PRESENTATION

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

Samedi 31 mars 2007
Présidentielles des îles : Le PPA apporte son soutien au candidat Bacar
 
 Mutsamudu, jeudi 29 mars 2007 (HZK-Presse)
 
Le parti populaire Anjouanais (PPA) parti politique récemment
 
crée dans l’île et dont le congrès constitutif a été organisé à l’école
 
 de Pêche de Mirontsy le 18 mars dernier, a dans une résolution,
 
 décidé d’apporter son soutien au candidat Mohamed Bacar aux
 
élections présidentielles du mois de juin prochain.
 
En effet, dans cette résolution du PPA datée du 24 mars 2007 et
 
signée de son secrétaire général Monsieur Soifaoui Saïd Halidi
Makany, dont une copie a été remise à HZK-Presse le mercredi 28
mars, il est dit que le bureau central du parti s’est réuni pour
réfléchir sur le choix impératif d’un candidat, lequel choix s’est
porté sur la personne de l’actuel chef de l’autorité de Ndzouani, le
colonel Mohamed Bacar.
 
« Considérant la conjoncture politique actuelle dans laquelle se
trouve placée notre île, [Anjouan, ndlr] le choix impératif d’un
candidat incarnant l’identité insulaire anjouanaise dans le moment
présent s’imposait. »
 
Telle est, sans aucun autre détail, la seule explication contenue
dans cette résolution.
 
Le PPA tire son origine de l’OPIA, organisation pour l’indépendance
 d’Anjouan [mouvement qui a joué un rôle très actif dans la crise
séparatiste ; ndlr] et « reprend la suite politique et idéologique »
 de l’organisation mère, peut-on lire dans les statuts du parti.
 
Selon les statuts de cette formation politique naissante, la principale mission qui lui est assignée est la « défense de l’autonomie anjouanaise au sens le plus large du terme. »
 
Même si le PPA compte dans ses rangs des personnes emblématiques tel que Oustadh Salim Anli alias Bagoulam, un chef religieux influent durant la période de séparatisme, la création du parti n’a pas suscité trop de réactions et d’enthousiasme.
 
Convient-il de souligner au passage que depuis l’éclatement du séparatisme en 1997, aucun des partis politiques traditionnels des Comores n’a pu résister aux vents de la crise séparatiste. La plupart des candidats déclarés se présentent sous l’étiquette de candidat « indépendant ».
 
Dans cette absence d’idéal politique, de la majorité des
consultations populaires organisées dans l’île depuis bientôt dix ans, le choix des électeurs a porté sur des considérations régionalistes, partisanes ou familiales et non pas sur un programme politique de développement.
 
En attendant la décision de la Cour Constitutionnelle sur le nombre
de candidatures qui seront retenues pour la course au fauteuil de
Daru-Nnur, Mohamed Bacar est le premier candidat à avoir
bénéficié d’un soutien d’une structure constituée.
 
Source : Hamid Ahmed - 290307/ha/hzkpresse/8h00
 
 
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Vendredi 30 mars 2007
PRESIDENTIELLES DES ILES : UN RETARD DE CALENDRIER POUR CAUSE DE MOYENS
 
européenne  a confirmé son appui financier à hauteur de 380.000 euros, soit 186960 francs comoriens. L’on parle aussi d’un reliquat de 120.000 euros disponible sur le financement de la dernière élection présidentielle de 2006.
Moroni, jeudi 29 mars 2007 (HZK-Presse) –
 
Les opérations de révision des listes électorales n’ont toujours pas
 
démarré à ce jour, et rien de permet de dire avec exactitude quand
 
cela pourra se faire. C’est le sentiment qui prévaut au sein des
 
structures en charge des élections, notamment la Commission
 
électorale nationale indépendante (CENI), dont la vice-présidente,
 
Mme Cheikh Amina n’a pas caché « les difficultés matérielles »
 
liées à cette première phase du processus électoral, à un mois jour
 
pour jour de l’ouverture de la campagne des présidentielles des
îles.
 
