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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 21:57
Ci-dessous l’article de Madame Sittou Raghadat, native de OUANI – ANJOUAN publié aussi dans Alwatwan n° 1014 du 19 au 25 octobre 2007
 
OPINION / CRISE « ANJOUANAISE » : METTONS FIN A L’HYPOCRISIE
 
Par Madame Sittou Raghadat Mohamed
Ancienne Ministre
 
Rotation-deweek-end-GALAWA-BEACH-09-09-2007-NEYMAT-050-copie-2.jpgPourquoi continuer à tergiverser dans le règlement de la crise ? Depuis plus de 10 ans les Comores sont paralysées par une crise séparatiste qui, au départ, était considérée par certains comme un jeu d’enfant. Au fil du temps, elle a pris de l’ampleur et les politiciens de tout bord ont trouvé à travers cette crise un moyen plus facile et idéal de conquérir le pouvoir plutôt que le recours des mercenaires ou autres méthodes trop compliquées et nécessitant des moyens colossaux.
 
Le comorien lambda se demande à juste titre pourquoi des hommes d’Etat ayant assumé les plus hautes responsabilités du pays se sont ralliés aux séparatistes au moment où, même des séparatistes, ceux là même qui étaient considérés comme les plus radicaux, ont abandonné le navire après avoir compris que la majorité des dirigeants ne sont que des aventuriers sans foi dont le seul objectif est de s’enrichir  sur le dos des anjouanais ?
 
Souvenons- nous, depuis la proclamation de l’indépendance par notre pays, accéder au pouvoir  s’est toujours défini ainsi : recours au mercenariat, complicité à l’enlèvement et à la déportation d’un président élu démocratiquement avant la fin de son mandat, encouragement du chauvinisme et incitation à la guerre civile et à la persécution.
 
En fait, tous les moyens sont bons pour arriver au pouvoir même s’il faut pactiser avec le diable. Hélas !
 
Aujourd’hui la crise anjouanaise représente une aubaine pour conquérir ou arracher le pouvoir.
Aussi est elle entretenue, adulée et encouragée au mépris de la population qui la subit. Les dirigeants actuels d’Anjouan ne sont ils pas considérés comme des héros ? L’on envoie même un avion spécial à leur chef pour pouvoir participer à une réunion à l’étranger !
 
J’ai du mal à comprendre que, malgré le drame que vit la population anjouanaise (Fonctionnaires licenciés depuis plus de 8 mois, Bacheliers sacrifiés depuis des années. Droits humains bafoués, emprisonnements et tortures fréquents, fuite vers Mayotte avec les conséquences que l’on connaît, fuite vers Mohéli et Ngazidja et subir toute sortes d’humiliations,) l’on puisse hésiter pour un débarquement militaire afin de régler définitivement cette crise qui reste un danger permanent de l’existence de notre pays sous prétexte que la « guerre » est dangereuse et va tuer des innocents. Trop c’est trop.
 
Est ce que les comoriens d’Anjouan qui sont sur place dont la dignité est bafouée sont encore vivants ? Combien sont ils morts en mer ? Combien de familles meurent de faim car les parents sont licenciés ? Combien d’enfants anjouanais sont privés de leurs droits à l’éducation, les portes de l’université des Comores leur étant fermées ?
 
Certains politiciens comoriens opposés à une intervention militaire prônent une négociation inter comorienne. Mais très franchement, négocier quoi et avec qui ? 
 
Cela fait plus de 10 ans qu’on négocie. Faut il qu’à chaque fois que l’on veuille régler définitivement la crise anjouanaise, une soi-disant issue émanant des comoriens s’y présente ? Est-ce le hasard ?
 
Je me rappelle de l’embargo de l’Union africaine sur l’île séparatiste, qui était sur le point de donner les résultats escomptés. Tout d’un coup l’on eut brandi « La fin du séparatisme ». Les sanctions furent levées car les comoriens se furent compris et eurent signés le 26 août 2000 les accords de Fomboni.
 
