. C’est le cas par exemple de vos deux premières questions suivantes : 
 
C'est le refus d'accueillir des comoriens expulsés à Mayotte qui avait fait votre dignité (comorienne) ?Tiens, donc votre dignité est basée sur la haine envers Mayotte?
 
En fait les débats émotionnels sur un sujet aussi important qu’est le contentieux franco comorien sur l’île comorienne de Mayotte ne m’intéressent pas du tout. Mais bon on y va :
 
1)   C'est le refus d'accueillir des comoriens expulsés à Mayotte qui avait fait votre dignité (comorienne)?
 
Réponse : Ma dignité est humaine
 
2)   Tiens, donc votre dignité est basée sur la haine envers Mayotte?
 
Je ne pense pas qu’un comorien digne de ce nom peut haïr un autre comorien ou partie du territoire comorien. Donc, un mganzidja, un mdzuwani ou un mumwali ne peut pas hair un maorais ou Maoré et vice versa.
 
3)   Mais Mayotte n'est pas comorienne, mais votre objectif c'est d'asphyxier Mayotte ?
 
En réponse je vous renvoie à la phrase suivante qui se trouve dans mon premier message : « Vous pouvez raconter tout ce que vous voulez; Mais Mayotte est et restera une terre ancestrale comorienne »
 
4)   Vous avez mis Mayotte dans votre constitution (article 1) pour justifier l'immigration?
 
La réponse se trouve déjà dans ma troisième réponse. Mais je la rappelle : c’est tout simplement parce que conformément à l’histoire, au droit comorien et au droit international, Mayotte fait partie des 4 îles qui composent l’Etat comorien. Un comorien est chez lui à Maoré (Mayotte), Ngazidja (Grande Comores), Ndzuwani (Anjouan) et Mwali (Mohéli)
 
5)   Ah! une chose n'oubliez pas qu'on n'est pas le même peuple, pourquoi je dis ça? Le référendum de 1974 démontre bien les choses. Mais si vous dite le contraire "que 94% des comoriens on voté pour l'indépendance" sur ce point nous admettons tous mais les le chiffre de 94% pour l'indépendance est impressionnant!!! Mais soulignons que les 6% qui on réfusait l'indépendance ne sont pas dispersés dans tel ou tel village. Les 6% de "non" représente environs 30000 habitants regroupés dans une seul île. Or une île n'est pas une région dessinée par l'homme c'est une réalité originale dont les traits spécifiques s'imposent parfois plus qu'on le voudrait. N'oublier pas les liens juridiques issus de la colonisation ne sauraenit faire obstacle au principe d'autodétermination. En d'autres termes, s'il faut offrir à une population les moyens de son autodétermination, on ne peut pas lui imposer une volonté dont elle ne veut pas...Je vous recommande vivement de bien revoir l'histoire "des Comores et Mayotte."
 
Même s’il n’y a pas de point d’interrogations, je pense y avoir répondu d’une manière claire dans mes précédents messages auxquels je vous renvoie.
 
Idem pour l’intégralité de ton 2eme message : « Salut gars je suis un étudiant mahorais.  Tu sais tu n'as répondu à mes questions n'essaye pas d'appliquer le dialogue de sourd.... Si tu connais tes droits tu comprendras pourquoi Mayotte va devenir un département....Pose toi les bonne questions ne fait pas la politique de l'autruche..... »
 
Maintenant passons à votre dernier message
 
6)    Dans votre dernier message vous dites « (....) Apporte moi des nouvelles réflexions au lieu d'entendre toujours les même phrases qui sortent toujours de la bouche des comoriens... » 
 
C’est normal cher Monsieur que vous entendiez la même chose de la part des Comoriens. Car ce sont des arguments solides en droit international et en Histoire. Je suis désolé de vous décevoir  mais je ne peux vraiment pas me permettre de massacrer l’Histoire des Comores ou de soutenir la position des autorités politiques françaises dans leur entêtement de bafouer le droit public international que la France est censée respecter. Quand on est une grande puissance, on doit montrer les bons exemples aux pays faibles !
En réalité, ce ne sont pas des paroles tenus que par des Comoriens sinon ça allait être trop facile. La position des Comoriens est celui soutenu par les grands spécialistes de droit international, et quasiment tous les autres pays y compris la France. Les organisations internationales que vous avez citées représentent en effet tous les pays membres. Et comme la France est un membre de l’ONU, on ne peut pas raisonner autrement.
 