 
Une réunion de crise tripartite a même été convoquée ce jeudi
matin au ministère des relations extérieures, pour tenter de
 
débloquer la situation. « Nos partenaire extérieurs nous ont
 
demandé de leur présenter un budget détaillé, indiquant de
manière précise toutes les dépenses prévisionnelles », dit-elle.

 
Ce qui a été fait ce matin, en présence des représentants du
 
gouvernement et de la communauté internationale, notamment
 
l’Union africaine, l’Union européenne et la France [Le Pnud n’était
 
pas représenté pour des raisons de commodité d’agenda].
 
Il ressort de cette séance de travail, que seule l’Union européenne 
 
a confirmé son appui financier à hauteur de 380.000 euros, soit
 
186960 francs comoriens. L’on parle aussi d’un reliquat de 120.000
 
euros disponible sur le financement de la dernière élection
présidentielle de 2006.


Concernant le volet sécurisation des élections, la France aurait

proposé son assistance technique pour la formation des éléments
 
de l’Armée nationale de développement et des forces de sécurité
intérieure. L’Afrique du Sud serait également disposée à renouveler
 
son appui, mais dans un format plus réduit que l’année précédente.

 
La partie comorienne aurait souhaité une présence physique
d’observateurs militaires expatriés, à déployer sur le terrain surtout
 
à Anjouan où des craintes semblent se préciser au fur et à mesure
 
que l’on s’approche de la date des élections fixée aux 10 et 24 juin
 
prochain.


A noter que les membres des Commissions insulaires électorales

(CIE) d’Anjouan et de Mwali viennent juste d’accomplir leur
 
formalité de la prestation de serment, hier mercredi auprès de la
Cour constitutionnelle. Toujours est-il qu’il manque « un septième
 
membre » à chacun des trois organes en charge des élections au
 
niveau des îles, a fait observer M. Saindou Djazila, Coordinateur
 
national du secrétariat national administratif permanent (SNAP).
 
Il s’agit du magistrat qui doit être désigné par le Conseil supérieur
 
de la magistrature, institution dont la mise en place n’est pas
 
encore effective, malgré la promulgation de les lois relatives à
 
l’organisation judiciaire et au statut de la magistrature. Le
 
président de l’Union, en tant que magistrat suprême, devrait
 
nommer les trois magistrats des CIE sur proposition dudit
 
Conseil.    
 
Source : El-Had Said Omar - 290307/eso/hzkpresse/15h00
 
 
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Mercredi 28 mars 2007
Suite à la réunion qui s'est tenue le 25 mars dernier à Sima - Anjouan, vous trouverez ci-dessous le communiqué signé par 6 candidats aux Présidentielles d'Anjouan
COMMUNIQUE COMMUN DES CANDIDATS AUX PRESIDENTIELLES DE L’ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN DU 25 MARS 2007, SCRUTIN DU 10 ET 24 JUIN 2007.
 
Dans le souci majeur de faire observer un scrutin libre, démocratique et transparent ; de préserver la paix et l’ordre civil dans l’île autonome d’Anjouan, nous les candidats signataires de ce présent communiqué, nous sommes réunis à Sima ce jour, 25 mars 2007, pour réfléchir et concevoir des dispositions prudentielles pour la bonne gestion de la période transitoire de la présidence de l’île autonome d’Anjouan.
 
En effet, c’est en direction du bon sens de la conscience collective des anjouanais que nous rappelons à tout le monde, que le Président MOHAMED Bacar était élu pour un mandat de cinq (05) ans, à compter du 14 avril 2002 (de son investiture), au 14 avril 2007 inclus. Autrement dit, le 14 avril 2007 à zéro heure (minuit) est la date du terme de son mandat. Par conséquent, il ne peut en aucun cas, se prévaloir d’aucune prérogative de l’exécutif de l’île autonome d’Anjouan. Il se crée alors une situation de vide institutionnel. Et malheureusement, aucune disposition de transition n’est prévue par les textes de lois fondamentales et législatives en vigueur. Par conséquent, pour éviter, toute éventuelle dérive de nos institutions; nous, signataires de ce communiqué, confirmons notre solidarité sur la résolution dont suit la teneur :
 
I – Nous contestons les modalités selon lesquelles furent nommés les membres de la commission insulaire électorale. Car elles sont en violation des articles 42 et 51 de la loi électorale n° 05 – 015/AI en vigueur.
 