Aujourd’hui le même scénario se présente. Alors que les dirigeants d’Anjouan commencent à se trouver dans une situation difficile suite à la pression internationale, des leaders comoriens dont certains cautionnent en réalité ce qui se passe à Anjouan dans l’espoir de s’en servir pour conquérir le pouvoir viennent à leur secours. Ils se déclarent, en effet, opposés à une intervention militaire pour régler le problème et prône « une solution entre comoriens ». Pourtant ce sont les mêmes qui approuvent directement ou indirectement les propos malsains qu’on entend quotidiennement partout dans la capitale comorienne : « Un Président de l’Union anjouanais, la crise est anjouanaise, le règlement de la crise doit être immédiate sinon rentrez chez vous régler vos problèmes. Nous les grands comoriens nous sommes fatigués ».
 
A lors pourquoi dès qu’on parle d’une éventuelle intervention militaire qui mettrait fin définitivement à cette crise quelles que soient les conséquences, ils sont les premiers à s’y opposer ? Mais il faut savoir ce que nous voulons réellement messieurs…….
 
Le président de l’Union des Comores est interdit d’aller dans une partie du territoire de son pays. N’est ce pas là déjà une raison suffisante pour que tout comorien nationaliste digne de ce nom se sente humilié et se révolte pour un règlement immédiat de cette crise notamment militaire ?
 
C’est une gifle pour notre pays et non pas pour le Président Ahmed Abdallah Sambi et une atteinte à notre dignité et je l’assimile à la déportation du feu président Saïd Mohamed Djohar en 1995 sur l’île de la réunion.
 
Quelles que soient les divergences politiques que nous pouvons avoir,  nous avons le devoir de combattre par tous les moyens appropriés tout acte visant à nous humilier et à salir notre pays. Ce problème a assez duré, la population d’Anjouan a assez souffert et le pays a épuisé sa patience.
 
N’ayons pas peur des mots et arrêtons l’hypocrisie. S’il faut intervenir militairement pour régler la crise d’Anjouan qui n’est pas en réalité un problème anjouanais mais comorien, il faut le faire sans état d’âme. C’est un moindre mal par rapport au drame que vivent quotidiennement les Comoriens d’Anjouan. C’est un moindre mal par rapport à la crise économique, social et politique que connaît notre cher pays depuis la naissance de cette crise.
 
Le temps du balbutiement est révolu !
 

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Mariama HALIDI SITTOU RAGHADAT MOHAMED - dans OPINIONS DES AUTRES
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HALIDI-BLOG-COMORES 19/04/2008 19:02

CI-DESSOUS LES COMMENTAIRES TROUVES DANS LE BLOG D'INOUSSA :Mme Sittou plaide pour le débarquement militaire Posté par abdoulhamid le 16.10.2007De tels propos sont compréhensibles quoique je vois le problème d'une autre manière. Il y a dans cette histoire qui dure et qui durera encore, puisqu'elle est entretenue; des chainons manquants. Qui peut comprendre qu'un Etat digne avec le leadership du Colonel puisse nous bercer par une soit-disante réconciliation sans unification des armes? Comment expliquer le recyclage des hommes politiques anjouanais du pouvoir du Colonel de l'autre côté de la barrière? Tout ceci me laisse penser que le facteur temps, la tergiversation et les faux problèmes alimenteront la désintégration totale de notre pays avec l'odeur du pétrole en l'air et dans l'esprit; on sultanisera (décomposera) définitivement cette union des Comores qui a du mal à faire ses premiers pas.bravoPosté par Abdou le 16.10.2007Dans tout mes commentaires,içi ou ailleurs je n'arrettes pas de dire la meme chose, eh oui, negocié quoi encore? merci du courage madame que vous venez briser ce tabou de nos compatriotes anjouannais qui veullent pas intervenir directement si ce n'est pas aller joindre bacarencore bravoBravo2Posté par mib le 16.10.2007Il fallait que ce soit une femme qui montre le chemin. Ces paroles, on les attendait de Sambi, de Dossar, de Djaffar et d'autres responsables actuels qui ont toujours défendu l'unité du pays. Mais on dirait qu'eux aussi croient qu'ils vont rester au pouvoir éternellement. Ils disent ne pas vouloir avoir du sang sur les mains en quittant le pouvoir, mais ils ont déjà du sang sur les mains, celui de ceux qui sont morts sous les balles de Mohamed Bacar, celui de ceux qui sont torturés, ceux qui fuient Anjouan en kwasa et dont les corps finissent au fond de l'océan...Bravo madame, vous montrez à ces hommes ce que doit être un RESPONSABLE politique.Le courage d'une femmePosté par mohamed le 16.10.2007Bravo,Mme Sittou, seules les armes feront plier le tirant BACAR même si en cas d'echec, il y aura un risque,On n'a pas le choix .Merci et bravoPosté par Nourddine M. le 18.10.2007Ces quelques lignes pour encourager notre sœur d’avoir osé dire la vérité et nous savons qu’à sa place elle aurait prendre cette bonne décision. J’espère bien que les dirigeants comoriens comprendront son message et cesseront de continuer à faire confiance à l’UA et à la France. Bon courage Mme Sittou Raghadat et merci à vous