Beaucoup de personnes non originaires des Comores parlent aussi comme les Comoriens
 
A titre d’exemple, l’ancien premier Ministre français, Michel ROCARD n’est pas d’origine comorienne. Pourtant c’est lui qui a eu l’honnêteté intellectuelle de reconnaître récemment que « l’administration de Mayotte par la France est illégale ». Je pourrai citer d’autres français si vous le souhaitez.
 
Je constate d’ailleurs que vous, aussi, n’apportez pas de nouvelles réflexions. Vous ne faites que reprendre les vieux arguments du MPM, des politiciens originaires de Mayotte et de certains juristes français. Ces derniers ne contestent pas en réalité les arguments défendus par les Comores, les Organisations internationales, les grands juristes internationalistes et tous ceux qui font preuve d’une analyse rationnelle sur la question de Mayotte, mais cherchent par tous les moyens à déplacer le problème sur le terrain exclusif du droit français. Mais c’est un autre sujet.
 
7)    « Même si tu avais fait du droit pendant plusieurs année. Et alors? »
 
Je ne sais pas comment vous  avez pris ma présentation. Mais pour moi c’était  par politesse et en réponse à votre présentation et  à votre doute sur mes connaissances que J’avais jugé utile de préciser que  « je pense aussi connaitre suffisamment l'histoire de mon pays à laquelle je me suis toujours intéressé et le droit français ainsi que le droit international. En effet, J'ai aussi été étudiant et de surcroit dans une faculté de droit pendant plusieurs années ».
 
N’est ce pas vous qui avez commencé votre message par «  Je suis un étudiant mahorais » ? N’est ce pas vous qui m’avez dit ceci « Si tu connais tes droits tu comprendras pourquoi Mayotte va devenir un département....Pose toi les bonne questions ne fait pas la politique de l'autruche » ? N’est ce pas vous qui m’avez « recommandé  vivement de bien revoir l'histoire "des Comores et Mayotte » ?
Donc cela m’avait paru tout à fait normal d’apporter cette précision avant de rentrer dans le vif du sujet.
8)      Posons-nous les bonnes questions. Prenons cette exemple tu penses que Mayotte un jour appartiendra à la nation comorienne? 
Pour vous rassurer cher Monsieur, quand je m’intéresse à un sujet, je m’efforce  toujours de me poser toutes les questions (les bonnes et les « mauvaises » car en réalité toutes les questions sont bonnes et méritent d’être abordées).
Mayotte fait et fera  toujours  partie de la nation comorienne. Je vous renvoie à la citation du professeur VERIN que j’ai citée dans mon précédent  message. J’anticipe aussi au cas où vous serez tenté de me demander si Mayotte fait partie de l’Etat comorien. La réponse est juridiquement oui. La constitution de l’Union des Comores le mentionne clairement et les Comores admis à l’ONU et reconnus par tous les autres pays souverains sont composés de 4 îles (Anjouan, la Grande Comores, Mayotte et Mohéli).
 