II -: Tous les composants de la classe politique anjouanaise, notamment les candidats prenants à la course présidentielle 2007 de l’île autonome d’Anjouan, sont invités à faire preuve de sagesse, de maturité politique et de bon sens populaire, en vue de palier les lacunes de notre constitution par un compromis visant à former un gouvernement de transition insulaire dont touts les candidats qui se sentent concernés par ce grand événement seront représenté.
 
 III - La principale mission de ce gouvernement de transition sera, d’une part, d’expédier les affaires courantes, et d’autre part, de faire respecter les règles du jeu   démocratique durant le long de ces présidentielles 2007 de l’île. 
 
IV - Le type de gouvernement à former au II de cette résolution, doit être opérationnel dès le matin du 15 avril 2007.  
 
V - À compter de ce jour, 25/03/07, une commission des techniciens est créée avec pour principale mission de :
 
1-      Procéder aux consultations des membres du gouvernement de transition qui seront proposés par les différents candidats ;
 
2-      Saisir, dans un bref délai, la cour constitutionnelle en vue de statuer par voie d’exception, sur la personnalité habilitée à assurer le sommet de la gouvernance de l’île autonome d’Anjouan, après le départ du Président BACAR, précisément à la première heure du 15/04/07 ;
 
3-        Parvenir, avant le 15/04/07, au bout de ces deux missions assignées aux 1 et 2 précédents.
 
V - Nous, les signataires de ce présent communiqué, témoignons notre ferme détermination à ne plus concéder un délai de rigueur, quant au départ du Président candidat, pour sa reconversion en citoyen ordinaire.
 
   De l’intérêt compris de tous, nous vous en remercions d’avance.
 
Ont signé les candidats :
 
Mohamed DJAANFAR                                               Sondi ABDOULLATUF SOILIHI
 
 
 
 
Abdallah MOHAMED                                                   Ibrahim MOHAMED ALLAOUI
 
 
 
 
BACAR Abdou                                                                  Moussa TOYBOU   
 
 
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Mardi 27 mars 2007
 
 
 
Remaniement au sein du Cabinet du Président de l’Union des Comores (Source : www.beit-salam.km)
 
 
Nous vous proposons ci-dessous la nouvelle composition du Cabinet Présidentiel de l’Union des Comores :
 
En effet, le Président de l’Union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi a procédé hier au remaniement de son cabinet.
 
 
Par les décrets n° 07 - 039/PR, 07-040/PR , 07-041/PR et 07-042/PR, le président de l’Union des Comores, le Chef de l’Etat a nommé respectivement
 Monsieur Mohamed Bacar DOSSAR, Directeur de Cabinet du Président de l’Union des Comores, chargé de la Défense, (DECRET N° 07 - 039/PR)
 Monsieur ANTOY ABDOU Secrétaire Général du Gouvernement,
 MOhamed AHMED SOILIHI, Secrétaire Général à la Présidence
 Monsieur Abdou Bacar SOIHIR, Chef de Cabinet civil
 