HALIDI-BLOG-COMORES 19/04/2008 15:35

Ci-dessous aussi des commentaires trouvés dans le blog de Comores4 :comores4 Opinion

abdou, Posté le lundi 22 octobre 2007 23:09
Pourquoi mes compatriotes d'accord avec miss sitti, vous dites rien sur le fait de porter plainte contre m.bacar et ses colistiers?ça me revolte;



Ali, Posté le lundi 22 octobre 2007 13:00
Mme Sittou, en disant clairement qu' elle est favorable à un débarquement militaire n'est ce pas suffisant pour comprendre qu'elle s'oppose à toux ceux qui s'y opposent ? Faut il qu'elle cite son gendre pour que cela vous paraisse clair ?Mme Sittou a toujours combattu le séparatisme et continue à le faire. Est ce qu'il faut qu' elle cite son frêre pour que cela vous paraisse clair ? Tout ce qu'on trouve dans les archives des différents médias de notre pays ne vous suffit pas ?Tout le monde sait aux Comores que Abdallah Mohamed est le frêre de Mme Sittou Raghadat Mohamed. Est ce qu'il est interdit d'avoir des arguments différents parce qu'on est de la même famille ?On dirait que vous ne supportez pas ceux qui ne vont pas dans votre sens. Pourtant nous sommes tous différents. Mais on peut débattre proprement.



Mohamed, Posté le lundi 22 octobre 2007 12:46
Mr "Djamal",Où est le problème si Mme Sittou est la soeur de Abdallah Mohamed ? Où est le problème quand Mme Sittou a protégé son frêre quand on voulait l'éliminer physiquement ? Celle ci n'a jamais caché ses liens de parenté avec son frêre même quand il travaillait avec ces escrocs qui sont à Anjouan. Bien au contraire. Car elle est fière de la famille dont elle est issue. Ce n'est peut être pas votre cas. Pourquoi, vous ne rappelez pas aussi que Madame Sittou a par exemple été interdite de séjour à Anjouan alors que son frêre y était aux affaires . Mme Sittou a toujours été une opposante du séparatisme et elle l'a toujours dit haut et fort. Tout le monde le sait à Moroni. S'il yavait une une certaine connivence entre les deux pourquoi cela aurait pu être possible ?Si la justice a besoin d' Abdallah Mohamed, elle peut l'avoir car il vient souvent à Moroni et tout le monde le sait. De toutes les façons ce monsieur doit un jour rendre des comptes au peuple comorien comme vous d'ailleurs.Franchement, c'est ridicule de trouver comme argument la famille de Mme Sittou pour la combattre politiquement. Elle est ce qu'elle est et si vous êtes jaloux vous pouvez vous cogner contre le mur. Au moins ça vous fera du bien. Elle, au moins a le courage de mener son combat à visage decouvert. C'est d'ailleurs pour cela que vous pouvez aisément parler de sa famille.Oui Dia c'est son gendre. Et elle en est fière. Et alors ? Mme Sittou est elle obligée de partager les mêmes idéaux que son gendre ou son frêre voire même de ses autres membres de sa famille qui font de la politique ? Si c'est votre conception du mode de vie familial je ne pense pas pas que ça soit celle de tout le monde. Ne nous dites pas que la famille de Mme Sittou s'est réunie en conseil familial pour se partager les rôles politiques car ce serait le comble du ridicule! Quand on lit les arguments que vous avancez, on vous prend pas au sérieux. Faites un petit effort pour nous expliquer par exemple pourquoi vous vous opposez au bébarquement militaire ! Au moins cela enrichira le débat !On attend de vous des arguments sérieux et non mesquins pour combattre ceux ou celles qui ne partagent votre opinion. Anjouan n'est pas la proprieté d'un individu quelconque. Tout le monde a le droit de s'exprimer librement pour donner son avis. Et quand on le fait à visage decouvert, c'est honorable. C'est le cas de de cette femme courageuse.



