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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 09:44

Communiqué de l'Etat Major de l'Armée Nationale de Développement

Opération Democratie-Comores

 

Le commandement des Forces de l'Alliance pour la Libération d'Anjouan informe les membres de la FGA qu'il leur est donnée 48 heures pour se rendre et rendre leurs armes auprès des autorités qui se trouvent dans leur région respectives. Passé ce délai ordre sera donné aux forces armées d'utiliser tous les moyens appropriés pour leur capture et pour le ramassage des armes.

Il est également demandé aux autorités du régime rebelle dont le nom se trouve en annexe, de se rendre impérativement et en toute urgence auprès des autorités militaires afin d'éviter des situations désagréables.

Le commandement des Forces de l'Alliance qui confirment la fuite du dictateur Mohamed Bacar, la capture et le reddition massive des rebelles et des autorités du régime rebelle, lance un appel pressant aux rebelles toujours en en cavale de faire preuve de réalisme, en se rendant le plus vite possible.

 

Fait à Mutsamudu, le 27 mars 2008
Le Porte-parole des Forces de l'Alliance Le Commandant AHMED SIDI

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LISTE DES PERSONNES RECHERCHEES :

1. JAFFAR SALIM né le 25/06/1962 à Mutsamudu. Passeport n°06 BB 504 85 /209 50
2. MOHAMED ABDOU MMADI né à Mjamawe vers 1956 passeport N°394 78/099 43
3. CAABI RL YACHROUTU, Mutsamudu
4. HALIDI ABDALLAH né à Hada passeport N°12 10/01012
5. ABDOU AMDJAD né à Bambao Mtsanga
6. HOUMADI SOUFOU né le à SIMA Passeport N°51 427/00827
7. MOHAMED ABDALLAH AMANE né le 12/06/1975 à Domoni
8. FATIMA BACAR HOUMADI née le 15/02/1961 à Barakani
9. ALI AHMED ABOU, Mutsamudu
10. ALI AHMED MIDILADJI, Mirontsi
11. DHOIHIROU HALIDI passeport n°64528/139 28 né le 8/3/65 Bambao Mtsanga
12. ROUKIA AHMED ABOU, Mutsamudu
13. Adjudant Chef KAMARDINE né à Chandra
14. ANOIR ALI CHARIF, Ouani
15. CHEHOU OIDINI, Chandra
16. ABDALLAH ALLAOUI, Ouani
17. REHEMA BOINALI, Ongojou
18. MOHAMED ATTOUMANE

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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vu sur le Net 28/03/2008 15:00