9)     Votre  position sur les slogans
Je vous renvoie à ma réponse de la question 6
10)  « Pour bien comprendre les choses Mayotte n’est pas Anjouan ( n a des villages qui parle malgache...etc...) et vice versa, chaque île a ses propres traditions, ou un vocabulaire, un accent, des expressions qui lui sont propres. Aller d’une île à l’autre même si elles sont proches n’est pas si anodin que de se rendre d’un point à un point dans une même île. On se situe entre ici entre deux frontières : la spécificité de chaque île et l’unicité de l’archipel, comme les origines communes, la religion, les liens familiaux… Enfin il y a ce que l’on appelle l’exception mahoraise qui est la seule île à avoir choisir de rester française. Ce qui permet de passer au-delà d’une des 2 frontières c’est la décision du peuple qui est alors déterminante »
 
Bien sur que Mayotte n’est ni Anjouan ni les autres iles des Comores. Comme par exemple,  Mamoudzou n’est ni Ouagani… ni les autres villes des Comores. Et vice versa.  C’est comme ça  dans tous les pays du monde. Mais Mayotte fait partie intégrante  culturellement, historiquement, sociologiquement, ethnologiquement,  naturellement, religieusement, géographiquement et juridiquement des Comores. C’est un fait et une réalité que l’on ne peut pas contester.
Cependant,  votre  vision irréaliste et dangereuse que vous sous-entendez  dans vos propos ci-dessus me paraît aller à l’encontre de ce que vous défendez.  En effet, celle ci anéantit purement et simplement la notion même de la nation. Si vraiment c’est votre position, cher Monsieur, ayez dans ce cas là le courage de dire qu’en réalité même un mahorais proprement dit n’existe pas étant donné qu’il  n’y a pas d’unicité et d’homogénéité à Mayotte. Je ne vois pas en effet comment vous pouvez avoir une telle vision et oser dire par exemple qu’un habitant de kani keli et un habitant de Labattoir sont de la même population.  Que je sache, ils n’ont pas le même dialecte : L’un parle le shibushi et l’autre parle le shimaoré et ne se comprennent pas !  Ce n’est même pas un problème d’accent mais un vrai problème linguistique. Ou encore que diriez-vous d’un mahorais qui a le teint noir et des cheveux crépus et d’un mahorais qui est clair de peau ? Comment peut-on avoir une telle vision quand on sait que même des enfants issus d’une même mère ont des différences ?
Avec une telle vision, ne me dites pas que la grande terre et la petite terre c’est la même chose puisqu’elles sont aussi séparées par la mer ! la mobilité des habitants n’est pas aussi facile entre ces deux iles ! Pourtant c’est Mayotte.
Vous dites que nous n’avons pas les mêmes traditions…. ? Franchement, êtes-vous sérieux ? En tout cas, quand je lis par exemple une brochure touristique ou je regarde un reportage télévisé sur  votre île natale, je ne vois pas cette différence  des traditions à laquelle vous faîtes allusion avec les autres îles des Comores. C’est la même chose quand je lis la société mahoraise telle qu’elle est décrite par  l’ethnologue, Sophie Blanchy ou « Brûlante est ma terre » de Baco Abdou Salam ou encore les œuvres de Nassur Attoumane…
Oui, je suis entièrement d’accord avec vous  quand vous parlez de certaines spécificités de nos îles. C’est d’ailleurs la même chose au sein des îles. Mais cela ne met  pas du tout en cause l’unicité de l’archipel des Comores pour les raisons que j’ai déjà évoquées.