Djamaldine, Posté le dimanche 21 octobre 2007 20:54
Je ne conteste pas le courage de Mme Sittou mais regardez la réalité en face. Lorsque Mohamed Bacar est entré en conflit avec Abdallah Mohamed, c'est chez Mme Sittou à Moroni qu'il s'est réfugié. Si elle était courageuse pourquoi elle n'a pas livré Abdallah Mohamed à la justice comorienne ou le dénoncer? Il y a une semaine le gendre de Mme Sittou, l'ancien ambassadeur de notre pays en Egypte sous le régime Azali, son Excellence Dia, a fait une interview sur radio-télevision Anjouan et s'oppose à un débarquement militaire et prône pour un débarquement de coeurs. Le scénario est simple: Mme sittou s'approche de Sambi en encourageant le débarquement pour espérer une contre partie et si jamais ce n'est pas le cas, son gendre réussira avec son souhait de voir un débarquement de coeur. Elle se partage le terrain avec son gendre pour soutenir de prèd le séparatiste Abdallah Mohamed. A vous de voir. Dans son point de vue je voulais voir Mme Sittou s'opposer à son gendre ou critiquer son frère mais continue à jouer avec notre patience.



matsomalé, Posté le dimanche 21 octobre 2007 02:45
laissez moi signaler qu'un débarquement tel qu'on a connu à lépoque de du feu Taki n'était qu'un simple renfort pour rétablir l'odre public puisque toute l' île était sous l'emprise d'une intoxicaton politique(faux espoirs).Cette fois-ci,il s'agit de faire plier un rebellion horriblement structuré du type militaire d'où le retroussement des manches de l'and.Sachez que les usa sont officiellement d'avis favorable pour l'action de l'ua contre les rebelles d'Anjouan.L'interprétation diplomatique qu'on peut en déduire est que Paris ne peut trahir sa position qui consiste à laisser faire l'ua.Par conséquent M Bacar ne peut compter que sur son armée puis ses reseaux internes et externes.Pour réduire efficacement la marge de manoeuvre de M Bacar ,un contrôle strict des voies maritimes s'impose.Affaire à suivre...Ensemble déffendons les intérêts nationaux!Vive les comores éternelles !



AZERT, Posté le dimanche 21 octobre 2007 00:16
Oui cette dame a du courage car aucun dirigeant Anjouanais n'ose dire cette vérité : nous ne sortirons du séparatisme que par une victoire (militaire s'il le faut) contre les tenants du séparatisme. Si nous les jugeons et qu'ils se retrouvent en prison. Sinon, si comme certains le proposent nous recommençon le cycle des conférences nationales et gouvernement d'unité nationale, nous donnons raison aux séparatistes. Ils continuerons à dire : sans nous et notre rebellion les Comores ne seraient pas là...Quant à celui qui se croit malin en disant que Mme Sittou dit cela parce que son frère a été viré par Bacar, je dirais que sa pensée reflète bien l'état d'esprit de nombreux hommes comoriens qui croient qu'une femme n'est jamais indépendante, que quand elle n'est pas dirigée par son père, c'est par son mari ou son frère. Il serait temps de voir les choses autrement.Cela fait maintenant plusieurs années que Abdallah Mohamed ne travaille pas avec Bacar, il ne vient pas de le virer. Ils s'étaient quitté, il avait fait de la politique contre lui, il l'avait mis en prison, il avait fui en Ngazidja avant de revenir à l'occasion des élections. Cela fait donc longtemps. De plus, Abdallah Mohamed ne semble pas avoir renoncé à ses idées, or Mme Sittou demande qu'on mette fin définitivement au séparatisme par une intervention militaire.Félicitations à cette dame pour son courage qui risque de lui attire la haine des séparatistes mais aussi de ceux qui ne comprennent pas que les femmes sortent de leurs cuisines pour parler de politique. Messieurs, on est au 21e siècle.



