PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Jeudi 30 août 2007
 
 
n compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (Moroni, lundi 27 août 2007 (HZK-Presse)-Les résultats du baccalauréat session 2007 viennent d’être rendus publics hier lundi, en début de soirée. Sur un total de 5785 candidats  inscrits dans l’ensemble  des 5 sous centres d’examen de l’île de Ngazidja, seulement 416 sont déclarés définitivement admis , soit un taux de réussite  de 7,26%, contre 274 seulement l’année passée.
 On compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (sur 4537 inscrits).
 
Le président du jury, M. Fouad Ben Mohadji, a reconnu que les résultats de cette année « sont encore très mauvais », mais la tendance globale « traduirait un léger mieux par rapport à l’année précédente ».
 
En 2005 les résultats du bac révélaient déjà un échec scolaire avec 30% de réussite, confirmant la tendance à la baisse du niveau général des élèves comoriens observée depuis quelques années. En 2004, le taux de réussite était de 37,16%, toutes séries confondues, un score alors considéré comme « alarmant » par les autorités.
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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Dimanche 26 août 2007
VIDEOS :
MUSIQUE : « MWANA BWENI MZOURI », L’EXCELLENT CLIP DE NOURDINE CHABHANE
 
Je vous propose ci-dessous le premier clip d’un jeune artiste comorien qui commence à faire parler de lui à Anjouan, une des îles COMORES.  Encore une réalisation du studio M !
 
Il s’appelle Nourdine Chabhane. Cet artiste originaire de OUANI-ANJOUAN-COMORES est l'étoile montante de la chanson comorienne à Anjouan. Avec ce clip "mwana bweni mzouri" il fait du tabac.
 
Comment peut il en être autrement avec une telle chanson d’amour ?
 
Mwana bweni Mzouri signifie en français « une belle fille ».

Cette chanson a réussi à faire tourner mon "roho" (coeur) dans tous les sens. Ha ha ha !
 
 
Maintenant cliquez deux fois sur le clip pour vous régaler. Miam miam...miam

 

 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Dimanche 26 août 2007
Mutsamudu, vendredi 24 août 2007 (HZK-Presse) – Les résultats du premier groupe de l’examen du baccalauréat session 2007 organisé par les autorités d’Anjouan sans la supervision d’aucune autorité de l’Union ont été proclamés hier jeudi 23 août 2007 en début de soirée à Patsy, par Monsieur Tongavelo Athanase, un professeur malgache contacté par les autorités de l’île pour présider le jury, a appris HZK-Presse.

Selon les chiffres rendus publics par le jury, 156 candidats, toute série confondue ont été déclarés définitivement admis à l’issue des épreuves du premier groupe. Cet échantillon représente un pourcentage de 6,13%. 308 autres candidats, soit 12,11% sont autorisés à subir les épreuves du deuxième groupe.

Contacté par HZK-Presse, le directeur de l’office des examens et concours (OEC) d’Anjouan Monsieur Abdoullatuf Loutfi a qualifié ces résultats de « catastrophiques. »

« Ces résultats reflètent bien la rigueur de l’organisation et la réalité du niveau très bas des élèves, qui malgré eux, ont tous les atouts pour bien apprendre et réussir», a-t-il affirmé.

La situation serait qualifiée même de « grave » par le président de Jury M. Tongavelo, dans un rapport préliminaire non encore publié, a confié M. Loutfi.

Il est temps que tout le monde prenne conscience et réfléchisse sur les voies et moyens devant permettre de rehausser le niveau des élèves, estime le directeur de l’OEC.

Selon lui, les élèves manquent d’encadrement familial et scolaire, ne fréquentent pas les bibliothèques au moment où le temps qu’ils passent dans les écoles est insuffisant pour acquérir toutes les connaissances dont ils auraient besoin.