Ainsi, en tenant compte de ces changements, la liste des collaborateurs du Chef de l’Etat est la suivante :
Directeur de Cabinet du Président de l’Union des Comores, chargé de la Défense. Monsieur Mohamed Bacar DOSSAR (DECRET N° 07 - 039/PR)
Chef de Cabinet civil à la Présidence de l’Union des Comores : Monsieur Abdou Bacar SOIHIR (DECRET N° 07-042/PR)
 Chef de Cabinet Militaire à la Présidence de l’Union des Comores. Capitaine Abdoulbastoi AHMED ABDOU (DECRET N° 06 - 065/ PR)
Conseiller Spécial du Président de l’Union des Comores : Monsieur Oumbad Mirghane (Décret N° 06-067)
Conseillers du Président de l’Union des Comores (DECRET N° 06 - 066/ PR) :
Sont nommés Conseillers du Président de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :
Monsieur ALI ISSA MOINDJIE, Conseiller Economique, chargé des investissements et de la promotion du secteur privé
Monsieur DAOUD Attoumane, Conseiller Diplomatique
Monsieur Ibrahim SALIM, Conseiller Juridique, chargé du dossier de la lutte contre la corruption
Monsieur Ymadoudine HAMIDOUNI, Conseiller en Communication
Monsieur Maoulida IBRAHIM, Conseiller aux Affaires Sociales
Monsieur Mohamed BOURHANE, Conseiller à l’Habitat et à l’aménagement du territoire
Directeur Général du Protocole du Président de l’Union des Comores : Monsieur Djaffar Mohamed AHMED MANSOIB
Secrétaire Général du Gouvernement de l’Union des Comores : Monsieur ANTOY ABDOU (Décret 076040/PR)
Secrétaire Général à la Présidence de l’Union des Comores : MOhamed AHMED SOILIHI (Décret N°07-041/PR
 
SOURCE : www.beit-salam.km
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Lundi 26 mars 2007

RECTIFICATIF : 9 candidatures sont finalement enrégistrées à ANJOUAN

Nous vous informons que nous venons d'actualiser la liste des Candidats ayant déposé leur candidature à ANJOUAN. Finalement, ils sont au nombre de 9 car le Magistrat Bastoine Soulaimane de OUANI a aussi déposé sa candidature (voir notre article publié le samedi dernier dans Catégorie "nouvelles fraiches des Comores"actualisé ce jour.

Halidi

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Dimanche 25 mars 2007
MOHELI : PRESIDENTIELLES DES ILES AUTONOMES : CINQ CANDIDATURES SONT ENREGISTREES PAR LA COMMISSION INSULAIRE ELECTORALE DE MOHELI
 
Vous trouverez ci-dessous la liste des personnes ayant déposé leurs dossiers de candidature à la Commission Insulaire Electorale de Mohéli pour les éléctions de l’Exécutif de juin prochain :
 
  • Mohamed Said Fazul, Actuel Chef de l’Exécutif de l’île
  • Mohamed Ali Said, Homme d’affaires et fils de l’ancien gouverneur de l’île, feu Ali Said
  • Abdou Djabir, Ancien membre du FD et Président du parti « MSADA »
  • Fouad Ben Mohadji, Ancien Chef du Cabinet Civil à la Présidence de l’Union  fraîchement nommé Ministre de la Promotion des investissements, de la Micro finance et de la Coopération décentralisée de l’Union
  • « BAGUIRI » (c’est un surnom très connu aux Comores !!!) Ancien gouverneur, Ancien Député, plusieurs fois Ministre de l’île et Secrétaire Général du dernier gouvernement AZALI
 
Pour la liste des candidats des autres îles, nous vous renvoyons aux articles que nous avons publiés hier.
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Samedi 24 mars 2007
REPONSE DE LA PRESIDENCE DE L’UNION AUX CHEFS DES EXECUTIFS DES ILES
 
 
Suite au Communiqué de presse signé le 17 mars 2007 par les chefs des exécutifs des îles que nous avons publié dans notre blog le 19 mars dernier (voir dans catégorie "communiqués"), vous trouverez ci-dessous la réaction de la Présidence de l’Union des Comores en date du 19 mars 2007 :
 
 
 
UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
PRESIDENCE DE L’UNION  
COMMUNIQUE
 
 
Les chefs des exécutifs des îles se sont réunis à Mohéli où ils ont publié un communiqué daté du 17 mars 2007 dans lequel ils accusent le Président de l’Union d’une prétendue volonté "d’inféoder politiquement les organes législatifs et juridictionnels du pays".
 
Faut-il rappeler que le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, à la suite d’élections libres et transparentes ? On ne peut pas dire de même de tous les Chefs des exécutifs des îles. On se souvient, en effet, que l’un d’entre eux est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, pour ensuite se légitimer par des élections. Ce procédé d’accession au pouvoir est aujourd’hui largement condamné par la communauté internationale. Le Président Sambi est connu pour sa qualité morale, sa probité et son sens du bien commun.
 
