LE BLOG DE HALIDI ALLAOUI
Un comorien de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
Un homme responsable est celui qui assume ses actes et défend
haut et fort ses convictions. Il reste
maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG
YANGU
Cet outil va me
permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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CI-DESSOUS
LES NEWS RECENTES DES COMORES
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte de l'Association Française des
Amis des Comores du 10 avril 2008 destinée à l'Ambassadeur des Comores en France.
Vous verrez aussi ci-après les correspondances qui ont necessité cette lettre ouverte.
Bonne lecture.
HALIDI-BLOG-COMORES
ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES COMORES Paris, le 10 Avril 2008
7, Rue du Maréchal de Lattre de TASSIGNY
92110 CLICHY LA GARENNE
TEL : 06.27.49.85.66/06.62.56.11.39
Mail : afaccomores@yahoo.fr
À Monsieur l'Ambassadeur des Comores en France
Rue MARBEAU à PARIS 16eme
Par courrier du 5 avril 2008 (voir ci-dessous)et par réaction à un texte que l’association française des amis des Comores (AFAC) a publié (voir ci-dessous), vous avez qualifié nos propos «d'outranciers».
Nous vous affirmons que ce courrier visait 2 objectifs :
1) attirer l’attention de nos compatriotes sur les ambiguïtés de la politique française aux Comores.
2) le manque de cohérence de l'action de notre gouvernement dans le domaine de la diplomatie.
D'ores et déjà, nous assumons le fond de notre pensée et nous nous refusons de retirer la moindre virgule de notre texte. Vous verrez avec le temps, que cette ligne philosophique adoptée par les instances dirigeantes de notre association, ne variera pas d'un iota.
Pour bien recadrer les choses, il vous serait d'abord utile de connaître les objectifs qui guident notre action et les missions que notre Association s’est assignée.
Nous ne sommes ni des courtisans ni sous tutelle d’un quelconque parti politique. En effet, et parce que nous le croyons sincère, nous soutenons les actions entreprises par le président SAMBI dans la recherche de solutions pérennes pour sortir le peuple comorien de la misère et lui rendre une dignité longtemps perdue. Toutefois, nous nous refusons de lui accorder un blanc seing. C'est pour cette raison que nous ne manquerons jamais de dénoncer tout comportement qui serait contraire à l'éthique, à la morale politique et surtout, aux intérêts de notre patrie. Vous verrez avec le temps que cette ligne philosophique que nous nous sommes fixé ne variera pas d’un iota.
Monsieur l'Ambassadeur, pour des raisons qui vous sont certainement personnelles, vous vous faites le défenseur de messieurs DJAFFAR et DOSSAR respectivement Ministre des relations extérieures et directeur de cabinet chargé de la défense. Ce choix ne nous étonne guère. Cependant ,
la situation catastrophique que traverse notre pays, ne nous permet pas de nous taire t de rester inerte. Nous dénonçons avec force l’attitude irresponsable de ces deux fonctionnaires et nous allons pouvoir le démontrer.Vous pouvez ne pas le reconnaître, voire même le nier. Mais, vous serez d’accord avec nous qu’aucune action d’envergure n’a été enregistrée sur le dossier de Mayotte. Le voyage effectué par DJAFFAR et DOSSAR à Mayotte, pour semble t-il, négocier l’application des mesure d’embargo, s’est avéré inefficace et constitue une faute politique grave.
Par ailleurs, à quelques jours du débarquement et suite aux déclarations néfastes de M. M'BEKI, la diplomatie comorienne a failli encore une fois, se faire piéger. Certains intellectuels de l'entourage du RAIS que vous connaissez, avaient réussi à faire croire à SAMBI qu'il était opportun de transférer le dossier d'Anjouan au Conseil de Sécurité des Nations Unis. Il a fallu toute la perspicacité et la détermintaion du président SAMBI pour maintenir le cap.
Pour ce qui est de votre ami, DOSSAR, il est vrai que la distance qui vous sépare du pays vous empêche de suivre la réalité du terrain. Et pourtant, tout le monde sait que ses rapports avec le chef d'état-major et les officiers chargés de l'opération étaient plus que houleuses. Parachuté dans un département qu'il ne maîtrise pas ou prou, le «Dircab» a voulu jouer le grand de maréchal, un spécialiste tout droit sorti de l'école de guerre. Cela a eu pour effet immédiat d'irriter les professionnels. La photographie prise à l'occasion du déplacement de SAMBI à ANJOUAN où les deux personnes sont assises côte à côte, en dit long sur la nature de leur relation.
Eu égard aux multiples interrogations qui subsistent quant à la position ambiguë de la France notamment dans le crash de l'hélicoptère à SIMA et la découverte dans les appartements privés de BACAR, de nombreuses caisses de munitions estampillées «Ambassade de France à Moroni», nous persistons encore à croire que la présence de son représentant à Anjouan était prématurée et inopportune. Comme à son habitude, le ministère des relations extérieures s'est contenté des réponses fournies par la France à savoir, qu'il s'agissait d'un banal accident pour l'aéronef et que les les munitions découvertes, faisaient partie d'un lot envoyé par la voie diplomatique aux Comores dans le cadre de la coopération militaire normale.