Je reconnais aussi cette exception mahoraise depuis le 6 juillet 1975 puisque Mayotte est la seule île des Comores qui est toujours sous administration française. D’où le litige franco comorien qui est à l’origine de notre débat. Pour ce qui est de la volonté des mahorais, je réitère ici qu’il s’agit pour moi d’un problème purement interne qui doit se régler entre Comoriens dans le cadre d’une discussion franche et d’une réelle volonté politique des autorités de l’Etat comorien. C’est pour cela que je suis content de débattre avec franchise et dans la sérénité avec vous.  Ce qui n’était pas possible il y a quelques années entre un mahorais et un comorien des autres îles.  Car je pense qu’il ne suffit pas de réclamer le retour de Mayotte dan son giron naturel. Il faut au préalable la réunion de certaines conditions. Le verbe ne suffit pas. Il faut surtout développer nos îles, éradiquer la pauvreté… C’est comme cela que ce problème se réglera dans de bonnes conditions. La force ne fera qu’aggraver la situation. Des maladresses que je condamne et déplore ont été certes commises par  nos ainés (exemple ; les conditions dans lesquelles on a transféré la capitale des Comores à Moroni, l’attitude de Said Mohamed Cheick vis à vis des mahorais..) mais si cela a été possible c’est parce que les colons ont été complices. Il ne faut pas se leurrer. Car en réalité s’ils n’étaient pas d’accord, nos politiciens locaux ne pouvaient arriver à leurs fins. Voilà en bref ma vision des choses qui ne va pas dans le sens que vous souhaitez. Mais comme on dit la contradiction ne fait-elle pas avancer les choses ?
11)  Votre question sur le nationalisme en citant  le cas de Madagascar
Même si j’admets que nos autorités politiques ne sont pas vraiment des nationalistes sinon les Comores n’allaient pas se trouver dans le désastre économique et l’instabilité politique où elles se trouvent actuellement, pour moi c’est juste une explication partielle. Ce n’est pas parce que la colonisation des Comores a été pacifique que notre unité est aujourd’hui menacée. La vraie raison est que le colon n’a pas été sincère dans ce dossier. De plus, avec la complicité de nos politiciens véreux, il contribue à l’instabilité politique et au sous développement des Comores. Pour moi la vraie raison de la crise actuelle est la pauvreté.
12)  Pour ce qui est de l’arrivée des français à Mayotte et de sa vente, j’en ai déjà parlé dans mon précédent message. Andria Souli qui s ‘était proclamé Sultan alors qu’il était juste un gouverneur dépendant du sultan d’Anjouan voulait effectivement se protéger. Mais, contrairement à ce que certains historiens véhiculent,  en réalité les français sont venus aux Comores pour protéger les Comoriens contre les razzias malgaches et non pas pour régler les conflits des sultans.
13)  A propos de l’argument juridique tiré de l’art 53 al 3 de la constitution française
Pour moi, même si cet argument a été validé par le Conseil Constitutionnel (une institution plus politique que juridique), il me paraît inopérant pour deux raisons :
-       Cet article parle de «  cession, échange, et adjonction. Ce qui signifie qu’il faut l’existence préalable d’un autre Etat auquel le territoire est cédé…. Tel n’était pas le cas dans l’affaire des Comores. Les Comores constituaient encore un TOM au sein de la république française au jour de l’organisation du référendum
-        Comme je l’ai déjà souligné, Le litige franco comorien sur l’ile de Mayotte est  d’ordre international et non interne. Donc c’est le droit international qui doit être appliqué. A défaut  chaque pays se fondera sur son droit pour régler le litige.  Et ça sera toujours le statu quo.
14)  Pour ce qui est de l’unité des Comores avant la colonisation
Je vous renvoie à mon précédent message. Cette unité est naturelle. La France n’a fait que confirmer cela.
Cher Monsieur, j’ose espérer que cette fois ci vous retrouverez toutes les réponses à vos questions puisque j’ai opté pour la méthode qui vous convient.
Merci.
 