La vraie vie de Mohamed BACAR
Formation- Echec au BAC en 1983, réussite l’année d’après - Départ pour l’école navale militaire de Brest la même année- Retour aux Comores deux ans après
CARRIEREIl est affecté à la F.A.C (Forces Armées Comorienne) à Ngazidja où il faisait partie du groupe de centre nautique de Moroni. Il s’est tellement illustré dans différentes malversations, que le commandant Ahmed Mohamed Hazi s’en est débarrassé par une affectation à Anjouan, Patsy.
Après la mise en place du centre nautique d’Anjouan avec le concours de la France, le sous-lieutenant Mohamed BACAR fut affecté comme responsable avec comme mission la surveillance des biens, du matériel du port et de la des côtes.Des moyens colossaux ont été affectés pour ces missions (des hommes, des bateaux à grande vitesse, des moteurs hors bords, des voitures, beaucoup de carburant…)
Qu’a-t-il fait à cet instant ?Il a utilisé les moyens humains et matériels mis à sa disposition à des fins personnelles.C’est ainsi qu’on a vu à Anjouan- le trafic de cigarettes- le trafic humain (immigration clandestine vers Mayotte avec leurs lots de malheurs)- le trafic d’alcool - le trafic de drogue- L’offre de moyens logistiques aux voleurs qui sévissaient à Mayotte par le biais du transfert des biens volés à Anjouan- Le cambriolage de contenaires au port d’Anjouan.On en veut pour preuves le flagrant délit constaté à Sima par l’adjudant Saindou (originaire de Bimbini) de la gendarmerie nationale : Les 4 vedettes, les voitures et les trafiquants étaient tous du centre nautique et à leur tête le lieutenant Mohamed BACAR.Immédiatement après, le coopérant francais le sergent chef Paillette du centre nautique à fait un rapport à son chef de l’ambassade le colonel Pierre DA SILVA pour dénoncer ces dérives mafieuses souhaitant que les autorités françaises demandent la révocation de Mohamed BACAR au sein de ce centre.Le rapport à fait grand bruit à Anjouan dans les milieux autorisés et pour satisfaire les autorités françaises, Mohamed BACAR fut écarté momentanément de l’île pour un séjour aux USA et à son retour, il fut affecté à la gendarmerie nationale et bénéficia d’une formation judiciaire à Melun, France.
Maintenant qu’il est gendarme ! ! !Il s’est reconstitué un réseau de mafieux (gendarmes fidèles comme au port d’Anjouan), notamment avec les fameux RACE de Hampanga, OUBAD de Mirontsy, ADE de Bazimini, …c’est devenu une habitude, il est nommé responsable du service et des moyens de la gendarmerie. Il s’occupait notamment du recouvrement de tout ce qui est amende, passeport, etc.Evidemment, des heurts ont lieu pendant toute cette période avec sa hiérarchie car l’argent n’était pas reversé au trésor public.En fait, Mohamed BACAR ne respecte rien, il est sans loi ni foi et comment ! ! !
Son rôle politique dans la période de sécession (1997-2001)- Il hérite du commandement de la gendarmerie. Qu’a-t-il fait ?- Il s’est octroyé le plein pouvoir à l’aéroport d’Anjouan en percevant les droits et taxes inhérentes à cet aéroport sans reverser un franc au trésor public - Il a fait tout pour qu’un Etat Anjouanais ne puisse voir le jourv Justice non assistée par la gendarmeriev Sécurité des biens et des personnes non assuréesv Incitation à la division d’Anjouan- Il était le seul officier d’Anjouan à percevoir un double salaire (gouvernement fédéral de Moroni et gouvernement Anjouanais)- Il a mal vécu la nomination du lieutenant colonel ABEID en tant que Président d’Anjouan après la guerre civile en refusant son autorité, et ceci en dressant les officiers et sous-officiers contre la personne du Président et bloquant ainsi la bonne gouvernance de l’Etat d’Anjouan.Les conséquences ont été nombreuses et incalculables.L’nsécurité permanente, la paralysie totale de l’administration, la recrudescence des incivilités et les coups de feu intempestif des voyous ont amené le président ABEID à créer d’urgence le G.I.R. (Groupe d’Intervention Rapide).Comme par enchantement, une fois que Mohamed BACAR a accédé au pouvoir les armes se sont tues.
Le renversement du Président ABEIDMohamed BACAR avec sa clique ont décidé de chasser ce dernier du pouvoir le jour où celui-ci a exigé que la gendarmerie ne soit plus percepteur de taxes et amendes et que tout doit être directement reversé au trésor public ; ce qui anéantissait du jour au lendemain le train de vie de Mohamed BACAR et de tous ces proches.Pour destituer ABEID, Mohamed BACAR a demandé l’aide financière et militaire auprès du colonel AZALI, Président de la R.F.I.C. et en contre partie du regroupement d’Anjouan dans le giron du pouvoir fédéral de Moroni. AZALI s’est précipité pour le financer et l’armer.
Au pouvoir depuis trois ans après Il ne fait rien pour qu’Anjouan progresse.Il dilapide les biens avec son frère Abdou, Race, Majunga, Oubad, Yahaya, Duclin, Abdallah Mohamed, Abdou M’hindi, etc et quelques mafieux venus de l’étranger (E.D.A, Port, Société off shore dont le siège est à la présidence…) et même l’autonomie administrative (acquise par tant de souffrances, de sang, de pertes de vie humaines…) s’évapore tout doucement mais sûrement.
-Aujourd’hui le niveau de vie a beaucoup baisséPrix très bas à l’intérieur de l’île : du girofle, de la vanille, de l’huile d’ylang-ylang alors que les cours pour certains de ces produits sont relativement élevés au niveau mondial.Mohamed BACAR et ses acolytes empochent directement la différence auprès des opérateurs locaux en laissant en touche les paysans.
-Aujourd’hui, il y a abandon total de la bonne gouvernancePas de politique administrative, économique, abandon de l’éducation, de la santé, de l’énergie…Le président mène un train de vie incommensurable au vue de l’économie AnjouanaiseHôtel Concorde La Fayette : 300000 F des Comores/jour, Hôtel Hilton près de la tour Eiffel 350000 F des Comores/jourDes voyages incessants en SuissePourquoi faire ?Et même en France qu’est ce qu’il va faire si ce n’est pour rencontrer le député de Mayotte M. Kamardine MAANSSOUR (un petit saut à Mayotte suffirait amplement) ?
-Aujourd’hui, une dictature qui ne dit pas son mot s’est installée dans notre île, Tous les moyens humains et financiers appartiennent à la famille BACAR de Barakani, il faut voir quand le président se déplace à l’intérieur de l’île, toute l’armée est mobilisée, alors qu’ailleurs (France, Mayotte, Réunion, Suisse), il est tout seul avec ses bagages.
Depuis que ces activités mafieuses de l’étranger ont été dénoncés, on peut noter que Mohamed BACAR ne s’est pas rendu en Suisse depuis six mois ! Par contre, son inséparable Race muni d’un passeport diplomatique est devenu son convoyeur de fond vers Mayotte, le dit Race est passé du grade de sergent au grade de sous-lieutenant.Le trafic humain sur Mayotte continu, géré par l’ami de toujours Oubad de Mirontsy devenu intouchable.Le cow-boy Abdou BACAR est passé de grade de capitaine à lieutenant colonel, lui-même est passé de commandant à colonel.Quelle tristesse pour tous ceux qui se sont battus, sacrifiés pour un avenir meilleur pour Anjouan.Le père de l’indépendance d’Anjouan BELELA (Paix à son âme) doit se retourner dans sa tombe en voyant que son voisin de BARAKANI a ramené Anjouan dans le giron de MORONI.

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