Monsieur l'ambassadeur, vous semblez être le seul à croire que la France a été sincère dans son action d'aider les Comores à régler la crise anjouanaise. Cette conviction que la majorité des comoriens ne partagent pas vous conduit à affirmer par ailleurs que la France avait toute latitude pour torpiller l'opération. Nous pensons que vous faites erreur. Certes, la capacité de nuisance de la France est grande et elle l'a prouvé à plusieurs reprises dans notre pays. Toutefois, devant la mobilisation de l'immense majorité des comoriens, des partis politiques et compte tenu de la détermination affichée par le président SAMBI et de la légitimation accordée par l'union africaine de l'action militaire, la France n'a eu d'autre choix que de donner l'impression de s'allier à la juste cause que nous défendions. En votre qualité de diplomate, vous devriez savoir que les données géostratégiques et géopolitiques de la région ont radicalement changé. Pensez-vous que la France était vraiment disposée à laisser la LIBYE, le SOUDAN et la TANZANIE lui damer le pion sur cet archipel qu'elle a toujours considéré comme son «chamba», son terrain de jeu ?
Pour finir, et c'est cela qui est à la fois inquiétant et décevant, vous affirmez sans sourciller je cite: «je ne pense pas que le pot de terre a les moyens de menacer le pot de fer». Cette certitude de votre part résume, toute la problématique comorienne. Monsieur l'Ambassadeur, avec tout le respect que nous vous devons, nous sommes contraints de vous dire que cette attitude n'est pas très glorieuse, en tout cas, elle ne vous honore pas. Nous dirions même qu'elle est insultante. Elle dénote un mépris manifeste à la dignité de notre peuple et à sa capacité de faire face à l'adversité. Nul doute que vous faites partie avec vos amis DJAFFAR et DOSSAR de cette catégorie de comoriens à qui, on a inoculé le virus du néocolonialisme. Pour vous, sans la France point de salut. Si nous devrions suivre votre logique, tous les efforts que l'on peut déployer pour nous affranchir de la tutelle française s'avéreront vaines. Nous ne partageons pas cette vision des choses, preuve que nous ne partageons pas les mêmes valeurs.
Enfin, nous sommes au regret de vous rappeler Monsieur l'Ambassadeur à vos responsabilités. Aux yeux des citoyens comoriens résidant en France, l'ambassade que vous dirigez est devenu un «machin». Téléphoner ou obtenir un renseignement auprès de votre administration relève de l'exploit. Au siècle de l'informatique, il est regrettable que le site de l'ambassade se fasse toujours attendre. Occupez-vous à faire de notre représentation diplomatique, un lieu digne
De ce nom, au lieu de mener des discutions stérile pour défendre des dirigeants incapables et incompétents.
Fait à Paris le 10 avril 2008
Bureau exécutif de l’AFAC
Ci-dessous les messages de l'Association Française des Amis des Comore du 04 avril 2008
et de l'Ambassadeur du 05 avril 2008 qui ont necessité la lettre ouverte ci-dessus :
Message adressé et diffusé par e mail le 04 avril 2008 par l'AFAC aux organisateurs de la manifestation de Lyon contre l'asile politique de Mohamed Bacar en France
NOUS SOMMES DE TOUT COEUR AVEC VOUS POUR LA MANIFESTATION ET VOUS SOUHAITONS BEAUCOUP DE COURAGE DANS VOTRE VOLONTE DE DEFENDRE LES
INTERETS DE NOTRE PAYS.
SOUTENONS LE GOUVERNEMENT POUR LES EFFORTS QU'IL DEPLOIE MAIS N'ACCORDONS PAS A SAMBI UN CHEQUE EN BLANC.
IL FAUT QUE L'ACTION GOUVERNEMENTALE SOIT COHERENTE. OR INVITER A ANJOUAN L'AMBASSADEUR DE FRANCE A L'OCCASION DE L'INVESTITURE DU PRESIDENT PAR INTERIM FUT UNE FAUTE POLITIQUE MAJEURE. A
ENTENDRE LES AUTORITES FRANCAISES, ON POURRAIT CROIRE QUE C'EST GRACE A LA FRANCE QUE LE DEBARQUEMENT A EU LIEU. NOUS SAVONS TOUS, QUE CE PAYS AU MEME TITRE QUE L'AFRIQUE DU SUD, ETAIT OPPOSE AU
DEBARQUEMENT. EN PLUS, SA PARTICIPATION A L'OPERATION EST QUASI INSIGNIFIANTE.