HALID-BLOG-COMORES
 
 
 

gausst 11/06/2008 04:02


Salut gars!!! Désolé je trouve que tu fais toujours  la même chose, c'est comme si tu ne voyais pas les questions  ( A la fin des questions il y'a un point d'intérogation...). Apporte moi des nouvelles réflexions au lieu d'entendre toujours les même phrases qui sortent toujours de la bouche des comoriens... Même si tu avais fait du droit pendant plusieurs année. Et alors?  moi je fais de la biologie.Mais toi aussi tu m'apportes rien sur ce que tu viens de dire... tu vois c'est à partir de quelques idées que j'avais souligner que tu as fait qu'ajouter que des developements...Et  tu me fais dire ce que tout le monde sais déjà. Posons nous les bonnes  questions. Prenons cette exemple tu penses que Mayotte un jour appartiendra à la nation commorienne?  Tu sais pour construire un pays il faut qu'il ait un sentiment national.... Pourquoi, un pays aussi grand que Madagascar a sut resté uni à l’indépendance alors que même les 3 îles de l’union des Comores n’arrivent pas encore à trouver un compromis ?
Cela peut s’expliqué en partie par la manière dont ces pays ont été colonisés. La colonisation de Madagascar par les français c’est faite par les armes. Les rois ont dû oublier leurs querelles et s’unirent afin de faire face aux français. Cette union a permis de faire naître chez les malgaches (même s’ils ont perdu…)  un idéal national.  Aux Comores, les îles ont été cédées une à une par les sultans qui y régnaient, il n’y a pas eu de combat. Au contraire, ce sont les différents conflits entre les sultans qui ont provoqué la vente de Mayotte. Les intérêts personnels ont primé sur le reste : le seul bénéficiaire de la vente de Mayotte fut bien son sultan Andrian Souli.
Ce sont les Mahorais eux-mêmes qui ont établi cette division par la volonté qu'ils ont exprimée, à la majorité des deux tiers.
« …Les Comores sont une unité ; il est naturel que leur sort soit un sort commun… ». )
Ces slogans ne correspondaient pas du tout à la réalité.  Qui sont ces orateurs qui prononcent ça? Ils se reconnaitront. Ces notables proches du pouvoir bien que non reconnus officiellement : disons ces hypocrites. Ils ont des opinions qu’ils ne cherchent pas à remettre en question.  Ils ont réussis à influencé des décisions politiques. Par exemple Le départ de la capitale et des services des finances vers Moroni. Ou encore le 5 Juin 1973, à  poussé le gouvernement français à signer un accord avec le gouvernement d’autonomie interne de l’archipel des Comores sur l’organisation d’un référendum sur l’accession à l’indépendance des Comores. Cet accord stipule que les résultats de ces élections seront pris en compte globalement sur l’archipel des Comores et non île par île. Et aussi à poussé Ahmed Abdallah à proclamer la déclaration unilatérale l’indépendance  des Comores.

Ces orateurs n’ont jamais écouté les mahorais et ont toujours voulu faire croire à une union des Comores. Aujourd’hui ce qui nous fait peur c’est qu’ils continuent encore et toujours à croire en cette union et n’écoutent toujours pas le désir des mahorais et surtout le fait qu’ils aient toujours autant d’influence sur les hommes politiques et l’opinion publique. C’est la politique de l’autruche, ils refusent de voir la réalité en face. Ils ont agi par orgueil et ont voulu montré aux yeux du monde qui étaient les Comoriens à un moment où la décolonisation était déjà  bien commencée. Ils voulaient montrer qu’eux aussi étaient capables de faire leur propre pays et n’avaient pas besoin d’appartenir à une puissance....
 Pour bien comprendre les choses Mayotte n’est pas Anjouan ( n a des villages qui parle malgache...etc...) et vice versa, chaque île a ses propres traditions, ou un vocabulaire, un accent, des expressions qui lui sont propres. Aller d’une île à l’autre même si elles sont proches n’est pas si anodin que de se rendre d’un point à un point dans une même île. On se situe entre ici entre deux frontières : la spécificité de chaque île et l’unicité de l’archipel, comme les origines communes, la religion, les liens familiaux… Enfin il y a ce que l’on appelle l’exception mahoraise qui est la seule île à avoir choisir de rester française. Ce qui permet de passer au-delà d’une des 2 frontières c’est la décision du peuple qui est alors déterminante.