Depuis 1998, l’éducation dans l’île d’Anjouan échappe à tout contrôle des autorités centrales. Les examens de fin d’année dont le baccalauréat sont organisés par les autorités insulaires indépendamment des autorités du gouvernement central.

L’année dernière, le ministère de l’éducation nationale de l’Union avait refusé de valider « un examen qu’il n’avait pas supervisé. » Cette année encore, la même histoire risque fort de se répéter et la non reconnaissance de cet examen par le ministère de l’Union ferme systématiquement l’accès à l’université des Comores aux bacheliers d’Anjouan.

Afin d’éviter une sanction « politique et disproportionné
e », plus de 400 candidats avaient préféré jouer la carte de la prudence et ils se sont inscrits dans des centres des îles de Mohéli et de Ngazidja.

Ahmed  24/08/2007/ha/hzkpresse/7h00

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Dimanche 26 août 2007
 LU POUR VOUS

SPORT :JEUX DES ILES DE L’OCEAN INDIEN :
SEULE MÉDAILLE D’OR DES COMORES
Ahmadah Fetah reine des haies
 
 
Fetah.jpgSouvenez-vous de ce nom car vous l’entendrez souvent. Ahmadah Fetah a décroché l’unique médaille d’or des Comores à ces 7es Jeux des îles dans l’épreuve du 100m haies ( voir notre article du 21 août 2007 en cliquant ICI). Une première place qui ne souffre d’aucune contestation car avec 14.48, elle termine avec plus de quatre dixièmes d’avance sur la Réunionnaise Lucie Turpin.

En fait, Ahmadah Fetah avait montré le bout du nez sur le 100m où elle avait pris la deuxième place. « J’étais un peu déçue parce que j’ai raté mon départ. Mais de toute façon je suis contente de la médaille car au vu des temps pour les engagements, j’avais le troisième chrono », explique-t-elle.

Ahmadah, âgée de 20 ans, est sociétaire du Pôle d’Eaubonne en France. Elle pratique l’athlétisme depuis l’âge de 13 ans. Elle a débuté par le sprint et graduellement elle s’est mise aux haies « pour les interclubs », rigole-t-elle.

À quand d’autres médailles d’or pour les Comores ? « Il n’y a pas assez de moyens aux Comores. Il y a un manque réel d’infrastructures. Pourtant, il y a beaucoup de potentiel. Mais malgré cela, on est venu nombreux aux Jeux. J’espère qu’il y aura plus d’infrastructures et pourquoi pas amener deux fois plus de personnes et enfin, dans quelques années, pourquoi ne pas organiser les Jeux chez nous ?, conclut-elle.

 

Jason CHELLEN

 
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Vendredi 24 août 2007
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)


Moroni, jeudi 23 août 2007 (HZK-Presse) : Par arrêté n°07-39/FOP,
daté du 7 août dernier, le ministre de l'Union chargé de la Fonction
publique a pris la décision de licencier 112 fonctionnaires et autres
agents de l'administration publique pour abandon de poste. Interrogé
par La Gazette des Comores, le ministre Mourad Said Ibrahim a affirmé
qu'il s'agit d'un « acte normal et justifié au regard de la situation
individuelle de chacun de ces fonctionnaires » dont la plupart se
trouvent à l'extérieur depuis plus de 12 mois consécutifs, « sans
motif juridiquement valable de leur part ».

Sur la liste annexée à l'arrêté dont nous publions un large extrait,
on trouve des anciens hauts fonctionnaires de l'Etat qui ont assumé
des fonctions ministérielles sous le régime du colonel Azali
Assoumani, notamment l'ancien ministre des relations extérieures,
Mohamed Elamine Soeuf (matricule 80109C) et Mzé Cheih Oubeidi
(matricule 10703E) qui sont actuellement en France, ou Mohamed Abdou
Madi (matricule 30808I) qui a rejoint le pouvoir séparatiste du
colonel Mohamed Bacar à Anjouan.