com, Posté le samedi 20 octobre 2007 21:52
vous croyez qu'il suffit de débarquer et c'est la solution.si le débarquement était possible,ils auront débarqué sans votre avis.laisser le gouvernement de l'union leur façon de procéder. cette femme devrait aller préparer le MATABA. dites qu'elle est courageuse, mais elle n'est pas brave.tout ce qu'elle dit ne change rien.



cazana, Posté le samedi 20 octobre 2007 18:20
oué , je la trouve tres courageuse!et je suis sur que c'est cette derniere solution qui peut nous liberer de ce tyran!reste a svaoir si l'armée de l'union ont les moyens de remporter cette victoire!il suffit d'intervenir , il faut gagner sinon a dieu les comores!bonjour la haine entre comoriens et la guerre civile!souvenez-vous du passé ,l'echec qu'a connu le depbarquement a anjou alors vous les militaires etudiez bien vos plan!et avertissez la population civile a senfermer ds leur maison!objectif bacar et ses mendiants!



Djamaldine, Posté le samedi 20 octobre 2007 17:46
Heureusement chez nous le ridicule ne tue pas si non nous serions tous dans le colimateur. Quand j'entends le discours de Mme la ministre j'ai l'impression qu'aux Comores la mémoire courte est monnaie courante et il suffit d'un long discours pour qu'on oublie le passé. Chers compatriotes, si Mme Sitou a tenu à sortir de l'ombre aujourd'hui c'est parce que son frère Abdallah Mohamed qui a toujours porté le drapeau des séparatistes dans les différents forums pour le réglement de cette crise n'est plus aux côtés de Mohamed Bacar. Pourquoi Mme Sitou ne s'est-elle expliquée hier et a attendu aujourd'hui pour verser sa haine? Arrêtez de nous prendre pour des gamins. Je repète ici que Mme Sitou est la soeur à Abdallah Mohamed ( même père, même mère), et cet homme a fait du mal à notre pays après avoir été pendant une décennie fonctionnaire au ministère des affaires étrangères. Je pense qu'il sera le premier à être traduiten justice. Comme le dictateur Bacar s'est débarrassé de Abdallah Mohamed, son frère, alors Mme sitou régle ses comptes à sa manière. C'est la raison pour laquelle je doute profondément de la sincérité de ceux qui nous dirigent aujourd'hui et à mon humble avis, ils joindront demain les séparatistes une fois les 4 ans finis. Je salue ici le courage de Abdouloihab de rencontrer Mohamed Bacar car ayant occupé les fonctions de directeur de cabinet de Sambi, conseiller privé avant de briguer le mandat de la présidence de l'île, a très bien compris que Sambi et Mohamed Bacar font la même personne et il est parti mettre cartes sur table. Il ne faut pas l'en vouloir.



abdou, Posté le samedi 20 octobre 2007 13:22
Chere madameje n'arreterais jamais à partager votre courage et à vous encourager à allez plus loin.je voullais vous demander si vous etes d'accord avec moi ,et je suis sûr que d'autres nous rejoindrons, etant ancienne ministre de la republique, femme et anjouannaise deconstituer avec moi et tous les comoriens qui veuilent que cet histoire de separatisme et rebelion s'arrette ds notre pays, de se constituer parti civile et porter plainte pour trahison et rebelion à l'equipe composé de M.bacar jusqu'au chef de la gendarmerie anjouanaise,au pres du TGI de l'union des comores.Au moin on sait qu'un jour ces gens là payeront les comoriens, et s'exliqueront devant les comoriens et au pres d'un tribunal de l'unionvoilà mme la ministre ma propositionmerci encore de votre courage car les comores on besoin de vous