 De plus garder Mayotte est légale du point de vue de la constitution française, l’article 53 : «Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées. », applicable en cas de décolonisation, c’est-à-dire que l’indépendance d’un pays ne peut avoir lieu sans que la population ait été consulté par voie de référendum.  Pour te dire répond à mes questions....a+

 On a d’un côté les facteurs que l’on ne choisit pas c’est-à-dire la proximité, les origines communes, la religion, les liens familiaux et ce qui est le plus important au final c’est la décision d’un peuple qui est alors le facteur déterminant pour dire si on fait parti de tel ou tel état. Pour te dire qu'on n'est pas le même peuple, le réfrendum de 74 le montre bien...

La France
n'a nullement trouvé l'archipel des Comores uni lorsqu'elle a débarqué à Mayotte. D’ailleurs les 3 autres îles ont appartenu à la France bien après son acquisition de Mayotte

( Les Comores n’auront été unifiées et pacifiées que sous l’occupation française). fin de sitation

HALIDI-BLOG-COMORES 09/06/2008 10:18

Cher Monsieur,Tout d'abord permettez moi, de vous dire que j'apprécie vos interventions même si nous n'avons pas du tout la même vision des choses. Car cela fait toujours plaisir de débattre dans la sérénité et sans passion excessive. Tel n'est pas toujours le cas quand un mahorais et un comorien d'une autre île évoquent cette question épineuse.Maintenant pour ce qui est du fond du débat, je ne pense pas avoir vu dans votre précédent message, toutes les questions que vous venez de me poser. Sinon j'allais y répondre avec plaisir car je ne suis pas du genre à fuir les questions et à ne pas assumer mes propos et positions. Et quand je relis ma première réponse et votre premier message, je ne comprends pas pourquoi vous dites que je n'ai pas répondu à vos questions. Mais ce n'est pas très important. Puisque maintenant vous me posez des questions, je vais essayer d’y répondre sans langue de bois.Très franchement, vous ne m'apprenez rien dans tout ce que vous me dites. Car je pense aussi connaitre suffisamment l'histoire de mon pays à laquelle je me suis toujours intéressé et le droit français ainsi que le droit international. En effet, J'ai aussi été étudiant et de surcroit dans une faculté de droit pendant plusieurs années.Quand on reste objectif sur la question de Mayotte et si on veut sérieusement rester sur le terrain juridique, on ne peut pas ne pas reconnaitre que le droit international a toujours été bafoué par la France.  Ce n’est pas seulement mon avis et celui des comoriens attachés à l’unité de notre pays mais aussi celui des grands professeurs français spécialisés de droit international public comme le Professeur ORAISON de l’université de la Réunion. Mais aujourd’hui, le problème mahorais est plus politique que juridique. De plus l’application du droit international dépend du bon vouloir du plus fort. C’est lui qui a toujours raison.  Et seuls les pays faibles sont contraints de de s'y conformer. Comme les Comores sont un pays faible et dépend beaucoup de la France, ils ne peuvent pas gagner contre la France sur le terrain juridique même s’ils ont raison.
 
Par ailleurs, vous avez en partie  raison quand vous affirmez que les résolutions de l’ONU ne sont pas obligatoires. En réalité, pour votre information et votre culture juridique, il faut faire la distinction entre la résolution du Conseil de Sécurité et la Résolution de l’AG de l’ONU. La première a une valeur juridique contraignante contrairement à la deuxième. La deuxième ressemble à une recommandation. C’est pour cela que la France ne se gène pas de ne pas respecter les différentes résolutions de l’AG sur la question de Mayotte. Il est vrai qu’il n’y a jamais eu de résolution votée par le Conseil de Sécurité. Mais cela est normal dans la mesure où la France concernée dans le conflit est aussi  membre du Conseil de Sécurité de l'ONU et a un droit de véto. Or c’est la règle de l’unanimité qui est appliquée au sein du Conseil de Sécurité.
 