LE TRANSPORT DES TROUPES TANZANIENNES ET SOUDANAISES NE PEUT NOUS FAIRE OUBLIER L'AFFAIRE DE L'HELICOPTERE ET LA DECOUVERTE AU DOMICILE DE BACAR DE CAISSES DE MUNITIONS ESTAMPILLEES "AMBASSADE DE
FRANCE". NOUS EXIGEONS LA STRICTE VERITE SUR CES DEUX AFFAIRES.
-- D'AILLEURS LE DEPART DE M. CHRISTIAN JOB DE NOTRE PAYS, FIGURE SUR LA LISTE DES REVENDICATIONS REMISE A L'ISSUE DE LA MANIFESTATION PARISIENNE AU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES FRANCAIS. IL
EST INTOLERABLE QUE CE PERSONNAGE CONTINUE ENCORE A BENEFICIER D'UNE ATTENTION DE LA PART DE CERTAINS PROCHES DE SAMBI. NOUS CITONS NOTRE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES M. DJAFFAR ET SON AMI,
DOSSAR, DIRECTEUR DE CABINET DU PRESIDENT. CES HAUTS FONCTIONNAIRES VEULENT-ILS CONTINUER A JOUER LE ROLE NEFASTE DE VALETS ET DE LECHE-BOTTES QUI A FAIT TANT DE MAL A NOTRE PAYS ?? RAPPELONS QUE
CES 2 PERSONNES ONT ETE A L'ORIGINE DE L'INITIATIVE MALHEUREUSE ET INDIGNE DE SE RENDRE A MAYOTTE POUR SEMBLE T-IL NEGOCIER LES MODALITES DE MISE EN APPLICATION DE L'EMBARGO. NOUS DEMANDONS DES
EXPLICATIONS.
----- CES DEUX PERSONNES NE NOUS PARAISSENT PAS DIGNES DE CONFIANCE. NOUS DEMANDONS AU PRESIDENT SAMBI DE PRENDRE SES RESPONSABILITES ET D'EN TIRER LES CONSEQUENCES.
---- SOYONS VIGILENTS.
Message de l'Ambassadeur des Comores en France du 05 avril 2008 adressé par email à un ami avec copie à d'autres personnes dont les responsables de l'Association Française
des Amis des Comores
Mon cher _____,
Je pense que ce message est outrancier sur beaucoup de points. Il est
injuste de mettre en cause le Ministre des Relations Extérieures et le
Directeur de Cabinet. Il y a des réalités qu'on feint de ne pas voir quand
on n'est pas aux affaires." Le spectateur ne joue-t-il pas toujours mieux
que le joueur qui se trouve sur le terrain".
Pour ce qui est de l'invitation de l'Ambassadeur de France, en ta qualité
d'ancien Ministre des Affaires étrangères, tu es bien placé pour savoir que
lorsqu'il y a des installations de gouvernement, on invite les pays qui sont
accrédités. Libre à eux de participer ou non. Quant à la position de la
France, elle n'est pas aussi tranchée que semblent l'accréditer les auteurs
de ce texte. En effet, la position de la France est complètement différente
de celle de l'Afrique du Sud qui était tout à fait opposée au débarquement.
Si les français étaient vraiment opposés au débarquement ne pensez vous pas
qu'ils avaient les moyens diplomatiques de torpiller l'initiative? Par
ailleurs vous qui semblez être au fait des choses diplomatiques savez vous
quel est le coût du transport et de la logistique des troupes de l'Union
africaine? Je vous invite à faire une recherche sur cet aspect et de nous
livrer le résultat.
Il y a certains aspects du message où je peux partager les interrogations et
l'indignation des rédacteurs du texte, c'est notamment la question de cet
hélicoptère tombé à Sima. Que faisait cet aéronef dans cette zone? Je pense
sincèrement qu'on peut demander sans passion à la France d'expliquer comment
Bacar a fait pour rentrer à Mayotte, à quelles complicités a-t-il eu droit
dans cette île comorienne sous administration française. *on peut aussi se
demander comment il a pu filer entre les mailles du filet du contingent.
Enfin, je ne pense pas que le pot de terre a les moyens de menacer le pot de
fer. Les autorités comoriennes ont emprunté les canaux idoines pour poser
les vraies questions.Ne cherchons donc pas des boucs émissaires
Mohamed Soulaimana
Ambassadeur des Comores
On ne nous pas encore donné d'explications quand au survol d'Anjouan par un hélicoptère étranger sans autorisation aucune.
Et quelques jours plus tard, MB se retrouve à Mahore avec quelques uns de ses fidèles sans que " la surveillance maritime destinée à traquer les KWASAKWASA ait pu intercepter l'embarcation, si embarcation il y avait, de ces clandestins d'un autre genre.
Alors, demandons la lecture d'un hitima et l'on verra de quel côté se situe la vérité n'est-ce pas. Le Hitima est une arme redoutable qui n'épargne personne dès lors on soupçonne un comportmement de mensonge.