La mesure n'aurait « aucune considération à caractère politique »,
assure le ministre de la Fonction publique, qui place son action dans
le « processus global d'assainissement du fichier de la FOP », entamé
depuis plusieurs mois avec l'appui technique et financier des
partenaires extérieurs, à travers le projet APP (Administration
publique performance).

Les 112 fonctionnaires remerciés avaient déjà été prévenus depuis
trois mois, par les services compétents, par voie de courrier de mise
en demeure leur rappelant que leur période de disponibilité ayant
expiré « ils ne pouvaient plus continuer de prétendre avoir droit à un
salaire et autres avantages attachés à leur poste budgétaire resté
vacant ou non occupé », explique Mourad Said Ibrahim, dans l'entretien
qu'il nous a accordé hier jeudi, en marge des débats parlementaires
sur les quatre projets de lois déposés par le gouvernement sur statut
de la magistrature, l'imprescriptibilité des détournements de fonds
publics, la lutte contre la corruption et la criminalisation des
agressions sexuelles.

Pour le garde des sceaux chargé de la Fonction publique, il faut «
oser en finir avec le laxisme et l'absence de rigueur dans la gestion
de l'Etat », aussi bien au niveau des ressources humaines que
financières, avec comme conséquence le dérapage des dépenses publiques
essentiellement absorbées par une masse salariale qui atteint le
chiffre record de 13 milliards par an, soit plus de 60% des recettes
de l'Etat.

Et le ministre de citer le cas flagrant de 11 fonctionnaires qui
continuaient à émarger sur les états de salaires de l'administration
publique alors qu'ils sont en situation « d'abandon de poste » ou de «
disponibilité expirée » depuis les années 2001 et 2002. « Une
aberration qui frise le ridicule quand on sait que beaucoup d'autres
agents jouissent d'un salaire et des avantages divers sur la base de
pièces administratives contestables », notamment en matière de
diplômes.

Mais c'est là une autre paire de manche que le nouveau ministre
promet d'engager, dans les semaines à venir, en passant au peigne fin
l'ensemble du fichier informatisé consolidé, afin de débusquer les
fonctionnaires titulaires de « faux diplômes », confortablement
installés dans nos administrations, « faute d'un système de contrôle
transparent et rigoureux des dossiers », reconnaît M. Said Ibrahim.

Déclarer la guerre au agents fantômes c'est permettre à l'Etat de
maîtriser ses dépenses salariales, tout en renforçant les capacités
institutionnelles des services publics, pour soumettre enfin nos
fonctionnaires à une obligation de résultat, conclut-il.

Le bon fonctionnement de l'administration reste selon lui « un
indicateur important de bonne gouvernance », conforme aux engagements
pris par le chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Sambi, lors de sa campagne
électorale. Aucun syndicat n'a encore réagit à ce train de mesures,
qui risquent de faire grincer des dents.

El-Had Said Omar
230807/eso/hzkpresse/12h00
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Vendredi 24 août 2007
Mutsamudu, jeudi 23 août 2007 (HZK-Presse) – « Appeler les autorités comoriennes et françaises à ouvrir  un débat franc et responsable sur la question des entrées à Mayotte, réfléchir sur des projets concrets d’insertion et de lutte contre la misère, sensibiliser les gens sur les dangers des voyages clandestins entre Anjouan et Mayotte », tels sont entre autres les objectifs que se fixe la toute récente association comorienne contre l’immigration clandestine (ACCIC) qui a vu le jour au début de ce mois d’août à Mutsamudu, chef lieu de l’île autonome d’Anjouan.
Dans un communiqué publié à Mutsamudu en début de semaine et dont une copie a été transmise à HZK-Presse, le président de ladite association Monsieur Aboullatuf Mohamed a condamné ce qu’il appelle « la politique d’observer impuissant » des autorités comoriennes d’hier comme celles d’aujourd’hui de tous les niveaux, la mort programmée de leurs ressortissants et demande la levée du visa « homicidaire » de Monsieur Balladur.
 