Vous me parlez de la loi coloniale de 1946. Celle ci n’a fait en réalité que formaliser un état de fait ancestral et modifier le système juridique existant. Elle nous a apporté un système unitaire cher aux Français alors qu’auparavant nos ancêtres fonctionnaient même si ce n'était pas forcément écrit avec tantôt un système confédéral tantôt un système fédéral. Ce n’est pas la  France qui a tracé les frontières des Comores. Savez-vous cher monsieur qu’à l’époque des sultans, à un moment donné Mayotte dépendait administrativement et politiquement d’Anjouan ? Andrian Souli qui a vendu Mayotte était nommé gouverneur de Mayotte par le sultan d’Anjouan avant qu’il se proclame Sultan ? Donc contrairement à ce que vous alléguez, ce n’est pas du tout pour des raisons de proximité que la France avait choisi de recourir à un seul système administratif et juridique pour l’archipel des Comores. Elle n’a fait que respecter une logique existante en confirmant une unicité ancestrale. Car comme le dit le professeur Pierre VERIN (un historien colonialiste) , dans son livre (Les Comores, éditions Karthala, 1994, p. 45) “la nation comorienne ne se fonde pas seulement sur le souvenir d’un siècle et du vécu colonial partagé en commun. Elle participe d’une véritable unité de langue et de culture, même si les Comoriens font souvent passer le patriotisme insulaire ou régional avant l’intérêt national”. Nous avons en commun une civilisation, un art, un mode de vie, une aspiration… Renier cela ou falsifier l’histoire à des fins chauvines, c’est commettre un crime intellectuel.
 
Vous parlez d’autodétermination d’un peuple. C’est ce que les comoriens ont exactement fait en 1975. Je tiens à vous rappeler que lors du référendum du 28 septembre 1958, les Comoriens (ce n’était pas île par île) s’étaient prononcé pour le maintien de leur pays dans la république française. Alors pourquoi en 1975, on a voulu procéder autrement d'autant plus que que conformément aux accords signés le 15 juin 1973 entre les Comores (pas de distinction) et la France, relatifs à l'accession des Comores à l'indépendance, les résultats du référendum du 22 décembre 1974 devaient être considérés sur une base globale et non île par île ? Et comme dit l’autre « Si l'Onu saisie, de la question de Mayotte par les Comores, avait adopté une résolution en faveur du maintien de Mayotte sous administration française, les Comores seraient mises depuis longtemps au banc des pays sauvages, dictatoriaux, terroristes, qui violent les lois internationales. Mais c'est l'inverse qui s'est produit en 1975 et toute la différence est là. ». Voilà cher Monsieur la réalité que vous ne voulez pas accepter.
 
Vous critiquez les organisations internationales (ONU et les autres) et leurs compositions. Sachez juste que ce ne sont pas les comoriens qui les ont créées. Nous ne faisons que nous conformer au droit international en respectant la procédure de reglément des conflits entre les pays mis en place par les pays occidentaux y compris la France. Et ce n’est nullement une question de démocratie ou de dictature qui est en jeu dans le problème qui oppose les Comores à la France mais un problème juridique. Si vous le souhaitez lancez une pétition pour réclamer à la France de se retirer de cette organisation qui comprend aussi des pays non démocratiques.
 
Pour ce qui est du respect de la volonté des mahorais, c’est un autre problème que je juge interne car effectivement s’ils ne veulent pas être avec leurs concitoyens des autres îles et si les conditions ne me paraissent pas réunies pour que cela se fasse dans de bonnes conditions, les choses ne seront pas faciles. .Mais cela ne nous empêchera pas de dire que la France a usurpé une terre comorienne et qu’elle bafoue le droit international puisque c’est elle la plus forte dans cette affaire.Qu'on ne perde pas de vue que le litige rélatif à la question de Mayotte oppose les Comores à la France et non à Mayotte.
 