matsomalé 21/10/2007 16:55

véritable porte parole des anti-confédéraux qui fait défaut aux comores alors que la majorité des concityens pense comme Mme Sitou.Il est regrettable qu'un tel talent d'expression ne soit pas mis en service pour anticiper les crises à la place de les remorquer.Le débarquement tel qu'on a connu sous la présidence du feu Taki n'était qu'un renfort par rapport à l'autorité insulaire qui a tout de même heurter une partie de la population comorienne sous l'emprise d'une intoxication politique(faux espoirs).Cette fois-ci,il s'agit de renverser un rebellion horriblement structuré du type militaire anti-populaire partout à commencer par Anjouan d'où le retroussement des manches de l'and.Avant tout il faut souligner que les usa d'Amérique sont d'avis favorable pour l'action de l'ua contre les rebelles de Ndzuwani.L'interprétation diplomatique à en déduire est que la France officielle ne va pas empêcher l'ua d'une manière où d'une autre.Par conséquent un contrôle efficace des voies maritimes autour d'Anjouan devrait entrer en ligne de compte du stratagème de débarquement.Ainsi nous pouvons espérer la mise hors d'état de nouire de l'homme le plus fort le plus français de tout les comoriens en l'occurrence Mohamed Bacar qui,n'oublions pas,bénéficie de force occultes internes et externes.

mohamed 21/10/2007 11:06

Nous voilà enfin arrivé à comprendre l'enjeux du crise    Je crois que Mm Sittou sais ce qu'elle dit car ce n'est pas un simple citoyen comme tout le monde mais une grande figure parmis les figures de notre pays    alors si aujourd'hui on nous parle d'intervention millitaire c'est parceque la diplomatie ne suffise pas , donc je suis avec vous madame mais il ne faut pas arrêter sur les parôles les actes doivent suivre( une mobilisation dont vous serez le chef de fil)

Mchindra 20/10/2007 22:10

Par ces temps d'incertirudes dans notre pays, il est reconfortant de lire quelque chose de rassurant qui va dans le sens de l'unité nationale . En effet, je pense que le peuple comorien a besoin d'un surssaut national ; ce que tu as fait contribuera sans aucun doute à ce surssaut  . Dieu te le paiera, car défendre la patrie vaut plus qu'une prière . De mon côté, tu as tout mon soutien et celui des amis proches . C'est juste un message d'encouragements

Djanna 20/10/2007 11:09

Bravo ! Bravo ! Bravo ! Ne désespérons pas . comme je l'ai toujours pensé il ya encore dans ce pays des hommes et des femmes dignes . Il n'y a pas que des pourris . Voilà l'exemple le plus parlant . Malgré les positions ambigües de certains politiciens, Madame Sittou a pris position ouvertement contre les ennemis de la Nation  . Encore une fois BRAVO  

farde abou bacar daoud 20/10/2007 08:11

en lisant l'article publié par mme sittou raghadat mohamed sur la resolution de la crise comorienne d'anjouan, je tiens à faire quelques observations:     je partage parfaitement son analyse sur la situation;     je suis completement d'avis que la resolution de la crise passe par l'usage de la force armée au stade actuel de la situation     cependant, je regrette que mme sittou ne cite pas nommément ces résponsables qui tendent une perche au colonel bacar sous pretexte d'un dialogue intracomorien,alors que tout le monde est convaincu de l'impossibilité de discuter avec des bandits comme bacar.étant elle même femme publique, je pense qu'elle se doit de denoncer les hommes publiques de ce pays qui n'oeuvrent pas pour l'intégrité des comores et qui font du malheur des comoriens leur fond de commerce politque.     ensemble, dénoncons sans état d'ame cette catégorie de nos femmes et hommes politiques, afin que le commun des comoriens les reconnaisse; c'est aussi une action civique.alors mme sittou, ensemble militons pour un débarquement à anjouan afin de sortir de cette crise qui n'a que trop duré.comme vous le dites assez bien, le temps du balbutiement est révolu. farde abou bacar.

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