« Nous déplorons le silence des responsables comoriens qui n’osent jamais exiger de la France le rapatriement des corps repêchés pour qu’au moins leurs familles puissent les enterrer dignement, comme elle reconduit à la frontière ceux qu’elle considère comme des irréguliers », peut-on lire sur le communiqué.
 
Selon ce texte, « le mois de juillet 2007 dernier restera l’un des mois les plus meurtriers des comoriens voulant se rendre à Mayotte en empruntant le « couloir marin de la mort ». 5 naufrages ont été officiellement enregistrés avec au moins vingt morts par naufrage et des dizaines de disparus, affirme le communiqué.
 
« Ce couloir marin de la mort tue comme une épidémie, elle est plus redoutable que le choléra, puisqu’on sait bien de quoi se prémunir du choléra, alors qu’aucun politicien comorien ou français n’a proposé une solution durable et viable pour lutter contre les pertes en mer des vies humaines entre Anjouan et Mayotte », poursuit-il.
 
Monsieur Aboullatuf Mohamed, vice-président de la Fondation comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) et président de l’ACCIC estime que « les images et les reportages macabres d’une certaine presse ne semblent pas émouvoir ni choquer aucune autorité comorienne (de l’île ou de l’union) ou française, pourtant tous tenus responsables de ce fléau qui frappe à toutes les portes des familles comoriennes depuis l’instauration irresponsable du visa Balladur à Mayotte en 1994, pour des motivations électoralistes. »
 
« Nous sommes convaincus aujourd’hui plus que jamais, que cette question [l’immigration clandestine : ndlr] ne peut pas être considérée comme l’apanage des autorités comoriennes et françaises. Elle nous interpelle tous et doit faire l’objet d’un grand débat public aux Comores et en France », soutient-il.
 
A en croire le président de l’ACCIC, son organisation serait disposée à apporter « sa modeste contribution dans la bataille ardue pour une vie meilleure et de lutte contre la misère aux Comores. »
 
Source : Hamid Ahmed - 230807/ha/hzkpresse/7h00
 
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Mardi 21 août 2007
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
 
Comores / Economie
Energie : Y a-t-il ou pas du pétrole aux Comores ?
 
Moroni, lundi 20 août 2007 (HZK-Presse) – La question est sur toutes les lèvres. Elle mérite bien d’être posée. Et pour multiples raisons mais nous n’en évoquerons aucune ici. En tout cas, autour de la question, rencontres et contacts se multiplient tandis que la curiosité grandit de jour en jour.
 
Après la convention signée par les autorités comoriennes avec une compagnie américaine, GXT Technologies au début de l’année (cliquez ICI), une compagnie du Canada, Artumas Group, cotée en bourse en Norvège et ayant un pied près des Comores, en Tanzanie et au Mozambique, est entrée en pourparlers avec l’Union des Comores pour la recherche du gaz.
 
Dans une conférence aux participants triés sur le volet, tenue à Moroni samedi dernier, un émissaire d’Artumas Group Inc., s’est interrogé avec les participants sur les possibilités réelles de trouver du gaz et/ou du pétrole aux Comores. Y en a-t-il ou pas ? « C’est ce que nous devons chercher à savoir », dira le conférencier d’Artumas Group Inc.
 
Décrivant la situation géographique des Comores, Salvator Ntomola, directeur Marketing de la société canadienne a indiqué que les Comores, autrefois soudées à Madagascar et à la côte est-africaine se sont détachées suite à une scission tectonique. La position géographique de l’archipel, bien qu’il soit d’origine récente, ne peut pas ne pas ressembler à ce que l’on rencontre dans le bassin de Majunga et dans celui de Rovuma (Tanzanie) où travaille Artumas dans le gaz.
 