Voilà ma vision succincte des choses
 
Amitiés
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)

Gausst 07/06/2008 19:51

Salut gars je suis un étudiant mahorais.  Tu sais tu n'as répondu à mes questions n'essaye pas d'appliquer le dialogue de sourd.... Tu c'est même la loi de 1946 issue de la colonisation rassemblant les 4îles pour former un TOM ne fait obstacle à l'autoétermination d'un peuple. La france à partir d'un certain moment c'est toujours arrangé pour mettre les 4 îles dans une seule et même colonie ce qui plutôt pratique et logique étant donner la proximité, mais la réalité n'est pas ce que l'on veut bien croire. Même si tu dis c'est votre territoire sacher que Mayotte ne fait pas de l'Etat comorien... Même les organisations soutenant l'union Fédérale de Comore dans leur projet de réunification des 4 îles ne sont pas plus de modèle. Sans aucune provocation on peut dire que l'ONU est composé d'Etats qui ne sont pas tous démocratique notamment dans les membre permanant  du conseil de sécurité. La Chine, la Russie ne font pas l'unanimité loin de là losqu'on regarde les évenements résente.Parmi les états de l'OUA il n'a non plus de démocratie surtout en 1976. Quand a ligue arabe on peut douter de leur objectivité lorsqu'il s'agit d'un désaccord entre un pays musulmans comme les comores et un pays bien que laique de tradition chrétienne comme la France....Tu sais c'est quoi "une résolution de l'ONU" ? A-t-elle une caractère obligatoire? je ne pense pas.Aujourd'hui ce qui nous fait peur c'est que vous les Comoriens vous continuez encore toujours à croire en cete union et vous n'écoutez pas toujours le désir des mahorais Voiyer la réalité en face...Si tu connais tes droits tu comprendras pourquoi Mayotte va devenir un département....Pose toi les bonne questions ne fait pas la politique de l'autruche.....

HALIDI-BLOG-COMORES 07/06/2008 00:05

Cher Monsieur,Vous pouvez raconter tout ce que vous voulez; Mais Mayotte est et restera une terre ancestrale comorienne. Je crois que c'est vous qui devez reviser l'histoire des Comores composées de 4 îles et apprendre plus sur le droit international. Et les comoriens des autres îles qui se trouvent à Mayotte sont sur leur terre. Et nul ne peut le contester. Voilà la réalité même si elle n'est pas forcement ce que vous voulez entendre.Merci.HALIDI-BLOG-COMORES

gausst 06/06/2008 20:26

Salut gars!!! ...C'est le refus d'acceillir des comoriens expulsés à Mayotte qui avait fait votre dignité(comorienne)?Tiens, donc votre dignité est basé sur la haine envers Mayotte? Mais Mayotte n'est pas comorienne, mais votre objectif c'est d'asphyxier Mayotte? ne pense pas les choses au niveau politique sachez que Mayotte est un écosystème qu'il faut protéger donc nous on trouve normal qu'on ramener les comoriens chez eux. A Mayotte on n'expulse pas les comoriens on les ramène chez eux.... Vous avez mis Mayotte dans votre constitution (article 1 )pour justifier l'immigration? ... Ah! une chose n'oubliez pas qu'on n'est pas le même peuple, pourquoi je dit ça? Le référendum de 1974 démontre bien les choses. Mais si vous dite le contraire "que 94% des comoriens on voté pour l'indépendance" sur ce point nous admettons tous mais les le chiffre de 94% pour l'indépendance est imprésionant!!! Mais soulignons que les 6% qui on réfusait l'indépendance ne sont pas dispersés dans tel ou tel village. Les 6% de "non" represente environs 30000 habitants regroupés dans une seul île.Or une île n'est pas une régions dessinée par l'homme c'est une réalité originale dont les traits spécifiques s'imposent parfois plus qu'on le voudrait. N'oublier pas les liens juridiques issus de la colonisation ne sauraient faire obstacle au principe d'autodétermination. En d'autres termes, s'il faut offrir à une population les moyens de son autodétermination, on ne peut pas lui imposer une volonté dont elle ne veut pas...Je vous recomande vivement de bien revoir l'histoire "des comores et Mayotte."

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