Ceux qui souffrent de cet état de fait ont adopté la calomnie comme cheval de bataille.
 En ce qui concerne l’Assemblée de l’Union, on se demande sur quels faits se basent ces allégations. En effet, l’Union n’a jamais posé aucun acte visant à entraver le fonctionnement régulier de cette institution.
 
Le gouvernement de l’Union a accepté de jouer le jeu de la séparation des pouvoirs, ce qui n’est pas le cas dans les relations entre certaines assemblées insulaires, réduites au rôle de chambres d’enregistrement, et certains exécutifs des îles. A chaque session de l’Assemblée de l’Union, les membres du Gouvernement de l’Union se prêtent aux questions des députés aux cours de séances radiodiffusées. Un tel exercice qui est la concrétisation de la démocratie n’a pas son équivalent dans les relations entre les exécutifs et les assemblées insulaires.
 
En ce qui concerne la cour constitutionnelle, les chefs des exécutifs des îles veulent dénier au Président de l’Union le droit et le devoir que lui donne la constitution de veiller au fonctionnement régulier des institutions : "Il (le Président de l’Union) est l’arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" (Article 12, alinéa 1 de la constitution de l’Union). A ce titre, il ne pouvait passer sous silence, sauf à faillir à sa mission, des agissements manifestement contraires aux règles de fonctionnement d’une des institutions supérieures de la République. Il n’a fait que relever ce disfonctionnement en laissant la pleine souveraineté aux membres de la cour constitutionnelle d’en tirer les conséquences. Chacun appréciera en quoi cet acte républicain veut être qualifié d’entrave au fonctionnement régulier des institutions.
 
La mise en application des arrêts de la cour constitutionnelle notamment l’arrêt relatif à la société Almarwane se heurte à la rupture unilatérale du dialogue, par les exécutifs des îles, décidée et publiée par le communiqué du 17 décembre 2006. Cette rupture du dialogue s’est traduite concrètement par le refus de l’exécutif de Ngazidja de prendre part aux travaux de la commission d’accompagnement, en présence de la communauté internationale, fin janvier 2007. Mais on peut aussi se demander quelle suite le Chef de l’exécutif d’Anjouan a réservé à l’arrêt de la cour constitutionnelle qui demande de mettre fin à la Présidence illégale de l’Assemblée de l’île d’Anjouan en permettant au Président légitime Houmadi Kaambi de reprendre son poste ?
 
Quant aux aides apportées par les pays amis, il faut savoir que l’Emirat de Sharja a bel et bien donné une promesse d’aide budgétaire mais que celle-ci n’est malheureusement pas effective à ce jour. Quant à l’aide de l’Arabie Saoudite, elle a, dés le départ, été destinée au projet Habitat et c’est à cette fin qu’elle est utilisée en toute transparence. Le Gouvernement de l’Union a pris la décision de donner en location un espace de stockage dans les dépôts de la société nationale des hydrocarbures à la société NESTAIR afin que cette dernière puisse vendre des hydrocarbures en offshore, hors du territoire national. Cette décision dont le but est simplement de rentabiliser les installations sous utilisées de la société nationale des hydrocarbures n’est nullement un bradage du patrimoine de l’Etat. On ne peut dire de même de la mise en location, pour quelques centaines d’euros, par l’exécutif de Ngazidja des terrains situés sur l’aéroport Moroni - Iconi à cette même société NESTAIR.
 
Le décret pris par le chef de l’exécutif de Ngazidja de nommer des directeurs des succursales des sociétés à capitaux publics relève purement simplement de la démagogie et de la surenchère inutile, en effet comment des succursales peuvent- elles être mises en place par décision de l’exécutif de l’île quand cette décision relève du conseil d’administration de la société. La mise en place d’une succursale est une décision technique et administrative en aucun cas une décision politique. Ceci est un avant goût de la façon dont les exécutifs des îles actuels entendent gérer les sociétés d’Etat.
 