Même si la prudence est de mise car rien ne prouve l’existence de pétrole ou de gaz dans l’archipel, le fait d’effectuer des recherches ne relève pas de la folie. « En tout cas, dira Salvator Ntomola, l’on ne saurait être affirmatif dans l’une ou l’autre des deux hypothèses, sans avoir effectué ces recherches. Si les autorités comoriennes nous le permettent, nous allons les faire ».
 
Une chose, en tout cas est sûre. Si du pétrole ou du gaz devaient être trouvées dans les profondeurs de l’archipel des Comores, ce serait certainement en mer, loin des côtes. Une anecdote : la Guinée Bissau regorge de très importants gisements de pétrole. Longtemps par le passé, personne ne pouvait l’imaginer avec de telles richesses.
 
Sa position géographique par rapport à ses voisins nigérian et camerounais où le pétrole coule à flot l’a toujours encouragé dans sa conviction que du pétrole, elle en a. Elle l’a fait chercher et l’a trouvé, enfin, se sont dit plusieurs participants à cette conférence de samedi.
 
Aux Comoriens, de chercher. Peut-être qu’ils en trouveront. Peut-être pas. Dans cette seconde hypothèse, une chose est certaine : on les laissera en paix, les querelles mesquines connaîtront un terme et les diviseurs de la nation de tous bords manqueront de boulot.
 
« Nous ferons des recherches comme tout le monde. Nous nous fixerons sur notre réalité à la suite des résultats de ces recherches », dira un membre du gouvernement comorien présent à cette conférence, précisant, par ailleurs, qu’un projet de convention avec la GXT Technologie est soumis au parlement, s’il est approuvé, les travaux commenceront en octobre prochain. Tandis que se poursuivront les pourparlers avec Artumas group Inc. Inch’allah.
 
La conférence a été codirigée par le vice-président chargé de la Santé, assurant l’intérim de son collègue Idi Nidhoim en mission à l’étranger et par le ministre de l’Energie. Des cadres et hauts responsables dont ceux du CNDRS parmi lesquels Hamid Soulé, le chef du laboratoire de l’Observatoire du Karthala et plusieurs cadres et dirigeants de la société des hydrocarbures.  
 
Mohamed Hassani
200807/mh/hzkpresse/7h00
 
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Mardi 21 août 2007
SPORT : JEUX DES ILES DE L’OCEAN INDIEN : LES COMORES, UNE FIN EN ORmedaille-d-or.jpg
 
Le 11 août dernier, avec un match nul (football), une victoire (basket-ball) et deux médailles de bronze (lutte) nous vous parlions déjà d’un bon début pour notre pays dans cette grande fête sportive de l’Océan indien (cliquez  ici).
 
Aujourd’hui, avec 26 médailles, nous ne pouvons qu’exprimer notre joie. Bravo à nos sportifs ! N’oublions pas que lors de la précédente édition, nous n’en avions que 11.
 
Mais surtout la fin des Comores est en or ! En effet, c’est le dernier jour des compétitions (le 18 août dernier) qu’une de nos athlètes nous a offert l’unique médaille d’or obtenue (voir photo ci-dessus).volley.jpg
 
S’il est vrai que les Comores sont très loin de Madagascar, la Réunion, Maurice et Seychelles, il convient de noter quand même qu’il n’y a pas eu de représentants comoriens dans toutes les disciplines. Ne parlons même pas des conditions de préparation qui ne sont pas du tout les mêmes.
 
 
Tableau final des médailles
Médaille/Ile
Or
Argent
Bronze
TOTAL
MADAGASCAR
99
78
55
232
LA REUNION
74
78
73
225
MAURICE
35
54
83
172
SEYCHELLES
35
27
37
99
COMORES
1
6
14
21
MAYOTTE
0
0
4
4
MALDIVES
0
0
0
0
medaille-d-argent.jpg
 
Halidi  (HALIDI-BLOG-COMORES)
 
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LU POUR VOUS

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très disc