Le gouvernement de l’Union est favorable à la proposition faite par les Chefs des exécutifs des îles de mettre en place une commission parlementaire qui aurait pour mission de faire la lumière sur la gestion des deniers de l’Etat par l’ensemble des exécutifs îles et de l’Union,au cours des cinq dernières années, notamment l’usage réservé aux recettes du contrat de gestion du port d’Anjouan signé unilatéralement entre l’exécutif d’Anjouan et la société Spanfreit, les recettes du transit au port d’Anjouan, depuis des années, de bois en provenance d’Afrique, la taxe unique des hydrocarbures d’Anjouan, la banque offshore d’Anjouan, la gestion des douanes à Mohéli et les recettes dites "propres" à Ngazidja. Le désir de transparence exprimé par les exécutifs des îles est partagé par l’Union, mais que ce désir s’applique à tous !
 
Le Gouvernement de l’Union lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle continue à apporter son assistance aux Comores, pour la tenue des élections des chefs des exécutifs des îles, libres et transparente.
 
Le Gouvernement de l’Union prend à témoin la nation et la communauté internationale des efforts qu’il déploie pour la tenue de ces élections en se pliant à l’arrêt de la cour constitutionnelle d’annuler les alinéas 1 et 2 de l’article 4 du code électoral, en procédant à la mise en place de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI), en prenant part à la réunion bipartite, en convoquant le corps électoral et en réunissant la contribution financière de l’état. Tous ces actes concrets prouvent la volonté du gouvernement de l’Union d’organiser des élections libres et transparentes dans le respect du calendrier.
 
Le Gouvernement de l’Union demande aux exécutifs des îles de ne pas bloquer le processus électoral et de mettre en place, en respectant les procédures légales, les commissions insulaires.
 
Le Gouvernement de l’Union réitère son attachement à la démocratie et la bonne gouvernance, à ce titre, il reste ouvert au dialogue constructif.
 
Fait à Moroni le 19 mars 2007
 
Pour le gouvernement de l’Union, le Secrétaire Général du Gouvernement  
Mohamed Bacar Dossar
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Samedi 24 mars 2007
MISE A JOUR LE 26 MARS 2007
Election présidentielle des îles : Dix sept candidats enregistrés pour la présidence de Ngazidja
 
.Moroni, samedi 24 mars 2007 (HZK-Presse) – La liste des candidatures à l’élection présidentielle des îles autonomes est close depuis hier minuit. Au total 17 dossiers de candidatures sont enregistrés à la commission électorale insulaire de Ngazidja, un record absolu par rapport à la dernière élection d’avril 2002 [15 prétendants].
 
L’organe en charge des élections pour l’île de Ngazidja, mis en place depuis le 19 mars, n’est entré en fonction qu’hier vendredi 23 mars, en début d’après-midi, juste après la prestation de serment que devaient préalablement accomplir ses membres auprès de la Cour constitutionnelle.
 
 Une formalité retardée de quelques jours, en raison de la crise que traverse la haute juridiction, suite à la destitution controversée de son président, Abdallah Ahmed Sourette, décidée par ses pairs. Ces derniers viennent d’élire Mouzaoir Abdallah à la tête de l’institution, après « constatation de la vacance de la présidence » et amendement du règlement intérieur [lire dépêche du 22 mars].
 
Les candidatures déposées sont celles (dans l’ordre alphabétique) de :
 
Abdou Raouf Hamada,
Dahalane Said Abbas (MOUROI),
Fahmi Said Ibrahim,
Hassani Mfoungoulié,
Houmed Ali Msaidié (CRC),
Ibrahim Ali Mzimba,
Idriss Mohamed,
Kamar-Ezamane Mohamed (UNDC),
Larifou Said (RIDJA),
Maoulida Mabrouk,
Mohamed Abdouloihabi (Mouvance présidentielle/Union),
Mohamed Elkabir,
Mohamed S. Abdallah Mchangama (KASIYA),
Mtara Maecha (RND-Rénovateur),
Mzé